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Gestion des Déchets Biomédicaux à Tanguiéta

Ce document présente un microprojet visant à améliorer la gestion des déchets biomédicaux solides à l'hôpital de zone de Tanguiéta, au Bénin. Il souligne les risques sanitaires liés à une mauvaise gestion de ces déchets et propose des stratégies pour optimiser leur traitement. Le projet s'inscrit dans le cadre de la réglementation béninoise sur la gestion des déchets biomédicaux.

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Gestion des Déchets Biomédicaux à Tanguiéta

Ce document présente un microprojet visant à améliorer la gestion des déchets biomédicaux solides à l'hôpital de zone de Tanguiéta, au Bénin. Il souligne les risques sanitaires liés à une mauvaise gestion de ces déchets et propose des stratégies pour optimiser leur traitement. Le projet s'inscrit dans le cadre de la réglementation béninoise sur la gestion des déchets biomédicaux.

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EFMS

REPUBLIQUE DU BENIN

…………

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE, DE LA FORMATION TECHNIQUE ET


PROFESSIONNELLE.

…………

DIRECTION DEPARTEMENTALE DES ENSEIGNEMENTS


SECONDAIRE, TECHNIQUE ET DE LA FORMATION
PROFESSIONNELLE DU BORGOU
……………..…………….

Ecole de Formation Médico-sociale de Parakou

…………….

SPECIALITE : Hygiène et Assainissement

MICROPROJET DE FIN DE FORMATION POUR L’OBTENTION DU DIPLOME


D’ETAT DE TECHNICIEN SANITAIRE

THEME :

CONTRIBUTION A L’AMELIORATION DE LA GESTION DES DECHETS


BIOMEDICAUX SOLIDES DANS L’HOPITAL DE ZONE DE TANGUIETA

13ème Promotion

PRESENTE ET SOUTENU PAR : SOUS LA DIRECTOIN DE :

KOBREDJA Félicité ANNEE ACADEMIQUE Mr. TAMPOUHOURO


2023-2024 Maurice Enseignant de
KPATINDE T. Parfaite l’EFMS
SOMMAIRE
SOMMAIRE.........................................................................................................2

DEDICACES.........................................................................................................4

REMERCIEMENTS.............................................................................................7

LISTE DES FIGURES ET TABLEAU..............................................................12

LISTE DES PHOTOS.........................................................................................13

CHAPITRE I : PRESENTATION DU MICROPROJET...................................18

CHAPITRE II : ETUDE TECHNIQUE..............................................................31

CHAPITRE III : ETUDE ECNOMIQUES ET FINANCIERE..........................39

CONCLUSION...................................................................................................45

REFERENCE BIBLIOGRAPHIQUE.................................................................46
DEDICACES

Je dédie ce mémoire assorti de microprojet préliminaire l’endroit de mes


parents respectifs :

 Mes très chers parents M. KOBREDJA Blaise et Mme BOSSOU Marie


qui m’ont beaucoup soutenu lors de ma formation, je vous dis infiniment
merci.
 Mes frères, ma sœur et mon cousin qui m’ont aussi soutenu.
Recevez ici le fruit de vos efforts

Félicité KOBREDJA
Je dédie ce microprojet, ce travail a l’éternel Dieu, créateur du ciel et de la
terre pour sa main invisible et bienfaisante qu’il a mise sur moi.

Je remercie mes parents respectifs :

Je dédie ce travail â :

 Mon très cher père Mr KPATINDE Placide,


 Ma très chère mère Mme TOGNISSOU Adissowé qui m’a donné la vie et
m’a toujours soutenu du début jusqu'à la fin de cette formation, infiniment
merci.
 Tous mes frères et sœurs, cousins et cousines et à tous mes amis ainsi qu’à
tous mes collègues de classe et de stages.
 Tous les enseignants de l’Ecole de Formation Médico-Social (EFMS) de
Parakou, ainsi qu’à toutes les autorités administratives de ladite école.

Parfaite KPATINDE
REMERCIEMENTS

A la fin de notre formation à l’Ecole Médico-Social (EFMS) de Parakou.


