Ecole nationale d’ingénieurs Département génie
De Monastir énergétique
TPE transfert conductif
Realisé par :
Fares ben hassen
Sarra gouddi
Abdelhedi houidi
Abdellahi mein
Introduction générale
La conduction (ou transfert conductif), correspond au transfert de chaleur direct entre
des matières en contact. La conduction thermique est un terme spécifique aux
solides. C’est un transfert thermique direct au sein d’un milieu matériel (par
propagation de proche en proche).
En effet, Toute matière est composée d'atomes (qui font éventuellement partie de
molécules) et ces atomes ne sont jamais totalement fixes : ils vibrent et ces
vibrations peuvent se transmettre de proche en proche aux atomes voisins et c'est ce
1
phénomène qui correspond à un transfert de chaleur par conduction. La chaleur est
ainsi transmise des particules les plus agitées (celles qui ont donc la température la
plus élevée) vers les particules les moins agitées (celles qui ont la température la
plus faible).
D’autre part, les ailettes sont des composants qui sont utilisées d’une façon
courantes dans l’industrie, et qui mettent en évidence ce type de transfert de
chaleur, c’est pourquoi ce TPE est sur :
• Les ailettes et spécialement les applications aux échangeurs de chaleur.
• Une analyse numérique et analytique sur un exemple d’une ailette.
(ailette homogène isotrope 2D).
Table de matières :
Partie 1. Ailettes et applications aux échangeurs de chaleurs………………….…5
A. Généralités sur les ailettes………………………………………………………………………………………..6
1. Définition d’une ailette……………………………………………………………..……………………………..6
2. Différents types d’ailettes ………………………………………………………………………………………..6
2.1. Ailettes continues …………………………………………………………………………….…………….6
2.2. Ailettes indépendantes……………………………………………………………………………………7
3. Efficacité de l’ailette………………………………………………………………………………………..……….9
B. Effet des différents paramètres …………………………………………….……………………………….9
2
1. Effet de la géométrie d’ailette ……………………………………………..………………………………..10
1.1. Ailettes continues …………………………………………………………………………………………10
1.2. Ailettes annulaires………………………………………………………………….……………………..10
1.2.1. Ailettes annulaires planes………………………………………………………………………10
1.2.2. Ailettes annulaires elliptiques ………………………………………………………………..11
1.3. Ailettes dentelées …………………………………………………………………………………………12
2. Effet de diamètre extérieur des tubes…………………………………………………………………….13
3. Effet de nombre de rangées……………………………………………………………………………………14
4. Effet de l’espacement entre ailettes…………………………………………………………..…………..16
5. Effet du matériau et de l’épaisseur des ailettes……………………………….……………………..18
6. Effet de l’espacement entre tubes ………………………..……………………………………………….18
C. Ailettes : applications aux échangeurs de chaleur…………………………………………………19
1. Définition d’un échangeur………………………………………………………………………………….…..19
2. Mode de transfert…………………………………………………………………………………………………..19
3. Echangeurs à ailettes…………………………………………………………………………….………………..20
3.1. Définition……………………………………………………………………….……………………………..20
3.2. Domaines d’applications……………………………………….……………………………………….20
3.3. Construction et fonctions…………………………………………………………..………………….20
3.4. Matériaux………………………………………………………………………………….…………………..21
4. Types particuliers des échangeurs à ailettes …………………………………….…………………….21
4.1. Type FLNB……………………………………………………………………………………….…………….21
4.2. Type LK……………………………………………………..…………………………………………………..22
4.3. Type LBD…………………………………………………………………………..…………………………..22
4.4. Type LBF………………………………………………………………………………………….…………….23
4.5. Type LBW…………………………………………………………………………………..………………….23
4.6. Type KKG……………………………………………………………………………………………………….24
D. Références bibliographiques……………………………………….……………………………………….25
Partie II……………………………………………………………………………………………………….26
1. Méthode numérique…………………………………………………………..………………………………….27
3
1.1. Méthodes des différences finies……………………………………………….……………………27
1.2. Calcul de flux et de rendement……………………………………………..……………………….29
2. Méthode analytique……………………………………………………………………………………..………..30
4
P a r t i e I : Ailettes et
application aux
échangeurs de chaleur
A - Généralités sur les ailettes :
1 - Définition d’une ailette :
Une ailette est un dispositif thermique visant à augmenter la surface de contact avec un
fluide extérieur pour augmenter les échanges convectifs, et donc le transfert de chaleur. La
chaleur se propage par conduction à travers l’ailette qui est refroidi ou réchauffé (par
convection) par le fluide environnant.
