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Droit des TIC : Fondements et enjeux

Le document présente un cours sur le droit des technologies de l'information et de la communication (TIC) destiné aux étudiants en Licence Génie Logiciel. Il aborde les interactions entre l'informatique et le droit, en se concentrant sur les sources, principes, contrats informatiques, et les implications juridiques des technologies. L'objectif est d'éveiller l'analyse des situations professionnelles courantes et de renforcer la compréhension des enjeux juridiques liés à l'informatique.

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Droit des TIC : Fondements et enjeux

Le document présente un cours sur le droit des technologies de l'information et de la communication (TIC) destiné aux étudiants en Licence Génie Logiciel. Il aborde les interactions entre l'informatique et le droit, en se concentrant sur les sources, principes, contrats informatiques, et les implications juridiques des technologies. L'objectif est d'éveiller l'analyse des situations professionnelles courantes et de renforcer la compréhension des enjeux juridiques liés à l'informatique.

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UICI DROIT DES TIC LICENCE III

REPUBLIQUE RIGL
DE COTE D’IVOIRE
MINISTERE DL’ENSEIGNEMENT
SUPERIEUR ET DE RECHERCHE Union – Discipline – Travail
SCIENTIFIQUE

ANNEE ACADEMIQUE
COLLECTION KAMELEBA

DROIT DES TIC


COURS
LICENCE GENIE LOGICIEL

UICI/ BACHELOR II

Excellence Maître Abou OUATTARA


 CONSEIL JURIDIQUE AGREE
 Doctorant en Droit, consultant et formateur en Droit
 Chargé de Cours de Droit dans les Universités et Grandes Ecoles :
 Directeur du cabinet de formation ACF
 Directeur du cabinet juridique COC
 Recteur de l’Université Adama Sanogo
Meilleur Prof. ( 2011-2012) de L’École de commerce et de Gestion
(ECG) du Ministère du Commerce.
 Prix du meilleur Dirigeant pour le Prix d'Excellence International Dubaï 2022
 Président de l'Association des Professeurs de la Chambre de Commerce et
D’Industrie d'Abidjan (APECCA) depuis Avril 2022
 Membre du Mouvement Ivoirien des Droits Humains (MIDH)

Collection Kaméléba
E-mail :ouattara_peter@[Link]
Cel : (225) 0707887804

Maître Abou OUATTARA. Conseil Juridique Consultant en Droit 1


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DÉDICACE

A la mémoire de mon ainé et Maître Dr PALENFO Rachel Jean, grâce à qui, j’ai
embrassé cette profession

AVANT –PROPOS

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Ce fascicule de Droit des TIC s'est fixé le programme plus modeste de


présenter les interactions qui se sont multipliées depuis plus d’une quinzaine
d’années entre l'ordinateur et le droit, en évitant de se placer sur le terrain
polémique ou prospectif.
Même s’il aborde un certains nombres de thèmes, ce fascicule ne doit pas
être considéré comme un manuel. Il ne prétend pas à l’exhaustivité et n’a ni le
fini, ni l’unité doctrinale d’un ouvrage.
Pour des considérations pédagogiques évidentes, le choix a été fait de
réduire le texte du cours à ce qui semble fondamental.
Ce fascicule comme le cours oral devront être complétés par la lecture
d’un ou plusieurs manuels.
Tout compte fait, ce fascicule, dans sa composition actuelle vise deux
objectifs :

I - OBJECTIF PÉDAGOGIQUE
Il permet non seulement à l’étudiant de préparer les cours « d’avant
classe », mais aussi au professeur d’avancer dans sa progression, de gagner du
temps et de renforcer les cours par de nombreux exercices.

II - OBJECTIF PROFESSIONNEL

Il permet d’éveiller en l’étudiant l’analyse d’une situation professionnelle


courante, d’en apprécier les implications juridiques et de déterminer l’attitude à
adopter, les démarches à effectuer, les arguments à relever et à ordonner. Ce qui
lui permettra de mettre en œuvres les savoirs essentiels sous forme
opérationnelle.
Pour tout dire, nous voulons que ce fascicule montre une nouvelle manière
de vivre la formation professionnelle, alors faites en un bon usage.
L’auteur

Maître Abou OUATTARA Peter dit Kaméléba

SOMMAIRE

CHAPITRE I- LES SOURCES PRINCIPES ET DEFINITIONS DU DROIT DE


L’INFORMATIQUE
section 1- le cadre légal et règlementaire

section 2- l'usage
section 3.- la jurisprudence et la doctrine

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section 4-principes et définitions


CHAPITRE II :LES CONTRATS INFORMATIQUES
Section 1: Les pratiques contractuelles
Section 2 : La jurisprudence et les contrats informatiques
Section 3 : Les principaux types de contrats informatiques
Section 4 ;Les clauses fondamentales dans les contrats informatiques
CHAPITRE 3 : INFORMATIQUE ETPROPRIETE INTELECTUELLE
Section 1 : La protection des programmes
Section 2 : La protection des bases de données
Section 3 : La protection des autres biens informationnels
Section 4 :La protection des puces

CHAPITRE 3 : INFORMATIQUE, LIBERTES ET DROITS DES INDIVIDUS

Section 1 : Les informations nominatives


Section 2 : Quelques agissements illicites sur internet

Section 3 : La liberté d’expression et ses limites sur internet


Section 4: La responsabilité des opérateurs au regard des contenus illicites

CHAPITRE 4 : LES DELITS INFORMATIQUES


Section 1 : La septicité du délit informatiques
Section 2 : La fraude informatique
Section 3 : Les atteintes aux libertés individuelles
Section 4 : Les délitsgénéraux applicable à l’informatique

CHAPITRE 5 : LES ATTEINTES ET PROTECTIONS DU SYSTEME AUTOMATISE


DES DONNEES
Section 1 : quelques techniques d’atteintes les plus répandues
Section 2 : responsabilité civile et pénale
Section 3 : les techniques de sécurité dans un système d’informatique

CHAPITRE6 : L’INFORMATIQUE ET LE DROIT DE LA PREUVE


Section 1 : l’informatique, internet et la philosophie de la preuve civile
Section 2 :l’adaptation de la preuve légale
CHAPITRE 6 : LA CYBERCRIMINALITE
Section 1 : définitions objet et champ d'application cybercriminalité
Section 2 : les infractions spécifiques aux technologies de l'information et de la communication

INTRODUCTION

La transformation de la société en «infosphère» par les réseaux informatiques inquiète la


majorité des juristes en menaçant insidieusement les libertés, la vie privée et la protection des

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œuvres de l'esprit; elle excite l'imagination de certains autres par les changements qu'elle
introduit dans la pratique et la science du droit jusqu'ici marquées par la tradition.
Cet fascicule n'a pas l'ambition de se faire l'écho de ces grands débats d'idées : il s'est fixé
le programme plus modeste de présenter les interactions qui se sont multipliées depuis plus
d’une quinzaine d’années entre l'ordinateur et le droit, en évitant de se placer sur le terrain
polémique ou prospectif.
Ces interactions entre l'informatique et le droit sont aujourd'hui très nombreuses, et ce que le
juriste averti doit en savoir est considérable les ordinateurs et leur mise en réseau ont provoqué
l'apparition de règles de droit qui leur sont bien spécifiques ; cette nouvelle technique a
également investi la vie juridique dans des secteurs clés, tels ceux de l'échange de données
informatisées, de la documentation ou de la gestion juridictionnelle notamment, d'une
manière définitive.
L'ordinateur est ainsi devenu un objet du droit comme un nouvel instrument du droit ;
cette étude sera donc simplement consacrée au droit de l'informatique .
Sans être étroitement liés, le droit de l'informatique et l'informatique juridique ne constituent
pas pourtant deux ensembles indépendants ; la gestion automatisée du casier judiciaire, par
exemple, application de l'informatique juridique, soulève plusieurs questions relevant du
droit de l'informatique (secret des données essentiellement). Cette considération justifie que
les deux aspects soient simultanément traités dans le cadre de cette présentation ; la doctrine
anglo-saxonne, doctrine de référence fréquente en matière d'informatique, traite d'ailleurs
globalement l'ensemble de ces questions sous le terme générique de computer law.

CHAPITRE I- LES SOURCES, PRINCIPES ET


DEFINITION

Comme dans l'ensemble des branches traditionnelles du droit ivoirien, on trouve trois sources
distinctes et complémentaires :
- la loi et le règlement
- la coutume et les usages
- la jurisprudence et la doctrine

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SECTION I- LE CADRE LEGAL ET REGLEMENTAIRE.

Depuis la séparation fondamentale des pouvoirs entre le Parlement et le


Gouvernement, prévue par la Constitution, les normes juridiques sont issues de deux sources
autonomes.
Chaque institution dispose d'un domaine d'action réservé. À priori l'informatique se trouve à
l’intersection de ces deux Champs de légalité constitutionnelle.

ll est intéressant de noter que l’informatique sur le plan législatif a été appréhendée
par le biais des libertés publiques.
Or «la loi fixe les règles concernant les droits civiques et les garanties fondamentales
accordées aux citoyens pour l'exercice des Libertés publiques ››.
ll faut donc remarquer que dans un premier temps le législateur s'est saisi de l'informatique, en
se plaçant sur le terrain des atteintes éventuelles qu'elle pouvait faire courir aux libertés,
restant ainsi dans le cadre constitutionnel.

SECTION II- L'USAGE.

En matière informatique, il est difficile de parler de coutume Les nombreuses


organisations professionnelles sont entrain instituer des usages tendant à définir des clivages
Régissant les obligations des partenaires à l'acte informatique. Le travail réalisé par les
experts en informatique auprès des Cours d’appel illustre |'importance de cette source. Base
d'une Éventuelle déontologie.

SECTION III.- LA JURISPRUDENCE ET LA DOCTRINE.

L’Adaptation des normes juridiques, qui n'ont pas été conçues pour une finalité
informatique, peut conduire à des errements. Sur le plan logique, l’inadéquation apparaît
immédiatement. Ce n'est qu'après des manipulations plus ou moins heureuses que l'on arrive à
rapprocher les normes existantes des faits informatiques
Cependant il n'est pas rare en appliquant la théorie générale du droit de pouvoir obtenir une
adéquation normes-situation à partir d'une adaptation des principes généraux. En matière de
flux transfrontières de données informatisées, M. CHANOUX a très légitimement rappelé
l'art. 16 de la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948, qui énonce : «tout
individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression. Ceci implique de recevoir et de
répandre, Sans considération de frontières, les informations et les idées par quelque moyen
d'expression que ce soit...›› '
La nécessité de régler les contentieux à partir de notre système juridique actuel
implique un effort constant d'adéquation; qui tend à la dénaturation des situations
informatiques réelles. Le droit de l'informatique est issu des normes Contractuelles. Face à
l'absence de règles, les partenaires économiques ont généré un ensemble de pratiques, qui
tendent à s'harmoniser.

SECTION IV - PRINCIPES ET DEFINITIONS

En reprenant les définitions de l’informatique, deux termes se distinguent:


l’information et son traitement. En appréciant les principes directeurs, qui les commandent, le
droit pourra jeter les fondements de son champ d'application.

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A- L’INFORMATION

1- LA DISTINCTION ENTRE DONNEES ET INFORMATIONS. .


Notre siècle est souvent qualifié de civilisation de l'information. Notre problème
n'est plus la découverte de l'information. La difficulté est déplacée. Elle réside dans
l’accumulation des informations entre lesquelles un choix doit être opéré. Une donnée, ou fait
brut, intégrée dans un processus cognitive idoine, se voit affectée d'un sens. A ce moment elle
se transforme en information avec cette définition : l'information est une donnée
interprétée soit techniquement (classement automatique) soit humainement (affectation
d'une logique ou d'un sentiment). Ainsi une donnée correspond à plusieurs informations.
Simplement la donnée et l'information possèdent une relation relative dans la mesure où,
saisie à un niveau différent, L’information pourra apparaitre comme
une donnée vis-à-vis d'une autre procédure. ll est notable que la seule loi en la Matière ne
définit pas le concept d'information. Le législateur Présuppose cette connaissance comme
acquise.

2-INFORMATION ET DROIT

Pour un informaticien, une structure de donnée codée. Organisée selon un système


de critères, constitue un fichier D’information. A priori cette définition courante ne présente
aucune résonance juridique immédiate. En droit français «Tous les biens sont meubles ou
immeubles ››. Une collecte d'informations organisée correspond juridiquement à la classe des
biens meubles incorporels à l’image d'un Brevet ou d'un fonds de commerce. A ce titre,
l’information est susceptible d'appropriation et de commercialisation. Par Exemple la
détention illégale d’informations nominatives informatisées constitue l’élément matériel
d'un délit.

B- LE TRAITEMENT

La définition juridique du concept de traitement ne correspond pas à celui utilisé par


les praticiens. Dans le secteur informatique, on appelle traitement le déroulement des
instructions d'un programme. En droit la notion de traitement correspond aux opérations de
saisie: collectes-enregistrement ;
- aux opérations de traitement stricto sensu : élaboration -modification - exploitation
-'consultation connexion et interconnexion ;
- aux opérations de sortie : conservation -' édition - génération de fichiers ou de bases de
données.

CHAPITRE II : LES CONTRATS INFORMATIQUES

Le droit des contrats est dominé par le principe de la liberté d’autonomie,


de la volonté, la liberté contractuelle car chacun est libre de contracter et du choix de
son contractant. Les contrats informatiques, désignent tout accord ayant pour objet

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une vente, une location ou une prestation de service relative à un système


d’information ou à un élément intégré, susceptible d’être intégré dans un système
Un contrat n’est volontairement formé s’il réunit un certain nombre d’éléments
prévus par l’article 1108 du code civil ivoirien :
 La capacité de contracter.
 L’objet qui forme la matière de l’engagement.
 La cause licite.
 Le consentement doit être libre, il ne doit comporter aucun vice (l’erreur,
le dol (manœuvre frauduleuse destinée à tromper), la violence)

A défaut de ces éléments, le contrat est nul.

SECTION I : LA PRATIQUE CONTRACTUELLE


La plupart de ces contrats, sp écifiques par leur objet, peuvent être rangés en
quatre types principaux dont les clauses essentielles seront présentées brièvement : les
contrats de matériel, de logiciel, de développement, de traitement, dont certains contrats
spéciaux (banque de données, fourniture d'énergie informatique, peuvent être
sommairement rapprochés, enfin les contrats de mise en ligne. Les autres contrats ont un
caractère très spécialisé qui les fait échapper à cette classification (contrats d'abonnements
on line, contrat d'édition de logiciel, contrat d'inter change destiné à définir des règles de
preuve mutuelle entre partenaires commerciaux) qui réserve leur étude aux ouvrages de
doctrine approfondie.

A-LES CONTRATS DE MATERIEL (OU DE SYSTEME).


Si on met à part les contrats de micro-informatique, ces conventions sont les
plus importantes du point de vue financier, mais ne sont pas les plus complexes, sauf lorsque,
comme c'est souvent le cas, ils commandent un contrat de développement ou de logiciel.