 Nous ne pouvons pas achever ce présent travail sans témoigner nos
profondes gratitudes et sincères remerciements :
 A Monsieur TAMPOUHOURO Maurice qui, malgré ses multiples
occupations a accepté de suivre avec nous ce travail en qualité de maître
mémoire ; Soyez en remercier
 A Docteur. NEKOUA. W Sylvestre, médecin coordonnateur de la zone
sanitaire Tanguiéta- Matéri-Cobly ;
 A tout le personnel de l’hôpital de zone de Tanguiéta en particulièrement
le chargé de l’administration et de ressource ;
 A Madame la directrice kpotiena NOMA SETEYI de l’école de formation
médico-social (EFMS) de Parakou ;
 Aux autorités et enseignants de l’EFMS pour les trois années de sacrifices
consentis à notre endroit ;
 Aux membres du jury pour avoir accepté de parfaire notre thème de
microprojets ,
 A Monsieur AVODEA Mahougnon Calixte responsable d’hygiène et
d’assainissement de la zone sanitaire Tanguieta, matéri, cobly qui nous a
encadré durant toute la période de notre stage ;
 A nos parents et nos frères et sœurs qui nous ont soutenu durant notre
formation ;
 A tous ceux de près ou de loin qui ont contribué à la réalisation de ce
travail.

Soyez infiniment remercier


LISTES DES SIGLES ET ABREVIATIONS

DBM : Déchets Biomédicaux

DBMS : Déchets Biomédicaux Solides

GDBMS : Gestion des Déchets Biomédicaux Solides

OMS : Organisation Mondiale de la Santé

PHAC : Plan d’Hygiène et d’Assainissement Communal

HZ : Hôpital de Zone

HZT : Hôpital de Zone de Tanguiéta

SONEB : Société Nationale des Eaux du Bénin

SBEE : Société Béninoise d’Energie Electrique

RGPH : Recensement Général de la Population et de l’Habitat

CENAGREF : Centre National de Gestion des Ressources de la Faune

PCIME : Prise en Charge Intégrée des Maladies de l’Enfant

SONU : Soins Obstétricaux Néonatals d’urgences

DHAB : Direction de l’Hygiène et de l’Assainissement de Base


LISTE DES FIGURES ET TABLEAU

Figure n°1 : ………................

……………………………………………………………………………...…14

Figure n°2 : …………………………………………………………………17

Figure n°3 : …………………

…………………………………………………………………………………18

Tableau n° : ……………………………………………………………………
16
LISTE DES PHOTOS

Photo n°1 : Le tri inadéquat des DBMS à la


maternité…………………………...
Photo n°2 : Entreposage initial inadéquat des DBMS au
laboratoire …………….
Photo n°3 : Entreposage final inapproprié des DBM ….....................................
Photo n°4 : Incinérateur de type électrique de l’HZT……………………………
Photo n°5 : Incinérateur de type MONTFORT d’abandonné de l’HZT ………
INTRODUCTION
Dans de nombreuses villes d’Afrique et particulièrement celles du Bénin,
les activités de l’homme génèrent une grande quantité de déchets susceptible de
polluer ou de contaminer l’environnement. Chaque année, plus de 5,2 million
de personnes dont 4 millions d’enfants meurent des maladies résultant de la
mauvaise gestion des déchets solides et des eaux usées (KEATING 1993). Ces
déchets lorsqu’ils sont mal gérés deviennent source de nuisances tant pour
l’environnement que pour l’homme qui est le principal producteur. Parmi ces
déchets figurent ceux produits par les formations sanitaires appelés <<déchets
biomédicaux. Ainsi, les déchets biomédicaux sont générés par les formations
sanitaires et les cabinets vétérinaires lors des soins médicaux et constituent un
risque majeur en cas de mauvaise gestion principalement pour le personnel des
formations sanitaires, les populations et l’environnement. Ces déchets sont
évalués à 1396,125 tonnes, soit un volume de 3405,6 mètres cube de déchets
provenant de 2345 formations sanitaires dont 1744 pour le secteur privé et 601
pour le secteur public (DHAB 2009). La gestion de ces déchets s’inscrit dans
une démarche d’optimisation de l’hygiène hospitalière et de la lutte contre les
infections nosocomiales. Car, les formations sanitaires constituent de plus en
plus des foyers à haut risque de contamination de tout genre.

Dans le cadre de la réalisation de notre mémoire de fin de formation, ce


thème est choisi dans le but de contribuer à la bonne amélioration de la gestion
des déchets biomédicaux dans l’hôpital de zone de Tanguiéta.
CHAPITRE I : PRESENTATION DU MICROPROJET
1-1 OBJET DU PROJET :

Contribution à l’amélioration de la gestion des déchets biomédicaux


dans l’hôpital de zone de tanguieta

1-1-1 Objectif général


Contribution à l’amélioration de la gestion des déchets biomédicaux
solide dans l’hôpital de zone de Tanguiéta
1-1-2 Objectifs spécifiques
De façon spécifique, il s’agit :
 Identifier le mode actuel de gestion des déchets biomédicaux solide
produit à l’hôpital de zone de tanguieta ;
 Evaluer le niveau de connaissances des acteurs en matière de gestion des
déchets biomédicaux solides ;
 Proposer des stratégies en vue d’une bonne gestion des déchets
biomédicaux solide produits à l’hôpital de zone de Tanguieta.

