Leucocyturie sans bactériurie : causes
Leucocyturie sans bactériurie : causes
Infections urinaires
H. Leroy, P. Tattevin
Les infections urinaires (IU) sont caractérisées par leur fréquence mais aussi par leur variété, allant de la
simple colonisation au choc septique. Il est fondamental de distinguer les situations d’IU simples des IU
compliquées où le terrain physiologique (enfant, homme, grossesse, sujet âgé), le terrain pathologique
(diabète, immunodépression, insuffisance rénale) ou l’existence d’une anomalie fonctionnelle de l’arbre
urinaire peuvent conduire à des tableaux cliniques graves. Il s’agit de la deuxième cause d’infections
bactériennes communautaires et elles touchent surtout la femme avec des pics de fréquence au début
de l’activité sexuelle, au moment de la grossesse et en postménopause. Les entérobactéries, majoritai-
rement Escherichia coli (E. coli), sont les principaux micro-organismes responsables des IU, avec une
augmentation actuelle de la résistance de celles-ci aux antibiotiques dont la pénicilline A, le cotrimoxazole
mais aussi les fluoroquinolones avec 10 % de souches résistantes. En conséquence, les céphalosporines
de 3e génération parentérales sont devenues le traitement probabiliste de 1re intention pour les infections
parenchymateuses. L’infection urinaire basse ou cystite associe brûlures mictionnelles, pollakiurie, pesan-
teur pelvienne et urines troubles, sans syndrome infectieux. S’il y a hyperthermie, on parle d’atteinte
parenchymateuse (pyélonéphrite ou prostatite), aiguë ou chronique. La bandelette urinaire est suffisante
pour le diagnostic de cystite aiguë simple de la femme jeune, mais dans les autres cas, l’examen de choix
est l’examen cytobactériologique des urines (ECBU). L’échographie des voies urinaires, voire l’uroscanner,
sera réalisée en cas d’atteinte parenchymateuse à la recherche d’une obstruction des voies urinaires ou
d’une complication à type d’abcès. La prise en charge thérapeutique associe des mesures hygiénodiété-
tiques, un drainage des urines si obstacle et une antibiothérapie probabiliste adaptée secondairement à
l’examen direct, à la bactérie isolée et à l’antibiogramme. En cas d’infection sur sonde urinaire, c’est une
indication à retirer la sonde ou à la changer pour se débarrasser des bactéries du biofilm à la surface de
la sonde.
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Plan De la physiopathologie
■ De la physiopathologie à la clinique 1 à la clinique
■ Épidémiologie 2 L’arbre urinaire est physiologiquement stérile et seul l’urètre dis-
Agents en cause 2 tal est colonisé par la flore fécale, cutanée et génitale. L’organisme
Accroissement de l’antibiorésistance 2 a des moyens de défense contre le développement d’une infection
■ Présentation clinique 2 « ascendante » à partir de cette flore (longueur de l’urètre, fré-
Signes cliniques communs 2 quence des mictions, flux mictionnel constant au niveau urétéral,
Formes topographiques 2 composition de l’urine, rôle bactéricide du mucus vésical).
Complications 2 L’IU communautaire est majoritairement de mécanisme
Formes particulières 2 « ascendant » avec invasion soit de la vessie, on parle alors de cys-
■ Prise en charge en pratique 3 tite, soit du rein ou de la prostate, et l’on parle de pyélonéphrite
Examens complémentaires : lesquels et dans quelles aiguë (PNA) ou de prostatite. On parle d’IU compliquée quand
circonstances ? 3 il existe des facteurs de risques comme la stase urinaire (liée à
Prise en charge thérapeutique 4 l’hypertrophie de la prostate ou les prolapsus urogénitaux de la
femme âgée), la sténose urétrale, les anomalies de l’arbre urinaire,
les modifications urodynamiques liées à la grossesse, les sondages
urinaires, ou la glycosurie en cas de diabète mal contrôlé. Pour
certains experts, toute IU chez l’homme et l’enfant sont des IU
compliquées. Quand il n’y a pas de facteur favorisant, seule la
pathogénicité du germe est en cause et il s’agit d’une IU simple.
