IA : THIES
IEF : TIVAOUANE
Etablissement : CEM Mouhamadoul Habib SY
Classe : 3eme Professeur : M. AW
Exposé Français
Le mariage forcé dans « Une si
longue lettre » de Mariama Bâ
PLAN
EXPOSANTS
INTRODUCTION
Awa Cissé
I. BIBLIOGRAPHIE DE L’AUTEUR
Nogaye Dieng II. RESUME DE L’ŒUVRE
Mame Maréme Gueye III. LE STATUT DE L’HOMME DANS
LE ROMAN
Pape Amadou Ly
1. Grandeur et Bestialité de l’homme
Mamadou Gueye 2. L’Emprise de l’homme sur la femme
Mamadou Lamine Diouf 3. La Polygamie
IV. LE ROLE DE L’HOMME DANS LA
VIE SOCIALE
CONCLUSION
Année Scolaire 2024 -2025
INTRODUCTION
‘’Une si longue lettre ‘’ est le premier roman de l’écrivaine
sénégalaise Mariama Bâ , publié pour la première fois en
[Link] en français l’œuvre prend la forme d’un roman
épistolaire ou Ramatoulaye Fall raconte à Aïssatou ,son amie de
longue date ,son veuvage et sa vie de femme et de mère .Aux
évènements de sa vie s’entrelacent ceux de son amie
Aïssatou .ce roman célèbre fait allusion de plusieurs thèmes
incluant les conditions vécues des femmes sénégalaises qui
s’apparentent aux femmes africaines. L’écrivaine s’illustre parmi
les femmes qui par leurs plumes tentent de faire cas des tardes
de la société africaine. Après avoir présenté la biobibliographie
de l’auteur et donné le résumé de l’œuvre notre travail
consistera à évoquer le mariage forcé selon la religion de
mariama Bâ dans une si longue lettre de celle-ci bien
évidemment.
I. VIE ET ŒUVRE DE L’AUTEUR
Mariama Bâ est née en 1929, fille de Ahmadou Niella Bâ et de
Fatou Gaye. Orpheline de mère, elle fut élevé par ses grands-
parents traditionnalistes. Inscrite à l’école française par son
père elle fut une brillante élève et fréquenta l’école des filles
Berthe Maubert .elle y fit de brillantes études .Douée en français
,elle se distingue par ces réactions qui étaient souvent publiés
dans une manuelle de lecture destinée aux jeunes élèves
d’Afrique .Malgré son âge elle réussit au concours d’entrée à
l’école normale des jeunes fille de [Link] termine en 1947
sa formation d’institutrice puis enseigna douze ans avant d’être
affecter à l’inspection régionale de l’enseignement élémentaire
de Dakar pour des raisons de maladie. Elle décède le 17aout
1981 suite à un cancer. Ayant donné naissance à neufs enfants,
elle obtient le divorce de son conjoint, le député Obey Diop.
Suite à son expérience du mariage, Mariama Bâ s’engage pour
nombre d’associations féminines en propageant l’éducation et
les droits de femme. A cette fin elle prononce des discours et
publie des articles dans la presse locale. Ecrivaine Mariama Bâ
fait partie des pionnières de la littérature sénégalaise. Elle s’est
rendu célèbre grâce à son œuvre une ‘’si longue lettre’’ et par
laquelle elle obtient le prix Normal lors de la foire du livre de
francfort en 1980.
Elle est l’auteur de deux roman : ‘’une si longue lettre’’, l’un
des livres les plus lus du continent, par laquelle elle tire sa
[Link] l’autre œuvre ‘’Chant écarlate’’, dans lequel elle
met en scène la destinée du couple mixe franco-sénégalais.
II. RESUME DE L’ŒUVRE
’Une si longue lettre’’ est le premier roman de l’écrivaine
sénégalaise Mariama Bâ publié pour la première fois en
[Link] est en forme épistolaire où Ramatoulaye s’adresse
à son amie d’enfance Aïssatou, pendant la réclusion
traditionnelle qui suit son veuvage. Elle y évoque les souvenirs
heureux et malheureux. Elle rappelle aussi les mariages forcés,
l’absence de droits des femmes suivis par des conditions dans
lesquelles la femme africaine subit dans le couple africain. Aussi
elle fait cas de son humiliation face sa belle-famille qui confisqua
tout après la mort de son mari Modou [Link] surtout
déshonneur et la trahison que Modou la fait subir en épousant
Binetou, l’amie de sa fille Daba. Sa lettre revêt le caractère
d’une confession.
