Expressions islamiques et concepts clés
Expressions islamiques et concepts clés
"Assalamu Alaikum" (Paix sur vous) lorsque vous rencontrez un(e) musulman(e).
Wa'alaikum Assalam" (Que la paix soit également sur vous) en réponse au selem.
"Insha Allah" (Si Allah veux) lorsqu'on souhaite faire quelque chose.
"Subhan Allah" (Gloire à Allah ) en félicitant quelque chose.
"Ma'sha Allah" (Ce que Allah aime) c'est une appréciation.
"Fi Aman Allah" (Par la protection d'Allah) en voyant quelqu'un au loin.
"Jazak Allah Khairan" (Puise Allah te donner la meilleure récompense ) pour
remercier quelqu'un.
"Tawakkal-tu-Allah" (Je compte sur Allah) pour résoudre un problème.
"Tawkkalna-Alai-Allah" (Nous avons mis notre confiance dans Allah ) lorsqu'on
éssaye de résoudre un probleme à plusieurs.
"La Ilaha Ill-Allah" (Un seul Dieu Unique "Allah") en se levant le matin.
"Al-Hamdu Lillah" (L'éloge soit à Allah ) quand vous éternuez.
"Yarhamuk Allah" (Puisse Allah vous bénir) quand vous entendez quelqu'un
éternuer.
"Aameen" (Acceptez notre prière) en finisant de dire une Duaa (invocation).
"Ya Allah" (O Allah) lorsqu'on est en détresse.
"Rahmah Allah" (Puisse Allah avoir pitié de lui) lorsque vous voyez quelqu'un en
détresse.
"Astagh-firu-Allah" (Qu'Allah me pardonne) se faire pardonner pour une movaise
action.
"Na3udu-bi-Allah" (Quand nous cherchons refuge auprés d' Allah) pour montrer votre
aversion.
"Inna Lillah" (Nous sommes pour Allah) quand vous entendez parler de la mort d'un
musulman.
"Fe Sabeel Allah" (Faire quelque chose pour Allah) quand vous donnez une zaket
(aûmone) ou une aide à une personne.
"Atqaa Allah" (Craindre Allah) quand vous voyez quelqu'un faire un mauvais acte.
"Allahu Yahdik" (Puisse Allah te guidé) pour interdire quelqu'un de faire quelque
chose d'interdit.
"Hayyak Allah" (Qu'Allah maintiennent votre vie) quand vous saluez quelqu'un.
"Allah Aalam" (Allah sait mieux ) quand vous dites quelque chose mais vous n'êtes
pas sûr.
"Tabarak Allah" (Soyez béni par Allah ) Quand vous entendez une bonne nouvelle.
"Hasbi Allah" (Allah me suffi) quand vous êtes dans une situation difficile.
"Azhak Allah Sinnaka" (Puisse Allah vous rendre heureux) quand vous cherchez des
autres musulmans avec encouragent.
AL WAHYE
Révélation de la parole divine transmise au prophète Mahomet par l’ange Gabriel dans
la grotte de Hiraâ, à la péri- phérie nord de La Mecque. Le Prophète a reçu le premier ver-
set du Coran au cours du mois du Ramadan, d’où le caractère sacré du mois en question.
« Lis au nom de ton seigneur qui t’a créé... ». Pendant plus de dix ans, Mahomet se retira
dans la grotte de Hiraâ et médita en secret.
AD DINE
La Religion. Selon l’Islam, ce terme est exclusivement réservé aux trois religions
monothéistes : judaïsme, christianisme et islam (les religions d’Abraham). Les autres
religions relèvent de la mécréance et des croyances qu’il faut combattre.
AL QALAM
Qalam : outil d’écriture (crayon) dont l’origine n’est pas arabe. Il s’agissait d’un outil
pointu pour écrire sur les premières ta- blettes en argile en Mésopotamie.
AL HAQ
La Vérité divine retranscrite dans le coran. Al Haq est la ré- férence à la vérité suprême
qui émane de Dieu et cette « vé- rité » ne peut faire l’objet de modifications ou
d’interpréta- tions. Ce mot désigne également une des 99 qualités d’Allah (Abdelhak).
AR RISSALA
Le Message d’Allah. De la racine arabe littérale « lettre ». Ce terme recèle une portée
divine puisque Allah l’a révé- lé à Mahomet, via l’ange Gabriel. Ar Rassoule (le messager :
Mahomet) est donc le porteur du message de Dieu.
AD OUSTOUR
AL JAHR
Il est intéressant de faire une analogie entre cet épisode historique et l‘idée, assez
répandue chez les salafistes comme chez d’autres musulmans, selon laquelle ils
considèrent être persécutés par la France et comptent effectuer leur « migra- tion vers
un pays qui tolère le rigorisme religieux ».
AL MASJID
La mosquée. Lieu de culte et de prière où le mélange de sexes est strictement interdit.
