Méthodes de Calcul Numérique 2024-2025
Méthodes de Calcul Numérique 2024-2025
2024–2025
DEUXIEME ANNEE
Calcul Numérique
2 Interpolation polynomiale 12
2.1 Position du problème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
2.2 Interpolation de Lagrange . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
2.2.1 Formule à n + 1 points . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
2.2.2 Formule à n + 1 points équidistants . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
2.2.3 Estimation d’erreur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
2.3 Interpolation d’Hermite . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
2.3.1 Position du problème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
2.3.2 Généralisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
2.3.3 Estimation d’erreur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
2.4 Interpolation par intervalle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
3 Intégration numérique 23
3.1 Généralité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
3.2 Poids d’une formule de quadrature . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
3.3 Exemples de formules de quadrature . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
3.3.1 Formule du rectangle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
3.3.2 Formule de Simpson . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
3.3.3 Formules de Gauss-Legendre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
1
4 Approximation au sens des moindres carrés 36
4.1 Cas discret . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
4.1.1 Problématique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
4.1.2 Principe des moindres carrés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
4.1.3 Illustration . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
4.1.4 Propriétés et Avantages . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
4.1.5 Exemple Numérique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
4.1.6 Applications . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
4.2 Cas continue . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
4.2.1 Problématique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
4.2.2 Méthode des moindres carrés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
4.2.3 Minimisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
4.2.4 Exemple d’approximation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
4.2.5 Applications et remarques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
5 Travaux dirigés 43
5.1 Equations non linéaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
5.2 Interpolation polynomiale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46
5.3 Intégration numérique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48
5.4 Approximation au sens des moindres carrés . . . . . . . . . . . . . . . . . 51
6 Bibliographie 53
2
1. Equations non linéaires
F (x̄) = 0. (1.1)
Exemple 1.2.1.
Définition 1.2.1. On dira qu’une racine r de (1.1) est séparable dans D s’il existe un
voisinage V de r, inclus dans D, tel que r soit la seule racine de (1.1).
Dans toute la suite, nous supposons que les racines cherchées sont séparées.
3
1.2.1. Séparation des racines
Lorsque l’on cherche à calculer une racine de (1.1), il faut commencer par en trouver
un encadrement. Pour cela, il n’existe pas de méthode générale.
Dans la pratique, en dehors de l’étude théorique de F , on utilise deux types de mé-
thodes : les méthodes graphiques et les méthodes algébriques.
Méthodes graphiques
Méthodes algébriques
1
cn = (an−1 + bn−1 )
2
4
— si F (an−1 )F (cn ) > 0, on pose
an = c n , et bn = bn−1
an = an−1 , et bn = c n .
Théorème 1.2.1. La suite (an ) définie par l’algorithme de dichotomie converge vers r.
Pour que |an − r| ≤ ϵ, il faut et il suffit que
ln( b−a
ϵ
)
n≥ .
ln 2
Définition 1.3.2. Une méthode itérative à un point est dite convergente, si et seulement
si, quel que soit x(0) dans un domaine, la suite x(n) est convergente vers x̄, solution de
F (x) = 0.
Définition 1.3.3. Une méthode itérative convergente est dite d’ordre p si et seulement
s’il existe une constante C telle que
Remarque 1.3.1.
— si p = 1 (et C < 1), on parle de convergence linéaire
— si p = 2, on parle de convergence quadratique
— si p = 3, on parle de convergence de convergence cubique
— si p = 1 et C = Cn , où Cn depend de n est tel que lim Cn = 0, on parle de
n→+∞
convergence sublinéaire.
Remarque 1.3.2.
5
— une méthode est d’autant meilleure que son ordre est grand
— L’ordre, s’il existe, est défini de façon unique par 1.3.
alors l’équation x = ϕ(x) admet une seule racine α ∈ B. Cette racine est la limite de la
suite
x(0) , x(1) = ϕ(x(0) ), . . . , x(n+1) = ϕ(x(n) )
d’où l’absurdité.
La suite x(n) est dans B. Raisonnons par récurrence sur n. C’est vrai pour n = 0,
supposons x(n) ∈ B, alors
Soit x(n+1) ∈ B.
La suite x(n) est de Cauchy.
On a immédiatement :
d’où
p−1
X
(n+p) (n)
∥x −x ∥ ≤ ∥x(n+p−i) − x(n+p−i−1) ∥
i=0
6
p−1
X
≤ K n+p−i β
i=0
1 − K p−1 β
≤ Kn β≤ Kn
1−K 1−K
x(n+1) = ϕ(x(n) )
on en déduit ϕ(α) = α. ■
Remarque 1.3.3.
1. La méthode est construite une fois que l’on connait w, K et β, et de plus elle donne
la majoration de l’erreur :
Kn
∥α − x(n) ∥ ≤ ∥x(1) − x(0) ∥
1−K
elle converge d’autant plus vite que K est petit, et que x(1) est voisin de x(0) .