D'une autre parte, l’ailette permet aussi de crées des perturbations et de la turbulence au
niveau de l’écoulement du fluide entourant l’ailette (elle permet d’augmenter le niveau de la
turbulence dans la couche limite), donc elle permet d'intensifie le transfert convectif dans la
5
partie extérieur de l'ailette. Elle est utilisée, en particulier, dans les échangeurs industries, les
radiateurs de véhicules, de chauffage central, le refroidissement des composantes
électroniques, etc.
2 - Différents types d’ailettes :
Les différents types d'ailettes sont regroupés en deux grandes parties : Ailettes continues &
Ailettes indépendantes.
Les ailettes continues sont souvent utilisées dans les échangeurs de chaleur employés dans
l'habitat, tandis que les échangeurs de chaleur industriels ont plutôt des ailettes
indépendantes. Dans chacun de ces parties, on distingue plusieurs catégories d’ailettes
entrant dans la conception des échangeurs de chaleur industriels.
2.1 - Ailettes continues :
Les ailettes continues sont traversées par plusieurs tubes, de forme généralement
rectangulaire, elles sont souvent fabriquées par emboutissage puis fixées par dilatation des
tubes. Un collet fixe l’écartement entre les ailettes, elles peuvent être planes ou ondulées.
L’ondulation provoque une perturbation de l’écoulement qui améliore l’échange thermique.
Les trois principaux types d’ailettes sont les ailettes plans et lisses, les ailettes ondulées et les
ailettes persiennes.
6
* Les ailettes planes et lisses : constituent les géométries les plus couramment utilisées
grâce à leur simplicité. Dans ce cas, le pas d’ailettes est généralement compris entre 1 et 8.7
mm, les tubes qui les traversent ont des diamètres variant entre 6 et 13 mm.
* Les ailettes ondulées : sont caractérisées par des ondulations régulières qui permettent
une augmentation significative du coefficient convectif d’échange de chaleur. Ces ailettes
sont, de nos jours, couramment utilisées et font l’objet de nombreuses publications sur
l’évaluation expérimentale de leurs performances thermo aérauliques. Cependant, elles
accroissent les pertes de charge [13]. Les ailettes persiennes : sont des géométries très
complexes mais permettent un gain significatif du coefficient d’échange thermique. Elles
sont cependant pénalisantes en termes de perte de charge et sont sujettes à l’encrassement.
Il n’existe que très peu de travaux publiés sur les ailettes persiennes malgré leur large
utilisation notamment dans les radiateurs automobiles du fait de leur complexité [13].
2.2 - Ailettes indépendantes
Les ailettes indépendantes ou annulaires sont traversées par un seul tube (Figure 1.8). Elles
peuvent être pleines ou segmentées.
Dans les ailettes indépendantes, on distingue deux catégories essentielles : ailettes
transversales et longitudinales.
7
* Ailettes transversales :
Ailettes transversales généralement en forme carrée, rectangulaire, circulaire, elliptique, etc.
peuvent être constituées de différents types :
- Ailettes annulaires, en principe des ailettes pleines.
- Ailettes hélicoïdale (spiralée), pleine ou segmentée, bien adaptée aux grandes longueurs de
tubes. Elle est généralement obtenue par enroulement d’un ruban serti ou soudé sur le
tube. Si la hauteur de l’ailette est grande devant le rayon du tube, l’ailette est segmentée.
8
* Ailettes longitudinales : Elles sont disposées suivant l’axe des tubes (Figure1.10); elles
peuvent être situées à l’intérieur ou à l’extérieur des tubes. Pour améliorer le transfert de
chaleur, elles sont quelques fois localement torsadées.
