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Département GTE 1ère année
Le Moteur asynchrone.
1 Présentation.
Le moteur asynchrone est de loin le moteur le plus courant dans l'industrie. Il doit son
succès à sa robustesse, sa facilité d'utilisation puisque c'est un moteur à courant
alternatif et le fait qu'il ne nécessite que peu d'entretien. Il est facilement piloté depuis
les progrès de l'électronique. Son seul défaut est sa consommation de puissance réactive
qui fait qu'on ne l'utilise que pour des puissances maximales inférieures à une dizaine de
mégawatt.
Pour des faibles puissances (<5kW), il existe en monophasé.
2 Principe de fonctionnement – Description du
moteur.
2.1 Champ tournant.
Théorème de Ferraris : Trois bobines décalées dans l'espace de 2π/3, alimentées par un
système triphasé équilibré, créent un champ tournant. Ce champ tourne à la fréquence
des tensions alimentant les trois bobines.
Chapitre 7: Le Moteur asynchrone.
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2.2 Le stator.
Le stator (la partie fixe du moteur) d'un moteur asynchrone est donc constitué
d'enroulements formant trois bobines décalées de 120°.
Si on se contente de ces trois bobines, on a réalisé un moteur bipolaire. On sait fabriquer
des moteurs multipolaires. On notera 2p le nombre de pôles du moteur. Bien entendu p
représente le nombre de paires de pôles. On appellera fréquence de synchronisme, la
fréquence de rotation du champ tournant. Cette fréquence de synchronisme sera notée
ns. Si les tensions et courants d'alimentation sont à la fréquence f, on montre que :
ns=f/p. Si le moteur est alimenté par un réseau 50Hz, nous obtenons :
p 1 2 3 4 5
ns (trs/min) 3000 1500 1000 750 600
2.3 Le rotor.
Si on place au centre d'un champ tournant une masse conductrice, elle se met en
rotation.
En effet la masse conductrice est le siège de courants de Foucault. La loi de Lentz nous
dit que ces courants vont s'opposer à cette variation de flux. Pour que le flux ne varie
plus, la masse se met en mouvement dans le même sens que le champ tournant.
Elle ne peut que tourner à une fréquence de rotation inférieure à celle du champ
tournant. En effet si elle atteignait cette fréquence de rotation, elle verrait un flux
constant et les courants de Foucault à l'origine de la rotation du moteur disparaîtraient.
Le rotor peut être un cylindre conducteur. Le plus souvent, dans le but d'améliorer le
fonctionnement du moteur, le rotor est une cage d'écureuil. On parlera alors d'un moteur
asynchrone à cage.
Chapitre 7: Le Moteur asynchrone.
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Pour des utilisations particulières, certains moteurs asynchrones ont des enroulements
dans le rotor. Ces enroulements sont reliés à l'extérieur par un système de bagues et de
balais. L'entretien de ces moteurs est plus coûteux, ils sont plus chers, aussi leur usage
est plus rare. Ce sont des moteurs à rotor bobiné.
3 Le bilan de puissance.
3.1 Le glissement.
Le rotor tourne à une fréquence de rotation n inférieure à la fréquence de synchronisme.
On appellera g le glissement avec g=(n s-n)/ns. C'est l'écart de fréquence de rotation
relatif. g peut aussi s'exprimer en fonction des pulsations.
g varie de 0 à 1, il s'exprime en général en % auquel cas il varie entre 0% et 100%.
Même si nous ne l'étudions pas ici, si nous entraînons le rotor à une fréquence n
supérieure à ns, ce qui correspond à g<0, la machine asynchrone fonctionne en
génératrice.
Les courants de Foucault qui circulent à l'intérieur du rotor sont alternatifs. Ils sont à la
fréquence nr=[Link]
3.2 Bilan de puissance.
Le principe de fonctionnement et la description de la machine synchrone font qu'on peut
considérer la machine asynchrone comme un transformateur à champ tournant. En effet,
le champ tournant créé au stator passe dans l'entrefer de la machine et provoque
l'apparition de courants au rotor. Le rotor joue le rôle du secondaire du transformateur.
