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tous appareils électroniques de communication ou de stockage, ainsi que les
documents sont interdits.
La qualité de la rédaction est un facteur important d’appréciation des copies.
Les candidats sont donc invités à produire des raisonnements clairs, complets
et concis.
Les candidats peuvent utiliser les résultats énoncés dans les questions ou par-
ties précédentes, en veillant dans ce cas à préciser la référence du résultat
utilisé.
Rappels et notations
Ce problème, constitué de six parties, a pour objet d’étudier l’opérateur d’intégration et ses
itérés sur l’espace des fonctions continues et sur l’espace des fonctions de carré intégrable.
La première partie contient des préliminaires qui seront utilisés à partir de la partie III.
La deuxième partie porte sur les fonctions Gamma et Bêta, utiles notamment dans la partie V,
et sur un calcul d’équivalent d’une intégrale qui sera utilisé dans la partie VI.
La troisième partie est consacrée à l’étude de l’opérateur d’intégration sur l’espace des fonctions
continues sur r0, 1s. On montre en particulier qu’il est compact.
La partie IV est consacrée à l’étude de l’opérateur d’intégration sur l’espace des fonctions de
carré intégrable sur r0, 1s. On calcule sa norme.
Dans la partie V, on introduit un semi-groupe d’opérateurs sur L2 p0, 1q dont on montre qu’il
est constitué d’opérateurs compacts.
Dans la partie VI, on caractérise l’appartenance de ces opérateurs à la classe de Hilbert-Schmidt.
Dans tout le sujet, on note N l’ensemble des entiers positifs ou nuls.
Tous les espaces vectoriels considérés dans le problème sont des C-espaces vectoriels.
L’ensemble Cpr0, 1sq désigne l’espace vectoriel des fonctions continues (ou de classe C 0 ) sur
r0, 1s à valeurs complexes. On le munit de la norme : }f }8 “ supt|f ptq| : t P r0, 1su.
Pour un entier k ě 1, on dit qu’une fonction f , définie sur r0, 1s et à valeurs complexes, est
de classe C k sur r0, 1s lorsque f est dérivable sur r0, 1s et sa dérivée f 1 est de classe C k´1 sur
r0, 1s. Dans ce cas, on note, f p0q “ f et f pkq “ pf pk´1q q1 .
Soient a, b, p des nombres réels tels que a ă b et p ě 1. On note Lp pa, bq l’espace des fonctions
f de ra, bs dans C, mesurables sur ra, bs (par rapport à la mesure de Lebesgue) et telles que
żb
|f ptq|p dt ă `8.
a
On effectue l’identification classique suivante : f “ 0 dans Lp pa, bq si f est nulle presque partout,
autrement dit si l’ensemble tx P ra, bs : f pxq ‰ 0u est de mesure nulle. Avec cette identification,
on a une norme sur Lp pa, bq, définie par
ˆż b ˙1{p
p
}f }Lp pa,bq “ |f ptq| dt .
a
1
Le plus souvent, on considérera a “ 0, b “ 1 et p “ 2. Dans ce cas, on note }f }2 “ }f }L2 p0,1q .
Cette norme provient du produit scalaire (hermitien) défini, pour tous f , g P L2 p0, 1q, par
ż1
xf, gy2 “ xf, gyL2 p0,1q “ f ptqgptq dt.
0
On rappelle que L2 p0, 1q muni de ce produit scalaire est un espace de Hilbert.
Pour k P Z, la fonction ek est définie par ek ptq “ e2iπkt , pour tout t P r0, 1s. On rappelle que
la famille pek qkPZ constitue une base hilbertienne de L2 p0, 1q, et on notera les coefficients de
Fourier associés fppkq “ xf, ek y2 pour f P L2 p0, 1q et k P Z.
Pour s réel positif ou nul, ps est la fonction continue sur r0, 1s définie, pour tout x P s0, 1s, par
ps pxq “ xs “ es lnpxq .