AS SUNNA
La tradition. Elle regroupe l’ensemble des paroles, des pres- criptions et des gestes du
Prophète, tels que les successeurs de ce dernier - les califes Abou Bakr, Omar, Othman et
Ali - l’ont transmis après sa mort. Les adeptes de cette tradition sont appelés les sunnites
(traditionalistes). Ils constituent la majorité des croyants dans le monde musulman (près
de 90%). Le courant sunnite ne dispose pas de clergé, ni d’une autorité de type papal.
- L’École malékite, fondée en 795 par Malik Ibn Anas (711- 795). Il s’agit du rite le plus
répandu au Maghreb en en France et qui laisse une large place à la coutume.
- L’École chaféite de l’imam Chaféi, fondée en 820.
- L’École hanbalite, créée par Ahmad Ibn Hanbal en 855. Très rigoriste, c’est celle dont
dont s’est inspirée le prédicateur saoudien Abdallah Ibn Abdelwahhab, pour donner
naissance au wahhabisme.
A CHIRK
L’Association d’un être ou d’une chose à Dieu est passible de la peine de mort par la loi
musulmane. En dehors des gens des livres (juifs, chrétiens et musulmans), toutes les
autres religions sont synonymes d’association et doivent être com- battues. La fracture
théologique majeure entre les musul- mans et les chrétiens est matérialisée autour de
l’affiliation du fils (Jésus) au père (Dieu). « Il (Dieu) ne peut être né ni avoir d’enfant ».
AL KOFR
L’apostasie. Cela signifie ne pas croire à l’unicité de Dieu, à ses livres, à ses messagers,
à ses anges et au jour du juge- ment dernier. Les Kafirs (les mécréants) peuvent faire
l’objet de fatwa autorisant leur élimination s’ils ont commis ce péché en terre d’Islam
rigoriste. C’est le cas en Arabie saoudite et en Afghanistan. Ce principe ne s’applique pas
aux gens du livre.
AL BIDÂA
ARRIDDA’H
AZ ZANDAQA
L’hétérodoxie. Par opposition à l’orthodoxie, c’est un courant de pensée qualifié par les
fondamentalistes comme « la ligne intellectuelle des adeptes de la logique, de la
recherche métaphy- sique et du rationalisme ». On les considère comme des maté-
rialistes ou intellectuels pervertis. Des intellectuels musulmans (Avicenne, Averroès, etc.)
ont été condamnés, exécutés ou ont immigré du Moyen-Orient vers l’Andalousie au IXe
siècle pour continuer leur réflexion critique des textes coraniques.
AL JADAL
AL QADAR
Le destin, dit aussi « Mektoub ». Dans la religion musulmane, la notion du destin est
omniprésente. Tous les évènements qui se produisent, indépendamment de la volonté de
l’indivi- du, sont préalablement écrits et pré-décidés par Allah. D’où la récurrence des
expressions « Inch‘Allah », « C’est le Mektoub »,
AL CHAYTANE
Satan. Dans Le Coran ou à travers les récits de Mahomet, Satan est l’incarnation de la
désobéissance originelle. Appelé également Ibliss, Satan fut à l’origine un ange ayant
refusé de se prosterner devant la nouvelle créature de Dieu qu’est Adam (Adan). Allah l’a
expulsé vers la terre et lui a laissé la vie sauve pour pervertir les descendants d’Adam et
d’Eve. Il est derrière chaque péché commis par les mortels. Le « bon musulman » peut,
par sa piété, lui résister.
AT TAGHOÛT
Le despote. Terme qui désigne celui qui a usurpé le califat ou le commandement d’une
communauté. Depuis l’assas- sinat du quatrième calife (Ali), tous les leaders qui se sont
succédés à Médine, à Damas et à Bagdad n’ont aucune légi- timité à prétendre être
commandant de croyants. Certaines publications de propagande de l’État islamique (cf.
revue Dar Essalam) qualifient Bachar El-Assad, les présidents américain et français de
Taghout. Ce mot est emprunté à la Torah pour désigner la lignée royale des pharaons
d’Égypte qui persécu- taient les juifs qui ont été libérés par Moise.
AR RASSOUL
ANNABI
Le Prophète est l’élu d’Allah pour la prophétie et pour trans- mettre la parole divine via
les livres sacrés. Tous les messa- gers ne sont pas des prophètes. L’islam reconnaît
comme prophétie et livres sacrés ceux de Noé, d’Abraham, de Salomon, de David, de
Moise, de Jésus et de Mahomet (Assouhouf, Azzabour, La Torah, l’évangile, le Coran).
AL QORÂN
Le Coran. Terme qui vient du mot arabe Quran, qui signifie « récitation », c’est-à-dire le
message inspiré par Dieu à Mahomet et que ce dernier a récité. Texte sacré et inviolable,
le Coran tient une place essentielle dans l’islam, car il est la « parole même de Dieu ».
