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Nouveau Manuel de Cotation Rorschach

Le Nouveau Manuel de cotation des formes au Rorschach est le premier manuel de cotation en France depuis 1966, élaboré par des cliniciens et psychanalystes, intégrant une approche statistique et qualitative. Il vise à moderniser l'évaluation des réponses au Rorschach en tenant compte des dimensions psychodynamiques et en respectant les principes de la méthode psychanalytique. Destiné aux praticiens et chercheurs, ce manuel offre des outils précieux pour l'analyse clinique et la recherche en psychologie.

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Nouveau Manuel de Cotation Rorschach

Le Nouveau Manuel de cotation des formes au Rorschach est le premier manuel de cotation en France depuis 1966, élaboré par des cliniciens et psychanalystes, intégrant une approche statistique et qualitative. Il vise à moderniser l'évaluation des réponses au Rorschach en tenant compte des dimensions psychodynamiques et en respectant les principes de la méthode psychanalytique. Destiné aux praticiens et chercheurs, ce manuel offre des outils précieux pour l'analyse clinique et la recherche en psychologie.

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Catherine Azoulay

Michèle Emmanuelli
Denis Corroyer

Nouveau Manuel
de cotation des formes
au Rorschach
Préface de Catherine Chabert

Avant-propos de Nina Rausch de Traubenberg


Mise en page : Dominique Barrat, dominiquebarrat © [Link]

© Dunod, 2022 pour la nouvelle présentation


11 rue Paul Bert, 92240 Malakoff

ISBN 978-2-10-080818-2
Préface

La publication de l’ouvrage de Catherine Azoulay et Michèle Emmanuelli, avec l’aide de


Denis Corroyer pour la partie statistique, constitue un événement à bien des égards. C’est le
premier manuel de cotations du Rorschach portant sur une population française depuis la
parution du Livret des cotations des formes de Cécile Beizmann en 1966 ; c’est le premier
manuel de cotations du Rorschach construit et élaboré par des cliniciens, universitaires et
psychanalystes, depuis la création de l’École de Paris, fondée par Nina Rausch de Traubenberg
et Didier Anzieu. C’est aussi la première recherche qui, dans les perspectives de l’interprétation
psychanalytique des épreuves projectives, s’attache à l’analyse précise des contenus des réponses
au Rorschach, notamment pour en évaluer la dimension et la qualité formelles, à partir d’un
recueil des données soutenu par une procédure quantitative qui en assure le bien-fondé.

Que l’on ne se méprenne pas : l’entreprise engagée depuis plusieurs années par les
deux auteures, qui se sont entourées d’une équipe de psychologues cliniciennes formées
à l’École de Paris, s’inscrit dans une claire filiation clinique et psychodynamique. En effet,
la passation du Rorschach proposée à des sujets tout-venant appartenant à des catégories
d’âges et de niveaux socio-culturels différents et préalablement rigoureusement définis, ne
s’est pas moins effectuée dans le respect des principes essentiels d’une démarche clinique
au sens que Daniel Lagache et Juliette Favez-Boutonnier ont pu lui donner au moment
même où Nina Rausch de Traubenberg introduisait en France la méthode psychanalytique
au Rorschach, développée aux États-Unis par nombre d’auteurs. La procédure de passation
est donc celle classiquement utilisée par les cliniciens formés à l’École de Paris, ce qui mérite
d’être souligné car cette méthode ne se soumet pas aux impératifs d’une formalisation
excessive qui aurait entravé l’authenticité des productions psychiques.
C’est dire, rapidement il est vrai, que cette méthode se caractérise à la fois par un
cadre fermement établi, qui ne se confond pas - Didier Anzieu l’a déclaré avec vigueur et
nous sommes toujours preneurs de cette position - avec celui de l’entretien ou encore d’une
séance de psychothérapie. La situation projective en effet comprend trois termes si l’on peut
dire : le sujet, le clinicien et le matériel projectif qui est proposé à l’un par l’autre. On peut
faire l’hypothèse que les deux partenaires et l’objet-prétexte de leur rencontre se situent dans
un système d’interactions subtil, complexe mais présent de toutes manières. Ne pas en tenir
compte relève, de mon point de vue, d’un fourvoiement épistémologique regrettable.
Les objectifs de la passation des épreuves projectives se situent à deux niveaux, cela est
bien connu. D’une part, dans le champ clinique et psychopathologique, sur le terrain, elles
contribuent à une procédure d’investigation du fonctionnement psychique du sujet afin d’en
2
Préface

dégager une évaluation diagnostique au sens psychodynamique du terme. Il s’agit de saisir à


la fois les problématiques majeures et les modalités de traitement de ces problématiques, en
l’occurrence l’organisation défensive, de la manière la plus exhaustive et la plus approfondie
possibles. La conception diagnostique, dans ces perspectives, requiert autre chose que la
seule évaluation nosographique, aussi précise soit-elle sur le plan phénoménologique : la prise
en compte des éléments les plus fragiles, des risques de dérives et de décompensation sont
évidemment recherchés mais aussi les ressources, même potentielles, qui sont susceptibles
de constituer des points d’appel trophiques pour le sujet.
D’autre part, dans le domaine de la recherche en psychologie clinique et en
psychopathologie, les épreuves projectives constituent des outils de travail extrêmement
précieux, parfois irremplaçables. Le maintien, depuis bientôt un siècle, de l’intérêt qui est
porté au Rorschach dans le monde entier en offre une des preuves convaincantes, certes,
mais celles-ci sont bien davantage étayées scientifiquement par leurs apports décisifs dans
nombre de recherches à l’Université et ailleurs.

