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Dépréciations et Provisions en Comptabilité

Le document traite des principes de dépréciation et de provisions pour risques et charges en comptabilité, en insistant sur la nécessité de respecter la convention de prudence. Il explique comment évaluer et comptabiliser les dépréciations des créances clients, en classant celles-ci en créances ordinaires, douteuses ou irrécouvrables, et en fournissant des exemples pratiques de calculs et d'écritures comptables. Enfin, il aborde les ajustements nécessaires en fin d'exercice et les procédures à suivre pour les créances devenues irrécouvrables.

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Dépréciations et Provisions en Comptabilité

Le document traite des principes de dépréciation et de provisions pour risques et charges en comptabilité, en insistant sur la nécessité de respecter la convention de prudence. Il explique comment évaluer et comptabiliser les dépréciations des créances clients, en classant celles-ci en créances ordinaires, douteuses ou irrécouvrables, et en fournissant des exemples pratiques de calculs et d'écritures comptables. Enfin, il aborde les ajustements nécessaires en fin d'exercice et les procédures à suivre pour les créances devenues irrécouvrables.

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COMPTABILITE GENERALE 2

M. Adama FAYE
Séquence 3 : LES DEPRECIATIONS ET PROVISIONS POUR
RISQUES ET CHARGES

A/ LES DEPRECIATIONS
I. Principes
La comptabilité doit satisfaire, dans le respect de la convention de prudence, aux obligations de
régularité, de sincérité et de transparence inhérentes à la tenue, au contrôle, à la présentation et à la
communication des informations qu'elle a traitées (article 3 de l’Acte uniforme relatif au droit
comptable et à l’information financière du SYSCOHADA).
La prudence est l'appréciation raisonnable des faits dans des conditions d’incertitude afin d'éviter le
risque de transfert, sur l'avenir, d'incertitudes présentes susceptibles de grever le patrimoine ou le
résultat de l'entité. Les actifs et les produits ne doivent pas être surévalués, et les passifs et les charges
ne doivent pas être sous-évalués.
- les gains probables ou latents ne sont pas comptabilisés ;
- les pertes probables sont comptabilisées sous forme d’une dépréciation.
La détermination de la valeur actuelle des biens est indispensable à l’inventaire, en vue de
l’application de la convention de prudence. La valeur actuelle est la valeur d’estimation du moment
qui s’apprécie en fonction du marché et de l’utilité de l’élément pour l’entité.
À la fin de chaque exercice, l'entité doit procéder au recensement et à l'évaluation de ses biens, créances
et dettes, à la valeur effective du moment, dite valeur actuelle ou valeur d’inventaire qui est comparée
à la valeur nette comptable figurant au bilan.
Si la valeur actuelle est inférieure à la valeur comptable, l’amoindrissement de la valeur est constaté
de façon distincte sous la forme d’une dépréciation lors que cette perte de valeur est jugée non
définitive. La dépréciation permet donc de constater la perte non définitive (probable) et non
irréversible de valeur d’un élément d’actif.

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La constatation de cette dépréciation est obligatoire même en cas d'absence ou d'insuffisance de
bénéfice, en application de la convention de prudence.
Pour les immobilisations, cette dépréciation est constatée par une dotation aux dépréciations ( 69) et
pour les autres éléments de l'actif, par une charge pour dépréciations (659 ; 679) (article 46 de l’acte
uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière du SYCOHADA)

II. Les dépréciations des créances client


L’analyse des créances en fin d’exercice permet d’effectuer un classement de celle- ci en:
 Créances ordinaires (saines, pas de risque de perte)
 Créances douteuses ou litigieuses (il y a une perte probable)
 Créances irrécouvrables (pertes définitives)
1) Les nouvelles créances douteuses ou litigieuses
La dépréciation d’une créance correspond au montant de la créance que l’entreprise risque de ne pas
recouvrer en raison de :
- Difficultés financières du client ;
- Litiges opposant l’entreprise et son client ;
Il est prudent d’évaluer cette dépréciation et d’en tenir compte dans la détermination du résultat.
Il convient d’abord de reclasser la créance en créances douteuses ou litigieuses lorsque la solvabilité
du client est incertaine.
La créance toutes taxes comprises est alors virée au débit du compte 416 « créances clients litigieuses
ou douteuses » par la contrepartie du compte 411 « clients »
 Exemple : la société BPW SA a une créance de 7 080 000 F sur le client DIALLO. Ce dernier est
en liquidation judiciaire. Au 31/12/2016, la société espère récupérer que 70% de sa créance.
Virement de la créance du compte 411 au compte 416 du montant TTC
416 Créances client douteuses ou litigieuses 7 080 000
411 Clients 7 080 000
Reclassement Client DIALLO

Ensuite la dépréciation est prise en compte.


 Calcul et comptabilisation de la dépréciation
Le montant de la dépréciation correspond au montant de la perte probable.