1- LA CONFIGURATION DU SYSTEME ainsi que les performances à en attendre


constituent les spécifications, rubrique essentielle de ces contrats ; y sont examinées les
questions de compatibilité (avec des éléments de système préexistants ou à venir),
d'interfaçage éventuel à un réseau de télétransmission, de conformité à de nombreux
standards techniques et linguistiques, et de souplesse (possibilité de modifier les
caractéristiques de capacité selon les traitements entrepris ; adjonctions modulaires, etc.). Il
est fondamental que le système soit fiable, les défaillances de matériel informatique ayant
des conséquences considérables. Les critères de fiabilité peuvent être fondés sur le calcul du
« temps moyen entre deux défaillances » ou toute autre modalité suffisamment précise
(pourcentage global d'indisponibilité sur une certaine période, etc.), le respect de ces critères
étant sanctionné par l'obligation de remplacer tout ou partie du matériel.
Les performances attendues sont normalement d éfinies en fonction de la finalité
souhaitée par l'utilisateur et non par référence à des données exclusivement techniques et elles
sont vérifiées par un test complet des équipements (recettes).

2-TROIS QUESTIONS SONT EGALEMENT ENVISAGEES APRES


L'INSTALLATION DU SYSTEME :

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a) Les consommables et les supports d'information (bandes, disques, cartouches,


etc.), s'ils présentent un caractère de spécificité tel que seu1 le fournisseur soit à même d'en
assurer l'approvisionnement, entrent nécessairement dans une convention claire pour déjouer
éventuellement toute attitude monopoliste. Si ces fournitures sont standardisées, le contrat
précise généralement si les sources d'approvisionnement alternatives sont autorisées afin que
le fournisseur ne puisse imputer une défaillance du système à l'utilisation d'une fourniture
concurrente.

b) Les conditions dans lesquelles s'effectue la formation du personnel (conseil à


temps plein ou partiel, temps de démonstration, disponibilité pour renseignements,
documentation gratuite et reproductible à usage interne, etc.) sont également prévues.

c) Les problèmes relatifs à l'entretien sont souvent suffisamment nombreux et


diversifiés pour faire l'objet d'un contrat particulier qui peut être passé - mais par l'utilisateur
de préférence - avec une autre entreprise que celle qui a fourni le matériel : c'est le contrat de
maintenance. Dans une acception large, la maintenance comprend en principe l'entretien
du matériel, le dépannage le plus rapide possible et le remplacement de l'élément
défectueux ou du sous-ensemble dans lequel se trouve l'élément défectueux. Elle peut
également inclure l'obligation d'apporter au système les améliorations ultérieurement
imaginées par le constructeur afin que l'utilisateur ne soit pas en position d'infériorité par
rapport à la concurrence. Il faut distinguer entre la maintenance et la garantie :confier la
maintenance à un tiers ne saurait exonérer le fournisseur de son obligation de garantie contre
les vices cachés. La maintenance peut prendre la forme d'une évaluation forfaitaire ou d'une
facturation séparée à chaque opération : il est précisé dans ce cas si le client peut exiger le
reconditionnement de son appareil au lieu de son remplacement. L'élaboration d'un
calendrier de maintenance est indispensable pour ne pas perturber le cours des
traitements.

3- LE COUT DES PRESTATIONS INFORMATIQUES

Peut être très élevé ; aussi est-il nécessaire d'introduire une ventilation détaillée entre
les divers éléments entrant dans le coût total afin de limiter les contestations possibles.
La nature du marché informatique est telle que le client, une fois la convention
principale passée avec son fournisseur, perd une partie de son indépendance technique par
rapport à ce dernier ; aussi les contrats prévoient-ils, dès l'accord initial, que les termes
financiers des contrats futurs ne seront pas déséquilibrés par des réajustements de prix abusifs
au moment des renouvellements de maintenance ou des extensions d'équipement.

4- CLAUSES ANNEXES.

Le client peut souvent, avant livraison de l'appareil, réclamé que lui soit
substitué un élément plus performant dont il aurait eu connaissance ; il doit pouvoir utiliser
son matériel sans aucune restriction, en améliorer lui-même les performances et
éventuellement le coupler avec des éléments d'un autre constructeur. Enfin, dans un marché
dominé par la hantise de l'obsolescence rapide, l'assurance d'une reprise de l'équipement
dépassé au moment de l'acquisition d'un matériel supérieur est une clause assez habituelle.

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B-. LES CONTRATS DE LOGICIEL.

1- LE COMMERCE DU LOGICIEL (programmes-produits, software-packages,


program-packages, progiciels, programmes-standards) est un secteur plus récent sur le marché
informatique car les premiers fabricants fournissaient en effet le software adapté à leur
système.

a) Les risques contre lesquels il faut se prémunir conventionnellement sont


nombreux (en micro-informatique ces risques sont également présents mais la modicité du
prix des logiciels en rend l'incidence moins grave) :
— D'abord, la surface financière des fournisseurs de logiciels est souvent faible puisqu'il
suffit à quelques programmeurs de se grouper avec un capital réduit pour se lancer dans la
conception ; le client de logiciel est donc à la merci d'une cessation d'activité du fournisseur,
ce qui lui ôte tout recours contre celui-ci en cas d'erreur de programmation, par exemple ;
— Le fournisseur de logiciel prend corrélativement un risque considérable, celui de voir
son programme copié à la suite d'une divulgation volontaire ou involontaire des sources. Le
client sera donc associé au secret malgré le côté précaire de cette situation.
— Enfin, le programme-produit étant dépourvu par nature du caractère matériel au
sens propre, il s'ensuit que ses caractéristiques ne peuvent être prédéterminées avec la même
précision que celle d'un système ; les contractants s'exposent de ce fait à une éventualité qu'ils
ne doivent pas sous-estimer au départ : sans qu'un programme-produit soit forcément contre-
performant, à cause d'une programmation non optimisée par exemple, il peut être nécessaire
de l'adapter aux exigences de l'entreprise, de l'opération souhaitée ou de l'environnement
réglementaire ou économique (par ex. an 2000 ou passage à l'Euro) ; cette adaptation,
toujours plus ou moins indispensable, peut se révéler très coûteuse en temps et en personnel.

b) La prise en charge de ces risques dépend beaucoup du rapport de force entre les
deux parties, ce qui est particulièrement sensible sur le plan des modalités de paiement. Un
client en position de force préférera généralement contracter sur une base locative : il peut
ainsi subordonner le paiement d'une redevance mensuelle ou annuelle à l'exécution d'une
prestation supplémentaire. Un concepteur de logiciel bien implanté aura tendance à imposer le
paiement définitif en une seule fois.
D'une manière générale, dans le Trade-off qui confronte fournisseurs et clients de
logiciel, les premiers sont en position de faiblesse relative car il est vital pour eux de
rentabiliser les frais de recherche déjà engagés en quasi-totalité.

2- CLAUSES HABITUELLES.

a) Tout contrat de logiciel doit d'abord donner une réponse précise aux
questions suivantes : si le paiement est fractionné, selon quel calendrier sera-t-il effectué ?
La disposition du programme sera-t-elle concédée à perpétuité ? En cas de cessation d'activité
du fournisseur, la propriété définitive du programme sera-t-elle transférée au client ? Le client
pourrait-il réclamer des informations sur la situation financière du fournisseur pour ne pas
risquer une rupture de continuité dans l'exploitation des programmes ?

b) Le fonctionnement du programme (performances spécifiques, mise en route et


soutien technique) est normalement l'objet d'une description détaillée. Au titre particulier des
performances, pour lesquelles seront définis des critères de fiabilité et de capacité ainsi que le
régime des corrections et améliorations éventuelles, il conviendra de préciser également si le

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client - normalement utilisateur d'un programme-objet, c'est-à-dire compilé en langage-


machine pour le passage sur le système - peut aussi avoir accès au programme-source. En
effet le droit autorise le client à décompiler les programmes pour en corriger les erreurs
notamment, mais cette opération est techniquement difficile. Les fabricants de logiciels
hésitent à ouvrir l'accès de leurs programmes-sources pour préserver certaines astuces de
programmation ; cette réticence peut être à l'origine d'un autre problème : si le programmeur
fait faillite, les programmes-sources qu'il détient échappent alors au contrôle du client ; pour
pallier cet inconvénient, la pratique consistant à déposer les programmes-sources chez un tiers
est répandue.

c) Le contrat doit garantir que le programme-produit est bien la propriété du


fournisseur ; l'utilisateur doit en contrepartie donner toutes les garanties que le programme
sera protégé contre une divulgation accidentelle ou volontaire si la-propriété n'en a pas été
transférée. A cette fin, le nombre des copies nécessaires sera limité et l'engagement doit être
donné que le programme sera détruit ou effacé à l'expiration de la période d'utilisation.

3. LES CONTRATS DE DEVELOPPEMENT INFORMATIQUE


.
Les contrats de d éveloppement informatique sont de deux types selon qu'ils
portent uniquement sur un logiciel ou sur un système.

a) Dans le contrat de d éveloppement, le logiciel n'est pas encore élaboré et


pourra comprendre de nombreux programmes interdépendants en fonction des besoins que
seule la collaboration étroite entre le fournisseur et le client permettra de préciser. Comme la
convention ne peut efficacement porter sur un objet éventuel, on considère que le fournisseur
monnaye son savoir-faire (know how). Ce contrat peut, ainsi que le précédent, doubler un
contrat de matériel.

b) Les contrats le développement de système (clé en main, etc.) sont d'une


complexité plus grande encore, puisqu'ils ont pour objet d'orienter le client vers l'acquisition
d'un matériel déterminé après analyse des besoins de celui-ci.

Les contrats de d éveloppement informatique sont beaucoup moins sûrs pour les
parties que les contrats précédemment envisagés : en effet, aux risques inhérents aux contrats
de logiciel et aux contrats de matériel, vont s'ajouter ceux afférents à deux situations
nouvelles: l'intégration de l'équipe prestataire de service au sein de l'entreprise
utilisatrice et la nécessité de faire périodiquement le point sur les résultats obtenus et les
orientations à prendre. Le nombre et la qualification du personnel mis à disposition doivent
être précisés ainsi que les conditions générales de leur collaboration. Le mode de facturation
pour le temps passé et le travail exécuté doit être étudié. La méthode d'analyse retenue pour le
développement de l'application envisagée (par exemple Merise) doit être exposée.
Le calendrier d'exécution, révisable en cours de développement, est l'une des pièces
maîtresses de ces contrats. Les différentes étapes de la collaboration (étude préalable, analyse
fonctionnelle, analyse organique, réalisation des programmes, mise en route, test, assistance
technique, formation, etc.) doivent être distinguées pour faciliter les bilans de contrôle.
La solidité financière du fournisseur est au moins aussi importante que dans le cas
des programmes-produits. Une cessation d'activité du fournisseur à un stade avancé du
développement cause un préjudice considérable au client. A cause de l'imprévisibilité du
développement même lorsque le fournisseur-est fortement expérimenté, le paiement des
services est généralement échelonné ; si la durée ne peut être évaluée, la facturation est

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effectuée suivant un tarif mensuel révisable selon des formules d'actualisation définies au
contrat.
Une dernière clause importante concerne la reconnaissance d'exclusivité temporaire ou
définitive que le client peut exiger du fournisseur relativement aux nouveautés que le système
ou le logiciel, ainsi développés en collaboration, pourraient présenter. Il ne faudrait pas que le
fournisseur cherche à rentabiliser doublement ses frais de recherche en proposant à un
concurrent du client les résultats de sa précédente expérience. Malheureusement ces clauses
sont très malaisées à mettre en œuvre.

4. LES CONTRATS DE TRAITEMENT INFORMATIQUE.


Ces contrats (travail à façon, service bureau, facilities management, outsour-cing,
etc.) ont pour objet de fournir du temps-machine et éventuellement des conseils informatiques
annexes, pour le traitement de leurs informations, à des clients qui n'ont pas fait
l'investissement d'un système. Ces contrats, que l'on appelle aussi contrats d'externalisation,
sont très répandus mais ils représentent le domaine d'élection des ennuis qui peuvent surgir du
fait d'un recours à l'informatique, pour les raisons suivantes :
En premier lieu, les tarifications sont très instables, les frais fixes des entreprises
qui font tourner des ordinateurs sont, en effet, élevés et certains tarifs très bas ne sont pas
reconduits au contrat suivant, contraignant le client à un sacrifice financier important s'il ne
veut pas subir les inconvénients d'un changement de façonnier.
Ensuite, le secret des données est particulièrement précaire puisque le client n'est
plus en possession exclusive de ses informations, que le façonnier n'a pas un intérêt personnel
direct à la confidentialité et n'est pas à l'abri de la malhonnêteté d'un collaborateur.
Enfin la sécurité physique des données elle-même est plus exposée que dans les
autres contrats puisqu'il y a transfert de données d'un lieu à un autre, ce qui peut entraîner la
perte ou l'effacement accidentel de celles-ci, issue catastrophique pour l'entreprise qui n'aurait
pas pris la précaution d'une duplication préalable.
Aussi les limitations de responsabilités sont-elles vitales pour les prestataires. En
considération de ces différents risques, les contrats de traitement comprennent donc, avec la
description des informations confiées, du traitement et du résultat informatiques, les. clauses
suivantes : contrôle constant du client sur les programmes du façonnier, assurance d'une
solution de remplacement en cas de défaillance du matériel de traitement (back-up), résiliation
immédiate en cas d'indiscrétion, souscription préalable d'une police d'assurance pour le cas de
perte, etc.

SECTION II- LA JURISPRUDENCE ET LES CONTRATS INFORMATIQUES

La jurisprudence relative aux relations contractuelles en informatique s'est


considérablement développée bien qu'une importante proportion de litiges soit réglée par
voie de transaction ou d'arbitrage : elle compte ainsi plusieurs milliers de jugements ou
d'arrêts, en majorité inédits. Les différentes règles ainsi dégagées, notamment en matière
d'inexécution totale ou partielle des contrats informatiques, ont une portée générale pour tous
les matériels de haute technicité.

A-DEVANT LA DIVERSITE DES MECOMPTES RESULTANT DE


MALENTENDUS,

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La jurisprudence s'est attachée à définir, de la manière la plus générale possible,


la nature de l'obligation qui pèse sur le fournisseur - au sens large - de prestations
informatiques. Elle a ainsi établi qu'un devoir de conseil incombait au professionnel vis-à-
vis de l'utilisateur ; ce devoir de conseil, plus important que la simple obligation de
renseignement qui caractérise la majorité des contrats à objet technique, est consubstantiel à
tous les contrats de know how (conseil en organisation, etc.), mais on a cherché à lui donner
une force particulière dans le secteur informatique étant donné l'ignorance supposée de la
majorité des utilisateurs.

B-OBLIGATION DE DELIVRANCE.
Le Code civil dispose (art. 1615) :«L'obligation de délivrer la chose comprend ses
accessoires et tout ce qui est destiné à son usage.» Que faut-il-entendre par « accessoire »-
en matière informatique ? Outre les accessoires « triviaux» (câbles, etc.), il faut y inclure tous
les éléments qui contribuent à la cohérence matérielle de l'objet livré ; s'il s'agit d'un progiciel,
toute la documentation en plus des supports. En ce qui concerne les systèmes, sauf stipulation
contraire, le logiciel de base, ou d'exploitation (Windows, Unix, etc.), sera considéré comme
un accessoire du matériel. En effet, le matériel ne peut être mis en œuvre sans logiciel
d'exploitation.
En revanche, la solution s'inverse pour le logiciel d'application (logiciel standard) : sauf
stipulation expresse, l'acquéreur d'un matériel en vue d'une certaine application doit acquérir
séparément les logiciels d'application. La situation est encore plus nette pour les logiciels
spécifiques qui ne peuvent, sauf situations particulières, être considérés comme des
accessoires, puisqu'ils sont l'objet principal d'un contrat de développement.