Dans ces deux voies, la singularité du Rorschach est mobilisée. Comme toutes les
méthodes projectives, il fait appel à deux grands axes de conduites psychiques : la perception et
la projection, mobilisation d’autant plus massive que le Rorschach n’est pas un matériel figuratif.
Les protocoles de Rorschach expriment et traduisent, à travers le langage, des formes discursives
particulières, les réseaux associatifs déterminés par la vision des planches et qui doivent obéir à
un double principe de fonctionnement, paradoxal pour certains, contradictoire ou conflictuel
pour d’autres ou enfin totalement aporétique dans certaines situations psychopathologiques.
Il s’agit en effet de respecter les limites imposées par les configurations perceptives des planches
- et cela en dépit de leur ambiguïté - et en même temps de leur donner forme et sens du fait
de la mobilisation subjective que le matériel détermine chez chacun. Or, dans la construction
psychique d’un individu et dans son fonctionnement, il est sûr que ces deux types de conduites
n’appartiennent pas à des systèmes clivés : sauf dans certaines situations spécifiques, et
parfaitement repérables dans le cours d’une passation, on assiste à un mixte de ces deux
grands types de sollicitations. Ne retrouve-t-on pas là l’analogon de la vie de tout être humain
pris dans la double confrontation au monde externe et à son monde interne, et à l’obligation
de les faire exister ensemble tantôt en donnant le privilège à l’un ou à l’autre, tantôt en les
rassemblant vigoureusement pour faire face à une situation particulièrement impliquante ?

Dans un texte paru en 1911, « Formulations sur les deux principes de l’advenir
psychique » (1998), Freud a bien montré cette double exigence auquel l’homme doit répondre :
obéir au principe de réalité - sous peine de risques graves pour son fonctionnement psychique et
pour sa vie - mais satisfaire aussi au minimum les exigences de son monde interne, c’est‑à‑dire
ses désirs et ses fantasmes, afin de donner une chance à sa vie intérieure, privée, créatrice, et
survivre. La force de l’argumentation de Freud revient à la proposition suivante : après avoir
opposé le plaisir et la réalité, il montre de quelle manière le détour par la réalité peut se mettre
au service d’un plaisir à venir. Je n’irai pas plus loin dans cette référence, sauf pour signaler que
la capacité de détour est inhérente à l’intelligence et à la pensée humaine.
Dans cette perspective, la mise en place du Nouveau manuel de cotations des formes
au Rorschach permet, mieux que jamais, de tenir compte des éléments présidant au principe
de réalité, en défaisant le risque d’un jugement partial qui pourrait décider, de son propre
chef, que telle ou telle réponse respecte le principe de réalité ou pas. La réalité, en son
3
Nouveau Manuel de cotation des formes au Rorschach

principe, relève du monde externe (qu’il s’agisse de la réalité matérielle ou de la réalité de


l’existence des autres), dans la sollicitation active des conduites de perception-conscience.
Mais elle relève aussi d’une autre dimension, celle-là inscrite dans le social, le culturel et
le collectif : c’est par la référence à la notion de symbolisme qu’elle peut être appréhendée. En
effet, les réponses au Rorschach, même les plus simples, même celles qui sont au plus près du
percept, relèvent d’un travail de figuration qui donne à la tache sa valeur représentationnelle
et témoigne d’une opération de symbolisation si minime soit-elle dans la mesure où elle fait
appel à un autre objet désigné par un mot.
Or, deux significations sont accordées au symbolisme par Laplanche et Pontalis (1967) :
la première signale un mode de représentation indirecte et figurée d’une idée, d’un conflit
ou encore d’un désir inconscient et par là même permet de considérer comme symbolique
toute formation ou production substitutive. La seconde nous intéresse davantage pour
préface du présent ouvrage : elle désigne un mode de représentation qui se distingue
préférentiellement par la constance du rapport entre le symbole et le symbolisé inconscient.
Les auteurs insistent sur le fait que cette constance se retrouve non seulement chez le même
individu, non seulement d’un individu à l’autre, mais même dans les domaines les plus
divers : ils évoquent les mythes, les religions, les folklores, le langage, formations collectives
certes mais agissantes sur la construction de l’individu. Ils ajoutent, et je tiens à le souligner,
que cette constance du rapport entre le symbole et le symbolisé est également susceptible
d’être régulièrement retrouvée dans des aires culturelles qui peuvent être les plus éloignées
les unes des autres. Cela entre en résonance avec les réponses au Rorschach qui formulent
en termes d’images et de mots des représentations qui se substituent en quelque sorte au
stimulus proprement dit, lequel ne peut être appréhendé sur un mode totalement descriptif.
Il y a, dans les réponses formelles, cette dimension de signe qui scelle l’appartenance (ou la
non-appartenance) à un système de pensée et de représentations commun et partageable.

C’est dire, sans en prolonger l’argumentation, que la démarche des auteurs permet à
tous les praticiens, cliniciens du Rorschach, de respecter, avec la plus grande rigueur, ces deux
caractéristiques fondamentales qui régissent le fonctionnement psychique et notamment les
processus de pensée mais aussi le processus associatif dans la dynamique de la passation du
Rorschach.

