0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
6 vues15 pages

Visualisation Didactique en Formation

Le document traite de l'importance de la visualisation dans le contexte didactique, en soulignant ses principes, ses médias et ses techniques. Il met en avant les avantages d'une visualisation appropriée pour faciliter la compréhension et la mémorisation des apprenants, tout en précisant les risques d'une utilisation excessive. Enfin, il présente des exemples pratiques illustrant l'impact de différentes méthodes de visualisation sur l'apprentissage.

Transféré par

messaour12
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
6 vues15 pages

Visualisation Didactique en Formation

Le document traite de l'importance de la visualisation dans le contexte didactique, en soulignant ses principes, ses médias et ses techniques. Il met en avant les avantages d'une visualisation appropriée pour faciliter la compréhension et la mémorisation des apprenants, tout en précisant les risques d'une utilisation excessive. Enfin, il présente des exemples pratiques illustrant l'impact de différentes méthodes de visualisation sur l'apprentissage.

Transféré par

messaour12
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

La Formation des Maîtres d’apprentissage

L’application des moyens de visualisation

Sommaire du module

Sujet 1 La visualisation dans le contexte didactique 2


1.1 Principes généraux de la visualisation
1.2 Le medias dans le contexte didactique
1.3 Règles d’utilisation des médias figuratifs
1.4 Les différentes fonctions et applications des médias figuratifs

Sujet 2 Choix des Médias pour la visualisation 10


2.1 Le tableau mural
2.2 Le Flip-chart
2.3 Le Tableau d’affichage (métaplan)
2.4 Le rétroprojecteur

Sujet 3 Les techniques de visualisation 13


3.1 Le Mind Mapping
3.2 Le Brainstorming (tempête des idées)
3.3 Les Techniques de rétroaction optique

D3 M4 Visualisation. Domaine 3 Module 4 -1-


La Formation des Maîtres d’apprentissage

Sujet 1 : La visualisation dans le contexte didactique

1.1 Principes généraux de la visualisation


L'homme perçoit son environnement par ses 5 sens (voir, entendre, sentir, toucher, goûter). Mais
dans le contexte didactique, les yeux jouent comme on peut le démontrer le rôle principal dans la
perception des informations.
L'homme est limité déjà considérablement dans sa capacité de perception, s'il ne dispose plus
d’un ou plusieurs organes de sens. Il est donc logique de prendre en considération ces
circonstances lors de la communication entre les hommes et particulièrement dans des situations
d'apprentissage.
Des informations ou des contenus de formation devraient être présentés toujours de manière
visuelle ainsi la capacité de perception est facilitée ce qui fait appel aux yeux devrait être
présenté concrètement tout le temps lors de la formation.
Par la visualisation, on entend en général la présentation des informations ou des contenus de
formation sous des formes démonstratives par des supports didactiques à travers des illustrations,
des schémas, des objets, etc.
Ainsi, la visualisation constitue un moyen d'illustration mais aussi une méthode de formation.
D'autres possibilités complètent la visualisation comme par exemple la présentation des modèles,
la démonstration par des objets, l'expérimentation d’un processus.
Un vieux proverbe dit : «Une image dit plus que mille mots ». Jusqu'à aujourd'hui rien n’a
changé.
Les principes didactiques de la visualisation, participent et facilitent la compréhension et
l'application et favorisent la mémorisation. Ils comprennent plusieurs aspects et permettent de ce
fait au formateur et au maître d’apprentissage de donner le savoir aussi clairement que possible et
de même de faire une relation aussi étroite que possible avec la vie réelle.
Les avantages d'une visualisation appropriée :
• raccourcit le temps du discours tout en le complétant de manière visuelle ;
• capte mieux l’attention des apprenants sur l’objet d’apprentissage et coupe la monotonie du
cours ;
• facilite la compréhension du sujet et améliore l’acquisition du savoir ;
• augmente la motivation des apprenants pour un meilleur suivi de la formation.
La visualisation peut avoir aussi des effets négatifs ou pervers si son usage est excessif ou si les
supports utilisés ne sont pas adaptés au sujet ou pas suffisamment expressifs. Dans certains cas
le "show" (démonstration) prend plus d'importance que le contenu du sujet lui-même.
C'est pourquoi les réflexions suivantes doivent toujours être à l’esprit :
1. À quoi sert la visualisation du sujet ? (Objectif)
2. Qui doit être informé ? (Particularité du groupe cible)
3. Quels éléments essentiels doivent être présentés précisément ? (Contenu)
4. De quelle manière doivent être présentés les éléments du sujet à visualiser ? (Choix
médiatique et méthodes)
5. Dans quelles conditions et avec quels moyens faire la visualisation ? (conditions
techniques, disponibilité des médias)
L'utilisation de supports médiatiques adaptés est une condition de base pour la réussite de la
visualisation, car ceux-ci portent l'information ou offrent elle-même l'information.