C-NOTION DE CONFORMITE.
Quel que soit l'objet du contrat, le fournisseur s'engage à ce que sa prestation
soit « conforme » à ce qui a été prévu. Comme dans d'autres applications à forte composante
technologique, mais d'une façon assez systématique en informatique, la conformité est rarement
appréciée par rapport à un modèle existant. Notamment dans les informatisations complexes
et la plupart des contrats de développement, le résultat à atteindre est défini d'une façon
théorique sujette à de multiples révisions en cours de route. Pour des raisons évidentes,
fournisseurs et clients n'auront pas la même conception de la conformité, les derniers
pouvant se montrer indéfiniment exigeants. Pour éviter ce genre de dérive, pratique et
jurisprudence ont fini par imposer plusieurs règles du jeu d'autant plus Importantes" à
observer que les opérations entreprises sont plus lourdes :

—l'exigence d'un cahier des charges : c'est essentiellement par rapport aux énoncés de ce
document que la conformité idéale sera appréciée ; l'absence d'un tel document dans les
projets grands et moyens constitue une présomption de légèreté à la charge de la partie
négligente ;
— la séparation des phases de test et de montée en charge : lorsque les tests se seront
déroulés correctement, le client sera mal venu de refuser la signature d'un procès-verbal de
réception provisoire. Il aura ainsi donné son accord sur les options fondamentales et si
des anomalies apparaissent au stade de la montée en charge, la tâche de finalisation du
fournisseur en sera facilitée ; enfin, la jurisprudence a admis depuis longtemps que

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les actions d'informatisation nécessitent une période de rodage plus ou moins longue
pendant laquelle s'effectueront paramétrages et mises au point divers et seulement
à l'issue de laquelle le client pourra définir précisément ses griefs sans être taxé
d'impatience.

D-LES OBLIGATIONS RELATIVES AUX PRIX ET AUX DELAIS.


L'expérience a montré que les litiges informatiques ont pour origine la plus fréquente
des dépassements de délais et, partant, de coûts dont les partenaires avaient sous-estimé le
risque en toute bonne foi. Aussi la manière dont la jurisprudence informatique envisage
l'exécution des obligations relatives aux prix et aux délais est-elle caractéristique de la même
évolution que celle constatée pour l'obligation de conseil : elle a conduit les tribunaux de
solutions rigoureuses à la prise en compte des particularités propres à chaque situation. Il est
ainsi fréquent que des doublements de délai ou des dépassements de budget de 50 %
n'entraînent pas la résolution du contrat demandée par le client pour l'inexécution de
ces obligations pourtant substantielles lorsque ce dernier ne démontre pas qu'il ne se serait pas
engagé si le risque lui avait été représenté par son partenaire.

E-CLAUSES ABUSIVES.
Les contrats informatiques ont souvent le caractère de contrats d'adhésion imposés par
la partie en position la plus favorable, généralement la partie la mieux informée du point de
vue technique. Outre une rédaction souvent défectueuse et ambiguë, c'est principalement
l'existence de clauses abusives qui établit ce caractère ; ces clauses ont pour objet de limiter
la responsabilité d'une partie ou de restreindre la liberté de l'autre vis-à-vis des tiers
dans des proportions qui compromettent l'équilibre contractuel et peuvent
éventuellement tomber sous le coup de la loi relative à la protection du consommateur.
Les clauses de non-responsabilité pour les dommages indirects ou même directs et les clauses
limitatives de responsabilité fixant des plafonds d'indemnisation dérisoires par rapport aux
sommes engagées (en cas de dépassement de délai ou de performances insuffisantes, par
exemple) sont valables, à condition qu'elles ne fassent pas disparaître l'essence du contrat et
qu'elles ne soient pas contraires à l'ordre public : une clause qui limiterait la responsabilité en
cas de divulgation de données nominatives serait ainsi contraire à la loi relative aux fichiers et
aux libertés, par exemple. Cependant la loi autorise le juge à « modérer ou augmenter la peine
qui avait été convenue, si elle est manifestement excessive ou dérisoire » (art. 1152 du Code
civil) et les tribunaux n'hésitent pas à faire usage de cette disposition.

F-LA JURISPRUDENCE EST RESTEE INDECISE SUR UN POINT


D'IMPORTANCE :
La détermination du critère d'indisponibilité du système suffisant pour fonder
une action en résolution du contrat. Dans la profession informatique, un taux
d'indisponibilité de 10 % du temps de fonctionnement est considéré comme déjà élevé et
de nature à compromettre les calculs de rentabilité de l'entreprise utilisatrice. Mais les
tribunaux admettent difficilement qu'un taux d'indisponibilité faible en pourcentage puisse
entraîner la responsabilité contractuelle du fournisseur ; le taux d'indisponibilité généra-
lement considéré comme anormal est au minimum de un cinquième du temps total de
fonctionnement.

G-DANS LE MEME ORDRE DE TECHNICITE, ON NE PEUT REPROCHER AUX


TRIBUNAUX DE SE MONTRER RELATIVEMENT PRUDENTS A L’ EN DROIT DE
PRATIQUES REPANDUES EN INFORMATIQUE,

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Mais qui se coulent malaisément dans les cadres contractuels classiques, tels que
les mises à disposition de fichiers commerciaux informatisés ou les conventions
d'hébergement en matière télématique par exemple. Le tribunal peut même, dans certains cas,
être amené à réinterpréter les termes d'une convention qu'il juge ambiguë, lorsque les règles
de facturation ne sont pas claires ou se réfèrent trop vaguement aux usages de la profession.

SECTION III-LES PRINCIPAUX TYPES DE CONTRATSINFORMATIQUES

A-LICENCE D’UTILISATION
L’objet du contrat est protégé par le droit d’auteur, la distribution et
l’utilisation sans licence sont interdite, c’est donc un droit d’usage de l’utilisateur
sans transfert de propriété.
(Une licence exclusive étant très couteuse, un éditeur concède à un client un droit
d’usage sur le logiciel dont il conserve la propriété intellectuelle.)
Le droit d’usage accordé est délimité dans le contrat et doit être dans les termes clairs
et précis pour que l’utilisateur ne se retrouve pas contrefacteur en cas d’utilisation
non autorisé

B-LICENCE D’EXPLOITATION
Ici il est conféré au licencié un droit d’utilisation et un droit d’adaptation car
les programmes sources sont transmis
(Logiciel libre : logiciel distribué avec l’intégralité de ses programmes sources, afin
que l’ensemble des utilisateurs qui l’emploient puissent l’enrichir, le redistribuer à
leur tour.
C-CONTRAT D’ENTRETIEN ET DESUIVI
Ce sont des contrats de maintenance, cette prestation consiste à maintenir
un système informatique dans un état de fonctionnement conforme aux exigences
contractuelle, le prestataire peut s’engager soit à faire une maintenance corrective,
préventive ou évolutive.
D-CONTRAT D’AIDE A LA DECISION
Permet de choisir un nouveau système en procédant à un audit, nous
distinguons ici deux types des contrats.
1-Contrat de conseil : ici le fournisseur conseil son client dans le choix d’un
matériel informatique satisfaisant ses besoins et compatible à son environnement ;
2- Contrat d’audit : c’est l’étude des conditions de fonctionnement d’une
entreprise, il s’applique aux besoins d’un client déjà informatisé.

E-CONTRAT DE FOURNITURE DE
SOLUTION INFORMATIQUE
Nous distinguons ici cinq types de
contrats:
1-Contrat de vente :

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Dans ce contrat, une partie s’engage à remettre à une autre une chose
moyennant un prix. Dans le cadre de la vente de matériel, le fournisseur est soumis à
l’exécution
D’une démonstration préalable satisfaisante, établissant la compatibilité du
matériel vendu avec l’environnement de son client.

2-Contrat de location :
Ce contrat lie un bailleur et un locataire pour la mise à disposition du
matériel informatique. Les clauses sont : la désignation du matériel, la durée, les
montants de la location, les conditions d’utilisation du matériel, la garantie. Le
locataire est obligé de maintenir le matériel en l’état.

3-Contrat de crédit-bail :
C’est la location d’un bien assortie d’une promesse unilatérale de vente.
L’un des avantages du crédit-bail est de devenir propriétaire du matériel pour une
infime somme à la fin de la période de location. Or dans le domaine de l’informatique
caractérisé par une évolution des technologies, le client se retrouve souvent en fin de
contrat en possession d’un matériel déjà dépassé.

4-Contrat de développement de logiciels :


Dans ce contrat, le prestataire s’engage envers le client à réaliser un logiciel
conforme à ses besoins exprimés dans un cahier des charges.

5-Contrat de fourniture d’une solution clef en main :


Le maître d’ouvrage (client) fera appel aux services d’un maître d’œuvre
(spécialiste), capable de lui fournir une solution

F-CONTRAT D’INFOGERANCE:
L’infogérance (correspond à la prise en charge complète du système) est le
fait de confier tout ou partie de ses moyens informatiques à quelqu’un qui traitera le
système d’information à votre place. C'est pourquoi le terme d'externalisation est
également employé. L’info gérant qui a en charge ce système d’information se
substitue donc à son client pour assurer le bon fonctionnement des applications qui le
composent, selon des modalités qui ont été définies et consignées dans un contrat.

G-CONTRAT D’HEBERGEMENT DE SITE WEB:

L'hébergement consiste à stocker sur le serveur (Un système d'ordinateurs qui


gère et délivre des informations. IL fournit également des services à d'autres
ordinateurs par l'intermédiaire d'un réseau.) d'un prestataire extérieur des pages web

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conçues et réalisées par l'éditeur du site en vue de les rendre disponibles vers le
terminal (ordinateur ou mobile par exemple) à tout utilisateur qui en fait la demande
par voie électronique.

L'hébergement est donc une prestation essentielle car, excepté dans le cas où
l'entreprise dispose de ressources financières et de capacités techniques suffisantes
pour devenir son propre hébergeur, elle représente le plus souvent un point de
passage obligé. Ce contrat combine un ensemble de prestations qui vont permettre,
via un site web, un accès ouvert ou restreint aux données mises en ligne par
l'entreprise.

SECTION IV--LES CLAUSES FONDAMENTALES DANS LES CONTRATS


INFORMATIQUES

Les contrats sont en grande partie entourés par le droit des obligations. Pour tout
contrat le prestataire est soumis a une obligation de résultat. La seule inexécution
suffit à engager sa responsabilité s’il ne peut apporter la preuve d’une cause
extérieure. (Exception faite dans le cas de circonstances atténuantes, de forces
majeures)
Les clauses est défini comme des engagements que doivent respecter les parties.

A-LES TYPES DE CLAUSES


L’analyse des contrats informatiques dans leur ensemble suppose de veiller aux
clauses suivantes :
 -La responsabilité des cocontractants;
 -Le prix : il peut être indiqué sous forme forfaitaire ou à l’unité les conditions de
payement et les pénalités doivent être prévues;
 -La durée et les délais : la durée initiale du contrat est toujours indiquée, sauf si
c’est un contrat à durée indéterminée. Si le contrat est à durée déterminée la
reconduction peut être tacite (c’est-à-dire que le contrat est renouvelable
automatiquement à son échéance sans que l’accord des signataires soit nécessaire)
ou expresse (ici la volonté de renouvellement doit être exprimé par les
cocontractants)

B-LES CLAUSESABUSIVES

Dans les contrats conclus entre consommateur ou non professionnel et un


Professionnel, certaines clauses sont jugées abusives lorsqu’elles ont pour objet ou
pour effet de créer, au détriment du non professionnel ou du consommateur, un
déséquilibre significatif entre les droits et obligations des cocontractants.
Il s’agit de la situation dans laquelle la partie forte au contrat impose sa volonté
à l’autre partie. La partie faible ne peut alors qu’accepter les conditions au contrat ou
ne pas contracter. Il n’existe dans ce cas aucune négociation. Le professionnel,
notamment en informatique, est en position dominante. En effet, le profane ne
connaît pas aussi bien l’informatique que lui et conclut un contrat dont les clauses
sont abusives.
La matière étant obscure, le profane ne sait pas forcément qu’il se trouve en
présence d’une clause jugée abusive. Il est donc nécessaire d’être très vigilant lorsque
l’on contracte en matière informatique.

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Le professionnel est la personne physique ou morale qui contracte dans


l’exercice d’une activité professionnel. Il apparaît évident que le fournisseur d’accès
à Internet, l’hébergeur, le créateur de logiciel ou encore le fournisseur de matériel
informatique est un professionnel.
Mais qu’en est-il de l’autre partie ? S’agit-il d’un consommateur/non
professionnel ou d’un professionnel ? L’enjeu est important car si le cocontractant est
un professionnel, la théorie des clauses abusives ne trouvera pas à s’appliquer!
Un consommateur est un profane qui n’a aucune expérience
professionnelle dans le domaine où il contracte (CA Paris, 3 juillet 1998). Il conclut
ce contrat de biens de consommation ou de services pour son usage personnel.
Un non professionnel est un professionnel qui conclut un contrat dans le
cadre de son activité professionnelle, en dehors de sa sphère de compétence et sans
rapport direct avec son activité professionnelle.
Le particulier qui contracte, par exemple, un abonnement à Internet, un hébergement
de sites Web pour son usage personnel est sans nul doute considéré comme étant un
consommateur.
Concernant l’entreprise qui désire s’informatiser, se connecter à Internet
pour les besoins de son activité, est-elle considéré comme étant un non professionnel
ou un professionnel ? La réponse est plus délicate.)

CHAPITRE III INFORMATIQUE ET PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE

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Dans les différentes applications que constituent un programme, un site Internet, une
base de données ou un semi-conducteur, une information d'une certaine valeur se trouve
traitée, mise en forme, enregistrée.
Malheureusement, l'information est un bien incorporel, c'est-à-dire qu'elle n'a pas
de substance tangible. Elle ne peut donc faire l'objet d'une appropriation sur le mode simple
des biens matériels qui bénéficient de ce fait d'une protection efficace contre les agissements
des non-propriétaires : soustraction, utilisation frauduleuse, dommages divers.
Aussi, ces différents objets ne peuvent-ils relever que de la protection intellectuelle qui
organisera un monopole au profit de ceux qui les ont élaborés.
Les droits modernes ont su développer de semblables monopoles, notamment pour les
œuvres littéraires et artistiques et les inventions, mais il est difficile d'assimiler sans nuances
programmes et données à des œuvres littéraires ou à des inventions. Aussi, la discussion a-t-
elle été longtemps très vive pour savoir si les « créations intellectuelles abstraites » (A.
Lucas) devaient relever d'un système de protection existant (droit d'auteur ou brevet,
éventuellement marques, etc.) ou faire surgir de nouvelles protections spécifiques
(protections sut generis). Sur le plan théorique, cette discussion est toujours ouverte mais le
droit positif, essentiellement sous la pression des initiatives communautaires, a pris des
options qui ne paraissent pas devoir être remises en question dans un avenir proche, en dépit
des inconvénients qu'elles peuvent présenter : les programmes (I) et les bases de données (II),
ainsi que les autres biens informationnels (III) sont protégés par un droit d'auteur adapté et les
semi-conducteurs (IV) sont couverts par une protection spécifique.