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La dépréciation s’exprime, généralement, en pourcentage du montant hors taxe de la créance.
Dépréciation = Créances HT x taux de perte probable
Créances 𝐓𝐓𝐂
Dépréciation = = x taux de perte probable
1,18

Taux de perte probable = (1 – Ratio de solvabilité)


Le ratio de solvabilité est calculé à partir du bilan du client concerné.
Le ratio de solvabilité pour un créancier non privilégié est égal au rapport entre l’actif net à répartir
après règlement des créanciers privilégiés et le montant des dettes restantes
Si l’on espère perdre 30% de la créance, la dépréciation sera de 30% ;
Si l’on espère recouvrer 60% de la créance, la dépréciation sera de 40%.
La dépréciation représente une charge d’exploitation enregistrée au débit du compte « 659 Charges
pour dépréciations d’exploitation » et un amoindrissement de la valeur de la créance porté au crédit
du compte « 491 Dépréciations des comptes clients »
 Exemple : Calculer la perte probable de la société BPW SA avec son client DIALLO
Taux de perte = 1- ratio de solvabilité = 1 – 0.7 = 0.3
Montant TTC de la créance = 7 080 000 F
Montant HT de la créance = 7 080 000 / 1,18 = 6 000 000 F
Dépréciation nécessaire = 6 000 000 x 0,3 = 1 800 000
Comptabilisation de la dépréciation
659 Charges pour dépréciations d’exploitation 1 800 000
491 Dépréciations des comptes clients 1 800 000
Perte probable

2) Réajustement des dépréciations


À la fin de l’exercice suivant, il est nécessaire d’analyser la nouvelle situation des clients.
Il convient de :
 calculer la nouvelle dépréciation sur le solde hors taxes de la créance
 comparer l’ancienne dépréciation à la nouvelle afin de procéder à un réajustement.
Deux situations sont possibles :
 Nouvelle dépréciation supérieure à Ancienne dépréciation (DN > DE), il convient d’augmenter
la dépréciation antérieurement constituée.
659 Charges pour dépréciations d’exploitation (DN – DE)
491 Dépréciation des comptes clients (DN – DE)
Réajustement à la hausse

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 Nouvelle dépréciation inférieure à Ancienne dépréciation (DN < DE), il convient de diminuer
la dépréciation antérieurement constituée.
491 Dépréciation des comptes clients (DE – DN)
759 Reprise de charges pour dépréciations d’exploitation (DE – DN)
Réajustement à la baisse

Exemple : le 05/06/2017 le client DIALLO a réglé seulement une somme de 4 720 000 F.
Au 31/12/2017, la société BPW SA décide de porter la dépréciation à 50% du solde.
DE = 1 800 000;
Solde TTC = 7 080 000 F – 4 720 000 = 2 360 000; Solde HT 2 000 000
DN = 2 000 000 x 0.5 = 1000 000
DN < DE Ajustement à la baisse de (1 800 000 - 1 000 000) = 800 000
Ecritures comptables :
491 Dépréciation des comptes clients 800 000
759 Reprise de charges pour dépréciation d’exploitation 800 000
Ajustement à la baisse

3) Les créances douteuses ou litigieuses devenues irrécouvrables


Lorsque l’entreprise est définitivement fixée sur la situation de son client, car ce dernier est insolvable
(a disparu) ou a réglé qu’une partie de la créance et aucun autre règlement n’est à espérer (règlement
pour solde de tout compte), il convient de :
 Constater la perte définitive (solde HT de la créance) au débit du compte 651 Perte sur créances
 Récupérer la TVA initialement collectée et non payée par le client au débit du compte 443 Etat,
TVA facturée ;
 Solder le compte 416 créances clients litigieuses ou douteuses par son crédit pour le montant TTC
de la créance.
651 Perte sur créances clients Montant HT
443 Etat, TVA facturée TVA
416 Créances clients douteuses Montant TTC
client X insolvable

 Solder également la dépréciation antérieurement constituée, devenue sans objet ;


491 Dépréciation des comptes clients DE
759 Reprise de charges pour dépréciations d’exploitation DE
Pour solde du compte débité

Exemple : Supposons qu’au 31/12/2017 le client de l’entreprise BPW SA est insolvable.


651 Perte sur créances clients 6 000 000
443 Etat, TVA facturée 1 080 000

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416 Créances clients douteuses 7 080 000
client X insolvable
491 Dépréciation des comptes clients
759 Reprise de charges pour dépréciation d’exploitation 1 800 000 1 800 000
Pour solde du compte débité

4) Créances ordinaires devenues irrécouvrables


Les créances ordinaires devenues irrécouvrables au titre de l’exercice ne font pas l’objet de
dépréciations mais doivent être soldées. Elles sont définitivement perdues.
Il convient de Constater la perte définitive sur créance client
651 Perte sur créances clients Montant HT
443 Etat TVA facturée TVA
411 Clients Montant TTC
client X insolvable
Exemple : A l’inventaire au 31/12/2017 nous constatons que le client DIAW qui nous doit 5310 000
(dont 18% de TVA) est insolvable.
Perte = 5 310 000/1,18 = 4 500 000
651 Perte sur créances clients 4 500 000
443 Etat TVA facturée 810 000
411 Clients 5 310 000
client Diaw insolvable

5) Les créances antérieurement douteuses ou litigieuses redevenues normales


Une créance douteuse ou litigieuse pour laquelle des dépréciations avaient été constatées peut devenir
normale compte tenu des nouvelles informations dont on dispose du client.
Dans ce cas, il convient de :
 Débiter le compte 411 par le crédit du compte 416 (à réintégrer au compte 411);
 Solder la dépréciation constatée antérieurement par une reprise (D491 ; C759).

