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Exercice 1 : Atmosphère martienne - D’après Physique-chimie 1 CENTRALE-SUPÉLEC 2019 TSI
L’atmosphère martienne est essentiellement constituée d’un mélange gazeux de dioxyde de carbone, d’argon
et de diazote. On assimile ces constituants à un gaz parfait unique de masse molaire M = 43.3 g mol−1 , à la
pression P et à la température T . Le champ de pesanteur est supposé uniforme, de valeur égale à sa valeur au
sol (z = 0) : g0 = 3.71 m s−2 .
1. Rappeler l’équation des gaz parfaits. On donnera l’unité de chacune des grandeurs qui interviennent dans
cette équation.
2. Notons ρ la masse volumique d’un gaz parfait. Exprimer ρ en fonction de P , T , M et R (constante des
gaz parfaits).
Modèle de l’atmosphère isotherme
On se place dans le cadre du modèle de l’atmosphère isotherme à la température T = T0 = 210 K (T0 est la
température de surface moyenne martienne).
On considère une petite colonne de gaz parfait à l’équilibre mécanique, de sections égales s comprises entre
les altitudes z et z + dz. L’axe vertical est pris ascendant (voir figure 1).
z + dz s
⃗g0
Figure 1 – Petite colonne de gaz à l’équilibre mécanique
Étude de l’atmosphère martienne
a - Pression atmosphérique
3. Montrer que la pression atmosphérique P ne dépend que de z et l’exprimer en fonction de P0 (la pression
atmosphérique martienne au sol), g0 , M , z, R et T0 .
4. Au fond du bassin d’Hellas Planitia (altitude z1 = −9.5 × 103 m), point le plus bas de la planète, la
pression atmosphérique vaut P1 = 1.15 × 103 Pa. Calculer la valeur de la pression P0 et la comparer à la
valeur de la pression atmosphérique terrestre au niveau du sol (qu’on prendra égale à la pression standard
P ◦ ).
5. En déduire l’expression littérale de la masse volumique ρ de l’atmosphère martienne en fonction de P0 ,
g0 , M , z, R et T0 . On notera ρ0 la masse volumique au sol (z = 0), grandeur à exprimer en fonction de
P0 , M , R et T0 . Calculer numériquement ρ0 .
Dans la suite de cette partie, nous prendrons une valeur de P0 égale à 8.0 × 102 Pa.
4. Comparer cette valeur à celle calculée à la question 4. Quelle(s) hypothèse(s) du modèle pourrait-on
remettre en cause pour expliquer l’écart entre les valeurs mesurée et calculée de P0 ?
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b - Épaisseur de l’atmosphère martienne dans le modèle isotherme
L’épaisseur de l’atmosphère H est définie comme l’altitude pour laquelle la pression atmosphérique vaut
P0 /e, avec e = exp(1) (où exp désigne la fonction exponentielle).
5. Exprimer H en fonction de T0 , R, g0 et M .
6. Calculer H et comparer à l’épaisseur HTerre de la troposphère sur Terre (on donne pour la Terre M =
28.9 g mol−1 , T0 = 285 K et g0 = 9.81 m s−2 ).
Exercice 2 : Séparation isotopique par ultracentrifugation
Soit un milieu fluide dans lequel la pression P (x, y, z) et la masse volumique µ(x, y, z) sont inhomogènes. La
→
− −−→
résultante des forces de pression s’appliquant à un volume élémentaire : d F P = −gradP · dτ.
1. Rappeler le lien existant entre P (x, y, z) et µ(x, y, z) au sein d’un gaz parfait.
Dans l’industrie nucléaire, il est fréquent d’utiliser une centrifugeuse à gaz pour enrichir l’uranium.
Celle-ci est constituée d’un cylindre tournant autour de son axe, entraı̂nant par viscosité le gaz à l’intérieur.
Le gaz parfait est à l’équilibre thermique à la température T et à l’équilibre mécanique dans le référentiel lié au
cylindre.