SECTION I-LA PROTECTION DES PROGRAMMES

Après avoir été longtemps un problème de lege ferenda, la protection des logiciels a
donné lieu à des interventions législatives dans la plupart des pays-technologiquement
avancés devant l'ampleur du piratage des logiciels.
Ce piratage est une activité d'autant plus répandue qu'elle est techniquement aisée.
Sensibles à la péremption rapide des logiciels, les entreprises elles-mêmes hésitent parfois à
acquérir autant d'exemplaires de logiciels que de postes d'utilisation et même des institutions
publiques respectables se montrent sur ce point laxiste à l'endroit de leurs subordonnés
indélicats.

A-L'ORIGINALITE DES LOGICIELS.

La question de l'originalité des logiciels n'est pas aisée à appréhender pour les juristes.
L'originalité d'un logiciel ne peut être déniée ou reconnue a priori à cause de la spécificité
technique de la programmation : cette originalité doit être prouvée comme pour les autres
œuvres même si cette preuve est parfois difficile à rapporter - et le juge sera toujours
souverain dans son appréciation. La jurisprudence n'a pour l'heure donné aucun principe
d'analyse unitaire satisfaisant pour l'originalité des logiciels ; les formules souvent avancées
de « nouveauté », « effort intellectuel », « activité inventive » manifestent la contamination
par des critères venus d'autres régimes, comme celui des brevets.
Quoi qu'il en soit, cette originalité peut s'exprimer à tous les niveaux, aspects, structures,
architectures, lignes de composition, intégration de solutions antérieures, etc., c'est-à-dire
sur des plans qui peuvent être étrangers aux droits d'auteur classiques.

B-OBJETS DE LA PROTECTION.

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Une fois l'originalité d'un logiciel acquise, il faut être prévenu que seuls certains aspects
de celui-ci bénéficieront de la protection.
Conformément à l'un des principes du droit d'auteur, les idées ne peuvent être
protégées : règles de jeux, structures de données, algorithmes de calcul, etc. En effet, les
idées sont de libre parcours et on ne peut organiser de monopole sur elles : seule donc la
mise en œuvre de ces idées peut bénéficier d'une protection.
De plus, les droits d'auteur ne protègent que la forme d'une œuvre. La forme du
programme sera donc protégée exclusivement, ce qui signifie aussi bien la suite de ses
instructions que les aspects formels qu'il peut générer (écrans), etc.
Ainsi, les fonctionnalités d'un programme ne peuvent être investies du droit d'auteur et le
réalisateur d'une application même très spécifique ne pourra empêcher un concurrent de
réaliser une programmation destinée aux mêmes fins qui utiliserait un autre jeu d'instructions.
Il est exact que dans certaines applications très répandues, forme et fonctionnalités sont
indissociablement liées, en sorte que la fonction est appelée par une forme et que l'appel d'une
forme est le résultat d'une fonction (look andfeel). Dans ces cas, troubles mais très fréquents
dans les environnements modernes, on estimera que la forme ne peut être protégée dès lors
qu'elle est, sans alternative possible, commandée par la fonction logicielle.

C-BENEFICIAIRE DE LA PROTECTION.
La notion d'auteur est plus ouverte en matière de logiciel qu'ailleurs : participent à ce
genre de création des auteurs indépendants ou employés, solitaires ou regroupés. Le droit
classique a organisé des régimes pour les situations où se rencontrent plusieurs auteurs
(œuvre collective ou œuvre de collaboration) : ces situations, relativement exceptionnelles
dans le domaine littéraire ou artistique, répondent à la plupart des conceptions modernes de
programmes : applications de gestion ou de jeu, produits multimédia, sites Internet, etc.
Désormais, la programmation étant une activité qui s'exerce essentiellement dans un cadre
professionnel, la loi a défini précisément la situation du programmeur salarié. Dans ce cas,
sauf stipulation contraire, les droits d'auteur appartiennent à l'entreprise qui emploie celui-ci.

D-ÉTENDUE DE LA PROTECTION.

L'auteur jouit sur son œuvre de droits moraux (droit au respect de son œuvre, etc.) et de
droits patrimoniaux qui lui permettent de retirer un bénéfice matériel de sa création.
En matière de logiciel, les droits moraux ne présentent pas un intérêt essentiel. Le
Code de la propriété intellectuelle les a donc négligés, quand il ne les a pas écartés ; ainsi
l'auteur d'un programme ne peut user d'un droit de repentir ou de retrait qui exposerait les
utilisateurs d'un programme commercialisé à suspendre tout usage de celui-ci : la situation
serait économiquement négative et les contrôles malaisés.
En revanche, l'auteur du logiciel jouit des droits patrimoniaux, principalement le droit
de reproduction : des exemplaires du logiciel ne peuvent être reproduits qu'avec son accord et
moyennant des droits proportionnels ou forfaitaires.
La sanction de ce droit fondamental est- immédiate : toute reproduction non autorisée est une
contrefaçon.
Le droit de reproduction de l’auteur de logiciel est même particulièrement vigoureux,
En effet, tandis que la « copie privée » des autres œuvres est admise pour l'usage personnel du
copiste (ainsi peut-on recopier une œuvre télévisuelle sur un vidéogramme pour son usage
familial), en revanche la seule copie autorisée à l'utilisateur d'un logiciel est la « copie de
sauvegarde », dont il ne peut être privé pour des raisons de sécurité d'exploitation.

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En revanche, sous l'impulsion de la directive européenne sur la protection des


logiciels, ceux-ci peuvent éventuellement faire l'objet d'une décompilation de la part des
utilisateurs (reverse engineering). Il s'agit de l'opération de démontage appliquée aux logiciels
dans le but de dégager les éléments propres à assurer leur compatibilité (interopérabilité) avec
d'autres logiciels et qu'on appelle les « interfaces ». Ces innovations juridiques, sans doute
heureuses pour favoriser les nouveaux acteurs du marché européen des logiciels, ne sont pas
sans inconvénient: les auteurs devront prouver que les éléments sur lesquels ils invoquent des
droits de propriété ne sont pas des interfaces mais des objets protégeables.

E- II EST ENCORE POSSIBLE DE RECHERCHER UNE PROTECTION


INDIRECTE DU software dans l'exercice de l'action en concurrence déloyale fondée
sur l'article 1382 du Code civil. Cet article exige que soient rapportées la preuve du
préjudice subi et la preuve d'une faute commise par le concurrent. Or ces faits peuvent être
difficiles à établir dans la perspective de dommages-intérêts, même si les tribunaux se
montrent très enclins à sanctionner la concurrence déloyale.

F-Il EXISTE UNE DERNIERE POSSIBILITE DE PROTECTION INDIRECTE DANS


L'APPAREIL JURIDIQUE
Plaider l'enrichissement sans cause de l'utilisateur du programme (action de in rem
verso). Les tribunaux peuvent toujours, sur la base du principe très général de l'équité, prendre
en considération le manque à gagner de l'auteur d'un programme non protégé dans le cas où
l'utilisation du logiciel se serait révélée très lucrative pour l'utilisateur. Mais ce n'est là qu'une
faculté très subsidiaire et subordonnée à des preuves délicates (corrélation entre
l'enrichissement et l'appauvrissement des parties).

SECTION II.- LA PROTECTION DES BASES DE DONNEES

Le nombre des bases (banques) de données consultables dans les pays développés se
compte en milliers.
Certaines d'entre elles placent tout ou partie de leurs informations sur les réseaux
ouverts, tel l'Internet. La masse des informations enregistrées est telle que le risque est
toujours élevé, lors de la collecte et de l'enregistrement, de porter atteinte aux droits des tiers
lorsque ces données sont investies du droit d'auteur. En outre, qu'elle s'effectue par la voie des
télécommunications ou par la circulation de supports physiques (CD-ROM), la consultation par
les utilisateurs débouche sur une recopie plus ou moins permanente et complète des
informations, au préjudice des droits d'auteur du producteur de la banque elle-même, d'autant
que l'exclusion de la copie privée prévue pour les logiciels ne concerne pas les banques de
données. Ces deux questions seront envisagées successivement.

A-L'ENREGISTREMENT D'INFORMATIONS COUVERTES PAR UN DROIT


D'AUTEUR.

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Les enregistrements qui empruntent à la forme d'une œuvre « primaire » impliquent


une autorisation ; évidemment les reprises intégrales mais aussi les citations. Celles-ci bénéficient
toutefois d'une tolérance aux termes de la loi. Elles doivent être brèves et il faut qu'il y ait une
« œuvre citant ». La nécessité que la banque de données constitue par elle-même une œuvre
susceptible d'en citer d'autres, et non seulement une suite de citations, a été affirmée dans une
affaire longue et célèbre, l'affaire Le Monde/Microfor(Cass. plén., 30 octobre 1987).
Les index ramassent les caractéristiques d'une œuvre sous la forme d'une liste
de mots clés. En usant de ce mécanisme réducteur une banque ne porte-t-elle pas atteinte au
droit de l'auteur au respect de son œuvre ? D'une façon très équilibrée qui vaut également
pour l'édition traditionnelle, la Cour de cassation a affirmé que « tout index est par nature
exclusif d'un exposé complet du contenu de l'œuvre et que pour conclure à la mutilation
et à l'altération, il faudrait qu'une erreur soit relevée dans la citation et qu'il ne suffit
pas que celle-ci soit incomplète ».
En présence de résumés bien conçus, c'est-à-dire excluant tout emprunt majeur à la
forme de l'œuvre résumée, le risque est réel que les utilisateurs se détournent des œuvres-
sources pour se contenter desdits résumés. Aussi la jurisprudence a-t-elle dégagé la notion de
« non-substituabilité », notion assez étrangère à l'esprit du droit d'auteur mais contingente et
réaliste : n'est pas illicite selon elle le résumé «... ne permettant pas au lecteur de se dispenser
de recourir à cette œuvre elle-même ».

B-NATURE ET ETENDUE DES DROITS DU PRODUCTEUR.

1-droit de propriété du producteur sur la banque de données s'analyse comme droit


d’auteur. La loi du 2 juillet 1998 transposant la directive européenne sur la protection des
bases de données du 11 mars 1996 y ajoute un droit sui generis : celui d'interdire l'extraction
massive.
En conséquence les conditions traditionnellement exigées pour les droits d'auteur
conservent leur importance : il faut notamment que la banque de données soit originale. Or
plusieurs affaires (LPEIc/ Coprosa, Cass. Civ., lre Ch., 2 mai 1989, Paris, 21 novembre 1990,
DPVIntern. c/ Val monde) ont rappelé que les simples compilations d'informations (suites
de données chiffrées, annuaires sans critère sélectif, etc.) ne sont pas originales, sauf
exception, et donc non protégeables.
Le droit d'interdire l'extraction permet au producteur de la base d'empêcher les
utilisateurs de celle-ci de se constituer des sous-bases en télé déchargeant des parties plus ou
moins importantes. Ce droit n'est pas un véritable droit d'auteur : il s'agit d'un droit nouveau
basé sur la condamnation de la concurrence parasitaire ou de l'utilisation sans droit du travail
d'autrui. Son intérêt est d'affirmer que le dommage subi par le producteur de la banque est
acquis du seul fait du télé déchargement. Ceci aboutit à un renversement utile de la charge de
la preuve.
2- Pour ce qui est de son étendue, le droit d'auteur du producteur de la banque de données
couvre :
— la banque, considérée comme un ensemble particulier ;
— l'organisation et la structuration de l'information ;
— la présentation finale des documents ;
— les produits dérivés de la banque, flashes, profils standards, etc.

SECTION III. LA PROTECTIONDES AUTRES BIENS INFORMATIONNELS

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La plupart des créations intellectuelles abstraites peuvent être ramenées à des


combinaisons plus ou moins complexes de données passives ou actives (instructions d'un
programme) ; en sorte que leurs différents éléments peuvent être protégés distributivement par
les deux régimes de protection envisagés précédemment.

A-LA PROTECTION DES PRODUITS MULTIMEDIA.

Ceci permet de protéger par dérivation les produits multimédia, qui sont
fondamentalement des bases de données numériques « interactivées » par du logiciel à
condition que ces produits soient assez originaux dans la présentation ou la conception pour
mériter la qualification d'œuvre. La difficulté vient pour l'essentiel de ce que ces produits
lorsqu'ils sont originaux, sont des œuvres collectives ; or ce régime n'est pas très favorable
aux auteurs car là propriété intellectuelle revient aux investisseurs.
Une autre difficulté vient de la frontière à établir avec les œuvres audiovisuelles
(films, émissions télévisées) qui relèvent d'un régime particulier, celui de l'œuvre de
collaboration, strictement antithétique de l'œuvre collective. Pourtant la définition légale de
l'œuvre audiovisuelle («une séquence animée d'image ») suffit à écarter toute ambiguïté : le
produit multimédia, par son interactivité même, n'est pas une séquence qui s'impose
linéairement à un spectateur.

B-LA PROTECTION DES PAGES WEB.

Les pages Web (au-delà des éléments qu'elles contiennent, images, passages
musicaux, textes, éventuellement protégeables un par un) ne peuvent se voir dénier la
qualification d'œuvre si elles sont originales ; elles constituent en effet une composition
particulière. Une surenchère dans la présentation, destinée à retenir l'attention de l'internaute,
confère à certains sites une indiscutable beauté.

C-LA PROTECTION DES NOMS DE DOMAINE.

II existait en janvier 1998 plus d'un million de sites. Ces sites, pour être reconnus par
les utilisateurs de réseaux, doivent posséder une adresse, dite nom de domaine, par exemple «
[Link] ». La gestion de ces noms est assurée par un organisme international,
l'Internic, sur la base du « premier servi, premier nommé ». Il en est résulté que de nombreux
sites ont pu récupérer comme noms des termes distinctifs de marques plus ou moins notoires.
La tendance actuelle est de considérer que les noms de domaines constituent une entité
protégeable dans l'ensemble desquels les règles d'antériorité et de protection jouent de
façon comparable à celles du droit des marques, sans pour autant considérer les noms de
domaines comme des marques. Par ailleurs une marque notoire ne pourra pas servir de nom
de domaine (Atlantel c/ Icare, référé TGIBordeaux du 22 juillet 1996, Framatome c/
Internautes, réf. TGIParis, du 25 avril 1997).

SECTION IV. LA PROTECTION DES « PUCES »

En ce qui concerne les « puces » (circuit intégré, microplaquette semi-conductrice,


etc.) résultant des techniques de miniaturisation à grande échelle, la France s'est dotée d'une
législation spécifique avec la loi du 4 novembre 1987 qui organise pour les semi-conducteurs

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une protection sui generis dont le régime est partiellement emprunté aux autres techniques de
protection juridique. La côte d’Ivoire a adopté cette même protection.
Le microcircuit doit satisfaire à des conditions de fond et de forme. La topographie
doit traduire un effort intellectuel. L'effort intellectuel est une notion nouvelle. Il ne s'agit
pas de l'originalité requise pour le logiciel : il faut prendre en compte également la
masse de travail requise notion étrangère au concept d'originalité. Le circuit ne doit pas
être « banal ». La jurisprudence n'a toujours pas apporté d'éléments de nature à donner du
corps à cette nouvelle notion, moins exigeante que celle de nouveauté.
Le circuit intégré doit faire l'objet d'un dépôt à l’OAPI, pour bénéficier d'une couverture
intéressante.
La loi fait interdiction aux tiers de reproduire la topographie protégée et
d'exploiter commercialement ou d'importer à cette fin une telle reproduction ou tout
produit semi-conducteur l'incorporant.