2. Si l’on suppose que ϕ est une fonction dérivable, on a :
avec y3 entre y1 et y2 .
Alors si |ϕ′ (α)| < 1, et si ϕ′ est continue au voisinage de α, on peut construire (théo-
riquement, pas numériquement en général) la boule fermée B, donc l’algorithme
7
donc si ϕ′ (α) = ϕ′′ (α) = · · · = ϕ(m−1) (α) = 0 et ϕ(m) (α) ̸= 0, on a :
Exemple 1.3.1.
F (x) = x3 − x − 1
On peut écrire,
1 1
x = x3 − 1, x= ou x = (x + 1) 3
x2 −1
d’où trois expressions possibles pour ϕ (elles ne conviennent pas toutes les trois).
Alors si ϕ satisfait au théorème du point fixe, la suite x(n+1) = ϕ(x(n) ) converge vers
β tel que
ϕ(β) = β
donc
0 = −(Dβ )−1 (F (β))
Remarque 1.3.4.
8
1. Dans la pratique, on écrit l’algorithme
où
∂1 f1 (x) · · · · · · ∂n f1 (x)
.. ..
Dxk F =
. .
∂1 fn (x) · · · · · · ∂n fn (x)
(x=xk )
(Matrice jacobienne de F)
donc
(Dx F )(xk+1 − xk ) = −F (xk )
on pose y = xk+1 − xk ;
on résoud le système linéaire
(Dx F )y = −F (xk )
F (xk )
xk+1 = xk −
F ′ (xk )
alors si F est deux fois continûment dérivable, alors, l’algorithme est convergent,
l’ordre de la convergence est supérieur à deux, en effet :
F (xk ) − F (x̄)
xk+1 − x̄ = xk − x̄ −
F ′ (xk )
1 F ′′ (ξ)
= xk − x̄ − (xk − x̄) + (xk − x̄)2 ′
2 F (xk )
(1.7)
donc
xk+1 − x̄ 1 F ′′ (ξ)
=
(xk − x̄)2 2 F ′ (xk )
d’où le résutat.
Cette méthode peut s’interpreter graphiquement (méthode de la tangente).
3. Si F (x) = 0 est une équation scalaire et si x̄ est une racine multiple d’ordre m, et
alors F ′ (x̄) = 0, on applique l’algorithme à la fonction
1
G(x) = (F (x)) m
9
d’où
F (xk )
xk+1 = xk − m
F ′ (xk )
Alors l’ordre de convergence est 1.
4. Lorsque F (x) = 0 n’est pas scalaire, mais que F est deux fois continûment diffé-
rentiable, alors l’lagorithme est convergent, l’ordre de convergence est supérieur ou
égal à 2.
Elle est aussi appelée regula falsi et on se place une fois de plus dans le cas scalaire.
L’idée consiste à remplacer dans la méthode de Newton la dérivée de F (qui peut être
difficle à calculer) par une approximation de F ′ (x(k) ) ne faisant intervenir que des valeurs
de F .
Par exemple :
F (x(k) ) − F (x(k−1) )
F ′ (x(k) ) ≈
x(k) − x(k−1)
C’est la méthode de la fausse position. On a alors l’algorithme :
10
Le test d’arrêt usuel consiste à arrêter les itérations dès que
on a
(x(k+1) − α)(x(k) − α) < 0
Alors
|(x(k+1) − α)| ≤ |(x(k+1) − x(k) | ≤ ε.
donc
|F (x(k) )| ≈ |(x(k) − α)||F ′ (α)|
C’est donc un bon test surtout lorsque |F ′ (α)| n’est pas trop petit.
11
2. Interpolation polynomiale
p(t) = a0 + a1 t + a2 t2 + · · · + an tn (2.2)
12
de (n + 1) équations à (n + 1) inconnues, a0 , a1 , . . ., an .
Les relations (2.3) peuvent aussi s’écrire sous forme matricielle :
p⃗ = T⃗a (2.4)
où
a0 p0
a1 p1
⃗a = .. , p⃗ = ..
. .
an pn
et
1 t0 t20 ··· tn0
1 t1 t21 ··· tn1
T = .. .. .. .. ..
. . . . .
1 tn t2n · · · tnn
Définition 2.1.1. La matrice T est appelée matrice de Vandermonde associée aux points
t0 , t1 , . . ., tn .
Remarque 2.1.1. Connaissant les valeurs d’une fonction en certains points on peut
chercher à l’approcher par une fonction Φ (non nécessairement polynomiale).
Etant données (ti , yi ), i = 0, · · · , n, n + 1 couples, le problème est de trouver une
fonction Φ telle que
Φ(ti ) = yi , i = 0, · · · , n.
on dit que Φ interpole les {yi } aux points (ou nœuds) {ti }.