D3 M4 Visualisation. Domaine 3 Module 4 -2-


La Formation des Maîtres d’apprentissage

1.2 Le medias dans le contexte didactique


Il y a 300 ans, le pédagogue Comenius a déjà montré la relation entre le contenu de
l’enseignement et un média d'apprentissage. Il exigeait déjà alors "... que tout soit exposé aux
sens, à savoir : le visible aux yeux, le perceptible aux oreilles, ce qui a une odeur à l’odorat, le
savoureux au goût, ce qui peut être touché à la sensibilité tactile…"
Selon le principe didactique, il existe donc chez l'homme une correspondance organique directe
pour chaque domaine de l'apprentissage. Il ne fait aucun doute qu'une idée fondamentale vient
d'être exprimée.
A titre d’exemple : Du point de vue didactique, il est donc erroné de décrire par l'expression
verbale ou écrite les colorations de l'acier lors de l'échauffement, si l'unité pédagogique concerne
la trempe de l'acier. Si ce processus n'est pas lui-même présenté, il faut dans ce cas se servir, au
moins, d'une échelle des couleurs qui montre à l'apprenti le spectre des couleurs d'incandescence
aux différentes températures.
A l'instar de ce modèle, il existe toute une série de correspondances directes et évidentes entre
contenus pédagogiques et moyens d'illustration. On doit être en mesure de suivre et de reproduire
un mouvement de la façon qu'on entend et imite un son, ressent un évènement ou reconstruit la
solution technique.
Cependant, une analyse plus approfondie des rapports didactiques a montré que le fait de déduire
le média d'apprentissage de l'objectif ou du contenu pédagogique n'est possible que dans des cas
exceptionnels. A ce sujet, d'autres réflexions sont à prendre en considération. C'est ainsi, qu'il faut
envisager, lors du choix de moyens d'illustration, les faits suivants :
• Sur quelles expériences l’apprenant peut-il s'appuyer ?
• Est-il en mesure de lire, par exemple, des dessins industriels, de comprendre des
diagrammes ?
• Est-il en mesure de comprendre et de faire la relation entre une représentation imagée
réduite et l’objet réel ?
Le but d'utilisation de la visualisation d’un contenu pédagogique doit faire l'objet d'une définition.
Par exemple, le but pédagogique de la visualisation de « la connaissance du mode opératoire d'un
thermostat » sert-il :
• à l'orientation technique générale de l'apprenant ;
• à son aptitude à la réparation selon les règles de l'art ;
• au savoir nécessaire à la construction de tels appareils ?

D'autres réflexions concernent la fonction de l'illustration dans le processus d'apprentissage :


• Doit-elle surtout éveiller un intérêt pour un enseignement expérimental,
• Rendre possible une représentation proche de la réalité,
• Reproduire exactement un détail bien particulier ou symboliser une loi générale?
Comme le montre le schéma ci-dessous, il s'agit donc de placer la visualisation dans un contexte
didactique et psychopédagogique avec :
• l'apprenant et le groupe pédagogique
• les contenus et les buts de l'enseignement
• les méthodes de formation.

D3 M4 Visualisation. Domaine 3 Module 4 -3-


La Formation des Maîtres d’apprentissage

Modèle contextuel des matières d’apprentissage (d’après Döring)

Objectifs et Procédés
contenus d’apprentissage,
pédagogiques méthodes

Moyen de
concrétisation,
médias
d’apprentissage

Apprenants,
situation,
condition

Dans cet ordre d'idées, les différentes actions et effets s'influencent mutuellement elles
représentent une structure de fonctions, comme l'indique le tableau ci-dessous :

Actions et effets Fonctions


il faut un mouvement voir et reproduire
il faut un son entendre et imiter,
il faut une expérience vécue comprendre,
il faut une réalisation technique reconstituer.

