COURS RELATIF A LA FISCALITE INTERNATIONALE
1. Définition de la fiscalité internationale et intérêt de connaître ses règles
A- Fiscalité Internationale
La fiscalité internationale régit les règles d’imposition des transactions qui traversent
les frontières nationales (transactions transfrontalières). Avec la croissance du
commerce international et l’augmentation du nombre d’entités opérant en dehors du
pays d’origine, comprendre la fiscalité internationale est devenu essentiel pour rester
conforme aux différentes règles conventionnelles et légales régissant la fiscalité des
revenus mondiaux.
B- Pourquoi la fiscalité internationale est-elle
Comprendre la fiscalité internationale est crucial pour éviter la double imposition et
pour exploiter de manière légale les avantages offerts par les différences entre les
systèmes fiscaux des pays. Les conventions fiscales aident à prévenir la double
taxation, et les structures de tarification intra-groupe appelées « prix de
transfert » sont essentielles pour les entreprises qui effectuent des transactions au
sein de leurs entités affiliées étrangères.
2. Définition et importance de la résidence fiscale
La résidence fiscale détermine le pays dans lequel un individu ou une entreprise est soumis à
l'impôt. La définition de cette résidence existe en droit interne et varie d’un pays à l’autre,
mais elle est prévue également dans les conventions fiscales de non double imposition.
A- Exemples de définitions de la résidence fiscale en droit interne de certains pays :
a- MAROC
Une personne physique a son domicile fiscal au Maroc lorsque :
elle a au Maroc son foyer d'habitation permanent,
ou elle a au Maroc le centre de ses intérêts économiques
la durée continue ou discontinue de ses séjours au Maroc dépasse 183 jours pour toute
période de 365 jours.
b- FRANCE
Trois critères de définition du domicile fiscal sont retenus en droit français sachant que la
satisfaction d’un seul des trois suffit à établir le domicile fiscal en France :
le critère d’ordre personnel : le foyer ou le lieu de séjour principal de
l’intéressé,
le critère d’ordre professionnel : le lieu d’exercice de l’activité professionnelle
principale
le critère d’ordre économique : le centre des intérêts économiques.
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B- Définition de la résidence fiscale au niveau des conventions
Les conventions fiscales sont des traités internationaux visant à éviter que
les contribuables – entreprises ou particuliers - ne soient imposés deux fois
pour un même revenu par deux pays différents. La résidence fiscale est
l’une des règles qui sont définies dans les conventions fiscales de non
double imposition
a- Cas de la convention Maroc - France
Article 2
1. Une personne physique est domiciliée, au sens de la présente Convention, au lieu où elle
a son " foyer permanent d'habitation ".
Si cette personne possède un foyer permanent d'habitation dans les deux Etats, elle est
réputée posséder son domicile dans celui des Etats contractants où elle a le centre de ses
activités professionnelles et, à défaut, où elle séjourne le plus longtemps.
2. Pour l'application de la présente Convention, le domicile des personnes morales est au
lieu du siège social statutaire ; celui des groupements de personnes physiques n'ayant
pas la personnalité morale au lieu du siège de leur direction effective
b- Cas de la convention Maroc - Madagascar
Article 4
1. Au sens de la présente Convention, l'expression « résident d'un Etat
Contractant » désigne toute personne qui, en vertu de la législation de cet Etat, est
assujettie à l'impôt dans cet Etat, en raison de son domicile, de sa résidence, de son
lieu de constitution, de son siège de direction ou de tout autre critère de nature
analogue, et s'applique aussi à cet Etat ainsi qu'à toutes ses subdivisions politiques
ou à ses collectivités locales. Toutefois, cette expression ne comprend pas les
personnes qui ne sont assujetties à l'impôt dans cet Etat que pour les revenus de
sources situées dans cet Etat.
2. Lorsque, selon les dispositions du paragraphe 1, une personne physique est un
résident des deux Etats contractants, sa situation est réglée de la manière suivante :
a) cette personne est considérée comme un résident seulement de l'Etat où elle
dispose d'un foyer d'habitation permanent ; si elle dispose d'un foyer d'habitation
permanent dans les deux Etats, elle est considérée comme un résident seulement
de l'Etat avec lequel ses liens personnels et économiques sont les plus étroits
(centre des intérêts vitaux)
b) si l’Etat où cette personne a le centre de ses intérêts vitaux ne peut pas être
déterminé, ou si elle ne dispose d'un foyer d'habitation permanent dans aucun des
Etats, elle est considérée comme un résident seulement de l'Etat où elle séjourne de
façon habituelle ;
c) si cette personne séjourne de façon habituelle dans les deux Etats, ou si elle ne
séjourne de façon habituelle dans aucun d'eux, elle est considérée comme un
résident seulement de l'Etat dont elle possède la nationalité ;
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d) si cette personne possède la nationalité des deux Etats, ou si elle ne possède la
nationalité d'aucun d'eux, les autorités compétentes des Etats contractants tranchent
la question d'un commun accord.
