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Théorème de la quantité de mouvement

Le document traite des collisions et de la conservation de la quantité de mouvement dans un système matériel. Il explique le théorème de la quantité de mouvement, la conservation de l'énergie cinétique lors des chocs élastiques et inélastiques, ainsi que des exemples pratiques illustrant ces concepts. Enfin, il aborde des applications comme le pendule balistique pour mesurer la vitesse d'une balle.

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Théorème de la quantité de mouvement

Le document traite des collisions et de la conservation de la quantité de mouvement dans un système matériel. Il explique le théorème de la quantité de mouvement, la conservation de l'énergie cinétique lors des chocs élastiques et inélastiques, ainsi que des exemples pratiques illustrant ces concepts. Enfin, il aborde des applications comme le pendule balistique pour mesurer la vitesse d'une balle.

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05/02/2015

Chapitre 2 : COLLISIONS

I/ THÉORÈME DE LA QUANTITÉ DE MOUVEMENT.


1/ Quantité de mouvement d’un système matériel.
Par définition, la quantité de mouvement d’un point matériel de
  
masse m et de vitesse V est p  mV

2/ Théorème de la quantité de mouvement.


 
Soit p  mV la quantité de mouvement d’un point matériel, alors,
 
dp d  dV 
 (mV )  m  ma
dt dt dt .

  
Or dans un référentiel galiléen ma F, F étant la résultante des
forces appliquées sur le point matériel.


dp 
F
Conclusion : Dans un référentiel galiléen
dt
Cette relation se généralise pour un ensemble de points matériels.

3/ Conservation de la quantité de mouvement.

Le théorème précédent conduit immédiatement au résultat suivant :


 
P  Cte si F 0
En conséquence, dès que l’on considère un système isolé, ou pseudo-
isolé, sa quantité de mouvement est constante.

1
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4/ Référentiel du centre de masse.


Il est souvent utile de considérer un référentiel particulier.
.
Si le centre d’inertie G est choisi comme origine du référentiel, alors
le référentiel est dit barycentrique ou référentiel du centre de masse.
Or, par exemple dans le cas de deux particules, on a :

(m1  m2 )OG  m1 OM1  m2 OM 2

 
  
VG 
1
m1V1  m2V2 
1
 p1  p 2 
m1  m2  m1  m2 
On a donc

  
On a donc VG  Cte (car F  0 et donc P  Cte )
Dans le référentiel du centre de masse, G est par définition au repos.

  
Donc : P  p1  p2  0 .
 
On a donc p1   p 2 .
II/ CHOC DE DEUX PARTICULES.
1/ Conservation de la quantité de mouvement.

Considérons deux particules 1 et 2 interagissant avec des


forces
 
F1 / 2 et F2 / 1 .
   
dp1  dp 2
 F2 / 1  F1 / 2   F2 / 1
On a dt et dt .
 
dp1 dp 2
 0  
On a donc dt dt qui conduit à p1  p2  Cte .

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Au cours du choc il peut donc y avoir transfert de quantité de


mouvement d’une particule à l’autre, mais la quantité de
mouvement totale est conservée. C’est une conséquence du fait que
le système constitué des 2 particules est isolé 
(chaque particule prise individuellement ne l’est pas  F1 / 2 )

2/ Conservation de l’énergie cinétique.


On distingue les chocs élastiques lors desquels il y a conservation de
l’énergie cinétique avant et après le choc et les chocs inélastiques dans
lesquels l’énergie cinétique n’est pas conservée.

et les chocs inélastiques dans lesquels l’énergie cinétique n’est pas


conservée.
Ex : Choc élastique : choc de 2 sphères dures.
Choc inélastique : choc de 2 voitures dont les carrosseries
vont se déformer.

3/ Mise en équation.
Pour un choc de 2 particules 1 et 2.
a/ Choc élastique.
   
p1  p2  p1  p2
1 1 1 1
m1V12  m2V22  m1V1 2  m2V2 2
2 2 2 2
La notation prime concernant les grandeurs après le choc. On notera
bien le caractère vectoriel de la quantité de mouvement.
Dans le cas d’un choc à une dimension, ne connaissant pas a priori la
direction des vecteurs vitesses après le choc, la relation vectorielle se
projette sous la forme
p1  p2  p1  p2

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Les différentes quantités sont maintenant des grandeurs algébriques.


La résolution du système obtenu conduit à :
2m2V2  (m1  m2 )V1 2m1V1  (m2  m1 )V2
v1  v 2 
m1  m2 m1  m2

Si m1  m2 et V2  0 , on a V2  V1 et V1  0 . Il y a eu échange des


vitesses.

b/ Choc inélastique.

   
p1  p2  p1  p2
On a uniquement

III/
. EXEMPLES.
1/ Déviation d’une particule.
Une particule 1 de masse m et de vitesse V1 , percute une particule 2
de même masse et immobile ( V2  0 ).
Le choc est supposé
  parfaitement
 élastique.

On a V1  V1  V2 conservation de la qq de mvt
et V1  V1  V2
2 2 2
conservation de l’énergie cinétique
En élevant la première relation au carré, on obtient :
 
V1 2  V2 2  2V1V2  V12
 
En utilisant la 2ème relation, on obtient : 2V1V2  0
Les deux particules vont donc s’éloigner après le choc en faisant un
angle droit.
Le produit scalaire de deux vecteurs est :
 
V1 V2  V1V2 . cos 

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2/ Percussion d’une masse accrochée à un ressort.

 M
V0
m

Le choc est supposé parfaitement élastique. On note


V la vitesse de la masse M et v la vitesse de la masse
m après le choc.

On a donc en projection
mV0  MV  mv
mV02  MV 2  mv 2

La résolution du système obtenu conduit à :

V
2m M m
V0 v V0
M m M m

La masse M part vers le haut et la masse m est renvoyée vers le bas.


La perte d’énergie cinétique de la masse m est donc :
1
2
 1

mv 2  mV02  MV 2
2
Toute cette énergie sera transformée en énergie potentielle du ressort
(de constante de raideur k ) . La compression maximale du ressort
x max correspondra donc à la condition 1 2 1
kxmax  MV 2
2 2

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M 2m
Finalement x max  V0
k M m

L’élongation est proportionnelle à la vitesse d’impact.


Si le choc est inélastique (il y a perte d’énergie), on peut supposer par
exemple que les deux masses restent liées en semble après le choc
(choc mou). On a donc 
mV  m  M v
0 
La vitesse de l’ensemble après le choc est donc:
m
v V0
mM

Application : le pendule balistique : appareil permettant de mesurer la


vitesse d’une balle.
On tire une balle de masse m sur
un bloc de bois de masse M, 
suspendu par des cordelettes. v m h
Après collision, la quantité de
M
mouvement est conservée :

mv = ( m + M ) V

Pour obtenir V, vitesse initiale de l’ensemble après collision, on


utilise th. de l’énergie cinétique pour le mouvement pendulaire de
l’ensemble.
Mm
1/2 ( M + m ) V² = ( M + m ) gh v 2gh
m

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