6) Rentrées sur créances amorties


Une créance classée insolvable et soldée par conséquent au titre d’un exercice antérieur peut être réglée
de façon inattendue par le débiteur. Il s’agit d’un cas exceptionnel. Il conviendrait donc de débiter un
compte de trésorerie par le crédit du compte 758 « produits divers »

NB : Afin de justifier l’évolution des dépréciations propre à chaque client, l’entité doit constituer un
état de ses créances douteuses et irrécouvrables.
Application 1 : On extrait de la balance avant inventaire de l’entreprise « WAGANE SAS » au
31/12/2014 les soldes suivants :
411 Clients 4 897 000
416 Créances douteuses 6 490 000
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491 Dépréciation des comptes client 2 630 000

La situation des créances douteuses et irrécouvrables au 31/12/2014


Noms Créance TTC Règlement Dépréciations Observations
au 31/12/2014 en 2014 au 31/12/2013 Au 31/12/2014
DIA 1 770 000 354 000 35% Irrécouvrable
SOW 4 720 000 1 180 000 40% Porter la dépréciation à 60% du solde
NDIAYE 1 652 000 - On espère récupérer 70%
SALL 885 000 - Insolvable

NB : Tous les règlements ont été correctement enregistrés.


La TVA est récupérable au taux de 18%.

Travail à Faire
1) Présenter le tableau d’analyse des créances douteuses et irrécouvrables au 31/12/2014
2) Passer toutes les écritures de régularisation au 31/12/2014
Solution :
1) Le tableau d’analyse des créances douteuses et irrécouvrables 31/12/2014

Noms Créance Règlement Solde TTC Dépréciations Ajustements Irrécouvrables Virement

TTC 2013 (DE) 2014 (DN) Hausse Baisse HT (651) TVA


(443)

DIA 2 124 000 354 000 1 770 000 630 000 0 630 000 1 500 000 270 000

SOW 5 900 000 1 180 000 4 720 000 2 000 000 2 400 000 400 000

ND 1 652 000 1 652 000 0 420 000 420 000 1 652 000

SALL 885 000 885 000 0 o 0 0 750 000 135 000

TOTAL 2 630 000 820 000 630 000 2 250 000 405 000 1 652 000

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2) Les écritures de régularisation au 31/12/2014

Application 2 : On extrait de la balance avant inventaire au 31/12/2015 de l’entreprise les soldes


411 Clients 9 794 000
416 Clients douteux 5 664 000
491 Dépréciation des clients 2 500 000
 Etat des créances douteuses et irrécouvrables au 31/12 2015:
Clients Créance TTC au Règlement Dépréciations au Observations
31/12/2014 2015 31/12/2014 au 31/12/2015
BA 2 360 000 885 000 40 % Règlement pour solde de tout compte
DER 5 310 000 - - Ratios de solvabilité 60 %
DIA 3 304 000 1 416 000 35 % Porter la dépréciation à 30 % du solde
SOW 2 124 000 - - Client insolvable

Travail à Faire
1) Présenter le tableau d’analyse des créances douteuses et irrécouvrables au 31/12/2015
2) Passer toutes les écritures de régularisation au 31/12/2015

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Solution : 1) Tableau d’analyse des créances douteuses et irrécouvrables au 31/12/2015
Nom Créance Règlement Solde Dépréciations Ajustements Irrécouvrables Virement
TTC TTC 2014 2015 hausse baisse HT TVA

BA

DER

DIA

SOW

Total 2 500 000

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2) Les écritures de régularisation au 31/12/2015

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III. DEPRECIATION DES TITRES DE PLACEMENT
a) Définition
Les titres sont constitués par des droits acquis dans le capital d’autres entreprises ou par des obligations
conférant les mêmes droits de créances sur la société émettrice de l’emprunt.
Les titres de placement sont des titres négociables acquis et cessibles à tout moment en vue d’en tirer
un revenu direct ou une plus-value à brève échéance.
La valeur d’entrée des titres de placement est leur coût d’acquisition. Les frais d’acquisition sont
désormais enregistrés au débit de 5016, 5026, 5036, « frais d’acquisition de titres »
501 Titres de placement Prix d’achat
5016 Frais d’acquisition de titres Frais d’achat
521 Banque CA
Acquisition de titres de placement

A l’inventaire, lorsque les titres ont une valeur actuelle (valeur d’inventaire) inferieure à leur valeur
comptable, il y a une dépréciation qu’il convient de constater, en application du principe de prudence.
A l’inventaire, les titres cotés en bourse sont évalués au cours moyen du dernier mois et les titres
non cotés sont estimés à leur valeur probable de négociation.
Dépréciation = (Coût d’achat unitaire – Cours moyen du dernier mois) x Nombre de titres
Dépréciation = Coût d’achat unitaire – Valeur probable de négociation x Nombre de titres

NB: Les titres doivent être évalués catégorie par catégorie. Il n’est pas admis de compensation entre
les plus-values et les moins-values portant sur des titres de nature différente.
c) Constatation de la dépréciation

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679 Charges pour dépréciations financières X
Dépréciation des titres de placements
590 Perte probable X

d) Réajustements des dépréciations


Lorsqu’une dépréciation a été constatée, lors d’un inventaire, il faut toujours, à l’inventaire suivant,
analyser la nouvelle situation et ajuster l’ancienne dépréciation en conséquence.
Cela consiste à calculer la nouvelle dépréciation (DN) et la comparer à la dépréciation existante (DE)
afin d’évaluer le montant du réajustement.
- Si la nouvelle dépréciation (DN) est supérieure à l’ancienne (DE) ;
Il convient alors de procéder à un ajustement à la hausse de la dépréciation existante.
679 Charges pour dépréciations financières DN-DE
590 Dépréciation des titres de placements DN-DE
Réajustement à la hausse

- Si la nouvelle dépréciation est inférieure à l’ancienne (DN < DE) ; Il convient alors de procéder à
un ajustement à la baisse de la dépréciation existante
590 Dépréciation des titres de placement DE- DN
779 Reprises de charges pour dépréciations financières DE- DN
réajustement à la baisse

