Slam : Afrique, Terre de l'âme
Afrique, terre de feu, de sable et d’eau,
Ton souffle est un vent, ton cri un écho.
Sous ton ciel, le soleil brûle fort,
Mais dans ton cœur, tu portes mille morts.
C’est toi, Afrique, qui m’as vu naître,
C’est toi qui m’as appris à comprendre la terre.
Les ancêtres murmurent à travers tes montagnes,
Leurs voix résonnent dans tes plaines, comme des compagnes.
On m’a dit que tes rêves étaient fous,
Qu’on t’avait volée, déchirée, mise à genoux.
Mais tes racines plongent loin sous l’asphalte,
Et dans tes veines, l’histoire ne s’arrête pas, ne s’exalte.
Ton peuple danse, même quand la nuit est noire,
Ses pieds frappent le sol, sans jamais faillir dans l’espoir.
Quand les tambours résonnent, quand les étoiles brillent,
C’est tout le continent qui tremble, qui scintille.
Tu n’es pas la misère qu’on veut te donner,
Ni la guerre qu’on a semée, ni la faim qu’on veut y cacher.
Tu es plus que ça, Afrique, tu es un cri,
Un cri de liberté, un cri d’infini.
Dans tes champs, les enfants plantent des graines d’avenir,
Ils marchent sur tes routes, sans jamais fuir.
Car toi, Afrique, tu es un océan d’ambitions,
Dans ton ventre, des milliers de rêves en construction.
Les pyramides te regardent, silencieuses,
Les vestiges d’un temps où tu étais majestueuse.
Mais l’histoire ne s’écrit pas dans le passé,
Elle se vit dans chaque souffle, dans chaque pas, dans chaque idée.
Alors oui, Afrique, on te dit « pauvre », on te dit « dévastée »,
Mais tu es forte, tu es vibrante, tu es déterminée.
Dans chaque cri d’enfant, dans chaque sourire d’homme,
Il y a ton nom qui brûle, ton nom qui tonne.
Afrique, tu es plus qu’un continent, tu es une âme,
Un feu sacré qui ne s’éteint pas, même dans la lame.
Tu es la mémoire, tu es la force, tu es la clarté,
Et tant que l’on vivra, tes étoiles ne pourront jamais s’arrêter.
Oui, l’Afrique, c’est toi, c’est moi, c’est nous,
Un seul peuple, un seul rêve, un seul feu qui brûle en nous.