C’est sous le calife Othmane que le Coran été mis en forme. Il est composé de 6 200
versets, répartis en 114 sourates et 60 chapitres. Outre le message religieux, ce texte
comporte des prescriptions juridiques, mo- rales, politiques et sociales. Les salafistes s’y
réfèrent, car ils considèrent que le Coran est le seul et unique livre divin qui n’a pas été
dénaturé ou falsifié; en conséquence, il est la base de toute législation.
AS SAHHABA
Les compagnons du prophète sont ceux qui ont adhéré les premiers à l’islam. On
trouve parmi eux les quatre qui vont se succéder comme califes légitimes (Abou Bakr,
Omar, Othmane, Ali). D’autres compagnons, plus axés sur la récitation du Coran ou la
consignation des récits du prophète sont promus au rang d’apôtres.
AL OUMMA
LE CHIISME
Les continuateurs : Terme issu du mot Chi’a, « ceux qui suivent », utilisé en premier
lieu pour désigner les partisans du calife assassiné Ali, cousin et gendre du Prophète. Il
constitue la deuxième branche de l’islam par le nombre de ses fidèles (environ 130
millions). Le chiisme se réfère à une succes- sion de douze imams qui ont scellé la
tradition islamique. Les chiites ont une approche ésotérique du Coran, qu’ils estiment
composé d’énigmes et de mystères que seuls les imams (savants) ou ayatollahs (signes
de Dieu) peuvent expliquer. Dès lors, ils reconnaissent de facto l’utilité d’une certaine
forme de clergé. Le chiisme est très implanté en Irak, en Syrie, au Yémen,au Bahreïn en
Iran et au Liban, mais il est aussi présent en Afrique noire.
AL HABACHIA
AS SALAF
Le salafisme est répertorié par les musulmans comme un courant religieux orthodoxe
sunnite visant à régénérer l’islam par une relecture littérale du texte coranique, une
pratique de la religion telle que Mahomet et ses proches compagnons (les salafs) avaient
coutume de l’enseigner. Le salafisme constitue la base doctrinale du courant
fondamentaliste wahhabite en Arabie. Le courant salafiste central est celui du Tawhid
(unicité de Dieu), un terme aujourd’hui devenu le mot clé dans l’affirmation de
l’allégeance à l’État Islamique.
L’insistance sur Dieu comme objet exclusif de l’adoration a pour effet un respect littéral
de sa parole et surtout la condamnation violente de tout ce qui peut être considéré
comme chirk, c’est-à-dire comme association de toute autre créature ou symbole que
Dieu dans l’adoration (esprits, saints ou d’objets). Le renoncement à tout ce qui n’est pas
de l’ordre d’Allah est préconisé.
ASSALAF ASSALIH
Les pieux prédécesseurs. Terme désignant les quatre califats, les compagnons du
prophète et plus globalement les musulmans qui ont vécu les deux premiers siècles de
l’ère musulmane (VIIe et VIIIe siècles). Il signifie également, sur le plan politique, la
période de l’apogée de l’Islam à laquelle l’Espagne fut conquise.
AL ÂBIDOUNE
AL MACHIAKHA
AL WAHHABIYA
AL MOÔTAZILA
ASSAHWA AL ISLAMIYA
Le Réveil musulman est un courant politique inspiré de la doc- trine idéologique des
Frères musulmans qui vise la prise du pouvoir politique par la réislamisation d’une part
des masses populaires, et d’autre part par la « salafisation 1 » des hauts fonctionnaires
travaillant dans rouages de l’État. Ce courant est très présent au sein du PJD, le parti
majoritaire au Maroc.
LA JAMAÂ ISLAMIYA
La confrérie des Frères musulmans. Créée en 1928 en Égypte par Hassan Al Banna,
la Confrérie des Frères musulmans, développe un islam expurgé des influences
occidentales et a le projet d’instaurer un ordre politique, économique et social fondé sur
le Coran. Les Frères musulmans ont néanmoins of- ficiellement renoncé au recours à la
violence (hors Printemps arabe). La confrérie est la seule mouvance islamiste qui s’est
organisée en partis politiques (PJD en Turquie, PJD au Maroc, FIS en Algérie, Ennahda en
Tunisie, Jamâa Islamiya en Égypte). En France, elle est principalement représentée par
l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), membre fondateur du Conseil
Français du Culte Musulman (CFCM).
A TASSAWOUF
Le soufisme. Issu du terme arabe Assouf (la laine). Ses adeptes s’habillent en laine par
référence aux moines chrétiens du Proche Orient qui vivent en réclusion. Le soufisme est
un courant particulier de l’islam associant mysticisme ascétique et engagement au sein
d’une confrérie ésotérique (Attariqa al-Assoufiya). Leurs offices ou séances de Dikr
(liturgie), avec prières, postures du corps et discipline de la respiration, sont
caractéristiques. Ces confréries ont contribuer à islamiser les peuples indigènes,
spécialement en Afrique noire. Les soufis préfèrent généralement s’appeler eux-mêmes
“les pauvres“ en arabe (Al Fouqara, pluriel de fakir) et en persan Darwich.