Si Φ est un polynôme, on parle d’interpolation polynomiale.
Si Φ est un polynôme trigonométrique, on parle d’approximation trigonométrique.
Si Φ est un polynomiale par morceaux, on parle d’interpolation polynomiale par mor-
ceaux (ou d’interpolation par fonctions splines).
13
2.2. Interpolation de Lagrange
Y t − tj
φk (t) = (2.6)
j̸=k
tk − tj
alors pour t = tk , on a
n
X
0= αj φj (tk ) = αk
j=0
14
Il suffit de poser
n
X
p= f (tj )φj (2.7)
j=0
Définition 2.2.2. On dit que le polynôme p défini par (2.7) est l’interpolant de la fonction
f de degré n aux points t0 , t1 , . . ., tn .
ti = t0 + ih (2.8)
n
" # " #
Y Y Y
(tj − tk ) = hn (k − j) (−1)n−k (j − k)
j̸=k j<k j>k
n−k n
= (−1) h k!(n − k)! (2.9)
∆0 f (t) = f (t)
∆f (t) = f (t + h) − f (t)
∆2 f (t) = ∆(∆f (t)) = f (t + 2h) − 2f (t + h) + f (t)
..
. ···
∆n f (t) = ∆(∆n−1 f (t)) (2.11)
Ces différences aux points ti peuvent être obtenues aisément par la disposition suivante
des calculs, par exemple, pour n = 5 :
15
t0 f (t0 )
∆f (t0 )
t1 f (t1 ) ∆2 f (t0 )
∆f (t1 ) ∆3 f (t0 )
t2 f (t2 ) ∆2 f (t1 ) ∆4 f (t0 )
∆f (t2 ) ∆3 f (t1 ) ∆5 f (t0 )
t3 f (t3 ) ∆2 f (t2 ) ∆4 f (t1 )
∆f (t3 ) ∆3 f (t2 )
t4 f (t4 ) ∆2 f (t3 )
∆f (t4 )
t5 f (t5 )
Démonstration . ■
On peut généraliser la construction faite avec des abscisses équidistants à n+1 couples
de (ti , fi ) quelconques.
On construit alors le polynôme p par récurrence.
Désignons par Pk le polynôme de Lagrange de degré k aux points (ti , fi ) pour 0 ≤ i ≤
k.
On a P0 (t) = f0 .
Pour k ≥ 1, Pk (t) − Pk−1 (t) est un polynôme de degré k qui s’annule pour t0 , t1 , . . .,
tk−1 .
Donc
Pk (t) − Pk−1 (t) = µ (t − t0 )(t − t1 ) . . . (t − tk−1 )
16
On obtient alors la formule
n
X
P (t) = f0 + f [t0 , t1 , . . . , tk ](t − t0 )(t − t1 ) . . . (t − tk−1 ) (2.14)
k=1
f [ti ] = fi , pour i = 1, . . . , n
f (t) − p(t)
ψ(t) = Y , pour t ̸= ti , 0 ≤ i ≤ n.
(t − ti )
i
f ′ (tj ) − p′ (tj )
ψ(tj ) = Y , 0 ≤ j ≤ n + 1.
(tj − ti )
i̸=j
17
admet n + 2 racines t0 , t1 , . . ., tn et t.
D’après le théorème de Rolle, il existe n+1 points C11 , . . ., Cn+11
pour lesquels Φ′ (Cj1 ; t)
est nul. Puis il existe n points C12 , . . ., Cn2 pour lesquels Φ′′ (Cj2 ; t) = 0, et ainsi de suite,
pour obtenir qu’il existe un point C = C1n+1 pour lequel Φ(n+1) (C1n+1 ; t) = 0. Or
h2
n!hn−1
4
d’où le résultat. ■
hn+1
lim =0
n→+∞ 4(n + 1)
mais max |f (n+1) (y)| peut croître très rapidement avec n de sorte que l’interpolant peut
y∈I
présenter de grandes oscillations, on parle d’instabilité numérique, au voisinage des ex-
trémités. Ce phénomène est appélé effet de Runge et c’est le cas pour la fonction
1
f (t) =
1 + 25t2
18
Figure 2.1 – Phénomène de Runge.
p(t) = a0 + a1 t + a2 t2 + a3 t3
19
les coefficients a0 , a1 , a2 et a3 seront déterminés à l’aide des quatre conditions (2.17) et
(2.18), par résolution d’un système linéaire de quatre équations à quatre inconnues.
Pour construire p, commençons par construire une base ϕ0 , ϕ1 , ψ0 et ψ1 de polynômes
de degré 3 associée aux points t0 et t1 .
On pose
ϕ0 (t0 ) = 1, ϕ0 (t1 ) = ϕ′0 (t0 ) = ϕ′0 (t1 ) = 0;
Définition 2.3.2. Soit f une fonction continument dérivable sur l’intervalle [t0 , t1 ] et si
on construit un polynôme p défini par
on dit que p est l’interpolant d’Hermite de f par des cubiques sur [t0 , t1 ].