Chacun pourra trouver dans ce Manuel des éléments utiles et précieux à la fois dans
le cours de la formation, et plus tard, dans l’exercice du métier de psychologue clinicien, © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
chercheur de toutes manières, car telle est notre vocation : notre objet d’étude demeure en
partie inconnu, non seulement parce que l’appareil psychique conserve sa part inconsciente
et énigmatique mais aussi parce que la vie, le monde, les changements qui leur sont inhérents
continuent de produire leurs effets, mettant ainsi à l’épreuve à la fois la solidité des fondements
et les potentialités de création, au sein desquelles le rapport à la réalité, puisqu’il condense
celle de l’extérieur et celle du monde intérieur, occupe une place et une fonction essentielle.

Professeur Catherine Chabert


Laboratoire de Psychologie clinique et de psychopathologie EA 4056
Université Paris Descartes, Sorbonne Paris Cité
Psychanalyste APF
Avant-propos

Le Nouveau Manuel de cotation des formes au Rorschach constitue une avancée


significative pour l’application et l’interprétation du test de Rorschach. Tout en ayant le
même objectif que le Livret de cotations des formes datant de 1966, il en diffère grandement
par sa méthodologie et sa population de référence ainsi que par son approche théorique
référée à la psychanalyse.
Cécile Beizmann, auteure du Livret publié par les ECPA, avait procédé à une compilation
des cotations de quatre auteurs à savoir Rorschach, Beck, Böhm et Loosli-Ustéri. Ce premier
ouvrage a constitué une étape importante pour le travail des praticiens puisqu’il permettait
de donner toute son importance à l’élément formel et de réaliser une évaluation aussi
objective que possible. Des générations de psychologues et d’étudiants l’ont utilisé en tant
qu’outil d’aide à la cotation. Cependant, ces données avaient besoin d’être actualisées et
surtout mises en évidence par une recherche statistique qui n’était pas réalisable en 1966.
L’ouvrage présenté ici est issu d’une recherche statistique sur les données normatives
d’un groupe de 278 sujets de 13 à 25 ans, adolescents et jeunes adultes, recherche qui sera
complétée incessamment pour les autres tranches d’âge jusqu’à 65 ans. De cette recherche
initiale ont été extraites les réponses dominées par la forme sur lesquelles a été appliqué un
traitement statistique de fréquence et qui constituent le corps du manuel.
En plus de l’approche quantitative, cet ouvrage a l’originalité de proposer une démarche
systématisant l’analyse qualitative de chacune des réponses Forme. Cette analyse qualitative
a été réalisée par une appréciation de quatre experts sous ma coordination.
Cet ouvrage est destiné aux cliniciens praticiens du Rorschach, aux étudiants en
psychologie clinique et aux chercheurs en matière de techniques projectives.

Professeur Nina Rausch de Traubenberg


Psychologue clinicienne,
Laboratoire de Psychiatrie Infantile, Hôpital de la Salpêtrière - Paris,
Présidente de la Société Internationale du Rorschach entre 1987 et 1993,
Co-fondatrice, avec Didier Anzieu, de la formation au Rorschach à l’Institut de Psychologie,
Fondatrice du Diplôme d’Université de Psychologie Projective
à l’Institut de Psychologie Paris Descartes (ex Paris V).
Table des matières

Préface de Catherine Chabert ������������������������������������������������������������������������������������������������� 1


Avant-propos de Nina Rausch de Traubenberg���������������������������������������������������������������������� 4
Introduction ������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������ 6
1. Fondements épistémologiques ���������������������������������������������������������������������������������������� 6
2. Méthodologie de la recherche : modalités de recueil des données
et population de la recherche������������������������������������������������������������������������������������������� 6
3. Buts et spécificités du Nouveau Manuel de cotation des formes au Rorschach������������������ 7
4. La cotation des réponses au Rorschach���������������������������������������������������������������������������� 8
5. Réponses formelles : approche quantitative et qualitative ������������������������������������������������ 9
6. Détails : grands détails (D) et petits détails (Dd)�������������������������������������������������������������� 10
Remerciements������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������ 12
Lecture du manuel������������������������������������������������������������������������������������������������������������������ 13
Planche I����������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� 14
Planche II���������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� 38
Planche III��������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� 62
Planche IV�������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� 92
Planche V������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� 118
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit

Planche VI������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������ 138


Planche VII����������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� 168
Planche VIII���������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� 194
Planche IX������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������ 226
Planche X������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� 258
Annexe : Schéma d’interprétation des données projectives du Rorschach et du TAT ���� 298
Références bibliographiques������������������������������������������������������������������������������������������������ 301
Introduction

1. Fondements épistémologiques
La démarche d’analyse et d’interprétation du Rorschach telle qu’elle a été développée
par l’École de Paris s’est déployée sur le terreau de la théorie psychanalytique. Catherine
Chabert et Nina Rausch de Traubenberg l’ont rappelé de façon très claire dans les pages
qui précèdent. C’est ainsi que, de la première rencontre avec le sujet vu en test jusqu’à
l’entretien de restitution qui clôt la démarche de passation, l’engagement théorique du
praticien du Rorschach est fondamental car c’est toute l’approche projective de la clinique
et de la psychopathologie qui en découle nécessairement. L’appropriation du modèle
psychanalytique par le praticien suppose que la cotation d’un protocole de Rorschach soit
englobée dans le processus de compréhension du fonctionnement psychique du sujet au
même titre que chacune des étapes de la passation. En référence à la théorie psychanalytique
de la perception et de la projection, la cotation du Rorschach acquiert une dimension qui
articule la relation sujet/test/clinicien et dont l’interprétation révèle le sens.
La mise en œuvre de ce Nouveau Manuel de cotation des formes au Rorschach s’est
appuyée sur le recueil d’environ trois cents protocoles de Rorschach, recueil réalisé par une
équipe de psychologues cliniciennes formées à la passation et à l’analyse du Rorschach par
notre École et, ce faisant, sensibilisées à l’approche psychodynamique qu’elle promeut.
Cette approche implique, dès la rencontre avec le sujet, une attitude et une écoute
particulières, instaurant, à partir de la consigne proposée (« Je vais vous montrer des images,
et vous allez me dire tout ce à quoi elles vous font penser, tout ce que vous pouvez y voir »),
un cadre soutenu par une relation particulière, offrant une invite à associer librement à partir
de ce matériel ambigu.