AT TABLIGH
La prédication. Fondée en 1927 dans l’Inde britannique, ce mouvement piétiste a
aujourd’hui gagné les pays dévelop- pés. Les fidèles de cette mouvance manifestent une
religio- sité particulière et respectent l’obligation qui leur est faite de se réunir cinq fois
par jour pour la prière. Ils veulent réislami- ser les jeunes, notamment dans les quartiers
sensibles des grandes cités, et organisent des sorties religieuses (Khourouj). L’objectif
premier du Tabligh est de « réislamiser les brebis éga- rées par l’attraction occidentale,
ou de convertir les âmes égarées en
Occident ». Ses fidèles organisent aussi des grands rassem- blements pouvant regrouper
des centaines de personnes. C’est lors de ces évènements que sont mises au point des
tournées de prédicateurs itinérants dans les diverses parties du monde encore
considérées comme « terres de conquêtes islamiques », ainsi que l’implantation de
nouvelles filiales ou associations satellites.
AL ANSAR
Les alliés. Lors de la Hijra du prophète de La Mecque vers Médine, en 622, les
compagnons et les disciples de Mahomet ont été accueillis par des habitants de Médine
qui ont déclaré leur allégeance au prophète. Ces précieux alliés ont été appelés Al Ansar..
Le groupe jihadiste syrien Jabat Al Nosrah s’est inspiré de ce fait historique pour accueillir
de nombreux combattants venus d’ailleurs.
AL MOHAJIRINES
Les migrants. Terme issu de la racine Hijra voulant dire « immi- grer vers un ailleurs
pour fuir la percussion des mécréants». Le mot Al Mouhajirine est le pluriel de Mohajir.
Les jeunes convertis ou réislamisés, nés en France de parents musul- mans ou non, se
projettent dans ce récit historique pour aller en Algérie, en Tunisie, au Maroc ou en Arabie
saoudite, effec- tuer ce rite prophétique.
AL KHAWARIJ
Les kharidjites. Le calife Ali fut contesté dès le premier jour de sa désignation, malgré
ses liens de parenté avec le prophète (il était cousin et gendre de Mahomet) qu’il fit valoir
auprès du conseil des compagnons. Les Khawarijs constituent le premier mouvement de
scission politique et militaire dans l’État musulman naissant. Ils se sont opposés au calife
Ali et lui ont déclaré la guerre.
AL MOUWAHIDOUNES
Les unificateurs. Courant marginal de l’islam sunnite qui prétend unifier toutes les
écoles de la pensée théologique. Il refait aujourd’hui surface dans la galaxie jihadiste en
Syrie. Au Maroc, après la chute des deux premières dynasties musulmanes au VIIe
siècleme, les Mouahhidounes ont pris le pouvoir et ont envahi l‘Espagne pour y établir
l’autorité des musulmans, après avoir unifié les tribus berbères et arabes du Maghreb.
A RÂFIDAH
Les opposants radicaux. Courant de l’islam chiite ultra radi- cal qui considère que le
califat revient de droit à Ali et à ses deux enfants assassinés par les sunnites. Chaque
année, au dixième jour du premier mois (Moharram) du calendrier musulman, les
sunnites célèbrent Achoura. C’est une fête religieuse de joie, de cadeaux pour les enfants
et de commu- nion entre les familles. Chez les chiites, au sein du courant A Râfidah, on
procède à l’autoflagellation. Certains se mutilent le corps pour célébrer le martyr Al
Hussein, assassiné par les sunnites qui ont pris le pouvoir à Damas (les Omeyades) et
plus tard à Bagdad (les Abbassides).
LES RÉFÉRENCES DE L’ISLAM POLITIQUE
AL IMAMA
AL HADITH
Le récit ou littéralement les « propos ». Ce terme désigne les paroles prononcées par le
Prophète, depuis la première révélation jusqu’à sa mort. Ces récits ont été répertoriés par
les salafistes. Ces hadiths oraux constituant, de fait, le second fondement du droit
islamique après le Coran, ont été retranscrits et compilés au IXe siècle par l’imam Malik,
d’où la prééminence du courant Malékite. D’autres hadiths font polémique, car ils n’ont
pas pu être authentifiés.
AL IJTIHAD
AL IJMAÂ
AL FIQH
A CHARI’A
Dogme ou loi d’origine divine ou prophétique fondée sur le Coran et les hadiths,
souvent présentée avec une connotation négative, qui ne recouvre pas le sens réel du
mot. La traduc- tion littérale se rapproche du mot législation. Le contenu de la chari’a
varie d’un courant à un autre et d’un pays à un autre. Elle n’est pas appliquée au
Maghreb, ni en Égypte.
AL MINHAJ
Le référentiel méthodologique. Inspiré de la troisième source de la législation en
islam, Al Minhaj est un manuel pour l’exercice des divers rites (ablution, modalités du
pèlerinage, séquences de la prière, interdits pendant le jeûne du Ramada, etc.). Les
salafistes de France ont élaboré plusieurs référen- tiels méthodologiques en direction des
convertis, des conver- tibles, des ré-islamisés ou des réislamisables (livres portant en titre
Al Minhaj).