Selon cette relation, les actions et les effets font appel aux 5 sens entendus en tant que fonctions
lors d’une illustration et en particulier autour de la visualisation.
La visualisation a une grande influence sur l'apprentissage car non seulement la capacité de
perception, mais aussi la performance de mémorisation du savoir sont améliorées par la visibilité
d’autant si l'ouïe est liée à la vue. Ce principe basé sur l’expérience peut être représenté par
l'image graphique ci-dessous :

Capacité de mémorisation
Quelques exemples montrent les avantages 100 %
d’un enseignement basé sur l’illustration mais
qui n’exclue pas « l’explication et le regarder,
commentaire » nécessaire du formateur ou du 75 % écouter,
discuter et toucher
maître d’apprentissage. Au contraire,
l’illustration soutient, complète et élargit le regarder & écouter

champ de formation par d’autres médias


écouter
d’apprentissage. Temps
après 3 heures après 3 jours

Exemple 1 : Dans un cours de sciences


naturelles par ex. sur les animaux domestiques, on a formé quatre groupes différents d'apprenants
:
• Le premier groupe a pris connaissance du cours par un haut-parleur ;
• Le deuxième groupe a pris connaissance de cette information par un haut-parleur, avec
une représentation imagée grandeur nature (unité d'illustration "image") ;

D3 M4 Visualisation. Domaine 3 Module 4 -4-


La Formation des Maîtres d’apprentissage

• Le troisième groupe a reçu l'information par un haut-parleur et visualisé un animal


empaillé (unité d'illustration "modèle") ;
• Le quatrième groupe a observé un animal vivant durant la retransmission de l'information
par un haut-parleur (unité d'illustration « objet réel »)
Une évaluation sous forme de questionnaire portant sur le taux d'informations mémorisées au bout
de quatre jours, a révélé un pourcentage nettement élevé des unités d'illustration par rapport à
l'unité de contrôle (information verbale exclusivement)

Groupe Unité de mesure Taux de mémorisation


N° 1 Unité d'illustration « rien »
N° 2 Unité d'illustration « image » + 9,5%
N° 3 Unité d'illustration « modèle » +20,0%
N° 4 Unité d'illustration « objet réel » +40,7%

Cet exemple montre que les différents aspects de la visualisation et les conditions de son
utilisation ont une grande influence sur la capacité de perception et de mémorisation.
On peut parler ici des effets des média, lesquels sont dérivés de l’approche de la réalité comme la
figure ci-dessous démontre :
Cône d'expérience ( d'après Dale)

Expériences
Principalement, toutes les expériences, symboliques
Symboles
soit symbolique, soit iconique mais aussi verbaux
réelle directe ont une importance Symboles
visuelles
particulière dans une situation Prises de son
d’enseignement concrète.
Photos Expériences
La pratique montre cependant que la Films
iconiques

signification des expériences réelles Télévision scolaire


directes domine. Cette figure montre en Pièces d'exposés
plus une autre relation dans la Excursions,
visualisation des états de choses laquelle
Démonstrations, expérimentations
s’explique par le choix des méthodes Expériences
appliquées. Simulation, jeux de rôles, spectacles
réelles
Expériences directes et résolutions

Exemple 2 :
Un cours de physique technique, a été traité dans trois classes différentes sur trois sujets
différentes :
• la sonnette électrique
• le moteur électrique
• Gradateur de lumière
Différentes méthodes ont été choisies pour illustrer ce cours :
• exposé magistral
• démonstration faite par le maître
• expérimentation faite par les apprenants

D3 M4 Visualisation. Domaine 3 Module 4 -5-


La Formation des Maîtres d’apprentissage

Une évaluation portant sur la mémorisation a donné les résultats suivants au bout de huit
semaines :

Tau de mémorisation
en % Expérimentation Démonstration Exposé
faite par les élèves faite par le maître magistral

90

80
Sonnette électrique
70

60
Gradateur de lumière
50
Moteur électrique
40

Média succès d'apprentissage (d'après Döring)

On constate que le taux de mémorisation le plus élevé est celui obtenu par l’expérimentation, alors
que le plus faible est celui donné par le cours magistral.
A la question de savoir quel sujet a suscité le plus de motivation, les apprenants ont réagi tous
aussi différemment dans leur jugement vis-à-vis des méthodes diverses d'illustration. Celui qui a
été traité au moyen de l'expérimentation a recueilli la majorité des suffrages.