2.3.2. Généralisation
Le problème d’interpolation considéré précédemment, se généralise, au cas où les va-
leurs de p(t) et de la dérivée p′ (t) sont données en plus de deux points distincts.
Soient t0 , t1 , . . . , tn ∈ R, des points distincts rangés par ordre croissant.
Théorème 2.3.1. Si f est de classe C 2n+2 ([t0 , tn ]), alors il existe un polynôme unique p
de degré au plus 2n + 1 vérifiant :
20
Pour déterminer p, on peut construire, comme précédemment, des polynômes ϕi , ψi
et de degré 2n + 1 associés aux points t0 , t1 , . . . , tn , en posant
Remarque 2.3.1. On peut même considérer un cas plus général, où en certains points
sont évaluées la fonction et sa dérivée et en d’autres points seule la valeur de la fonction
est évaluée.
21
Définition 2.4.1. On dira que fh est l’interpolant de degré n par intervalle de la fonction
f.
Théorème 2.4.1. Soit n un entier positif donné, soit f définie sur [a, b] à valeurs dans
R que nous supposons n + 1 fois continûment dérivable sur l’intervalle [a, b] et soit fh son
interpolant de degré n par intervalle. Alors, il existe une constante C (indépendante du
choix des xi ) telle que
max |f (x) − fh (x)| ≤ Chn+1 .
x∈[a,b]
22
3. Intégration numérique
3.1. Généralité
Le problème d’intégration numérique (ou quadrature) peut se présenter de deux façons
différentes :
Problème 3.1.1. Une fonction f (x) est connue par quelques-uns de ses points de collo-
Rx
cation (xi , f (xi ))ni=0 . Comment fait-on pour estimer la valeur de l’intégrale x0n f (x) dx,
alors que l’expression analytique de f (x) n’est pas connue ?
Rb
Problème 3.1.2. On cherche la valeur de l’intégrale définie a
f (x) dx lorsque l’expres-
sion analytique de f (x) est connue, mais non sa primitive.
Dans tous les cas le problème est donc d’approcher numériquement la quantité
Z b
f (x) dx. (3.1)
a
23
On commence alors par partitionner l’intervalle [a, b] en petits intervalles [xi , xi+1 ],
i = 0, 1, 12, . . . , N − 1, c à d qu’on choisit N + 1 points xi , i = 0, . . . , N tels que
et on pose
h = max |xi+1 − xi | (3.3)
0≤i≤N −1
b−a
h= , et xi = a + ih, i = 0, . . . , N.
N
Z b N
X −1 Z xi+1
f (x) dx = f (x) dx. (3.4)
a i=0 xi
que nous allons approcher dans la suite par des formules appelées formules de quadrature.
Souvent pour donner des formules de quadrature sur un intervalle standard (par
exemple ([−1, 1]) on effectue un changement de variable de la forme
x − xi
t=2 −1 (3.5)
xi+1 − xi
t+1
x = xi + (xi+1 − xi ) (3.6)
2
et par la suite
xi+1 1
xi+1 − xi
Z Z
f (x) dx = gi (t) dt (3.7)
xi 2 −1
t+1
gi (t) = f (xi + (xi+1 − xi ) ), t ∈ [−1, 1]. (3.8)
2
24
Définition 3.1.1. Soit g une fonction continue sur [−1, 1], la formule de quadrature
M
X
J(g) = ωj g(tj ) (3.9)
j=1
est définie par la donnée de M points −1 ≤ t1 < t2 < · · · < tM ≤ 1 appelés points
d’intégration et M nombres réels ω1 , ω2 , . . . , ωM appelés poids de la formule de quadrature.
Ces M points et ces M poids Z devront être cherchés de façon à ce que J(g) soit une
1
approximation numérique de g(t) dt.