Si X est un espace de Banach et T : X ÝÑ X est une application linéaire continue, la norme
de T est définie par
~T ~ “ supt}T pxq}X : x P X, }x}X ď 1u.
Pour tout entier n ě 1, on note T n “ T ˝ T ˝ ¨ ¨ ¨ ˝ T (T composé n fois), et T 0 “ Id est
l’application identité sur X.
On rappelle que si T : X ÝÑ X est une application linéaire continue sur un espace de Banach
X, on dit que T est compacte si l’ensemble tT pxq : x P X, }x}X ď 1u est relativement compact,
c’est-à-dire si sa fermeture est un compact de X.
Si H est un espace de Hilbert et si T : H ÝÑ H est une application linéaire continue, alors il
existe une unique application linéaire continue T ˚ : H ÝÑ H telle que, pour tous h1 , h2 P H,
xT ph1 q, h2 yH “ xh1 , T ˚ ph2 qyH .
L’application T ˚ s’appelle l’adjoint de T et on a alors pT ˚ q˚ “ T .
On rappelle que tout espace de Hilbert H séparable admet une base hilbertienne pbn qnPN .
2
I. Préliminaires
Les questions 1, 2, 3, 4 et 5 de cette partie sont indépendantes.
1. Pour n, m P N, calculer
ż1 ˆ ˙ ˆ ˙
p2n ` 1qπx p2m ` 1qπx
cos cos dx.
0 2 2
2. Soit λ P R, tel que λ ą 0.
˙ ˆ
1
(a) À quelle condition sur λ a-t-on cos ? “0?
λ
(b) Déterminer les fonctions complexes g de classe C 2 sur r0, 1s telles que
λg 2 ` g “ 0 et gp1q “ g 1 p0q “ 0.
żx
3. Soit f P Cpr0, 1sq. Pour x P r0, 1s, on définit F pxq “ f ptq dt.
0
Cette question concerne la dérivabilité de F sur r0, 1s dont la démonstration est demandée
à la question b).
(a) Donner sans justification l’expression de F 1 en fonction de f .
(b) En utilisant un taux d’accroissement, démontrer que F est dérivable sur r0, 1s.
4. Soit H un espace de Hilbert et T : H ÝÑ H une application linéaire continue.
(a) Démontrer que, pour tout x P H, on a }T pxq}2H ď }pT ˚ ˝ T qpxq}H }x}H .
(b) En déduire que ~T ˚ ~ “ ~T ~ et ~T ˚ ˝ T ~ “ ~T ~2 .
5. Dans cette question, on suppose que H est un espace de Hilbert séparable et on considère
pbn qnPN une base hilbertienne de H. Soit Λ “ pλn qnPN une suite bornée de nombres
complexes et DΛ l’application linéaire définie sur l’espace vectoriel engendré par les bn
par
@n P N, DΛ pbn q “ λn bn .
Démontrer que DΛ se prolonge en une unique application linéaire continue sur H (que
l’on notera encore DΛ ) et exprimer ~DΛ ~ en fonction de }Λ}8 “ sup |λn |.
nPN
3
II. Fonctions Γ et B
1. Pour tout réel s ą 0, on pose
ż `8
Γpsq “ ts´1 e´t dt.
0
(a) Justifier que la fonction Γ est bien définie sur s0, `8r.
(b) Démontrer que, pour tout s ą 0, on a Γps ` 1q “ sΓpsq.
(c) Que vaut Γpn ` 1q pour n P N ?
(d) Démontrer que Γ est continue sur s0, `8r.
2. Pour tous réels s ą 0 et s1 ą 0, on pose
ż1
1
1
Bps, s q “ ts´1 p1 ´ tqs ´1 dt.
0
(a) Justifier que la fonction B est bien définie sur s0, `8r ˆ s0, `8r.
