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Guide de reddition des comptes publics

Le document présente un guide de reddition des comptes destiné aux Directeurs de la Production des Comptes publics et aux Comptables principaux de l'État au Bénin, en mettant l'accent sur les principes généraux, l'élaboration des comptes de gestion, les documents produits, et la transmission des comptes. Il souligne les innovations apportées par la loi organique relative aux lois de finances de 2013, visant à améliorer la transparence et l'efficacité de la gestion des finances publiques. Ce guide sert d'outil de référence pour assurer la conformité et la responsabilité des comptables publics dans leurs fonctions.

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Guide de reddition des comptes publics

Le document présente un guide de reddition des comptes destiné aux Directeurs de la Production des Comptes publics et aux Comptables principaux de l'État au Bénin, en mettant l'accent sur les principes généraux, l'élaboration des comptes de gestion, les documents produits, et la transmission des comptes. Il souligne les innovations apportées par la loi organique relative aux lois de finances de 2013, visant à améliorer la transparence et l'efficacité de la gestion des finances publiques. Ce guide sert d'outil de référence pour assurer la conformité et la responsabilité des comptables publics dans leurs fonctions.

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REPUBLIQUE DU BENIN

CONTRAT N° 83388383

Guide de reddition des comptes à l’usage du


Directeur de la Production des Comptes publics
et des Comptables principaux de l’Etat du réseau
du trésor
Introduction ............................................................................................. 4
2
1 1ère Partie - Principes généraux ................................................................. 5

Fondements juridiques de la reddition des comptes des comptables


principaux de L’etat ...............................................................................................5
Généralités .........................................................................................5
Les principales innovations de la loi organique relative aux lois de
finances et de ses textes d’application .........................................................7
Textes législatifs et règlementaires applicables ..............................12
Les acteurs de la reddition des comptes .............................................................13
Les ordonnateurs..............................................................................13
Les comptables publics ...................................................................14
Le juge des Comptes........................................................................22

2 2eme Partie – les comptes de gestion des comptables ..................................... 23

2-1 Elaboration du compte de gestion de l’etat ........................................................23


Principe et modalités d’élaboration des comptes de gestion ............23
Processus d’élaboration des comptes de gestion............................24
Eléments constitutifs du compte de gestion ........................................................28
Le compte de gestion sur chiffres. ....................................................28
Le compte de gestion sur pièces. .....................................................34

3 3eme Partie – les documents produits par le directeur de la production des comptes
publics ............................................................................................. 38

Le compte général de l’administration des finances .................................................39


Rapport de présentation ...................................................................39
Balance générale des comptes (confère annexe G 7).....................39
Le développement des recettes budgétaires ....................................40
Le développement des dépenses budgétaires .................................40
Le développement des opérations constatées aux CST ..................40
Le développement des comptes de résultats ...................................40
Projet de loi de règlement (PLR) .........................................................................42
Cadre juridique .................................................................................42
Contenu de la Loi de Règlement ......................................................42
Des États financiers..........................................................................43
Des annexes explicatives .................................................................45
Rapports annuels de performance et autres documents ..................46

4 4eme Partie – transmission des documents de reddition de compte ..................... 47

Transmission du compte de gestion au juge des comptes ..................................47


Mise en état d’examen .....................................................................47
Transmission du projet de loi de règlement à l’Assemblée
Nationale .....................................................................................................49

5 Conclusion ......................................................................................... 50

Guide de reddition des comptes des comptables principaux de l’Etat


Liste des sigles et abréviations
3

ACD : Agent comptable de la Dette


CPE : Comptable Principal de l’Etat
CSAF : Chef Service administratif et financier
DAF : Directeur administratif et financier
DGB : Direction générale du Budget
DGDDI : Direction générale des Douanes et Droits indirects
DGI : Direction générale des Impôts
DGTCP : Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique
DPCP : Direction de la Production et des Comptes publics
FNRB : Fonds National des Retraites du Bénin
LOLF : Loi Organique relative aux Lois de Finances
MEF : Ministère de l’Économie et des Finances
PAP : Projet annuel de Performance
PIP : Programme d’Investissements publics
PPBS : Planification, Programmation, Budgétisation et Suivi
RAP : Rapport annuel de Performance
RNI : Receveur national des Impôts
TMIE : Trésorier des Ministères et Institutions de l’Etat
TGE : Trésorier général de l’Etat
TD : Trésorier départemental
UEMOA : Union économique et monétaire ouest africaine
INTRODUCTION 4

La loi organique n°2013-14- du 27 septembre 2013 relative aux lois de finances a


instauré de nouvelles règles pour l’élaboration, l’exécution, le contrôle et le suivi du
budget de l’État avec pour objectif d’améliorer l’efficacité de la dépense et, à
travers elle, les politiques publiques. A cet égard, la loi met l’accent sur la
transparence dans la gestion des finances publiques à travers les résultats concrets
qui peuvent être attendus de la mobilisation et de l’utilisation des moyens financiers
et non plus exclusivement sur la régularité de l’utilisation des moyens financiers.

A cet effet, elle instaure entre autres, le principe de la déconcentration de la fonction


d’ordonnateur en faisant des ministres et présidents d’institutions constitutionnelles
des ordonnateurs principaux des crédits des programmes, des dotations et des
budgets annexes de leur ministère ou de leur institution respectivement. Le corollaire
de ce principe est la déconcentration de la fonction de comptable principal de l’Etat
qui vise, in fine, à rapprocher la comptabilité des faits générateurs.

Dans cette logique, le décret n°2014-571 du 07 octobre 2014 portant règlement


général sur la comptabilité publique a prévu en son article 25, outre le réseau
comptable du trésor, des réseaux comptables distincts pour chaque administration
financière.
Cette réforme de la comptabilité de l’Etat est mise en œuvre par la Direction générale
du Trésor et de la Comptabilité publique.

Pour son opérationnalisation, le Ministre de l’économie et des finances, par arrêté


n°1551-c/MEF/CAB/SGM/DGTCP/DCP/SP/240SGG20 du 22 juin 2020 portant
attributions, organisation et fonctionnement de la Direction générale du Trésor
et de la Comptabilité publique (DGTCP) a procédé à la restructuration du réseau
comptable du Trésor avec la confirmation de 74 postes de comptables secondaires
de l’Etat, la création de 25 comptables principaux de l’Etat et d’un comptable
d’ordre à savoir le Directeur de la Production des Comptes publics (DPCP),
comptable supérieur du réseau. De ce fait, l’activité de production du compte de
gestion de l’Etat est désormais partagée par l’ensemble de ces comptables
principaux, sous la conduite du DPCP, avec obligation pour chacun d’eux de produire
son compte de gestion à la Cour des comptes.
Le présent guide a pour ambitions de servir d’outil de référence pour le Directeur de
la Production des Comptes publics et les Comptables principaux de l’Etat du réseau
du Trésor dans le cadre de la reddition de compte qui leur incombe au titre de leurs
fonctions de comptables publics.

Guide de reddition des comptes des comptables principaux de l’Etat


A cet égard, il est articulé suivant le plan ci-après :
5

Première Partie : Les principes Généraux


Deuxième Partie : Les Comptes de Gestion des comptables principaux de l’Etat
Troisième partie : les documents produits par le DPCP
Quatrième partie : La transmission des documents de reddition de compte au juge
et à l’Assemblée Nationale.

Les développements se rapportant à ces quatre parties sont complétés par des
annexes relatives aux modèles de documents et pièces.

1 1ERE PARTIE - PRINCIPES GENERAUX

Fondements juridiques de la reddition des comptes des comptables


principaux de L’etat

Généralités
Aux termes des dispositions des articles 78 à 80 de la LOLF, l’Etat tient, outre la
comptabilité des matières et celle d’analyse des coûts «une comptabilité budgétaire
et une comptabilité générale de l’ensemble de ses opérations »
La comptabilité budgétaire est tenue en recettes et en dépenses dans la phase
administrative par les ordonnateurs et, dans la phase comptable, par Ies comptables
publics. Elle permet de fournir la situation d'exécution du budget par ministère, par
institution, par mission, par programme et par dotation. » Le rattachement à
l’exercice budgétaire est donc effectué sur une base de caisse.

La comptabilité générale de I ‘Etat a pour objet de décrire le patrimoine de l'Etat et


son évolution. Elle est sincère et reflète une image fidèle du patrimoine et de la
situation financière de l'Etat. Elle est fondée sur le principe de la constatation des
droits et des obligations selon lequel les opérations sont prises en compte au titre de
l'exercice auquel elles se rattachent indépendamment de leur date de paiement ou
d'encaissement.

L’article 3 de l’arrêté 410/MEFPD/DC/SGM/DGTCP/SP du 02 février 2015 portant Plan


Comptable de l’Etat dispose : « La comptabilité générale de l’État s’inspire des
normes internationales, notamment du Système Comptable Ouest Africain (SYSCOA)
».
Conformément aux articles 21 et 33 et 105 du RGCP, il est fait obligation aux
comptables principaux des réseaux comptables du Trésor et des Administrations
financières de produire et de rendre leurs comptes de gestion individuels en état
d’examen à la juridiction financière.

Guide de reddition des comptes des comptables principaux de l’Etat


Quant aux comptes annuels de l’Etat, ils sont présentés à la juridiction financière par
6
le Ministre en charge des finances conformément aux dispositions de l’article 107 du
RGCP.

Conformément à l’arrêté n°1551/MEF/CAB/SGM/DGTCP/DCP/SP/240SGG20 du 22


juin 2020, les Comptables principaux de l’Etat du réseau du trésor sont :
- Le Trésorier général de l’Etat (TGE) en charge des opérations de trésorerie ;
- les Trésoriers des Ministères et Institutions de l’Etat (TMIE), chargés de
l’exécution des opérations de recettes et de dépenses des ministères et
institutions ;
- l’Agent comptable de la Dette (ACD) en charge des opérations relatives à la
dette publique, au fonctionnement de la CAA et aux dépenses financées sur
ressources extérieures ;
- et les Trésoriers Départementaux (TD) chargés de l’exécution des recettes et
des crédits délégués au niveau des départements.

Quant au Directeur de la Production des Comptes publics (DPCP), il est l’unique


comptable d’ordre du réseau comptable du Trésor dont il est le comptable supérieur.
Il est chargé d’assurer la coordination des activités de production des comptes de
gestion des comptables publics dans les délais prescrits, de la production des comptes
annuels composés du Compte général de l’Administration des Finances (CGAF) et
des états financiers et de l’élaboration du Projet de Loi de Règlement (PLR) définitif
du Budget de l’Etat.

Conformément aux dispositions de l’article 23 du décret n°2014-571 du 07 octobre


2014 portant Règlement Général sur la Comptabilité Publique, le comptable
public est seul habilité à effectuer les opérations ci-après décrites :
•la prise en charge et le recouvrement des rôles, bulletins de
liquidation et ordres de recettes et autres titres de perception qui
lui sont remis par un ordonnateur, des créances constatées par un
contrat ou un marché public, un titre de propriété ou tout autre
titre ou acte dont il assure la conservation ainsi que l'encaissement
des droits au comptant et des recettes de toutes natures que les
administrations publiques sont habilitées à recevoir ;
• le visa, la prise en charge et le règlement des dépenses, soit sur
ordre émanant d'un ordonnateur accrédité, soit au vu des titres
présentés par les créanciers, soit de sa propre initiative, ainsi que
la suite à donner aux oppositions et autres significations;
• la garde et la conservation des fonds, valeurs, titres et matières
appartenant ou confiés à l'Etat ou aux autres organismes publics ;
• le maniement des fonds et les mouvements des comptes de

Guide de reddition des comptes des comptables principaux de l’Etat


disponibilités;
7
• la conservation des pièces justificatives des opérations et des
documents de comptabilité ;
• la tenue de la comptabilité du poste qu'il dirige.

Le comptable supérieur est le comptable qui a, sous son autorité hiérarchique, un


ou des comptables subordonnés. Le comptable secondaire est celui dont les
opérations sont centralisées par un comptable principal à qui il rend compte.

Le comptable principal rend ses comptes à la Juridiction des comptes. La


production du compte de gestion est une obligation d’ordre public pour tout
comptable principal. Dans ce cadre, conformément au code de transparence, les
informations y relatives peuvent être publiées conformément aux textes en vigueur
en vue de l’information du citoyen.

Pour satisfaire à cette obligation vis-à-vis du Juge des comptes qui peut mettre
sa responsabilité personnelle et pécuniaire en jeu, le comptable principal doit
rigoureusement respecter :
- les principes et modalités d’élaboration du compte de gestion ;
- la procédure de confection du compte de gestion ;
- le calendrier d’élaboration du compte de gestion ;
- les délais de transmission du compte de gestion au Juge des comptes.

Les principales innovations de la loi organique relative aux lois de


finances et de ses textes d’application
 La réforme du mode de gestion

La loi organique n° 2013-14 du 27 septembre 2013 relative aux de finances (LOLF)


consacre la responsabilisation des gestionnaires pour la conception, la mise en œuvre
et le suivi du budget. A travers, l’évaluation des politiques publiques, les
gestionnaires doivent désormais rendre compte de la qualité de leur gestion par
l’atteinte des objectifs qui leurs sont fixés.