AL AQIDA
La foi. Force spirituelle et mentale que procurent les courants piétistes et quiétistes. Al
Aqida permet au musulman d’atteindre un stade de « nirvana » et de se détacher de la
société de consommation et du « bas monde éphémère ».
AL MADHAB
La doctrine. Elle s’inscrit dans le répertoire et les références dogmatiques des quatre
grands penseurs de l’Islam sunnite (Malik, Hanbal, Hanaf, Chafiî). On dit par exemple que
telle mosquée est affiliée à « Al Madhab Al Maliki », sous entendu qu’il s’agit d‘une
mosquée marocaine.
AT TAYAR
OULEMAS
Savants (pluriel de Alim). Ce sont des docteurs de la loi, des théologiens musulmans. Un
Alim peut être un imam dans une mosquée, mais un imam ne peut prétendre au sta- tut
d’Alim s’il n’est pas capable d’attester ce statut par un diplôme délivré par une autorité
religieuse de référence1. Certaines mosquées salafistes en France sont infiltrée» par des
Oulémas venus d’Arabie, du Maroc ou d’Algérie.
AL FATWA
Décret religieux. Ordonnance juridique statuant sur des cas particuliers, soit par défaut
d’une loi coranique explicite, soit suite à délibération d’un conseil d‘Oulémas où la fatwa
est synonyme de jurisprudence.
AL HIJRA
AT TAKFIR
AL KHALIFAT
Le successeur. Titre dépourvu de statut politique analogue de celui des autres chefs
États contemporains. Le Calife s’érige en commandant des croyants, en chef de guerre,
en garant du respect et de l’inviolabilité de la doctrine musulmane. Quatre compagnons
du prophète avaient ce statut de califes légitimes : Abou Bakr, Omar, Othmane et Ali,ces
trois derniers ayant tous été assassinés,.
AL JAMÂA
des yeux), du Siwak (un bout de bois pour l’hygiène dentaire,), du Qamis (la tenue
vestimentaire des hommes), du jilbab (celui des femmes) sont l’expression de la Sunna
au sens prophé- tique. Il n’y a aucune obligation théologique qui en explicite l’usage.
AL QIYASSE
HARAM
Illicite. Mot désignant généralement des restrictions alimen- taires : abattage d’animaux
sans prononcer la Takbira « Allahou Akbar », consommation de viande de porc, l’alcool, la
fornica- tion, le meurtre et, de manière générale, tout comportement touchant à la
morale et au respect du sacré. En réalité, le mot trouve son sens par opposition au « halal
» (licite). L’ensemble des faits et gestes qui sont strictement illicites dans l’islam sont
passibles de châtiment temporel (des hommes) et de l’enfer au jour du jugement dernier
(Dieu).
HALAL
Licite. Contraire de haram. Les oulémas contemporains des quatre califes légitimes ont
rédigé une ordonnance qui fait autorité dans l’islam sunnite, mais qui est contestée par
les courants salafistes radicaux. Cette fatwa dit « Tout ce qui est licite par le texte
coranique n’est pas illicite et vice versa ».
BARAKA
La Bénédiction. Chez les musulmans, dieu est omnipré- sent dans le quotidien. Chaque
geste, acte ou pensée doit être préalablement béni d’Allah pour son accomplissement.
Dans le langage quotidien du musulman, on constate cette référence à la baraka « Bismi
Allah, In cha Allah » qui veut dire “au nom de dieu et avec la bénédiction de dieu“, mais
qui est souvent littéralement traduite par « si Dieu le veut ».
AL FARIDHA
L’obligation. Champ théologique et juridique qui définit les règles du culte qui sont
obligatoires, intelligibles et communs à tous les musulmans, notamment les cinq
préceptes fonda- mentaux de l’islam (piliers).
AS SOUNA
AS SALATE
La prière est une des cinq obligations incombant à chaque musulman. Elle est accomplie
quotidiennement, à raison de cinq fois par jour : à l’aube, le midi, l’après-midi, au coucher
du soleil et le soir. Elle est obligatoirement précédée d’ablutions. La prière peut être
célébrée en tous lieux et le pratiquant doit se tourner en direction de La Mecque. La
prière (As salate) est l’acte de différentiation intra musulmans. Celui qui ne prie pas est
un « égaré et sur la voie du Satan“ (Chaytane). D’autres prières s’organisent
individuellement ou en groupe. La prière en groupe et dans une mosquée est la plus
valorisante pour un musulman.
A CHAHADA
AS SAWME
Le jeûne. Il est obligatoire pour tout pubère durant le mois lunaire de Ramadan,
neuvième mois du calendrier islamique. De l’aube au coucher du soleil, il est interdit de
manger, de boire, de fumer, d’avoir des relations sexuelles. Des déro- gations sont
cependant prévues (femmes enceintes ou indisposées, personnes âgées ou malades,
voyageurs), à condition que les jours manqués soient rattrapés, ou de s’acquitter d’une
aumône, défini par un imam local.
