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Expressions islamiques et concepts clés

Le document présente des expressions et phrases importantes en islam, accompagnées de leur signification. Il aborde également des concepts clés tels que la révélation, la religion, la vérité divine, et les divers courants de pensée au sein de l'islam. Enfin, il décrit des notions théologiques et historiques liées à la foi musulmane, y compris le Coran et le rôle du prophète Mahomet.

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Expressions islamiques et concepts clés

Le document présente des expressions et phrases importantes en islam, accompagnées de leur signification. Il aborde également des concepts clés tels que la révélation, la religion, la vérité divine, et les divers courants de pensée au sein de l'islam. Enfin, il décrit des notions théologiques et historiques liées à la foi musulmane, y compris le Coran et le rôle du prophète Mahomet.

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"Bismillah" (Au Nom d' Allah) lorsque que vous faite quelque chose.

"Assalamu Alaikum" (Paix sur vous) lorsque vous rencontrez un(e) musulman(e).
Wa'alaikum Assalam" (Que la paix soit également sur vous) en réponse au selem.
"Insha Allah" (Si Allah veux) lorsqu'on souhaite faire quelque chose.
"Subhan Allah" (Gloire à Allah ) en félicitant quelque chose.
"Ma'sha Allah" (Ce que Allah aime) c'est une appréciation.
"Fi Aman Allah" (Par la protection d'Allah) en voyant quelqu'un au loin.
"Jazak Allah Khairan" (Puise Allah te donner la meilleure récompense ) pour
remercier quelqu'un.
"Tawakkal-tu-Allah" (Je compte sur Allah) pour résoudre un problème.
"Tawkkalna-Alai-Allah" (Nous avons mis notre confiance dans Allah ) lorsqu'on
éssaye de résoudre un probleme à plusieurs.
"La Ilaha Ill-Allah" (Un seul Dieu Unique "Allah") en se levant le matin.
"Al-Hamdu Lillah" (L'éloge soit à Allah ) quand vous éternuez.
"Yarhamuk Allah" (Puisse Allah vous bénir) quand vous entendez quelqu'un
éternuer.
"Aameen" (Acceptez notre prière) en finisant de dire une Duaa (invocation).
"Ya Allah" (O Allah) lorsqu'on est en détresse.
"Rahmah Allah" (Puisse Allah avoir pitié de lui) lorsque vous voyez quelqu'un en
détresse.
"Astagh-firu-Allah" (Qu'Allah me pardonne) se faire pardonner pour une movaise
action.
"Na3udu-bi-Allah" (Quand nous cherchons refuge auprés d' Allah) pour montrer votre
aversion.
"Inna Lillah" (Nous sommes pour Allah) quand vous entendez parler de la mort d'un
musulman.
"Fe Sabeel Allah" (Faire quelque chose pour Allah) quand vous donnez une zaket
(aûmone) ou une aide à une personne.
"Atqaa Allah" (Craindre Allah) quand vous voyez quelqu'un faire un mauvais acte.
"Allahu Yahdik" (Puisse Allah te guidé) pour interdire quelqu'un de faire quelque
chose d'interdit.
"Hayyak Allah" (Qu'Allah maintiennent votre vie) quand vous saluez quelqu'un.
"Allah Aalam" (Allah sait mieux ) quand vous dites quelque chose mais vous n'êtes
pas sûr.
"Tabarak Allah" (Soyez béni par Allah ) Quand vous entendez une bonne nouvelle.
"Hasbi Allah" (Allah me suffi) quand vous êtes dans une situation difficile.
"Azhak Allah Sinnaka" (Puisse Allah vous rendre heureux) quand vous cherchez des
autres musulmans avec encouragent.
AL WAHYE

Révélation de la parole divine transmise au prophète Mahomet par l’ange Gabriel dans
la grotte de Hiraâ, à la péri- phérie nord de La Mecque. Le Prophète a reçu le premier ver-
set du Coran au cours du mois du Ramadan, d’où le caractère sacré du mois en question.
« Lis au nom de ton seigneur qui t’a créé... ». Pendant plus de dix ans, Mahomet se retira
dans la grotte de Hiraâ et médita en secret.

AD DINE

La Religion. Selon l’Islam, ce terme est exclusivement réservé aux trois religions
monothéistes : judaïsme, christianisme et islam (les religions d’Abraham). Les autres
religions relèvent de la mécréance et des croyances qu’il faut combattre.

AL QALAM

Qalam : outil d’écriture (crayon) dont l’origine n’est pas arabe. Il s’agissait d’un outil
pointu pour écrire sur les premières ta- blettes en argile en Mésopotamie.

AL HAQ

La Vérité divine retranscrite dans le coran. Al Haq est la ré- férence à la vérité suprême
qui émane de Dieu et cette « vé- rité » ne peut faire l’objet de modifications ou
d’interpréta- tions. Ce mot désigne également une des 99 qualités d’Allah (Abdelhak).

AR RISSALA

Le Message d’Allah. De la racine arabe littérale « lettre ». Ce terme recèle une portée
divine puisque Allah l’a révé- lé à Mahomet, via l’ange Gabriel. Ar Rassoule (le messager :
Mahomet) est donc le porteur du message de Dieu.

AD OUSTOUR

La Constitution. La référence systématique des salafistes - et des musulmans en


général - au Coran s’inscrit dans une logique politico-historique. Il est à la fois la source
de la législation et le « pare-feu » contre la « mécréance ». Sur tous les sites salafistes et
wahhabites, il est clairement indiqué la prééminence du Coran et sa constitutionnalité.
Dixit certains salafistes: « Notre constitution, en France ou ailleurs, est le Coran ».

AL JAHR

La Proclamation. En l’an 610 de notre ère, Dieu ordonna à Mahomet de sortir de la


clandestinité et de proclamer l’Islam comme la nouvelle religion. Ce fut l’année la plus
dure pour lui et pour ses disciples. Ils furent persécutés, ses disciples torturés, leurs biens
confisqués. Sur ordre de son oncle Abou Jahl et d’autres dignitaires de La Mecque, il fut
chassé de la ville et se réfugia à Médine.

Il est intéressant de faire une analogie entre cet épisode historique et l‘idée, assez
répandue chez les salafistes comme chez d’autres musulmans, selon laquelle ils
considèrent être persécutés par la France et comptent effectuer leur « migra- tion vers
un pays qui tolère le rigorisme religieux ».

AL MASJID

La mosquée. Lieu de culte et de prière où le mélange de sexes est strictement interdit.
AS SUNNA

La tradition. Elle regroupe l’ensemble des paroles, des pres- criptions et des gestes du
Prophète, tels que les successeurs de ce dernier - les califes Abou Bakr, Omar, Othman et
Ali - l’ont transmis après sa mort. Les adeptes de cette tradition sont appelés les sunnites
(traditionalistes). Ils constituent la majorité des croyants dans le monde musulman (près
de 90%). Le courant sunnite ne dispose pas de clergé, ni d’une autorité de type papal.

Quatre grandes écoles théologiques et religieuses - égale- ment qualifiées d’écoles


juridiques – ont défini chacune une manière d’expliquer le rite de la Sunna,
- L’École hanafite (la plus ancienne, datant de 767) fondée par l’imam Abu Hanifa. Cette
école est répandue chez les musulmans non arabophones.

- L’École malékite, fondée en 795 par Malik Ibn Anas (711- 795). Il s’agit du rite le plus
répandu au Maghreb en en France et qui laisse une large place à la coutume.
- L’École chaféite de l’imam Chaféi, fondée en 820.

- L’École hanbalite, créée par Ahmad Ibn Hanbal en 855. Très rigoriste, c’est celle dont
dont s’est inspirée le prédicateur saoudien Abdallah Ibn Abdelwahhab, pour donner
naissance au wahhabisme.