Avant l’avènement de cette loi, la gestion des finances publiques était sous l’emprise
de la loi organique n° 86-021 du 26 septembre 1986 relative aux de finances et les
règles encadrant la formulation des budgets se focalisaient sur le volume des moyens
consacrés à l’action des pouvoirs publics. Les crédits étaient articulés et présentés
selon l’organisation administrative (« service ou ensemble de services ») et le vote
parlementaire se concentrait sur la reconduction des dotations précédentes («
services votés »), par le biais d’un vote d’ensemble, et l’autorisation des nouvelles
dépenses par ministère (art 38 et 39 et 47 de la loi organique n°86-021 du 26
septembre 1986).

Guide de reddition des comptes des comptables principaux de l’Etat


8
Désormais, le budget doit mettre en avant, non seulement les moyens liés à l’activité
des pouvoirs publics, mais également justifier la répartition des allocations de crédits
par rapport à la réalisation d’objectifs définis ex ante pour chaque poste de dépense.
Cette nouvelle loi inspirée du cadre harmonisé des finances publiques de l’UEMOA a
pour ambitions :
 Le passage d’une logique de moyens à une logique de résultats ;
 la réforme du mode de gestion ;
 le renforcement de la transparence ;
 le développement de la pluri annualité.
 .l’élargissement du champ de la comptabilité générale de l’Etat, avec
notamment le passage à une comptabilisation en droits et obligations
constatés, selon le système de l’exercice ;
 la rénovation du plan comptable de l’Etat, qui s’inspire de la comptabilité des
entreprises tout en tenant compte des spécificités de l’Etat ;
 la prise en compte de la dimension patrimoniale dans la CGE, avec la mise en
œuvre des amortissements et des provisions et la constitution d’un bilan
d’ouverture ;
 l’établissement des états financiers de l’Etat ;
 le renforcement du principe de sincérité comptable et la recherche affirmée
de la qualité comptable, indispensable à la certification des comptes.
 l’introduction des normes comptables de l’Etat ;
 l’introduction de la comptabilité d’analyse des coûts ;
 . le classement des tirages et remboursements d’emprunts dans les opérations
de trésorerie.
 le passage d’une comptabilité de caisse à une comptabilité d’exercice ;
 - l’instauration d’une comptabilité des matières
 la redéfinition des caractéristiques de la période complémentaire ;
 la prescription acquisitive ou extinctive par rapport à la production et au
jugement des comptes ;
 la suppression du système de réflexion ;
 la consécration de la classe 8 aux opérations hors bilan
 l’encadrement de la réquisition des comptables publics.

 la sincérité budgétaire.

Le principe de sincérité apparait aux articles 8 et 80 de la LOLF. Il se définit comme


l’obligation de présenter des comptes ou un budget reflétant une image sincère et
fidèle de la situation et des perspectives économiques et patrimoniales nationales
au regard des informations dont dispose le gouvernement au moment de leur
élaboration. Au plan comptable, le principe de sincérité implique la tenue et la

Guide de reddition des comptes des comptables principaux de l’Etat


reddition de comptes selon une comptabilité de droits constatés et les règles de la
9
comptabilité patrimoniale. Elle consiste à rattacher à un exercice les dépenses et les
recettes dès la naissance du fait générateur (engagement d’une dépense ou
constatation d’une créance). En fin d'exercice, les opérations qui ont pris naissance
dans l'année mais qui n'ont pas donné lieu à encaissement ou paiement sont
rattachées à l'exercice comptable sous forme de produits à recevoir (créances), de
provisions ou de charges à payer (dettes). Jusqu’alors la LOLF n’imposait que la tenue
d’une comptabilité dite de caisse (ou comptabilité de trésorerie) qui consiste à
n'enregistrer les opérations qu'à partir du moment où celles-ci sont recouvrées ou
payées.

 La notion de programme

Le programme est défini à l’article 14 de la LOLF comme un regroupement de


« crédits destinés à mettre en œuvre une action ou un ensemble cohérent d’actions
représentatif d’une politique publique clairement définie dans une perspective de
moyen terme ».
La politique publique poursuit ainsi un but précis, ou objectif, qui constitue sa
véritable justification. La détermination de l’objectif est, dans cette approche, le
préalable à la définition du programme.
A cet effet, le décret n°2014-794 du 30 décembre 2014 portant nomenclature
budgétaire de l’Etat, a prévu en annexe II-1-2 une liste de 84 programmes
budgétaires.
Les crédits budgétaires sont répartis en programme. Toutefois, ceux qui ne sont pas
répartis en programme sont répartis en dotations. Le décret a prévu 11 dotations et
34 missions outre les comptes spéciaux du trésor et les budgets annexes.

 Les objectifs et les indicateurs de résultats

Le passage d’une nomenclature articulée autour des services administratifs (budget


de moyens) à une présentation des crédits par programmes (budget par objectif)
constitue l’objet central de la réforme : l’Assemblée Nationale ne se prononce plus
uniquement sur les crédits mais également sur les stratégies ministérielles et les
objectifs des politiques publiques. A chaque programme sont associés des objectifs
et des indicateurs de performance.

 Le responsable de programme

La nouvelle loi institue en son article 16 un nouvel acteur dans le pilotage des crédits
budgétaires et de l’action de l’Etat : le responsable de programme. Sous l’autorité
des ministres dont ils relèvent, les responsables de programme élaborent la stratégie

Guide de reddition des comptes des comptables principaux de l’Etat


du programme dont ils ont la charge et définissent ou révisent les objectifs et les
10
indicateurs de performance.
Ils peuvent également, si l’acte de nomination le précise, être ordonnateurs des
crédits ministériels pour la partie concernant le programme dont ils ont la charge.

 Les projets annuels de performance

Conformément à l’article 49 de la loi, Corollaire de l’introduction des objectifs et des


indicateurs, les projets annuels de performance sont des annexes obligatoires au
projet de loi de finances initiale établis pour chaque programme

Ils présentent la stratégie, les objectifs et les indicateurs de performance de chacun


des programmes, ainsi que des précisions sur les méthodes de renseignement des
différents indicateurs.

 Les rapports annuels de performance (RAP)

Les rapports annuels de performance constituent les instruments clefs pour apprécier
la qualité de l’action publique. Annexés au projet de loi de règlement, ils permettent
d’évaluer l’atteinte des objectifs initialement fixés dans les projets annuels de
performance. Afin de permettre les comparaisons, les formats retenus pour les
projets annuels de performance doivent être similaires à ceux des rapports annuels
de performance.

 La déconcentration de la fonction d’ordonnateur principal en matière de dépenses.

La LOLF instaure le principe de la déconcentration de la fonction d’ordonnateur


en matière de dépenses. En son article 72, elle consacre les ministres et les
présidents des institutions constitutionnelles comme des ordonnateurs principaux
des crédits des programmes, des dotations et des budgets annexes de leur
ministère ou de leur institution. Ils peuvent déléguer leur pouvoir d’ordonnateur
dans les conditions définies à l’article 69 de la LOLF.

 Fongibilité des crédits

A l’intérieur d’un même programme, les crédits sont redéployables sur décision de
l’ordonnateur. Les crédits sont « fongibles » : leur affectation, dans le cadre d’un
programme n’est pas prédéterminée de manière rigide mais simplement
prévisionnelle, dans le respect de certaines limites. Le principe de fongibilité donne
aux gestionnaires une autonomie accrue pour la mise en œuvre des programmes dont
ils ont la charge qui va de pair avec leurs nouvelles responsabilités en matière de
performance.

Le plafond de l'autorisation de dépense donnée par le Parlement s'entend ainsi pour

Guide de reddition des comptes des comptables principaux de l’Etat


un programme ou une dotation en entier. L’ordonnateur a autorité pour l'affectation
11
des crédits votés à l'intérieur de cette enveloppe globale : il est libre de les redéployer
par nature dans le respect de certaines contraintes.

 Les crédits de personnels peuvent abonder les crédits de biens et services, de


transfert et d’investissement.

 Les crédits de biens et services ainsi que les crédits de transfert peuvent abonder
les crédits d’investissement.

 La tenue d’une comptabilité générale.

L’article 80 de la loi institue la tenue de la comptabilité générale fondée sur le


principe de la constatation des droits et des obligations selon lequel les opérations
sont prises en compte au titre de l’exercice auquel elles se rattachent
indépendamment de leur date de paiement ou d’encaissement.

 La certification des comptes de l’Etat

Conformément aux articles 91 et 106 de la loi, la juridiction financière procède à la


certification des comptes en lieu et place de la déclaration générale de conformité.

 Résultats de fin d’année

Trois (3) principaux soldes sont déterminés au regard des dispositions de l’article 48
de la LOLF :

- le solde budgétaire global ;

- le solde budgétaire de base (UEMOA) ;

- et le solde des opérations de trésorerie.

 Responsabilité des ordonnateurs et des contrôleurs financiers.

La LOLF, à travers ses articles 95 à 98, a institué des sanctions à l’encontre des
ordonnateurs et contrôleurs financiers qui auraient commis des fautes dans
l’exécution des tâches qui relèvent de leurs compétences.

La déconcentration de la fonction de Comptable principal de l’Etat est une


conséquence de ces innovations contenues dans la LOLF et dans le décret portant
Règlement général sur Comptabilité publique.

Guide de reddition des comptes des comptables principaux de l’Etat


Textes législatifs et règlementaires applicables
12
Les textes législatifs applicables sont les suivants :
 la loi n° 90-032 du 11 décembre 1990 portant constitution de la République
du Bénin telle que modifiée par la loi n° 2019-40 du 07 novembre 2019;
 la loi organique n°2013-14- du 27 septembre 2013 relative aux lois de
finances ;
 la loi organique n°2020-38 du 11 février 2021 sur la cour des comptes ;
 l’ordonnance 69-5 /PR/MEF du 13 février 1969 relative au statut des
comptables publics ;
 l’ordonnance n°73-27 du 27 Mars 1973 portant modification des articles 13
et 23 de l’ordonnance n°69-5/ PR /MEF du 13 février 1969 relatifs au statut
des comptables publics.
 la loi n°2020- 26 du 29 septembre 2020 portant code des marchés publics.

Les textes réglementaires applicables sont :


 le décret n°2014-571 du 07 octobre 2014 portant règlement général sur la
comptabilité publique ;
 le décret n°2005-035 du 29 janvier 2015 portant code de transparence en
République du Bénin ;

 le décret n°69-48/PR /MEF du 17 Février 1969 relatif à la prestation de


serment et à la constitution de cautionnement par les comptables publics ;
 le décret n°71-187 du 29 Septembre 1971 fixant le montant des
cautionnements ;
 le décret n°2021-307 du 9 juin 2021 portant attributions, organisation et
fonctionnement du Ministère de l’Economie et des Finances ;
 le décret n°2017-108 du 27 février 2017 portant comptabilité des matières
en République du Bénin ;
 le décret n°2020-496 du 07 octobre 2020 portant procédures d'exécution
budgétaire ;
 le décret n°2020-497 du 07 octobre 2020 portant attributions et modalités
de nomination des responsables de programme ;
 le décret n°2021-279 du 02 juin 2021 portant approbation des statuts de
l’Agence Nationale du domaine et du foncier ;
 le décret n°2021-455 du 15 septembre 2021 portant attributions,
organisation et fonctionnement de la Direction générale des Douanes ;
 le décret n°2014-794 du 30 décembre 2014 portant nomenclature
budgétaire de l’Etat ;
 Le décret n°2021-401 du 28 juillet 2021 fixant la structure type des
ministères.

Guide de reddition des comptes des comptables principaux de l’Etat


 l’arrêté n°1551-c/MEF/CAB/SGM/DGTCP/DPCP/SP/240SGG20 du 22 juin
13
2020 portant attributions, organisation et fonctionnement de la Direction
générale du Trésor et de la Comptabilité publique ;
 l’arrêté n°0410-c/MEFPD/DC/SGM/DGTCP/SP du 2 février 2015 portant plan
comptable de l’Etat ;
 L’arrêté n°2061-c/MEF/CAB/SGM/DGTCP/DCP/SP /192SGG21 du 29 juillet
2021 portant attributions, organisation et fonctionnement de la Direction
générale des impôts.
 l’arrêté n°2636-c/MEF/DC/SGM/DGB/DGTCP/CF/SP/434SGG20 du 04
novembre 2020 portant mise en application de la nomenclature des pièces
justificatives des dépenses publiques ;

Les acteurs de la reddition des comptes

Il ressort des différents textes ci-dessus évoqués que les différents acteurs
intervenant dans le processus de reddition des comptes annuels de l’Etat sont :

Les ordonnateurs

Un ordonnateur c’est toute personne ayant qualité, au nom de l’Etat, de prescrire


l’exécution des recettes et/ou des dépenses inscrites au budget de l’Etat ou de donner
des ordres de mouvements des matières.

a) les ordonnateurs de recettes


Conformément à l’article 70 de la LOLF, le ministre des finances est l’ordonnateur
principal unique des recettes du budget général, des comptes spéciaux du trésor et
de l’ensemble des opérations de trésorerie. En vertu des dispositions de l’article 69 de
la même loi, ce pouvoir d’ordonnateur peut être délégué.