2. Méthodologie de la recherche : modalités de recueil des données et


population de la recherche
La référence à la théorie psychanalytique n’empêche pas toutefois l’utilisation de méthodes
quantitatives et statistiques dans les recherches qui le nécessitent. C’est notamment le cas pour
une recherche, menée par les auteurs, portant sur la réactualisation des données normatives du
Rorschach de laquelle sont issues les réponses formelles présentées dans cet ouvrage. Dirigée
par Catherine Azoulay et Michèle Emmanuelli, avec l’aide de Denis Corroyer pour l’analyse
7
Nouveau Manuel de cotation des formes au Rorschach

statistique des données, cette recherche s’inscrit dans le cadre du Laboratoire de psychologie
clinique et de psychopathologie de l’Institut de psychologie de l’université Paris Descartes.
L’ensemble aboutit au recueil et au traitement de 700 protocoles de sujets de 13 à 65 ans.

Nous avons constitué une équipe de jeunes chercheurs qui ont contribué à la recherche
des sujets et au recueil des données, à la cotation, puis à la saisie informatique.
Les cotations des protocoles ont été effectuées à partir de l’ouvrage La pratique du
Rorschach de N. Rausch de Traubenberg (1970). Toute l’équipe de recherche a procédé
à un travail préalable d’harmonisation des cotations sur une cinquantaine de protocoles
afin d’éviter les biais dus à d’éventuelles divergences de cotations. Les cotations posant
problème ont été revues en groupe élargi et certaines ont fait l’objet d’un guide de cotation
(cf. Annexe 2 de l’article Azoulay et al., 2007).
Par la suite, les cotations ont toutes été réalisées par des tandems de deux psychologues,
cotant chacune de son côté en aveugle et confrontant leurs résultats.

Les résultats rapportés ici concernent 278 sujets (cf. Tableau) non consultants, adolescents
et jeunes adultes, répartis de manière relativement équilibrée selon trois groupes d’âge
(13‑15 ans : n = 98 ; 16-18 ans : n = 87 ; 19-24 ans ; n = 93), trois groupes de catégorie
socio-professionnelle1 (Favorisé : n = 88, Intermédiaire : n = 82, Défavorisé : n = 108) et
deux groupes de sexe (H : n = 136 ; F : n = 142).

Tableau : Répartition de l’échantillon selon l’âge, la CSP et le sexe


Age 13-15 ans 16-18 ans 19-24 ans Total
CSP Fav Int Def Fav Int Déf Fav Int Def
Sexe F H F H F H F H F H F H F H F H F H
Effectif 15 15 15 13 21 19 15 14 13 12 19 14 14 15 15 14 15 20 278

Notre échantillon étant constitué de différents groupes selon l’âge, la CSP et le sexe,
il est intéressant de noter les différences, ou absences de différence, entre ces différents sous-
groupes. Or, c'est principalement, à une exception près (un plus faible nombre de réponses
pour la CSP Défavorisé et un plus grand nombre pour la CSP Favorisé), une grande stabilité
entre ces groupes qui apparaît.

3. Buts et spécificités du Nouveau Manuel de cotation des formes au


© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit

Rorschach
Cet ouvrage a pour visée d’offrir à tous les utilisateurs du test de Rorschach,
psychologues et étudiants, une base actualisée de données essentielles, issues de la
population française non consultante, sur lesquelles reposent un certain nombre de cotations
des réponses proposées par les sujets : les déterminants formels et à dominante formelle,
les localisations, essentiellement les G, les D, les Dd et les Dbl et les Ddbl et les contenus.
Il s’inscrit, sur ce point, dans une visée semblable à celle du Livret de cotation des formes
publié en 1966 par Cécile Beizmann, lequel reposait, selon son auteur, sur une compilation