Motivation
Le diagramme ci-contre montre que la motivation
40 de l'apprentissage augmente en fonction du degré
d'efficacité de l'illustration. Elle dépend
30 apparemment :
Réponse à la question:
« plaisir à apprendre » − du degré d'intérêt engendré par l'objet
d'apprentissage
20
− de la possibilité donnée à l'apprenant de devenir
lui-même actif
10
− de la possibilité donnée aux apprenants d'utiliser
différents canaux de perception (ouie, vue,
0 Médias toucher).
exp. dem. exposé
Echèle de motivation (d'après Döring)

En ce qui concerne le succès pédagogique des supports médiatiques, on peut également se


demander s'il est préférable d'utiliser des représentations graphiques prêtes à l'emploi ou de celles
réalisées en cours par le formateur ou le Maître d’apprentissage lui-même.
Des études ont révélé que l'illustration dynamique (réalisée par le formateur ou le maître
d’apprentissage pendant le cours) suscite un accroissement de la courbe de rétention. Toutefois,
cet accroissement est moindre si l’on considère le temps relativement élevé, consacré à la
réalisation de l'illustration dynamique.

D3 M4 Visualisation. Domaine 3 Module 4 -6-


La Formation des Maîtres d’apprentissage

Par ailleurs, on s'aperçoit que l'effectivité de la formation est beaucoup plus intensive si le
formateur ou le maître d’apprentissage réalise lui-même préalablement l'illustration dynamique.
Pour la méthode de visualisation, on peut distinguer plusieurs possibilités avec deux procédés
essentiels :
• le procédé inductif et
• le procédé déductif
L’exemple suivant montre trois possibilités d’illustration caractéristiques pour les procédés inductif
et déductif.
Objet réel ou Photo Dessin Schéma

Processus inductif Processus déductif


d'apprentissage d'apprentissage

Un enseignement répondant au principe inductif dans l'exemple de l'appareil de mesure


(comparateur), prendrait son état extérieur comme point de départ pour expliquer sa fonction et sa
construction technique. Ensuite, pour expliquer la fonction et la construction, selon le principe
scientifique sous-jacent (allongement d'un corps après absorption d'humidité) on le concrétise par
un dessin schématique qui présente ses parties essentielles.
Un enseignement répondant au principe déductif mettrait tout d'abord en valeur le principe
scientifique et se consacrerait dans un deuxième temps aux formes techniques d'application.
On peut conclure que :
ƒ Un enseignement par voie inductive part de la fonctionnalité externe à partir de ses
aspects ou formes externes vers la fonctionnalité interne avec ses parties essentielles de
fonctionnement interne.
ƒ Un enseignement par voie déductive, à l’inverse commence par les détails et les
particularités pour arriver aux ensembles de fonctionnement dans sa globalité.
Il existe d’autres manières de procéder logiquement à travers le procédé analytique ou le procédé
synthétique.
Avec le procédé analytique, on décompose un ensemble dans les différents éléments qui le
constitue selon les principes définis. Par le procédé synthétique, on recompose un ensemble à
partir des éléments prévus pour sa constitution.
Ces deux procédés sont souvent appliqués de manière alternative selon les besoins de la
démonstration ou de la visualisation.