Par décret n° 2020-496 du 07 octobre 2020 portant procédures d'exécution


budgétaire, ce pouvoir d’ordonnateur unique des recettes a été délégué à divers
responsables du MEF. Selon l’article 18 dudit décret, les ordonnateurs délégués en
matière de recettes sont :
 le Directeur général des Impôts pour les recettes fiscales ;
 le Directeur général des Douanes et droits indirects pour les recettes
douanières ;
 le Directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique pour les
recettes non fiscales à l'exception des recettes du Fonds national des
Retraites du Bénin et des fonds de concours;
 le Directeur général de l'Agence nationale du domaine et du foncier pour
les produits du domaine et du foncier ;

Guide de reddition des comptes des comptables principaux de l’Etat


 le Directeur général de la Caisse autonome d'amortissement pour les
14
ressources extérieures à savoir les dons et prêts ;
 le Directeur de la Planification, de l'Administration et des Finances,
responsable du programme support, en ce qui concerne l'émission des
ordres de recettes consécutifs à des annulations de dépenses ;
 Le directeur général du budget pour les recettes de FNRB et les fonds de
concours.

b) les ordonnateurs de dépenses

Conformément à l’article 72 de la LOLF, les ministres et les présidents des


institutions constitutionnelles sont ordonnateurs principaux des crédits des
programmes, des dotations et des budgets annexes de leur ministère ou de leur
institution. Ils peuvent déléguer leur pouvoir d’ordonnateur dans des conditions
définies à l’article 69 de la LOLF.

En ce qui concerne spécifiquement le ministre des finances, il est l’ordonnateur


principal unique des recettes du budget général, des comptes spéciaux du Trésor ainsi
que de l’ensemble des opérations de trésorerie. Il est également l’ordonnateur
principal des crédits des programmes et du budget annexe de son ministère.

Au niveau du ministère des affaires étrangères, les Chefs de missions diplomatiques


ou consulaires sont ordonnateurs secondaires des crédits délégués et des recettes de
leur poste d'accréditation.

Le préfet est ordonnateur secondaire des crédits délégués pour les services
déconcentrés des administrations civiles et paramilitaires de l'Etat relevant de son
ressort territorial notamment en matière d'exécution des politiques publiques et de
la qualité de la fonction financière dans le département.

En vertu des dispositions de l’article 102 du RGCP, les comptes administratifs des
ordonnateurs de dépenses du Budget de l’État (ministres, présidents d’institutions
de l’Etat, préfets et chefs de missions diplomatiques et consulaires) font l’objet de
consolidation par le Directeur général du Budget. Ils sont appuyés d’un état de
développement des dépenses. Le compte administratif consolidé est transmis au
juge des comptes et à l’Assemblée nationale en appui au projet de loi de règlement
(PLR).

Les comptables publics


Est comptable public, tout agent public régulièrement habilité pour effectuer, à
titre exclusif, au nom de l'Etat ou d'un autre organisme public, des opérations de
recettes, de dépenses, de maniement de titres ou de mouvements de matières,

Guide de reddition des comptes des comptables principaux de l’Etat


soit au moyen de fonds, valeurs et matières dont il a la garde, soit par virement
15
interne d'écritures, soit par l'intermédiaire d'autres comptables.

a) Les comptables principaux de l’Etat du réseau comptable des


services centraux et extérieurs du trésor

Ce réseau comprend le directeur de la production des comptes publics, le trésorier


général de l’Etat, les trésoriers des ministères et institutions de l’Etat, l’agent
comptable de la dette, les trésoriers départementaux et les trésoriers communaux.

Selon les dispositions de l’arrêté n°1551c/MEF/CAB/SGM/DGTCP/DCP/SP/240SGG20


du 22 juin 2020 portant attributions, organisation et fonctionnement de la Direction
générale du Trésor et de la Comptabilité publique, sont comptables principaux de
l’Etat :
 Le Trésorier général de l’Etat (TGE) ;
 Les Trésoriers des Ministères et Institutions de l’Etat (TMIE);
 L’Agent comptable de la Dette (ACD) ;
 Les Trésoriers départementaux (TD).

a-1 Le Trésorier général de l’Etat (TGE) ;

Le Trésorier général de I’ Etat (TGE) est chargé :

 de la mise en œuvre de la politique de gestion de la trésorerie de I Etat,


définie par la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique ;

 de la gestion du Compte unique du Trésor ;

 de l'exécution des mouvements de fonds avec les autres comptables publics


;

 de l'exécution du plan de trésorerie ;

 de la gestion des comptes des correspondants du Trésor ;

 de la conservation, en tant que dépositaire, des titres et créances de valeurs


à court terme appartenant ou confiés à I Etat ;

 de la gestion de la dette intérieure de I’ Etat ;

 de la gestion des transferts de ressources financières aux communes ;

 du suivi hebdomadaire des états de rapprochement ;

 de la production du compte de gestion des opérations de la Trésorerie


Générale de I’ Etat ;

Guide de reddition des comptes des comptables principaux de l’Etat


 du suivi et de la centralisation des plans de trésorerie des collectivités locales
16
et des établissements publics nationaux ;

 de la transmission conformément à l'instruction y relative, du dossier de


clôture des comptes de l'exercice de la Trésorerie générale de I’ Etat à la
Direction de la Production des Comptes publics.

a-2 Le Trésorier des Ministères et Institutions de l’Etat (TMIE)


Il est chargé :

 de l'exécution des opérations de recettes et de dépenses du Ministère ou de


I’ Institutions de I' Etat de sa compétence ;

 de la participation à l'élaboration des prévisions des recettes non fiscales ;

 de la coordination des services intermédiaires de recettes du Ministère ou


de l’institution de I’ Etat qui lui sont confiés ;

 de la tenue et de la présentation de la situation des engagements hors bilans


du Ministère ou de I’ institutions de I Etat de sa compétence;

 du suivi hebdomadaire des états de rapprochement ;

 de l'évaluation, de la régularisation et/ou de l'ajustement, à la fin de chaque


exercice, de la valeur du patrimoine du Ministère ou de l’institution de I’ Etat
au vu des résultats des travaux d'inventaire physique conduits en relation
avec les services en charge de la comptabilité des matières de l'ordonnateur
du Ministère ou de l’institution de I’ Etat dont il est comptable principal ;

 du contrôle de la gestion des régies de recettes de sa compétence et de


l'apurement de leurs opérations ;

 du suivi et de la centralisation des opérations de recettes et de dépenses


effectuées par l'ensemble des structures relevant de sa compétence ;

 de la tenue de la comptabilité et de la production du compte de gestion de


ses opérations à la juridiction financière ;

 de la transmission conformément à l'instruction y relative, du dossier de


clôture des comptes de l'exercice de la Trésorerie du Ministère ou de I’
institution de I’ Etat à la Direction de la Production des Comptes publics.

 Outre les attributions citées ci- dessus, le Trésorier du Ministère en charge


des Affaires Etrangères intègre dans sa comptabilité celle des opérations
effectuées au niveau des ambassades et consulats généraux.

En ce qui concerne spécifiquement le trésorier du MEF, il est également chargé de :

Guide de reddition des comptes des comptables principaux de l’Etat


 de l'exécution des salaires sans ordonnancement préalable;
17
 de l'exécution des opérations de recettes et de dépenses du Fonds national
des Retraites du Bénin ;

 de l'élaboration du compte de gestion du Fonds national des Retraites du


Bénin.

a-3 L’Agent comptable de la Dette


Il est chargé :

 du recouvrement des recettes relatives à la dette avalisée et à la dette


rétrocédée ;

 de l'encaissement des fonds d'emprunts et dons ;

 du recouvrement et du suivi des prêts rétrocédés et garantis accordés par I’


Etat;

 de l'exécution des opérations comptables et de la trésorerie qui lui sont


confiées ;

 du règlement des dépenses relatives à la dette extérieure

 du règlement des dépenses des projets d'investissement public totalement


ou partiellement financés sur ressources extérieures ;

Guide de reddition des comptes des comptables principaux de l’Etat


 du remboursement de la contrepartie béninoise aux projets ;
18
 de l'exécution du budget de la Caisse autonome d 'Amortissement ;

 du contrôle et de la centralisation des opérations effectuées par les régies


des projets ;

 de la tenue de la comptabilité et de la production du compte de gestion de


ses opérations à la juridiction financière ;

 de la transmission conformément à l'instruction y relative, du dossier de


clôture des comptes de l'exercice à la Direction de la Production des Comptes
publics.

a-4 Le Trésorier départemental


Il est chargé :

 de l'exécution des opérations de recettes et de dépenses du budget de l'Etat


et des opérations de trésorerie à l'exclusion de celles dont la gestion est
expressément confiée à d'autres comptables ;

 de la tenue de la comptabilité de ses opérations ;

 du suivi hebdomadaire des états de rapprochement ;

 de l'évaluation et de l'ajustement, à la fin de chaque exercice, de la valeur


du patrimoine de I’ Etat au niveau du département au vu des résultats des
travaux d'inventaire physique conduits en relation avec l'ordonnateur matière
des services déconcentrés ;

 de la centralisation des fonds provenant de l'ensemble des autres réseaux


comptables situés dans son arrondissement financier ;

 du contrôle et de I ‘intégration des opérations des comptables secondaires


qui sont rattachés.

 de la coordination, de la supervision et du contrôle des comptables publics


qui sont hiérarchiquement subordonnés au Trésorier départemental ;

 de la production du compte de gestion de ses opérations à la juridiction


financière ;

 de la transmission conformément à l'instruction y relative, du dossier de


clôture des comptes de l'exercice à la Direction de la Production des Comptes
publics.

Le Trésorier départemental est également chargé de la vérification et de la


centralisation, dans sa comptabilité, des opérations des Trésoriers communaux qui
Guide de reddition des comptes des comptables principaux de l’Etat
lui sont subordonnés, sauf les opérations des collectivités locales dont ils sont
19
comptables principaux.

b) Le Directeur de la Production des Comptes publics

Le Directeur de la Production des Comptes publics (DPCP) est le comptable supérieur


du réseau comptable du Trésor et le seul comptable d'ordre. Il est chargé :

 de la centralisation de l'ensemble des informations financières, comptables


et statistiques de I' Etat et des autres organismes publics ;

 de la préservation de la qualité des comptes et états financiers sectoriels


produits par les comptables principaux de I’ Etat ;

 de l'élaboration des statistiques en ce qui concerne les recettes non fiscales


recouvrées par les services du Trésor ;

 de l'élaboration du Compte Général de l'Administration des Finances ;

 de la production des états financiers de I Etat ;

 de l'élaboration du Projet de Loi de Règlement définitif du budget de l'Etat ;

 de la collecte et du traitement des données statistiques du Trésor public ;

 de l'élaboration des statistiques à poster sur le site web du Trésor ;

 de la production des situations statistiques des flux financiers de


l'administration publique assortis d'analyses et de l'élaboration du tableau des
opérations financières de I ‘Etat (TOFE) en liaison avec les autres
administrations entrant dans son périmètre ;

 du suivi des transferts des ressources effectués à l'endroit des collectivités


territoriales ;

 de la mise en état d'examen des comptes de gestion des collectivités


territoriales et des établissements publics à caractère administratif ;

 de l'élaboration des prévisions de recettes non fiscales de concert avec le


Directeur de la Réglementation Comptable et les Trésoriers des Ministères et
Institutions de I Etat.

Guide de reddition des comptes des comptables principaux de l’Etat


c) Les comptables principaux de l’Etat au niveau des
20
administrations financières.

Aux termes de l’article 25 du décret n° 2014-571 du 07 octobre 2014 portant


Règlement général sur la Comptabilité publique, les comptables des
administrations financières et les comptables des matières sont également
organisés en réseaux comptables comprenant des comptables supérieurs et
subordonnés, principaux et secondaires, distincts du réseau comptable du
Trésor.

Il ressort de cette disposition que les comptables des administrations financières


que sont la Direction générale des impôts, la Direction générale des Douanes et
l’Agence Nationale du Domaine et du Foncier (ANDF) doivent avoir leur réseau
comptable distinct comprenant des comptables principaux qui doivent produire
leurs comptes de gestion à la Cour des comptes.

C-1 les comptables du réseau de la Direction générale des Impôts

Le chapitre III de l’arrêté n°2061/MEF/CAB/SGM/DGI/SP/192SGG21 du 29 juillet


2021 portant attributions, organisation et fonctionnement de la Direction générale
des Impôts est consacré à l’organisation du réseau comptable de la DGI. Il ressort
des articles 33 à 36 de l’arrêté que les comptables principaux du réseau en ce qui
concerne les impôts d’Etat sont :
- les receveurs départementaux des impôts des petites et moyennes
entreprises ;
- les receveurs des impôts des moyennes entreprises ;
- Le receveur des impôts des grandes entreprises ;
- Les receveurs de l’enregistrement et du timbre.