- S’il n’y a plus de dépréciation probable : il faut reprendre la dépréciation existante en passant les
mêmes écritures que celles qui constatent une diminution de dépréciation.
Application 1 : Soit l’état des titres de placement l’entreprise SENTELEC
Titres Nombre Coût Cours au Cours au
31/12 2012 d’achat 31/12/2011 31/12/2012
A 20 35 000 28 000 30 000
B 25 74 000 75 000 68 500
C 10 51 000 48 000 55 000
D 15 25 000 24 000 23 000
Travail à faire : Présenter l’état des titres et passer les écritures d’ajustement des dépréciations
Résolution :
Calcul des dépréciations
Titres A : DE = (35 000 – 28 000) x 20 = 140 000
DN = (35 000 – 30 000) x 20 = 100 000
Titres B : DE = 0 car 75 000 > 74 000
DN = (74 000 – 68 500) x 25 = 137 500

Titres C : DE = (51 000 – 48 000) x 10 = 30 000


DN = 0 car 55 000 > 51 000

Titres D : DE = (25 000 – 24 000) x 15 = 15 000


DN = (25 000 – 23 000) x 15 = 30 000
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- Etat des titres au 31/12/2012
Nbre CA Cours au Dépréciations Réajustement
Titres unitaire 31/12/11 31/12/12 Existante Nécessaire Hausse Baisse
A 20 35 000 28 000 30 000 140 000 100 000 40 000
B 25 74 000 75 000 68 500 0 137 500 137 500
C 10 51 000 48 000 55 000 30 000 0 30 000
D 15 25 000 24 000 23 000 15 000 30 000 15 000
Total 185 000 152 500 70 000

- Ecritures comptables :
679 Charges pour dépréciations financières 152 500
590 Dépréciation des titres de placements 152 500
Réajustement à la hausse
590 Dépréciation des titres de placements 70 000
779 Reprises Charges pour dépréciations financières 70 000
Réajustement à la baisse

Application 2: On extrait de la balance avant inventaire de l’entreprise « WAGANE » au


31/12/2014 les soldes suivants :
50 Titres de placements 22 110 000 (Coût d’acquisition total)
590 Dépréciation des titres de placement 1 647 000 (dépréciation existent)
 Etat des titres au 31/12 2015
Nature Nombre Prix d’achat Cours au Cours au
unitaire 31/12/2014 31/12/2015
A 200 25 000 21 000 23 000
B 250 40 000 ? 42 000
C ? 15 000 12 000 17 000
D 300 20 000 22 000 19 000
Travail à Faire
1) Présenter l’état des titres de placement après avoir retrouvé les inconnues
2) Passer toutes les écritures de régularisation au 31/12/2015
Résolution :
Retrouvons les inconnues

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On pose : 22 110 000 = 200 x 25 000 + 250 x 40 000 + X x 15 000 + 300 x 20 000
22 110 000 = 5 000 000 + 10 000 000 + 15 000X + 6 000 000
1 110 000 = 15 000 X
X = 1 110 000 / 15 000 = 74
1 647 000 = (25 000 – 21 000) x 200 + (40 000 – Y) x 250 + (15 000 – 12 000) x 74
1 647 000 = 800 000 + 10 000 000 - 250 Y + 222 000
- 9 375 000 = - 250 Y
Y = 9 375 000 / 250 = 37 500

1) l’état des titres


Nbre CA Cours au Dépréciations Réajustement
Titres 31/12/14 31/12/15 Existante Nécessaire Hausse Baisse
A 200 25 000 21 000 23 000 800 000 400 000 400 000

B 250 40 000 37 500 42 000 625 000 0 625 000


C 74 15 000 12 000 17 000 222 000 0 222 000
D 300 20 000 22 000 19 000 0 300 000 300 000
TOTAL 1 647 000 700 000 300 000 1 247 000

Calcul des dépréciations

Titres A : DE = (25 000 – 21 000) x 200 = 800 000


DN = (25 000 – 23 000) x 200 = 400 000 Ajustement à la baisse de 400 000

Titres B : DE = (40 000 – 37 500) x 250 = 625 000


DN = 0 car 42 000 > 40 000 Ajustement à la baisse de 625 000

Titres C : DE = (15 000 – 12 000) x 74 = 222 000


DN = 0 car 17 000 > 15 000 Ajustement à la baisse de 222 000

Titres D : DE = 0 car 22 000 > 20 000 Ajustement à la hausse de 300 000


DN = (20 000 – 19 000) x 300 = 300 000
2) Ecritures de régularisation
679 Charges pour dépréciations financières 300 000
590 Dépréciation des titres de placements 300 000
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Ajustement à la hausse
590 Dépréciation des titres de placements 1 247 000
779 Reprises Charges pour dépréciations financières 1 247 000
Ajustement à la baisse

NB : S’il s’agit de titres de participation ou de titres immobilisés (Immobilisations financières) :


compte 26, 27), les comptes 296, 297 697 et 797 sont utilisés.
Par exemple
697 Dotations aux dépréciations financières 300 000
296 Dépréciation des titres de participation 300 000
Ajustement à la hausse
296 Dépréciation des titres de participation 1 025 000
797 Reprises de dépréciations financières 1 025 000
Ajustement à la baisse

g) Cession de titre de placement


En cas de vente de titres le prix de vente net est enregistré de façon suivante :
 Si le prix de cession net est supérieur au coût d’achat
521 Banque Prix de vente net
50 Titres de placement Coût d’achat
777 Gains sur cession des titres de placement Résultat/cession
cession de titre de placement