Il est constitué de n238 moles de 238
92 U F6 de masse molaire M238 et de n235
235
moles de 92 U F6 de masse molaire M235 . On néglige le poids, la pression
ne dépend que de r.
Données : H = 5,00 m a = 20,0 cm T = 333 K n238 = 22,5 mol
n235 = 0,200 mol M238 = 352 [Link]−1 M235 = 349 [Link]−1
M··· 2
On pose : α··· = Ω
2RT
2. Traduire par une équation l’équilibre relatif dans le référentiel tournant de l’élément de volume dτ .
3. Quelle hypothèse (et donc quelle loi) relative aux gaz parfaits permet d’affirmer que chaque pression
dP··· M··· Ω2
partielle (P235 , P238 ) vérifie l’équation différentielle : = r dr ? La résoudre pour P235 .
P··· RT
On déterminera la constante d’intégration en se basant sur une loi de conservation de la matière.
4. Montrer que la répartition en fonction de r de chaque isotope suit la loi statistique de Boltzmann.
Pour cela, on exprimera la probabilité élémentaire dP··· (r) de trouver un isotope en r à dr près.
Identifier et nommer l’énergie apparaissant dans le facteur de Boltzmann.
dn235
5. Proposer une valeur de Ω pour que le rapport de population en r = 0 soit égal à 0,02.
dn238
On a ainsi enrichi en uranium 235 le cœur du cylindre. L’industrie nucléaire civile nécessite de l’uranium enrichi
de 5 % à 20 %. Au-delà, on entre dans le domaine militaire.
En réalité, la base du cylindre est chauffée, le gaz plus léger au centre de la colonne est entraı̂né par convection
vers le haut et partiellement évacué. À la périphérie, le gaz plus lourd descend et y est partiellement évacué.
Plusieurs centrifugeuses de ce type sont reliées en cascade, et l’enrichissement est progressif. Ainsi, on limite la
vitesse de rotation afin d’éviter l’éclatement des cylindres.
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Exercice 3 : Fluctuation de l’énergie d’une particule
On considère, au sein d’un système thermodynamique en équilibre à la température T , une particule indépen-
1 X
dante pouvant exister dans les niveaux d’énergie E1 , E2 , . . ., En , . . . On pose β = et Z = e−βEi .
kB T
i
d ln Z
1. Montrer que la valeur moyenne de l’énergie ε de la particule est ⟨ε⟩ = − .
dβ
d⟨ε⟩
2. Monter que = ⟨ε⟩2 − ⟨ε2 ⟩.
dβ
d⟨ε⟩ d⟨ε⟩
3. Vérifier que = −kBT 2 .
dβ dT
4. On suppose que ⟨ε⟩ = αkB T où α est un nombre de l’ordre de l’unité et qui varie très peu sur le domaine
de température considéré. Montrer que σ(ε), écart-type de l’énergie d’une particule, est du même ordre
de grandeur que ⟨ε⟩.
Exercice 4 : Une population de dipôles dans un champ magnétique - CCP 2017 MP
Soit un dipôle magnétique de moment → −
µ placé en O dans un champ magnétique extérieur uniforme permanent
→
− →
−
B 0 = B0 e z . On rappelle les expressions de l’énergie potentielle Epot = −→
→
− −µ · B 0 et du couple (moment de
→
− →
−
force) d’interaction : Γ (O) = →−µ ∧ B 0.
1. En déduire quelles sont les deux positions d’équilibre d’un moment dipolaire magnétique, dans un champ
→
−
magnétique extérieur uniforme B 0 , en précisant les valeurs associées de l’énergie potentielle.
2. Évaluer la différence d’énergie en eV entre les deux configurations d’équilibre d’un noyau d’hydrogène
soumis à un champ magnétique permanent de 1 tesla (ordre de grandeur typique en RMN).
3. Comparer cette valeur à celle de l’énergie thermique à 37°C.
4. L’ordre de grandeur de l’énergie de liaison covalente de OH dans l’eau est de 5 eV et celui d’une énergie
d’ionisation est de 13,6 eV. Justifier l’utilisation de la RMN en imagerie médicale, en considérant que la
méthode fait passer le proton d’un état d’équilibre à l’autre.