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du risque anatomique d’évolution vers la pyélonéphrite en raison ou conserver les urines jusqu’à 24 heures à + 4 ◦ C. Pour la prosta-
d’un uretère post-implantation court (risque 7 fois plus élevé que tite aiguë, le massage prostatique pour sensibiliser l’ECBU n’est
chez les greffés sans colonisation) [10] . pas recommandé à cause du risque de dissémination hématogène
mais il reste possible en cas de prostatite chronique.
IU de la femme enceinte : dépister et traiter En cas de rétention urinaire chez l’homme, le choix entre
sondage urétral et cathéter sus-pubien est débattu car sonder
Il s’agit de l’infection la plus fréquente chez la femme enceinte favoriserait l’apparition d’abcès prostatiques. Certains préfèrent le
à cause des modifications anatomiques, hormonales et physico- sondage urétral car les complications du cathéterisme ne sont pas
chimiques de l’urine. L’IU expose à un risque de prématurité et de rares (perforation digestive ou de l’artère iliaque) [12, 13] . Le cathéter
retard de croissance intra-utérin. Le risque est majoré par l’âge sus-pubien est contre-indiqué en cas de troubles de l’hémostase,
de la mère, la parité, l’activité sexuelle, le diabète, les antécé- d’anticoagulants, de cicatrice sus-pubienne, d’hématurie, de
dents d’IU [1] . On recommande un dépistage systématique de la tumeur vésicale, ou de pontage fémoral croisé.
colonisation à partir du 4e mois de grossesse et un traitement sys- Chez l’enfant, on utilise soit une poche stérile autocollante
tématique, réduisant ainsi le risque de PNA de 75 % (risque estimé après toilette antiseptique de la zone périnéale (maintenue moins
à 20 %-30 % en l’absence de traitement de la colonisation) [9] . de 30 minutes), soit un sondage aller-retour chez la petite fille.
Cas particuliers des patients sondés
IU nosocomiales : au premier rang des infections
La leucocyturie n’est pas significative chez le patient sondé et
liées au soin
la BU n’a d’intérêt que pour infirmer l’absence d’IU si elle est
En 2001, les IU représentaient en France 43 % des infec- négative. Les experts américains définissent une IU sur matériel
tions nosocomiales [11] . Le sondage en est la principale cause. lorsqu’il y a des symptômes compatibles avec une infection, sans
L’acquisition peut survenir par voie endoluminale, hématogène, autre cause, avec une bactériurie ≥ 103 UFC/ml sur un échantillon
ou plus fréquemment extraluminale. Les bactéries d’origine diges- recueilli par du matériel ayant été changé dans les 48 heures [14] .
tive colonisent le périnée, et migrent vers la vessie par capillarité
Interprétation de l’ECBU
dans le film muqueux ou biofilm bactérien protecteur à la surface
externe de la sonde. Le sondage entraîne également une altération Le tableau 1 décrit les différents cas de figure et l’interprétation
des moyens de défense de l’épithélium vésical et perturbe le transit en fonction des résultats de l’ECBU. Toute leucocyturie aseptique
urinaire en créant un résidu. L’incidence journalière d’acquisition doit faire suspecter une tuberculose rénale et il faut réaliser des pré-
d’une IU sur sonde a diminué avec les systèmes clos, variant de 3 % lèvements sur la première miction du matin, trois jours de suite,
à 10 % par jour de sondage, mais le risque cumulé après 30 jours à la recherche de bacilles acido-alcoolo-résistants (BAAR).
est de 100 %. Il faut donc limiter le sondage aux situations indis- La détection de C. trachomatis se fait par PCR sur les urines du
pensables et ôter les sondes le plus rapidement possible. 1er jet sans toilette préalable. Si l’on suspecte une urétrite, il faut
également réaliser un prélèvement urétral à l’écouvillon.