Tous ces receveurs qui ont la qualité de comptable principal ont l’obligation de
produire leur compte de gestion au juge des comptes conformément à l’article
38 de l’arrêté. Ils ont alors à charge la justification et le recouvrement des restes
à recouvrer des titres pris en charge par eux-mêmes et ceux des comptables
secondaires qui leurs sont rattachés.

Les autres receveurs, à savoir les receveurs auxiliaires des impôts des petites et
micro entreprises, les receveurs divisionnaires des impôts des petites et micro
entreprises, sont des comptables secondaires de l’Etat.

Quant au Receveur National des Impôts (RNI), il est aux termes de l’article 37 de
l’arrêté le comptable supérieur du réseau. Il est un comptable d’ordre chargé de
centraliser les opérations effectuées par les autres comptables du réseau et tient
une comptabilité agrégative de toutes les recettes budgétaires de la DGI, de même

Guide de reddition des comptes des comptables principaux de l’Etat


que les autres recettes recouvrées pour le compte d’autres administrations. Il est
21
également chargé d’élaborer en liaison avec les receveurs compétents, les
documents comptables en vue de leur transmission à la Cour des Comptes.

C-2 les comptables du réseau de la Direction générale des Douanes

Conformément à l’article 25 du RGCP, les comptables du réseau de la direction


générale des douanes doivent être également organisés en réseau comptable distinct
de celui du trésor. Ce réseau n’est pas encore créé. Le décret n° 2021-455 du 15
septembre 2021 portant Attributions organisation et fonctionnement de la direction
générale des douanes a prévu en son article 10, une direction de la centralisation
des recettes, de la statistique et des études stratégiques. Cette direction est chargée
de contrôler la conformité des écritures comptables de l’ensemble des unités par
rapport aux instructions comptables. Conformément aux articles 37 à 41 du décret,
l’assise, la liquidation et la perception des droits et taxes sont du ressort des unités
de base que sont la recette des douanes et les postes de douanes ou recettes
auxiliaires. Les agents qui animent ces structures n’ont pas la qualité de comptable
public.

C-3 les comptables du réseau du domaine et du foncier

Conformément à l’article 25 du RGCP, les comptables du réseau du domaine et


du foncier doivent être également organisés en réseau comptable distinct de celui
du trésor. Ce réseau n’est pas encore créé. Par décret n°2021-279 du 02 juin 2021
les statuts de l’Agence Nationale du domaine et du foncier ont été adoptés. Il
ressort de ces statuts que l’agence est chargée, entre autres de :
- la mise en œuvre des politiques, stratégies et programmes de l’Etat en
matière foncière et domaniale ;
- gérer le cadastre ;
- procéder à la confirmation des droits fonciers et à la délivrance de titres
fonciers ;
- assurer la gestion du domaine privé immobilier de l'Etat ;
- tenir le sommier des biens immeubles de I ‘Etat situés à l'étranger.

C-4 les comptables du réseau de la comptabilité des matières

Le RGCP a également prévu en son article 25 un réseau des comptables des


matières. Ce réseau n’est pas encore créé. Aux termes de l’article 19 du décret n°
2017-108 du 27 février 2017 portant comptabilité des matières en République du
Bénin :

« Le comptable principal des matières rend compte de sa gestion à la juridiction


des comptes, par le dépôt de son compte de gestion des matières, dûment

Guide de reddition des comptes des comptables principaux de l’Etat


appuyé des pièces justificatives des opérations des matières, ainsi que des
22
documents visés à l'alinéa premier de l'article 65 du présent décret.

Il assure la tenue de toutes les opérations relevant de sa compétence.

II centralise l'ensemble des opérations des comptables secondaires des matières


qui lui sont rattachés.
II veille à l'application, par les comptables secondaires, des règles et procédures
comptables relatives à la gestion de la comptabilité des matières.
Les comptables principaux des matières ont un rôle de centralisation,
d'impulsion, de coordination et de contrôle de toutes les opérations de
comptabilité des matières effectuées au sein de leurs structures.
Chaque comptable principal des matières transmet par trimestre au comptable
centralisateur des matières, les informations et données comptables, aux fins
d'élaboration du compte central des matières de l'Etat. »

Il produit son compte de gestion qu’il soumet à la Cour des comptes.

Le juge des Comptes

Les compétences du juge des comptes sont dévolues à la Cour des Comptes qui,
aux termes des articles 9 et 10 de la loi organique n°2020-38 du 11 février 2021
sur la Cour des comptes a pour attributions juridictionnelles :
- le jugement des comptes des comptables publics sauf lorsqu’il y a lieu à apurement
administratif dont les modalités sont fixées par ordonnance du président de la
Cour des comptes ;
- le jugement des comptes qui lui sont rendus par les personnes qu’elle a
déclarées comptables de fait ;
- la condamnation, s’il y a lieu, les comptables à l’amende pour retard dans la
production de leurs comptes et dans les réponses aux injonctions qui ont été
formulées à leur encontre ;
- Le jugement les fautes de gestion commises par tout ordonnateur ou
gestionnaire envers l’Etat, les collectivités territoriales et les autres
organismes soumis à son contrôle. Elle prononce, s’il y a lieu, des sanctions
pécuniaires contre les comptables publics et les ordonnateurs en raison de
fautes ou d’irrégularités constatées dans leur gestion

En ce qui concerne ses attributions non juridictionnelles, relativement aux


comptes de l’Etat :

- La Cour des comptes apporte son expertise à l’Assemblée nationale et au


gouvernement dans le contrôle de l’exécution des lois de finances ;

Guide de reddition des comptes des comptables principaux de l’Etat


- Elle vérifie la régularité des recettes et des dépenses décrites dans les
23
comptabilités publiques et s’assure, à partir de ces dernières, du bon emploi
des crédits, des fonds et valeurs gérés par les Institutions de l’Etat, les
services de l’Etat et les autres organismes publics ;
- La Cour des comptes établit un rapport sur l’exécution de la loi de finances :
- Elle établit la déclaration générale de conformité entre les comptes
individuels des comptables principaux de l’Etat et les comptes des
ordonnateurs ou un rapport de certification des comptes de l’Etat
conformément aux dispositions de la loi organique relative aux lois de
finances et émet un avis sur les rapports annuels de performance ;
- Elle délivre un certificat de concordance en ce qui concerne les autres
comptabilités.

2 2EME PARTIE – LES COMPTES DE GESTION DES COMPTABLES

2-1 Elaboration du compte de gestion de l’etat

Principe et modalités d’élaboration des comptes de gestion


Seuls sont présentés au Juge des comptes, les comptes des comptables principaux
de l’Etat qui doivent préalablement, incorporer dans leurs comptabilités les
opérations des comptables secondaires qui leurs sont rattachés.
C’est le Juge des comptes qui seul peut, donner au comptable principal, décharge à
la fin de chaque gestion et quitus à la sortie de fonction.

Tout comptable public qui ne présente pas ses comptes dans le délai prescrit pourrait
être condamné au paiement d’une amende conformément aux textes en vigueur. En
cas de succession au poste, la responsabilité du comptable entrant est engagée pour
la justification des opérations de son prédécesseur lorsqu’il n’a pas émis de réserves
sur la gestion de ce dernier. Ces réserves doivent être consignées dans le procès-
verbal de prise de service.

La préparation du compte de gestion est une tâche qui doit s’effectuer tout au long
de l’année. Le comptable principal doit observer une méthode rigoureuse de
préparation permanente du compte de gestion qui consiste, notamment à :
 effectuer, en cours d’année, tous les trimestres, des contrôles internes de
cohérence des écritures comptables conformément au dispositif prévu à cet
effet ;
 effectuer d’un commun accord avec les services de l’ordonnateur, des
rapprochements mensuels de manière à éviter les ajustements difficiles de fin
d’année ;
 classer au fur et à mesure, les titres de recettes et de dépenses, accompagnés
de leurs justifications.

Guide de reddition des comptes des comptables principaux de l’Etat


24
De la lecture combinée des attributions des ordonnateurs et comptables ci-dessus
exposées, sont placés sous la coordination du DPCP les comptes de gestion des
comptables :

 du réseau comptable du Trésor ;


 du réseau comptable de l’Administration des Impôts ;
 du réseau comptable de l’Administration des douanes ;
 le réseau comptable de l’ANDF ;
 du réseau des comptables matières.

Au niveau de l’Administration du Trésor, six (6) types de comptes de gestion de l’Etat


sont élaborés :
 le Compte de gestion du TGE retraçant les opérations de trésorerie ;
 le compte de gestion du trésorier du ministère de l’économie et des
finances retraçant les opérations budgétaires du ministère, des CST en
charge, et du FNRB
 le compte de gestion du trésorier du ministère des affaires étrangères
retraçant les opérations budgétaires du ministère et des postes
diplomatiques et consulaires ;
 les Comptes de gestion des autres TMIE retraçant les opérations
budgétaires du niveau central des ministères et institutions de l’Etat, de
leur budget annexe et des CST dont ils ont la charge ;
 les Comptes de gestion des TD présentant les opérations relatives aux
transferts de crédits des ministères et/ou institutions exécutées au niveau
des départements ;
 le Compte de gestion de l’ACD regroupant les opérations du budget de la
Caisse autonome d’Amortissement (CAA), les opérations budgétaires de la
dette et celles concernant des projets des ministères exécutés sur
ressources extérieures dont l’Agent comptable de la Dette assure le
paiement.

Le présent guide est relatif au réseau comptable du Trésor.

Processus d’élaboration des comptes de gestion


a) Le rôle du directeur de la production des comptes publics

Le Directeur de la Production des Comptes publics, comptable supérieur du réseau


comptable du Trésor public est le chef d’orchestre en matière de production des
comptes annuels de l’Etat. A ce titre, il est chargé de :
- l’établissement et le suivi du chronogramme des tâches d’élaboration des
comptes annuels de l’Etat ;

Guide de reddition des comptes des comptables principaux de l’Etat


- l’accomplissement des diligences nécessaires pour que les comptables
25
principaux éditent les documents de la comptabilité budgétaire et de la
comptabilité générale de l’Etat en vue d’effectuer les rapprochements entre
la comptabilité budgétaire de l’ordonnateur et la comptabilité générale de
l’Etat au niveau des postes comptables ;
- l’édition et le contrôle de cohérence entre les documents budgétaires et
comptables globaux ;
- l’établissement et la vérification de la cohérence des états statistiques
de synthèse de présentation de l’exécution du budget de l’Etat;
- Le contrôle de qualité des comptes de gestion des comptables principaux de
l’Etat ;
- la coordination du dépôt du compte de gestion ;
- l'assistance des comptables principaux de l’Etat lors du jugement des
comptes ;
- le suivi et la mise en œuvre des recommandations de la juridiction
financière.

 Etablissement et le suivi du chronogramme des tâches


d’élaboration des comptes annuels de l’Etat ;

Le compte de gestion est une activité qui doit être réalisée dans le délai
règlementaire. Conformément à l’article 33 du décret n° 571 du 07 octobre 2014
les comptes de l’Etat sont produits à la juridiction des comptes au plus tard le
30 juin de l’exercice suivant celui au titre duquel ils sont établis. En cas de retard,
des amendes peuvent être infligées aux comptables publics par la juridiction des
comptes ». S’appuyant sur le contenu de cet article, le DPCP établit un
chronogramme des tâches, au début de chaque exercice budgétaire. Ce
chronogramme lui permet de suivre au jour le jour et tout au long de l’année
l’accomplissement diligent des tâches par chaque comptable du réseau afin d’éviter
les retards de dépôt des comptes de l’Etat en fin de gestion.

 Edition des documents comptables et budgétaires par les


Comptables principaux de l’Etat

En matière d’établissement des comptes annuels, le DPCP est le comptable supérieur


de l’Etat, dont dépendent tous les CPE du réseau comptable du Trésor. Il assure
pour l’ensemble du réseau comptable, d’une part, la conception et la mise à
disposition des modules d’édition des documents comptables et budgétaires
entrant dans le cadre de l’élaboration des comptes de gestion et des comptes
annuels de l’Etat conformément à l’article 107 du décret portant RGCP et d’autre
part, la mise à disposition des CPE par les ordonnateurs, des comptes administratifs
produits par ces derniers.