1.-1-3 HYPOTHESES DE RECHERCHE


Les hypothèses de travail sont les suivants :
 Les déchets biomédicaux sont éliminés par incinération et enfouissement
dans le puisard à l’hôpital de zone de Tanguiéta
 Les acteurs impliqués dans la gestion des déchets biomédicaux à l’hôpital
de zone Tanguéita ont une connaissance assez bonne
 La mauvaise gestion des déchets biomédicaux produits à l’hôpital de zone
de Tanguiéta serait due à un manque de formation des personnels chargés
de la gestion de ces déchets et/ou à une absence ou insuffisance de
matériels et d’équipement adéquats ;
1-2 JUSTIFICATION

Selon le DECRET N°2002-484 DU 15 NOVEMBRE 2OO2 Portant


gestion rationnelle des déchets biomédicaux en République du Bénin, le déchet
se définit comme <<tout résidu d’un processus de production, de transformation
ou d’utilisation, ou tout bien meuble abandonné ou destiné à l’abandon>>.

Les déchets biomédicaux sont générés par les formations sanitaires et les
cabinets vétérinaires lors des soins médicaux et constituent un risque majeur en
cas de mauvaise gestion principalement pour le personnel des formations
sanitaires, les populations et l’environnement. Ce risque peut être lié à diverses
circonstances : exposition par contact direct avec les objets infectés,
contamination de l’eau par les éléments chimiques ou biologiques, inhalation de
produits toxiques issus de l’incinération (mercure, dioxine). La construction de
nouvelle infrastructure sanitaire entraine la prolifération des déchets
biomédicaux. Parmi les déchets potentiellement ou dangereux qui présentent
une menace immédiate à la santé humaine (patients, travailleurs, public) figurent
les objets tranchants et piquants (aiguille, seringue, lame et autres instruments
invasifs).Les études épidémiologiques ont montré qu’en cas de piqûre
accidentelle, le risque d’être infecté par le virus de l’hépatite B, l’hépatite C et
du SIDA est respectivement de 30%,41% et 5%.Les infections associées aux
soins constituent aujourd’hui un problème de santé publique.

Une enquête de prévalence réalisée par l’OMS dans 55 hôpitaux de 14 pays ;


l’OMS-Europe ; Méditerranée ; Orientale ; Asie du Sud-est et Pacifique
Occidentale a montré qu’en moyenne, 8,7% des patients hospitalisés étaient
touchés par une infection nosocomiale. À tout moment, plus de 1,4 millions de
personnes dans le monde souffrent de complications infectieuses acquises à
l’hôpital. (Source : GPIN/OMS).
Il est nécessaire de réfléchir sur le maitre des risques liés à la gestion actuelle
des déchets issus des soins médicaux et paramédicaux en mettant en place un
système de gestion adéquate de ces derniers afin de réduire leur incidence
négative sur la santé humaine et sur l’environnement.

C’est dans cette optique que nous nous sommes intéressés sur le thème du
microprojets intitulé :<< Contribution à l’amélioration de la gestion des déchets
biomédicaux solides à l’Hôpital de Zone de Tanguiéta.

Le cadre l’égal, règlementaire et intentionnel a l’activité relief


Selon le décret n°2002 du 15 Novembre portant gestion rationnelle des déchets
biomédicaux en République du Bénin, dispose en son titre II, article14 que «
chaque hôpital, doit prévoir un coût spécifique pour la gestion des déchets
biomédicaux ». Dans la session IV, l’article 38 dispose que

L’hôpital doit se doter d’un dispositif adéquat d’incinération des DBM. Dans le
cas contraire, les établissements ne disposant pas d’incinérateur doivent signer
un contrat avec les hôpitaux qui en disposent.
L’article 45 va plus loin en affirmant que, « nul n’a le droit de bruler à l’air libre
les déchets biomédicaux ». Il ressort de ce qui précède que la gestion des déchets
biomédicaux préoccupe le gouvernement béninois. De même la loi n°2022-04
du 16 février 2022 portant l’hygiène publique en République du Bénin dispose
en son titre III de l’article 49 que « la gestion des déchets biomédicaux se fait
conformément à la règlementation en vigueur » et de son article 50 que « les
déchets biomédicaux solides, notamment infectieux, anatomique, piquant et
coupant sont incinérés ».
En effet, il est constaté dans plusieurs formations sanitaires privées l’absence
des dispositifs d’incinération des DBM, ce qui a amené la planification
organisée par les concepteurs de ce microprojet et a décliné leader logique
d’intervention permettant la prise en compte des besoins dans hôpital de zone de
tanguieta en particulier en termes de gestion des
DBM.

