Civil Const ruct ion
Les solutions techniques pour la
réparation et le renforcement des
ouvrages de génie civil en béton
Présenté par: AOIDI RAMI
Table of cont ent s
01 02
Int roduct ion Trait ement Réparat ion
est hét ique non
st ruct urale
03 04
Réparat ion et Conclusion
renf orcemen
t st ruct urale
Int roduct ion
Classe Classe Classe
1 2 3
Renforcement
Traitement Réparation non
structurale ou réparation
esthétique
structurale
Quand f aut - il réparer ou renf orcer un ouvrage
Nous allons couramment ut iliser les mot s « Maint enance,
réparat ion et renf orcement » . renforcement:
Réparation: désigne les travaux qui
Maintenance:
permettent
ce terme désigne les d’augmenter la
ce terme désigne les travaux nécessaires, capacité de l’ouvrage
travaux destinés à lorsque les pour une nouvelle
conserver le bon dégradations ont destination ou
fonctionnement de la atteint un niveau qui utilisation ou ses
structure pour les ne permet plus contraintes de service
mêmes conditions d’exploiter l’ouvrage en seront modifiées
d’exploitation initiales service dans ses
conditions d’origine
Pour Quoi La Réparation
on applique des réparat ions pour les raison suivant es:
• rest aurer et augment er la f orce;
• rest aurer et augment er la rigidit é;
• améliorer les perf ormances f onct ionnelles;
• f ournissent l'ét anchéit é;
• améliorer l'apparence de la surf ace du bét on;
• améliorer la durabilit é;
• empêcher le développement d'un environnement corrosif à
l'armat ure
01 Traitement esthétique
Il s'agit plus de défauts d'esthétique que de dégâts profonds (fissures fines, efflorescences,
trace de rouille). Il faut simplement reconstituer une protection sur la maçonnerie. Cette
protection peut être fine ou mince. Elle doit :
-Être imperméable à l'eau, mais perméable à la vapeur d'eau pour que le mur puisse
respirer ;
-Empêcher le passage du gaz carbonique, responsable de la carbonatation. Comme les
molécules de CO2 sont plus grosses que les molécules de vapeur d'eau, cette exigence
peut être remplie par des revêtements adaptés qui se comportent comme des filtres.
Les protections existantes sont de deux types :
*Les revêtements pelliculaires
*Les revêtements minces
01 Traitement esthétique
ef f lorescences f issures f ines t race de rouille
02 Réparation non structurale
épaufrures Fissure s forte s tra ce s
importa nte s de rouille
02 Réparation non structurale
Dans cette situation, la réparation nécessite une approche
structurée en trois niveaux distincts, chacun ciblant un aspect
clé de l’ouvrage. d’abord la réparation de l’acier pour
restaurer leur résistance mécanique, ensuite le traitement des
dégradations du béton afin de garantir l’intégrité
structurelle, et enfin le colmatage et la gestion des fissures
pour prévenir les infiltrations et les évolutions nuisibles. Cette
méthodologie assure une prise en charge complète et
efficace, adaptée aux besoins spécifiques de l’ouvrage.
Réparation non structurale
réparation de l’acier
Une fois nettoyés, les aciers doivent être à nouveau protégés. Plusieurs solutions peuvent être proposées :
Une prote ction impe rmé a ble : on utilise gé né ra le me nt un film époxydique ba dige onné ou pulvé risé
dire cte me nt sur le s a rma ture s. Le film pe rme t, s'il re ste poisse ux, un bon a ccrocha ge du mortie r de
ré pa ra tion ;
Un prima ire : qui joue le rôle d'inhibite ur de de corrosion, ma is da ns ce rta ins ca s, ce film pe ut occa sionne r
un ma uva is a ccrocha ge du mortie r ;
Enfin, le mortie r a nticorrosion, on pe ut re constitue r un milie u pa ssiva nt a utour de s a rma ture s e n
ba dige onna nt sur le s a cie rs une ba rbotine de cime nt a dditionné e de ré sine s miscible s fa vorisa nt l'a dhé re nce
sur a cie r.