(b) i. Soit
φ : s0, `8r ˆ s0, 1r ÝÑ `s0, `8r ˆ s0,˘`8r
px, yq ÞÝÑ xy, xp1 ´ yq
Démontrer que φ est un C 1 -difféomorphisme.
ii. En déduire que, pour tous réels s ą 0 et s1 ą 0, on a ΓpsqΓps1 q “ Bps, s1 qΓps`s1 q.
3. Dans cette question, α P s´1, 1r et n ě 1 est un entier. On pose
ż1
In pαq “ uα e´2iπnu du,
0
qui est bien définie.
(a) Calculer In p0q.
ˆ ˙
1
(b) Pour α P s0, 1r, montrer que In pαq “ O .
nÑ`8 n
(c) Pour tout réel r ą 0, on note γr le quart de cercle de centre 0 et de rayon r reliant
´ir à r. Le même chemin parcouru dans l’autre sens est noté γqr . Pour ε P s0, 1r,
on considère Cε le contour suivant (parcouru une fois dans le sens trigonométrique),
constitué de la concaténation du segment reliant 1 à ε, de γqε , du segment reliant ´iε
à ´i et de γ1 :
4
0 ε 1
´iε γqε
γ1
´i
En intégrant la fonction f pzq “ exp pα logpzq ´ 2iπnzq sur le contour Cε , où log
désigne la détermination principale du logarithme, montrer que
ż1
iπ
In pαq “ e ´pα`1q
2 uα e´2πnu du ` Rn pαq,
0
où ż0
` ˘
Rn pαq “ i exp ´ 2iπneiθ ` ipα ` 1qθ dθ.
´ π2
ˆ ˙
1
(d) Démontrer que Rn pαq “ O .
nÑ`8 n
(e) En déduire que pour α P s´1, 0r, on a, lorsque n tend vers `8,
Γpα ` 1q ´pα`1q iπ
In pαq „ e 2 ¨
p2πnqα`1
III. L’opérateur d’intégration sur Cpr0, 1sq
Dans cette partie, on s’intéresse à l’application J : Cpr0, 1sq ÝÑ Cpr0, 1sq définie par
żx
Jpf qpxq “ f ptq dt,
0
pour f P Cpr0, 1sq et x P r0, 1s.
1. (a) Justifier que J définit bien une application linéaire de Cpr0, 1sq dans Cpr0, 1sq. Dé-
montrer que J est continue et calculer sa norme.
(b) Démontrer que J est injective.
(c) L’application J est-elle surjective ? On justifiera la réponse.
2. Soit λ P C, non nul, et soit f P Cpr0, 1sq telle que Jpf q “ λf . Démontrer que f est de
classe C 1 sur r0, 1s et que f est solution d’une équation différentielle du premier ordre
que l’on précisera.
5
3. Quel est l’ensemble des valeurs propres de J ?
4. Soient f P Cpr0, 1sq, n P N et k P N.
On rappelle que J n “ J ˝ J ˝ ¨ ¨ ¨ ˝ J (J composé n fois) et J 0 “ Id.
(a) Justifier que J n pf q est de classe C n sur r0, 1s et que, si 0 ď k ď n,
` n
J pf qqpkq “ J n´k pf q .
`
(b) Si 0 ď k ă n, déterminer la valeur de J n pf qqpkq p0q.
(c) En déduire que, si n ě 1 et x P r0, 1s, on a
żx
n 1
pJ pf qqpxq “ px ´ tqn´1 f ptq dt.
pn ´ 1q! 0
5. (a) Soit f P Cpr0, 1sq avec }f }8 ď 1. Démontrer que Jpf q est 1-lipschitzienne sur r0, 1s.
(b) En déduire que l’application linéaire J est compacte de Cpr0, 1sq dans Cpr0, 1sq.
IV. L’opérateur d’intégration sur L2 p0, 1q
1. Pour f P L2 p0, 1q et x P r0, 1s, on pose
żx
V pf qpxq “ f ptq dt.