Guide de reddition des comptes des comptables principaux de l’Etat


 Cohérence entre les documents budgétaires et comptables
26

Après s’être assuré que tous les comptables principaux de l’Etat ont finalisé les
rapprochements à leur niveau, le DPCP fait éditer tous les documents de la
comptabilité budgétaire et de la comptabilité générale de l’Etat et s’assure de la
cohérence de ces documents avec ceux qui ont été utilisés par les CPE. Pour ce faire,
il réalise les tâches ci-après :

- établir le tableau-synthèse des données des postes comptables ;


- comparer le total des dépenses ordonnancées et prises en charge du
compte administratif consolidé avec celui agrégé de l’ensemble des
documents sectoriels (par poste comptable) par type de documents ;
- s’assurer que les pièces justificatives des modifications des autorisations
parlementaires (décrets d’avance, les arrêtés portant virement de crédits,
etc.) sont conformes à celles contenues dans les documents budgétaires ;
- faire corriger les écarts éventuels.
-
A l’aide des états de réconciliation qui sont des tableaux de cohérence et de
concordance, le DPCP vérifie si toutes les opérations enregistrées en comptabilité
générale sont retracées sur les bordereaux de développement des dépenses (BDD)
ou en comptabilité auxiliaire de dépenses. Il fait corriger ou chercher des
justifications des écarts éventuels constatés lors de ces rapprochements. Il vérifie
si toutes les opérations enregistrées en comptabilité générale sont retracées
sur les bordereaux de développement des recettes (BSR) ou en comptabilité
auxiliaire de recettes des différents comptables principaux. Il fait corriger ou
chercher des justifications des écarts éventuels constatés lors de ces
rapprochements.

b) Rôle des comptables principaux de l’Etat

Justiciable devant la Cour des Comptes, le comptable principal de l’Etat est appelé
à produire son compte de gestion et à le déposer au plus tard le 30 juin de l’année
qui suit l’exercice pour lequel ledit compte est produit. Parmi les comptables
principaux de l’Etat, seul le Trésorier général de l’Etat ne produit pas de
compte de gestion d’opérations de recettes et dépenses budgétaires parce que
n’étant pas assignataire de cette catégorie d’opérations.

Les Trésoriers des Ministères et Institutions de l’Etat ont, à leur charge, le


recouvrement des recettes non fiscales et le paiement des dépenses des budgets
des ministères et/ou institutions de l’Etat au niveau central sur les ressources
intérieures (financement du budget de l’Etat). Leur compte de gestion est donc
produit sur la base des titres de recette et de dépenses émis par les ordonnateurs
qui sont au niveau central. Ce périmètre exclut donc les titres émis par les services

Guide de reddition des comptes des comptables principaux de l’Etat


déconcentrés des ministères sur les lignes budgétaires qu’ils gèrent ainsi que
27
celles relevant de la compétence de l’Agent comptable de la Dette.

Le trésorier départemental est le comptable principal qui a une compétence


départementale. Il recouvre les recettes dont il est assignataire et paie les titres de
dépense émis par les services déconcentrés des ministères et institutions de l’Etat
dans le département dont il a la charge.
Pour cela, son compte de gestion en dépense ne concerne que les dépenses
ordonnancées par le préfet, ordonnateur secondaire.

L’Agent Comptable de la Dette (ACD) est le comptable principal des opérations


budgétaires de la dette publique ainsi que des opérations du budget de la Caisse
autonome d’Amortissement (CAA). En outre, il est assignataire des titres de dépenses
émis sur les lignes de projet et programmes financés sur ressources extérieures.
En tant que comptable principal de ces opérations, il produit son compte de gestion
à la Cour des Comptes.

Les diligences que ces comptables principaux (TGE TMIE TD et ACD) doivent effectuer
dans le cadre de l’élaboration de leurs comptes de gestion respectifs sont décrites
comme suit :
- établissement d’un planning des tâches après réception de la DPCP, du
chronogramme d’élaboration des comptes ;
- accomplissement des diligences pour finaliser la comptabilisation de
toutes les opérations budgétaires ;
- accomplissement des diligences pour la régularisation des OP payés et la
mise à disposition par les ordonnateurs des pièces justificatives des mandats
de paiement de décisions de mandatement payés ;
- l'accomplissement des diligences pour l’édition des titres de recettes ;
- l’accomplissement des diligences pour l’élaboration des notes d’accord entre
le comptable et l’ordonnateur délégué des recettes conformément au décret
portant procédures d’exécution budgétaire ;
- accomplissement des diligences pour la mise à disposition par les
ordonnateurs des pièces justificatives des titres de recette ;
- l’établissement des états de développement des comptes ;
- l’établissement des états d’explication des soldes ;
- l’établissement des états de rapprochement s’il y a lieu ;
- édition et établissement des tableaux de cohérence entre les documents de
la comptabilité budgétaire et ceux de la comptabilité générale de l’Etat
(chacun en ce qui concerne les opérations dont il est assignataire) ;
- édition et établissement des tableaux de cohérence entre les documents de
la comptabilité budgétaire et ceux du compte administratif de
l’ordonnateur ;
- édition des documents du compte de gestion ;

Guide de reddition des comptes des comptables principaux de l’Etat


- Mise en état d’examen du compte de gestion. Les diligences y relatives seront
28
développées plus loin ;
- établissement du tableau synthèse de l’exécution du budget du ou des
ministères/institutions dont ils ont la charge quel que soit le niveau
d’exécution (central, départemental ou sur ressources extérieures),
conformément à l’article 35 de l’instruction n° 2900 ;
- envoi des documents de compte de gestion à la DPCP pour contrôle de
qualité.

Eléments constitutifs du compte de gestion

Le compte de gestion est l’ensemble des documents justifiant et résumant la


totalité des opérations exécutées, par un comptable principal dans le cadre de la
gestion financière de l’Etat.

On distingue deux (02) types de compte de gestion :


- le compte de gestion sur chiffres ;
- le compte de gestion sur pièces

Le compte de gestion sur chiffres.


Le compte de gestion sur chiffres présente l’exécution des opérations de recettes
et de dépenses de l’Etat entre le 1er janvier et le 31 décembre de l’exercice.
En dehors de la balance de service la forme et le contenu du compte de gestion sur
chiffres varient suivant les attributions des comptables principaux de l’Etat.

 Volet recettes
Les documents à produire sont :

a) En ce qui concerne les TMIE, les TD et l’ACD

- les notes d’accord ;


- l’état détaillé des recettes non fiscales ;
- la liste nominative des restes à recouvrer.

 Note d’accord

Suivant l’article 21 du décret 2020 – 496 portant procédures d’exécution budgétaire,


l'ordonnateur et le comptable public élaborent des notes d'accord mensuelles sur les
différentes recettes de I ‘Etat.
C’est une pièce que doivent produire tous les comptables principaux assignataires
des recettes budgétaires. Elle résulte d’un rapprochement entre les bordereaux

Guide de reddition des comptes des comptables principaux de l’Etat


de développement des titres présentés par les ordonnateurs et les données des
29
comptables principaux.

Elle doit comporter les informations suivantes :


- les lignes budgétaires associées aux natures de recettes;
- les prévisions de recettes (autorisations budgétaires, modifications) ;
- les restes à recouvrer de l’exercice antérieur ;
- les montants des émissions de titres pris en charge par le comptable
- le montant total des recouvrements ;
- le montant des restes à recouvrer de l’exercice en cours.

Les notes d’accord sont conjointement signées par les comptables et les
ordonnateurs concernés. Il convient de souligner que conformément à l’article 18 du
décret 2020-496 du 07 octobre 2020 relatif à la procédure d’exécution budgétaire,
le pouvoir d’ordonnateur principal unique des recettes dévolu au ministre en charge
des finances a été délégué à diverses autorités de son ministère.
Ainsi, pour les comptables principaux du réseau du trésor, les notes d’accord sont
signées entre les comptables et ordonnateurs délégués suivant le tableau ci- après :

Nature de recettes Comptables Ordonnateurs délégués


Recettes budgétaires non TMIE, TD DGTCP
fiscales
Recettes consulaires TMIE. Ministère des DGTCP / Chef de Mission
affaires étrangères diplomatique et Consulaire
Recettes du FNRB TMIE Ministère de DGB
l’Economie et des finances
recettes relatives à la Agent comptable de la DG/CAA
dette (dons et prêts), aux dette
prêts rétrocédés et
garantie
Recettes consécutives à TMIE DPAF
des annulations de
dépenses

Les notes d’accord retraçant ces différents types de recettes sont élaborées par
poste comptable et par section. (Annexe R 1)
Ce format de note d’accord est également valable pour les comptables principaux
des autres réseaux.

 Etat détaillé des recettes non fiscales

Ce document fait la synthèse de toutes les recettes budgétaires non fiscales


effectuées par le comptable sur la base des titres de recettes pris en charge. Il est

Guide de reddition des comptes des comptables principaux de l’Etat


élaboré par chaque comptable principal et concerne les recettes dont il est
30
assignataire conformément aux annexes de la circulaire 2900. Il fait le point des
recettes effectuées et des restes à recouvrer. Il doit faire également le point des
recettes recouvrées par le comptable pour le compte des autres administrations
financières (annexe R 2)

 Liste nominative des restes à recouvrer

Les comptables principaux doivent produire également la liste nominative des restes
à recouvrer et fournir la preuve des diligences effectuées. Elle est appuyée d’un
commentaire signé du comptable principal.

Tous ces documents sont élaborés et présentés par chaque comptable principal.

b) Au niveau du TGE

En ce qui concerne spécialement le TGE, suivant les dispositions de l’arrêté n°1551-


c/MEF/CAB/SGM/DGTCP/DCP/SP/240SGG20 du 22 juin 2020 portant attributions,
organisation et fonctionnement de la Direction générale du Trésor et de la
Comptabilité publique, en matière de recette, le TGE est chargé de la mobilisation
des ressources de trésorerie qui comprennent :
- les produits provenant de la cession des actifs ;
- les produits des emprunts à court, moyen et long terme ;
- les dépôts sur les comptes des correspondants du Trésor ;
- les remboursements de prêts et avances.

Il ne produit pas de note d’accord. En effet, aux termes de l’article 76 du RGCP, les
opérations de trésorerie sont exécutées exclusivement par les comptables publics,
soit à leur propre initiative, soit sur l'ordre du ministre chargé des finances ou à la
demande des tiers qualifiés pour leur compte. Les opérations de trésorerie sont
décrites pour leurs montants respectifs et sans contraction. Les opérations de
trésorerie n’étant pas assimilables aux opérations budgétaires, les comptables
publics les réalisent sans qu’il soit besoin d’un ordonnateur. Ils agissent par eux-
mêmes. Cependant, il produit :

- le tableau analytique des opérations de la Direction générale des Douanes en


attendant la création du réseau comptable de cette administration
financière (annexe R 3);
- la note d’accord des montants reversés par la Direction générale des
Douanes (annexe R 4) ;

c) Pour les Administrations financières


Pour les recettes des impôts, de la Douane et de l’ANDF, les comptables
Guide de reddition des comptes des comptables principaux de l’Etat
assignataires sont ceux de leurs administrations respectives qui sont, aux termes
31
de l’article 25 du décret portant RGCP, également organisés en réseaux
comptables comprenant des comptables supérieurs et subordonnés,
principaux et secondaires, distincts du réseau comptable du Trésor. Les
ordonnateurs accrédités auprès de ces comptables sont les directeurs généraux
des impôts, de la douane et de l’ANDF (art 18 du décret n° 2021-496 relative aux
procédures d’exécution budgétaire).
Ainsi, pour ces recettes, la note d’accord est conjointement signée entre les
comptables principaux de ces administrations financières et leurs ordonnateurs.

Nature de recettes Comptables Ordonnateurs délégués


Recettes fiscales Comptables compétents DGI
Recettes douanières Comptables compétents DGD
Recettes domaniales et Comptables compétents DG ANDF
foncières

Toutefois, un Etat de réconciliation des recettes fiscales, des domaines et douanière


entre ces comptables et le TGE permet de s’assurer de la cohérence entre les
données des deux administrations (confer annexe R 5).

En absence d’un réseau comptable au niveau des Administrations financières, la


pratique d’état de conciliation entre ces administrations et les comptables directs
du Trésor, appelé NOTE D’ACCORD devrait se poursuivre.

 volet dépenses
Les documents produits par les comptables sont :

- la balance du poste ;
- le bordereau de développement des dépenses budgétaires ;
- le bordereau sommaire d’état de rapprochement des dépenses ordonnancées
et acceptées ;
- le bordereau de développement des dépenses ordonnancées, acceptées et
comptabilisées du budget du ministère ou/et institutions et des comptes
d’affectation spéciale (TMIE, ACD et TD) ;
- l’état de réconciliation de la comptabilité générale et de la comptabilité
budgétaire (bordereau de développement des dépenses) ;
- l’état de réconciliation entre la Comptabilité auxiliaire de Dépenses (CAD)
et la Comptabilité Générale de l’Etat (CGE) ;
- la liste des OP non régularisés (TMIE, ACD).

Bordereau de développement des dépenses budgétaires (annexe D 1)

Guide de reddition des comptes des comptables principaux de l’Etat


Le Bordereau de développement des dépenses fait le point de consommation des
32
crédits budgétaires par programme ou dotation et par rubrique budgétaire. Il est
établi à partir des données de la comptabilité budgétaire et doit comporter les
informations suivantes :
 les libellés ;
 les crédits ouverts (crédits initiaux, report de crédits et Fonds de
concours);
 le montant total des crédits de paiement consommés ;
 le montant total des dépenses exécutées par la procédure dérogatoire et non
régularisées et
 crédits disponibles.