Réparation non structurale
réparation de Béton
Pour que la réparation soit durable, il faut qu'elle possède :
-Une a dhérence pa rfa ite a u support : ce qui nécessite un bon nettoya ge de la zone à répa rer et
exige un excellent pouvoir d'a ccrocha ge du mortier de répa ra tion ;
-Des résista nces méca niques a u mois compa ra bles à celles du support ; Une bonne
imperméa bilité à l'ea u a fin d'éviter les effets destructeurs du gel et de la pénétra tion d'a gents
a gressifs ;
-Un module d'éla sticité légèrement inférieur à celui de la pièce à répa rer pour éviter « l'effet
de coin » sous les contra intes a ppliquées ;
-Un coefficient de dila ta tion proche ou éga l à celui de support (en ca s de chocs thermiques ou
d'éca rts importa nts de tempéra ture)
Deux solutions s'offrent a lors :
-Mortiers de ciments a dditionnés de résine en émulsion
-Mortiers à ba se de lia nts époxydique
Réparation non structurale
réparation des Fissures
Fissures Active ou fissures stabilisées
Vivante ou mortes
Réparation non structurale
réparation des Fissures
Pour Les fissures actives doivent être traitées comme un joint de dilatation :
-Créer une en gra vure en V ou en U le long de la fissure, de préférence à la scie à béton ;
-Insérer un fond de joint (polyéthylène pa r exemple) ;
-Appliquer un ma stic éla stomère qui, grâ ce à son ba s module d'éla sticité, a ccompa gnera les
va ria tions dimensionnelles de la fissure.
De cette fa çon, la fissure est colma tée définitivement et en profondeur a fin de la protéger
contre toute pénétra tion d'humidité et d'a ir, ma is sa ns bloquer les mouvements de la fissure. En
plus, ça ne permettra plus l'évolution de la corrosion. Cette technique s'a ppelle
LE CALFEUTREMENT.
Les Techniques de Renforcement ou réparation structurale
03 Renforcement ou réparation structurale
A ce stade, il y a lieu de vérifier que la structure peut encore remplir son rôle. Si tel n'est pas le cas,
il fa ut la rempla cer ou la renforcer. Les renforcements feront a ppel à toute une technologie
pa rticulière. La solution retenue pour renforcer un élément doit sa tisfa ire a ux impéra tifs suiva nts :
le monolithisme de l'élément doit être réa lisé, a fin de permettre un fonctionnement méca nique
sa tisfa isa nt ;
les qua lités des ma téria ux d'a djonction doivent être a u moins éga les à celles des ma téria ux
constitutifs de l'ouvra ge à renforcer ou à répa rer.
Les procédés va rient suiva nt la na ture des éléments d'ossa tures qu'ils concernent et suiva nt la
na ture des désordres ou des insuffisa nces.
Les Techniques de Renforcement ou réparation structurale
Le chemisage:
Le chemisage en béton armé consiste en une augmentation considérable des sections par la mise en
œuvre d’un ferraillage additionnel à l’ancien élément et d’un nouveau béton d’enrobage pour favoriser
l’accrochage, ce dernier sera mis en œuvre après la confection du coffrage.
Les Techniques de Renforcement ou réparation structurale
Le chemisage:
Les Techniques de Renforcement ou réparation structurale
Le chemisage des poutres :
- Cas 1 : Insuffisance au niveau de la partie fléchie** : ce cas se présente en général suite à un effort
dépassant la limite de la poutre ou pour un chargement supérieur à celui en service. Le renforcement
consiste à ajouter des armatures actives dans la zone tendue.
- Les étapes de réalisation sont les suivantes:
- Décapage de l’enduit et du béton dégradé (suite à la fissuration) ;
- Déchargement (à la limite du possible) de la poutre à renforcer pendant les travaux ;
- Mise en place des armatures (tenues par des crochets).
- Appliquer une couche d’imprégnation pour l’adhérence béton rapporté/béton ancien.
- Appliquer le béton par projection (voie sèche ou humide) ou coulé par le haut de la poutre par une trémie
(le béton autoplaçant est idéal pour de telle application).
Les Techniques de Renforcement ou réparation structurale
Le chemisage des poutres :
Cas 2 : insuffisance dans la reprise des efforts tranchants :
Ce cas engendre des fissures inclinées plus ou moins ouvertes au niveau des appuis. On ajoute du béton
sur les faces latérales (augmentation de l’épaisseur d’âme) ;
On ajoute des cadres en forme de U et leur montage nécessite des perçages et des saignées dans l’âme de
la poutre et la dalle supérieure ; Augmenter la surface d’appui
Les Techniques de Renforcement ou réparation structurale
Le chemisage des poutres :
Cas 3 : Atteinte de la surcompression du béton comprimé : Si on a une insuffisance du coté du béton
comprimé, il faut augmenter l’épaisseur du béton en zone comprimée en rajoutant (en coulant) une dalle
collée armée en fibre supérieure
Les Techniques de Renforcement ou réparation structurale
Béton projeté:
Cette technique, très au point et très utilisée tant pour le renforcement de structures insuffisantes ou
défaillantes que pour la réparation d'ouvrages endommagés, exige pour sa mise en œuvre un personnel
spécialisé. Le béton projeté peut être, ou non, combiné avec l'adjonction d'armatures complémentaires.