A CHIRK

L’Association d’un être ou d’une chose à Dieu est passible de la peine de mort par la loi
musulmane. En dehors des gens des livres (juifs, chrétiens et musulmans), toutes les
autres religions sont synonymes d’association et doivent être com- battues. La fracture
théologique majeure entre les musul- mans et les chrétiens est matérialisée autour de
l’affiliation du fils (Jésus) au père (Dieu). « Il (Dieu) ne peut être né ni avoir d’enfant ».

AL KOFR

L’apostasie. Cela signifie ne pas croire à l’unicité de Dieu, à ses livres, à ses messagers,
à ses anges et au jour du juge- ment dernier. Les Kafirs (les mécréants) peuvent faire
l’objet de fatwa autorisant leur élimination s’ils ont commis ce péché en terre d’Islam
rigoriste. C’est le cas en Arabie saoudite et en Afghanistan. Ce principe ne s’applique pas
aux gens du livre.

AL BIDÂA

L’hérésie : infraction à la doctrine théologique passible de la peine de mort. Le fait


d’introduire de l’innovation dans le rituel, de modifier ou de supprimer un précepte de
l’Islam, doublement confirmé par le texte coranique et les récits du prophète, est un acte
hérétique. « Toute hérésie est égarement et tout égarement conduit à l’enfer ».

ARRIDDA’H

Le retour à l’idolâtrie. Aussitôt après la mort du prophète, une vague de renoncement


à la religion musulmane a secoué l’Arabie. Les deux premiers califes (Abou Bakr et Omar)
se sont lancés dans des guerres contre le retour de l’idolâtrie - appelées Harb Arridda - et
contre les impies. Les Mourtaddine1 sont passibles de la peine de mort selon la loi
coranique. Ce terme est très utilisé par les combattants de Daech pour justifier les
massacres des milices de Bachar El-Assad – les Shabiha -, des Syriens laïcs ou inféodés à
son régime.

AZ ZANDAQA
L’hétérodoxie. Par opposition à l’orthodoxie, c’est un courant de pensée qualifié par les
fondamentalistes comme « la ligne intellectuelle des adeptes de la logique, de la
recherche métaphy- sique et du rationalisme ». On les considère comme des maté-
rialistes ou intellectuels pervertis. Des intellectuels musulmans (Avicenne, Averroès, etc.)
ont été condamnés, exécutés ou ont immigré du Moyen-Orient vers l’Andalousie au IXe
siècle pour continuer leur réflexion critique des textes coraniques.

AL JADAL

La controverse. Notion apparue au VIIIe siècle suite à diverses traductions des


philosophies grecque et perse antiques et à la transposition dans les courants
théologiques musul- mans des théories d’Aristote. Aujourd’hui, les salafistes et les anti-
laïcs considèrent que les lois et les dispositions prises à l’encontre de l’Islam relèvent de
la controverse ; en consé- quence, elles sont théologiquement irrecevables.

AL QADAR

Le destin, dit aussi « Mektoub ». Dans la religion musulmane, la notion du destin est
omniprésente. Tous les évènements qui se produisent, indépendamment de la volonté de
l’indivi- du, sont préalablement écrits et pré-décidés par Allah. D’où la récurrence des
expressions « Inch‘Allah », « C’est le Mektoub »,

«C’est la volonté d’Allah». Les musulmans fondamentalistes pensent profondément que


Dieu « gère » le devenir de chacun en temps réel, car il a préalablement « écrit » le
destin de chaque personne. La fatalité est une notion profonde dans le discours religieux
ou sociologique des communautés musulmanes, chez les salafistes en particulier.

AL CHAYTANE

Satan. Dans Le Coran ou à travers les récits de Mahomet, Satan est l’incarnation de la
désobéissance originelle. Appelé également Ibliss, Satan fut à l’origine un ange ayant
refusé de se prosterner devant la nouvelle créature de Dieu qu’est Adam (Adan). Allah l’a
expulsé vers la terre et lui a laissé la vie sauve pour pervertir les descendants d’Adam et
d’Eve. Il est derrière chaque péché commis par les mortels. Le « bon musulman » peut,
par sa piété, lui résister.

AL DJINE (pluriel JNOUNES)


Créature maléfique. Il y a des Jnounes croyants et d’autres mécréants qui peuvent
hanter le corps et l’esprit des humains éloignés de leur religion, notamment de la prière.
Le djine, comme Satan, ne peutrentrer dans un lieu de culte (mos- quée, église,
synagogue). Selon les théologiens, les Jnounes mécréants peuvent conduire le « possédé
» à commettre des actes dont il n’est pas responsable.

AT TAGHOÛT

Le despote. Terme qui désigne celui qui a usurpé le califat ou le commandement d’une
communauté. Depuis l’assas- sinat du quatrième calife (Ali), tous les leaders qui se sont
succédés à Médine, à Damas et à Bagdad n’ont aucune légi- timité à prétendre être
commandant de croyants. Certaines publications de propagande de l’État islamique (cf.
revue Dar Essalam) qualifient Bachar El-Assad, les présidents américain et français de
Taghout. Ce mot est emprunté à la Torah pour désigner la lignée royale des pharaons
d’Égypte qui persécu- taient les juifs qui ont été libérés par Moise.

AR RASSOUL

Le Messager. L’ambassadeur de Dieu qui vient délivrer le mes- sage Ar Rissala à la


communauté humaine. Dans la chahada, il est évoqué phonétiquement « Rassoulou Allah
». Mahomet est considéré comme « le sceau des prophètes » et des mes- sagers et,
après lui, le monde attendra « Al Mehdi Al Montadar » (le Messie) qui viendra sceller le
sort de l’humanité.

ANNABI

Le Prophète est l’élu d’Allah pour la prophétie et pour trans- mettre la parole divine via
les livres sacrés. Tous les messa- gers ne sont pas des prophètes. L’islam reconnaît
comme prophétie et livres sacrés ceux de Noé, d’Abraham, de Salomon, de David, de
Moise, de Jésus et de Mahomet (Assouhouf, Azzabour, La Torah, l’évangile, le Coran).

AL QORÂN

Le Coran. Terme qui vient du mot arabe Quran, qui signifie « récitation », c’est-à-dire le
message inspiré par Dieu à Mahomet et que ce dernier a récité. Texte sacré et inviolable,
le Coran tient une place essentielle dans l’islam, car il est la « parole même de Dieu ».
C’est sous le calife Othmane que le Coran été mis en forme. Il est composé de 6 200
versets, répartis en 114 sourates et 60 chapitres. Outre le message religieux, ce texte
comporte des prescriptions juridiques, mo- rales, politiques et sociales. Les salafistes s’y
réfèrent, car ils considèrent que le Coran est le seul et unique livre divin qui n’a pas été
dénaturé ou falsifié; en conséquence, il est la base de toute législation.

AS SAHHABA

Les compagnons du prophète sont ceux qui ont adhéré les premiers à l’islam. On
trouve parmi eux les quatre qui vont se succéder comme califes légitimes (Abou Bakr,
Omar, Othmane, Ali). D’autres compagnons, plus axés sur la récitation du Coran ou la
consignation des récits du prophète sont promus au rang d’apôtres.

AL OUMMA

La communauté. Il s’agit d’un terme coranique désignant la communauté des croyants


dans son unité religieuse. On évoque aussi la « Al Oumma Al Mohammedia »
(Communauté de Mahomet), en référence au prophète. La notion d’Oumma n’a pas de
connotation ethnique, raciale, linguistique ou terri- toriale, mais exclusivement religieuse.