D3 M4 Visualisation. Domaine 3 Module 4 -7-


La Formation des Maîtres d’apprentissage

1.3 Règles d’utilisation des médias figuratifs


Par « médias figuratifs » on comprend des photos, images, esquisses, dessins, schémas,
symboles, plans, diagrammes, graphiques et illustrations, à utiliser comme complément au
contenu de la formation prévu sous forme de texte. Ils sont présentés sur des différents supports
tels que le tableau mural ou d’affichage, le flip-chart ou par le rétroprojecteur.
En général, les photos et les images sont faciles à présenter car leurs supports sont souvent
disponibles (flip-chart, tableau d’affichage). Alors que les autres prélevés souvent dans des
manuels et des livres, leur visualisation demande parfois des moyens adaptés et pas toujours
disponibles (rétroprojecteur). C’est pourquoi il faut toujours tenir compte des moyens et de la place
parfois limitée de la visualisation
Pour la présentation d’un texte accompagnant ou non les médias figuratifs, on doit respecter les
règles suivantes :
ƒ Le texte doit être synthétique et servir essentiellement comme commentaire des médias
figuratifs ou à compléter le cours parlé pour soutenir la perception et énoncer des règles, des
principes, explications brèves ou une conclusion mais jamais des textes longs.
ƒ La présentation figurative doit être réalisée au moyen de couleurs, de formes et d’éléments
graphiques choisis judicieusement pour convenir au sujet traité.
ƒ La présentation graphique des relations de chiffres p. ex. peut se faire différemment. Des
différences sont bien visibles dans un diagramme en colonne lorsqu’il s’agit de quantité ou
de volume tandis que les valeurs relatives sont mieux représentées par un diagramme rond.
L’évolution des chiffres et des données est mieux exprimée par des courbes.
En général, pour la présentation des faits quantitatifs on se sert des éléments de réalisation
suivants :
ƒ Des lignes pour l’indication et la relation
ƒ Des flèches pour le mouvement et le raisonnement
ƒ Des droites comme ligne, bande, colonne
ƒ Des surfaces comme cercle, carré, triangle
ƒ Des corps comme cube, cône, pyramide
ƒ Des couleurs, rayures et nuances pour mettre en évidence.

1.4 Les différentes fonctions et applications des médias figuratifs

Les médias figuratifs peuvent avoir différentes fonctions et peuvent être appliquées de différentes
manières, selon le cas de figure ou de sujet que l’on cherche à présenter et visualiser. Ces
différentes fonctions et applications peuvent agir ensemble ou séparément selon le cas lorsqu’il y a
une interrelation ou une interdépendance. Par exemple : couleur et forme, mouvement et
tendance, etc.
ƒ Affinité, ressemblance, couleur, forme suggèrent une unité des objets et des faits ;
ƒ Les graphiques présentent des mouvements, processus et tendances ;
ƒ Des couleurs servent à différencier, indiquer, signaler, symboliser ou décorer ;
ƒ Des formes peuvent illustrer une hiérarchie ou une évolution
ƒ Des formes bizarres ou leur arrangement particulier peut provoquer une attention particulière
ƒ Des symboles signifient en général une indication figurative ou écrite pour représenter des
objets, des endroits, des faits ou des principes établis selon des règles conventionnelles
connues.
Outre les principes énoncés, les maximes suivantes sont valables pour chaque type de
visualisation :
• Chaque figure a besoin d’un titre, chaque texte a son titre
• Des textes réduits pour l’illustration
D3 M4 Visualisation. Domaine 3 Module 4 -8-
La Formation des Maîtres d’apprentissage

• Des comparaisons toujours côte à côte


• Les mêmes états de chose toujours en même couleur ou même symbole
• Ne pas utiliser plus de 3 couleurs pour une même illustration
• Le symbole conventionnel des couleurs doit être respecté
• Le plus important au milieu de la présentation
• La taille et la forme du texte et de l’illustration dans un rapport convenable
• Les rapports de grandeur sont à mettre en relation avec l’auditoire et les objets
visualisés.

D3 M4 Visualisation. Domaine 3 Module 4 -9-


La Formation des Maîtres d’apprentissage

Sujet 2 : Choix des Médias pour la visualisation

Dans leurs missions de formation, le formateur et le Maître d’apprentissage ont besoin de supports
didactiques pour appuyer et expliquer les savoirs et savoirs faire qu’ils transmettent aux apprentis.
Parmi ces supports, on utilise aujourd’hui beaucoup les médias dits « explicatifs » ont une position-
clé dans la formation.
Les médias explicatifs sont nombreux et présentent en général des textes, des figures, des
schémas et images. On peut citer les plus utilisés : le tableau mural, le tableau blanc (white board),
le flip-chart, le tableau d’affichage, les posters ou encore l’écran, le rétroprojecteur, le data show,
etc.