1. C’est la CSP des parents qui a été prise en compte pour les sujets mineurs.
8
Introduction

de réponses cotées F+ et F- par H. Rorschach (1920), Beck (1961), Bohm (1961), Loosli-Usteri
(1958), et était préfacé alors par Didier Anzieu.
Plus précisément, il présente, pour chaque planche, les contenus des réponses formelles
(F+, F+/-, F-) apparues dans cette population, dans l’ensemble de la planche (G), et dans les
localisations en détail (D et Dd, Dbl et Ddbl) spécifiques à chaque planche. La dimension
formelle des réponses étant, par ailleurs, consubstantielle à nombre de réponses dominées
par la forme mais prenant la voie, plus personnelle, plus projective, de la projection d’un
mouvement sur l’image perçue (K, kan) ou celle de l’intégration des affects par la prise en
compte de la couleur, de l’estompage ou de l’effet anxiogène du matériel dans ses aspects
sombres et massifs (FC, FE, Fclob), ce manuel de cotation des formes permet également de
statuer sur leur qualité formelle. Une réponse K, FC, FE, ou Fclob est, en effet, une réponse
F+ ou F- transposée en Kinesthésie ou réponse Couleur, Estompage, Clob.
L’utilité de cet ouvrage est de soutenir le travail de cotation préalable à l’interprétation
clinique des protocoles. Deux logiques conjointes président, en effet, à l’utilisation proposée
par Hermann Rorschach (1920) de son test, logiques qui se retrouvent jusqu’à nos jours dans
la pratique et les travaux actuels, la première, la cotation, servant d’armature à la seconde,
l’interprétation. L’interprétation clinique, aboutissement du processus, est essentielle :
c’est elle qui permet d’appréhender finement les modalités de fonctionnement psychique
du sujet rencontré, dans ses aspects normatifs et ses dérives psychopathologiques, et de
le décrire selon les dimensions retenues par la méthode d’analyse choisie. Elle exige du
psychologue clinicien la référence à une théorie du fonctionnement psychique : les plus
utilisées aujourd’hui pour l’interprétation du Rorschach sont la théorie psychanalytique,
dont l’École de Paris à laquelle appartiennent Catherine Azoulay et Michèle Emmanuelli,
est la représentante actuelle en France, la théorie phénoménologique, développée dans le
Rorschach à partir des travaux de Françoise Minkowska (1956), et le modèle proposé par
John Exner (1974) dans son Système Intégré, issu d’une conception intégrative.

4. La cotation des réponses au Rorschach


La cotation s’inscrit en préalable à l’interprétation, comme un soubassement qui offre
à celle-ci un certain nombre de repères utiles pour amorcer, par les comparaisons permises
avec les données de la population de référence, l’évaluation du sujet selon des axes tels que
le rapport à la réalité, l’ancrage dans la vie socialisée, les identifications. Le codage, mise
en signes conventionnels, qu’elle propose permet en effet des calculs normatifs qui, s’ils ne
doivent pas être sacralisés, ouvrent sur un premier temps de repérage du fonctionnement
du sujet à partir de quoi peuvent se déployer, dans une lecture clinique du protocole, les
diverses facettes de l’interprétation, qui dépassent très largement ces premières données.
La cotation s’inscrit dans quatre grandes catégories déterminées d’emblée par
H. Rorschach : la réponse se répartit en effet en localisation (où le sujet l’a-t-il vue ?),
déterminant (qu’est-ce qui a déterminé la réponse ?), contenu (quel est son contenu ?) à
quoi s’ajoute la notion de réponse banale pour certaines d’entre elles (réponses donnée par
au moins 1 sujet sur 6, selon le critère retenu par Löpfe (1925) et les psychologues suisses,
ainsi que par Nina Rausch de Traubenberg).2

2. Nous renvoyons pour les détails de cotation à l’ouvrage de Nina Rausch de Traubenberg (1970).
9
Nouveau Manuel de cotation des formes au Rorschach

5. Réponses formelles : approche quantitative et qualitative

5.1. La cotation F+ et F-
Ces cotations, pour être utiles, doivent être rigoureuses : si, pour le statut des réponses
en D ou Dd, Dbl ou Ddbl, le critère statistique suffit, cette rigueur repose sur deux éléments
en ce qui concerne la qualité formelle des réponses : le facteur quantitatif et l’expérience
clinique approfondie en la matière.
Pour le premier facteur, des critères ont été établis, permettant de statuer, à partir
du traitement statistique des données, sur ce statut en F+ ou F-. Nous reprenons le critère
retenu par John Exner (1974) selon lequel une réponse dont la fréquence s’élève au moins
à 2 % des sujets correspond à une réponse F+. Notre population comprenant 278 sujets,
6 sujets correspondent à 2,16 %3 de population. Une catégorie sémantique donnée doit
donc apparaître dans une proportion d’au moins 2,16 % de l’ensemble des sujets pour être
identifié comme F+. Nous avons procédé de la façon suivante : à la suite de la saisie des
données de la cotation, nous avons tout d’abord dégagé une liste de réponses dominées
par la forme, comprenant des réponses uniquement formelles, et des réponses dominées
par la forme, incluant d’autres déterminants tels que Kinesthésie, Couleur, Estompage et
Clob (F, FC, K, kan, FE, Fclob). Puis, nous avons établi, à partir de cette première liste,
un regroupement selon les catégories sémantiques sur-ordonnées (d’après le modèle de
Collins et Quillian, 1969) : par exemple planche V en G : « Chauve-souris, oiseau, oiseau
préhistorique, oiseau de BD, papillon, goéland, mouette, aigle, paon, deux oiseaux »,
s’inscrivent dans la même catégorie sémantique de réponses formelles « Oiseau, papillon,
chauve-souris, deux oiseaux ». Ces catégories sémantiques sur-ordonnées se rangent ensuite
sous des cotations telle que A dans le cas évoqué.
Pour le second facteur, qualitatif, le travail d’un groupe d’expert reprenant les réponses
formelles données par les sujets et statuant sur leur adéquation qualitative au matériel apporte,
dans un certain nombre de cas, infirmation au calcul statistique. Cette dimension qualitative était
déjà importante aux yeux de Rorschach, qui cotait ces réponses en Orig + (réponses originales de
bonne qualité formelle) : elle implique en effet pour lui la possibilité, pour un sujet, de trouver de
manière éloignée des modalités partagées par une majorité de sujets, une approche perceptive
du matériel qui rend compte de sa créativité. Nous avons rigoureusement systématisé cette
approche dans notre recherche : ces quatre experts ont examiné pour chaque réponse formelle,
au delà du résultat quantitatif, sa dimension qualitative. Lorsque le critère qualitatif et le critère © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
quantitatif sont concordants, une seule cotation est proposée (F+, F- ou F+/-).
Lorsqu’il y a écart entre le critère quantitatif et le point de vue des juges, deux cotations
apparaissent, avec la spécification (quant) et (qual).