LES COURANTS ET DOCTRINES INTERNES À L’ISLAM


LE SUNNISME

Le traditionalisme. Courant majoritaire de l’islam reconnais- sant l’héritage des quatre


califes ayant succédé à Mahomet par élection, dont Ali, le gendre du Prophète. Les
sunnites n‘ont pas de clergé constitué, mais font confiance à des ulémas (savants) ou des
cheikhs (sages), docteurs de la religion et enseignants, pour prescrire le bon comporte-
ment du musulman et la bonne lecture du Coran. Ce courant concerne la quasi-totalité du
monde arabe, l’intégralité des pays du Maghreb et est très implanté en Afrique et en
Asie.

LE CHIISME

Les continuateurs : Terme issu du mot Chi’a, « ceux qui suivent », utilisé en premier
lieu pour désigner les partisans du calife assassiné Ali, cousin et gendre du Prophète. Il
constitue la deuxième branche de l’islam par le nombre de ses fidèles (environ 130
millions). Le chiisme se réfère à une succes- sion de douze imams qui ont scellé la
tradition islamique. Les chiites ont une approche ésotérique du Coran, qu’ils estiment
composé d’énigmes et de mystères que seuls les imams (savants) ou ayatollahs (signes
de Dieu) peuvent expliquer. Dès lors, ils reconnaissent de facto l’utilité d’une certaine
forme de clergé. Le chiisme est très implanté en Irak, en Syrie, au Yémen,au Bahreïn en
Iran et au Liban, mais il est aussi présent en Afrique noire.

AL HABACHIA

Le habachisme. Mouvement musulman d’inspiration sunnite, mêlant des inspirations


soufies et chiites, fondé par le cheikh Mohammed Al Habachi, représenté en France par
l’Asso- ciation des Projets de Bienfaisance islamiques en France (APBIF). Ce mouvement
sectaire est très implanté au Liban. Il est préconisé aux fidèles de porter le Qamis (la
djellaba pour les hommes), la longue chemise blanche, associée au port d’une
qalansouwwah (toque) sur la tête.

AS SALAF

Les ancêtres. Terme qui accorde le statut d’authenticité à la première génération de


musulmans, contemporaine du pro- phète, connue par sa piété et son intégrité.
Aujourd’hui, une partie des musulmans est attirée et séduite par cette vision
d’authenticité. Mouvance complexe et évolutive, le salafisme couvre un large spectre de
positionnements idéologiques allant du salafisme quiétiste au salafisme révolutionnaire.

Le salafisme est répertorié par les musulmans comme un courant religieux orthodoxe
sunnite visant à régénérer l’islam par une relecture littérale du texte coranique, une
pratique de la religion telle que Mahomet et ses proches compagnons (les salafs) avaient
coutume de l’enseigner. Le salafisme constitue la base doctrinale du courant
fondamentaliste wahhabite en Arabie. Le courant salafiste central est celui du Tawhid
(unicité de Dieu), un terme aujourd’hui devenu le mot clé dans l’affirmation de
l’allégeance à l’État Islamique.

L’insistance sur Dieu comme objet exclusif de l’adoration a pour effet un respect littéral
de sa parole et surtout la condamnation violente de tout ce qui peut être considéré
comme chirk, c’est-à-dire comme association de toute autre créature ou symbole que
Dieu dans l’adoration (esprits, saints ou d’objets). Le renoncement à tout ce qui n’est pas
de l’ordre d’Allah est préconisé.

ASSALAF ASSALIH

Les pieux prédécesseurs. Terme désignant les quatre califats, les compagnons du
prophète et plus globalement les musulmans qui ont vécu les deux premiers siècles de
l’ère musulmane (VIIe et VIIIe siècles). Il signifie également, sur le plan politique, la
période de l’apogée de l’Islam à laquelle l’Espagne fut conquise.

AL ÂBIDOUNE

Le piétisme. C‘est un courant, originaire de l’Inde, fondé par Muhammad Ilyas Al


Kandhalawi (1885-1944), basé sur une lecture décontextualisée de l’Islam qui ne prend
pas ou peu en compte le dogme, mais reste centré sur l’adoration de Dieu. Il repose
également sur le mysticisme imprégné de certaines idées du salafisme. Ses adhérents
refusent tout engagement politique (le Tabligh pratique le piétisme).

AL MACHIAKHA

Le quiétisme, de la racine littérale “chef de tribu“, “vieillard“, “sage“. Le mot «Cheikh »


vient de cette racine, en référence à la sagesse des saints et religieux pieux ayant
marqué la vie des musulmans par leurs vertus. Les quiétistes sont attachés à la « vérité
suprême », celle de Dieu. Ils ne tiennent pas compte des quatre écoles du sunnisme
(hanafisme, hanbalisme, malékisme, chafiisme). La participation à la vie politique y est
considérée comme une perversion et un détournement des personnes de Dieu.

AL WAHHABIYA

Le wahhabisme. Courant politico-religieux né en Arabie Saoudite au XVIIIe siècle, fondé


par l‘imam ultraconservateur Mohammad ibn Abdelwahhab. Il repose sur le puritanisme,
le rigorisme et l’interprétation littérale et conservatrice des textes coraniques et des
récits du prophète (hadith). Il consti- tue la ligne théologique orthodoxe et officielle de
l’Arabie et de la dynastie d’Al Saoud, garant et serviteur des lieux saints de l’islam. Les
wahhabites considèrent le chiisme comme hérétique. La plupart des prédicateurs sur
internet ou ceux qui animent des séminaires au Maghreb ou en France, viennent de cette
mouvance. Ils disposent de moyens financiers colossaux, prélevés sur la rente du
pèlerinage. Ils financent également et soutiennent la formation des imams d’Europe, les
projets de la Hijra, le prosélytisme et le jihad, notamment en Syrie et en Irak.

AL MOÔTAZILA

Les anti-dogmes. Courant rationaliste du VIIIe siècle, inspiré de la philosophie grecque.


Les moutazilites ont introduit des notions de la logique grecque appelées « Al-Mantiq » -
assi- milées à l’hérésie - notamment la théorie de la création et de la binarité
(enfer/paradis, bien/mal, vie/mort). Les leaders de ce courant, historiquement, minoritaire
dont ont été traités de Kafirs et décapités suite à des fatwas des théologiens de Damas
ou de Bagdad.

ASSAHWA AL ISLAMIYA

Le Réveil musulman est un courant politique inspiré de la doc- trine idéologique des
Frères musulmans qui vise la prise du pouvoir politique par la réislamisation d’une part
des masses populaires, et d’autre part par la « salafisation 1 » des hauts fonctionnaires
travaillant dans rouages de l’État. Ce courant est très présent au sein du PJD, le parti
majoritaire au Maroc.

LA JAMAÂ ISLAMIYA

La confrérie des Frères musulmans. Créée en 1928 en Égypte par Hassan Al Banna,
la Confrérie des Frères musulmans, développe un islam expurgé des influences
occidentales et a le projet d’instaurer un ordre politique, économique et social fondé sur
le Coran. Les Frères musulmans ont néanmoins of- ficiellement renoncé au recours à la
violence (hors Printemps arabe). La confrérie est la seule mouvance islamiste qui s’est
organisée en partis politiques (PJD en Turquie, PJD au Maroc, FIS en Algérie, Ennahda en
Tunisie, Jamâa Islamiya en Égypte). En France, elle est principalement représentée par
l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), membre fondateur du Conseil
Français du Culte Musulman (CFCM).

A TASSAWOUF

Le soufisme. Issu du terme arabe Assouf (la laine). Ses adeptes s’habillent en laine par
référence aux moines chrétiens du Proche Orient qui vivent en réclusion. Le soufisme est
un courant particulier de l’islam associant mysticisme ascétique et engagement au sein
d’une confrérie ésotérique (Attariqa al-Assoufiya). Leurs offices ou séances de Dikr
(liturgie), avec prières, postures du corps et discipline de la respiration, sont
caractéristiques. Ces confréries ont contribuer à islamiser les peuples indigènes,
spécialement en Afrique noire. Les soufis préfèrent généralement s’appeler eux-mêmes
“les pauvres“ en arabe (Al Fouqara, pluriel de fakir) et en persan Darwich.