3 - Efficacité de l'ailette
L'efficacité d'une ailette est définie comme étant le rapport de la puissance thermique
réellement échangée par l'ailette à la puissance thermique théorique qu'elle serait capable
d'échanger si toute la surface de l'ailette est à la température de sa base [15]. L’efficacité
d’une ailette est comprise entre 0 et 1. Elle est donné par :
B - Effet des différents paramètres :
Dans cette partie nous avons présentés quelques travaux de recherche concernant l’étude
de l’effet des paramètres géométriques sur les caractéristiques de transfert e chaleur et des
pertes de pression d'un échangeur de chaleur de tube à ailettes. Les différents paramètres
géométriques définissants un échangeur de chaleur ont été présentés sur la figure (1.11).
9
1 - Effet de la géométrie d'ailette :
L'addition des ailettes conduite à une augmentation du prix des échangeurs, leur poids et la
puissance de pompage du fluide requise dans le cas de la convection forcée. Pour cette
raison, il existe de nombreuses recherches dans la littérature sur l'optimisation des profils
d'ailettes.
1.1 - Ailettes continues :
Nous retrouvons dans la littérature plusieurs travaux concernent les ailettes continues.
Wang et al. (1996) ont conduit une étude expérimentale sur 15 modèles d'échangeurs de
tubes à ailettes planes. Les auteurs analysent et comparent l'effet des différents
paramètres géométriques, y compris le nombre de rangée et l'espacement entre tubes .
Une étude expérimentale suivie d'une simulation numérique a été effectuée par Xie et al.
(2009) pour analyser l'effet des différents paramètres géométriques sur le fonctionnement
d'un échangeur à ailettes planes. Le nombre de Reynolds est varié dans l'intervalle (300 ≤
Re ≤ 7500) .
1.2 - Ailettes annulaires :
Dans cette partie du travail, nous donnons un aperçu général sur les différentes géométries
de ce type d'ailettes. Il existe principalement deux configurations de l'ailette annulaire :
1.2.1. Ailettes annulaires planes : La sélection d'un type particulier d'ailette annulaire
dépend principalement de leur géométrie.
10
Mokheimer (2002) a étudié l'effet de variation du coefficient de transfert thermique local sur
l'efficacité d'une ailette annulaire avec différents profiles: rectangulaire, triangulaire,
concave parabolique et convexe parabolique. L'étude montre que l'écart entre l'efficacité
d'ailette déterminée avec un coefficient d'échange thermique constant et celle basée sur un
coefficient d'échange variable augment avec le rapport des rayons d'ailette et une variable
adimensionnelle (qui dépend de la variation locale du coefficient de transfert thermique ).
Leonid et al. (2003) ont présenté une étude analytique pour trouver un volume minimal
d'ailette de refroidissement en tenant compte de la longueur de l'arc. Le volume optimal de
l'ailette circulaire trouvé, dans cette étude, est 6,21 à 8 fois plus petit que la forme
parabolique optimale donnée par Schmidt. L'ailette optimale circulaire tend à être plus
courte et a une longueur de sa base supérieure à l'ailette de Schmidt [19]. Une étude
expérimentale de l'effet de la perforation des ailettes circulaires sur la performance
thermique et dynamique d'un échangeur de chaleur a été réalisée par Lee et al. (2012). Ils
montrent que le coefficient de transfert de chaleur convectif à côté de l'air augmente de
3,55% et 3,31% pour respectivement 2 et 4 trous. Ces augmentations ont été suivies par une
augmentation de la chute de pression de 0,68% et 2,08%, respectivement .
1.2.2. Ailettes annulaires elliptiques :
Jang et al. (1998) ont étudié numériquement et expérimentalement le comportement du
fluide et du transfert thermique sur des ailettes elliptiques situées dans un faisceau de
quatre rangées de tubes qui sont aussi elliptiques. Pour les deux arrangements des tubes, les
résultats trouvés montrent que le coefficient de transfert thermique moyen pour les tubes à
ailette elliptique était de 35–50% plus grand que celui de la forme circulaire, tandis que la
chute de pression pour les tubes elliptiques est inferieure de 25-30% par rapport à la
configuration circulaire. A la fin, les auteurs concluent que le rapport du coefficient
d'échange thermique sur la chute de pression de la géométrie elliptique est 1,5 fois celui de
la forme circulaire .