Bordereau sommaire des dépenses ordonnancées, acceptées et comptabilisées


(annexe D2)

Le Bordereau Sommaire des dépenses ordonnancées, acceptées et comptabilisées


fait également, mais suivant la nomenclature budgétaire, le point de consommation
des crédits budgétaires et renseigne sur le taux de consommation. Il doit comporter
les informations suivantes :
 les libellés ;
 les crédits ouverts (crédits initiaux, Loi de finances rectificative, transferts
et virements de crédits, report de crédits et Fonds de concours) ;
 le montant des crédits de paiement consommés ;
 le montant total des dépenses exécutées par la procédure dérogatoire non
régularisées ;
 Taux d’exécution.

Etats de réconciliation entre la Comptabilité auxiliaire de Dépenses et la


Comptabilité Générale de l’Etat (Annexe D 2)

C’est un état de rapprochement entre les montants totaux de la comptabilité


générale avec ceux du bordereau sommaire des dépenses ordonnancées, acceptées
et comptabilisées.

 Volet trésorerie et centralisation

- les états de rapprochement bancaire en ce qui concerne les TD et


l’ACD (Annexe D 4);
- les états de développement des soldes des comptes d’imputation provisoire
(Annexe D 5).

Guide de reddition des comptes des comptables principaux de l’Etat


 Compte de gestion sur chiffres du TGE
33

En ce qui concerne le TGE qui n’exécute pas de dépenses budgétaires, son compte
de gestion sur chiffres, volet dépense, est présenté à travers les documents ci-
après :

- l’état détaillé des opérations de trésorerie (annexe n° T1)


- les relevés des comptes de dépôt ;
- et les relevés des comptes courants du Trésor dans les CCP, dans les banques
primaires et à la BCEAO, appuyés des états de rapprochement.

 Compte de gestion des valeurs inactives

Dans l’exercice de ses fonctions, le comptable principal ou les autres comptables


publics secondaires du Trésor ou ceux des administrations financières, peuvent être
amenés à manipuler des valeurs, voire des objets appartenant soit à l’Etat (Bons du
Trésor ou Obligations offerts en souscription au public, timbres fiscaux etc.) soit à
des tiers (obligations émises par les correspondants du Trésor etc.).
Selon l’article 18 alinéa 1er du RGCP, ces valeurs peuvent être des valeurs de
portefeuille, bons, traites, obligations, rentes et actions de société.

Ces valeurs n’expriment aucune créance sur les tiers nommément. A l’égard du
patrimoine de l’Etat elles sont inactives. La comptabilité des valeurs inactives est
en fait «une comptabilité matière des valeurs autres que les espèces en caisse».

Elle est indépendante de la comptabilité deniers, bien que, le cas échéant, un


mouvement dans l’une puisse correspondre à un mouvement dans l’autre.

En conséquence, les comptes de gestion en valeurs inactives sont distincts des


comptes de gestion des opérations en deniers. .Le compte de gestion des valeurs
inactives comporte deux parties :
- le compte de gestion sur chiffres ;
- et le compte de gestion sur pièces.

Compte de gestion des valeurs inactives sur chiffres (annexe V)

Il est constitué du tableau d’emploi des valeurs inactives qui est en fait la balance
des comptes des valeurs inactives. Il comporte les informations suivantes :
 la désignation des comptes ;
 les débits et les crédits subdivisés en :
- balance d’entrée ;
- opérations de l’année ;

Guide de reddition des comptes des comptables principaux de l’Etat


- total débit et total crédit ;
34
- solde débiteur ou créditeur.

Compte de gestion des valeurs inactives sur pièces

Les opérations à justifier sont celles se rapportant aux entrées et aux sorties des
valeurs inactives. Les opérations relatives à la gestion des valeurs inactives dans la
pratique comptable sont justifiées ainsi qu’il suit :
- les procès -verbaux de réception des valeurs inactives appuyés des
bordereaux de prise en charge desdites valeurs ;
- le compte d’emploi des valeurs inactives ;
- les procès-verbaux d’incinération des valeurs inactives, s’il y a lieu ;
- les procès-verbaux de récolement des valeurs inactives, s’il y a lieu ;
- les procès-verbaux de reconduction des valeurs inactives, s’il y a lieu ;
- l’état de développement des soldes des autres comptes de valeurs inactives ;

Le compte de gestion en valeurs inactives est transmis au Juge des comptes en même
temps que le compte de gestion en deniers.

Le compte de gestion sur pièces.


Le compte de gestion sur pièces rassemble l’ensemble des documents qui permettent
au comptable de justifier les opérations financières de l’Etat qu’il a exécutées.
Ces documents sont produits par tous les comptables principaux de l’Etat.

Ce sont d’une part, les pièces générales produites à la clôture de la gestion par les
comptables et d’autre part, les pièces justificatives des opérations.

 Pièces générales

Elles sont réparties en deux grandes catégories que sont :


- les pièces administratives relatives aux ordonnateurs accrédités auprès des
comptables principaux) et celles relatives aux comptables eux- mêmes ;
- et les pièces de gestion.

 Pièces administratives

Il s’agit des pièces établissant la qualité de l’ordonnateur et celle des comptables


principaux de l’Etat. Ces pièces sont les suivantes :
- copie de l’acte de nomination des ordonnateurs de dépenses ;
- copie du décret portant procédures d’exécution budgétaire ;
- copie de l’acte de nomination des responsables assurant la fonction
d’ordonnateur délégué des recettes ;

Guide de reddition des comptes des comptables principaux de l’Etat


- copie de l’acte de prise de fonction des ordonnateurs ;
35
- copie de l’acte de nomination du comptable ;
- copie du procès-verbal de prestation de serment du comptable ;
- copie du procès-verbal d’installation ou de passation de service ;
- copie de l’acte de délégation de pouvoirs du comptable ;
- copie de l’acte de déclaration du comptable entrant en fonction
accompagnée, le cas échéant, des réserves éventuelles et de leur mise à
jour ;
- copie des notes d’intérim ;
- la copie de l’acte portant création de régies d’avances et / ou de recettes ;
- la copie des actes de nomination des régisseurs d’avances et / ou de
recettes ;
- copie du procès-verbal de prestation de serment du régisseur.

 Pièces de gestion
Ce sont, outre la balance du poste, les pièces budgétaires et celles liées aux valeurs
inactives, le cas échéant.

Pièces budgétaires
Ce sont principalement
- le compte administratif de chaque ordonnateur de l’arrondissement
financier du comptable principal ;
- l’acte portant mise en place des crédits et dotations budgétaires ;
- des actes modificatifs des autorisations parlementaires ;
- des Bordereaux de développement des dépenses liquidées ;
- des Bordereaux de développement des recettes liquidées ;
- la liste des ordres de paiement (OP) non régularisés appuyée de la preuve des
diligences accomplies par le comptable ;
- la liste des mandats de paiement (MP) payés par décision de mandatement
non régularisés appuyée de la preuve des diligences accomplies par le
comptable ;
- le point des restes à recouvrer des recettes non fiscales appuyé de la preuve
des diligences accomplies par le comptable ;
- des documents annexes (les arrêtés et décret de virement, de report de
crédits, de Fonds de concours et de transfert).

Compte administratif

Suite à la déconcentration de la fonction d’ordonnateur principal par la LOLF et de


celle de comptable principal de l’Etat et conformément à l’article 102 du RGCP,
chaque ordonnateur des dépenses du Budget de l’Etat établit un compte
administratif qui doit être joint au compte de gestion du comptable assignataire

Guide de reddition des comptes des comptables principaux de l’Etat


pour être transmis à la Cour des Comptes. Ces comptes administratifs qui seront des
36
intrants pour le compte administratif consolidé élaboré par la DGB doivent comporter
les éléments ci-après :

Pour la partie dépenses (annexe RD n°1)


- la rubrique budgétaire ;
- le libellé du programme ;
- le montant total des Autorisations d’Engagement et Crédits de Paiement (les
crédits ouverts, les reports de crédits, les rétablissements de crédits, les
transferts et les virements de crédits, les Fonds de concours) ;
- le montant des délégations de crédits ;
- le montant des ordonnancements ;
- le montant des ordres de paiement non régularisés ;
- le total des crédits consommés ;
- le montant total des crédits disponibles.

Le compte administratif du ministre doit faire ressortir distinctement le montant des


ordonnancements au niveau central et le montant de la contrepartie béninoise pour
le financement des projets sur financement extérieur initiés au profit du ministère.

En effet, au niveau central, le comptable assignataire des dépenses ordonnancées


est le trésorier ministériel concerné. Pour le compte du même ministère, au niveau
départemental, le comptable assignataire des dépenses concernant les crédits
délégués est le trésorier départemental. En ce qui concerne le paiement de la
contrepartie béninoise pour les projets sur financement extérieur, le comptable
assignataire est l’agent comptable de la dette.

Pour la partie Recettes, le compte administratif doit retracer :


- la rubrique budgétaire ;
- le libellé de la rubrique budgétaire ;
- les lignes budgétaires associées aux natures de recettes ;
- les prévisions de recettes (autorisations budgétaires, modifications) ;
- les restes à recouvrer de l’exercice antérieur ;
- les montants des émissions de titres et des prises en charge par le comptable
- Les écarts d’émission (confère annexe RD n°2)

Actes modificatifs des autorisations parlementaires

Conformément aux dispositions des articles 18 et 24 à 28 de la LOLF, les


autorisations parlementaires peuvent être modifiées par le Gouvernement.

Les actes modifiant les autorisations initiales ou complémentaires sont les


suivants :

Guide de reddition des comptes des comptables principaux de l’Etat


- les décrets portant transfert de crédits entre programmes de ministères
37
distincts ;
- des décrets portant report d’autorisation d’engagement ou de crédits de
paiement relatifs aux dépenses d’investissement ;
- les arrêtés interministériels entre le ministre en charge des Finances et
le ministre concerné portant virement de crédits entre programmes d’un
même ministère s’il ne change pas la nature de la dépense ;
- Les décrets portant virements de crédits avec changement de nature des
dépenses, sur rapport conjoint du ministre en chargé des Finances et du
ministre concerné;
- Les arrêtés du ministre concerné portant modification de la nature des crédits
à l’intérieur d’un même programme s’ils sont libres d’emploi. Le ministre en
informe le ministre en charge des finances
- les arrêtés du Ministre chargé des Finances portant report de crédits ;
- les arrêtés du ministre en charge des finances portant annulation de crédits ;
- les décisions de rétablissement de crédits.

 pièces justificatives des opérations

Les pièces justificatives sont transmises sous bordereaux récapitulatifs. Elles sont
répertoriées et classées par rubrique budgétaire dans les fiches budgétaires
regroupées par compte et/ou par programme ou dotation.
En ce qui concerne les recettes, la fiche budgétaire (annexe R 6) doit comporter
les informations suivantes :
- la date de l’opération ;
- le numéro de compte ;
- le numéro de l’ordre de recette ;
- le montant du titre ;
- les recettes nettes cumulées.
Les pièces de recettes sont constituées :
- des titres de perception ou ordres de recettes ou titre de régularisation
appuyés des pièces justificatives des opérations de recettes conformes à la
nomenclature des pièces justificatives ;
- des pièces portant réduction, annulation, remise gracieuse ou admission
en non-valeur des titres ;
- des pièces portant annulation ou réduction des dépenses.

Pour les opérations de dépenses, la fiche budgétaire (annexe D 6) qui doit être
issue du système d’information doit comporter les informations suivantes :
- le programme
- la date de prise en charge du mandat ;
- le numéro d’ordre ;
- le numéro du mandat ;

Guide de reddition des comptes des comptables principaux de l’Etat


- le montant du mandat ;
38
- les montants cumulés.

Les pièces de dépenses sont constituées des mandats de paiement appuyés des
pièces justificatives des opérations de dépenses conformes à la nomenclature des
pièces justificatives ;
.

3 3EME PARTIE – LES DOCUMENTS PRODUITS PAR LE DIRECTEUR DE LA


PRODUCTION DES COMPTES PUBLICS

Conformément à l’article 46 de l’arrêté n°1551-c/MEF/CAB/SGM/DGTCP/DCP/SP


/240SGG20 du 22 juin 2020 portant attributions, organisation et fonctionnement de
la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique dans le cadre de la
reddition des comptes, la direction de la production des comptes publics établit :
- le Compte général de l'Administration des Finances ;
- les états financiers ;
- le projet de loi de Règlement définitif du budget de l'Etat.

Ces documents doivent être accompagnés des situations de synthèse au niveau


national, à savoir :
- la loi de finances initiale ou rectificative ;
- Le bordereau synthèse de développement des recettes budgétaires (annexe
G 3). Ce document fait la synthèse de toutes les recettes budgétaires
(fiscales et non fiscales) et des ressources de trésorerie, déduction faite des
recettes affectées. Il est établi à partir des éléments extraits de la
comptabilité générale et de la comptabilité auxiliaire des recettes. Il
présente, en les détaillants par ligne budgétaire :
 les prises en charge ;
 les recouvrements ;
 les restes à recouvrer.