−1
Remarque 3.1.1. La formule (3.9) est linéaire. En effet, si g1 et g2 sont deux fonctions
continues données sur l’intervalle [−1, 1] et si α et β sont deux nombres réels, on a :
M
X
J(αg1 + βg2 ) = ωj (αg1 + βg2 )(tj )
j=1
XM
= ωj (αg1 (tj ) + βg2 (tj ))
j=1
M
X M
X
= α ωj g1 (tj ) + β ωj g2 (tj ))
j=1 j=1
= αJ(g1 ) + βJ(g2 ) (3.10)
N −1 M
X xi+1 − xi X tj + 1
Lh (f ) = ωj f xi + (xi+1 − xi ) (3.13)
i=0
2 j=1
2
25
ω1 = 1 et ω2 = 1. La formule composite s’écrit
N −1
X xi+1 − xi
Lh (f ) = (f (xi ) + f (xi+1 )) (3.14)
i=0
2
M
X
J(g) = ωj g(tj )
j=1
Z 1
pour calculer numériquement g(t) dt est exacte pour les polynômes de degré k ≥ 0 si
−1
Z 1
J(p) = p(t) dt
−1
M
X
J(g) = ωj g(tj )
j=1
Z 1
pour calculer numériquement g(t) dt soit exacte pour des polynômes de degré k. Soit
−1
f une fonction donnée sur l’intervalle [a, b], soit Lh (f ) la formule composite définie par
(3.13) et soit h la quantité définie par (3.3). Alors, si la fonction f est assez regulière
(c’est à dire (k+1) fois continûment dérivable sur l’intervalle [a, b]), il existe une constante
C indépendante du choix des points xi telle que
Z b
f (x) dx − Lh (f ) ≤ Chk+1 (3.15)
a
p(t) = αt + β
26
0, 1, . . . , N et si f est une fonction deux fois continument dérivable sur l’intervalle [a, b]
alors d’après le théorème, on a l’estimation suivante de l’erreur :
Z b
f (x) dx − Lh (f ) ≤ Ch2 (3.16)
a
M
X
J(g) = ωj g(tj )
j=1
soit exacte pour des polynômes de degré k aussi elevé que possible.
Considérons la base de Lagrange φ1 , φ2 , . . . , φM de PM −1 associée aux points t1 , t2 , . . . , tM :
M
Y t − ti
φj (t) = , j = 1, . . . , M. (3.17)
i̸=j
tj − ti
M
X
g̃(t) = g(tj )φj (t)
j=1
Z 1 Z 1
On remplace alors g(t) dt par g̃(t) dt puisque
−1 −1
Z 1 M
X Z 1
g̃(t) dt = g(tj ) φj (t) dt,
−1 j=1 −1
27
pour que
M
X
J(g) = ωj g(tj )
j=1
Z 1
soit une approximation de g̃(t) dt. Il vient alors le théorème :
−1
Théorème 3.2.1. Soit t1 < t2 < · · · < tM , M points distincts de l’intervalle [−1, 1] et
soit φ1 , φ2 , . . . , φM la base de Lagrange de PM −1 associée à ces M points. Alors la formule
de quadrature
XM
J(g) = ωj g(tj )
j=1
M
X
p(t) = p(tj )φj (t).
j=1
Ainsi donc :
Z 1 M
X Z 1
p(t) dt = p(tj ) φj (t) dt
−1 j=1 −1
28
M
X
= p(tj )ωj = J(p). (3.19)
j=1
1−t t+1
φ1 (t) = et φ2 (t) =
2 2
Remarque 3.2.1. Le théorème assure que les formules de quadrature construites grâce
à (3.18) sont exactes pour les polynômes de degré M − 1. Mais il se peut que ces formules
soient exactes pour des polynômes de degré k, avec k plus grand que M − 1.
Cette formule de quadrature est exacte pour des polynômes de degré 0, d’après le
théortème, mais en fait elle est meilleure : elle est exacte pour des polynômes p ∈ P1 . En
effet, soit p ∈ P1 défini par :
p(t) = αt + β, où α, β ∈ R.
29
Z 1
Il est facile de vérifier que p(t) dt = 2β = 2p(0).
−1
La formule composite associée est :
N −1
X xi + xi+1
Lh (f ) = (xi+1 − xi )f (3.21)
i=0
2
1 1
φ1 (t) = (t2 − t), φ2 (t) = 1 − t2 , φ3 (t) = (t2 + t).
2 2
1 4 1
J(g) = g(−1) + g(0) + g(1). (3.23)
3 3 3
N −1
X xi+1 − xi xi + xi+1
Lh (f ) = f (xi ) + 4f ( ) + f (xi+1 ) . (3.24)
i=0
6 2
La formule de Simpson est exacte pour des polynômes de degré 2 par construction.
Elle
Z est même exacte pour des polynômes de degré 3. En effet, si g(t) = t3 , alors J(g) = 0
1 Z 1
et g(t) dt = t3 dt = 0. L’estimation d’erreur est alors :
−1 −1
Z b
f (x) dx − Lh (f ) ≤ Ch4 . (3.25)
a
b−a
Remarque 3.3.1. On montre qu’on peut prendre C = sup |f (4) (t)|.
2880 a≤t≤b
30
3.3.3. Formules de Gauss-Legendre
Idée : placer au mieux les points d’intégration t1 , t2 , . . . , tM de sorte que la formule
de quadrature
XM
J(p) = ωj p(tj )
j=1
Z 1
soit égale à p(t) dt pour des polynômes de degré k aussi grand que possible.
−1
Z b
Rappel : Si f est une fonction donnée et si Lh (f ) est l’approximation de f (x) dx
Z b a
définie par (3.13) alors, plus k est grand et plus l’erreur entre f (x) dx et Lh (f ) tend
a
rapidement vers zéro avec h.