CHAPITRE IV: INFORMATIQUE, LIBERTES ET DROITS DES

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INDIVIDUS.

Les TIC offrent beaucoup de commodité dans le travail. Parmi les nombreux avantages,
on peut citer : la mise à la disposition des usagers aux sources d’informations. (Internet à
partir de moteurs de recherche). L’accès rapide à l’information. Les correspondances
rapides. Cependant, elles n’ont pas que les avantages elles peuvent faciliter la tâche à des
personnes mal intentionnées pour porter atteinte aux mœurs. La mésaventure est arrivée à
une jeune fille filmée nue par son copain, les images ayant été rendues publique, outré de
voir son intimité faire le tour de la ville elle a porté plainte contre son copain qui a été
jugé coupable d’attentat à la pudeur.
Il importe d'être sensibilisé au contexte entourant la circulation de l'information dans
l’utilisation des TIC à cet effet, l'élaboration d'une structure de surveillance sur Internet,
la détection de crimes commis dans des environnements virtuels, l'amélioration des outils
de recherche de renseignements face aux problématiques émergentes et la veille
technologique constituent des moyens possibles pour y faire face.

SECTION I-LES INFORMATIONSNOMINATIVES

Par informations nominatives on entend toutes informations qui permettent d’identifier un


individu directement (Nom, Prénom…….) ou indirectement (numéro de téléphone,
adresse email) .sachant que chacun à droit au respect de sa vie privée, le problème qui se
pose est de savoir quelles sont les droits que détiennent des personnes fichées ? (Les
personnes fichées doivent-elles être informées sur les droits dont elles disposent face au
traitement automatique de leurs données ? Qu’est-ce qu’on cherche à protéger ?) Pour
répondre à cette question, on se basera sur l’individu car il constitue l’objet de la
protection.
La protection des données nominatives est une forme de reconnaissance des personnes
comme être libre ainsi la collecte et la détention des données ne peuvent se faire à l’insu
de la personne car elle dispose d’un droit d’accès et de rectification.
L’information nominative est aussi entendue comme une information qui concerne une
personne physique particulière, telle qu’un dossier médical, un relevé de notes d’un
étudiant ou un casier judiciaire. Pour obtenir ce type d’information, le droit exige du
requérant qu’il ait un intérêt pour («être concerné par») le document nominatif auquel il
souhaite accéder.

SECTIONII-QUELQUES AGISSEMENTS ILLICITES SUR INTERNET

Un délit est un délit sur Internet ou ailleurs. Les agissements délictueux étant
innombrables on peut citer :

A- LA PEDOPORNOGRAPHIE

La pédophilie est définie comme une préférence sexuelle pour les enfants
généralement en âge pré-pubert ou au début de la puberté.la pornographie est la
représentation obscène dans une œuvre littéraire ou cinématographique. Près d’un millier
d’images pornographiques représentants des mineurs sont en circulation permanente dans

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le réseau. Les services d’images pornographiques sont rarement situés en France ou en


Europe mais plutôt aux U.S.A, en Asie, Russie…

B- LES TIC ET LA PROPRIETE INTELLECTUELLE

La propriété intellectuelle est une branche juridique qui à pour but de protéger
l’esprit notamment les œuvres des inventeurs, chercheurs, producteurs, agricoles,
industrielles. Le droit de la propriété intellectuelle est justifié par la volonté de favoriser
le progrès technique et l’émergence des œuvres nouvelles. Une nouvelle technologie
n’est possible que grâce aux découvertes qui l’on précédée. Protéger les œuvres de
l’esprit peut avoir les effets suivants :
Stimuler la recherche en garantissant aux chercheurs la possibilité de jouir de son
travail car quiconque voudra en profiter lui devra quelque chose;
Accélérer et spécialiser la recherche car seul le premier à déposer une invention pourra se
faire reconnaître il est donc nécessaire de travailler le plus vite possible dans un domaine
où le risque de se faire dépasser par un concurrent est aussi faible que possible;
On observe une forte demande de protection dans les pays développés et une
faible demande dans les pays en voie de développement considéré comme consommateur.
Il faut noter que les créations intellectuelles du domaine des TIC sont incluses dans la
propriété intellectuelle et ses différentes branches notons juste que c’est le mode de
diffusion des œuvres qui diffère dans le système d’information.

1-LA PROTECTION DES CREATIONS INTELLECTUELLES

L’objet de la protection du droit d’auteur est l’œuvre car elle constitue


l’expression personnelle de l’intelligence et possède une originalité suffisante qui se prête
à la reproduction, à la communication au public.
Les droits de la propriété sont les droits reconnus à tout auteur et lui assurant
la protection des actions en contrefaçon.
a-Quelques sources de la propriété intellectuelle

-La convention de berne de 1886 pour la protection des œuvres littéraires et


artistiques
-L’accord de Bangui du 02 mars 1977 révisé en 1999 relative à la concurrence
déloyale et à la contrefaçon;.

La propriété intellectuelle, à pour tâche d’assurer l’enregistrement et la


délivrance des titres de propriété de ces œuvres au niveau national et sous régional,
L’OAPI joue ainsi un rôle important dans la naissance des droits de la propriété en
Afrique.
Au niveau international L’OMPI est une institution intergouvernementale qui reçoit les
demandes internationale des brevets.

b- Les œuvres du domaine du traitement de l’information

Le droit d’auteur, s’applique à toutes les œuvres de l’esprit quel que soit le genre, le
format d’expression.
Dans le domaine du traitement de l’information nous aurons :

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 -Les bases de données sont un recueil de données ou d’autres éléments


indépendant disposés de manière systématique ou méthodique et individuellement
accessible par des moyens électroniques ou par tous autres moyens.
Ici le producteur à droit d’interdire l’extraction ou la réutilisation totale ou partielle du
contenu de la base de données ; pour être protégée une base de données doit avoir
nécessité un investissement financier, matériel et humain.
 Le logiciel constitué de l’ensemble des programmes, des procédés et des règles et
éventuellement de la documentation, relatifs au fonctionnement d’un ensemble de
données. Le logiciel est protégé par le droit d’auteur adapté aux spécificités
techniques des programmes d’ordinateur, la protection porte sur l’enchainement
des instructions, le code objet et le code source, les interfaces logiques;
Bien que la directive « logiciel » ait été votée le 24 novembre 2003 en France, l’on
statuera en jurisprudence car l’intégrité des logiciels dans les œuvres protégeables par le
droit d’auteur est assimilé à des œuvres littéraires et artistiques, au Cameroun, la création
de logicielles constituant une solution non évidente rentre dans le domaine de la propriété
littéraire et artistique selon la loi n° 2000/11 du 19 décembre 2000 ;
 -Les pages web sont des compositions graphiques ou textuelles représentant des
liens vers d’autres sources d’informations. Sous la condition de l’originalité, ces
pages sont protégées;
 -Les sites de jeux peuvent être protégés comme des marques, les éléments
esthétiques du jeu peuvent faire l’objet de dessin et modèles (propriété
industrielle) ;
 -Les noms de domaine sont des identifiants assignés uniquement à un site web
spécifique. atteinte au propriétaire peut être sanctionné pour contrefaçon selon
l’article 327 du code pénal camerounais qui puni d’un emprisonnement de 3 mois
à 2 ans et d’une amande de 20 000 à 500 000F le contrefacteur et pour pou
agissement parasitaire confère article 1382 du code civil.
-
2-LE DROIT D’AUTEUR A L’ERE DU NUMERIQUE
On utilise de plus en plus les techniques numériques pour créer et diffuser la
connaissance. Ces techniques rendent les documents disponibles afin que les
consommateurs puissent les consulter, les lire et les utiliser.

3- LE PARTAGE DE RESSOURCES

Une exception au droit exclusif de l’auteur est prévue à savoir « la copie privée »,
cette exception marque la tolérance pour les pratique impossibles à contrôler, la plus part
des copies sont utilisés dans le cadre des recherches de l’enseignement ou des études
personnelles, mais l’inquiétude du titulaire des droits se manifeste sur la perte des ventes
représentées par ces copies car ceux qui copient n’achètent pas forcement des œuvres.
La pratique du streaming et du peer-to-peer sont des exemples de partage de
ressources
A l’aide du streaming qui est ensemble de technologies de diffusion de son ou
de vidéo en flux continue sur le web un utilisateur quelconque pourra enregistrer ou
télécharger n’importe quel œuvre à son profit ;
Quant au peer-to-peer c’est une technologie utilisée pour échanger les fichiers
entre différents utilisateurs connectés simultanément à internet ce sont des logiciels qui
mettent en ligne des œuvres protégées sans l’aval des propriétaires à destination du
public, il permet également aux usagers de se les partager en toute légalité.

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4- LA PROTECTION TECHNIQUE ET JURIDIQUE

Plusieurs dispositifs existent pour sanctionner les comportements illicites en


matière de mise à disposition d’œuvres protégées. Le piratage est facilité dans un
environnement numérique d’où l’idée de protection technique des œuvres grâce au
cryptage, et aux outils de filtrage permettant de déceler la circulation dans un réseau
exemple en occident, la solution COSMOS est utilisée pour permettre aux opérateurs de
télécommunication d’obtenir des informations sur le comportement des utilisateurs.
Internet offre des facilités aux utilisateurs pour le téléchargement pour usage
privée mais les utilisateurs sont parfois capables de contourner le système de protection
technique. La protection juridique donne aux auteurs de condamner l’acte de
contournement.

Durant sa vie, un auteur jouit des droit d’auteur sur sa création si elle est
nouvelle, inventive te applicable à tous. Selon certains codes et organismes régissant la
propriété intellectuelle, l’auteur peut par conséquent exploiter son œuvre afin d’en tirer un
profit pécuniaire.

C-LES MENACES SUR INTERNET.

La plus part des menaces sur le Internet ne peuvent se classer dans l’une des
catégories suivantes :
 -La perte de l’intégrité des données ici, les informations sont créées, modifiées
ou supprimées par un intrus.
 -La perte de la confidentialité des données : ici les informations sont accessibles
à des personnes non autorisées.
 -La perte de services : un service est défaillant en raison de l’action d’un
pirate. Exemple de menaces sur internet : diffamation, injure, menace de
mort, calomnies.
 -La diffamation est une allégation qui porte atteinte à l’honneur de la
personne. Les infractions commisses sur Internet sont de plus en plus nombreuses
tout particulièrement du faite de la diffusion des propos diffamatoires (injurieux
voire incitant à la haine raciale ou en encore à la violence)
SECTION III-LA LIBERTE D’EXPRESSION ET SES LIMITES SURINTERNET.

La liberté d’expression consiste pour n’importe qui à pouvoir faire connaître


au plus grand nombre n’importe qu’elle opinion. Le problème est qu’avec la liberté
d’expression, insulte, racistes, diffamations diverses, incitation au meurtre, à la violence
ne manquera pas de fleurir sur la toile. En faveur de cette liberté, on peut considérer que
ce n’est pas en interdisant qu’on élimine des opinions criminelles des têtes, ce n’est pas en
condamnant des propos racistes ou homophobes qu’on fera reculer ces maux dans les
consciences .il se pose donc le problème de savoir qui décidera si tel propos est excessif
et si tel autre est acceptable.
Plusieurs types de discours sont prohibés mais pour qu’un propos soit interdit il
faut identifier le danger. Certains internautes n’hésitent pas à faire héberger leurs sites
vers les pays plus permissifs en matière de liberté d’expression (la Russie, le Japon,
U.S.A). l’on considère qu’en Europe, les propos antisémites sont délictueux aux U.S.A ils
sont l’expression d’une opinion.

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La liberté s’accompagne des limitations des droits et de la dignité d’autrui. Les


mesures visant à empêcher une atteinte à la liberté d’autrui peuvent être prescrites comme
ce fut le cas en Angleterre et aux U.S.A.
En Angleterre un système de mouchard facilite les écoutes sur Internet. Ce système est
mis totale se met en place pour protéger les citoyens.
Aux U.S.A après le 11 septembre 2001, le FBI a mis en place le système
CARNIVORE (logiciel de surveillance installés chez les F.A.I afin de surveiller la
circulation des messages électroniques et de conserver l’historique des consultations).
SECTION IV-LA RESPONSABILITE DES OPERATEURS AU REGARD DES
CONTENUSILLICITES.

Sur Internet, celui qui subit un préjudice aura tendance à mettre en cause les
opérateurs. Illustration d’un cas :
Les hébergeurs des sites devront contrôlés à priori les pages qu’ils abritent, ces
derniers ont une obligation de prudence, de vérification contenu ou du thème d’un site ;
bloquer les données constituants les infractions, Les Etats encouragent les opérations de
télécommunications et les internautes à dénoncer aux autorités les délinquants ou les
comportements illicites sur internet.

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CHAPITRE V : LES DÉLITS INFORMATIQUES

L'ordinateur est en train de modifier profondément la criminalité des pays


industrialisés ; certains délits se sont multipliés à cause de lui : violation de secrets
techniques et commerciaux, atteintes à la vie privée, etc. ; d'autres n'existeraient pas
sans lui : manipulations de données, vol de temps-ordinateur, etc.
Le développement de cette « criminalité informatique » pose un problème d'une certaine
portée qui sera brièvement examiné : ta spécificité du délit informatique ; cette spécificité (I) a
été reconnue par le droit pour sanctionner la fraude informatique (II) et défendre le secret des
fichiers nominatifs (III).

SECTION 1-LA SPECIFICITE DU DELIT INFORMATIQUE


Faisant tous intervenir l'ordinateur, les délits informatiques se soumettent facilement à
une typologie technique ; il est ainsi possible de distinguer cinq grandes catégories :

A) VOL DE TEMPS-ORDINATEUR OU DE CONNEXION.

B) MANIPULATIONS DIVERSES: d'entrées-sorties (modification des supports


d'information pour introduire des comptes fictifs à créditer, etc.) ; de console (redoublement
des informations représentant des crédits), etc.

C) INTRODUCTION DANS LES SYSTEMES POUR EN RECUEILLIR OU EN


ALTERER L'INFORMATION : programmes de blocage pour interdire le débit de certains
comptes, d'arrondissement à la somme inférieure ou supérieure, de perception d'intérêts
fictifs, d'établissement de chèques à des bénéficiaires fictifs, etc.

D) INTRUSION DANS UN SYSTEME POUR EN MODIFIER, VOIRE EN BLOQUER


LE FONCTIONNEMENT.

E) APPROPRIATION-DIVULGATION DE DONNEES INFORMATISEES


TECHNIQUES OU NOMINATIVES PROTEGEES PAR LE SECRET : VOL DE
LOGICIEL, VENTE DE FICHIERS, ETC.
Ne font pas partie des délits informatiques les infractions dans lesquelles le matériel
informatique n'a que la valeur d'un simple objet : vol de console, vol de « puces » par les
employés d'un fabricant, etc.
Du point de vue des circonstances, les délits informatiques présentent des
particularités marquées :
— les conséquences financières sont généralement considérables pour un risque physique
réduit et sans violence dans la plupart des cas ;
— la personnalité du délinquant et la préparation des délits sont originales ;
— les questions de culpabilité, tentative, complicité ont un caractère moins concret que dans
la criminalité classique.
Le délit informatique est donc une réalité sociologique bien différenciée, mais il tend à
devenir aussi une catégorie juridique spéciale.
Or la référence obligatoire à une incrimination déjà prévue par les textes - c'est le principe de
la légalité des-peines, qui est à la base du droit pénal moderne - s'est progressivement révélée
inopérante dans certains cas : ainsi, le vol de temps-ordinateur est censé impliquer la

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soustraction frauduleuse de la chose d'autrui, selon la définition classique du vol ; mais


jusqu’à quel point y a-t-il soustraction et s'agit-il là bien d'une chose ?, de même les abus
commis aux distributeurs automatiques de billets par les titulaires de cartes bancaires ne
pouvaient-ils être simplement appréhendés, etc.
Le législateur français, plutôt que d'adapter les incriminations traditionnelles pour leur
permettre d'embrasser les déviances informatiques (suivant le cas, vol, abus de confiance,
escroquerie, etc.), a préféré introduire une notion entièrement nouvelle : la fraude
informatique.