ECBU de contrôle, sous traitement ou à distance de
Prise en charge en pratique l’infection
Dans le cadre de la cystite et de la PNA simple, il n’est pas
Examens complémentaires : lesquels nécessaire de contrôler par un ECBU, sauf si l’évolution est défa-
vorable après 72 heures d’antibiothérapie. On réalisera un ECBU
et dans quelles circonstances ? à 48 heures-72 heures de traitement et quatre à six semaines après
Bandelettes urinaires l’arrêt pour les pyélonéphrites compliquées. Pour la prostatite
aiguë, l’ECBU prélevé quatre à six semaines après le traitement
Les bandelettes urinaires (BU) réactives recherchent la présence est également conseillé alors que celui à 48 heures-72 heures ne
de leucocytes et de nitrites dans les urines. La sensibilité de la l’est qu’en cas d’évolution défavorable.
détection de la leucocyturie est bonne (entre 75 % et 90 %, faux
négatifs en cas de glycosurie ou protéinurie importantes). Le seuil
de détection de la leucocyturie est de 104 /ml et la spécificité est
Autres examens biologiques
excellente (≥ 95 %) [11] . La détection des nitrites est basée sur la En cas de syndrome infectieux, il faut prélever une numération
transformation des nitrates en nitrites par les entérobactéries et le formule sanguine et doser les marqueurs de l’inflammation et la
seuil est de 105 UFC/ml (unité formant colonie). La sensibilité est créatininémie car les infections parenchymateuses compliquées
moyenne (35 % à 85 %), car certaines bactéries ne produisent pas peuvent être à l’origine d’une insuffisance rénale. On réalisera
de nitrites (staphylocoques, entérocoques ou Pseudomonas sp.). également des hémocultures pour authentifier une bactériémie
La spécificité est estimée à 95 %. La combinaison des deux tests a qui constitue un facteur de risque d’évolution péjorative.
une très bonne valeur prédictive négative, supérieure à 95 % : une L’élévation des antigènes spécifiques de prostate (PSA) est
BU avec absence de nitrite et de leucocyte élimine en pratique le inconstante et leur dosage ne doit pas être réalisé lors d’un épisode
diagnostic d’IU, sauf pour le nourrisson de moins de trois mois infectieux aigu. Par contre, on les dosera à distance (six mois) chez
et le patient neutropénique, pour lesquels la BU a une valeur pré- l’homme de plus de 50 ans pour rechercher un adénocarcinome
dictive négative insuffisante [6] . Le prélèvement d’urine doit être de prostate.
réalisé sur le deuxième jet d’urines fraîchement émises, dans un
récipient non stérile propre et sec, sans toilette préalable. Dans le Imagerie
cadre de la cystite simple, la BU est le seul examen recommandé.
Pour les PNA simples et les prostatites aiguës, une échographie
doit être réalisée dans les 24 heures pour exclure une obstruc-
Examen cytobactériologique des urines tion [15] . L’urgence de l’imagerie se justifie d’autant plus qu’il existe
et antibiogramme un antécédent de lithiase urinaire, un pH urinaire supérieur à 7
L’examen cytobactériologique des urines (ECBU) est indispen- ou une clairance de la créatinine inférieure à 40 ml/min [16]. Une
sable pour toute IU en dehors de la cystite simple de la femme échographie normale n’exclut pas le diagnostic de PNA. Le scan-
jeune. L’examen direct en urgence est primordial pour les cas ner n’est pas recommandé en première intention contrairement
d’urosepsis pour choisir la meilleure antibiothérapie probabiliste aux pyélonéphrites compliquées où l’uroscanner est à privilé-
en urgence. gier car plus sensible pour rechercher des foyers de néphrite, des
abcès (Fig. 1) ou une pyélonéphrite emphysémateuse (Fig. 2).
Recueil des urines Cependant, il est parfois inutile (sujet âgé sans facteur de risque
Il doit être réalisé dans un flacon stérile après toilette périnéale de complication) ou dangereux (insuffisance rénale favorisée par
au Dakin suivie d’un rinçage, sur des urines du deuxième jet et l’iode, PNA gravidique, allergie à l’iode). L’urographie intravei-
acheminé dans l’heure au laboratoire. On peut utiliser un milieu neuse n’a plus d’indication depuis l’utilisation du scanner. Pour la
de conservation qui inhibe la croissance bactérienne (tube boraté), recherche d’abcès prostatique, l’IRM est à préférer à l’échographie
Tableau 1.
ECBU d’après [11] .