On peut donc reprendre le schéma équivalent du transformateur et l'adapter à la
machine asynchrone. Si on néglige la résistance et l'inductance de fuite de l'enroulement
primaire, on obtient pour un schéma ramené au primaire :
La puissance consommée par le rotor
est représentée par r.
Chapitre 7: Le Moteur asynchrone.
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Lorsqu'on demande de la puissance à un moteur asynchrone, g augmente, le moteur
ralentit et l'intensité absorbée augmente. Toutefois dans le domaine d'utilisation normal
g reste inférieur à 10%. Cela signifie que sa fréquence de rotation ne varie que de 10%
au maximum. A vide, la puissance utile étant nulle, la fréquence de rotation du moteur
est très légèrement inférieure à la fréquence de synchronisme.
De ce schéma on peut en déduire le bilan de puissance de la machine asynchrone :
Pertes Fer au
Pertes Fer au rotor
stator Pfs Pfr 0
Puissance Puissance
Puissance transmise mécanique
absorbée au rotor : utile
Pertes Joules au Pertes Joules au
stator Pertes
rotor
mécaniques
L’essai à vide (g=0) nous permet de déterminer Xm et Rm ;
L’essai rotor bloqué (g=1), R et l.
4 Caractéristique mécanique du moteur
asynchrone.
Voici un exemple de caractéristique obtenue pour un moteur tétrapolaire 12kW.
Du schéma équivalent nous pouvons obtenir les expressions de :
La puissance transmise au rotor :
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Le moment du couple électromagnétique :
La valeur du couple électromagnétique maximal :
La valeur du couple au démarrage
En utilisation normale (hormis le démarrage), la zone utile de la caractéristique est
limitée à la zone correspondant à des g<10%.
Nous constatons que dans cette zone utile, la caractéristique mécanique peut être
considérée comme une droite.
5 Variation de vitesse des moteurs asynchrones:
fonctionnement à V/f = cte
Faire varier la vitesse, c'est, la pluspart du temps faire varier la fréquence de
synchronisme, en faisant varier la fréquence d'alimentation du moteur.
Pour un bon fonctionnement, on fait varier n tout en maintenant le rapport V/f=cste.
Dans ces conditions de fonctionnement Tem ne dépend que de la différence ns-n.
En effet en posant , on obtient :
Changer la fréquence d'alimentation n, revient passer sur une caractéristique parallèle à
la précédente.
Pour une utilisation à vitesse de rotation variable, le moteur est alimenté par un onduleur.
Les onduleurs qui alimentent les moteurs asynchrones font varier f la fréquence
d'alimentation. Ils fonctionnent à V/f constant. Ils disposent de systèmes encore plus
sophistiqués qui sont tels qu'on peut travailler à vitesse variable tout en maintenant le
couple constant.
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6 Moteur asynchrone monophasé.
Un enroulement unique alimenté en alternatif sinusoïdal crée un champ magnétique
qu’on décompose en deux champs tournant en sens inverse l'un de l’autre dont
l’amplitude est la moitié de celle du champ effectivement créé.
En première approximation, on peut admettre que le couple résultant est l’addition
des deux courbes Tem (n), un champ ayant la vitesse de synchronisme n/p,
l’autre –n/p.
On constate que le couple de démarrage est nul.
Le seul moyen d’obtenir un couple de démarrage est de fabriquer un moteur dans
lequel on trouve deux bobines au stator, décalées et alimentées par deux courants
déphasés entre eux.
On peut utiliser un moteur triphasé dont les enroulements sont naturellement décalés
entre eux.
Cdém est un condensateur de démarrage branché uniquement pendant la phase de
démarrage par le contact K. Pour un moteur de 500 W, Cdém≈200 μF.
CP est le condensateur permanent qui permet d’obtenir le déphasage entre les courants.
CP≈30 μF.
On trouve couramment des moteurs monophasés conçus spécialement. Ils comportent
deux enroulements en quadrature. Ce sont en réalité des moteurs diphasés. Il faut pour
qu'ils fonctionnent les alimenter par un système diphasé. La "deuxième phase" est
alimentée en déphasant la tension par l'ajout d'un condensateur.
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