AT TABLIGH
La prédication. Fondée en 1927 dans l’Inde britannique, ce mouvement piétiste a
aujourd’hui gagné les pays dévelop- pés. Les fidèles de cette mouvance manifestent une
religio- sité particulière et respectent l’obligation qui leur est faite de se réunir cinq fois
par jour pour la prière. Ils veulent réislami- ser les jeunes, notamment dans les quartiers
sensibles des grandes cités, et organisent des sorties religieuses (Khourouj). L’objectif
premier du Tabligh est de « réislamiser les brebis éga- rées par l’attraction occidentale,
ou de convertir les âmes égarées en

Occident ». Ses fidèles organisent aussi des grands rassem- blements pouvant regrouper
des centaines de personnes. C’est lors de ces évènements que sont mises au point des
tournées de prédicateurs itinérants dans les diverses parties du monde encore
considérées comme « terres de conquêtes islamiques », ainsi que l’implantation de
nouvelles filiales ou associations satellites.

AL ANSAR

Les alliés. Lors de la Hijra du prophète de La Mecque vers Médine, en 622, les
compagnons et les disciples de Mahomet ont été accueillis par des habitants de Médine
qui ont déclaré leur allégeance au prophète. Ces précieux alliés ont été appelés Al Ansar..
Le groupe jihadiste syrien Jabat Al Nosrah s’est inspiré de ce fait historique pour accueillir
de nombreux combattants venus d’ailleurs.

AL MOHAJIRINES

Les migrants. Terme issu de la racine Hijra voulant dire « immi- grer vers un ailleurs
pour fuir la percussion des mécréants». Le mot Al Mouhajirine est le pluriel de Mohajir.
Les jeunes convertis ou réislamisés, nés en France de parents musul- mans ou non, se
projettent dans ce récit historique pour aller en Algérie, en Tunisie, au Maroc ou en Arabie
saoudite, effec- tuer ce rite prophétique.

AL KHAWARIJ

Les kharidjites. Le calife Ali fut contesté dès le premier jour de sa désignation, malgré
ses liens de parenté avec le prophète (il était cousin et gendre de Mahomet) qu’il fit valoir
auprès du conseil des compagnons. Les Khawarijs constituent le premier mouvement de
scission politique et militaire dans l’État musulman naissant. Ils se sont opposés au calife
Ali et lui ont déclaré la guerre.

AL MOUWAHIDOUNES

Les unificateurs. Courant marginal de l’islam sunnite qui prétend unifier toutes les
écoles de la pensée théologique. Il refait aujourd’hui surface dans la galaxie jihadiste en
Syrie. Au Maroc, après la chute des deux premières dynasties musulmanes au VIIe
siècleme, les Mouahhidounes ont pris le pouvoir et ont envahi l‘Espagne pour y établir
l’autorité des musulmans, après avoir unifié les tribus berbères et arabes du Maghreb.

A RÂFIDAH

Les opposants radicaux. Courant de l’islam chiite ultra radi- cal qui considère que le
califat revient de droit à Ali et à ses deux enfants assassinés par les sunnites. Chaque
année, au dixième jour du premier mois (Moharram) du calendrier musulman, les
sunnites célèbrent Achoura. C’est une fête religieuse de joie, de cadeaux pour les enfants
et de commu- nion entre les familles. Chez les chiites, au sein du courant A Râfidah, on
procède à l’autoflagellation. Certains se mutilent le corps pour célébrer le martyr Al
Hussein, assassiné par les sunnites qui ont pris le pouvoir à Damas (les Omeyades) et
plus tard à Bagdad (les Abbassides).
LES RÉFÉRENCES DE L’ISLAM POLITIQUE
AL IMAMA

Le commandement. Terme arabe qui signifie « à la tête d’un groupe ». Il désigne le


croyant qui est devant et dirige la prière communautaire du vendredi ou des fêtes
religieuses. Mais ce mot peut également s’appliquer aux grands théologiens qui ont
contribué à la pensée du fiqh (lois islamique) ou à l’inter- prétation des récits de Mahomet
(hadith).

AL HADITH

Le récit ou littéralement les « propos ». Ce terme désigne les paroles prononcées par le
Prophète, depuis la première révélation jusqu’à sa mort. Ces récits ont été répertoriés par
les salafistes. Ces hadiths oraux constituant, de fait, le second fondement du droit
islamique après le Coran, ont été retranscrits et compilés au IXe siècle par l’imam Malik,
d’où la prééminence du courant Malékite. D’autres hadiths font polémique, car ils n’ont
pas pu être authentifiés.

AL IJTIHAD

L’interprétation. Les califes ont toujours désigné un « Comité de Sages » dont la


mission est l’interprétation du texte cora- nique, l’innovation et la réflexion sur la
possibilité de faire évo- luer des préceptes figés sans toucher à « l’ADN » coranique, car
cela peut conduire au blasphème. Aujourd’hui, un comi- té de théologiens, d’islamologues
et de juristes planchent sur une commande « politique » au sein de l’islam sunnite
modéré : « comment adapter le texte coranique figé au contexte sociologique et politique
de notre ère ? ». Le Maroc et la Tunisie y travaillent, notamment pour l’amélioration du
droit de la famille, de l’héritage et lde a question de la tenue vestimentaire dans les
espaces publics.

AL IJMAÂ

L’unanimité. C‘est le principe fondateur de la législation dans l’islam sunnite, en dehors


des références coraniques et prophétiques (versets et récits). D’un point de vue théolo-
gique, les autorités musulmanes, faisant autorité (Al Azhar en Égypte) sont souvent
consultées.

AL FIQH

La jurisprudence. Au terme d’une longue carrière d’imam (conducteur de prière),


d’Alim (savant) et de longues études en théologie, certifiées par une grande autorité
religieuse de type Al Azhar, le Faqih (le maître de la pensée religieuse) peut prétendre à
émettre des jurisprudences. À défaut d’un clergé, le Faqih occupe la fonction la plus
éminente dans le savoir religieux, suivi de l‘Alim et ensuite l’imam.

A CHARI’A

Dogme ou loi d’origine divine ou prophétique fondée sur le Coran et les hadiths,
souvent présentée avec une connotation négative, qui ne recouvre pas le sens réel du
mot. La traduc- tion littérale se rapproche du mot législation. Le contenu de la chari’a
varie d’un courant à un autre et d’un pays à un autre. Elle n’est pas appliquée au
Maghreb, ni en Égypte.

AL MINHAJ
Le référentiel méthodologique. Inspiré de la troisième source de la législation en
islam, Al Minhaj est un manuel pour l’exercice des divers rites (ablution, modalités du
pèlerinage, séquences de la prière, interdits pendant le jeûne du Ramada, etc.). Les
salafistes de France ont élaboré plusieurs référen- tiels méthodologiques en direction des
convertis, des conver- tibles, des ré-islamisés ou des réislamisables (livres portant en titre
Al Minhaj).

AL AQIDA

La foi. Force spirituelle et mentale que procurent les courants piétistes et quiétistes. Al
Aqida permet au musulman d’atteindre un stade de « nirvana » et de se détacher de la
société de consommation et du « bas monde éphémère ».

AL MADHAB

La doctrine. Elle s’inscrit dans le répertoire et les références dogmatiques des quatre
grands penseurs de l’Islam sunnite (Malik, Hanbal, Hanaf, Chafiî). On dit par exemple que
telle mosquée est affiliée à « Al Madhab Al Maliki », sous entendu qu’il s’agit d‘une
mosquée marocaine.