SECTION II- LA FRAUDE INFORMATIQUE

A-LES SYSTEMES DE TRAITEMENT AUTOMATISE DE DONNEES.

La notion de système de traitement automatisé de données utilisée par ces textes est vaste : en
conséquence, tout ensemble informatique, quels que soient sa taille, son mode de liaison avec
d'autres et son mode de traitement, a vocation à constituer un système.
Naturellement, l'Internet, le plus grand des réseaux, est bien constitutif d'un système.
De même, les informations enregistrées sur un support matériel mais protégées par un
algorithme de cryptage sont caractérisées par la présence simultanée dans un espace restreint
de tous les éléments propres à constituer un système.
La notion de système implique la mise en œuvre concomitante d'un matériel et d'un
logiciel : la loi ne peut concerner les atteintes à des éléments purement matériels (supports,
liaisons, etc.) ou l'entrée dans un ensemble purement logiciel (démontage d'un programme,
copie, etc.). La loi sur la fraude n'a pas vocation, dans ces cas, à remplacer les délits de
sabotage ou de contrefaçon.
Ne peuvent être l'objet d'une protection pénale que les systèmes qui ont été assortis
d'une protection technique, seule à même d'établir la volonté de leur détenteur d'en interdire la
pénétration aux tiers.

B-LES DIFFERENTS DELITS RELATIFS A LA FRAUDE INFORMATIQUE.


Cinq agissements frauduleux ont été répertoriés et assortis de sanctions : au terme de
l’article : 313 à 326 du code pénal.
 l'accès ou maintien frauduleux dans un système (art. 323-1) passible d'un an
d'emprisonnement et de 100 000 F d'amende ;
 l'accès ou maintien frauduleux dans un système provoquant l'altération des
données contenues sanctions alourdies à deux ans d'emprisonnement et de 200
000 F d'amende ;
 l'altération volontaire du fonctionnement d'un système puni de trois ans
d'emprisonnement et de 300 000 F d'amende ;
 l'altération volontaire des données d'un système passible de trois ans
d'emprisonnement et de 300 000 F d'amende ;
 la participation à un groupement formé ou à une entente établie en vue de
commettre les infractions ci-dessus
En pratique, à cause du caractère souvent complexe des opérations techniques, ces différents
délits se ramènent à deux comportements fondamentaux ne présentant pas la même
gravité :
 pénétrer dans les systèmes afin de lire de l'information;
 pénétrer dans les systèmes afin de manipuler l'information.

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Le l égislateur a tenu compte du fait que la complexité actuelle des systèmes


conduit les fraudeurs à se regrouper et a pris pour modèle l'infraction d'association de
malfaiteurs relative aux crimes contre les personnes ou les biens.
La confiscation des matériels ayant servi aux infractions est prévue par l'article 323-
5-3°, mesure censée avoir un effet dissuasif à l'endroit des fraudeurs isolés.
Les auteurs d'infraction s'exposent enfin à des interdictions diverses, d'une durée de cinq ans,
prévues par la loi : privation des droits civiques, interdictions d'exercice professionnel,
interdiction d'émettre des chèques dans des conditions normales, notamment.
La responsabilité des personnes morales dont le principe figure dans les dispositions
du Code pénal peut être impliquée à l'occasion de ces différents délits. Les peines encourues
par les personnes morales sont celles prévues aux articles 131-38 et 131-39 du Code pénal.

SECTION III-LES ATTEINTES INFORMATIQUES AUX LIBERTES


INDIVIDUELLES
Le nouveau Code pénal a intégré et a ajouté de nouveaux délits à ceux qui
sanctionnaient les atteintes aux libertés prévus par la loi en aggravant généralement les peines
prévues par cette loi.
Sept délits sont ainsi prévus :
 le non-respect des formalités préalables à tout traitement
 l'absence de mesure de sécurisation de la confidentialité
 la collecte frauduleuse de données
 l'enregistrement de données interdites telles que celles faisant apparaître les
origines raciales ou religieuses
 le dépassement de la durée prévue pour la conservation;
 le détournement des informations de leur finalité ;
 la divulgation d'informations nominatives.
Ces délits sont assortis de peines très lourdes qui font se demander si elles sont
très réalistes. Leur lourdeur peut inciter les pouvoirs publics à ne pas poursuivre.

Comme pour la fraude informatique les personnes morales peuvent être déclarées
responsables pénalement ; elles encourent une amende égale au quintuple de celles prévues
pour les personnes physiques.

SECTION IV- DELITS GENERAUX APPLICABLES A L'INFORMATIQUE


En outre, un certain nombre de délits non spécifiques à l'informatique peuvent
trouver à s'appliquer selon les circonstances :

A-LE FAUX ET L'USAGE DE FAUX.


La falsification de documents informatisés est désormais appréhendée par une
incrimination générale de faux et d'usage de faux prévue par l'article 441-1 du Code pénal.

C- LA CONTREFAÇON

1-Biens protégé
Lorsque les liens informationnels (logiciels, bases de données, pages Web, pro-
duits multimédia, etc.) font l'objet d'un acte qui n'est pas autorisé par leur auteur
(reproduction, adaptation, autre utilisation sans droit, etc.), la personne physique ou morale
qui prend l'initiative de cette action se rend coupable de contrefaçon. Or toute con-
trefaçon est un délit (Code de la propriété intellectuelle).

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Selon les dispositions du code de la propriété intellectuelle considère que les


personnes morales peuvent se rendre coupables de contrefaçon. Le maximum de l'amende
encourue dans ce cas est de 5 000 000 F sans préjudice des peines qu'elles peuvent encourir
au titre de la fraude informatique. Or on sait qu'en cequi concerne les seuls logiciels de
nombreuses personnes morales (et même des établissements publics) pratiquent la duplication
sur une base illégale.

2-Spécificités de la contrefaçon en matière de biens informationnels.


Le droit de la contrefaçon est dominé par deux principes qui subissent quelques
aménagements dans le domaine des biens informationnels, ce qui fait que le régime de la
contrefaçon y est un peu différent de la contrefaçon des productions littéraires et artistiques
classiques, ou des dessins et modèles :
 En principe une présomption de mauvaise foi pèse sur le contrefacteur ;
c'est donc à lui de prouver que l'objet contrefait ne possédait pas l'originalité
requise pour être protégé et non à l’auteur de l'objet contrefait de prouver que
sa production était originale ; cette règle souffre des assouplissements en
Informatique dans la mesure où il est difficile de trouver des précédents
strictement identiques ; on attendra donc souvent de la victime de la
contrefaçon qu'elle prouve être sortie de la banalité ;
 La contrefaçon s'établit par les ressemblances et non par les différences ;
ainsi de légères similitudes dans le domaine des arts et lettres peuvent conduire
le juge à établir la contrefaçon ; en informatique, de légères ressemblances ne
suffiront pas, car elles peuvent découler de la nécessité fonctionnelle (quelques
instructions identiques peuvent ne pas être significatives) et on s'attachera à
regarder les similitudes d'ensemble ; architecture générale de deux program-
mes similaires, organisation comparable de deux banques de données voisines,
etc.
 Les règles de saisie sont différentes car la saisie des supports contrefaits
n'empêche nullement le contrefacteur de recourir àune autre copie pour
continuer sa production illégale ; en outre la saisie d'un logiciel, lorsqu'il
constitue un élément essentiel de la gestion d'une entreprise n'est pas sans
inconvénients. La saisie-description peut se matérialiser par la prise d'une
simple copie. De plus le commissaire peut se faire accompagner par un expert
ou par une personne assermentée (par exemple un agent de l'Agence pour la
protection des programmes).

C- LES AUTRES DELITS APPLICABLES.

1-Le vol de supports d'information (programmes et fichiers).


Le vol de temps-ordinateur devrait être admis dans tous les cas (traitements
simples et répétitifs, calculateurs, robotique, analyses de données) où il constitue une
prestation au caractère nettement matériel et générique, par analogie avec le vol d'usage
ou le vol d'eau ou d'électricité bien reçu par la jurisprudence.

2-La violation du secret de fabrique.


Les peines pour la violation du secret de fabrique sont prévues le Code du travail
et sont sanctionnées comme étant une violation du secret professionnel par un licenciement.

3-La corruption passive et trafic d'influence.

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C’est également le cas peuvent lorsqu'un employé s'est fait circonvenir par un
concurrent.

4-La corruption d'employé.


5-Le secret professionnel.
— Certaines professions sont astreintes au respect du secret professionnel (médecins,
avocats, experts comptables, etc.) ; si ces personnes sont dépositaires de données
confidentielles, leur responsabilité peut être engagée lorsque ces données sont
divulguées de leur fait. De même les tiers de confiance (notaires électroniques) qui
seront agréés pour servir d'intermédiaires dans les transactions électroniques devront-
ils se soumettre à ce secret.

6-L'escroquerie. (art. 471 CP)


L'escroquerie est envisageable si la nature de la chose remise le permet et si des
manœuvres frauduleuses ont eu lieu .
G) L'abus de confiance. — Certains agissements impliquant l'informatique peuvent constituer
le délit d'abus de confiance (art. 467 CP) lorsqu'une personne a détourné des fonds au
préjudice d'autrui, ceci dans le cadre d'un contrat (collaboration, échange, société, etc.).

7-Le recel (art. 467 CP)

Le Code pénal définit le recel comme la dissimulation, la détention ou la transmission


d'une chose que l’on sait provenir d'un crime ou d'un délit. Cette chose peut effectivement être
immatérielle et consister en des données informatiques stockées sur un disque dur. La
jurisprudence a retenu le délit de recel d'information en plusieurs occasions. On peut imaginer
qu'avec le développement de l'Internet d'une part et celui de la monnaie électronique de l'autre
on pourra très raisonnablement poursuivre pour détention de données contraires à l'ordre
public et aux bonnes mœurs (pédophilie, pornographie, révisionnisme, etc.) ou pour blanchi-
ment d'argent.

8-L'atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation.


 Le Code pénal a regroupé un certain nombre d'agissements à
l'accomplissement desquels, compte tenu de la place grandissante prise par le
secteur informationnel et des solidarités fonctionnelles qu'il implique,
l'informatique peut se révéler un instrument efficace. Il en va ainsi:
 de la livraison d'information à une puissance étrangère;
 du sabotage;
 des atteintes aux secrets de la défense nationale;
 des actes de terrorisme

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CHAPITRE VI: ATTEINTES ET PROTECTIONS DU SYSTEME


AUTOMATISE DE DONNEES

De nos jours, nous dépendons, de plus en plus des systèmes automatisés


pour exécuter des fonctions quotidiennes. Pour ce faire les personnes chargées de
l’usage devrait en connaitre les faiblesses et prendre les mesures de sécurité qui
s’imposent. Par conséquent il sera irréaliste de viser la sécurité absolue car un
adversaire motivé et ingénieux qui dispose des ressources suffisantes peut
compromettre la sécurité des systèmes même les plus perfectionnés.

SECTION I-QUELQUES TECHNIQUES D’ATTEINTES LES PLUSREPANDUES

A-PIRATAGE INFORMATIQUE : c’est l’introduction dans un système afin de


prendre connaissance, de modifier ou de détruire les données sans la permission du
propriétaire;
Nous allons déterminer quelques formes de piratage
1-Le hameçonnage (phishing) :

C’est une technique qui est utilisée par des fraudeurs pour obtenir des renseignements
personnels dans le but d’usurper une identité.
Elle consiste à imiter un courrier officiel, une page d’accueil d’une banque en ligne ou
des clients croyants être connecté à leurs agences tapent en toute confiance leurs
identifiants et mots de passe, le pirate peut ensuite s’en servir pour contacter des crédits,
effectuer des virements ou prendre des abonnements téléphoniques.

2-Le pharming ou dévoiement:


C’est la technique de piratage informatique visant à escroquer en redirigeant les
internautes vers de faux sites malgré la saisie d’une URL (adresse) valide;
 -Le harponnage ou spear-phishing :
Technique consistant à se faire passer pour un collègue ou un employeur afin de récupérer
ses identifiants pour pouvoir accéder au système informatique de l’entreprise;
 -Hacking :
C’est le fait de s’introduire dans un système informatique sans autorisation et de s’y
maintenir avec une intention frauduleuse ou dans le but de nuire;
 -Smishning :
Ce nouveau type d'attaque cible les téléphones cellulaires (Smartphones) comme le
Blackberry. Les propriétaires de téléphone portable reçoivent un courriel ou un SMS
(Short Message Service) les incitant à suivre un lien qui installe secrètement un cheval de
Troie pour les épier;

B-SABOTAGE DU MATERIEL: destruction, vol du matériel;

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C-VIRUS:
Programme destiné à perturber le fonctionnement du système ou pire, à modifier,
corrompre, voir détruire les données qui y sont stockées;
D-MANIPULATIONS DIVERSES :
IL s’agit ici de modifier les caractéristiques du système (panneau de configuration) à
l’aide d’un droit d’accès (réorganiser les icônes, la police, l’arrière-plan, son, le volume);

E-DECRYPTAGE
Opération inverse du cryptage qui est l’utilisation de codes ou signaux non
usuels permettant la conservation des informations à transmettre en des signaux
incompréhensibles par des tiers.

SECTION II-RESPONSABILITE CIVILE ET PENALE

Sur le plan juridique la difficulté réside sur l’administration de la preuve d’autant plus si
l’atteinte a été faite à partir d’un réseau ouvert tel que internet, l’identification de la
personne peut s’avérer difficile bien que l’origine de l’atteinte est détectée, l’étendue des
dommages causés à un Système automatisé, à une entreprise ou à un utilisateur impose
que des mesures de précautions soit prises
Toutefois dans un Etat de droit, la société et les individus qui la composent disposent
toujours lorsqu’il y a une atteinte à leur Biens ou à leur personnes d’une alternative entre
la voix pénale et la civile pour obtenir une condamnation du coupable et éventuelle
réparation.

A-LA RESPONSABILITE PENALE.

Le droit pénal, défend l’ordre social et expose celui qui a commis un acte frauduleux à
une peine ou à une mesure de sûreté.
Considérons l’infraction comme :
 Une contravention (infraction sanctionnée par une amende) Tribunal de
police a compétence en ces cas. Sanctions une peine
d’emprisonnement inferieure ou égale à 02 ans avec une
amende inferieure ou égale à 360.000FCFA

 Un délit (infraction passible de peine correctionnelle encouru par des


personnes physiques (emprisonnement, amende, sanction réparation) le
tribunal Correctionnel composé d’un magistrat professionnel) à compétence
en ces cas et peut condamner à une peine d’emprisonnement inférieure à
10 ans avec une amende supérieure ou égale à 360.000FCFA

 Un crime (homicide, action blâmable) la cour d’assise composé d’un jury


populaire qui peut condamner à une peine supérieure à 10 ans

B-LA RESPONSABILITECIVILE.