III. LE STATUT DE L’HOMME DANS LE ROMAN
Les hommes dans une si longue lettre de mariama Bâ est le
portrait de l’Afrique en mouvement, une Afrique en train de
changer. Tout au long de cette œuvre elle évoque plusieurs
thèmes problématiques, d’après elle au Sénégal et plus
largement en Afrique occidentale, comme la polygamie, la
religion, le mariage forcé, l’éducation, les relations entre
hommes et femmes et bien d’autres. Le sujet qui va nous
intéresser est justement « les hommes ». Ce qui nous amène à
nous poser quelques questions : tout d’abord en lisant l’œuvre
on peut remarquer une double personnalité des hommes. Un
coté grandeur et autre une bestialité. Comment se manifeste
telle ? Ensuite de quelles manière, L’homme a-t-il-une emprise
sur la femme ? quelle est l’importance de la tradition dans la
relation homme et femme. Enfin quelle est la thèse de Mariama
Bâ à propos des hommes dans ‘’une si longue lettre’’.
[Link] et Bestialité de l’homme
Comme décrit dans l’œuvre de mariama Bâ, l’homme apparait
comme une grandeur au vue du statut qu’il s’érige dans la
société sénégalaise. Disons qu’il apparait comme le maitre et
s’érige comme telle dans sa famille. Ainsi l'homme a des besoins
qui lui sont propres et qui existent tout à fait indépendamment
de toute société. Il est vrai que l'homme doit vivre de façon à
répondre aux demandes de la société, mais il est vrai aussi que
la société doit être construite et structurée de façon à répondre
aux besoins de l'homme.
Aujourd'hui l'homme est confronté à la possibilité de développer
le sens du « je » mais cela veut dire qu'il a développé sa propre
créativité, sa propre productivité, qu'il est obligé d'être lui, de se
percevoir, de se ressentir, comme centre et sujet de ses propres
actions.
Une si longue lettre de Mariama Bâ est le portrait d'une Afrique
en mouvement, une Afrique en train de changer. Nous
découvrons cette Afrique à travers l’histoire d’une femme,
Ramatoulaye, qui écrit une lettre autobiographique à son amie
Aïssatou où elle raconte les événements marquants de sa vie.
Tout au long de cette lettre, elle évoque plusieurs thèmes
problématiques, d'après elle au Sénégal et plus largement en
Afrique occidentale, comme la polygamie, la religion, la
politique, l’éducation, le travail et les relations entre les femmes
et les hommes. Comme mentionné précédemment, le portrait
des hommes que nous propose Mariama Bâ à travers
Ramatoulaye dans son livre est une vision de l'homme complexe.
Ils semblent partagés entre deux mondes : L'homme est un :
grandeur et animalité confondue (p.65). Notre thèse est que
l'homme se sert des traditions afin d'exprimer son côté « animal
».
2.L’emprise de l’homme sur la femme
L’idée que les hommes soient supérieurs aux femmes continue
de marquer l’histoire de l’humanité. Elle est commune à toutes
les cultures et toutes les coutumes. La femme est un « mâle
défectueux ». C’est en résumé l’image que s’en faisait Thomas
d’Aquin au XIIème siècle : « La supériorité de l’homme sur la
femme découle du fait qu’il a été créé en premier » ; « l’homme
est différent de la femme parce qu’il est plus prédestiné aux
opérations intellectuelles » … Ce sont là quelques exemples
d’affirmations qui ont fait la gloire des textes de théologie
chrétienne durant des siècles.