Dans cette tendance, Kundi et al. (2007) ont résolu l'équation gouvernant la conduction de la
chaleur à travers des ailettes annulaires circulaires et elliptiques, en considérant un
coefficient d'échange convectif uniforme le long de la surface d'ailette. L'étude montre que,
pour une restriction d'un côté de l'ailette, la chaleur dissipée par les ailettes elliptiques est
très inférieure à celle cédée avec l'ailette excentrique. Cependant, pour une restriction de
l'espace des deux côtés, l'ailette elliptique a un très bon taux de transfert thermique par
rapport à celui de l'ailette circulaire.
L'avantage de choisir une ailette elliptique au lieu d'une ailette circulaire est la performance
élevée avec un volume particulier du premier type.
11
1.3 - Ailettes dentelées :
Dans le cadre de l'amélioration de la performance thermique et dynamique des ailettes
annulaires, plusieurs chercheurs se sont intéressés à la géométrie dentelée d'ailettes.
L'efficacité des ailettes dentelées a été analysée théoriquement par Kenichi et al. (2010), en
utilisant un modèle analytique simplifié avec deux prétentions : coefficient d'échange
thermique uniforme sur la surface d'ailettes et isolation thermique de l'extrémité de la
section segmentée.
Dans un faisceau de trois rangées de tubes, Lemouedda et al. (2011) ont effectué une étude
numérique comparative des performances thermiques pour deux types d’ailettes dentelées
différents (Figue 1.13). La première partie d'étude compare la performance thermique des
tubes à ailettes avec et sans dentelures. La deuxième partie concerne l'effet du vrillage de la
partie extérieure d'ailette sur la performance des tubes à ailettes dentelées.
12
Une étude expérimentale a été réalisée par Ma et al (2012), pour caractériser le transfert
thermique et les pertes de charge des faisceaux de tube à ailettes dentelées en disposition
quinconce. Il ont conclu que le pas transversal de tubes a un effet négligeable sur le transfert
thermique. Cependant, la variation du pas longitudinal de tubes a des effets important sur le
transfert thermique et la chute de pression.
2 - Effet de diamètre extérieur des tubes :
S. L. Jameson (1945) montre que le débit change lorsque le diamètre du tube varie et, par
conséquent, la vitesse à la section transversale la plus étroit est augmentée. D'une autre
parte, les résultats de cette étude montrent que la zone de recirculation derrière le tube est
également augmenté .
Avec deux rangées de tubes à ailettes plaques planes, Torikoshi et al. (1995) montrent
qu'il n'y a pas un effet significatif du changement de diamètre des tubes sur le coefficient
de transfert thermique moyen . Avec des petits diamètres des tubes, Wang et al. (2000)
ont montré expérimentalement que l'effet du diamètre des tubes sur la performance
thermique et dynamique d'un échangeur de chaleur est très lié au pas d'ailettes. Cependant,
la chute de pression pour dt=10,23 mm est 5-15% plus grande que celle de dt=8,51 mm .
Mon (2003) a étudié l'effet du diamètre des tubes sur les caractéristiques dynamiques et
thermiques d'un faisceau de quatre rangées à ailettes circulaires pour un nombre de
Reynolds (8,6×103≤ Re ≤4,3×104). Il trouve que pour les deux types d'arrangement des tubes
et sous un rapport fixe, le coefficient du transfert thermique et les pertes de charges sont
diminuées avec l'augmentation du diamètre des tubes, tandis que l'efficacité de l'ailette est
augmentée (voir la figure (1.14)) .
Quantitativement, les résultats trouvés montrent qu'une augmentation de diamètre de tube
de 13,59mm à 24mm résulte une diminution de la chute de pression de 66,7% pour
l'arrangement alignée et de 61,1% pour l'arrangement quinconcé.
13
Xie et al. (2009) effectuent une analyse numérique sur un modèle d’échangeur avec trois
rangées de tube à ailettes plaques planes, et montre l’effet du diamètre de tube sur les
caractéristiques de transfert thermique et de l'écoulement. Le diamètre de tube est varié de
16 à 20 millimètres. On peut voir que le nombre de Nusselt Nu et le facteur de frottement
augmentent avec l’augmentation du diamètre du tube. Cependant, le coefficient de
transfert de chaleur et la chute de pression sont diminués avec l’augmentation du
diamètre du tube (voir la figure 1.15) .