Le droit civil a un caractère strictement compensatoire puis qu’il régisse des


dommages et intérêts et organise la réparation des préjudices subis par les individus.

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Le principe général de la responsabilité civile est exposé par l’article 1382 du


code civil «Tout fait quelconque de l’homme qui cause à autrui un dommage oblige
celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer. » et 1383 « chacun est responsable
du dommage qu’il a causé non seulement par son fait mais encore par sa négligence
ou son imprudence. » La responsabilité civile de toute personne peut être engagée si
trois (3) conditions sont remplies:
 Un préjudice subi par la victime.
 Une faute de l’auteur du délit.
 Un lien de causalité entre le préjudice subi et la faute.

C. LA COMPETENCE DU LIEU DE COMMISSION DE LA FAUTE.


Le tribunal qui sera assigné sera celui du lieu du fait dommageable.

SECTION III-LES TECHNIQUES DE SECURITE DANS UN SYSTEME


D’INFORMATIQUE.

La sécurité est l’un des moyens techniques et logiciels mise en place pour
conserver et garantir la bonne marche du système.

A-LA PROTECTION PHYSIQUE.

Elle concerne la sécurité au niveau des infrastructures matérielles On s’engagera à:


 -assurer la réparation des erreurs de fonctionnement (maintenance corrective)
à prévenir celle-ci par des vérifications périodique c'est-à-dire voir si le matériel et
le logiciel fonctionnent bien (maintenance préventive), On peut également faire
une maintenance évolutive (installation et mise à jour);
 -rechercher un endroit aéré et sec;
 -éviter la poussière;
 -respecter la démarche d’arrêt et de démarrage

B-LA PROTECTION DANS LE SYSTEME D’EXPLOITATION WINDOWS.

Windows, rencontre beaucoup de critique sur son manque de sécurité (contrairement


au SE linux) mais possède pourtant des ingrédients sûrs :
 -La notion de session c’est-à-dire l’authentification de l’utilisateur qui est à la
base du mécanisme de sécurité de Windows.
 -Interdiction du partage des comptes (création de plusieurs comptes, désactiver
les comptes inutilisés).
 -Activer les fonctions essentielles de sécurité c'est-à-dire activer le pare-
feu/firewall (barre de tache-alerte de sécurité windows – protection pare-feu-
activer) ou bien panneau de configuration et activer)
 -La notion de sécurité dans un navigateur à l’exemple d’internet explorer
(outil- option internet-paramétrer les options de sécurité (sécurité avancé…)

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C-LA PROTECTIONLOGIQUE.

1-L’installation des programmes antivirus :

Les antivirus, sont des programmes permettant de détecter et de localiser la


présence d’un virus, afin de tenter de réparer les fichiers endommagés, de les mettre en
quarantaine ou de supprimer les fichiers contaminés.
Bien qu’elle ne vous mette pas à l’abri de tout danger, la meilleure protection
consiste à installer sur l’ordinateur un logiciel antivirus. Cependant de nouveaux virus
apparaissent chaque jour, Il importe donc d’installer des logiciels compatibles et
d’actualiser régulièrement le logiciel.

2-Activer un filtre anti spam:

Les spam ce sont des informations à caractère publique qui engorge nos boîtes
aux lettres. Le filtre anti-spam sert à identifier les mails caractérisés de spam. Dès lors, ils
n’arrivent pas jusqu'à votre boîte électronique.
 -Installer un pare-feu : considéré comme un administrateur système (dispositif
logiciel et matériel qui filtre le flux de donnée sur un réseau informatique) il
permet de protéger un ordinateur dans un réseau tiers (exemple internet) en filtrant
des données échangées dans le réseau, d’empêcher les attaques des antivirus
nuisibles, de bloquer une prise en main à distance par un pirate.

3-Installer un antispyware:
Le spyware est un logiciel malveillant qui s’installe dans un ordinateur dans le
but de collecter et de transférer des informations très souvent sans que l’utilisateur n’en
est connaissance. Un anti-spyware est une famille de logiciels destinés à
Réparer et à supprimer les spywares qui pullulent sous Windows Exemple : AVG
(anti-spyware).
4-Le cryptage des données ou cryptologie:
Le cryptage est un procédé grâce auquel on peut rendre la compréhension d’un
document impossible à toute personne qui n’à pas la clef de déchiffrement. Le cryptage
garantit la confidentialité des données (en chiffrant ou en déchiffrant) à l’aide des
logiciels basés sur des algorithmes.

D-PROTECTION DES DONNEES

Tout ordinateur est appelé à échanger avec l'extérieur : connexion Internet (pages
web, messagerie...), connexion réseau, lecteurs divers (disquette, cédérom, clé USB...). Lors
de ces échanges, il existe un risque de contact avec des éléments malveillants : les virus sont
les plus connus de ces dangers mais il en existe d'autres.

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Ces agressions sont le fait d'informaticiens très avertis, maîtrisant parfaitement la


programmation. Elles se manifestent sous forme de fichiers informatiques dont les actions
sont diverses mais toujours nuisibles à votre ordinateur : ralentissement voire blocage de la
machine, suppression de documents, modifications de programmes, diffusion d'informations
privées...

1-Virus :Un virus informatique est un programme conçu pour se dupliquer ; il se propage par
tous les moyens d'échange de données numériques (Internet, réseau, disquette, cédérom, clé
USB…) ; les effets d'un virus sont très variés, de l'affichage d'un simple message anodin à la
destruction complète de toutes les données de l'ordinateur.

Moyens de protection ?
Les antivirus sont des logiciels conçus pour repérer les traces d'activité des virus, les
bloquer et isoler ou supprimer les fichiers qui en sont responsables. Leur mode de
fonctionnement est basé sur une veille permanente, à deux niveaux :
 sur tout ordinateur, un programme antivirus doit être installé et actif.
 cet antivirus doit être tenu à jour : la surveillance par l'antivirus se réfère à une base de
données contenant les signes d'activité de tous les virus connus. Chaque jour, de
nouveaux virus apparaissent, inventés par des experts en programmation désireux
d'éprouver leurs compétences ; en permanence, d'autres experts surveillent l'apparition
de ces nouveaux programmes et conçoivent des antidotes. On comprend qu'un
antivirus ne sera efficace que s'il est régulièrement actualisé, pour détecter les
manifestations de tous les nouveaux virus.

2-Chevaux de Troie / backdoors :Voisin des virus, un cheval de Troie (aussi appelé troyen
ou trojan) est un programme qui, sous les apparences d'un logiciel utile, autorise l'exécution
de commandes sur votre ordinateur, depuis un ordinateur distant, via Internet.
Certains chevaux de Troie, les backdoors, permettent de contrôler à distance votre
ordinateur : après avoir infecté votre machine (lors du téléchargement d'un fichier ou
l'ouverture d'une pièce jointe), le programme permet, lorsque vous êtes en connexion Internet,
d'avoir un accès libre en lecture, écriture ou suppression à la totalité des fichiers présents sur
votre disque dur mais également de faire exécuter à votre ordinateur des actions illégales
(attaques de serveurs, intrusions dans des sites sensibles…).
Moyens de protection ?
Un antivirus (à jour) permet de limiter les risques d'infection.
Un firewall (matériel ou logiciel) permet, en plus, de surveiller le trafic sur votre accès
Internet, pour détecter les tentatives de connexion non volontaires. En cas d'accès permanent
(ADSL), il est indispensable d'utiliser un firewall qui filtre le trafic entre votre réseau local et
Internet.

3-Spyware

Un spyware (ou logiciel espion) est un programme conçu pour collecter des données
personnelles sur son utilisateur et les envoyer, à son insu, à un tiers via Internet.
Les spywares ne sont pas des virus parce qu'ils ne mettent pas en danger l’intégrité du

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système, des applications et des données. Mais leurs actions posent des problèmes éthiques et
juridiques, quant à la violation de la vie privée.
Les adwares sont des spywares qui utilisent les données récoltées (pages web
visitées, essentiellement) pour afficher des publicités ou envoyer des mails ciblés ; certains
sont capables de modifier la page par défaut de votre navigateur.
Les spywares sont généralement inclus dans des logiciels utilitaires : logiciels P2P
(Kaaza, e-Mule…), lecteurs de médias (DivX) en sont des vecteurs connus. Mais certains
fabricants de matériels et de logiciels commerciaux en incluent dans leurs produits.
Les cookies sont également des fichiers qui recueillent des informations sur la
navigation des internautes mais ils ne servent qu'à faciliter la navigation dans un site donné ;
ils restent, en principe, stockés sur le disque dur de l'utilisateur et ne sont pas transmis à des
tiers.

Moyens de protection ?
La relative innocuité des spywares a conduit les fabricants d'antivirus à les négliger
et des logiciels spécifiques souvent gratuits se sont développés. Les anti-spywares, comme les
antivirus, utilisent des bases de données fréquemment mises à jour.
 sur tout ordinateur, un anti-spyware doit être installé et actif.
 cet anti-spyware doit être tenu à jour : la plupart des anti-spywares sont actualisables
en ligne,
 sur le site de leur éditeur.

4-Spams
Le spam (ou pourriel) désigne l'envoi massif de courriers électroniques, sans
sollicitation des destinataires, à des fins publicitaires ou malhonnêtes. C'est un phénomène
d'ampleur puisqu'on estime que 30 à 40% des mails circulant sur Internet seraient des spams.
Il existe un important trafic souterrain de listes d'adresses électroniques qui permet à
des ordinateurs d'adresser un nombre énorme de mails en peu de temps.
Les produits les plus vantés sont les sites pornographiques, les médicaments, le
crédit financier ou des escroqueries prétendant enrichir rapidement. Une autre forme de spam
(appelée phishing) consiste à tromper le destinataire en faisant passer le message pour un
message de sa banque ou d'un quelconque service protégé par mot de passe. Le but est de
récupérer les données personnelles des destinataires (notamment des mots de passe) en les
attirant sur un site factice enregistrant leurs actions.
Moyens de protection ?Il est difficile, au niveau de l'utilisateur, de lutter contre les spams ;
quelques mesures de prévention sont, toutefois, possibles :
 ne pas donner son adresse mail sur un site inconnu
 ne pas répondre aux messages de spam ni cliquer sur les liens qui prétendent
vous désabonner de ces courriers.
Les serveurs de messagerie des fournisseurs d'accès Internet sont équipés de logiciels
anti spams qui analysent les messages et limitent l'arrivée, dans votre ordinateur, de ce type de
mails.

5-Hoaxes

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Il existe de faux virus, appelés hoaxes : un hoax se présente, en général, sous la forme d'un
mail d'alerte contre un nouveau virus ; le message se réclame souvent d'un fabricant connu
d'antivirus ou de matériel informatique, il signale un fichier dangereux et vous conseille de le
détruire et demande qu'on diffuse largement l'information.
Le but des hoaxes est le simple plaisir, pour leurs concepteurs, de constater
l'affolement et les encombrements provoqués par leur "plaisanterie".

Moyens de protection ?
Lors de la réception d'un message douteux de ce type, avant de supprimer un fichier
essentiel de Windows et d'alerter tout votre carnet d'adresses, renseignez-vous… On peut
trouver, sur Internet, des sites d'information sur ces fausses alertes.

6-Problèmes utilisateurs

Les utilisateurs, eux-mêmes, peuvent être à l'origine de pertes de données : par


malveillance (peu fréquent, dans le cadre scolaire, beaucoup plus en entreprise) ou par
maladresse. Documents non enregistrés, effacés ou perdus lors de manipulations hasardeuses
sont source d'importantes pertes de temps et d'animosité à l'égard de l'outil informatique.
Moyens de protection ?
La protection contre ce risque passe par une connaissance de base du fonctionnement
d'un ordinateur et, en particulier, du système de fichiers (notions d'arborescence, dossier,
fichier…). Des habitudes efficaces et bien maîtrisées de création et d'enregistrement des
documents sont indispensables : création des documents directement dans un dossier adapté,
enregistrement à intervalles réguliers pendant le travail, maîtrise des opérations de
copier/couper/coller limitent les risques de fausse manœuvre.

7-Mots de passe

Un certain nombre de ressources sont protégées par mots de passe pour garantir que
leur utilisation reste le fait de personnes autorisées : accès à un ordinateur voire à certains
dossiers et fichiers, connexion Internet, accès à une boîte de messagerie, accès à certaines
pages web…
Le vol de mot de passe (par simple lecture s'il est placé à un endroit trop facilement
accessible ou par "devinette" s'il est trop simple) permet à un usager non autorisé d'accéder à
des outils ou à des données qui ne le concernent pas ; l'usage qu'il peut en faire serait alors
imputé à l'utilisateur dont il a usurpé le mot de passe.

Moyens de protection ?
Le caractère relativement peu sensible des données d'une école ne nécessite pas une
politique très contraignante en matière de mots de passe. Mais un minimum de sécurité et de
confidentialité est recommandé :
 l'accès à l'ordinateur de gestion devra être protégé par un mot de passe puisqu'il
contient des données confidentielles sur les élèves.
 ce mot de passe ne sera pas affiché sur un post-it, collé sur l'ordinateur…
Pour des raisons de sécurité mais aussi de re-paramétrage en cas de problème, il est
prudent de conserver l'ensemble des mots de passe de l'école en lieu sûr (nom d'utilisateur et

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mot de passe, qui vont ensemble, pour la connexion Internet, les boîtes de messagerie et les
accès aux ordinateurs protégés).

8 Partages

L'intérêt principal d'un réseau est le partage des ressources : dossiers et fichiers,
accès Internet, imprimantes… Par défaut, lors de l'installation d'un réseau, rien n'est partagé,
ce qui permet de n'ouvrir à l'accès depuis une autre machine que pour les ressources
souhaitées, en les protégeant éventuellement par un mot de passe. Les risques liés aux
partages sont de deux types :
 accès à des données confidentielles par des utilisateurs locaux non autorisés.
 accès à ces mêmes données et/ou prise de contrôle à distance depuis un ordinateur
extérieur, via la connexion Internet.
Moyens de protection ?
Le partage complet des imprimantes est sans danger ; le partage de connexion
Internet se met en place lors de la configuration du réseau et n'a pas à être restreint sauf si on
souhaite interdire la sortie à une machine particulière ; quant au partage de dossiers, il est à
définir en fonction des contenus et des utilisateurs susceptibles d'y accéder.
Il est possible d'activer le partage complet des disques des postes "élèves", ce qui
facilite les transferts de fichiers ; il est cependant plus prudent de limiter ce partage à un
dossier, appelé, par exemple "documents partagés", dans lequel on pourra créer autant de
sous-dossiers que nécessaire, pour éviter l'accès aux dossiers système de la machine.
Pour le poste de gestion, il peut être utile de créer un dossier partagé qui permettra
des échanges avec les autres postes mais il est indispensable de ne pas partager le reste du
disque pour en préserver la sécurité et la confidentialité.