Le tableau mural
Le tableau mural est le média le plus ancien, le moins expansif et le plus utilisé. Depuis des
années, il est l’équipement fondamental dans les salles de classe ou d’ateliers. Jusqu’ici, il est le
moyen d’enseignement le plus sûr aussi dans un monde moderne de communication par
ordinateurs. Le travail de visualisation avec le tableau mural demande des expériences en
planification et exécution. Il est utilisé pour :
• Développer pas à pas le nouveau savoir théorique et pratique
• Illustrer des principes, des processus des états de choses, des
faits, etc.
• Présenter des informations, des images et graphiques
• Visualiser l’assemblage des informations (brainstorming)
• Noter des remarques, conclusions et feedbacks des apprenants
• Expliquer des points principaux
• Présenter des exercices et des solutions
• Attirer l’attention ou alterner la présentation
Le tableau mural ne devrait pas être utilisé dans les cas suivants :
• présentations qui prennent trop de place et/ ou trop de temps
• salles de cours équipée d’ordinateurs
• salles de cours trop vaste
Les inconvénients du tableau mural :
• lorsque le formateur ou le Maître d’apprentissage écrit sur le tableau, il tourne le dos aux
apprenants
• la présentation sur tableau ne peut être ni conservée ni rétablie
• l’utilisation demande beaucoup de temps
• l’utilisation de la craie provoque trop de poussière.
Aujourd’hui le tableau mural est de plus en plus remplacé par le tableau blanc qui présente des
caractéristiques comparables à celles de tableau mural. L’écriture se fait au moyen de stylos
feutres spécifiques avec l’avantage de plusieurs couleurs.

D3 M4 Visualisation. Domaine 3 Module 4 - 10 -


La Formation des Maîtres d’apprentissage

Le Flip-chart
Le flip-chart offre les mêmes fonctions que le tableau mural, avec
l’avantage important de la continuité de l’écriture du texte sans
effacer pour le manque de place.
Ce processus permet de faire une discussion complète et de
reprendre à tout moment une partie souhaitée. Un autre avantage
est l’exposition des pages dans la salle de cours. Ce média permet
une visualisation permanente des travaux.
Le flip-chart permet aussi de :
• Fixer les résultats de discussions de groupe et de les
conserver pour les actions ultérieures
• Présenter un processus en détail et de le continuer
• Illustrer l’organisation d’une présentation et faciliter l’orientation d’un séminaire
• Mettre en relief les points principaux d’une séance de travail
• Mettre à la disposition des informations brèves, [Link]. l’ordre de jour
Les inconvénients :
• L’écriture doit être adaptée aux conditions de la salle ;
• Les corrections restent toujours visibles ;
• Le formateur ou le Maître d’apprentissage qui l’utilise, tourne le dos aux apprenants
• La copie est seulement possible par photo ou prise de notes.
Conseils pour l’utilisation du Flip-chart
• Paginer les feuilles
• Avant de tourner les feuilles s’assurer qu’il n y a plus de questions
• disposer toujours des feuilles vierges en quantité suffisante
• Fixer les pages les plus importantes sur le mur de la salle
• Utiliser efficacement l’emplacement
• Préparer à l’avance les textes et es figures qui prennent de la place
• Eviter de s’interposer et parler à l’auditoire
• Garder les feuilles utilisées pour une application ultérieure

Tableau d’affichage (métaplan)


Ce media est souvent utilisé dans les séminaires et la formation pour développer des solutions de
problèmes et pour la modération des discussions de groupes.

Le tableau d’affichage est recouvert par du papier Problem- Lösungs-


kraft sur lequel on peut fixer des cartes en plusieurs beschreibung ansätze
couleurs et formes, à l’aide des épingles.
Après la présentation, les cartes peuvent être collées
sur le papier kraft pour être aussi affichée sur le mur
et servir plus tard. L’écriture sur les cartes se fait par Widerstände Offene Fragen
des stylos feutres en différentes couleurs.
Le tableau d’affichage sert aussi à présenter des
diagrammes ou des schémas.