AT TAYAR

Le courant. Désigne une sous déclinaison théologique ou un système de pensée


hybride, imprégné certes de référence coranique, mais qui peut déroger aux récits du
prophète en ce qui concerne la régulation sociale ou l’évolution sociétale. Les Frères
musulmans sont plus inscrits dans le courant que dans la doctrine.

OULEMAS

Savants (pluriel de Alim). Ce sont des docteurs de la loi, des théologiens musulmans. Un
Alim peut être un imam dans une mosquée, mais un imam ne peut prétendre au sta- tut
d’Alim s’il n’est pas capable d’attester ce statut par un diplôme délivré par une autorité
religieuse de référence1. Certaines mosquées salafistes en France sont infiltrée» par des
Oulémas venus d’Arabie, du Maroc ou d’Algérie.

AL FATWA

Décret religieux. Ordonnance juridique statuant sur des cas particuliers, soit par défaut
d’une loi coranique explicite, soit suite à délibération d’un conseil d‘Oulémas où la fatwa
est synonyme de jurisprudence.

AL HIJRA

La Migration. Historiquement, elle se résume au départ de Mahomet de La Mecque vers


Médine en 622 de notre ère (début du calendrier musulman). Aujourd’hui, elle représente
pour les convertis ou les réislamisés le départ pour une destination où ils pourront
pratiquer leur religion conformé- ment à la doctrine salafiste, loin des contraintes
imposées par la laïcité.

AT TAKFIR

L’Excommunication. Démarche intellectuelle théologique conduisant un groupe de


savants ou de théologiens à rendre une ordonnance (fatwa) confirmant la mécréance
d’un indi- vidu, d’un groupe, d’une pensée ou d’une pratique. La plus célèbre étant celle
formulée à l’encontre de Salman Rushdie par les autorités iraniennes à la fin des années
quatre-vingt, pourla publication de son livre Les Versets sataniques.
AL KHILAFAT

La succession. Suite au décès du prophète, la succession à la tête de l’Oumma (de


l’État) s’est posée. Il n’existait aucun critère religieux ou mode de scrutin juridique pour
organiser cette succession, d’où les difficultés de l’islam politique. Le Coran stipule que le
pouvoir doit être entre les mains d’un homme sage et irréprochable, ayant fait
consensus.

AL KHALIFAT

Le successeur. Titre dépourvu de statut politique analogue de celui des autres chefs
États contemporains. Le Calife s’érige en commandant des croyants, en chef de guerre,
en garant du respect et de l’inviolabilité de la doctrine musulmane. Quatre compagnons
du prophète avaient ce statut de califes légitimes : Abou Bakr, Omar, Othmane et Ali,ces
trois derniers ayant tous été assassinés,.

AL JAMÂA

des yeux), du Siwak (un bout de bois pour l’hygiène dentaire,), du Qamis (la tenue
vestimentaire des hommes), du jilbab (celui des femmes) sont l’expression de la Sunna
au sens prophé- tique. Il n’y a aucune obligation théologique qui en explicite l’usage.

AL QIYASSE

L’analogie. Frme d’adaptation du texte au contexte pour améliorer et infléchir la rigidité


doctrinale du texte coranique. Pour ce faire, certains oulémas proposent de s’inspirer des
découvertes scientifiques, du progrès technologique, de l’évolution sociétale et de
l’humanité, pour apporter des avenants aux textes sacrés sans pour autant toucher à leur
ADN. Un Comité de Sages au Maroc et en Tunisie penche sur cette hypothèse à travers
une démarche intitulée « Adapter le Texte au Contexte sans altérer l’essence divine ».
L’Arabie saoudite est opposée à cette initiative qu‘elle qualifie implici- tement de Fitna
(Discorde).

HARAM

Illicite. Mot désignant généralement des restrictions alimen- taires : abattage d’animaux
sans prononcer la Takbira « Allahou Akbar », consommation de viande de porc, l’alcool, la
fornica- tion, le meurtre et, de manière générale, tout comportement touchant à la
morale et au respect du sacré. En réalité, le mot trouve son sens par opposition au « halal
» (licite). L’ensemble des faits et gestes qui sont strictement illicites dans l’islam sont
passibles de châtiment temporel (des hommes) et de l’enfer au jour du jugement dernier
(Dieu).

HALAL

Licite. Contraire de haram. Les oulémas contemporains des quatre califes légitimes ont
rédigé une ordonnance qui fait autorité dans l’islam sunnite, mais qui est contestée par
les courants salafistes radicaux. Cette fatwa dit « Tout ce qui est licite par le texte
coranique n’est pas illicite et vice versa ».

BARAKA

La Bénédiction. Chez les musulmans, dieu est omnipré- sent dans le quotidien. Chaque
geste, acte ou pensée doit être préalablement béni d’Allah pour son accomplissement.
Dans le langage quotidien du musulman, on constate cette référence à la baraka « Bismi
Allah, In cha Allah » qui veut dire “au nom de dieu et avec la bénédiction de dieu“, mais
qui est souvent littéralement traduite par « si Dieu le veut ».

Le groupe. Désigne littéralement un groupe d’individus par- tageant un projet commun


de khourouj (activité religieuse) ou un départ pour effectuer la Hijra. Sur le plan politique,
ce mot remplace la notion du parti. La Jamâa Islamiy» est l’appel- lation d’origine de
toutes les formations issues ou dérivées de la ligne politique des Frères musulmans, dont
l’UOIF en France.

AL FARIDHA

L’obligation. Champ théologique et juridique qui définit les règles du culte qui sont
obligatoires, intelligibles et communs à tous les musulmans, notamment les cinq
préceptes fonda- mentaux de l’islam (piliers).

AS SOUNA

La Tradition et les Récits répertoriés par les compagnons de [Link] sont


devenus la deuxième source de législation islamique après le Coran. La Sunna varie d’un
courant musul- man à un autre. Chez les salafistes, l’usage du Khol (colorant

LES PRÉCEPTES DE L’ISLAM


Dans le domaine religieux, l’islam impose aux musulmans cinq grandes obligations,
fréquemment dénommées les cinq piliers de lislam : As Salate, A Chahada, As Sawme, la
Zakat et le pèlerinage.

AS SALATE

La prière est une des cinq obligations incombant à chaque musulman. Elle est accomplie
quotidiennement, à raison de cinq fois par jour : à l’aube, le midi, l’après-midi, au coucher
du soleil et le soir. Elle est obligatoirement précédée d’ablutions. La prière peut être
célébrée en tous lieux et le pratiquant doit se tourner en direction de La Mecque. La
prière (As salate) est l’acte de différentiation intra musulmans. Celui qui ne prie pas est
un « égaré et sur la voie du Satan“ (Chaytane). D’autres prières s’organisent
individuellement ou en groupe. La prière en groupe et dans une mosquée est la plus
valorisante pour un musulman.

A CHAHADA

La profession de foi constitue le pilier fondamental de l’Islam et est aussi le premier


acte-rituel prononcé lors de la cérémonie de conversion. « J’atteste qu’il n’y a pas de
divinités dignes d’adoration en dehors de Dieu et que Mahomet est son prophète »

AS SAWME

Le jeûne. Il est obligatoire pour tout pubère durant le mois lunaire de Ramadan,
neuvième mois du calendrier islamique. De l’aube au coucher du soleil, il est interdit de
manger, de boire, de fumer, d’avoir des relations sexuelles. Des déro- gations sont
cependant prévues (femmes enceintes ou indisposées, personnes âgées ou malades,
voyageurs), à condition que les jours manqués soient rattrapés, ou de s’acquitter d’une
aumône, défini par un imam local.