 Si le prix de cession net est inférieur au coût d’achat


521 Banque Prix de vente net
677 Pertes sur cession de titres de placement Résultat/cession
50 Titres de placement Coût d’achat
cession de titre de placement

S’il s’agit d’une vente à crédit le compte 4721 Créances sur cessions de titres de placement est utilisé
à la place du compte banque.
N.B : Les dépréciations antérieurement constituées sur les titres cédés doivent être reprise.
590 Dépréciation des titres de placement DE
779 Reprise de charges pour dépréciations financières DE
Ajustement à la baisse

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NB : S’il s’agit de titres de participation et titres immobilises la comptabilisation de la cession
s'effectue de façon différente : il s'agit d'une cession d'immobilisations considérée comme une
opération H.A.O.
- Le compte 826 Produits des cessions d'immobilisations financières est crédité du produit de cession
par le débit d'un compte de trésorerie ou d'un compte de tiers 485 Créances sur cessions
d'immobilisations. ( D : 5.. ou 485; C : 826 )
- La sortie est enregistrée au débit du compte 816 Valeurs comptables des cessions d'immobilisations
financières, par le crédit du compte de titres concerné (26 ou 27).
- Lorsqu’une dépréciation avait été constituée, cette dernière (29..) est reprise par le crédit du compte
7972 Reprises de dépréciation des immobilisations financières.

Exemple :
521 Banque 8 000 000
826 Produits des cessions d'immobilisations financières 8 000 000
cession de titres de participation
816 Valeurs comptables des cessions d'immobilisations financières 6 000 000
26 Titres de participation 6 000 000
sortie
296 Dépréciations des titres de participation 400 000
797 Reprises de dépréciations financières. 400 000
Ajustement à la baisse

IV. DEPRECIATION DES STOCKS


A la clôture de chaque exercice l’entreprise doit procéder à l’inventaire physique et à l’évaluation de
ses stocks. Lorsque la valeur actuelle des stocks finals est inférieure à leur valeur d’entrée, il faut
constater la dépréciation par une charge pour dépréciation d’exploitation (659)
Exemples de facteurs de dépréciation :
- stocks obsolètes ;
- stocks endommagés ;
- baisse des prix de vente ;
- augmentation des coûts d’achèvement ou des coûts estimés pour réaliser la vente.
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a) Calcul de la dépréciation
- Stocks de Marchandises et de produits finis: ils sont par définition destinés à être vendus.
Leur valeur d’inventaire est égale à la valeur nette de réalisation (c’est-à-dire le produit net que
l’entreprise pourrait retirer de sa vente).
La valeur de réalisation nette est égale au prix de vente possible (c’est-à-dire le prix du marché) moins
les frais restant à supporter pour parvenir à la vente (frais de distribution, transport et commissions sur
vente par exemple).
Dépréciation = valeur d’entrée – valeur actuelle

Dépréciation = valeur d’entrée – valeur nette de réalisation

Dépréciation des marchandises = Coût d’achat du stock final réel de marchandises


– (prix de vente probable – frais de vente)

Dépréciation produits finis = Coût de production du stock final réel de produits finis
– (prix de vente possible – frais de vente)

- Stocks d’en-cours de production : ils sont aussi destinés à être vendus mais n’ont pas encore atteint
leur stade d’achèvement.
La valeur de réalisation nette est égale au prix de vente probable moins les frais de vente et les coûts
d’achèvement.

Dépréciation des en-cours = Coût de production du stock final


– (prix de vente probable – frais de vente – couts d’achèvement)

- Stocks de matières premières et d’approvisionnements : ils sont par définition destinés à être
consommés et intégrés dans les produits finis. La dépréciation est égale à la différence entre la valeur
d’entrée des stocks et le coût de remplacement.
Dépréciation = Coût d’achat du stock final réel - Coût de remplacement

Dépréciation = Coût d’achat du stock final réel - (Prix d’achat probable + frais d’achat éventuels)

NB : Les matières premières ne doivent être dépréciées à la clôture de l’exercice que s’il s’avère que
le coût de revient du produit fini auquel ces matières sont incorporées (coût des stocks de matières
premières augmenté des coûts d’achèvement et des frais de commercialisation) est supérieur à son
prix de vente probable.
b) Constatation de la dépréciation
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659 Charges pour dépréciations d’exploitation DN
39. Dépréciations des stocks de…. DN
perte probable

Les dépréciations constituées à la clôture d’un exercice donné doivent être soldées à la clôture de
l’exercice suivant.
39. Dépréciation des stocks de…… DE
759 Reprise de charges pour dépréciations d’exploitation DE
Solde de la provision existante

NB : En inventaire intermittent, il convient d’enregistrer simultanément :


- la constatation des stocks finals et de leurs dépréciations nécessaires (DN)
- l’annulation des stocks initiaux et de leurs dépréciations existantes (DE)
En inventaire permanent, il convient d’enregistrer simultanément :
- La différence d’inventaire qui est un manquant ou un excédant
- la constatation des dépréciations nécessaires (DN)
- l’annulation des dépréciations existantes (DE)
Exemple d’application : On extrait de la balance avant inventaire au 31/12/2014
31 Marchandises 30 000 000
32 Matières premières 16 500 000
36 Produits finis 75 000 000
391 Dépréciation des stocks de marchandises 1 600 000
392 Dépréciation des stocks de matières premières 2 600 000
396 Dépréciation des stocks de produits finis 10 800 000
Données d’inventaire : il reste en magasin :
- 18 600 000 F de marchandises. Ce stock comprend un lot ayant coûté 6 000 000 F mais dont le prix
de vente probable ne dépasse pas 4 000 000 F compte non tenu des frais de distribution estimés à 15%
de ce montant;
- 60 tonnes de matières premières ayant couté 1 000 000 F la tonne : valeur de remplacement 850 000
F la tonne, compte non tenu des frais accessoires directs d’achat estimés à 10% de ce montant;
- 104 000 000 F de produits finis pour lesquels il y a lieu de tenir compte d’une moins-value probable
de 10%.
Travail à faire :
1) Présenter les calculs conduisant à l’ajustement des dépréciations
2) Passer les écritures jugées nécessaires au 31/12/2014
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COMPTABILITE GENERALE 2
Séquence 3 : LES DEPRECIATIONS ET PROVISIONS POUR RISQUES ET CHARGES