9-Sauvegarde

Malgré toutes les précautions prises contre les risques évoqués plus haut, il peut
arriver que des données soient perdues ; le temps mis à les créer, la complexité de leur
élaboration, leur caractère vital sont autant de facteurs aggravants de cette perte ; c'est
pourquoi le recours à des procédures de sauvegarde est indispensable, au moins pour les
données essentielles : il s'agit de conserver, en lieu sûr, une copie de ces données.
Moyens de protection ?
Une sauvegarde n'a de sens que si elle est :
 rigoureuse : il faut donc définir précisément les fichiers à sauvegarder ; ceci suppose
une connaissance du système de fichiers de l'ordinateur et une gestion assez rigoureuse
lors de l'enregistrement de vos documents. La sauvegarde de la messagerie demande
de savoir localiser les fichiers qui la composent. Faute de ces connaissances, la
sauvegarde sera probablement incomplète (la sauvegarde d'un disque dur entier est
irréaliste).
 à jour : donc assez fréquente pour sauvegarder la dernière version de chaque
document.
Récupérable : il s'agit donc d'utiliser un support et un logiciel appropriés et de les avoir testés
avant

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CHAPITRE VII : L’INFORMATIQUEET LE DROIT DE LA PREUVE

La rédaction d'un écrit signé est une règle de prudence pour toutes les conventions
importantes : une preuve littérale est ainsi constituée en vue d'une contestation
éventuelle. Cette preuve littérale n'est pas dans la logique de l'informatisation qui tend, soit à
multiplier les engagements répétitifs qui ne donnent pas lieu à la rédaction d'un écrit (ordre
de virement transmis par ordinateur, par exemple), soit à fixer l'information sur des types
de supports plus ou moins éloignés des écrits traditionnels et difficilement « assimilables »
par le droit classique de la preuve (listings, bandes magnétiques, microfilms, etc.).
Que la trace des actes n'existe pas ou qu'elle ne soit pas conforme aux prescriptions
légales, le droit de la preuve a donc été doublement « défié » par le développement de
l'informatique et de son prolongement que constituent les réseaux ouverts, plus que par toute
autre technique moderne.
Que valent les traces informatiques au regard du droit ? Il convient, dans un
premier temps de rappeler en quoi notre philosophie de la preuve peut être réfractaire aux
traces informatiques, et, dans un deuxième temps, de signaler les évolutions les plus
nécessaires et les solutions possibles.

SECTION I-L'INFORMATIQUE, INTERNET ET LA PHILOSOPHIE DE LA


PREUVE CIVILE

A- LA PREUVE LEGALE ET L'INFORMATIQUE.

— Notre droit distingue les faits juridiques qui sont des événements ou des actions
indépendantes de toute intention juridique et les actes juridiques (une commande, un paie-
ment) qui sont des manifestations de volonté visant à créer ou éteindre une obligation.
• Les faits juridiques peuvent être prouvés par tous moyens (système de la preuve morale)
: le document informatique est donc admis comme preuve des faits juridiques ; les difficultés
matérielles de récupération de traces informatiques se présenteront sans aucun doute,
notamment pour l'expert ou l'officier de police, mais il n'y aura pas d'obstacle juridique à les
admettre.
• En revanche les actes juridiques ne peuvent pas être prouvés par tous moyens : c'est le
système de la preuve légale (art. 1326 et 1341 du Code civil) qui exige la présentation d'un
écrit signé pour toute transaction supérieure à 500 F.
Pourquoi ce système contraignant ? Les fondements en sont multiples : il faut
faciliter le travail du juge civil, le procès est la chose des parties, tout acteur raisonnable doit
se préconstituer une preuve pour les transactions importantes, ceux qui s'engagent à la légère
sont sanctionnés par la nécessité de recourir à des modes de preuve plus incertains, etc.

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Une semblable rigidité est acceptable parce que les règles sur la preuve ne sont pas
d'ordre public et peuvent donc être aménagées par les parties (par exemple cartes bancaires).
De plus, avant que l'informatique ne vienne supplanter le papier dans des secteurs de plus en
plus nombreux, les avantages de ce dernier entermes de sécurité outrepassaient largement ses
inconvénients en terme de lourdeur.
Or l'informatique, et singulièrement celle qui sous-tend les réseaux, ne paraît pas à
même de fournir spontanément les mêmes avantages. En quoi consistent ces avantages,
essentiellement sociologiques et revalorisés par le consumérisme du droit contemporain ?

B-LES SUPERIORITES DU PAPIER SUR L'INFORMATIQUE.

Le système probatoire traditionnel est assorti de fonctions rassurantes :


L'écrit assure la fonction de mise en alerte. Dans le système traditionnel la contrainte de
l'écrit a une face positive : celui qui s'apprête à contracter prend la mesure de son engagement
par la rédaction d'un écrit (instrumentum) qui extériorise son acte intellectuel (negotium). Or,
dans l'informatique et particulièrement les architectures client-serveur tel l'Internet, lès-
facilités du « cliquage balayent cette distinction.

Le papier est un support qui fournit des garanties.


Dans les textes, les qualités essentielles que doit présenter un document de preuve
original sont : être fidèle (à lui-même) et durable (au moins le temps d'une génération). Or,
autant l'écrit traditionnel, en impliquant un support matériel, possédait d'emblée ces deux
qualités, autant le propre de l'informatique est de les exclure : le document informatique ne
recherche pas la stabilité de l'aspect et n'est pas fait pour durer physiquement.

1-La durée.
Il serait inapproprié de considérer que l'inscription d'une information sur un disque lui
confère la moindre durée : les informations sont constamment réécrites d'une partie d'un
disque à l'autre pour optimiser les taux d'encombrement. De même, les protections logicielles
contre l'écriture et l'effacement sont précaires. Elles ne sont valables qu'au niveau de la
couche applicative : en théorie, le gestionnaire (humain) de la couche d'exploitation peut faire
sauter les verrous.
Pour rendre un document informatique durable, il faut le sortir de la chaîne des
traitements (inscription sur un CD-ROM, sortie microfilmée, bande plombée, etc.),
autrement dit l'archiver, c'est-à-dire échapper à l'informatique en temps réel qui est notam-
ment celle de l'Internet et de ses déclinaisons : Intranet, accessible aux seuls membres de
l'entreprise, Extranet, accessible aux partenaires de l'entreprise, Outnet, accessible aux
fournisseurs potentiels de l'entreprise, etc.).

2-La fidélité.
Ce terme a deux significations : « non-altérabilité des contenus », certes, mais aussi ; «
permanence de la forme ».
— Sur la question de la sécurité des contenus les discussions paraissent dépassées: désormais
l'informatique permet de fiabiliser la transmission fichiers jusqu'à la sécurité « absolue »
(protocoles et cryptages).
— En revanche, la question de la permanence des formes visuelles reste entièrement posée :
la rédaction d'un écrit présente un avantage pour lequel l'informatique ne fournit pas de
substitut. Les auteurs d'un document de portée juridique, lorsqu'ils sont contraints à y revenir
le reconnaissent d'abord par son aspect (volume, en-tête, type de caractère, nombre de pages,

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paraphes paginaux, signature terminale, etc.) et mémorisent l'emplacement physique des


mentions essentielles, en sorte qu'un simple coup d'œil vérifiant la stabilité de la forme
emporte pleine confiance sur l’intangibilité du fond. En informatique, au contraire, la notion
même de mise en page physique stable n'existe plus.

C-LES REGLES INCONFORTABLES POUR LES ARCHITECTURES


CLIENT-SERVEUR.
II est clair que toutes les applications basées sur la technique informatique, et l'Internet
est la plus transcendantale, s'accommodent mal de ces règles :

Bien que rien ne s'oppose à ce qu'un écrit n'ait pas de support matériel, la jurisprudence
récente l'a rappelé (Versailles, 12 octobre 1995), une trace informatique peut difficilement
être assimilée à l'écrit tel que son concept sous-tend l'article 1341.

En informatique, il n'y a pas de véritable différence entre original et copie, et donc l'article
1348, alinéa 2 ne peut gérer la question de façon satisfaisante.

Les facultés offertes par l'article 1348, alinéa 1 de se dispenser de preuve littérale doivent
être interprétées restrictivement ; or la technique informatique a vocation à devenir un
environnement non exceptionnel.

En conséquence la trace informatique d'une "transaction ne peut guère avoir une valeur
supérieure à celle d'un commencement de preuve par écrit tel qu'il est envisagé par l'article
1347, alinéa 1, c'est-à-dire que, techniquement, le « gros » de la preuve reste à administrer.

SECTION II- L'ADAPTATION DE LA PREUVE LEGALE

Comme le droit civil de la preuve apparaît décalé, la tendance de l'informatique est de


le rendre ineffectif, d'où certains efforts d'adaptation déjà entrepris notamment par la loi du 12
juillet 1980 qui a fait sauter plusieurs blocages du régime antérieur sans en altérer
fondamentalement le principe : l'exigence de la preuve légale est maintenue, mais
fortement assouplie, et les copies se voient reconnaître une force probante à titre subsi-
diaire.
La question de la « signature électronique » qu'effectue en quelque sorte l'utilisateur
d'une carte bancaire en composant son code secret a offert à la jurisprudence une première
voied'évolution (Crédicas, Montpellier, 9 avril 1987).
La Cour de cassation (Cass. com, 2 décembre 1997, SA Descamps c/ Scal-bert
Dupont) a affirmé que l'écrit constituant un acte juridique « peut être établi et conservé
sur tout support, y compris par télécopie, dès lors que son intégrité et l’imputabilité de
son contenu à l'auteur désigné, ont été vérifiées ou ne sont pas contestées ».
Ces avancées ne suffisent plus car le phénomène de l'Internet et des transactions
multiples auxquelles il donne lieu confère un caractère d'urgence à l'évolution de nos textes ;
les acteurs de l'Internet, savoir la grande masse des internautes chaque jour plus nombreux, ne
sont plus des professionnels avertis mais un très grand public a priori vulnérable.
Il n'est pas douteux que les systèmes informatiques peuvent être perfectionnés au
point de donner des certitudes probabilistes très fortes quant à la véracité des constituants
d'une transaction. Mais il n'est pas moins certain que la philosophie générale de la preuve
légale doit être maintenue dans ses aspects positifs.
La majorité des auteurs pense qu'il ne faut pas renoncer à celle-ci en décrétant la
liberté générale de la preuve (car l'admission non encadrée de la preuve informatique

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conduirait immanquablement à la disparition de la preuve papier sans que soient assurées les
fonctions sécurisantes de ce dernier) mais qu'il est désormais nécessaire de l'aménager pour
reconnaître une place aux traces informatiques.

A-L'ADMISSION DE L'ECRIT NUMERIQUE.


La solution consisterait à reconnaître aux documents informatiques un statut qui serait
démarqué de celui de l'écrit traditionnel de façon stable et non par assimilation incertaine au
coup par coup. Il existerait ainsi un « écrit numérique », lequel pourrait être porteur d'une
signature électronique. La trace informatique aurait alors le caractère d'une preuve autonome
et non d'un simple commencement de preuve par écrit.
Il suffirait de modifier assez peu de choses dans notre code civil pour lui faire
énoncer l'écrit numérique au nombre des preuves littérales avec ses caractéristiques propres à
côté de l'écrit traditionnel. Ces caractéristiques seraient inspirées des qualités attendues de
l'écrit traditionnel mais transposées à la réalité incorporelle : intelligibilité, séquentialité,
permanence, fiabilité, etc.

B-LA HIERARCHIE A ORGANISER.


Reste le problème de la hiérarchie : en cas de contradiction, quelle preuve
prévaudrait, de la preuve numérique ou de l'écrit signé ? Par exemple quid d'une convention
écrite suivie de modifications par messages électroniques ? La logique juridique de
l'autonomie de la volonté consisterait à dire que l'expression la plus récente de cette dernière
oblitère la plus ancienne. Or ceci paraît fondamentalement imprudent. Dans tous les cas
l'écrit signé devrait prévaloir car il s'agit d'un acte empreint d'une force de
démonstration particulière. Il sera toujours temps de faire sauter ce verrou lorsque les
mœurs auront changé.

C- PRECAUTIONS A PRENDRE.
II faut être conscient que cette solution claire ne peut prospérer sans danger que si des
précautions sont prises parallèlement.
Un système destiné au grand public ne devrait investir des qualités formelles d'une
preuve que des documents informatiques affectés de la même présentation physique à la
restitution qu'à l'injection. II est impossible d'assimiler l'écrit numérique à l'écrit classique
sans une dose de formalisme qui lui soit propre et qui pourrait consister en un
formatage réglementaire à définir. Au moment de la contestation, le non-respect dudit
formatage dans la restitution du document informatique déclasserait l'écrit numérique en
simple commencement de preuve.
Il ne devrait pas être possible de s'engager électroniquement sans que toute procédure
de validation par l'utilisateur ne soit automatiquement précédée d'une annonce de mise en
alerte du type « attention vous vous apprêtez à signer un document qui vous engagera
juridiquement, etc. » ou de tout autre message clair.
Ceci ne doit pas poser de problème technique, dans la mesure où les environnements
de navigation/messagerie sont désormais en mesure d'opérer des filtrages et d'interposer des
messages (opinions non partagées, matériel réservé aux adultes, programme protégé par
copyright, données confidentielles, etc.) ; l’outre-passement de ces messages signifiera la
volonté claire de l'utilisateur de donner des suites juridiques à ses manipulations, et
manifesterait une « réitération» de son consentement.
Quelles que soient les solutions adoptées pour promouvoir les preuves informatiques,
il faut avoir à l'esprit qu'elles ne parviendront à s'imposer en pratique que si une police des
réseaux est instituée. L'objet de celle-ci sera de veiller au sérieux des administrations de

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données au sein des entreprises de communication par l'intermédiaire desquelles sont


effectuées des transactions.
C'est le cas pour les opérateurs qui accepteront de se poser en « tiers de confiance » au
sens de la loi de 1996 sur les Télécommunications. Ce n'est pas le cas en 1998 pour la plupart
des fournisseurs d'accès Internet.

DEUXIEME PARTIE : LES EXPOSES

Cette deuxième partie sera traitée par les auditeurs à des séances d’exposes

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THEMES D’EXPOSES :

1-Le faux et la fraude en informatique ;


2-Les données nominatives ;
3-Le virus informatique ;
4-La signature électronique et manuscrite ;
5-Le commerce électronique ;
6-La cybercriminalité ;

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REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES (Disponibles à la Bibliothèque)


Ouvrages et Articles
-G. Cornu Droit civil Introduction, les personnes, les biens, 7e éd.
Montchrestien, 1994.

-Ph. Challine L'informatique et le régime des sources, D. 1997, I, p. 162.

-F. Heseler Le nouveau droit du contrat d'entreprise, RIDC 4/2002, p.


1005

-J. Huet De la « vente » de logiciel, Mélanges Catala Paris Litec 2001, p.


799
-P. Le Beux Introduction au Pascal, Cybex 1980

-A. Lucas, J. Devèze, J. Frayssinet Droit de l'informatique et de l'Internet,


Puf 2001.
Textes
Textes internationaux
-Convention de Bangui de 1997
-Convention de Berne
Textes internes
-loi n° 2018-975 du 27 decembre 2018 portant code de procédure pénale.
-loi n° 2013-450 du 19 juin 2013 relative à la protection des doçnnées à caractère personnel
-loi n° 2013-451 du 19 juin 2013 relative à la lute contre la cybercriminalité
- loi n° 2013-451 du 30 juin 2013 relative aux transactions électroniques
- loi n° 2013-451 du 10 octobre 2013 relative au code des postes

- Loi de juillet 1996 relative à la protection des œuvres de l’esprit et aux droits des auteurs

-Ordonnance n°2012 -293 du 21 mars 2012 relative aux télécommunications et aux


technologies de l’information

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