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Impact des pratiques agricoles sur N'Djili

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SUJET : IMPACT DES PRATIQUES AGRICOLES SUR LA DÉGRADATION DE LA


RIVIÈRE N’DJILI, TRONÇON CECOMAF ET PONT N’DJILI.

O. INTRODUCTION

I. PROBLÉMATIQUE

L’environnement est un ensemble de facteurs naturels et sociaux dont l’homme


et les autres êtres vivants tirent leurs substances. Aujourd’hui l’environnement est dégradé
suite à son utilisation non harmonieuse.

Les impacts environnementaux sont de nos jours des préoccupations


fondamentales des politiques gouvernementales à travers le monde. À la conférence de Rio
de Janeiro en 1992 , à Johannesburg en 2002, la question environnementale à suscitée
beaucoup de réflexions et des recommandations relatives à sa conservation, car la planète n’a
jamais connue un appauvrissement écologique d’une telle ampleur.

Depuis plusieurs décennies, à l’échelle mondiale, l’accès à l’eau douce et sa


qualité sont de plus en plus menacés par des pratiques agricoles intensives. Selon le rapport
des Nations Unies sur l’eau (2021), environ 2,2 milliards de personnes dans le monde n’ont
pas accès à une eau potable gérée en toute sécurité. Les pratiques agricoles non durables,
telles que l’utilisation excessive d’engrais chimiques et de pesticides, contribuent à la
pollution des ressources en eau, entraînant des effets néfastes sur la santé humaine et les
écosystèmes aquatiques (UN Water, 2021).

En Afrique, la situation est encore plus alarmante. Le rapport de la Banque Africaine


de Développement (2020) souligne que la dégradation des ressources en eau est exacerbée par
les pratiques agricoles non durables dans de nombreux pays. Environ 70 % de l’eau douce du
continent est utilisée pour l’agriculture, mais cette utilisation a entraînée une pollution
significative des cours d’eau (AfDB, 2020).

La République Démocratique du Congo (RDC) possède d’importantes ressources en


eau douce grâce à son vaste réseau fluvial. Cependant, comme l’indique le rapport du
Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) (2021), les pratiques agricoles
intensives et non réglementées contribuent à la pollution des rivières et à la dégradation de
l’environnement. La rivière N’Djili, qui traverse Kinshasa, est particulièrement vulnérable
aux impacts des activités agricoles environnantes.
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Selon les estimations du programme des nations unies sur l’environnement et le


développement (2024), Kinshasa compte environ 17 millions d’habitants, avec une
urbanisation rapide qui augmente la demande en eau potable et en produits alimentaires. Les
agriculteurs locaux adoptent souvent des méthodes intensives pour répondre aux besoins
alimentaires croissants, ce qui entraîne une pollution accrue de la rivière N’Djili par les eaux
usées non traitées et les ruissellements chargés de polluants agricoles (World Bank, 2022).
Cette situation a des conséquences indirectes sur la qualité de l’eau et sur la santé publique.

La rivière N’Djili, essentielle pour l’approvisionnement en eau potable, les activités


économiques et la biodiversité dans la région de Kinshasa, subit une dégradation alarmante.
Cette situation pose des défis majeurs pour les communautés locales qui dépendent de ses
ressources. Plusieurs études ont mis en évidence le lien entre les pratiques agricoles intensives
et la dégradation des écosystèmes aquatiques.

Dans ce contexte, le tronçon de la rivière N’Djili entre CECOMAF et le pont N’Djili


représente un site d’étude crucial. Ce secteur est caractérisé par une forte activité agricole, où
les agriculteurs cherchent à maximiser leurs rendements pour répondre aux besoins
alimentaires croissants d’une population urbaine en expansion. Cependant, cette
intensification des pratiques agricoles se fait souvent sans considération adéquate pour
l’environnement, entraînant des conséquences néfastes sur la qualité de l’eau et l’écosystème
riverain.

Ainsi, ces interrogations, soigneusement formulées, permettront de décomposer les


enjeux complexes et d’examiner minutieusement les divers aspects qui méritent une attention
particulière :

 Quelles sont les pratiques agricoles adoptées par les agriculteurs locaux dans cette
zone ?
 Quel est le niveau actuel de pollution de la rivière n’djili ?
 Comment ces pratiques influencent-elles l’écosystème aquatique local ?
 Quelles sont les répercussions socio-économiques sur les communautés riveraines ?
 Quelles alternatives durables peuvent être mises en œuvre pour réduire ces impacts ?
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II. HYPOTHÈSES :

Voici quelques hypothèses que l’on pourrait formuler :

 Les agriculteurs locaux adopteraient des pratiques agricoles traditionnelles qui


pourraient ne pas être durables, entraînant une dégradation progressive de
l’environnement et une réduction de la biodiversité.
 Le niveau actuel de pollution de la rivière n’djili seraient élevé en raison de
l’utilisation excessive de pesticides et d’engrais chimiques dans l’agriculture, ainsi que
du rejet des eaux usées des communautés riveraines.
 Les pratiques agricoles adoptées par les agriculteurs locaux auraient un impact négatif
sur l’écosystème aquatique, entraînant une diminution de la qualité de l’eau et une
altération des habitats aquatiques. .
 Les communautés riveraines subiraient des répercussions socio-économiques
significatives à cause de la pollution de la rivière, ce qui se traduit par une
augmentation des problèmes de santé et une détérioration des conditions de vie.
 La mise en œuvre d’alternatives durables, telles que l’agriculture biologique ou les
techniques agroécologiques, pourrait réduire les impacts négatifs sur l’environnement
tout en améliorant les conditions socio-économiques des communautés riveraines.