3 - Effet du nombre de rangées :
Rich (1975) ont effectué des tests expérimentaux sur quatorze modèles d’échangeur de
chaleur, il ont trouvé que la chute de pression ne dépend pas du nombre de rangées des
tubes . Les résultats montrent également qu'il y a une décroissance du taux de transfert de
chaleur si le nombre de rangées de tubes N croit pour des faibles nombres de Reynolds.
Toute fois, pour des forts nombre de Reynolds une légère augmentation du transfert de
chaleur est constaté lorsque N est grande .
Jang et al. (1996) affirment aussi par une étude numérique en 3D, que le transfert
thermique est indépendant du nombre de rangées de tubes, mais seulement si ce dernier
est supérieur à quatre. Cependant, le coefficient de transfert thermique et le facteur
de frottement pour l’arrangement quinconce sont respectivement (15-27%) et (20-25%)
plus supérieur à celui de l’arrangement en ligne .
Wang et al. (2000) indiquent que le coefficient d'échange thermique est diminué avec
l'augmentation du nombre de rangées [34]. Yan et Sheen (2000) ont remarqué que, à base
nombre de Reynolds, le facteur de colburn décroit quand N croit, cependant à forts nombre
14
de Reynolds l’effet de N est négligeable. Par contre, aucune influence sur le facteur de
frottement n’a été remarquée quelque soit le nombre de Reynolds .
Xie et al.(2009) réalisent une simulation numérique en trois dimensions basées sur
l’algorithme SIMPLE en coordonnées cartésiennes, pour voir l’influence du nombre de
rangées sur un transfert thermique laminaire. La figure ci-dessous (1.16) donne la
variation du nombre de Nusselt et le facteur de frottement en fonction du nombre de
Reynolds et pour un nombre de rangées allant de 2 jusqu’à 7 .
Les auteurs ont remarqué, que les caractéristiques du transfert de chaleur et de la chute de
pression sont indépendants du nombre de rangées quand (N≥6). Dans la même étude, les
chercheurs comparent les isothermes pour (N=2 et N=7). Ils trouvent qu'un plus grand
gradient de température existe autour des tubes pour (N=2) que pour (N=7), indiquant un
plus grand flux thermique entre les tubes et le fluide extérieur. Le faible gradient de
température autour les trois dernières tubes pour (N=7) est dû principalement à la zone
morte d’écoulement composée après chaque tube, ce qui réduit de façon non négligeable le
taux de transfert thermique.
15
4 - Effet de l'espacement entre ailettes :
Historiquement, il existe plusieurs travaux expérimentaux et numériques, dont le but est de
voir l'influence de l'espace entre les ailettes sur l'efficacité de l'échangeur de chaleur
Ward et Young (1959) ont montré que la chute de pression diminue lorsque l’espacement
des ailettes passe de 201,97 à 407,87 ailettes par mètre .
En 1973, Rich a étudié l’influence de l’espacement des ailettes sur le coefficient de
transfert de chaleur à partir des résultats expérimentaux sur huit échangeurs à quatre
rangées de tubes. Il a conclut que le coefficient de transfert est indépendant du pas
d’ailettes, en parallèle, il corrèle le facteur de Colburn au nombre de Reynolds .
Zhukauskas (1974) a trouvé que le coefficient de transfert de chaleur augmente lorsque
l’espacement est élevé à 6mm. Une augmentation supplémentaire de l'espacement des
ailettes (avec un intervalle du nombre de Reynolds de 4,8 104 à 7,6 105) ne change rien le
taux de transfert thermique .
Les étude expérimentales de Rabas et Taborek (1987) montrent que le coefficient de
transfert thermique pour un espacement étroit enter les ailettes est plus fort que le
coefficient correspondant à un espacement plus grand en raison de la variation d'épaisseur
de la couche limite].
En 2003 Mon et Gross, ont effectué des simulations numériques en trois dimensions sur un
modèle d’échangeur de chaleur, tubes à ailettes annulaire, avec quatre rangées de tubes .
La variation du coefficient de transfert thermique et de la chute de pression en fonction du :
rapport pas d’ailettes sur leur hauteur, nombre de Reynolds et le type d’arrangement des
tubes, sont présentés dans la figure ci-dessous.