ZAKATE
L’aumône, pour ceux qui le peuvent. La loi islamique prévoit qu’elle doit corresponder à
2,5 % des revenus annuel du musulman.
AL HAJJ
Le pèlerinage. Tout musulman doit l‘effectuer au moins une fois dans sa vie, à La
Mecque.
AL OMRA
Petit pèlerinage. Il n’est pas obligatoire et peut s‘effectuer autant de fois que cela est
possible.
Les prières qui rythment la vie des musulmans sont : - A Douhr : le midi
- Al Asr : l’après midi
- Al Maghrib : le coucher du soleil
Aujourd’hui, la Fitna s’est déplacée sur le champ sociétal (en France par exemple) ou
dans les pays qui pratiquent un islam jugé trop tolérant (Maroc, Tunisie, Égypte). La Fitna
salafiste repose sur l’idée suivante « La salafisation de la société par le bas, par le
changement des mœurs finira par transformer les masses populaires en électeurs
salafisés pour s’emparer du pou- voir politique à travers les urnes et par la démocratie ».
Pendant le printemps arabe, cette stratégie s’est avérée payante pour
trois partis politiques: le PJD au Maroc, Ennahdha en Tunisie et les Frères musulmans de
Mohamed Morsi en Égypte.
En France, certains salafistes, se projettent dans l’espace politique en voulant mobiliser
et fédérer l’électorat musulman de France. Leur discours cherche à provoquer une Fitna
par la récupération des croyants, leur retour rigoriste à la religion et la réappropriation
des territoires „“perdus“ de la République où les lois et l’autorité de l’Etat ne s’appliquent
plus. D’autres développent un discours poussant à l’abstention et à la non-participation
aux élections locales ou nationales en France. Ce sont souvent les mêmes, adhérnents de
la théorie du complot et du mythe de la toute-puissance maçonnique. Le courant radical
et takfiriste s’appuie sur la Fitna - dans sa version « guerre civile » - dans sa perpétuelle
tentative de prise de pouvoir par la violence, par le jihad et par le terro- risme. L’État
islamique est celui qui recourt le plus systémati- quement à cet usage de la Fitna.
AZ ZINA
La fornication. C‘est l’un des actes les plus proscrits par l’is- lam en général et par les
fondamentalistes en particulier. Tout acte sexuel, en dehors de l’institution maritale, est
interdit. Le Zani (l’homme) est passible de cent coups de fouet ou de la pendaison s’il y a
récidive. La Zaniya (la femme) est passible de lapidation. Az Azina concerne uniquement
un acte d’adul- tère entre des gens mariés. Au-delà de l’interdiction sexuelle, Az Zina est
aussi une sanction, car elle provoque la rupture de la filiation : tout enfant illégitime est
exclu de l’héritage.
AL HISBA
La police des vertus a été mise en place pour préserver la société, réprimer les
atteintes à la pudeur et aux mœurs et veiller à l’application stricte de la chariâa. Une telle
institution existe en Arabie saoudite, en Afghanistan et existait sur les territoires
contrôlés par Daech, en Syrie et en Irak. Les coupables de vol dans des lieux saints
(mosquée du prophète, La Mecque) sont condamnés à l’amputation de la main. Ceux
inculpés de fornication reçoivent cent coups de fouets en public et la lapidation à mort.
AL QASSASSE
ZAWAJ AL FATIHA
NIKAH AL JIHAD
Acte sexuel dérogatoire au profit du jihadist. L’islam proscrit les relations sexuelles
en dehors du mariage. Les époux doivent avoir un document ou se marier devant un
imam et deux témoins pour légitimer le rapport sexuel. Pour le combattant ou le
jihadiste, la jurisprudence salafiste accorde toutefois le droit de l’acte sexuel en dehors
des règles juridiques ou costumières.
GAWRI
Individu de type européen. C‘est l’appellation générique pour qualifier un non arabe.
C’est une désignation péjorative qui trouve son origine dans l’ère coloniale, par
opposition à l’indigène.
NASRANI
YAHOUDI
Juif (Al Yahoud au pluriel) : désigne en particulier les Séfarades, en référence à la kippa
qu’ils portent. Les juifs d’origine ashkénaze ou d’Israël, sont appelés “Sionistes“.
La décapitation. La charia prévoit l’application de la peine de mort par la décapitation.
Les autres formes d’exécution des condamnés ne sont pas reconnues par les Muftis,
notamment la pendaison.
AL ÎQAB
ARRAHMA
Le prosélytisme n’est pas interdit dans l’islam, au contraire, il en est sa base doctrinale.
L’Islam n’est pas restreint à un peuple. « Il n’y a pas un peuple arabe ou musulman élu ».