III. OBJECTIFS DE L’ETUDE

III.1 Objectif global

Notre recherche vise à évaluer l’impact des pratiques agricoles sur la dégradation de la
rivière n’djili, entre tronçon CECOMAF et pont n’djili à Kinshasa.

III.2 Objectifs spécifiques

De manière spécifique notre recherche consistera à :

 Évaluer les pratiques agricoles actuellement adoptées par les agriculteurs locaux à
N’Djili brasserie et identifier celles qui contribuent à la dégradation de
l’environnement.
 Mesurer et analyser le niveau de pollution de la rivière, en mettant l’accent sur les
contributions des pesticides, des engrais chimiques et des eaux usées des
communautés riveraines.
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 Examiner comment les pratiques agricoles et la pollution affectent la qualité de l’eau


et altèrent les habitats aquatiques, en prenant en compte la faune et la flore locales.
 Analyser les conséquences socio-économiques de la pollution de la rivière sur les
communautés riveraines, notamment en ce qui concerne les ressources halieutiques, la
santé publique et les conditions de vie.
 Identifier et évaluer des alternatives agricoles durables, telles que l’agriculture
biologique ou les techniques agroécologiques, qui pourraient être mises en œuvre pour
réduire les impacts environnementaux négatifs tout en améliorant le bien-être socio-
économique des communautés locales.
IV. CHOIX ET INTÉRÊT DU SUJET

Le choix de ce sujet s’avère important parce qu’il va aider à comprendre ou à


connaître l’impact lié aux activités agricoles dans une rivière, comme celle de n’djili.
Tout travail scientifique présente un intérêt non seulement pour son auteur mais aussi
pour d’autres chercheurs qui voudront le compléter et cela dépendamment des objectifs
poursuivis et à proprement parlé. Et ce sujet nous aidera à savoir l’impact des pratiques
agricoles sur l’environnement, plus précisément l’eau.

V. DÉLIMITATION DU TRAVAIL

Il est meilleur de délimiter une étude, car un sujet gagne, quand il est bien borné
quant au champ social et géographie quant à la période traitée. Répondant à cette exigence de
la science, notre étude est délimitée sur le plan spatial en République Démocratique du Congo
dans la ville de Kinshasa et particulièrement à n’djili brasserie et sur le plan Temporaire nous
prenons en compte le premier semestre de l’année académique 2024-2025
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VI. MÉTHODOLOGIE DE RECHERCHE

Notre étude va se dérouler à n’djili brasserie, de CECEMAF à pont N’Djili

1. Collecte de données
a. Données qualitatives
 Observations sur le terrain : Nous réaliserons des observations directes pour
comprendre le paysage agricole et son interaction avec la rivière.
 Enquêtes et interviews : Nous allons mener des enquêtes auprès des agriculteurs
locaux pour recueillir des informations sur leurs pratiques agricoles, l’utilisation
d’engrais, de pesticides, et leurs perceptions de l’impact environnemental.
b. Données quantitatives
 Échantillonnage de l’eau : Nous procéderons à collecter des échantillons d’eau à
plusieurs points le long du tronçon pour analyser des paramètres physico-
chimiques tels que :

- pH

- Turbidité

- Nitrates

- Phosphates

- DBO (Demande Biologique en Oxygène)

- Température

2. Analyse des données


 Analyse quantitative : Nous allons utiliser un logiciel statistique pour analyser les
données quantitatives, en examinant les corrélations entre les pratiques agricoles et
les paramètres de qualité de l’eau.
 Analyse qualitative: Nous allons Analyser les réponses aux enquêtes pour dégager
des thèmes récurrents concernant les perceptions et comportements des agriculteurs.
3. Validation et conclusion
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Nous procéderons à interpréter les résultats obtenus en relation avec nos objectifs, en
identifiant les impacts significatifs des pratiques agricoles sur la qualité de l’eau, et proposer
des solutions alternatives.

VII. RESULTATS ATTENDUS

Ce présent travail aura pour résultats attendus:

Description détaillée des pratiques agricoles couramment adoptées par les agriculteurs
locaux.
Mesurer et analyser le niveau de pollution en collectant les données sur la qualité de
l’eau.
Evaluation des effets de pratiques agricoles et de la pollution sur la qualité de l’eau,
incluant des paramètres physicochimique de l’eau.
Une analyse approfondie des impacts socioéconomique de la pollution sur les
communautés riveraines
Identifications et évaluation d’alternative agricole durable

VIII. CONCLUSION

En somme, cette recherche met en évidence l’impact significatif des


pratiques agricoles sur la dégradation de la rivière N’Djili, particulièrement entre le tronçon
CECOMAF et le pont N’Djili. L’utilisation excessive d’engrais et de pesticides, ainsi que le
déboisement, contribuent à la pollution de l’eau et à la perte de biodiversité aquatique. Il sera
crucial d’adopter des pratiques agricoles durables qui minimiseront ces impacts, tout en
garantissant la sécurité alimentaire des communautés riveraines. Une collaboration entre
agriculteurs, autorités locales et chercheurs est essentielle pour promouvoir une gestion
intégrée et responsable des ressources en eau, afin de préserver cette précieuse rivière pour les
générations futures.

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