16
Dans le cas de l’arrangement en quinconce, on remarque que le coefficient de transfert
thermique augmente jusqu'à la valeur (S ⁄ hf =0,32), puis il reste presque constant avec
une certaine tendance à diminuer (environ 1,4%). Par contre, dans le cas de l’arrangement
en ligne des tubes, le coefficient de transfert de chaleur est augmenté dans tous les cas
considérés avec l’augmentation du rapport (S ⁄ hf ). Dune autre parte, pour les deux types
d’arrangement, la chute de pression diminue avec l’augmentation du rapport S ⁄ hf où
les interactions des couches limites entre les ailettes sont réduites et même aussi les pertes
par frottement .
En 2009, Xie et al. ont réalisé une investigation numérique en trois dimensions sur un
modèle d’échangeur thermique avec trois rangées de tubes à ailettes planes continues et
sous un nombre de Reynolds Re = 3000. Le pas d’ailettes varie de 1,5 à 4,5 mm . L’effet du
pas d’ailettes sur le nombre de Nusselt et le facteur de frottement est présenté dans la
figure ci-dessous.
De la figure, on peut voir clairement qu’avec l’augmentation du pas d’ailettes,
en parallèle, on a une diminution considérable du nombre de Nusselt et du facteur de
frottement, c’est-à-dire, une augmentation de taux de transfert thermique et de la chute de
pression avec la diminution du pas d’ailettes. Cela peut être expliqué comme suite : la
diminution de l’espace entre les ailettes signifie la diminution de la largeur du tunnel de
passage d'écoulement, ce qui conduit à un gradient de vitesse et de température plus
élevé, et par conséquent, au transfert de chaleur et une chute de pression plus grande.
Chen et Lai (en 2012) ont utilisé le schéma numérique inverse en combinaison avec les
mesures expérimentales des températures pour étudier l'effet du pas d'ailettes sur le
coefficient de transfert thermique moyen. La vitesse d'écoulement est variée entre (0,5 et
1,5 m/s). L'étude est réalisée sur un faisceau avec deux rangées de tubes (en arrangement
en quinconce) à ailettes plaques planes, continues, en position verticale.
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Les résultats trouvés montrent que le coefficient d'échange thermique augmente avec
l'augmentation du pas d'ailettes et de la vitesse d'écoulement jusqu'au pas optimum
d'ailettes (S = 15 mm), où il reste par la suite constant.
Watel et al (en 1999) ont étudié l’influence de la vitesse d’écoulement et de l'espacement
des ailettes sur le transfert de chaleur par convection forcée à partir d'un seul tube à ailettes
annulaires. Ils ont trouvé que pour un nombre de Reynolds fixe, la réduction de
l'espacement des ailettes conduit à une diminution du transfert de chaleur .
5 - Effet de matériau et de l’épaisseur des ailettes :
Ward et Young (1959) ont constant que le nombre de Nusselt augmente avec l’épaisseur
d’ailette . Cependant, Briggs et Young.(1959) ont obtenu des résultats opposés en montrant
que le coefficient de transfert de chaleur est indépendant de l’épaisseur d’ailette, ce
coefficient diminue quand l’épaisseur de l'ailette augmente .
Wang et al (1996) ont rapporté que l'espacement entre-ailettes a un effet négligeable sur le
coefficient de transfert de chaleur, et que les facteur de frottement et de colburn sont
indépendants de l’épaisseur d’ailette .
Abu-Madi et al (1998) ont trouvé un faible augmentation du transfert de chaleur lorsque
l'épaisseur d'ailette diminue .
6 - Effet de l'espacement entre tubes :
Indépendamment de l'effet de diamètre des tubes, l'intensité de turbulence à l'intérieur du
faisceau dépend de l'espacement longitudinal et transversal des tubes et de la vitesse d'air.
Pour des arrangements équilatéraux des tubes, Briggs et Young (1963) ont effectué des
essais pour deux espacements différents de tube. Les résultats trouvés montrent que
l'échange thermique reste presque identique dans les deux cas. Toutefois, la chute de
pression augmente quand l'espacement entre les tubes est changé de 11.0 mm à 27.4 mm.
Mirkovic (1974) indique que les nombres de Nusselt et d'Euler augmentent parallèlement
avec l'augmentation du pas transversal des tubes. En outre, l'auteur montre que
l'agrandissement de l'espacement longitudinal des tubes, pour l'arrangement décalé,
diminue les nombres du Nu et d'Eu .