Cependant, et malgré l’universalité de ces thèses, l’infériorité
des femmes apparaît aujourd’hui consubstantielle à la seule
culture musulmane. En effet, un certain discours islamique
affirme sans ambages que les hommes sont supérieurs aux
femmes et que, par conséquent, l’égalité entre les sexes est
impensable, voire qu’elle est de l’ordre du contresens. Nous
sommes là devant un phénomène récurrent dans l’histoire, où à
partir d’un héritage culturel commun, une société redéfinit sa
vision à partir de son particularisme. Les musulmans, comme
leurs prédécesseurs des autres monothéismes, se sont
réapproprié ce discours discriminatoire à partir de leur contexte
et de leur propre lecture de l’islam.
[Link] polygamie
Le roman explore aussi le sujet de la polygamie et le statut des
femmes dans le contexte de la société et la famille. La
protagoniste, Ramatoulaye subit l'influence directe d'un mariage
polygame lorsque son mari prend une deuxième épouse sans son
consentement.
Dans sa lettre, Ramatoulaye raconte la différence des réactions
entre elle et son amie Aissatou. Aissatou avait décidé de quitter
son mari lorsqu'il épousa une deuxième femme. Ramatoulaye a
toutefois décidé de rester avec son mari pour le bien de ses
enfants. Malgré les actions de son mari, Ramatoulaye lui reste
fidèle. D’ailleurs, elle refuse de se remarier après sa mort,
affirmant que le mariage est une affaire d'amour. Quand le frère
de son mari décédé lui propose le mariage, Ramatoulaye est
catégorique sur le fait qu'elle ne participera pas à ce mariage
simplement pour améliorer son statut social.
IV. LE ROLE DE L’HOMME DANS LA VIE SOCIALE
Si nous étudions les circonstances dans lesquelles les sociétés
humaines naquirent dans le passé lointain, nous constatons
clairement que l'homme n'aspirait à rien d'autre qu'à son bien-
être et à une vie tranquille, et il ne fait pas de doute que cet
objectif ne saurait être atteint sans l'utilisation complète de
toutes les ressources de la vie.
L'homme sait, de par ses facultés intellectuelles innées, qu'il ne
peut tout seul satisfaire la totalité de ses besoins, ni parvenir à
la tranquillité et à la paix de l'esprit qu'il désire tant. Et puisqu'il
se rend compte qu'il n'arrive pas à réussir dans la vie en
surmontant individuellement les difficultés, il fait appel à la
protection du rôle social de la vie. Il considère qu'il est facile de
parvenir à son but par la coopération avec ses semblables et, par
conséquent, il s'efforce de recevoir les avantages de la vie avec
le concours des autres. Cet objectif est atteint lorsque chaque
individu assume la responsabilité de contribuer par ses propres
efforts à la réalisation dudit objectif, et que tous les individus
mettent en commun les dividendes des efforts individuels, pour
que chaque individu en prenne par la suite une part
proportionnelle à ses efforts et poursuive paisiblement le train-
train de sa vie.
Pour rendre sa vie plus plaisante, l'homme coopère avec ses
semblables et coordonne ses activités avec les leurs. En fait,
tous les membres de la société investissent leurs efforts dans
une cause commune, et ils accumulent les fruits de leur travail
en vue de les partager ensuite selon les efforts individuels et le
statut de chacun.
CONCLUSION
Le roman de Mariama Bâ est une véritable exposition des
réalités dans la société sénégalaise.
Si nous étudions les circonstances dans lesquelles les sociétés
humaines naquirent dans le passé lointain, nous constatons
clairement que l'homme n'aspirait à rien d'autre qu'à son bien-
être et à une vie tranquille, et il ne fait pas de doute que cet
objectif ne saurait être atteint sans l'utilisation complète de
toutes les ressources de la vie. La place de l'Homme, dans la
société, se construit sur ses propres valeurs. Un homme est
obligé par définition de lutter, de prouver sa valeur, mais une
femme peut se contenter de regrets éternels. Le commerce du
sage est sans valeur et il perfectionne ; le commerce de l'homme
de peu est agréable, et il corrompt.
Le portrait des hommes que nous propose Mariama Bâ à travers
Ramatoulaye dans son livre est une vision de l'homme complexe.
Ils semblent partagés entre deux mondes.