−
→
Nous considérons qu’une population de dipôles, placés dans un champ magnétique extérieur B0 de 1 tesla, en
équilibre thermique à la température T , obéit à la statistique de Boltzmann.
5. Rappeler, à un facteur multiplicatif près, l’expression de la probabilité d’occuper un état d’énergie E par
un dipôle.
N+
6. Évaluer le rapport des populations , en équilibre thermique à la température T , N+ étant la densité
N−
volumique de dipôles de plus grande énergie et N− étant la densité volumique de dipôles de plus petite
énergie (on admettra que l’on peut effectuer un développement limité à l’ordre 1).
7. À quelle orientation correspond la population la plus nombreuse à l’équilibre thermique ? On note : η =
N− − N+
la différence relative de population entre les deux niveaux.
N− + N+
8. Exprimer, à l’équilibre thermique, la différence relative η = η0 (toujours à l’ordre 1) en fonction de µ, k,
T et B0 .
9. Donner sa valeur numérique pour des protons placés dans un champ de 1 tesla, à une température de 37°C
et commenter.
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Exercice 5 : Niveaux d’énergie dégénérés
On considère un système de N particules indépendantes pouvant exister dans 4 états quantiques : un état pour
lequel l’énergie est nulle, et les trois autres états pour lesquels l’énergie vaut ϵ. Le système est en contact avec
un thermostat à la température T , de sorte que la probabilité pour une particule d’être dans un état quantique
est proportionnelle au facteur de Boltzmann à l’énergie correspondante.
1. Exprimer la probabilité de trouver une particule :
(a) dans l’état quantique d’énergie nulle puis dans un état quantique d’énergie ϵ.
(b) dans le niveau d’énergie nulle puis dans le niveau d’énergie ϵ.
2. En déduire les populations des différents niveaux d’énergie. Quelle est la condition pour avoir en moyenne
plus de particules à l’énergie ϵ qu’à l’énergie nulle ?
3. Déterminer l’énergie moyenne du système, étudier les cas limites.
Exercice 6 : Système à trois niveaux
On considère un système en équilibre avec un thermostat à la température T . Les N ≫ 1 atomes qui le
constituent peuvent occuper trois niveaux d’énergie, ϵ− = −ϵ, ϵ0 = 0 et ϵ+ = ϵ (ϵ > 0).
1. Calculer les nombres moyens d’atomes Ni dans les trois états. Étudier les cas limites.
2. Exprimer l’énergie moyenne ⟨ε⟩ d’un atome. Tracer son évolution en fonction de la température, commen-
ter.
3. Déterminer la capacité thermique Cv (T ) et décrire son évolution en fonction de la température.
Exercice 7 : Isomérie de spin du dihydrogène
Le dihydrogène gazeux est un mélange de deux types de molécules qui diffèrent l’une de l’autre par le spin
de leurs noyaux atomiques. La forme ortho est composée de molécules dans lesquelles les deux protons ont des
spins parallèles de même sens. Sa dégénérescence énergétique est égale à 3. Dans l’autre forme dite para, les
deux protons ont des spins antiparallèles. Cet état est non dégénéré.
On considère un système de N molécules indépendantes de dihydrogène en équilibre avec un thermostat qui
maintient la température T . Seuls deux niveaux d’énergie Ep et Eo sont accessibles.
1
La transformation ortho → para est exothermique (527 kJ kg−1 ). On pose ∆E = Eo − Ep et β = .
kT
1. Quelle est la proportion ortho/para à la température ambiante ?
2. Exprimer le nombre de molécules Np et No dans chacun des deux états en fonction de N , β et ∆E.
3. Déterminer l’énergie interne U du système en fonction de N , Ep , ∆E et β.
4. Dorénavant T = 14 K, à partir d’un développement limité à l’ordre de 1 en x = exp(−β∆E), trouver une
expression approchée de l’énergie interne et de la capacité thermique à volume constant.