18
C - Ailettes : Application aux échangeurs de chaleurs :
1 - Définition d’un échangeur :
Un échangeur de chaleur est un système servant à transférer de l'énergie thermique d'un
fluide vers un autre, sans les mélanger. Le flux thermique traverse la surface d'échange qui
sépare les fluides.
La plupart du temps, on utilise cette méthode pour refroidir ou réchauffer un liquide ou un
gaz qu'il est impossible ou complexe de refroidir ou chauffer directement, par exemple l'eau
d'un circuit primaire de refroidissement, d'une centrale nucléaire.
L'échangeur de chaleur le plus commun est celui à plaques. De nouveaux échangeurs à fils fins
permettent des échanges eau/air à particulièrement faibles écarts de température en
chauffage ou refroidissement.
Un échangeur de chaleur - système dans lequel se réalise un transfert thermique entre deux
milieux dû à une différence de température entre les milieux. Dans les maisons à
particulièrement basse consommation énergétique ou à énergie positive, un dispositif de
ventilation à double flux peut intégrer un échangeur réchauffant l'air entrant avec les calories
prélevées dans l'air sortant.
2 - Mode de transfert :
-À courant parallèle : les deux fluides sont disposés parallèlement et vont dans le même sens.
-À contre courant : idem, mais les courants vont dans des sens opposés.
-À courant croisé : les deux fluides sont situés perpendiculairement.
-À tête d'épingle : un des deux fluides fait un demi-tour dans un conduit plus large, que le
deuxième fluide traverse. Dans cette configuration, nous pouvons comparer ce dernier à un
échangeur à courant parallèle sur une distance identique à la moitié de l'échangeur, et pour
l'autre moitié à un échangeur à contre courant.
-A contact direct ou à mélange : les deux fluides peuvent être mis en contact comme c'est le
cas dans les tours de refroidissement, l'air chaud monte de bas en haut dans une grande tour
et des buses projetant de l'eau froide sortent des parois donnant la possibilité ainsi de refroidir
l'air.
Exemples :
• Echangeur thermique par surface.
• Echangeur thermique avec des fluides en contact direct.
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3 – Echangeur à ailettes :
3.1 – Définition :
Un échangeur à ailettes est un échangeur relativement simple : il consiste en un conduit
cylindrique ou rectangulaire sur lequel sont fixées des lames métalliques de différentes
formes. Le fluide de refroidissement est en général l'air ambiant.
La chaleur est transférée du fluide chaud circulant dans le conduit principal aux lames
métalliques par conduction thermique ; ces lames se refroidissent au contact de l'air.
Ce type d'échangeur est utilisé pour le chauffage dans les bâtiments : de l'eau est chauffée
dans l'installation de chauffage et circule dans des radiateurs qui sont des échangeurs à
ailettes. On utilise également ce type d'installation pour refroidir les moteurs de voiture ou
encore les moteurs en tout genre. Dans ce dernier cas, la chaleur due aux frottements et à
l'induction magnétique (cas d'un moteur électrique) est directement transférée à la
protection extérieure du moteur qui possède des ailettes fixées à sa surface.
Il peut être aussi utilisé pour refroidir et échauffer des liquides au moyen de gaz ou
inversement. L’eau, la saumure, la vapeur saturée, l’huile hydraulique, l’huile lubrifiante,
l’huile thermique, les agents réfrigérants qui condensent ou s’évaporent etc. conviennent
comme agents réfrigérants ou chauffants.
La construction en ailettes permet de ranger une grande surface extérieure active dans un
volume minime. Les différentes séries comprennent des surfaces thermo conductrices de 0.1
à 8000 m2.
3.2 - Domaines d'application :
Les échangeurs de chaleur à ailettes conviennent à des utilisations très variées et
s’emploient dans les branches les plus diverses de l'industrie, comme par exemple :
• Usines génératrices
• l’industrie mécanique
• l’industrie du papier
• l’industrie chimique
• la technologie des procédés industriels
• la technologie de l'environnement
• les techniques de chauffage et de ventilation
3.3 - Construction et fonction :
Pour l'essentiel, les échangeurs de chaleur à ailettes se composent de tubes carottiers avec
des ailettes embouties ou fixées par pression, d’une carcasse et de plusieurs collecteurs ou
boîtes déflectrices. La conduite des matériaux peut être adaptée individuellement en
fonction des caractéristiques de fonctionnement exigées. Des variations de construction
spéciales permettent de compenser également sans difficultés des dilatations thermiques
importantes des tubes. Pour les applications avec des exigences très strictes vis-à-vis de la
20
corrosion et de hautes pressions de service (jusqu'à 800 bar), on dispose de combinaisons de
matériel spéciales tube/ailettes.