5.2. La cotation : F+/-


En ce qui concerne les réponses F+/- : la cotation en F+/- ne s’opère pas sur un mode
quantitatif : elle rend compte d’une réponse portant sur un contenu flou, aux formes

3. En effet, 2 % de 278 sujets font 5,56 sujets. Arrondir au nombre de sujets inférieur, c’est-à-dire à 5 sujets reviendrait
à utiliser un pourcentage inférieur au critère de 2 %. Nous avons donc opté pour l’arrondi au nombre de sujets supérieur,
c’est‑à-dire à 6 sujets, correspondant alors au critère de 2,16 % des sujets.
10
Introduction

indéterminées (nuage, fumée) ou insuffisamment spécifiée pour que l’on sache s’il s’agit
d’une forme adéquate ou non (animal) ; ou encore de réponses marquées par le doute,
passant par des hésitations sur le contenu. La plupart de ces réponses, de ce fait, aboutissent
à un F- quantitatif, que nous n’avons pas signalé car il s’agit d’une information sans
pertinence. Il arrive toutefois que le calcul statistique de telles réponses aboutisse à un F+
quantitatif, du fait de leur emploi particulièrement fréquent dans la population : nombre de
réponses « Animal » sont, par exemple, données à la planche IV : nous avons donc maintenu
dans ce cas, pour information, ce F+ (quant) et explicité le F+/- par la notation (qual).

6. Détails : grands détails (D) et petits détails (Dd)


Rorschach ne voyait aucune difficulté à distinguer les D et pensait qu’après avoir travaillé
sur 50 protocoles, on était en mesure de déterminer une liste des D. Les grands D devaient
être des découpes qui se détachaient du fait de facteurs comme l’étendue et la prégnance
perceptive. Ces critères supposent que chaque planche a ses propres normes D et Dd.
À ce critère qualitatif s’est rapidement adjoint un critère statistique. En effet, c’est déjà
en 1925 que Löpfe, à partir d’une étude de groupes de pré-adolescents, a proposé un critère
de définition statistique, non pas des D, mais des Dd : “Est considéré détail non fréquent
(Dd) une découpe choisie moins d’une fois sur 22 à une planche donnée.’’ Un D est donc
une localisation utilisée par au moins un sujet sur 22, soit 4,5 % des sujets.
Loosli-Ustéri (1958) a utilisé ce critère et propose ainsi une liste de 58 D. Le même
critère a été adopté par S.Y. Beck (1961), M. Hertz (1960) et L.B. Ames (1959) dans leurs
livres sur les enfants et les adolescents.
Nous avons donc repris ce critère (un Dd est une réponse détail qui apparaît moins
d’une fois sur 22 (4,5 %) par rapport à l’ensemble des réponses détails) même si, comme
le dit notamment A. Jacquemin (1990), la communauté scientifique du Rorschach n’a pas
réussi à adopter un consensus sur la question des critères.4
Cependant, l’application stricte de ce critère amenait à requalifier un grand nombre
de D en Dd (dès l’instant où sa fréquence actuelle est inférieure à 4,5 %) et certains Dd
en D (dès l’instant où sa fréquence actuelle est supérieure à 4,5 %). Or cette fréquence
est évidemment liée aux fluctuations de l’échantillonnage. Aussi a-t-on appliqué le critère
suivant, limitant les requalifications trop hâtives :
• un ancien D a été requalifié en Dd seulement si l’intervalle de confiance (95 %) sur la
fréquence de ce détail ne comprend aucune valeur supérieure à 4,5 %. Ceci se produit si
la fréquence observée d’un détail est inférieure ou égale à 2,6 % (pour 2,6 %, on a IC95%
= [0,7 % ; 4,5 %]). Dans le cas contraire, l’ancienne catégorisation (D) a été conservée.
• un ancien Dd a été requalifié en D seulement si l’intervalle de confiance sur cette
fréquence ne comprend que des valeurs supérieures à 4,5 %. Ceci se produit si la
fréquence observée d’un détail est égale ou supérieure à 7,7 % (pour 7,7%, on a IC95 %
= [4,6 % ; 10.8 %]). Dans le cas contraire, l’ancienne catégorisation (Dd) a été conservée.
Pour mettre à l’épreuve du critère statistique les détails fréquents recensés (D) et faire
éventuellement émerger de nouveaux D, nous sommes partis des listes de D et Dd dont
nous disposions (Beck, Beizmann et liste française, liste d’Exner). Nous nous sommes ainsi

