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Révolution marxiste et inégalités sociales

Le document examine comment le capitalisme perpétue la domination et l'exploitation, créant des classes antagonistes, et questionne la nécessité d'une révolution pour établir une société plus juste. Il aborde également la transformation des structures socio-politiques par la révolution marxiste, en soulignant l'importance d'un état prolétarien et la phase intermédiaire du socialisme. Enfin, il interroge la pertinence du marxisme dans les sociétés contemporaines et son avenir face aux évolutions scientifiques et techniques.

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Révolution marxiste et inégalités sociales

Le document examine comment le capitalisme perpétue la domination et l'exploitation, créant des classes antagonistes, et questionne la nécessité d'une révolution pour établir une société plus juste. Il aborde également la transformation des structures socio-politiques par la révolution marxiste, en soulignant l'importance d'un état prolétarien et la phase intermédiaire du socialisme. Enfin, il interroge la pertinence du marxisme dans les sociétés contemporaines et son avenir face aux évolutions scientifiques et techniques.

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Le mode de production capitaliste a perpétué le système de domination et d’exploitation des

modes de production antécédents. La révolution capitaliste qui est sou tendue par des intérêts
économiques accentue la répartition inégale des richesses dans la société. La minorité
bourgeoise détient les moyens de production (finance, les machines, les terres), alors que la
masse prolétarienne n’a que sa force productive qu’elle vend aux bourgeois pour survivre.
Dans la perspective de légitimer ses intérêts comme étant profitable à tous, la bourgeoisie
s’empare du pouvoir politique et le transforme en une administration des affaires de la classe
bourgeoise. Cependant, la Révolution chez Karl Marx apporte une rupture par rapport au
fonctionnement socio-politique pour mettre en place une société plus juste où les inégalités
sont réduites. Fort de ce qui est dit ci-dessus, nous allons travailler autour de l’hypothèse de
recherche suivante : La Révolution chez Karl Marx n’est-elle pas une transformation de la
structure sociale et des institutions politiques pour qu’il ait une société plus juste ?

Le capitalisme n’est-il pas un mode de production de domination et d’exploitation qui


engendre des classes antagonistes ? Le capitalisme comme tous les autres modes de
production antécédents favorise la domination et l’exploitation d’un groupe d’homme sur un
autre groupe d’homme. Par la répartition inégale des richesses, le capitalisme engendre des
classes antagonistes. Contrairement aux modes de production antécédents, l’élite bourgeoise
s’est emparée du pouvoir politique. L’état n’est-il pas un moyen de préservation des intérêts
économiques de l’élite bourgeoise ? De ce fait, le capitalisme est le seul mode de production
qui a pu se propager à l’extérieur des frontières européennes. Dès sa phase industrielle, le
capitalisme devient mondial parce que les ressources premières nationales ne suffisent plus
aux bourgeois occidentaux. Alors, le capitalisme atteint sa phase impériale et part à la
conquête des terres les plus lointaines. D’où la question suivante : Le colonialisme n’est-il pas
le sommet de la domination et de l’exploitation de la bourgeoisie ?

En quoi, la révolution bouleverse-t-elle les structures socio-politiques ? Dans la société


capitaliste, les inégalités étaient flagrantes tant sur le plan socio-politique que sur la
répartition des richesses. Et pour renverser cette situation d’aliénation qui est profitable pour
une minorité et appauvrit la majorité, une révolution radicale est nécessaire pour restaurer une
société humaine où l’homme se libère de tout joug. Qu’est-ce qu’alors la révolution sociale ?
Après la révolution, nous assistons à la création d’un état prolétarien qui se substitue à l’état
bourgeois après son anéantissement. Alors, la Révolution ne met pas fin à l’état, mais plutôt à
l’état bourgeois. Quel est le but de l’état prolétarien ? La mise en place de l’état prolétarien
annonce l’ébauche d’un mode de production plus juste qui tiendra en compte les intérêts de la
masse. D’où la pertinence de la question suivante : Le socialisme scientifique n’est-il pas un
mode de production qui procède par la redistribution des richesses pour réduire les inégalités
sociales ? Le mode de production socialiste est la phase intermédiaire entre l’état prolétarien
et la société communiste dans le processus de la Révolution. Nous allons maintenant
s’interroger sur le véritable but du communisme. Le communisme n’est-il pas la phase
suprême de l’extinction de l’état, de la suppression des classes, de la propriété privée et la
libération de l’homme de tout joug ?

La révolution marxiste n’est-elle pas à repenser dans nos sociétés contemporaines ?


Lorsque, nous invitons les marxistes modernes à repenser le marxisme dans le cadre
particulier de leurs pays, nous ne mettons pas en doute l’humanisme du marxisme. Mais, nous
voulons attirer l’attention des marxistes qui veulent importer le marxisme dans sa globalité
dans leurs pays. Le marxisme n’est-il pas un humanisme euro centrique, simpliste à
l’antagonisme des classes ? La révolution prolétarienne dans son idéal au communisme aspire
à une société équitable. Alors, l’extinction de l’état dans la société communiste ne conduit-il
pas à l’anarchisme ? De par sa démarche pragmatique, le marxisme transforme les idées en
pratiques qui révolutionnent les structures socio-politiques. D’où la question suivante : le
marxisme n’abolit-il pas la philosophie ? Dans nos sociétés modernes qui sont marquées par
les progrès scientifiques et techniques, il est essentiel que nous interrogions sur l’avenir du
marxisme : le marxisme n’est-il pas condamné à mourir dans nos sociétés contemporaines ?

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