3.4 – Matériaux
Les combinaisons de matériel suivantes sont possibles (matériaux spéciaux sur demande):
Tubes: cuivre, cupronickel, acier, acier inoxydable
Ailettes: aluminium, cuivre, acier inoxydable
Carcasse: aluminium, acier, acier galvanisé, acier inoxydable
4 – Modèles particuliers des échangeurs à ailettes :
4.1 - Type FLNB
Les refroidisseurs d'huile à air de la série FLNB ont été conçus selon les dernières
connaissances de la thermotechnique et se composent d’éléments en aluminium avec
carcasse/capot et ventilateur. La série standard comprend 12 types avec une puissance de
refroidissement de max. 150kW. L'application principale consiste à refroidir de retour l'huile
hydraulique, l'huile lubrifiante ou l'huile à engrenages
21
4.2 - Type LK
Les réfrigérants de retour du type LK sont utilisés la plupart du temps pour dissiper la chaleur
excédentaire dans l’air ambiant. Outre des applications dans des circuits hydrauliques
comme l’eau, la saumure etc., ce type de construction peut aussi s’utiliser comme
condenseur. La série standard comprend 24 types avec des surfaces thermoconductrices de
max. 1200 m2.
4.3 - Type LBD
Ce type est utilisé pour échauffer l’air du processus ou le gaz du processus par condensation
de vapeur saturée ou de vapeur surchauffée. Selon les exigences, on dispose de différents
matériels comme l’acier galvanisé, l’acier inoxydable etc. Des applications à hautes pressions
de service (jusqu'à 800 bar) avec les certificats d'épreuve correspondants sont également
possibles.
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4.4 - Type LBF
On utilise ce type universel d'échangeur de chaleur à ailettes pour échauffer et refroidir des
gaz et des liquides. Différentes combinaisons de matériel allant du cuivre, du cupronickel, du
laiton, de l’aluminium, à des types complètement inoxydables pour une haute résistance à la
corrosion sont possibles. Les différents éléments peuvent présenter une longueur de
construction de 8000mm
4.5 - Type LBW
La récupération de la chaleur à partir d'air vicié déjà utilisé prend de plus en plus
d’importance. La série LBW est centrée particulièrement sur l'utilisation précieuse de la
chaleur perdue. On peut ainsi utiliser même de grands courants d’air vicié à un bas niveau de
température.
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4.6 - Type KKG
Les refroidisseurs à haute pression représentent une application spéciale. Lors de la
compression de gaz naturels ou de gaz techniques, on atteint des pressions finales pouvant
aller jusqu'à 800 bar.
La série KKG permet de réaliser le refroidissement des gaz comprimés simplement et en
toute sécurité.
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D - Références bibliographiques :
[Link]
[Link]
[Link]
[Link]
Et la mémoire de l’obtention du diplôme de Master Académique sous le titre de
‘’ Etude énergétique comparative d'un échangeur de chaleur de tubes à ailettes
annulaires ‘’, élaboré par :
REZZIG Amina.
Université MOHAMED BOUDIAF - M’SILA, Algérie.
Faculté des sciences Département de Physique.
DOMAINE : Sciences de la matière
FILIERE : Physique
OPTION Physique Energétique et Energies Renouvelables
Année universitaire : 2017/2018
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PA R T I E ii :
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En fin Les résultats analytiques et numériques sont généralement
proches .
L’approximation de l’ailette est valable (Bi<0,1) ; une meilleure
superposition des résultats peut être obtenue en augmentant le
nombre de pas dans la méthode numérique.
Il est important de noter que la validation des résultats numériques
est cruciale, et cela peut être réalisé en comparant les résultats avec
des cas de référence expérimentaux ou avec d'autres méthodes
numériques bien établies.
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