Ce procédé permet de produire un béton :
plus dense
homogène et imperméable
ayant une surépaisseur moins poreuse
plus durable
peu sensible aux attaques chimiques
Il existe deux méthodes d'exécution, la projection est réalisée soit par voie sèche, soit par voie mouillée.
La voie sèche :
Les constituants du matériau son mélangés et malaxés à l'état sec, puis transportés
dans un tuyau par pression d'air comprimé jusqu'à une lance de projection, et juste
avant l'éjection du matériau on introduit l'eau, puis le mélange est projeté sur la
paroi de l'ouvrage (Voir figure).
*le rapport E/ C est évidement plus faible, on obtiendra alors une résistance plus
élevée
*un dégagement de poussière plus important et un risque de détérioration d'un
support fragile.
La voie humide :
Les constituants du matériau son malaxés avec de l'eau et propulsés vers la lance où un jet d'air
comprimé est introduit, le matériau est ensuite projeté.
Cette méthode assure une composition uniforme de la couche projetée, avec des pertes limitées par la
faible vitesse du jet (entre 10 et40 m/ s). La voie mouillée permet une amélioration des conditions de
travail (pas de production de poussières), et des rendements importants avec des performances
(résistance, retrait, adhérence) généralement suffisantes, grâce à l'emploi des adjuvants.
Parmi les inconvénients que peut présenter cette méthode, les distances de transport moins
importantes, la difficulté à maintenir la maniabilité dans le temps et la nécessité du nettoyage des
conduites suite aux interruptions de projection.
Le choix de la t echnique de project ion est f onct ion:
de l'importance du chantier. La technique par voie sèche qui offre une grande souplesse
d'utilisation est privilégiée pour des chantiers de faible importance ou nécessitant des
arrêts fréquents;
de la nature des travaux à effectuer;
des cadences de réalisation souhaitées: la technique par voie humide permet des
capacités de production élevées;
des performances mécaniques à obtenir: la technique par voie sèche permet d'obtenir des
résistances élevées.
Précont raint e addit ionnelle:
Le principe de cette technique est l'utilisation de câbles précontraints ou de torons gainés
graissés pour donner une contrainte de compression à la partie tendue dans la section de
la structure pour éliminer l’effet de la traction ou minimiser au moins
La précontrainte additionnelle peut être employée pour traiter une grande variété
d'ouvrage (ponts, barrages, réservoirs, bâtiment).
Mat ériaux composit es:
Le principe de renforcement des structures par matériaux composite est de coller des
polymères renforcés par des fibres (PRF) d’acier ; verre ou aramide à l’interface du béton
tendu par des résines époxy Ces PRF sous formes des lamelles ; plats ; barres ou tissus.
Les PRF sont légers, non corrosif, et présentent une résistance élevée à la traction. L'intérêt
de leur utilisation se trouve dans :
Leur faible densité.
Leurs propriétés mécaniques longitudinales.
L'absence de corrosion. Leur bonne tenue à la fatigue.
Leur facilité de manipulation, en outre, ces matériaux sont facilement disponibles sous
plusieurs formes.
Les principaux inconvénients des PRF sont les suivants :
Une anisotropie marquée.
Un comportement fragile à la rupture.
Un prix élevé comparé à l'acier.
Mat ériaux composit es:
Tissus de f ibres de carbone :
Les lamelles en fibres de carbone sont des lamelles composites à base de fibres de carbone
noyées dans une matrice polymère.
Ces matériaux se distinguent (comparativement à l’acier) par :
• Une très haute résistance mécanique en traction (10 fois plus résistant que l’acier)
• Un excellent comportement à la fatigue
• Une insensibilité à la corrosion (pas de protection nécessaire)
• Un faible poids propre (5 fois plus légers que l’acier)
• Une manutention facile • Une longueur presque illimitée
Mode opératoire : https:/ / [Link]/ watch?v=VTO22oP_o7Y (video de 2 min )
Conclusion:
Les phénomènes de dégradation du béton sont complexes et variés. Il est nécessaire de les
connaître afin de pouvoir les détecter facilement. Un bon diagnostic est indispensable pour
déterminer le choix de travaux à entreprendre et les produits à utiliser.
Rappelons qu'il est toujours plus économique de protéger un ouvrage, de lui assurer un
entretien et un contrôle périodique que d'attendre une dégradation avancée pour intervenir car
cette intervention tardive sera forcément coûteuse.