ZAKATE
L’aumône, pour ceux qui le peuvent. La loi islamique prévoit qu’elle doit corresponder à
2,5 % des revenus annuel du musulman.

AL HAJJ

Le pèlerinage. Tout musulman doit l‘effectuer au moins une fois dans sa vie, à La
Mecque.

AL OMRA

Petit pèlerinage. Il n’est pas obligatoire et peut s‘effectuer autant de fois que cela est
possible.

Les prières qui rythment la vie des musulmans sont : - A Douhr : le midi
- Al Asr : l’après midi
- Al Maghrib : le coucher du soleil

- Al Îchâa : la nuit (ou dîner)


- Salate Al Jamâa : prière en groupe
- Salate Al Joumouâa : prière de vendredi
- Salate Al Janaza : Prière du mort
- Salate Al Gha’îb : prière du martyr
- Salate Al Aïd : prière de la fin du Ramadan et celle du Sacrifice d’Abraham

LE RÉFÉRENTIEL JURIDIQUE MODÉLISÉ DES SALAFISTES


AL FITNA

Guerre civile ou discorde. Dans l’histoire de l’islam, depuis la mort du prophète


jusqu’à nos jours, le spectre de la guerre et de la discorde a rythmé la vie politique. La
prétention à la légitimité ou l’absence de celle-ci sont en partie à l’origine des guerres
confessionnelles, dont la plus visible est celle opposant chiites et sunnites les premiers
revendiquant la succession du calife Ali et de ses deux fils, martyrs, Hassan et Hussein,
tués par les sunnites.

Aujourd’hui, la Fitna s’est déplacée sur le champ sociétal (en France par exemple) ou
dans les pays qui pratiquent un islam jugé trop tolérant (Maroc, Tunisie, Égypte). La Fitna
salafiste repose sur l’idée suivante « La salafisation de la société par le bas, par le
changement des mœurs finira par transformer les masses populaires en électeurs
salafisés pour s’emparer du pou- voir politique à travers les urnes et par la démocratie ».
Pendant le printemps arabe, cette stratégie s’est avérée payante pour

trois partis politiques: le PJD au Maroc, Ennahdha en Tunisie et les Frères musulmans de
Mohamed Morsi en Égypte.
En France, certains salafistes, se projettent dans l’espace politique en voulant mobiliser
et fédérer l’électorat musulman de France. Leur discours cherche à provoquer une Fitna
par la récupération des croyants, leur retour rigoriste à la religion et la réappropriation
des territoires „“perdus“ de la République où les lois et l’autorité de l’Etat ne s’appliquent
plus. D’autres développent un discours poussant à l’abstention et à la non-participation
aux élections locales ou nationales en France. Ce sont souvent les mêmes, adhérnents de
la théorie du complot et du mythe de la toute-puissance maçonnique. Le courant radical
et takfiriste s’appuie sur la Fitna - dans sa version « guerre civile » - dans sa perpétuelle
tentative de prise de pouvoir par la violence, par le jihad et par le terro- risme. L’État
islamique est celui qui recourt le plus systémati- quement à cet usage de la Fitna.

AZ ZINA
La fornication. C‘est l’un des actes les plus proscrits par l’is- lam en général et par les
fondamentalistes en particulier. Tout acte sexuel, en dehors de l’institution maritale, est
interdit. Le Zani (l’homme) est passible de cent coups de fouet ou de la pendaison s’il y a
récidive. La Zaniya (la femme) est passible de lapidation. Az Azina concerne uniquement
un acte d’adul- tère entre des gens mariés. Au-delà de l’interdiction sexuelle, Az Zina est
aussi une sanction, car elle provoque la rupture de la filiation : tout enfant illégitime est
exclu de l’héritage.

AL HISBA

La police des vertus a été mise en place pour préserver la société, réprimer les
atteintes à la pudeur et aux mœurs et veiller à l’application stricte de la chariâa. Une telle
institution existe en Arabie saoudite, en Afghanistan et existait sur les territoires
contrôlés par Daech, en Syrie et en Irak. Les coupables de vol dans des lieux saints
(mosquée du prophète, La Mecque) sont condamnés à l’amputation de la main. Ceux
inculpés de fornication reçoivent cent coups de fouets en public et la lapidation à mort.

AL QASSASSE

ZAWAJ AL FATIHA

Le mariage religieux informel. Il se développe, de plus en plus en France, aussi bien


chez les musulmans non pratiquants qu’entre salafistes piétistes. Les autres formes
juridiques du mariage (civil, adulaire, coutumier) sont plus contraignantes par les droits
et les devoirs qu’elles génèrent. Zawaj Al Fati- ha est plus souple, ne nécessitant que la
présence de deux témoins et la bénédiction d’un imam. L’engouement des convertis pour
cet forme d’union est réel, notamment chez les converties mineures. Les jeunes filles,
mineures ou ma- jeures converties, sont parfois entraînées par ce biais pour accomplir
plus tard des mariages « blancs » afin de régulariser ou ramener légalement un conjoint
en France (Hijra maritale).

NIKAH AL JIHAD

Acte sexuel dérogatoire au profit du jihadist. L’islam proscrit les relations sexuelles
en dehors du mariage. Les époux doivent avoir un document ou se marier devant un
imam et deux témoins pour légitimer le rapport sexuel. Pour le combattant ou le
jihadiste, la jurisprudence salafiste accorde toutefois le droit de l’acte sexuel en dehors
des règles juridiques ou costumières.

GAWRI

Individu de type européen. C‘est l’appellation générique pour qualifier un non arabe.
C’est une désignation péjorative qui trouve son origine dans l’ère coloniale, par
opposition à l’indigène.

NASRANI

Chrétien (Nassara au pluriel) : signifie « les porteurs de croix du Christ ».

YAHOUDI

Juif (Al Yahoud au pluriel) : désigne en particulier les Séfarades, en référence à la kippa
qu’ils portent. Les juifs d’origine ashkénaze ou d’Israël, sont appelés “Sionistes“.
La décapitation. La charia prévoit l’application de la peine de mort par la décapitation.
Les autres formes d’exécution des condamnés ne sont pas reconnues par les Muftis,
notamment la pendaison.

AL ÎQAB

Le châtiment suprême. Notion coranique qui rappelle aux musulmans l’effectivité du


châtiment suprême, le jour du jugement dernier.

ARRAHMA

La miséricorde. Elle s’exprime aussi par d’autres termes comme Abderrahim,


Abderrahmane ou El Marhoum. Cette qualité est exclusivement divine et ne peut être
accordée à un humain.

LES CERCLES D’ORGANISATION DES SALAFISTES


AD DAÂWA OU AT TABLIGH

Le prosélytisme n’est pas interdit dans l’islam, au contraire, il en est sa base doctrinale.
L’Islam n’est pas restreint à un peuple. « Il n’y a pas un peuple arabe ou musulman élu ».
Par tous les moyens (prédication, conquêtes), la propagation de l’islam doit continuer
jusqu’à l’avènement du Messie.

AL HALAQA

Le séminaire. C‘est un ancien mode d’études desitné aux profanes. Les vieilles
universités musulmanes Al Qarawiyine de Fés (Maroc), Al Azhar du Caire (Égypte) - et
jadis d‘Annour (Cordoue, Espagne musulmane) - organisent des séminaires. dans des
mosquées ou des appartements.

AL KHOUROUJ

Sortie religieuse. Du verbe kharja (sortir). Des groupes de jeunes salafistes organisent
des sorties religieuses « en pro- vince ou dans des lieux reculés », dixit un salafiste «
partir en mode furtif, loin du radar policier ».