4. A. Jacquemin présente un tableau des résultats comparatifs du nombre de D selon divers auteurs mettant en évidence de
grandes variations entre les listes.
11
Nouveau Manuel de cotation des formes au Rorschach

appuyés sur la numérotation des détails et petits détails issus de ces travaux. Nous avons
identifié et numéroté à leur suite les localisations données par nos sujets et non recensées, y
compris les associations de plusieurs D, cotées traditionnellement D. Certains D sont devenus
des Dd, d’autres ont disparu et la recherche en a révélé de nouveaux.
Ce travail de numérotation des D a été réalisé pour chacune des 10 planches
séparément.
Toutes les localisations recensées, anciennes et nouvelles, ont été ensuite traitées
statistiquement afin de se voir attribuer le statut de D ou de Dd d’après les critères de
fréquence usuels. La mise à l’épreuve des D en référence au critère de fréquence nous amène
à remettre en question un présupposé jusque-là non vérifié, selon lequel toute association
de D constitue un D. Ceci ne se trouve confirmé que dans quelques cas qui sont indiqués
dans la liste de D constituée à partir de notre population (cf. Annexe 5 de l’article Azoulay
et al., 2007).
Nous avons produit également une liste de D devenus Dd afin de montrer la proximité
de fréquence entre les D les moins habituels et des Dd les plus utilisés et de les distinguer
des Dd rares.
Le critère de un sujet sur 22, soit 4,5 %, a été utilisé également pour rendre compte
de la fréquence des Détails Blancs (Dbl).

Conclusion
Le sens que le praticien attribue à la cotation du Rorschach est fonction de son
orientation théorique. Pour l’école de Paris, la cotation, que ce soit celle des réponses
formelles comme des réponses non formelles, constitue une étape, indispensable mais
en aucun cas suffisante, vers la compréhension du fonctionnement psychique du sujet.
Cette étape amène à établir un psychogramme qui récapitule l’ensemble des données de la
cotation et permet la mise en évidence de pourcentages et de formules à partir desquelles
peuvent être proposées un certain nombre de réflexions cliniques. C’est de cet ensemble de
données quantitatives rassemblées dans le psychogramme ainsi que d’éléments qualitatifs
repérés au cours de la passation que se formulent des hypothèses cliniques, lesquelles servent
de base au déploiement de l’interprétation du Rorschach proprement dite.
La méthode d’interprétation du Rorschach, élaborée initialement par Nina Rausch de
Traubenberg, a été réactualisée par l’équipe de chercheurs projectivistes de l’Institut de
Psychologie de l’Université Paris Descartes, en 2001 (Emmanuelli et al., 2001). Par ailleurs, © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
la complémentarité du Rorschach et du TAT, théorisée par Catherine Chabert en 1987 nous
a permis d’associer dans un même document, la méthode d’interprétation du Rorschach
et celle du TAT. Ce document appelé « Schéma d’interprétation des données projectives »
est présenté en annexe de cet ouvrage et constitue le document de référence de l’actuelle
méthodologie d’interprétation des méthodes projectives utilisée dans notre enseignement.
Nous espérons que cet ouvrage facilitera la démarche de cotation pour tous nos
collègues praticiens du Rorschach et contribuera à leur faire encore davantage apprécier
cet irremplaçable outil clinique.
Remerciements

Nous remercions très sincèrement toutes les collègues psychologues cliniciennes qui ont
participé au recueil des données :
Christiane Biaggi-Delettrez,Valérie Bongers, Anne-Elodie Boyer, Maxime Hélène Calvet,
Sarah Ichaï-Cohen, Esther Daniel, Valérie Lanos, Marie-Laurence Lantenois, Estelle Louët,
Agnès Mazet, Karine Nastat, Laurence Nicolet, Lise Parant, Rita Piredda, Zoé Piveteau,
Sonia Tagourti, Caroline Richard, Hélène Robert, Adélaïde Russel, Tiffany Vervelle,
et Teresa Rebelo qui a assuré la coordination des différentes équipes.

Nous remercions également, Paulette Rozencwajg et Yannick Savina pour leur contribution
à la partie étalonnage et statistique.

Nous souhaitons aussi témoigner notre profonde gratitude au Professeur Nina Rausch de
Traubenberg pour son aide et son soutien précieux tout au long de la conception de cet ouvrage.
Lecture du manuel

Pour chaque planche et chaque localisation citée par le sujet, on trouvera les informations
suivantes :
• la représentation graphique de la localisation évoquée par le sujet,
• le type de localisation, selon que le sujet appréhende la globalité de la planche (G) ou un détail
(fréquent et noté D ou peu fréquent et noté Dd) ou encore une « lacune » ou un dessin en
creux dans la planche (noté Dbl pour détail blanc),
• la description de la localisation,
• l’orientation de la planche, selon que le sujet n’a pas changé l’orientation de la planche, vers
le haut (/\), ou l’a retournée de 180° (\/), ou tournée de 90° vers la gauche (<), ou tournée de
90° vers la droite (>),
• à l’intérieur de chaque mode d’orientation, la cotation du contenu de la réponse, selon qu’elle
désigne un être humain - H -, un animal - A -, un objet - Obj -, etc. en suivant l’ordre de la liste
des contenus telle que présentée ci dessous. Celle-ci reprend la liste classiquement retenue
par C. Beizmann,
A : animal entier Pays : paysage
Ad : partie du corps d’un animal Élém : élément
(A) : animal entier irréel Frag : fragment
(Ad) : partie du corps d’un animal irréel Bot : botanique
Anat : anatomie
H : être humain entier
Sang : sang
Hd : partie du corps humain © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
Radio : radio
(H) : personnage irréel
Arch : architecture
(Hd) : partie du corps d’un personnage
Sc : sciences et techniques
irréel
Sex : sexuel
Obj : objet Symb : symbole
Géo : géographie Abstr : abstraction