0
Cette expression est définie pour tout x P r0, 1s, et on ne demande pas de le justifier.
(a) Démontrer que V pL2 p0, 1qq Ă Cpr0, 1sq.
Démontrer que V est bornée comme application linéaire de L2 p0, 1q dans L2 p0, 1q et
que sa norme est inférieure ou égale à 1.
(b) Démontrer que pour f P L2 p0, 1q et pour presque tout x P r0, 1s, on a
ż1
˚
V pf qpxq “ f ptq dt.
x
2. Soit λ P C avec λ ‰ 0. On suppose qu’il existe h P L2 p0, 1q, h ‰ 0, telle que V ˚ ˝V phq “ λh
dans L2 p0, 1q.
(a) Justifier que λ est un réel strictement positif.
(b) Démontrer qu’il existe f P Cpr0, 1sq telle que f pxq “ hpxq pour presque tout x P r0, 1s
et vérifiant λf “ c ´ V 2 pf q pour une constante c (qui dépend de f ) à préciser.
(c) En déduire les valeurs propres non nulles et les sous-espaces propres associés de
V˚˝V.
6
ˆ ˙
? p2n ` 1qπx
Pour tout n P N, on note fn la fonction définie sur r0, 1s par fn pxq “ 2 cos .
2
Le but de cette question est de montrer que la famille pfn qnPN constitue une base hilber-
tienne de L2 p0, 1q.
3. (a) Soit g P L2 p0, 1q. On peut supposer
‰ que‰ g est définie sur r0, 1s. On considère alors
la fonction G définie d’abord sur ´ 12 , 12 par
#
gp2uqe´iπu si u P r0, 21 s
Gpuq “ ‰ “
gp´2uqe´iπu si u P ´ 12 , 0
puis prolongée sur R par 1-périodicité. Elle est ainsi définie sur R.
ż1 ˆ ˙
p2n ` 1qπt
Pour n P Z, démontrer que Gpnq “
p gptq cos dt.
0 2
(b) Démontrer que la famille pfn qnPN engendre un sous-espace dense dans L2 p0, 1q et
conclure.
4. Calculer la norme de V ˚ ˝ V comme application linéaire de L2 p0, 1q dans L2 p0, 1q.
5. En déduire la norme de V comme application linéaire de L2 p0, 1q dans L2 p0, 1q.
V. Un semi-groupe d’opérateurs
1. Soit p ě 1. Pour w P L1 p0, 1q et f P Lp p0, 1q, on pose
żx
pw ˚ f qpxq “ wpx ´ tqf ptq dt.
0
Démontrer que pw ˚ f qpxq est bien défini pour presque tout x P r0, 1s, que w ˚ f P Lp p0, 1q
avec
}w ˚ f }Lp p0,1q ď }w}L1 p0,1q }f }Lp p0,1q .
2. Pour tout réel s strictement positif, tout f P L2 p0, 1q et pour presque tout x P r0, 1s, on
pose żx
1
Vs pf qpxq “ px ´ tqs´1 f ptq dt.
Γpsq 0
(a) Démontrer que Vs pf qpxq est bien défini pour presque tout x P r0, 1s et montrer que
l’on définit ainsi une application linéaire continue Vs de L2 p0, 1q dans L2 p0, 1q, et que
1
~Vs ~ ď ¨
Γps ` 1q
n!
(b) Pour n entier positif ou nul et s ą 0, montrer que Vs ppn q “ pn`s .
Γpn ` 1 ` sq
(c) Démontrer que, pour tout entier positif ou nul n, on a lim` }Vs ppn q ´ pn }2 “ 0.
sÑ0
2
(d) En déduire que pour tout f P L p0, 1q, on a lim` }Vs pf q ´ f }2 “ 0.
sÑ0
7
(e) Démontrer que pVs qsą0 est un semi-groupe, c’est-à-dire que pour tous réels stricte-
ment positifs s1 et s2 , on a Vs1 ˝ Vs2 “ Vs1 `s2 .