1 dM 2
LM (t) = M M
(t − 1)M (3.26)
2 M ! dt
Exemples
1. L0 (t) = 1
2. L1 (t) = t.
3. L2 (t) = 21 (3t2 − 1)
4. L3 (t) = 21 (5t3 − 3t)
5. L4 (t) = 81 (35t4 − 30t2 + 3)
6. L5 (t) = 81 (63t5 − 70t2 + 15t)
1
7. L6 (t) = 16
(231t6 − 315t4 + 105t2 − 5)
31
( t=1
1 di−1 2 i d
j
= (i+j) i−1
(t − 1) j
(t2 − 1)j
2 i!j! dt dt
Z 1 i−1 j+1
t=−1
d d
− i−1
(t2 − 1)i j+1 (t2 − 1)j dt (3.27)
−1 dt dt
Puisque (t2 − 1)i a un zéro d’ordre i en 1 et en −1, la (i − 1)-ième derivée de (t2 − 1)i
s’annule en t = 1 en t = −1. Ainsi on obtient
1 1
−1 di 2 j
Z Z
i d
Li (t)Lj (t) dt = (i+j) (t − 1) (t2 − 1)j dt. (3.28)
−1 2 i!j! −1 dti dtj
p(t) = (t − t1 )(t − t2 ) . . . (t − ts )
32
Z 1
= αs Ls (t)LM (t) dt. (3.30)
−1
Z 1
Puisque p(t)LM (t) dt n’est pas nul, on a nécessairement s = M et donc les M
−1
zéros de LM (t) sont t1 , t2 , . . . , tM . ■
M
X
J(g) = ωj g(tj )
j=1
M
X
p̃(t) = p(tj )φj (t),
j=1
M
Y
v(t) = (t − tj )
j=1
33
c’est à dire qu’il existe un polynôme w de degré M − 1 tel que
q(t) = v(t)w(t), ∀t ∈ R.
Comme v est degré M et s’annule en les M zéros de LM qui lui-même est de degré
M , il existe un nombre réel α tel que
M
X −1
w(t) = βk Lk (t).
k=0
■
Remarque 3.3.2. 1. Les points de Gauss et les poids correspondants sont donnés
dans des tables numériques adéquates ou dans des logiciels d’intégration numérique.
2. Si Lh (f ) est la formule composite associée, pour une fonction f défnie sur [a, b], on
a Z b
f (x) d x − Lh (f ) ≤ Ch2M
a
où f est 2M fois continûment dérivable et C une constante qui ne dépend pas des
points xi , i = 0, . . . , N choisis pour partionner [a, b].
Exemples
1. Formule de Gauss-Legendre à un point
On a L1 (t) = t et donc le seul zéro de L1 est t1 = 0. On retrouve la formule du
rectangle qui est d’ordre h2 .
34
2. Formule de Gauss-Legendre à deux points
On a L2 (t) = 12 (3t2 − 1) et donc les deux zéros de L2 sont donnés par :
1 1
t1 = − √ , et t2 = √ .
3 3
ainsi Z +1 Z +1
ω1 = φ1 (t) dt = 1, ω2 = φ2 (t) dt = 1
−1 −1
1 1
J(g) = g(− √ ) + g( √ )
3 3
N −1
( √ √ )
X xi+1 − xi 3−1 3+1
Lh (f ) = f (xi + √ (xi+1 − xi )) + f (xi + √ (xi+1 − xi ))
i=0
2 2 3 2 3
35
4. Approximation au sens des moindres carrés
4.1.1. Problématique
Soit un ensemble de points {(xi , yi )}ni=1 représentant des données expérimentales. L’ob-
jectif est de trouver une fonction f (x), dépendant d’un certain nombre de paramètres,
qui minimise l’erreur quadratique totale :
n
X
E= (yi − f (xi ))2 .
i=1
36
Ces équations sont ensuite résolues pour obtenir a et b.
Cas général
Pour un modèle polynomial ou tout autre modèle f (x; θ) avec des paramètres θ =
(θ1 , θ2 , . . . ), l’erreur quadratique totale est donnée par :
n
X
E(θ) = (yi − f (xi ; θ))2 .
i=1
∂E
= 0, pour tout j.
∂θj
4.1.3. Illustration
Représentation graphique
Voici un exemple d’approximation linéaire au sens des moindres carrés. L’ensemble des
points expérimentaux est représenté par des cercles, et la droite obtenue par ajustement
est en rouge.
Cas polynomial
37
4.1.4. Propriétés et Avantages
— La méthode des moindres carrés minimise l’erreur globale, ce qui est utile pour
réduire les effets des erreurs aléatoires.
— Elle est généralisable à des modèles non linéaires, bien que cela puisse nécessiter
des algorithmes itératifs comme la descente de gradient.
— Les solutions obtenues sont uniques pour un modèle donné, sous des conditions
normales.