Par tous les moyens (prédication, conquêtes), la propagation de l’islam doit continuer
jusqu’à l’avènement du Messie.
AL HALAQA
Le séminaire. C‘est un ancien mode d’études desitné aux profanes. Les vieilles
universités musulmanes Al Qarawiyine de Fés (Maroc), Al Azhar du Caire (Égypte) - et
jadis d‘Annour (Cordoue, Espagne musulmane) - organisent des séminaires. dans des
mosquées ou des appartements.
AL KHOUROUJ
Sortie religieuse. Du verbe kharja (sortir). Des groupes de jeunes salafistes organisent
des sorties religieuses « en pro- vince ou dans des lieux reculés », dixit un salafiste «
partir en mode furtif, loin du radar policier ».
AL MADRASSA
AL MAKTABA
AL KITAB
Le Livre. Ce mot est utilisé par les musulmans au sens co- ranique du terme. En effet, le
Coran qualifie les Juifs et les Chrétiens de « gens du livre » en référence à la Torah et à la
Bible. C‘est également la traduction littérale du mot livre ou manuel.
LES VÊTEMENTS
− Jilbab : robe extra large effaçant les courbes du corps de la femme, par référence à
Aïcha, première épouse du prophète Mahomet.
− Niqab : voile intégral. Une tradition arabo-afghane en vi- gueur au Yémen, dans les
pays du golfe, en Afghanistan. Il n’existe aucun texte coranique ou récit faisant référence
au port du Niqab mais seulement du hijab.
De couleur blanche chez les sunnites et noire chez les chiites. Le Leader de Daech, Abou
Bakr Al Baghdadi, déroge à cette règle et porte le turban noir en sa qualité de calife.
LES ACCESSOIRES
− Siwak : produit végétal pour se brosser les dents avant chaque prière en référence au
prophète Mahomet.
− Al Hinaâ : herbe bénie comme produit cosmétique. Les jihadistes en colorent leur
barbe avant l’assaut ou la razzia ; c’est un usage assez répondu chez les Talibans.
Le savoir inaccessible aux humains. Dans les textes cora- niques, ce terme est
récurrent. Il désigne les limites cognitives de l’être humain. Dieu seul a le monopole d’un
savoir absolu et de la création « il sait ce que vous ignorez. Il sait ce que vous ne pouvez
pas savoir. Il connaît le début et la fin des temps ».
AT TAKBIR
Sanctifier le nom d’Allah. La formule « Allahu Akbar » est prononcée par le musulman
prononce pour plusieurs raisons et dans différentes circonstances : lors de l’appel à la
prière, lors de l’égorgement rituel de la bête. Elle est également prononcée au cours
d’une razzia pour sonner la charge ou lors d’un assaut et, enfin, comme mot ultime avant
de mourir les armes à la main pour un jihadiste.
AL JIHAD
Le combat ou/et l’effort. C‘est probablement le mot le plus galvaudé dans la littérature
propre au terrorisme islamiste. Ce terme ambivalent désigne initialement « le combat
sacré dans la voie de Dieu », (à partir de la racine arabe Al Johd), c’est- à-dire l’effort que
chaque musulman doit faire sur lui-même pour atteindre la perfection morale et spirituel.
Des textes rapportent que Mahomet, de retour d’une grande bataille, aurait expliqué que
le plus grand jihad était celui que chacun se livre contre lui-même pour la religion et
contre la tentation de la perversité. Les musulmans d’aujourd’hui l’interprètent plus
généralement comme l’effort au service de la défense ou de l’expansion de l’islam. Les
radicaux utilisent eux cette notion de grand jihad pour justifier les actions violentes.
AL MOUJAHID
A CHAHID
Le martyr. Statut suprême accordé à un mort au combat pour défendre l’islam. Les
combattants portent souvent le nom de guerre Hamza et les convertis sont rebaptisés
par ce prénom. Ce prénom est le symbole du Martyr musulman en référence au premier
mort au combat au côté de Mahomet lors de la bataille d’Ouhoud. Hamza est aussi l’oncle
du prophète et le « premier musulman » à entrer au paradis avant même les
compagnons.
AL GHANIMA
les équipements, les montures ou l’argent des ennemis tués au combat. Dans certains
milieux délinquants radicalisés, des jeunes considèrent que les vols sont une forme de
Ghanima et donc une source de produits licites prélevés et repris aux mécréants.
AS SABIYAH
La Captive de guerre. Toutes femme non combattante est la cible des guerriers durant
les razzias ou guerres intertri- bales. La captive de guerre est une « monnaie » d‘échange
précieuse pour négocier et aussi pour créer un harem mis à la disposition des
combattants.
AR RAHINA
L’otage. La stratégie des terroristes face à un ennemi qui dispose d’une force
supérieure, se concentre sur les prises d’otages comme moyen de négocier, d’obtenir
quelque chose ou de saturer l’espace médiatique pour un certain temps.