Solution :
1) Calculs
……………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………
……………………….............................................................................................................................................
.................................................................................................................................................................
2) Ecritures comptables 31/12/2014
6031 Variation de stock de marchandises 30 000 000
311 Marchandises 30 000 000
Pour solde stock initial
6032 Variation de stock de MP 16 500 000
32 Matières premières 16 500 000
Pour solde stock initial
736 Variation de stock de P F 75 000 000
36 Produits finis 75 000 000
Pour solde stock initial
311 Marchandises 18 600 000
6031 Variation de stock de marchandises 18 600 000
Stock final
32 Matières premières 60 000 000
6032 Variation de stock de MP 60 000 000
Stock final
36 Produits finis 104 000 000
736 Variation de stock de P F 104 000 000
Stock final
659 Charges pour dépréciations d’exploitation 16 900 000
391 Dépréciation des stocks de m/ses 2 600 000
392 Dépréciation des stocks de M P 3 900 000
396 Dépréciation des stocks de P F 10 400 000
Dépréciation stock final
391 Dépréciation des stocks de m/ses 1 600 000
392 Dépréciation des stocks de M P 2 600 000
396 Dépréciation des stocks de P F 10 800 000
759 Reprises de charges pour dépréc. d’expl.
Pour solde des comptes débités 15 350 000

V. DEPRECIATION DES IMMOBILISATIONS

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COMPTABILITE GENERALE 2
Séquence 3 : LES DEPRECIATIONS ET PROVISIONS POUR RISQUES ET CHARGES

Une entité doit apprécier à chaque fin d'exercice, s'il existe un indice qu'un actif (immobilisation corporelle ou
incorporelle) peut avoir subi une perte de valeur.
Par exemple il existe un indice interne de perte de valeur lorsque les performances d’un matériel sont inférieures
à celles initialement prévues.
- s'il n'existe pas d'indice de perte de valeur, aucun test de dépréciation n'est requis ;
- s'il existe un tel indice, l'entité doit estimer la valeur actuelle de l'immobilisation et la comparer à sa valeur
nette comptable (VNC).
Si la valeur actuelle de l'immobilisation est inférieure à sa valeur nette comptable, une dotation aux
dépréciations doit être comptabilisée.
Les dotations aux dépréciations sont afférentes à des immobilisations, il s'agit généralement d'immobilisations
non amortissables, telles que les terrains nus, brevets, licences et fonds commercial et les immobilisations
financières.
Les immobilisations amortissables peuvent exceptionnellement faire l’objet d’une dotation pour dépréciation à
condition que la dépréciation fortuite ne soit pas jugée irréversible et que le montant de la dépréciation soit
significative.
a) Calcul de la dépréciation
Une dotation pour dépréciation est constatée lorsque la valeur actuelle de l’immobilisation est inférieure à sa
valeur nette comptable.
 Immobilisations non amortissables
Dépréciation = Valeur d’entrée (VE) – Valeur actuelle (VA) (VNC = VE)
 Immobilisations amortissables
Dépréciation = Valeur nette comptable (VNC) – Valeur actuelle (VA)

NB : A la clôture d’un exercice, lorsqu’une dépréciation relative à une immobilisation amortissable est
constatée l’entreprise doit modifier la base amortissable pour l’exercice suivant et réviser le plan
d’amortissement en conséquence de manière prospective.
b) Comptabilisation
La dépréciation est ici constatée par des dotations aux dépréciations (compte 69).
Selon leur caractère, les dotations sont enregistrées au débit des comptes :
691 « Dotations aux dépréciations d’exploitation », s’il s’agit d’une immobilisation incorporelle ou corporelle.
697 « Dotations aux dépréciations financières », s’il s’agit d’une immobilisation financière.
853 « Dotations aux dépréciations H.A.O », si la dépréciation est due à un évènement extraordinaire ou à la
restructuration de l’entité.

M. Adama FAYE 19
COMPTABILITE GENERALE 2
Séquence 3 : LES DEPRECIATIONS ET PROVISIONS POUR RISQUES ET CHARGES

En contrepartie, la diminution de valeur de l’immobilisation est comptabilisée au crédit des comptes 291 à 297
« Dépréciation d’actif immobilisé» dont les soldes créditeurs figurent à l’actif du bilan, en soustraction au
même titre que les amortissements.
Ecritures comptables :
691 Dotation aux dépréciations d’exploitation x
697 Dotation aux dépréciations financières
853 Dotation aux dépréciations HAO
29. Dépréciation d’actif immobilisé x
Dépréciation de l’exercice

c) Réajustements des dépréciations


Lorsqu’une dépréciation a été constatée, lors d’un inventaire, il faut toujours, à l’inventaire suivant, analyser la
nouvelle situation et ajuster l’ancienne dépréciation en conséquence afin d’évaluer le montant du réajustement.
Cela consiste à calculer la nouvelle dépréciation et le comparer l’ancienne afin de faire un ajustement en
augmentation ou en diminution pouvant aller jusqu’à l’annulation du fait du caractère réversible de la
dépréciation.
 Si la dépréciation nécessaire est supérieure à la dépréciation existante (DN > DE)
Il convient alors d’augmenter la dépréciation existante (ajustement à la hausse).
691 Dotation aux dépréciations d’exploitation (DN-DE)
697 Dotation aux dépréciations financières
853 Dotation aux dépréciations HAO
29.. Dépréciation d’actif immobilisé (DN-DE)
Réajustement à la hausse