38
En remplaçant les valeurs :
a = 1.4, b = 0.6.
Représentation graphique
4.1.6. Applications
— En biologie : Ajustement des modèles de croissance des populations.
— En géologie : Analyse de données sismiques.
— En physique : Ajustement des lois expérimentales (e.g., loi d’Ohm).
39
4.2.1. Problématique
Soit f (x) une fonction définie sur un intervalle [a, b]. L’objectif est de trouver une
fonction g(x) appartenant à un espace fonctionnel donné (souvent des polynômes ou des
fonctions de base) qui minimise l’erreur quadratique :
Z b
E= [f (x) − g(x)]2 dx.
a
On cherche g(x) sous la forme d’une combinaison linéaire de fonctions de base ϕ1 (x), ϕ2 (x), . . . , ϕn (x) :
n
X
g(x) = c1 ϕ1 (x) + c2 ϕ2 (x) + · · · + cn ϕn (x) = ci ϕi (x),
i=1
Erreur Quadratique
Z b" n
#2
X
E(c1 , c2 , . . . , cn ) = f (x) − ci ϕi (x) dx.
a i=1
4.2.3. Minimisation
Pour minimiser E, on dérive E par rapport à chaque cj et on résout le système suivant :
∂E
= 0, pour j = 1, 2, . . . , n.
∂cj
40
4.2.4. Exemple d’approximation
Problème
g(x) = c0 + c1 x.
Résultat
c0 ≈ 1.718, c1 ≈ 1.000.
Représentation graphique
41
4.2.5. Applications et remarques
Applications
Remarques
— Lorsque les fonctions de base ϕi (x) sont orthogonales, le calcul des coefficients ci
est simplifié.
— Cette méthode peut être étendue à des dimensions supérieures (approximation mul-
tivariée).
42
5. Travaux dirigés
x0 ∈ R, ∀n ∈ N, xn+1 = f (xn )
converge vers c.
43
Exercice 5.1.4. Soit f la fonction de R+ dans R définie par f (x) = ln x. Montrer que
la méthode de Newton pour la recherche de x̄ tel que f (x̄) = 0 converge si et seulement
si le choix initial de x(0) est tel que x(0) ∈]0, e[.
x(x2 + 3a)
g(x) =
(3x2 + a)
où λ est un paramètre.
b) Déterminer pour chaque point fixe trouvé en a) les valeurs de λ pour lesquelles ces
points fixes sont attractifs.
c) Déterminer pour chaque point fixe trouvé en b) la valeur de λ pour laquelle la
convergence de la méthode est quadratique.
ω 2ω
x(k+1) = x(k) (1 − ) + (x(k) )3 (1 − ω) + + 2(ω − 1), k ≥ 0,
3 3(x(k) )2
44
ω ∈ R étant un paramètre réel.
1) Pour quelles valeurs du paramètre ω le zéro de la fonction f est un point fixe de la
méthode proposée ?
2) Pour quelles valeurs de ω la méthode proposée est d’ordre 2 ?
3) Existe-t-il une valeur de ω telle que l’ordre de la méthode de point fixe est supérieur
à 2?
f (x) = 0 (5.1)
avec f (x) = x3 + x − 1.
1) Montrer que (5.1) admet une solution unique α et α ∈]0, 1[.
2) Montrer que (5.1) est équivalente à (5.2) avec
x = g(x) (5.2)
avec
1
g(x) = x3 + 2x − 1, ou g(x) = 1 − x3 ou g(x) = (1 − x)1/3 ou g(x) = .
x2 +1
Dans chacun des 4 cas, étudier la convergence de la méthode du point fixe pour la
recherche de α.
Au cas, où il y a convergence, donner un intervalle I tel que la méthode converge pour
tout choix x0 ∈ I.
√
Exercice 5.1.10. On considère le problème de calculer 2. Cela revient à trouver le zéro
√
positif α = 2 de la fonction f (x) = x2 − 2, c’est-à-dire à résoudre une équation non
linéaire.
√
1) Vérifier que α = 2 est un point fixe de la fonction
1 1
φ(x) = − x2 + x + .
4 2
2) Prouver que pour x(0) ∈ [1, 2], il existe une constante C > 0 telle que
45
5.2. Interpolation polynomiale
Exercice 5.2.1. On considère x0 , x1 , . . . , xn , n + 1 points distincts tels que a ≤ x0 <
x1 < · · · , xn ≤ b. Soit f une fonction continue sur [a, b] à valeurs dans R. On désigne
par pn le polynôme d’interpolation de Lagrange de la fonction f sur [a, b] relativement à
x0 , . . ., xn .
1) a) Etablir pour 0 ≤ k ≤ n l’existence et l’unicité d’un polynôme Lk de degré n que
l’on explicitera tel que
∀i ∈ {0, 1, . . . , n}, Lk (xi ) = δi,k
Exercice 5.2.3. On donne trois valeurs d’une fonction f définie sur [1, 6] :
On note t0 = 1, t1 = 4 et t2 = 6.