3. Lorsque, selon les dispositions du paragraphe 1, une personne autre qu'une
personne physique n’est un résident des deux Etats contractants, elle est considérée
comme un résident seulement de l'Etat où son siège de direction effective est situé »
3. Concepts de double imposition et impact sur les contribuables
A- notion de double imposition
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B- Mécanismes pour éviter la double imposition
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Exemple de Cas multi-pays (France-Italie-Espagne) :
Un résident français gagne 30 000 € en Italie, imposés à 15 %, et 20 000 € en
Espagne, imposés à 10 %. Il perçoit aussi 50 000 € en France. La France applique
un crédit d’impôt égal à l’impôt étranger pour ces deux pays. Si le taux français est
de 25 %, calculez l’impôt final dû en France.
• Impôt en Espagne : 20000×10%=2000 €
• impôt en Italie : 30000×15%=4500 €
• Impôt français : (30000+20000+50000)×25%=25000 €
• Impôt final après crédits : 25000−(4500+2000)=18500 €
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4- concept des prix de transfert et leur importance
a- 3 définitions des prix de transfert sont proposées :
Les prix de transfert désignent les prix auxquels une entreprise transfère des
biens, services ou actifs entre ses entités liées. Ils ont un impact sur la répartition
des bénéfices dans les différentes juridictions fiscales
Le prix de transfert est un terme général pour l’établissement de prix des
transactions transfrontalières, intra-firmes entre les parties liées. Le prix de
transfert …désigne l’établissement de prix pour les transactions entre
entreprises associées, qui impliquent un transfert de biens ou de services.
Les prix de transfert désignent les prix et les autres conditions appliqués aux
transactions transfrontalières entre des sociétés étant juridiquement
indépendantes mais appartenant au même groupe. Les prix de transfert doivent
respecter le principe de pleine concurrence, selon lequel les transactions entre ces
sociétés doivent suivre les mêmes conditions que celles qui seraient convenues
entre des sociétés indépendantes
b- Définitions des concepts clé
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Notion de société contrôlée
En fiscalité internationale, une société contrôlée est une entreprise étrangère dont la
gestion ou le contrôle est détenu, directement ou indirectement, par des résidents
d’un autre pays (souvent le pays de résidence du bénéficiaire effectif)
Cela signifie qu'une société, bien qu'établie à l'étranger, est considérée comme sous
l’influence ou la dépendance d’un groupe ou d'un individu basé dans un autre pays,
ce qui peut avoir des implications fiscales, notamment en matière de transparence
et de lutte contre l'évasion fiscale.
Participation au capital : Droits de vote : Contrôle effectif :
Si des résidents d’un pays Le contrôle peut également Parfois, même en l'absence de
détiennent une proportion être établi si les résidents contrôle capitalistique ou de
significative (généralement d’un pays possèdent une droits de vote majoritaires, le
50 % ou plus) des actions ou majorité des droits de vote contrôle effectif peut être
parts sociales de la société dans la société étrangère. déterminé. Cela inclut les
étrangère, ( pouvoir de prendre des situations où une personne ou
un groupe a une influence
dominante sur la société (par
exemple, par des accords de
gestion ou de financement).
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c- Exemples illustratifs de prix de transfert
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d- Méthodes de détermination des prix de transfert
Les principales méthodes sont :
• - Le prix comparable
Cette méthode repose sur la comparaison entre le prix de transfert d’une
transaction intra-groupe et celui d’une transaction comparable sur le marché
libre.
La méthode du prix comparable sur le marché libre (CUP) consiste à
comparer le prix facturé dans une transaction contrôlée à celui facturé dans
une transaction comparable entre entreprises indépendantes. Cette méthode
s'appuie sur l'identification de transactions comparables sur le marché libre.
Exemple : Une société X vend un produit similaire à une filiale à un prix
comparable à celui du marché.
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• - Le coût plus marge (cost-plus)
• Le partage des bénéfices
Cette méthode consiste à déterminer les bénéfices résiduels après
application des méthodes précédentes et à les répartir entre les entités
en fonction de leur contribution spécifique.
Dans certains cas, la méthode divise le bénéfice en deux parties : un
bénéfice de base attribué aux fonctions courantes et un bénéfice résiduel
partagé entre les entités en fonction de leurs contributions spécifiques.
Exemple: Une entreprise applique d’abord la méthode du coût plus
marge, puis partage les bénéfices restants.