 Si la dépréciation nécessaire est inférieure à la dépréciation existante (DN < DE)


Il convient alors de diminuer la dépréciation existante (ajustement à la baisse).
29.. Dépréciation d’actif immobilisé (DE –DN)
791 Reprise de dépréciation d’exploitation
797 Reprise de dépréciation Financières (DE–DN)
863 Reprise de dépréciation HAO
Réajustement à la baisse

 Il n’y a plus de dépréciation probable (dépréciation nécessaire = 0)


Il faut reprendre la totalité de la dépréciation existante devenue sans objet.

Application: Vous disposez de l’extrait de la balance avant inventaire au 31/12/2016 suivant :


Comptes Intitulés Soldes
SD SC

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Séquence 3 : LES DEPRECIATIONS ET PROVISIONS POUR RISQUES ET CHARGES

215 Fonds commercial 38 000 000


222 Terrains nus 8 000 000
231 Bâtiments 63 000 000
241 Matériels et outillages 65 000 000
261 Titres de participation 53 000 000
2831 Amortissements des bâtiments 21 000 000
2841 Amortissement du MOIC 26 000 000
2915 Dépréciations du fonds de commerce 9 000 000
2922 Dépréciation des terrains nus 1 000 000
296 Dépréciation des titres de participation 8 000 000

Données d’inventaire
Le fonds de commerce est estimé à 45 000 000
Valeur actuelle des terrains nus 6 500 000
Valeur probable de réalisation des bâtiments 35 000 000
Valeur de remplacement du MOIC 22 000 000
Valeur d’utilité titres de participation 50 000 000
NB : Les bâtiments amortissables au taux de 5% ont été gravement endommagés par une inondation et le
matériel et outillage est amortissable linéairement sur 5 ans.
Travail à faire : Procéder aux travaux de régularisation au 31/12/2016
Solution :
- La valeur actuelle du fonds de commerce est supérieure à la valeur d’entrée, la dépréciation existante est
devenue sans objet, il convient donc de l’annuler.
……………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………
……………………………….

Ecritures comptables :
2915 Dépréciation du fonds de commerce 9 000 000
791 Reprises de dépréciations d’exploitation 9 000 000

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Séquence 3 : LES DEPRECIATIONS ET PROVISIONS POUR RISQUES ET CHARGES

Pour solde du compte débité


691 Dotations aux dépréciations d’exploitation 500 000
2922 Dépréciation des terrains 500 000
Dotation de l’exercice
681 Dotations aux amortissements d’exploitation 16 150 000
2831 Amortissement des bâtiments 3 150 000
2841 Amortissement du matériel et outillage 13 000 000
Dotations de l’exercice
853 Dotations aux dépréciations HAO
2931 Dépréciations des bâtiments 3 850 000
Perte probable 3 850 000
6914 Dotations aux dépréciations d’exploitation
294 Dépréciations du matériel 4 000 000
Perte probables 4 000 000
296 Dépréciation des titres de participation 5 000 000
797 Reprises de dépréciations financières
Réajustement à la baisse 5 000 000

VII. LES DEPRECIATIONS DANS LES DOCUMENTS DE SYNTHESE


1. Au bilan
L’actif du bilan comprend quatre colonnes de sommes. Brut, amortissement et dépréciations, net exercice N
et net exercice N-1.
 Les comptes 29, 39, 49, 59 dépréciations de… ont un solde créditeur qui représente le montant des
dépréciations à la date de clôture de l’exercice. Ils figurent à l’actif du bilan en soustraction des comptes
concernés afin d’obtenir la valeur actuelle nette (VNC).
Extrait du bilan au 31/12 2012
Actif Exercice 2019 Exercice 2018
Brut Amort. et Deprec. Net Net
Fonds commercial 38 000 000 0 38 000 000 29 000 000

Client

Titres de placement

 Les provisions pour risques et charges dont le montant correspond au solde créditeur des comptes 19.., 499
et 599 sont portées au passif du bilan.

2. Au compte de résultat
 Dans les charges de l’exercice le solde des comptes 691, 697, 659, 679, 839 et 853 est pris en compte.

M. Adama FAYE 22
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Séquence 3 : LES DEPRECIATIONS ET PROVISIONS POUR RISQUES ET CHARGES

 Dans les produits de l’exercice, ce sont les diminutions de dépréciations correspondant aux soldes
créditeurs des comptes 791, 797, 759, 779, 849 et 863 qui sont prises en compte.