1) En utilisant les polynômes de Lagrange relatifs aux points t0 et t1 , fournir une
approximation de f (3.5) grâce au polynôme d’interpolation de f de degré un.
2) En utilisant les polynômes de Lagrange relatifs aux points t0 , t1 et t2 , fournir une
approximation de f (3.5) grâce au polynôme d’interpolation de f de degré deux.
3) Traiter de nouveau ces deux questions en utilisant la forme de Newton.
4) Comparer les deux méthodes et conclure.
Exercice 5.2.4. 1) Construire le polynôme de Lagrange P qui interpole les points (−1, 2),
(0, 1), (1, 2) et (2, 3).
46
2) Soit Q le polynôme de Lagrange qui interpole les points (−1, 2), (0, 1) et (1, 2).
Montrer qu’il existe un réel λ tel que :
Soit N un nombre entier, h = 1/N et Πh1 f le polynôme composite linéaire par morceaux
qui interpole la fonction f aux nœuds xi = ih , i = 0, 1, . . . , N .
1) Calculer le nombre minimal N de sous-intervalles pour que l’erreur d’interpolation
E1 (f ) = max |f (x) − Πh1 f (x)| soit inférieur à 10−4 .
h
x∈(0,1]
2) Soit Πn f le polynôme d’interpolation de Lagrange de degré n qui interpole f aux
nœuds xi = i/n, i = 0, 1, . . . , n. Est-ce que l’erreur d’interpolation En (f ) = maxx∈(0,1] |f (x)−
Πn f (x)| tend vers zéro lorsque n → ∞ ? Est-ce que le nombre de nœuds nécéssaires pour
que l’erreur soit plus petite que 10−4 est du même ordre de grandeur que celui du point
1) ? justifiez votre réponses.
47
où p est le polynôme de degré 2n + 1 vérifiant :
pa (a) = pb (b) = 1, pa (b) = p′a (a) = p′a (b) = pb (a) = p′b (a) = p′b (b) = 0
qa′ (a) = qb′ (b) = 1, qa (a) = qa (b) = qa′ (b) = qb (a) = qb (b) = qb′ (a) = 0
48
Exercice 5.3.2. On considère l’intégrale
Z 1
1
I= dx.
−1 1 + x2
f ′′ (c)
f (x) − g(x) = − (x − a)(b − x)
2
b
M2 (b − a)3
Z
f (x) dx − Tn ≤
a 12 n2
49
avec !
n−1
b−a f (a) X f (b)
Tn = + f (xk ) +
n 2 k=1
2
n−1
b−aX ak + ak+1
Lh (f ) = f (ak ) + 4f ( ) + f (ak+1 ) .
6n k=0 2
α ′ ′ α5 (5)
g(α) = [g (α) + 2g (0)] − g (θ).
3 180
(On pourra utiliser le théorème de Rolle et des accroissements finis avec l’application
φ : [−α, α] → R définie par φ(t) = g(t) − 3t [g ′ (t) + 2g ′ (0)] + 180
A 5
t où A est une constante
bien choisie).
3) Soit a < b deux réels et h ∈ C 4 ([a, b], R) telle que h(5) existe sur ]a, b[. Montrer
qu’il existe θ ∈]a, b[ tel que :
(b − a)5 (5)
b−a ′ ′ ′ a+b
h(b) − h(a) = h (a) + h (b) + 4h ( ) − h (θ).
6 2 2880
b
(b − a)5
Z
f (t) dt − Lh (f ) ≤ sup |f (4) (t)|.
a 2880n4 a≤t≤b
50
2) Utiliser la formule de quadrature obtenue pour calculer une valeur approchée de
Z 1
1
I= dx
−1 1 + x2
Exercice 5.4.1. 1) Calculer l’équation de la droite de regression relative aux points (2, 3),
(4, 5), (7, 7).
2) Calculer l’équation de la droite de regression relative aux points (3, 2), (5, 4), (7, 7).
Comparer la droite obtenue à celle de 1).
Exercice 5.4.2. Soient les valeurs yi d’une fonction f pour des valeurs xi de la variable :
i 0 1 2 3 4
xi -2 -1 0 1 2
3 1 1 3
yi 2 2
0 2 2
y = α sin x + β cos x
Exercice 5.4.4. On considère la fonction y = |x| sur [−1, 1]. Donner la parabole de
meilleure approximation de cette fonction sur cet intervalle au sens des moindre carrés.
On utilisera le produit scalaire
Z +1
< f, g >= f (t)g(t) dt
−1
et comme base de P2 :
51
— la base canonique
— une base orthogonale (polynôme de Legendre)
52
6. Bibliographie
53
Bibliographie
54