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Prenez la parole en public
6 heures Facile
Mis à jour le 18/02/2022
Préparez votre intervention
Bravo ! Vous avez réussi cet exercice !
Compétences évaluées
Adapter votre discours en fonction du contexte de votre intervention
Mobiliser les techniques de storytelling pour construire un contenu
Visualiser et mémoriser un contenu grâce au mind mapping
Description
Votre amie Sarah travaille comme UX designer dans une agence de communication. Son responsable lui
a annoncé qu'elle prendra la parole à la fin de la semaine afin de présenter son dernier projet : un
nouveau parcours utilisateur pour le site web d’une banque.
Vous lui proposez de l’accompagner dans la préparation de cet évènement.
Question 1
Sarah se sent stressée par sa future présentation. Elle vous annonce qu’elle « n’a
jamais fait ça ». Vous la rassurez en lui expliquant que pour être une bonne oratrice,
elle doit :
Réciter son texte avec application.
Avoir confiance : elle a la chance d’être extravertie.
Miser sur sa personnalité, son style et son originalité
Éviter de se préparer pour rester spontanée.
Pour être un bon orateur, il faut miser sur sa personnalité, son style et son originalité ! Il faut être
authentique pour toucher et capter l’auditoire.
En essayant d’être parfaite et en récitant son texte, Sarah perdra en naturel et en impact.
Dans tous les cas, la prise de parole en public n’est pas innée. Elle s’apprend et se prépare.
Question 2
Sarah maîtrise son sujet. Elle a d’ailleurs déjà eu l’occasion de présenter son projet
devant son responsable et ses collaborateurs. Elle vous confie : « J’ai beaucoup de
matière, mais je ne sais pas par quoi commencer ». Que lui conseillez-vous de faire en
premier lieu ?
D’ouvrir le PowerPoint de la présentation précédente pour l’adapter à cette nouvelle mission.
De faire une liste détaillée du contenu de sa présentation pour évaluer la quantité d’informations
qu’elle compte délivrer.
De se lancer à l’oral devant vous pour vérifier de quoi elle se souvient et dédramatiser la
situation.
De prendre connaissance du contexte pour mieux définir l’objectif de cette prise de parole.
Pour préparer sa présentation, Sarah doit d’abord prendre connaissance du contexte afin de définir
l’objectif de sa prise de parole. L’objectif premier d’une prise de parole n’est jamais de « dire », mais
plutôt de « communiquer », et pour cela, il faut prendre en compte le contexte, les objectifs, et adapter
ses connaissances en fonction.
Tant que le contexte n’est pas clair, Sarah ne sera pas en mesure d’adapter sa présentation.
Question 3
Sarah a noté les informations clés de son intervention : Qui ? Quoi ? Comment ?
Pourquoi ? Elle doit maintenant réfléchir à l’angle de son intervention. Que lui
conseillez-vous ?
Attention, plusieurs réponses sont possibles.
D’identifier le message qu’elle souhaite faire passer.
De réfléchir aux motivations du client.
De faire une “mind map”.
D’imaginer une anecdote qui accrochera l’audience.
Pour trouver l’angle de son intervention, Sarah doit identifier le message qu’elle souhaite faire passer en
se demandant ce que l’auditoire devra connaître à la fin de sa présentation. Identifier les motivations du
client l’aidera à structurer sa présentation en prenant en compte à la fois ses besoins et ceux du client.
En revanche, inutile de faire une mind map ou d’imaginer une anecdote tant que l’angle de la
présentation n’est pas trouvé.
Question 4
Vous conseillez à Sarah d’avoir recours à du storytelling pour rendre sa présentation
plus attrayante. Elle vous répond : « Je ne me vois pas trop raconter des histoires !».
Que lui répondez-vous pour justifier votre proposition ?
Que sans images, il est impossible de comprendre une idée.
Que le cerveau ne peut enregistrer les informations que si elles sont présentées dans un ordre
précis.
Qu’on retient beaucoup mieux ce qui nous touche.
On retient mieux une histoire qu’un concept, parce qu’on retient mieux ce qui nous touche ! La mémoire
est intimement liée aux émotions, et rien de mieux qu’une histoire pour marquer les esprits.
On retiendra plus facilement des éléments qui nous concernent ou qui nous touchent, et ce, quelle que
soit la structure du message. Sarah doit utiliser une structure qui met l’emphase sur ce qu’elle souhaite
transmettre.
Question 5
« D’accord, tu m’as convaincue. Mais quelle est la recette d’un bon storytelling ? »
Quels ingrédients conseillez-vous à Sarah de mettre dans son histoire ?
Attention, plusieurs réponses sont possibles.
Un héros
Une situation initiale
Une quête
Des adjuvants
Un objet
Une situation de résolution
Des opposants
Les ingrédients de toutes les bonnes histoires sont toujours les mêmes : le héros, la quête, des
adjuvants, un objet et des opposants.
Une situation initiale et une situation de résolution constituent, quant à eux, une partie de la structure
de votre contenu.
Question 6
Sarah est satisfaite du squelette de sa présentation. Il lui faut maintenant étoffer et
développer le fil conducteur. Avec quels éléments lui conseillez-vous d’agrémenter
son discours ?
Attention, plusieurs réponses sont possibles.
Des anecdotes
Des termes techniques
Des citations
Des exemples
Des chiffres clés
Des digressions
Sarah peut agrémenter son histoire avec des anecdotes, des citations, des exemples et/ou des chiffres
clés : c’est ce que retiendra l'auditoire en priorité.
En revanche, les termes techniques et les digressions risquent de lui faire perdre l’attention de son
auditoire.
Question 7
Sarah a peur de perdre le fil de sa pensée pendant sa présentation. Vous lui conseillez
de faire un mind mapping. Elle connaît bien le concept d’arborescence, mais vous
demande quand même des conseils sur la construction de sa mind map. Que lui
recommandez-vous ?
De faire sa mind map sur un petit calepin pour la garder sous la main
De faire sa mind map avec des Post-it, en écrivant un mot clé par Post-it
De placer le point de départ de la mind map en bas, à la racine de l’arbre
Pour réussir sa mind map, Sarah doit utiliser des Post-it et noter une idée par Post-it pour gagner en
clarté. Pour être efficace, une mindmap doit être visualisable d’un seul coup d'œil, ce qui n’est pas
possible avec un petit calepin. Enfin, le point de départ de la mind map doit être placé à gauche pour
conserver le sens de la lecture.
Structurez votre contenu comme un pro Maîtrisez votre langage corporel
Les professeurs
Laurène Castor
Learning Designer, Enseignante et Mentor chez OpenClassrooms
Stéphane Bonneville
Coach en communication orale et média training de managers, cadres, professeurs, et
étudiants depuis plus de 10 ans.
Lélia Nevert
Lélia Nevert est PhD en communication et formatrice en prise de parole. Elle travaille aussi
comme comédienne, animatrice et productrice.
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