3. Soient H un espace de Hilbert et pTn qnPN une suite d’applications linéaires continues
compactes de H dans H. On suppose qu’il existe une application T : H ÝÑ H linéaire
continue telle que lim ~Tn ´ T ~ “ 0. On se donne pxn qnPN une suite de la boule unité
nÑ`8
fermée de H.
(a) Démontrer qu’il existe une
` application
˘ strictement croissante φ : N Ñ N telle que,
pour tout k P N, la suite Tk pxφpnq q nPN converge dans H.
(b) En déduire que l’application T est compacte.
4. Soit Qn un polynôme de degré dn . Il existe alors dn ` 1 polynômes Pj,n , 0 ď j ď dn , tels
que, pour tous x, u P r0, 1s, on a
dn
ÿ
Qn px ´ uq “ xj Pj,n puq.
j“0
(a) Pour f P L2 p0, 1q, on pose
dn ˆ ż 1
ÿ ˙
Kn pf q “ f puqPj,n puq du pj .
j“0 0
Démontrer que Kn définit une application linéaire continue compacte de L2 p0, 1q
dans L2 p0, 1q.
(b) Soient s ą 0 et
& 1 us´1
$
si u P s0, 1s ,
ψs puq “ Γpsq
0 si u P r´1, 0s.
%
Démontrer que pour tout f P L2 p0, 1q, on a }Vs pf q´Kn pf q}2 ď }ψs ´Qn }L1 p´1,1q }f }2 .
(c) En déduire que, pour tout s ą 0, l’application Vs est compacte de L2 p0, 1q dans
L2 p0, 1q.
VI. Opérateurs de Hilbert-Schmidt
Soit T une application linéaire continue sur un espace de Hilbert H séparable. On dit que T
est un opérateur de Hilbert-Schmidt s’il existe une base hilbertienne pbn qnPN de H telle que
`8
ÿ
}T pbn q}2H ă `8.
n“0
On note Hs pHq l’ensemble des opérateurs de Hilbert-Schmidt sur H.
1. Démontrer que T P Hs pHq si et seulement si pour toute base hilbertienne pγn qnPN de H,
8
ÿ
}T pγn q}2H ă `8.
n“0
8
2. Soient T P Hs pHq et pbn qnPN une base hilbertienne de H.
␣ (
Pour n P N, on pose Fn “ Vect bk : 0 ď k ď n et on note PFn la projection orthogonale
sur Fn . On pose enfin Sn “ T ˝ PFn .
(a) Démontrer que
`8
ÿ
2
~T ´ Sn ~ ď }T pbk q}2H .
k“n`1
(b) En déduire que T est compacte.
3. Soit s P s0, 1r. On utilise les notations de la partie II.
(a) Exprimer xVs pen q, en y2 en fonction de In psq et In ps ´ 1q. En déduire un équivalent
de xVs pen q, en y2 quand n tend vers l’infini.
(b) En déduire que si Vs est un opérateur de Hilbert-Schmidt, alors nécessairement
1
są ¨
2
4. Soit K P L2 pr0, 1s ˆ r0, 1s, dx dyq. Pour f P L2 p0, 1q, on pose pour presque tout x P r0, 1s,
ż1
pTK f qpxq “ Kpx, yqf pyq dy.
0
Démontrer que TK définit une application linéaire continue de L2 p0, 1q dans L2 p0, 1q qui
est un opérateur de Hilbert-Schmidt.
5. Soit s ą 0. Démontrer que Vs est un opérateur de Hilbert-Schmidt si et seulement si
1
są ¨
2
6. Démontrer que Vs peut s’écrire comme une série absolument convergente d’applications
linéaires continues de L2 p0, 1q dans L2 p0, 1q de rang 1, si et seulement si s ą 1.