• -La répartition des bénéfices résiduels
La méthode du partage des bénéfices est utilisée en matière de prix de
transfert pour répartir les bénéfices générés par une transaction entre
entreprises liées. Voici quelques critères retenus pour l'application de cette
méthode :
Contribution de chaque entité : Contribution de chaque entité :
On évalue la contribution de chaque entité On évalue la contribution de chaque entité
du groupe compte tenu de leurs fonctions, du groupe compte tenu de leurs fonctions,
actifs et risques respectifs. Cette analyse aide actifs et risques respectifs. Cette analyse
à déterminer quelle part du bénéfice doit aide à déterminer quelle part du bénéfice
être attribuée à chaque partie. doit être attribuée à chaque partie.
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Analyse de répartition des Analyse des fonctions et des risques :
bénéfices : Une analyse approfondie des fonctions exercées
Les bénéfices sont divisés selon (comme la recherche et développement,
une clé de répartition basée sur production, distribution) et des risques supportés
des critères économiques, tels que (comme les risques de marché ou de crédit) par
les ventes, les coûts, le capital chaque entité aide à déterminer la part des
employé ou encore la contribution bénéfices appropriée pour chaque entité.
relative au processus de création
de valeur.
Cas d’illustration
Énoncé :
Imaginons qu’un résident fiscal français travaille une partie de l’année aux États-Unis pour
une entreprise américaine. Il gagne un revenu annuel de 100 000 € dont 40 000 € proviennent
des États-Unis. Le taux d'imposition en France est de 30 %, et aux États-Unis, il est de 20 %.
Question : Calculez l’impôt final que cet individu doit payer en France, en tenant compte du
crédit d'impôt pour éviter la double imposition.
Solution :
1. Calcul de l'impôt aux États-Unis :
40000×20%=8000 €.
2. Calcul de l'impôt théorique en France sans crédit :
100000×30%=30000 €.
3. Crédit d’impôt pour le revenu déjà imposé aux États-Unis :
8000 €.
4. Impôt final en France :
30000−8000=22000 €.
Corrigé : L’individu paiera un impôt total de 8 000 € aux États-Unis et 22 000 € en France,
soit un total de 30 000 €, au lieu d’être doublement imposé à hauteur de 38 000 €.
2. Exercice sur la détermination de la résidence fiscale pour les entreprises
Énoncé :
Une entreprise est enregistrée en Espagne mais réalise 80 % de son chiffre d'affaires en
France, où elle possède également ses bureaux et son centre de direction effective. Les
autorités fiscales françaises et espagnoles cherchent à déterminer la résidence fiscale de
l'entreprise.
Question : En fonction des critères de résidence fiscale, identifiez le pays de résidence fiscale
de cette entreprise.
Solution :
1. Critère du centre de direction effective : l’entreprise est gérée depuis la France.
2. Critère du lieu d’activité principale : l’essentiel des revenus est généré en France.
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Corrigé : Selon les critères, l'entreprise sera considérée comme résidente fiscale en France.
Ce choix permet de suivre les règles fiscales françaises et d'éviter les conflits de double
imposition avec l’Espagne.
3. Exercice de détermination des prix de transfert – Méthode du coût plus
marge
Énoncé :
Une entreprise multinationale dispose de deux filiales : la filiale A en France produit des
composants électroniques à un coût de 50 € par unité, et la filiale B en Allemagne les
assemble en produits finis. La filiale A vend les composants à la filiale B avec une marge de
20 %.
Question : Calculez le prix de transfert par unité de composant vendu de A vers B.
Solution :
1. Coût de production par unité : 50 €.
2. Application de la marge :
50×20%=10 €.
3. Prix de transfert par unité :
50+10=60 €.
Corrigé : La filiale A vendra les composants à la filiale B au prix de transfert de 60 € par
unité.
4. Exercice pratique sur les mécanismes d’exonération
Énoncé :
Un contribuable résidant en France reçoit un dividende de 15 000 € d’une entreprise située
dans un pays avec lequel la France a signé une convention de non-double imposition. Selon
cette convention, le dividende est exonéré en France mais imposé à 10 % dans le pays source.
Question : Déterminez le montant d’impôt total payé sur ce dividende.
Solution :
1. Impôt payé dans le pays source :
15000×10%=1500 €.
2. En France, le dividende est exonéré d'impôt grâce à la convention.
Corrigé : Le contribuable paiera un total de 1 500 € d'impôt sur ce dividende, uniquement
dans le pays source.
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5. Exercice sur la méthode des comparables pour les prix de transfert
Énoncé :
La filiale C d’un groupe international située au Canada vend des logiciels à sa filiale D située
au Brésil. Pour déterminer un prix de transfert basé sur le marché, la filiale C se base sur le
prix facturé à des clients indépendants, soit 120 € par logiciel. Ce prix sert de référence pour
les transactions entre les deux filiales.
Question : Quelle est la justification du prix de transfert de 120 € dans cette situation ?