D3 M4 Visualisation. Domaine 3 Module 4 - 11 -


La Formation des Maîtres d’apprentissage

Le rétroprojecteur
Le rétroprojecteur sert à faire une présentation préparée sur des transparents par projection sur un
écran. La présentation par rétroprojecteur permet une amélioration de la compréhension du
contenu de la formation.
Pour réussir une présentation par rétroprojecteur, il est nécessaire
que la qualité des transparents soit irréprochable avec l’intensité
lumineuse voulue.
La préparation des transparents nécessite également des matériels
adéquats:
• Les translucides (transparents) ;
• Le transparent spécifique pour la photocopieuse et
l’imprimante laser ou l’encre ;
• Les stylos feutres dont l’encre est soluble ou non soluble;
• L’alcool pour le nettoyage/correction des transparents ;
• Les moyens de dessin (patrons, règle, etc.).
Les avantages :
• préparation préalable des transparents avec l’ordinateur, à la main ou par photocopieuse;
• correction et développement des transparents assez aisés
• déplacement facile et disponibilité permanente des transparents
• bonne visibilité pour un grand auditoire
• application possible de diverses méthodes de présentation (cacher certaines parties,
superposer des schémas, indiquer précisément des points importants, développer des
idées, etc.)
• représentation colorée facile à réaliser pour augmenter la visualisation
• contact permanent entre formateur, maître d’apprentissage et apprenants
Les inconvénients :
• l’équipement et le matériel sont relativement coûteux ;
• une multitude d’informations sont souvent placées sur un transparent ;
• une tendance à copier des pages de livre avec des textes trop longs et écriture trop petite ;
• les corrections sont souvent visibles à la lumière ;
• une utilisation exagérée des couleurs ;
• une dépendance à la disponibilité du courant électrique.

D3 M4 Visualisation. Domaine 3 Module 4 - 12 -


La Formation des Maîtres d’apprentissage

Sujet 3 : Les techniques de visualisation

Au cours de ces derniers temps, il a été remarqué que la visualisation des processus dynamiques
retient plus l’attention des auditoires, notamment lors de la modération des discussions en groupe,
l’élaboration d’une solution de problèmes, ainsi que la planification des activités des actions
futures. L’observation de ces processus dynamiques par la visualisation, se fait au moyen de
plusieurs techniques parmi lesquelles :
• Mind mapping (Formulation des idées sou forme graphique)
• Brainstorming (association inductive)
• Technique feedback visuel
3.1. Le Mind Mapping
La représentation des idées et des concepts selon une structure graphique croissante, (Mind
Mapping) aide à l’utilisation maximale du potentiel mental en rassemblant des informations de
façon simple et rapide dans un modèle permettant de tirer les conclusions nécessaires. De cette
façon, on peut établir des rapports différents selon les informations se présentent.
Le Mind Mapping aborde les deux moitiés du cerveau de l'homme : le côté gauche, est compétent
pour la pensée rationnelle et logique et le côté droit est influencé par des excitations optiques et
créatives. Le Mind Mapping conduit à une sensibilisation à la fois de ces deux moitiés du cerveau.
C’est ainsi que la mémoire et la productivité sont relativement augmentées.
Exemple : la communication
silence niveau concret
écoute Modèle (4 niveaux d‘une message) niveau de relations
pensée appel
structurer + classer Rare, Clair, Vrai niveau révélation
de soi même
transparence
courage mot/langue
Verbal
franchise voix
Effets mimique
motivation Non verbal gestes
démotivation maintien corporel
Joie/plaisir Instrument Communication
résignation

dynamisme media concret


Outils media visuel

art de paler medias audiovisuelle


argumenter
Rhétorique
style personnel s‘orienter ver des hommes/
être communicatif
techniques d‘interrogation
Personalité s‘orienter ver les faits

de non retour introverti

écoute active extrovertie


Conflits
estime de valeur

patience

Une présentation Mind Mapping même conçue de façon simple contient une abondance
d’informations qui permet de visualiser avec une vue d’ensemble les différentes fonctions et les
rapports entre elles qu’il est difficile de réaliser sous forme de texte qui nécessite souvent plusieurs
pages, sans garantir le même effet escompté.