Exercice 8 : Loi de curie
1. Expliquer qualitativement ce qu’on entend par basse et haute température pour une particule à deux
y
niveaux d’énergie ±ϵ. On prendra comme critère x ≪ y ⇔ x ≤ .
10
On considère N ≫ 1 atomes d’argent, tous dans leur état fondamental dont on prendra l’énergie égale à 0
(E = 0). Ces atomes possèdent un moment magnétique permanent →
0
−
m dont la composante m sur O ne peut
z z
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→
−
prendre que deux valeurs : ±m. Placés dans un champ magnétique B , ils acquièrent une énergie magnétique
→
−
dont l’expression est : ϵ = −→
−
m · B.
Pour les applications numériques, on prendra m = 1, 0 × 10−23 A · m2 et B = 1 T.
2. Déterminer deux températures caractéristiques Tb et Th telles que :
— Si T ≤ Tb , on est dans l’approximation basse température.
— Si T ≥ Th , on est dans l’approximation haute température.
Donner les valeurs numériques de Tb et Th . Commentaire.
−
→
On définit le moment magnétique M d’une assemblée de N atomes comme la somme des moments ma-
gnétiques individuels −
→ des différents atomes qui la constituent.
m i
−
→
3. Calculer la valeur moyenne Mz de M pour une température T .
4. Approximer cette valeur aux hautes températures, commenter. Même question pour des forts champs
magnétiques.
Selon la loi de Curie, établie expérimentalement, Mz est de la forme :
α
Mz = B,
T
où α est une constante et B la composante du champ magnétique sur Oz .
5. Compte tenu des questions précédentes, montrer que l’on retrouve la loi de Curie et déterminer la constante
α.
Pour certaines substances ferromagnétiques, le champ magnétique engendré par les atomes prend des valeurs
→
−
notables et ne peut plus être négligé par rapport au champ extérieur B . L’expression du moment magnétique
moyen Mz est la même que précédemment à condition de remplacer B par B + λMz où λ est une constante.
6. Grâce à une interprétation graphique, montrer que le moment magnétique moyen est non nul même en
absence de champ magnétique, dans une certaine gamme de température.
7. Un aimant est un corps ferromagnétique. Que se passe-t-il quand on chauffe un aimant ?
Exercice 9 : Capacité thermique des solides
Afin de pouvoir calculer la capacité thermique d’un solide, on utilise le modèle d’Einstein (établi en 1907).
Dans le cas unidimensionnel, les atomes sont alignés selon un axe (par exemple Ox) et effectuent de petits
mouvements de vibration autour de leurs positions d’équilibre respectives. Chaque atome se comporte comme
un oscillateur harmonique de pulsation propre ω. En théorie quantique, l’énergie d’un oscillateur harmonique
est quantifiée et les différents niveaux d’énergie ont pour expression :
1
εk = ℏω k + , k ∈ N.
2
Le solide considéré ici est en équilibre thermique avec un thermostat à la température T .
1. Exprimer la probabilité pk pour qu’un atome soit dans l’état d’énergie εk .
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2. Montrer que l’énergie moyenne d’un atome est :
ℏω ℏω
⟨E⟩ = coth .
2 2kB T
(coth est la cotangente hyperbolique). On donne :
∞
X 1
ne−αn = , pour α > 0.
n=0
4 sinh2 α
2
3. Évaluer la capacité thermique molaire CV,m du solide.
4. Quelle est la limite de Cv,m à haute température ? Quelle loi retrouve-t-on ?
5. Quelle est la limite de Cv,m à basse température ? Commenter.
6. Tracer l’allure de Cv,m en fonction de T .
Exercice 10 : Inversion de population
Le principe fondamental d’un LASER repose sur l’émission stimulée de photons lors de la transition atomique
du niveau d’énergie E2 = ϵ vers le niveau d’énergie E1 = 0 avec ϵ > 0 : à partir d’un photon d’énergie ϵ,
on obtient deux photons ayant exactement les mêmes caractéristiques (même fréquence, même phase, même
polarisation – on parle alors de photons « jumeaux »). On considère ici un ensemble de N atomes pouvant
exister dans l’un ou l’autre de ces deux états d’énergie E1 = 0 ou E2 = ϵ.