AL MADRASSA

L’école islamique. Elle remplit en France deux fonctions, séparément ou


simultanément: l’apprentissage de la langue arabe et l’initiation des enfants aux
préceptes de l’islam. Dans le cadre de la Hijra, des convertis ou ré islamisés partent pour
intégrer des écoles coraniques et théologiques, principale- ment en Arabie saoudite, au
Maroc, en Algérie et en Égypte.

AL MAKTABA

La librairie, spécialisée dans la littérature musulmane ou celle évoquant l’Islam sous


tous ses aspects. Elle s’organise plutôt dans une logique communautaire. Dans certains
cas, elle peut servir de salle de prière clandestine et à l’animation de sémi- naires portant
sur l’islam radical.

AL KITAB
Le Livre. Ce mot est utilisé par les musulmans au sens co- ranique du terme. En effet, le
Coran qualifie les Juifs et les Chrétiens de « gens du livre » en référence à la Torah et à la
Bible. C‘est également la traduction littérale du mot livre ou manuel.

VÊTEMENTS ET ACCESSOIRES DES SALAFISTES


Les islamistes sont identifiables par leurs tenues vestimen- taires et l’usage de quelques
accessoires faisant office de ba- raka du prophète et des pieux prédécesseurs.

LES VÊTEMENTS

− Jilbab : robe extra large effaçant les courbes du corps de la femme, par référence à
Aïcha, première épouse du prophète Mahomet.
− Niqab : voile intégral. Une tradition arabo-afghane en vi- gueur au Yémen, dans les
pays du golfe, en Afghanistan. Il n’existe aucun texte coranique ou récit faisant référence
au port du Niqab mais seulement du hijab.

− Hijab : voile couvrant les cheveux, les oreilles et le cou.


− Khimar : voile semi-intégral de couleur noire, porté par les femmes salafistes
orthodoxes qui laisse apparaître à peine une partie du visage. La loi interdisant le port de
la burqa dans l’espace public ne s’applique pas à ce voile.
− Serwal : pantalon extra large effaçant les contours du corps de l’homme, notamment
la partie intime.
− Djellaba ou Qamis : longue tunique de couleur blanche qui distingue les Frères
musulmans ou les salafistes orthodoxes. − Al Âmama : turban, par référence au
prophète Mahomet.

De couleur blanche chez les sunnites et noire chez les chiites. Le Leader de Daech, Abou
Bakr Al Baghdadi, déroge à cette règle et porte le turban noir en sa qualité de calife.

LES ACCESSOIRES

− Al Boukhour : l’encens pour chasser les mauvais esprits de la maison, mais


également désodorisant naturel pour « parfumer » les mosquées.
− Al Misk : pierre bénie qui provient d’Arabie. Les musulmans frottent cette pierre
contre leur vêtement pour s’imprégner de son odeur qui rappelle celle de la Kâaba.

− Siwak : produit végétal pour se brosser les dents avant chaque prière en référence au
prophète Mahomet.
− Al Hinaâ : herbe bénie comme produit cosmétique. Les jihadistes en colorent leur
barbe avant l’assaut ou la razzia ; c’est un usage assez répondu chez les Talibans.

− Ad dinar : durillon de la peau, conséquence du frottement du front contre le tapis de


prière. Il est un signe distinctif du pieu. Le récit du prophète rappelle que Dieu
reconnaîtra ses fidèles par ce signe et qu’ils seront récompensés.

LA LITTÉRATURE DE BASE DES SALAFISTES


La littérature des salafistes est riche et touche à toutes les problématiques spirituelles,
sociétales, sociologiques, méta- physiques ou politiquesde l‘islam. Cependant, cinq
ouvrages constitue véritablement leur « bible ».

− Le Coran : de préférence en langue arabe, imprimé dans un pays sunnite et


authentifié par le sceau d’une autorité qui fait autorité (Al Azhar en Égypte ou Al Madina
Al Mounawara en Arabie saoudite).
− Sahi hou Al Boukhary (Les récits authentiques) : un ouvrage écrit au IXe siècle qui
répertorie tous les récits du prophète. Ce livre constitue la référence et le document de
consensus chez les sunnites.

− As Salafiya de Cheikh Al Bâani. Un livre qui initie au courant salafiste.


− Ryado As Salihyne (Le jardin des vertueux).
− Hisno Al Mouslim (La citadelle du musulman), d‘Ibn Kathir, savant piétiste du Moyen
Âge.

LE LANGAGE MÉTAPHYSIQUE DES JIHADISTES


AL GHAYBE

Le savoir inaccessible aux humains. Dans les textes cora- niques, ce terme est
récurrent. Il désigne les limites cognitives de l’être humain. Dieu seul a le monopole d’un
savoir absolu et de la création « il sait ce que vous ignorez. Il sait ce que vous ne pouvez
pas savoir. Il connaît le début et la fin des temps ».

AT TAKBIR

Sanctifier le nom d’Allah. La formule « Allahu Akbar » est prononcée par le musulman
prononce pour plusieurs raisons et dans différentes circonstances : lors de l’appel à la
prière, lors de l’égorgement rituel de la bête. Elle est également prononcée au cours
d’une razzia pour sonner la charge ou lors d’un assaut et, enfin, comme mot ultime avant
de mourir les armes à la main pour un jihadiste.

AL JIHAD

Le combat ou/et l’effort. C‘est probablement le mot le plus galvaudé dans la littérature
propre au terrorisme islamiste. Ce terme ambivalent désigne initialement « le combat
sacré dans la voie de Dieu », (à partir de la racine arabe Al Johd), c’est- à-dire l’effort que
chaque musulman doit faire sur lui-même pour atteindre la perfection morale et spirituel.

Des textes rapportent que Mahomet, de retour d’une grande bataille, aurait expliqué que
le plus grand jihad était celui que chacun se livre contre lui-même pour la religion et
contre la tentation de la perversité. Les musulmans d’aujourd’hui l’interprètent plus
généralement comme l’effort au service de la défense ou de l’expansion de l’islam. Les
radicaux utilisent eux cette notion de grand jihad pour justifier les actions violentes.

AL MOUJAHID

Le combattant de Dieu (pluriel : moudjahidounes). Est désigné par ce terme, l’homme


qui affronte l’ennemi d’Allah ou le mécréant quitte à mourir les armes à la main. Le ver-
set coranique suivant conforte les combattants dans leur entreprise de la mort pour la
cause de l’islam « Ne comptez pas ceux qui se sont tués au nom d’Allah comme des
morts, mais comme des vivants au paradis, récompensés par leur dieu ».

A CHAHID

Le martyr. Statut suprême accordé à un mort au combat pour défendre l’islam. Les
combattants portent souvent le nom de guerre Hamza et les convertis sont rebaptisés
par ce prénom. Ce prénom est le symbole du Martyr musulman en référence au premier
mort au combat au côté de Mahomet lors de la bataille d’Ouhoud. Hamza est aussi l’oncle
du prophète et le « premier musulman » à entrer au paradis avant même les
compagnons.
AL GHANIMA

Le butin de guerre. Durant les guerres de conquêtes, le prophète a autorisé les


combattants à récupérer les armes,

les équipements, les montures ou l’argent des ennemis tués au combat. Dans certains
milieux délinquants radicalisés, des jeunes considèrent que les vols sont une forme de
Ghanima et donc une source de produits licites prélevés et repris aux mécréants.

AS SABIYAH

La Captive de guerre. Toutes femme non combattante est la cible des guerriers durant
les razzias ou guerres intertri- bales. La captive de guerre est une « monnaie » d‘échange
précieuse pour négocier et aussi pour créer un harem mis à la disposition des
combattants.

AR RAHINA

L’otage. La stratégie des terroristes face à un ennemi qui dispose d’une force
supérieure, se concentre sur les prises d’otages comme moyen de négocier, d’obtenir
quelque chose ou de saturer l’espace médiatique pour un certain temps.