Symptômes Leucocytes Concentration Nombre Interprétation
≥ 104/ml bactérienne en d’espèces
UFC/ml
Non – ≤ 104 ≥0 Pas d’infection urinaire
Non ± ≥ 10 5
1 Colonisation urinaire ou souillure du prélèvement
± – ≥ 105 ≤2 Souillure. Refaire ECBU
± – ≥ 10 5
≤2 Colonisation urinaire ou souillure. Refaire. Infection possible si débutante, greffe,
immunodépression, chimiothérapie
Oui + < 103 ≤2 Infection possible
– Décapitée
– Tuberculose, Chlamydia trachomatis, Mycoplasma hominis, Neisseria gonorrhoeae
– Urétrite, prostatite
Oui + Entre 103 et 105 ≤2 Cystites : infection possible
– Seuil de 103 suffisant pour E. coli, autres entérobactéries et S. Saprophyticus
– Autres germes : refaire un ECBU
Pyélonéphrites et prostatites : seuil = 104 UFC/ml
Urétrite, prostatite chronique
Oui + ≥ 105 >2 Infection possible ou souillure. Refaire ECBU
Oui + ≥ 105 ≤2 Infection urinaire certaine
B
Figure 2. Tomodensitométrie d’une pyélonéphrite emphysémateuse.
Figure 1. Tomodensitométrie d’un abcès rénal compliquant une A. Présence d’air dans l’espace périrénal, le parenchyme rénal, voire la
pyélonéphrite aiguë retrouvant une hypodensité volumineuse avec effet voie excrétrice (flèche).
de masse sur les cavités pyélocalicielles, à contenu liquide hétérogène B. Cet air peut aussi être détecté par échographie ou par l’abdomen sans
(flèche). préparation s’il est en quantité abondante (flèches).
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IU de l’enfant Références
L’hospitalisation est recommandée chez tout enfant de moins
de 3 mois et en cas de signes d’infection sévère. La cystite aiguë de
la fille de plus de 3 ans doit être traitée par 3 jours à 5 jours de cotri- [1] Mandell, Douglas, and Bennett’s Principles and Practice of
moxazole ou de céfixime. Pour les PNA, le traitement comprend Infectious Diseases. London: Churchill Livingstone; 2004. p.
un traitement d’attaque par une C3G suivi par un traitement 875-905.
oral par cotrimoxazole ou céfixime (AMM à partir de 6 mois), [2] Poster ONERBA : Résistance aux antibiotiques en France. Résultats
adapté à l’antibiogramme. L’amoxicilline est recommandée pour 1998-2009 des réseaux fédérés dans l’ONERBA, JNI 2010, poster
N-01.
les infections à entérocoque. Dans les formes compliquées (enfant
[3] Gupta K. International Clinical Practice Guidelines for the Treatment
de moins de 3 mois, uropathie malformative connue, syndrome
of Acute Uncomplicated Cystitis and Pyelonephritis in Women: A 2010
septicémique, immunodéprimé), on peut associer un aminoside. Update by the Infectious Diseases Society of America and the Euro-
La durée totale de traitement est de 10 jours à 14 jours. En cas de pean Society for Microbiology and Infectious Diseases. Clin Infect Dis
résistance aux autres familles d’antibiotiques, les FQ peuvent être 2011;52:e103–20.
envisagées chez l’enfant prépubère [6] . [4] ONERBA, rapport d’activité 2008. Edition décembre 2010.
Femme enceinte [Link] rapport2008 [Link].
La colonisation doit être traitée 2 jours à 3 jours par [5] De Lastours V, Fantina B. Résistance aux fluoroquinolones en
l’amoxicilline ± acide clavulanique, le céfixime, la nitrofuran- 2010 : quel impact pour la prescription en réanimation ? Réanimation
toïne, le pivmécillinam ou le cotrimoxazole. Le traitement 2010;19: 347–53.
[6] AFSSAPS. Diagnostic et antibiothérapie des infections urinaires
probabiliste des cystites repose sur le céfixime ou la nitrofuran-
bactériennes communautaires du nourrisson et de l’enfant. Recom-
toïne, alors que celui des PNA repose sur une C3G.
mandations. Med Mal Infect 2007;37:637–44.