N2
1. Expliquer en évaluant numériquement le rapport des populations des deux niveaux dans quel état on
N1
est susceptible de trouver le système à l’équilibre thermodynamique à la température T .
2. Les deux phénomènes d’émission stimulée et d’absorption sont en fait en compétition et sont gouvernés
par les deux équations d’Einstein :
dN1
= −αN1
dt abs
dN1
= +αN2
dt spont
où α > 0. Expliquer en quoi le fonctionnement d’un LASER doit reposer sur une « inversion de popula-
tion ». Un LASER peut-il fonctionner à l’équilibre thermodynamique ?
Exercice 11 : Capacité thermique de H2 gazeux
On s’intéresse à la capacité thermique du dihydrogène H2 lorsqu’il est gazeux. On rappelle que h = 6, 626.10−34 J.s,
h
ℏ= et kB = 1, 381.10−23 J.K −1 .
2π
1. L’écart entre deux niveaux d’énergie de translation d’une molécule H2 est de l’ordre de grandeur de
h2
∆trans = , où m1 = 3, 345.10−27 kg est la masse de la molécule et L0 la taille du récipient dans
m1 L20
∆trans
lequel le gaz est contenu. Calculer Θtrans = pour une valeur réaliste de L0 . Conclure quand à
kB
l’utilisation du théorème d’équipartition de l’énergie pour les degrés de liberté de translation.
2. La distance entre les deux noyaux d’hydrogène dans la molécule de H2 est a = 74, 14 pm.
(a) Le moment d’inertie de la molécule par rapport à un axe perpendiculaire à l’axe des noyaux est
1
I ≃ m1 a2 . Calculer numériquement I.
4
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(b) Rappeler les expressions du moment cinétique L et de l’énergie cinétique Ec d’un solide en rotation
autour d’un axe fixe en fonction de son moment d’inertie I et de sa vitesse de rotation ω. En déduire
une expression de Ec en fonction de L et I uniquement.
(c) En mécanique quantique l’expression précédente reste valable et le moment cinétique est quantifié :
les valeurs possibles de L2 sont l(l + 1)ℏ2 où l est un entier positif ou nul.
Exprimer le plus petit écart ∆rot entre deux niveaux d’énergie de rotation de la molécule d’hydrogène
en fonction de ℏ2 et I.
∆rot
(d) Calculer numériquement Θrot = .
kB
3. On s’intéresse aux mouvements de vibration de la molécule. On note r la distance entre les deux noyaux
d’hydrogène qui n’est plus nécessairement égale à a. L’énergie potentielle de déformation de la molécule
est modélisée par Ep = E0 e−2α(r−a) − 2e−α(r−a) + 1 avec E0 = 7, 716.10−19 J et α = 2, 002.1010 m−1 .
1
L’énergie cinétique de vibration est Ec = m1 ṙ2 .
8
(a) Tracer la courbe donnant Ep en fonction de r.
(b) On s’intéresse à des petites vibrations pour lesquelles α(r − a) ≪ 1. Trouver l’expression de la
1
constante k telle que Ep ≃ k(r − a)2 . Calculer numériquement k.
2
(c) Exprimer l’énergie mécanique de vibration en fonction de u = r − a et u̇. En déduire l’expression de
la fréquence ν de vibration. Calculer numériquement ν.
1
(d) En mécanique quantique les niveaux d’énergie de vibration sont n + hν, où n est un entier.
2
Exprimer le plus petit écart ∆vib entre deux niveaux d’énergie de vibration. Calculer numériquement
∆vib
Θvib = .
kB
4. Estimer la capacité thermique du dihydrogène aux températures suivantes : 10 K, 102 K, 103 K, 104 K.
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