Solution :
1. La méthode des comparables de marché direct implique que le prix de 120 €, appliqué
aux clients indépendants, est un prix de pleine concurrence.
2. Appliquer ce prix de marché pour les transactions intragroupe respecte ainsi les règles
de prix de transfert.
Corrigé : Le prix de transfert de 120 € est justifié, car il respecte le principe de pleine
concurrence en se basant sur des comparables de marché directs.
Exercices d’entrainement et de consolidation des acquis
la Résidence Fiscale
Exercice 1 :
Une personne travaille dans le pays A mais réside la plupart du temps dans le pays B. Elle y
possède un logement familial et y vit avec sa famille. Elle passe environ 200 jours par an dans
le pays A. Déterminez où cette personne est considérée comme résidente fiscale, en
expliquant les critères appliqués.
Corrigé :
Selon les conventions fiscales internationales, la résidence fiscale d’une personne est
généralement déterminée par son « foyer permanent » ou son « centre des intérêts vitaux ».
Dans ce cas, bien que cette personne travaille dans le pays A, elle réside principalement dans
le pays B, où se trouve son foyer familial. Elle sera donc considérée comme résidente fiscale
du pays B.
Exercice 2 :
Monsieur Dupont est un consultant international qui passe 4 mois dans le pays C, 4 mois dans
le pays D, et les 4 autres mois de l'année dans le pays E. Il possède des biens immobiliers
dans chacun de ces pays. Où sera-t-il considéré comme résident fiscal ?
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Corrigé :
En cas de résidence dans plusieurs pays, les critères d’attache (centre des intérêts
économiques et personnels) sont évalués. Monsieur Dupont devra prouver où se situe le
centre de ses intérêts économiques et personnels. Si aucun critère n'est déterminant, il sera
considéré résident du pays où il passe le plus de jours. Si tous les critères sont équivalents, les
conventions fiscales peuvent proposer une solution d'arbitrage.
Double Imposition Juridique et Économique
Exercice 3 :
Une entreprise dans le pays F possède une filiale dans le pays G. Le pays F taxe les
dividendes reçus de la filiale (en tant que revenus étrangers), alors que le pays G taxe
également les bénéfices distribués par cette filiale. Comment peut-on éviter cette double
imposition juridique ?
Corrigé :
Pour éviter la double imposition juridique, le pays F pourrait accorder un crédit d'impôt
équivalent à l'impôt payé dans le pays G sur les bénéfices de la filiale. Alternativement, une
convention fiscale entre les deux pays pourrait exempter les dividendes de la filiale de toute
imposition supplémentaire dans le pays F (exonération partielle ou totale).
Exercice 4 :
Un contribuable résidant dans le pays H reçoit des revenus d'un immeuble situé dans le pays I.
Le pays H taxe les revenus mondiaux de ses résidents, tandis que le pays I taxe les revenus
fonciers générés sur son territoire. Comment le contribuable peut-il éviter la double
imposition ?
Corrigé :
Dans ce cas, le pays H pourrait accorder un crédit d’impôt pour l’impôt payé dans le pays I
sur les revenus fonciers. Autre solution : si une convention fiscale existe, elle pourrait prévoir
que seuls les revenus provenant de l’immeuble soient imposés dans le pays I, ce qui
exonérerait ces revenus dans le pays H.
Prix de Transfert
Exercice 5 :
Une entreprise dans le pays J vend des produits à sa filiale dans le pays K. Les produits sont
vendus 30 € l’unité, alors que le prix de marché est de 50 € l’unité. Expliquez l’impact de
cette différence de prix et le risque fiscal associé.
Corrigé :
Vendre en dessous du prix de marché permet de transférer une partie des bénéfices au pays K,
potentiellement plus faiblement taxé. Les autorités fiscales du pays J pourraient ajuster le prix
de transfert pour aligner les transactions sur les prix du marché. Le risque est que
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l’administration fiscale du pays J augmente la base d’imposition, ce qui pourrait entraîner des
redressements fiscaux et des pénalités.
Exercice 6 :
Une entreprise multinationale facture des services administratifs à sa filiale dans le pays L
pour 5 % de ses revenus, alors que des services similaires sont facturés entre 2 % et 3 % par
des entreprises indépendantes. Que devrait faire cette entreprise pour minimiser le risque de
redressement fiscal ?
Corrigé :
Pour limiter le risque de redressement fiscal, l’entreprise devrait aligner ses prix de transfert
sur les prix de marché en facturant les services à un taux entre 2 % et 3 %, comme le font les
entreprises indépendantes. Elle peut aussi documenter les raisons de cette facturation élevée
(par exemple, complexité des services) ou envisager des ajustements dans ses états financiers
pour respecter le principe de pleine concurrence.
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