IU récidivantes [7] Guillausseau PJ. Infections urinaires et diabète sucré. Rev Prat 2003;
L’antibiothérapie au long cours est à réserver aux cas de réci- 53:1790–6.
dives invalidantes car elle expose aux risques de résistance et de [8] Harding GK, Zhanel GG, Nicolle LE. Antimicrobial treatment in dia-
toxicité des antibiothérapies au long [Link] cotrimoxazole et le betic women with asymptomatic bacteriuria. N Engl J Med 2002;347:
nitrofurantoïne sont les traitements de choix, avec, pour ce der- 1576–83.
nier la réserve actuelle de l’Agence française de sécurité sanitaire [9] Nicolle LE. Asymptomatic bacteriuria: review and discussion of
des produits de santé (AFSSAPS) concernant la toxicité pulmonaire the IDSA guidelines. Int J Antimicrob Agents 2006;28(suppl):
ou hépatique des traitements prolongés [18]. S42–8.
[10] Foriente S. Systematic screening and treatment of asymptoma-
tic bacteriuria in renal transplant recipients. Kidney Int 2010;78:
774–81.
“ Points essentiels [11]
[12]
Pilly E. Maladies infectieuses et tropicales. Paris: Vigot; 2010.
AFSSAPS. Diagnostic et antibiothérapie des infections urinaires bacté-
riennes communautaires chez l’adulte. Med Mal Infect 2008;38(suppl):
• Les IU sont la deuxième cause d’infections bactériennes 203–52.
[13] Bruyère F, Faivre d’Arcier B. Rétention aiguë d’urine sur prostatite
communautaires, après celles de l’arbre respiratoire. aiguë : sonde vésicale ou cathéter sus-pubien ? Prog Urol 2009;19:
• Elles sont plus fréquentes chez la femme, notamment F123–5.
au début de l’activité sexuelle, au moment de la grossesse [14] AFSSAPS. Infections urinaires nosocomiales de l’adulte : conférence
et en postménopause. de consensus 2002. Med Mal Infect 2003;33:370–5.
• Il existe des formes cliniques très variées allant de la [15] Doco-Lecompte T, Letranchant L. Infections urinaires de
simple colonisation urinaire au choc septique souvent l’enfant et de l’adulte. Leucocyturie. Rev Prat 2010;60:
857–63.
favorisé par des comorbidités liées au terrain. [16] van Nieuwkoop C, Hoppe BP, Bonten TN, Van’t Wout JW, Aarts
• Les entérobactéries, dont E. coli, sont les principaux NJ, Mertens BJ, et al. Predicting the need for radiologic imaging in
micro-organismes responsables des IU et l’augmentation adults with febrile urinary tract infection. Clin Infect Dis 2010;51:
de la fréquence des souches résistantes aux antibiotiques 1266–72.
fait recommander les céphalosporines de 3e génération [17] Hooton TM, Diagnosis. prevention, and treatment of catheter-
parentérales en 1re intention pour les infections parenchy- associated urinary tract infection in adults: 2009 International Clinical
Practice Guidelines from the Infectious Diseases Society of America.
mateuses.
Clin Infect Dis 2010;50:625–63.
• Dans le cadre d’infections parenchymateuses, l’imagerie [18] AFFSAPS. Nitrofurantoïne et risque de survenue d’effets indésirables
est nécessaire : échographie des voies urinaires, voire l’uro- hépatiques et pulmonaires lors de traitements prolongés, février 2011.
scanner pour les formes compliquées. [Link]
• Une IU associée à une obstruction des voies urinaires est de-sante/Nitrofurantoine-et-risque-de-survenue-d-effets-indesirables-
une urgence urologique nécessitant un drainage. hepatiques-et-pulmonaires-lors-de-traitements-prolonges-Lettre-aux-
professionnels-de-sante.
Toute référence à cet article doit porter la mention : Leroy H, Tattevin P. Infections urinaires. EMC Traité de Médecine Akos 2012;7(2):1-6 [Article 4-0880].
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Tomodensitométrie d'une pyélonéphrite aiguë (PNA) : le foyer infectieux est hypodense et déforme peu le contour rénal.
a. La lésion est irrégulière avec un centre inhomogène (flèche).
b. La PNA peut être plurifocale avec un syndrome de masse diffus (flèches).
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