AS SAYF
Le sabre. Métaphore qui renvoie à l’imposition des idées par la force. Sur les drapeaux
(Arabie saoudite, Al Nosra en Syrie, AQMI et Boko Haram en Afrique), le signe du sabre
est associé à la Chahada. Des prénoms de combattants célèbres « Sayf Allah » pour
évoquer le troisième calife Omar ou« Sayf Al Islam » en référence au calife Ali.
AL KAMINE
AL HIZAM AN NASSIF
A TTAWBA
LA CHAFAÂ
Le purgatoire. Concept relativement ambigu dans son libel- lé coranique par opposition
au christianisme. En principe, dans l’islam, le jour du jugement dernier, la destinée des
hommes dans l‘au-delà se résumera à une orientation binaire (paradis-enfer). Le
soufisme développe une idée autour du principe de l’existence d’un troisième espace
hybride entre le paradis et l‘enfer. En conséquence, sauf adoration ou associa- tion, les
autres « péchés » sont pardonnables par intercession de Mahomet. Les musulmans
n’ayant pas été jugés comme des Kafirs, peuvent rentrer dans l’entre deux (Al Barzakh)
pour y attendre l’intercession du prophète Mahomet.
AL MALAK
L’ange. Dans la littérature islamique, dans les versets coraniques et dans les récits du
prophète, il a été plusieurs fois, question d’anges, dont le plus célèbre Jibril (Gabriel) qui
fut chargé par Allah d’apporter la parole divine (le Coran) à Mahomet. Le second, nommé
Âzraël, est celui qui prend les âmes des morts et les conduits auprès de Dieu. Selon le
récit du prophète, chaque être humain a un ange à sa droite et un autre à sa gauche.
Chaque ange écrit le quotidien de l’Homme : celui de droite consigne le bien et celui de
gauche consigne le mal. Les deux registres accompagnent le mort qui les portera dans
ses bras le jour du jugement dernier.
AL BORAQ
A RIDWAN
Le paradis des martyrs. Une partie du paradis est réservée pour ceux ou celles qui
sont morts au combat pour défendre l’islam. Les martyrs seront ressuscités avec leur
tenue de combat maculés de sang et seront ensuite lavés par des anges et présentés à
Allah sans jugement pour aller directe- ment à A Ridwan.
AL HOURYATES
Les femmes anges du paradis. Très belles créatures habil- lées en vert et portant des
coupes de vin qui accueilleront les martyrs et qui leur serviront de femmes (harem).
Certains versets du Coran parlent implicitement de créatures mi-homme, mi-femme pour
l’accueil des martyrs masculins et féminins.
AL KHOULOUD
L’éternité. C‘est la récompense suprême pour un musulman du bas monde. La vie sur
terre n’est qu’éphémère. En revanche, celle au paradie st éternelle pour les piétistes, les
martyrs et les « généreux ». Ll’impunité y sera la règle puisqu’il n’y aura plus
d’obligations (morales, cultuelles, etc.).
Les chiffres 3-5-7-9 sont utilisés pour compenser le manque de traduction phonétique des
phonèmes arabes non repré- sentés sur un clavier latin ou sur les outils multimédias.
Il faut également rappeler que dans la langue arabe, certaines consonnes n’existent pas
comme « V », qui est assimilée à «F»,«P»quiestremplacépar«B»et«X»,coupéeendeux
(«C»+«S»),ainsiquelavoyelle«U»quiseprononce«OU».
Par exemple pour écrire « Abdallah » les arabophones du Ma- ghreb écrivent 3Bdallah.
Pour écrire Khalil ou Khomeiny, ils écrivent 5alil ou 5omeiny. Al-Qaida est écrit Al
9a3ida ry, et Mohamed, Mo7amed.
A TARIQ AL MOSTAQIM
ABOU TALHA
AL U’RWATHOU AL WOUTQA
Les étrangers. Référence aux premiers adeptes de l’islam et aux premiers convertis
persécutés par les idolâtres et les ignorants. L’analogie est faite entre cette époque et
l’islam de France d’aujourd’hui, « persécuté par la laïcité, la République et les mécréants
».
AL FAT’H
Nom du conquérant arabe qui a soumis les berbères d’Afrique du Nord et a tué la Reine
kabyle Kahina. Le même conquérant fut tué au combat en Algérie en 637. La référence à
Oqba Ibn Nafiî est aussi une allusion implicite à une katiba combat- tante tunisienne, liée
à AQMI, dans le Sahel.
BILAD KHORASSAN
Le Khorasan (Afghanistan) est la région où se trouve, selon une veille légende, le burnous
(jilbab) du prophète. « Il se dit que le cheikh Oussama Ben Laden l’a trouvé et l’a confié
avant son décès au mollah Omar et à Al Zawahyri pour échapper aux Américains ».
AL FANÂA
La fin du monde. Livre du célèbre prédicateur Égyptien Abdel- hamid Kichk qui
démontre, par une interprétation particulière des textes coraniques, « l’imminence de la
fin du monde et des temps ».
AT TAZKYA