- le bordereau synthèse de développement des dépenses (annexe G 1);


- le bordereau synthèse des recettes budgétaires du trésor (annexe G 2);
- l’état synthèse de réconciliation de la comptabilité générale et le bordereau
de développement des dépenses ; (annexe G 4)
- l’ état synthèse de réconciliation entre la Comptabilité auxiliaire de
Dépenses (CAD) et la Comptabilité Générale de l’Etat (CGE) ( annexe G 5)
- l’état synthèse de réconciliation entre la comptabilité générale et le
bordereau synthèse de développement des recettes budgétaires ( annexe G6)

Guide de reddition des comptes des comptables principaux de l’Etat


Le compte général de l’administration des finances
39

Outre le rapport de présentation, aux termes des dispositions de l’article 107 du


décret n° 2014-571 du 7 octobre 2014 portant Règlement Général sur la Comptabilité
Publique, le Compte Général de l’Administration des Finances (CGAF) comprend :
- la balance générale des comptes ;
- le développement des recettes budgétaires ;
- le développement des dépenses budgétaires ;
- le développement des opérations constatées aux CST et
- le développement des comptes de résultat.

Il est soumis à l’examen de la Cour des comptes et est produit à l’Assemblée


Nationale à l’appui du Projet de Loi de Règlement (PLR).

Rapport de présentation

Le Rapport de présentation décrit et commente l’organisation du système


comptable de l’Etat, l’exécution de la Loi de Finances, les résultats d’exécution, les
comptes patrimoniaux et le financement de la gestion.

L’intérêt du Rapport de présentation est de présenter les comptes de l’Etat sous une
forme directement accessible aux personnes non spécialistes. Il est structuré comme
suit :
 le rappel du cadre et des principes généraux de la comptabilité de l’Etat
 le commentaire sur le développement des recettes budgétaires
 le commentaire sur le développement des dépenses budgétaires
 le commentaire sur le développement des opérations constatées aux CST
 le commentaire sur le développement des comptes de résultat notamment
les réalisations par programme ;
 l’analyse des résultats dégagés ;
 les documents de synthèse prévus par le plan comptable : bilan et compte de
résultat ;
 le tableau d’exécution des lois de finances et le tableau d’articulation des
différents soldes dégagés par la comptabilité de l’Etat ;

Balance générale des comptes (confère annexe G 7).

La balance générale des comptes est établie obligatoirement à la fin de chaque mois
et en fin d’exercice. Elle indique, par compte élémentaire de la nomenclature
des comptes de l’Etat :
Guide de reddition des comptes des comptables principaux de l’Etat
- le numéro et l’intitulé des comptes par ordre croissant des numéros des
40
comptes ;
- les soldes en début de période ;
- les mouvements de la période ;
- les soldes en fin de période.

Elle est établie après la centralisation des opérations des comptables par le DPCP
qui signe la balance à l’issue des rapprochements.

Le développement des recettes budgétaires

Il s’agit d’un tableau synthèse des recettes budgétaires faisant ressortir par
administration financière les droits constatés et le recouvrement effectués (annexe
G3).

Le développement des dépenses budgétaires

Il fait apparaître par ministère, par institution de l’Etat et par programme ou


dotation, le montant des dépenses ordinaires et des dépenses en capital des services
civils et des services militaires (confère G1).

Le développement des opérations constatées aux CST

Il présente les recettes et les dépenses de chaque compte spécial (confère annexe
G8). Le compte spécial est une exception au principe de la non affectation des
recettes et au principe de l’unité budgétaire. Il permet d’affecter des recettes à
certaines dépenses. Conformément à l’article 39 alinéa 2 de la LOLF, les comptes
spéciaux du trésor peuvent être traités comme des programmes.

Les comptes spéciaux du Trésor sont : les comptes d’affectation spéciale, les
comptes de prêts, les comptes d’avances, les comptes de commerce, les comptes
de règlement avec les gouvernements étrangers et les comptes de garantie et
d’avals.

Le développement des comptes de résultats

Le Compte Général de l’Administration des Finances fait ressortir deux (2)


types de résultats comptables ( résultat budgétaire et résultat patrimonial), ainsi
que le Besoin de Financement.

 Les résultats budgétaires (annexe G 9)

Guide de reddition des comptes des comptables principaux de l’Etat


Trois (3) principaux soldes sont déterminés au regard des dispositions de l’article 48
41
de la LOLF :

- le solde budgétaire global qui est la différence entre les recettes et les dépenses
budgétaires;

- le solde budgétaire de base conforme aux prescriptions de convergence, de


stabilité et de croissance et de solidarité de l’UEMOA. Il représente le total des
recettes budgétaires de l’Etat, net des dépenses courantes et des dépenses
en capital sur financement intérieur.
Il convient de préciser que les dépenses courantes sont constituées des dépenses
ordinaires du budget général, des dépenses des budgets annexes ainsi que des
dépenses des comptes d’affectation spéciale.

- le solde des opérations de trésorerie. C’est la différence entre les ressources de


trésorerie effectivement mobilisées au cours de l’année et les charges de
trésorerie. Elle est destinée à la couverture du solde budgétaire global.

 Le résultat de type patrimonial

Ce résultat procède d’une application du principe de la comptabilisation des


droits et obligations constatés. Ce résultat est calculé en termes d’enrichissement
et d’appauvrissement de l’Etat.

Le résultat de type patrimonial calculé par le DPCP est égal à la différence


entre les produits (classe 7) et les charges (classe 6) de l’année , quelle que
soit la date d’encaissement ou de décaissement.

Dans le cadre de la détermination du résultat comptable : ce résultat est dégagé en


classe 1 au compte 13 : résultat de l’exercice.

Les comptes des classes 6 et 7 sont soldés par le virement au compte 13 « résultat
de l’exercice » comprenant les résultats de l’exercice du budget général, des
comptes spéciaux du trésor et des budgets annexes.

Le résultat de type patrimonial, compte 13 est repris en balance d’entrée au compte


11 « Report à nouveau » comprenant les résultats de l’exercice reporté du budget
général, des comptes spéciaux du trésor et des budgets annexes.

 Besoin de financement

Le solde budgétaire global a un caractère budgétaire : il confronte le montant des


recettes et des dépenses budgétaires d’un exercice.

Guide de reddition des comptes des comptables principaux de l’Etat


42
La comptabilité de l’Etat décrit la gestion de la trésorerie et traduit les conditions
dans lesquelles, au 31 décembre, se réalise l’équilibre de financement compte
tenu de toutes les opérations budgétaires ou non budgétaires exécutées entre le
1er janvier et le 31 décembre.

Par conséquent, le Besoin de Financement est la somme du solde budgétaire


global et des charges de trésorerie au cours de l’année budgétaire concernée (Il
est couvert par les ressources de trésorerie.

Projet de loi de règlement (PLR)

Cadre juridique

Le cycle budgétaire commence par le vote de la Loi de Finances Initiale par le


Parlement. Ce cycle doit être bouclé par le Parlement qui vote la Loi de
Règlement. Par ce vote, le pouvoir législatif contrôle l’exécution qui a été faite
par l’exécutif des autorisations qu’il a données.

Produite par l’exécutif, appréciée par la Cour des comptes et votée par le
législatif, la loi de Règlement consacre la fin du cycle budgétaire ouvert par le vote
de la loi de finances de l’année.

Conformément à l’article 52 de la LOLF, la loi de règlement :


 Arrête le montant définitif des encaissements de recettes et des
ordonnancements de dépenses. A ce titre, elle :
 ratifie le cas échéant, les ouvertures supplémentaires de crédit décidées
par décret d’avance depuis la dernière loi de finances ;
 régularise les dépassements de crédits constatés résultant de
circonstances de force majeure ou des reports de crédits et procède à
l’annulation des crédits non consommés ;
 arrête le montant définitif des ressources et des charges de trésorerie ayant
concouru à l’équilibre financier du budget de l’Etat;
 arrête les comptes et les Etats financiers de l’Etat et affecte les résultats de
l’année;
 rend compte de la gestion et des résultats des programmes.

Contenu de la Loi de Règlement

Le projet de loi de règlement comporte quatre parties :


- un exposé général des motifs ;

Guide de reddition des comptes des comptables principaux de l’Etat


- un exposé des motifs article par article ;
43
- le dispositif constitué des différents articles soumis au vote des députés ;
- les annexes.
Conformément à l’article 53 de la loi n°2013-14 du 27 septembre 2013, la loi de
règlement est accompagnée :

 des comptes et états financiers de l’Etat issus de la comptabilité budgétaire


et de la comptabilité générale de l’Etat ;
 d’annexes explicatives développant par mission, par programme, par
dotation, par budget annexe et par compte spéciaux du trésor le montant
définitif des crédits ouverts, des dépenses et, le cas échéant, des recettes
concernées ;
 des rapports annuels de performance par programme rendant compte de leur
gestion et de leurs résultats.

Les deux derniers alinéas de l’article 52 constituent le socle des innovations qui
doivent être contenues dans les lois de règlement. En effet, la loi doit arrêter les
comptes et les états financiers de l’État et affecter les résultats de l’année. Elle doit
rendre compte de la gestion et des résultats des programmes. Pour cela, outre la
constatation des résultats de l’exécution du budget, la loi de règlement doit
renseigner sur l’évolution de la situation patrimoniale de l’État à travers les états
financiers que sont le bilan, le compte de résultat, le tableau des opérations
financières du Trésor et le tableau des flux de trésorerie et l’état annexé. Aussi,
devra-t-elle présenter les résultats des programmes contenus dans la loi de finances
de l’année à travers les indicateurs de performance.

De façon concrète, outre les dispositions relatives à la constatation de l’exécution


du budget de l’Etat, des budgets annexes et des comptes spéciaux du trésor, les
éléments ci-après doivent être contenus dans la loi de règlement.

Des États financiers


Conformément à l’article 107 du décret n° 2014-571 du 7 octobre 2014 portant
Règlement Général sur la Comptabilité Publique, les états financiers de l'Etat
comprenant le bilan, le compte de résultat, le tableau des opérations financières
du Trésor, le tableau des flux de trésorerie et l'état annexé dans les conditions
définies par l'arrêté portant Plan Comptable de l'Etat.

La balance générale des comptes après inventaire permet d’élaborer les états
financiers de l’Etat central au niveau de la DPCP. L’élaboration des états financiers
consolidés incombe à la DPCP.

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En outre, l’article 49 du décret n°2020-496 du 7 octobre 2020 précise que les
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ordonnateurs procèdent avant la clôture de l’exercice, à l’inventaire et à la
valorisation des actifs et passifs de l’Etat dont ils assurent la gestion et le contrôle.

Les procès-verbaux des travaux d'inventaire et les états de valorisation de ces actifs
et passifs sont transmis aux comptables assignataires pour prise en compte dans la
comptabilité générale. Des arrêtés du ministre chargé des Finances fixent le
calendrier des travaux d'inventaires, les modalités de recensement et de valorisation
des actifs et passifs de I ‘Etat et celles de leur comptabilisation.

 Le Bilan

La loi de règlement doit rendre compte de l’évolution de la situation patrimoniale


de l’Etat. Des articles de la loi doivent constater le bilan de l’Etat, tout au moins
dans sa forme condensée.
Le bilan est le tableau de situation nette qui présente l’actif et le passif de l’État. Il
fait apparaître de façon distincte :
- à l’actif : l’actif immobilisé, l’actif circulant hors trésorerie, la trésorerie et les
comptes de régularisation d’actifs ;
- au passif : les dettes financières, les dettes non financières (hors trésorerie),
les provisions pour risques et charges, la trésorerie et les comptes de
régularisation de passif.
Le format et le contenu du bilan de l’Etat sont présentés dans l’annexe EF 1.

 Le Compte de résultat
Le compte de résultat de l’exercice fait apparaître les produits et les charges.
Les charges sont classées selon qu’elles concernent le fonctionnement, les
interventions ou les opérations financières.
Les produits distinguent les produits fiscaux et les autres produits.
Les dotations aux amortissements et provisions sont imputées aux charges de
fonctionnement et financières correspondantes.
La différence entre les produits et les charges permet d’établir le résultat de
l’exercice.
Le format et le contenu du compte de résultat de l’Etat sont présentés dans
l’annexe EF2

 Le Tableau des flux de trésorerie


Le tableau des flux de trésorerie fait apparaître les entrées et les sorties de
trésorerie qui sont classées en trois catégories : les flux de trésorerie liés à l’activité,
les flux de trésorerie liés aux opérations d’investissement, les flux de trésorerie liés
aux opérations de financement.
Ce tableau permet de présenter les besoins de financement de l’État.

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Le classement des agrégats de trésorerie permet de calculer trois soldes significatifs
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:
L’excédent de trésorerie définitive, l’excédent de trésorerie après investissement,
et la variation de trésorerie de l’exercice.
Le format et le contenu du tableau des flux de trésorerie de l’Etat sont présentés
dans l’annexe EF3

 Le Tableau des opérations financières du trésor


La contexture et le contenu du tableau des opérations financières du Trésor seront
empruntés au tableau des opérations financières de l’Etat (TOFE) conformément au
décret n°2014-573 du 07 octobre 2014 portant élaboration du TOFE. Il retrace
pour une période donnée, les flux des transactions en recettes, charges, acquisitions
et cessions d’actifs non financiers et financiers, augmentation et diminution de
passifs aux fins d’analyse des opérations des administrations publiques. Les agrégats
du TOFE sont les recettes, les charges l’acquisition nette d’actifs non financiers,
l’acquisition nette d’actifs financiers et l’accumulation nette de passifs.