• le substantif lui-même (le nom de l’animal, de l’objet, etc.),


• la qualité perceptive de la réponse (F+, F- ou F+/-),
• l’ordre des localisations est le suivant : G ; D et Dd ; Dbl et Ddbl.
14
Planche I

Localisation Détails planche Orientation Cotation contenu

G ∧ A
Planche I
15
Nouveau Manuel de cotation des formes au Rorschach

Contenu F+ F- F+/-
Abeille F-
Aigle F+ (qual.) F- (quant.)
Animal F+
Araignée F-
Araignée écrasée F-
Chauve-souris F+
Chien F-
Chien de dos avec ombre sur les côtés F-
Coléoptère F+
Crabe F-
Crabe avec ailes de papillon F-
Deux aigles avec personnage F+ (qual.) F- (quant.)
Deux corbeaux F+ (qual.) F- (quant.)
Deux oiseaux F+ (qual.) F- (quant.)
Deux oiseaux tenant une femme F+ (qual.) F- (quant.)
Deux ours F-
Hanneton F+
Insecte F+ (quant.) F+/- (qual.)
Insecte sous feuille F+ (quant.) F+/- (qual.)
Loup F+ (qual.) F- (quant.) © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit

Mouche F-
Oiseau F+
Oiseau blessé F+
Oiseau préhistorique F+
Papillon F+
Papillon abîmé F+ (qual.) F- (quant.)
Peau d’animal déchiquetée F-
Peau de vache F-
16
Planche I

Localisation Détails planche Orientation Cotation contenu

G (suite) ∧

Ad

(A)

(Ad)
Planche I
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Nouveau Manuel de cotation des formes au Rorschach

Contenu F+ F- F+/-
Raie F-
Rapace F+
Renard F-
Scarabée F+
Scarabée sur feuille F+
Scorpion F-
Squelette de chauve-souris F-
Tête de renard F+
Tortue écrasée F-
Tête d’animal F+/-
Tête de chat F+ (qual.) F- (quant.)
Tête de chauve-souris F+ (qual.) F- (quant.)
Tête de chien F+
Tête de cochon F-
Tête de coyote F+
Tête de loup F+
Tête de renard F+
Tête de sanglier F-
Tête de vache F-
Tête d’éléphant F- © Dunod – La photocopie non autorisée est un délit

Animal imaginaire F+/-


Deux cochons bd F+ (qual.) F- (quant.)
Dragon F-
Tête d’animal imaginaire F+/-
Tête de loup de bd F+ (qual.) F- (quant.)
Tête de monstre F+/-
Tête de monstre animal F+ (qual.) F- (quant.)
18
Planche I

Localisation Détails planche Orientation Cotation contenu

G (suite) ∧ H

Hd
(H)

(Hd)

Obj
Planche I
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Nouveau Manuel de cotation des formes au Rorschach

Contenu F+ F- F+/-
Deux danseurs F+
Deux personnages F+
Deux personnages avec leur ombre F+
Deux personnages hybrides F+ (qual.) F- (quant.)
Femme F-
Femme en robe F+
Personnage F-
Personnage avec deux oiseaux F+
Personnage déguisé F+
Personnage hybride F+/-
Personnage retenant deux femmes F+
Tête humaine F-
Ange F+
Batman F+
Deux anges F+
Deux anges sur cloche F+
Diable F-
Personnage imaginaire F+/-
Vampire F+ (qual.) F- (quant.)
Tête de diable F+ (qual.) F- (quant.)
Tête de monstre humain F+ (qual.) F- (quant.)
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit

Tête imaginaire F+/-


Bijou F+ (qual.) F- (quant.)
Casque F+ (qual.) F- (quant.)
Chapeau F-
Citrouille d’Halloween F+ (qual.) F- (quant.)
Dessin F+/-
Deux statues de corbeaux F+ (qual.) F- (quant.)
Engin F-
20
Planche I

Localisation Détails planche Orientation Cotation contenu

G (suite) ∧

Géo

Élém
Frag
Bot

Anat

Arch
Sex
Symb
∨ A
Planche I
21
Nouveau Manuel de cotation des formes au Rorschach

Contenu F+ F- F+/-
Gargouille F-
Masque F+
Objet F+/-
Robe dans la brume F-
Tête de mort F-
Totem F+ (qual.) F- (quant.)
Vaisseau spatial F+ (qual.) F- (quant.)
Carte géographique F+ (quant.) F+/- (qual.)
Carte géographique avec étendue d’eau F+/-
USA F-
Nuage F+/-
Tache F+ (quant.) F+/- (qual.)
Arbre imaginaire F+/-
Feuille F+ (quant.) F+/- (qual.)
Feuille de platane F+ (qual.) F- (qual.)
Feuille trouée F+ (quant.) F+/- (qual.)
Bassin F+
Crâne F-
Os F-
Temple F-
Sexe de femme F-
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit
Lettre V F-
Chauve-souris F+ (qual.) F- (quant.)
Insecte F+/-
Mouche F-
Oiseau F+ (qual.) F- (quant.)
Papillon F+ (qual.) F- (quant.)
Peau d’animal F-
Raie F-
22
Planche I

Localisation Détails planche Orientation Cotation contenu

G (suite) ∨ Ad

(A)

(Ad)
Hd
(H)

(Hd)
Obj

Frag
Arch

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