B. LES PROVISIONS POUR RISQUES ET CHARGES


I) Principes
A l’ opposé des dépréciations, attachées à la perte de valeur d’un élément d’actif, les provisions sont un passif
externe (dette) dont l’échéance ou le montant est incertain.
Les provisions sont destinées à couvrir des risques et des charges que des événements survenus ou en cours
rendent seulement probables, nettement précises quant à leur objet, mais dont la réalisation est incertaine. Elles
figurent au passif du bilan.
Pour être comptabilisées, les provisions doivent remplir trois conditions :
 l’exercice d’une obligation envers un tiers à la clôture de l’exercice ;
 l’obligation devra provoquer, probablement ou certainement, une sortie de ressource au bénéfice du tiers,
sans contrepartie équivalente de celui-ci, après la date de clôture.
 le montant de la provision devra correspondre à la meilleure évaluation possible, à la date de clôture, de la
sorties de ressources au bénéfice du tiers.
On distingue :
Les provisions pour risque : provisions pour litiges, provisions pour garanties données aux clients, provisions
pour perte sur marché à terme, provisions pour amendes et pénalités, provisions pour perte de changes.
Les provisions pour charges : provisions pour pensions et obligations similaires, provisions pour impôts,
provisions pour renouvellement des immobilisations des entreprises concessionnaires.

II/ Comptabilisation des provisions pour risques et charges


Elles sont traitées différemment, selon que l’échéance probable du risque et de la charge est à plus d’un an ou à
moins d’un an.
1) Les provisions pour risques et charges à plus d’un an

M. Adama FAYE 23
COMPTABILITE GENERALE 2
Séquence 3 : LES DEPRECIATIONS ET PROVISIONS POUR RISQUES ET CHARGES

Elles sont constituées par constatation d’une dotation de provisions.


 au débit de : 6911 Dotation aux provisions d’exploitation pour risques et charges
6971 Dotation aux provisions financières pour risques et charges
854 Dotation aux provisions pour risque et charges HAO
 au crédit d’une subdivision d’un compte de passif, 19 « Provisions pour risque et charges », dans la
rubrique : dettes financières.
La nature réversible de la provision pour risques et charges constatée à la fin d’un exercice entraine qu’à la fin
de l’exercice suivant, il convient soit :
- d’augmenter l’ancienne provision par une nouvelle dotation
- de diminuer ou d’annuler l’ancienne provision par une reprise de provision :
Le compte 19 est débité par le crédit de :
791 Reprise de provisions d’exploitation pour risques et charges
707 Reprise de provisions Financières pour risques et charges
864 Reprise de provisions pour risques et charges HAO
2) Les provisions pour risques et charges à moins d’un an
Elles sont constituées par constatation de charges pour provisions pour risques.
 au débit de : 659 Charges pour provisions pour risques à court terme d’exploitation
679 Charges pour provisions pour risques à court terme financières
839 Charges pour provisions pour risques à court terme HAO
 au crédit d’un compte du passif circulant : 499 Provisions pour risque à court terme (tiers)
599 Provisions pour risque à court terme à caractère financier
La nature réversible de la provision pour risques et charges constatée à la fin d’un exercice entraine qu’à la fin
de l’exercice suivant, il convient soit :
- d’augmenter l’ancienne provision par une nouvelle charge pour provision
- de diminuer ou d’annuler l’ancienne provision par une reprise de charges pour provision :
Le compte 499 ou 599 est débité par le crédit de:
 759 Reprises de charges pour provisions pour risque à court terme d’exploitation
 779 Reprises de charges pour provisions pour risque à court terme financières

Application : Les provisions pour litiges : Elles sont à constituer lorsque l’entreprise, engagée dans un
procès, risque d’être condamnée au versement de dommages et intérêts ou autres indemnités.
Exemple : La société anonyme BPW, après avoir licencié 3 salariés, s’est rendu compte au vu du rapport produit
par son avocat conseil en matière du droit du travail que les droits versés aux travailleurs licenciés n’ont pas

M. Adama FAYE 24
COMPTABILITE GENERALE 2
Séquence 3 : LES DEPRECIATIONS ET PROVISIONS POUR RISQUES ET CHARGES

été correctement calculés. Or les licenciés ont saisi le Tribunal du Travail. Un procès est donc en cours. L’avocat
demande la constitution d’une provision pour litige de F CFA 10 000 000 au 31/12/N
Au cours de l’exercice N, la société a été condamnée à payer :
9 500 000 F CFA au titre de complément d’indemnités de licenciement ;
4 000 000 F CFA au titre des dommages-intérêts.
31/12/N
691 Dotation aux provisions d’exploitation pour risques 10 000 000
191 Provision pour litiges 10 000 000
N+1
6614 Indemnités de licenciement 9 500 000
6618 Autres rémunérations directes (dommages et intérêts) 4 000 000
422 Personnel, rémunérations dues 13 500 000
N+1
422 Personnel, rémunérations dues 13 500 000
521 Banque 13 500 000
Règlement
31/12/N+1
191 Provision pour litiges 10 000 000
7911 Reprises de provisions d’exploitation pour risques 10 000 000
Reprise

Application : Les provisions pour garanties données aux clients


Ce sont des dépenses susceptibles d’être engagées du fait de garanties données, en liaison notamment avec des
biens vendus ou une prestation de service. L’estimation des charges y afférentes pourrait avoir des bases
statistiques provenant de l’expérience des années antérieures.
Exemple : La société Baol Import-Export spécialisée dans l’importation et la vente de matériels informatiques
a vendu au titre de l’exercice 600 ordinateurs au prix unitaire de 300 000 HT. Se basant sur les statistiques
antérieures, elle a décidé de constituer une provision pour garantie donnée aux clients de 2% en vue de faire
face aux défaillances éventuelles.
Solution : calcul : 600 x 300 000 x 0.02 = 3 600 000
691 Dotations aux provisions d’exploitation pour risque 3 600 000
192 Provisions pour garanties données aux clients 3 600 000
Dotations : 600 x 300 000 x 0.02 = 3 600 000

M. Adama FAYE 25

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