AS SAYF

Le sabre. Métaphore qui renvoie à l’imposition des idées par la force. Sur les drapeaux
(Arabie saoudite, Al Nosra en Syrie, AQMI et Boko Haram en Afrique), le signe du sabre
est associé à la Chahada. Des prénoms de combattants célèbres « Sayf Allah » pour
évoquer le troisième calife Omar ou« Sayf Al Islam » en référence au calife Ali.

AL KAMINE

L’embuscade. Technique des groupes combattants jihadistes, face à une armée ou


force supérieure (exploitation de la surprise, véhicules piégés, etc.)

AL HIZAM AN NASSIF

Ceinture d’explosifs. Mode opératoire récurrent et redoutable qu’utilise les jihadistes


kamikazes.

A TTAWBA

La rédemption. Concept st utilisé pour manipuler les désœuvrés en leur proposant


l’adhésion entière à l’islam dans sa forme la plus rigoriste pour sceller le pacte avec Allah
et reprendre définitivement le chemin de la droiture. Les conver- tis, les délinquants, les
personnes ayant fait de la prison ou ceux ayant commis un grand péché peuvent se
racheter par la conversion à l’islam sous sa forme la plus rigoriste.

LA CHAFAÂ

L’intercession. Droit exclusif qu’Allah a accordé aux prophètes, notamment à ceux


ayant porté les livres et les commande- ments de Dieu (Moïse, Jésus, Mahomet). Chaque
musulman doit suivre à l’identique (Salaf) la tradition prophétique dans l’espoir que
Mahomet intercèdera auprès d’Allah en sa faveur pour la récompense suprême : la vie
éternelle au paradis.
AL BARZAKH

Le purgatoire. Concept relativement ambigu dans son libel- lé coranique par opposition
au christianisme. En principe, dans l’islam, le jour du jugement dernier, la destinée des
hommes dans l‘au-delà se résumera à une orientation binaire (paradis-enfer). Le
soufisme développe une idée autour du principe de l’existence d’un troisième espace
hybride entre le paradis et l‘enfer. En conséquence, sauf adoration ou associa- tion, les
autres « péchés » sont pardonnables par intercession de Mahomet. Les musulmans
n’ayant pas été jugés comme des Kafirs, peuvent rentrer dans l’entre deux (Al Barzakh)
pour y attendre l’intercession du prophète Mahomet.

AL MALAK

L’ange. Dans la littérature islamique, dans les versets coraniques et dans les récits du
prophète, il a été plusieurs fois, question d’anges, dont le plus célèbre Jibril (Gabriel) qui
fut chargé par Allah d’apporter la parole divine (le Coran) à Mahomet. Le second, nommé
Âzraël, est celui qui prend les âmes des morts et les conduits auprès de Dieu. Selon le
récit du prophète, chaque être humain a un ange à sa droite et un autre à sa gauche.
Chaque ange écrit le quotidien de l’Homme : celui de droite consigne le bien et celui de
gauche consigne le mal. Les deux registres accompagnent le mort qui les portera dans
ses bras le jour du jugement dernier.

AL BORAQ

la mosquée Al haram de Médine à la mosquée Al Aqsa à Jérusalem. Les jihadistes utilisent


cette image pour se « téléporter » dans l’au-delà au moment de l’explosion lors d’une
opération « kamikaze ».

A RIDWAN

Le paradis des martyrs. Une partie du paradis est réservée pour ceux ou celles qui
sont morts au combat pour défendre l’islam. Les martyrs seront ressuscités avec leur
tenue de combat maculés de sang et seront ensuite lavés par des anges et présentés à
Allah sans jugement pour aller directe- ment à A Ridwan.

AL HOURYATES

Les femmes anges du paradis. Très belles créatures habil- lées en vert et portant des
coupes de vin qui accueilleront les martyrs et qui leur serviront de femmes (harem).
Certains versets du Coran parlent implicitement de créatures mi-homme, mi-femme pour
l’accueil des martyrs masculins et féminins.

AL KHOULOUD

L’éternité. C‘est la récompense suprême pour un musulman du bas monde. La vie sur
terre n’est qu’éphémère. En revanche, celle au paradie st éternelle pour les piétistes, les
martyrs et les « généreux ». Ll’impunité y sera la règle puisqu’il n’y aura plus
d’obligations (morales, cultuelles, etc.).

La licorne. Créature divine qui a transporté Mahomet

LE LANGAGE DES SIGNES


LA PHONÉTIQUE RETRANSCRITE EN CHIFFRES
Quatre sons de la langue arabe n’ont pas d’équivalent dans l’alphabet latin. Le
développement des échanges par SMS a poussé à l’adaptation au clavier AZERTI présent
sur les télé- phones portables, les tablettes ou les ordinateurs.

Les chiffres 3-5-7-9 sont utilisés pour compenser le manque de traduction phonétique des
phonèmes arabes non repré- sentés sur un clavier latin ou sur les outils multimédias.

Il faut également rappeler que dans la langue arabe, certaines consonnes n’existent pas
comme « V », qui est assimilée à «F»,«P»quiestremplacépar«B»et«X»,coupéeendeux
(«C»+«S»),ainsiquelavoyelle«U»quiseprononce«OU».

Par exemple pour écrire « Abdallah » les arabophones du Ma- ghreb écrivent 3Bdallah.
Pour écrire Khalil ou Khomeiny, ils écrivent 5alil ou 5omeiny. Al-Qaida est écrit Al
9a3ida ry, et Mohamed, Mo7amed.

LA RÉFÉRENCE AU DIVIN ET AUX SYMBOLES


ANNOUR D’ALLAH

La lumière divine sur les visages des musulmans.

A TARIQ AL MOSTAQIM

Le droit chemin qui mène vers Dieu et vers le paradis

ABOU TALHA

Le compagnon qui a lavé le corps du prophète le jour de son décès.

AL U’RWATHOU AL WOUTQA

“L’anse solide“, référence à la devise du prophète et des pieux prédécesseurs (Salaf


Assalih).

LA RÉFÉRENCE À L’HISTOIRE ET À LA MYTHOLOGIE ISLAMIQUE


AL GHOURABÂA

Les étrangers. Référence aux premiers adeptes de l’islam et aux premiers convertis
persécutés par les idolâtres et les ignorants. L’analogie est faite entre cette époque et
l’islam de France d’aujourd’hui, « persécuté par la laïcité, la République et les mécréants
».

AL FAT’H

La conquête. Allusion à toutes les guerres prophétiques pour l’expansion de l’islam,


hors du Moyen-Orient. La plus belle des conquêtes étant celle de l’Espagne (Al Andalous).

OQBA IBN NAFIÎ

Nom du conquérant arabe qui a soumis les berbères d’Afrique du Nord et a tué la Reine
kabyle Kahina. Le même conquérant fut tué au combat en Algérie en 637. La référence à
Oqba Ibn Nafiî est aussi une allusion implicite à une katiba combat- tante tunisienne, liée
à AQMI, dans le Sahel.
BILAD KHORASSAN

Le Khorasan (Afghanistan) est la région où se trouve, selon une veille légende, le burnous
(jilbab) du prophète. « Il se dit que le cheikh Oussama Ben Laden l’a trouvé et l’a confié
avant son décès au mollah Omar et à Al Zawahyri pour échapper aux Américains ».

AL FANÂA

La fin du monde. Livre du célèbre prédicateur Égyptien Abdel- hamid Kichk qui
démontre, par une interprétation particulière des textes coraniques, « l’imminence de la
fin du monde et des temps ».

AT TAZKYA

Attestation ou investiture : processus politico-religieux pour désigner un imam dans


une mosquée. Les salafistes s’attri- buent le pouvoir de nomination et d’éviction des
imams au nom de ce principe de la chariâa.

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