Le format et le contenu du tableau des opérations financières du trésor sont


présentés dans l’annexe EF4.

 L’État annexé

L’état annexé contient l’ensemble des informations utiles à la compréhension et à


l’utilisation des états financiers de l’État. Il comprend notamment l’explicitation et
le chiffrage des engagements hors bilan.
Toute opération particulière ou modification des normes comptables entre deux
exercices doit être décrite et justifiée dans l’état annexé.Les informations
contenues dans l’état annexé doivent concourir à donner une image fidèle de la
situation financière en fournissant des détails explicatifs sur les états financiers.
Toutes autres informations susceptibles d’influencer l’opinion des décideurs doivent
également être dans l’état annexé.

L’état annexé comprend entre autres :


- Le tableau des dettes à long et moyen terme (annexe EF 5) ;
- Le tableau des immobilisations par ministère et institution (annexe EF 6)
- Le tableau des amortissements par ministère et institution (annexe EF 7)

Des annexes explicatives


Il est fait obligation au Gouvernement de produire certains documents à l’appui de
la loi de règlement, renforçant ainsi l’information du Parlement et son contrôle sur
l’exécution de la loi de finances.

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Afin de faciliter la lecture et permettre les comparaisons, les documents annexés à
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la loi de règlement doivent adopter une présentation similaire et homogène à celle
du projet de loi de finances de sorte que les comparaisons ne se trouvent pas gênées
en raison des formats différents des documents. Parmi ces annexes explicatives, on
peut citer :
- L’Etat de développement de chaque budget annexe et de chaque compte
spécial du trésor produit par les ministères sectoriels ;
- le montant définitif de recettes et dépense par nature en prévision et
réalisation ;
- l’Etat de développement des restes à recouvrer produit par les comptables
principaux;
la listes des bénéficiaires et montant des concours financiers accordés par
l’Etat aux autres administrations publiques produit par le trésoeire général
de l’Etat.
- la justification de certains soldes du bilan, notamment les soldes des comptes
des classes 1, 2, 4 et 5 sur la base des procès-verbaux des travaux d'inventaire
et les états de valorisation de ces actifs et passifs transmis par les
ordonnateurs en application de l’article 49 du décret n°2020-496 du 7
octobre 2020 portant procédures d’exécution budgétaire

Rapports annuels de performance et autres documents


Pour une meilleure compréhension du rapport annuel de performance par les
parlementaires, il faut une présentation homogène le Projet annuel de performance.

Le budget étant désormais un budget d’objectifs par programme, la loi de règlement


doit rendre compte de l’exécution de ce budget par programme et aussi par
dotation. Ainsi, les rapports de performance des ministres doivent faire le point
d’exécution des programmes autorisés par le parlement. Ce compte rendu se fera
suivant le schéma budgétaire.

Le tableau récapitulatif d’exécution des programmes peut se faire par ministère. Ce


Tableau doit comprendre les autorisations budgétaires, le montant des
engagements, les montants payés, les indicateurs de résultats et éventuellement les
indicateurs d’impact. Tous ces éléments doivent être présentés en prévision et en
réalisation dans la loi de règlement.

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4 4EME PARTIE – TRANSMISSION DES DOCUMENTS DE REDDITION DE 47
COMPTE

Transmission du compte de gestion au juge des comptes

Le compte de gestion une fois élaboré par le comptable principal est adressé
au Juge des comptes au plus tard le 30 juin de l’année qui suit l’exercice pour
lequel ledit compte est produit pour le contrôle juridictionnel des comptes. Pour
le respect de ce délai, le chronogramme d’élaboration des comptes de gestion des
comptables principaux doit prévoir :
- la transmission des comptes de gestion mis en état d’examen au DPCP au plus tard
le 30 avril ;
- le retour des comptes aux comptables principaux au plus tard le 30 mai après
contrôle de qualité pour leur permettre de prendre en compte les observations de
la DPCP avant le dépôt des comptes à la Cour des Comptes.

Dans le cadre de la mise en état d’examen du compte les pièces de dépenses et de


recettes sont répertoriées et classées par article dans les fiches budgétaires.
La fiche budgétaire comporte :
- la date de l’opération ;
- le numéro d’ordre ;
- le numéro du mandat de paiement ou de l’ordre de recette ;
- le montant des annulations ou des réductions ;
- les dépenses ou recettes nettes cumulées par trimestre ;
- les dépenses ou recettes nettes cumulées depuis le début de l’exercice.

Chaque fiche budgétaire de recettes ou de dépenses sert de fiche récapitulative des


titres de recettes et des mandats de paiement correspondants.

Mise en état d’examen

La mise en état d’examen du compte de gestion est faite par chaque comptable
principal et a pour objectif de préparer le jugement du compte par la Cour des
comptes.

Elle constitue un premier niveau de vérification des opérations et consiste, pour


le comptable, à s’assurer que :
- les documents prévus par la règlementation sont produits ;
- ces documents sont réguliers en la forme ;
- les résultats comptables correspondent aux états de développement et
aux pièces produites ;

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- Les contrôles ci-dessus mentionnés se résument en deux types de vérification,
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à savoir :
Les contrôles de forme qui portent sur la vérification de la régularité formelle des
documents et pièces du compte de gestion et sur la vérification de la présence
effective des documents et pièces justificatives. Ensuite, il faut procéder à la
Vérification de la confection des liasses.
Les pièces justificatives du compte de gestion sont classées par ordre croissant
des numéros des comptes tels qu’ils se succèdent sur la fiche budgétaire sans rappel
ni renvoi et à l’intérieur de chaque compte par ordre chronologique.

Cette suite ininterrompue de documents est alors scindée en liasses successives d’un
poids et de dimensions fixés par la juridiction financière (iI est recommandé
tout de même de faire des liasses n’excédant pas 4 ou 5 kilos). Selon la masse, une
liasse peut contenir des pièces justificatives, soit :
• d’un seul article ;
• de plusieurs articles successifs ;
• ou même de la fin des justifications d’un article, de la totalité des
justifications d’un article, de la totalité des justifications d’un article suivant
et des premières justifications de l’article venant immédiatement après.

Chaque liasse ainsi constituée est très solidement ficelée. Il est placé sur la
liasse et maintenue par la ficelle, une étiquette à œillets comportant les
renseignements suivants :
- l’appellation et le numéro codique de la trésorerie du comptable ;
- l’indication en chiffres de la gestion ;
- l’indication en chiffres du ou des numéros des articles intéressés ;
- le numéro de la liasse. Celui-ci commence par le chiffre un (1) pour les
premières pièces de la gestion et se poursuit dans l’ordre croissant des
numéros des comptes, sans adjonction de numéros bis ou ter ou d’exposant.
Le dernier numéro de la dernière liasse correspond au nombre total des
liasses de l’envoi.

Les liasses doivent être emballées dans un papier fort sur lequel une étiquette-
adresse est collée de manière à ce que le numéro de l’article et le numéro de la
liasse puissent apparaître sur le champ inférieur étroit du paquet. La dernière liasse
de l’envoi porte, à côté de son numéro, la mention «et dernière».

- les contrôles de fond qui portent sur


• La vérification de la bonne transcription du montant des pièces
au niveau des différents documents du compte de gestion ;
• la vérification de l’exactitude des calculs ;
• la vérification de la cohérence des chiffres entre les documents
comptables et les documents budgétaires ;

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• la vérification de la cohérence des chiffres de la partie du compte
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de gestion réservée à l’exécution du budget avec le compte
administratif.

Après tous ces contrôles de cohérence et vérification, le compte de gestion sur pièces
et sur chiffres est transmis à la DPCP pour contrôle de qualité. A cet égard,
s’appuyant sur la balance générale des comptes, le DPCP relève les anomalies
éventuelles au niveau des comptes et assure leurs corrections. Il s’assure aussi que
les comptes qui doivent être développés le sont effectivement.

Après le contrôle de qualité qui porte également sur la cohérence des documents
élaborés par le comptable, le DPCP retourne le compte de gestion au comptable pour
sa transmission à la Cour des comptes.

Les documents du compte de gestion et des états financiers, peuvent être produits
et transmis à la juridiction financière sur forme dématérialisée conformément aux
dispositions de l’article 94 du RGCP et de l’article 13 du décret 2020-496 portant
procédures d’exécution budgétaire.

Transmission du projet de loi de règlement à l’Assemblée Nationale

Suite à l’élaboration du Compte Général de l’Administration des Finances et du


Projet de Loi de Règlement par la DPCP et après la signature du Compte Général de
l’Administration des Finances, le Ministre chargé des Finances transmet, au moyen
d’une lettre, ces documents à la Cour des comptes.

Après réception de ces documents, la Cour des comptes élabore le rapport sur
l’exécution de la loi des finances (art 91 alinéa 4 de la LOLF) et procède, en vertu
de l’article 106 de la LOLF, à la certification des comptes en lieu et place de la
déclaration générale de conformité. Elle devrait également conformément à l’article
91 dernier alinéa émettre un avis sur les rapports de performance des ministères.

Pour permettre à la Cour de jouer pleinement sa partition, le projet de loi de


règlement accompagné des documents prescrits par la LOLF doit lui être transmis au
plus tard le 31 juillet de l’année qui suit l’exercice pour lequel le PLR est produit.

Le ministre des finances, après réception des rapports et avis de la Cour des
Comptes, soumet à l’adoption du conseil des ministres le projet de décret portant
transmission à l’Assemblée Nationale, du Projet de Loi de Règlement ; ledit projet
est accompagné du Compte général de l’Administration des Finances, des rapports
de performance des ministères, des états financiers et du rapport définitif de la Cour
des Comptes sur l’exécution de la Loi de Finances en vue du vote de la Loi de
Règlement. A cet effet, conformément aux dispositions de l’article 66 de la LOLF, «
Guide de reddition des comptes des comptables principaux de l’Etat
le Projet de Loi de Règlement est déposé au plus tard le premier jour de l’ouverture
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de la session budgétaire qui suit l’année d’exécution du budget.

Les projets de lois de finances initiales ne peuvent être votées par l’Assemblée
Nationale tant que le projet de loi de règlement en cause n’a pas été déposé ».

L’article 109 de la constitution prescrit que le projet de loi de finance de l’année


est déposé au plus tard une semaine avant l’ouverture de la session d’octobre qui
doit s’ouvrir dans la seconde quinzaine du mois.

De la lecture combinée de ces dispositions, il ressort que même si le projet de loi de


règlement peut être déposé après celui de la loi de finances initiale de l’année
suivante, il doit être examiné par l’Assemblée Nationale avant le projet de loi de
finances initiale.

5 CONCLUSION

Depuis l’entrée en vigueur de la loi organique n°2013-14- du 27 septembre 2013


relative aux lois de finances qui a instauré de nouvelles règles pour l’élaboration,
l’exécution, le contrôle et le suivi du budget de l’État avec pour objectif d’améliorer
l’efficacité de la dépense, le manuel de référence utilisé par le comptable principal
unique de l’Etat qu’était le Receveur Général des Finances pour l’élaboration des
documents de reddition de compte de l’Etat est devenu caduc surtout après la prise
de l’arrêté n°1551- c/MEF/CAB/SGM/DGTCP/DPCP/SP/240SGG20 du 22 juin 2020
portant attributions, organisation et fonctionnement de la Direction générale du
Trésor et de la Comptabilité publique qui a procédé à la restructuration du réseau
comptable du Trésor avec la création de 25 comptables principaux de l’Etat et
d’un comptable d’ordre, comptable supérieur du réseau, chargé de coordonner les
activités des autres comptables principaux. Dès lors reddition de compte incombe
désormais à l’ensemble de ces comptables principaux et ceux des administrations
financières sous la conduite du DPCP, avec obligation pour chacun d’eux de produire
son compte de gestion à la Cour des comptes.

Le présent guide, conçu pour servir de référence à ces acteurs du processus de


gestion des finances publiques, est un document qui décrit la démarche de reddition
de comptes par les comptables principaux de l’Etat du réseau des services centraux
et extérieurs du trésor sur la base des dispositions de la nouvelle LOLF et du
règlement général sur la comptabilité publique. Après le rappel des principes qui
soutendent la reddition de comptes, le document a décrit le processus d’élaboration
et les éléments constitutifs des comptes de gestion des comptables principaux de
l’Etat. Il constitue un dispositif de facilitation pour la reddition des Comptes de
gestion de ces comptables et pour l’élaboration , par le Directeur de la Production

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des comptes publics, des comptes consolidés de l’Etat sur la base de données
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harmonisées et réglementées (éléments constitutifs des Comptes de gestion de
comptables et des comptes de l’Etat). Des contextures types des documents à
produire sont aussi proposées en annexe au guide qui décrit également le processus
de transmission des documents à la Cour des Comptes et au parlement pour le vote
de la loi de règlement qui boucle le cycle budgétaire de l’année.

Guide de reddition des comptes des comptables principaux de l’Etat


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