D3 M4 Visualisation. Domaine 3 Module 4 - 13 -


La Formation des Maîtres d’apprentissage

Les avantages :
• On comprend rapidement le fonds et le contexte ;
• On reconnaît immédiatement des relations entre différentes fonctions ;
• On renforce nettement la mémoire.
Des présentations par la technique de Mind Map peuvent être développés comme aides
didactiques dans les cas suivants :
• Pour élaborer, décrire et présenter des situations et des idées complexes
• Pour représenter des structures et des faits complexes
Ces aides à l'apprentissage, permettent d’intégrer des savoirs nouveaux en rapport avec ceux
existants déjà.

3.2. Le Brainstorming
Le brainstorming est un processus, qui permet de développer des avis et des idées pour apporter
des solutions à certaines problématiques par questions ciblées dans des situations de formation
ou de discussions de groupe.
À la différence des approches traditionnelles, pour le brainstorming il faut éviter de juger au
premier abord les avis et les idées développées et rassemblées. Pour le formateur et/ou le maître
d’apprentissages nécessairement contraints dans leur travail à des évaluations, cette méthode
constitue un changement dans leur façon de penser. Ils doivent abandonner leur méthode
traditionnelle pour devenir de véritables animateurs.
Il faut reconnaître que cette méthode reste limitée à des situations d’enseignement et de formation
pratique parce que le recueil des informations et des idées doit être suivi naturellement d’une
phase d'évaluation. Toutefois, cette méthode offre l’avantage de trouver de différentes solutions
pour un problème complexe. L’apport d'un grand nombre de propositions pour trouver une solution
permet de faire le meilleur choix pour garantir la qualité des résultats.

Problème:............... Points de solution:.....


Sujet 1 Sujet 2 Sujet 3

Le brainstorming doit être nécessairement visualisé. On procède d’abord par le recueil des
informations sur tableau mural, transparent ou flip-chart ou préférablement le tableau d’affichage.
Dans ce dernier cas, les idées, avis, et propositions de solution sont écrites sur les cartes
d’affichage et fixées sans les grouper. Ensuite, les cartes d’affichage sont groupées selon certains
principes d'ordre avec un lien systématique. On qualifie cette technique d’« association libre ou
inductive ».

D3 M4 Visualisation. Domaine 3 Module 4 - 14 -


La Formation des Maîtres d’apprentissage

3.3 Les Techniques de rétroaction optique


Des techniques de rétroaction sont utilisées pour créer une transparence dans les discussions de
groupe et pour provoquer des décisions. Ces décisions peuvent toucher aux aspects concrets ou
aux aspects relationnels.
Les techniques présentées ici sont réalisées à l’aide du tableau d’affichage et un matériel
didactique spécifique. Naturellement, les éléments structurels peuvent être aussi présentés avec
d'autres médias.

Des interrogations sont Interrogation à 1pt Interrogation à 1pt


matérialisées par un point utilisé
pour la prise de décision rapide Problème est soluble: Comment à évaluer?

pour un aspect concret ou un


aspect relationnel. ++ + - --
Plutôt oui
Plutôt non

Plutôt bon Plutôt mauvais


Chaque participant fixe un seul
point et annonce ainsi sa
décision.
Situation Interrogation multiple
Lors d’une interrogation multiple, très bonne
No. Sujet Points Rang

on offre une gamme de réponses L’ambiance 1 nnnn 1


dans le
et chaque participant a le choix groupe est : moyenne 2. oooo 2

entre les possibilités de réponse 3. xxxxx 2

en donnant deux ou trois points mauvaise 4. sssss 3


en tant que expression
prioritaire.

De telles interrogations peuvent être placées toujours au début, pendant ou à la fin d’une
discussion. Ensuite les résultats peuvent être soumis à une évaluation et ils sont considérés
comme des exemples d’une grande valeur.
Par ailleurs, ils peuvent être aussi appliqués, pour l'évaluation de la performance du formateur
et/ou du maître d’apprentissage.
Lors d'un échange de questions / réponses verbales on parvient difficilement à des résultats
fiables et objectifs. A l’inverse, des interrogations par cette méthode par points, mis en oeuvre
anonymement, conduisent à de véritables résultats. Elle constitue aussi une bonne possibilité pour
faciliter l'autoévaluation du formateur et/ou du maître d’apprentissage.

D3 M4 Visualisation. Domaine 3 Module 4 - 15 -

Vous aimerez peut-être aussi