1-3 PRESENTATION DE LA COMMUNE DE TANGUIETA

1-3-1- Situation géographique

Tanguiéta est l’une des communes situées au Nord-Ouest du Bénin. Elle


est située à 47Km de Natitingou chef-lieu du département de l’Atacora et limité
au nord par le fleuve de la Pendjari, au sud par les communes de Boukoumbé et
de Toucountouna, à l’Est par les communes de Toucountouna, de kérou et de
kouandé, à l’Ouest par les communes de Cobly et de Matéri. La commune de
Tanguiéta occupe une superficie de 5456 km² abritant cinq (05) arrondissements
que sont les arrondissements de Tanguiéta, de Cotiakou, de Taïacou, de
Tanongou et de N’Dahonta. Ces arrondissements sont subdivisés en 39 villages
et quartiers de ville. La commune de Tanguiéta est traversée par la route Inter-
état Bénin Burkina-Faso.

1-3-1-1 Climat
Le climat de la commune de Tanguiéta est en générale de type soudanien
et caractérisé par deux saisons. Une saison sèche du Novembre en Mai,
comprend une période rude et froide de Novembre en Février ; appelée
harmattan, une période très chaude de Mars à Avril et une saison pluvieuse de
Mai en Novembre. La température varie tout le long de l’année entre 15° C et
35°C. Les précipitations sont abondantes dans les mois d’Août et Septembre
avec une pluviométrie qui varie entre 800 à1100mm.

1-3-1-2 Sol
En ce concerne les sols, on y rencontre plusieurs variétés dont les plus
courant sont les sols gravillonnaires, les sols latéritiques, les sols argileux et les
sols limoneux.
1-3-1-3 Végétation
La végétation de la commune de Tanguiéta comprend les savanes arborées
et arbustives. Les grandes essences forestières qu’on y rencontre sont surtout le
manguier, le fromager, le néré, le karité, le baobab, le rônier et le caïlcédrat.

1-3-1-4 Relief
Le relief fait apparaître deux Unité morphologiques différenciées par
certains traits : la montagne constituée par la chaine de l’Atacora au Sud-ouest et
Nord-est et la plaine au Nord. La première, très accidentée et caractérisée par les
différents chaînons de massifs atacoriens dominés par les roches cambriennes ;
d’origine plutonique ou volcanique, elle domine les villages de Tanongou de
Cotiakou et de Tanguiéta centre. Cette partie présente un important réseau de
vallées, de collines dont l’ensemble donne un aspect ondulé. Son altitude varie
entre 200 et 565m. A partir de falaise abrupte orientée Nord Sud, une plaine
monotone en pente douce débouchant parfois sur bas-fonds hydro morphes
s’étend jusqu'à la Pendjari (cours d’eau occidental). La seconde Unité, moins
accidentée est caractérisée par un vaste espace relativement plat compris entre
150 à 250m réalisé sur un grand ensemble de grès et de schiste. Elle appartient
au grand ensemble de la plaine de Gourma.

1-3-1-5 Faune
La faune est constituée de petits animaux, de rongeurs, d’oiseaux, de
reptiles, dans les terroirs villageois. C’est seulement dans le Parc Pendjari qu’on
retrouve les grands animaux de la faune africaine comme buffle, le lion, les
éléphants, les hippopotames etc.

1-3-1-6 Hydrographie
Par rapport à l’hydrographie, le relief accidenté de Tanguiéta est favorable
à un réseau hydrographique dense organisé autour de la Pendjari, principales
cours d’eau de la commune. La commune de Tanguiéta est plus arrosée que les
communes voisines du fait que les affluents de la Pendjari y naissent où la
traversent.
1-3-1-7 Aspects historiques
Avant l’arrivée des Européens, la population vivait en société clanique.
Cette population est cosmopolite : les groupes qui la composent sont arrivés par
vagues migratoires successivement depuis la boucle du Niger. On distingue deux
principaux groupes. Le premier est constitué par ceux qui sont reconnu comme
les autochtones ; ils pratiquent l’agriculture et l’élevage. Le second compte des
immigrants arrivés entre le XVIIIe et le XIXe siècle grâce à l’insertion de
l’Atacora dans le circuit de la traite des esclaves et du commerce transsaharien.
Tanguiéta a été en effet une étape importante entre Sansanné-Mango et les pays
du Sahel pour les caravaniers. Ce groupe est resté attaché jusqu'à ce jour aux
activités de commerce et de transport.
Son importance à la fin du 19ème siècle se passait sans doute de
commentaire puisque Tanguiéta fut choisie par la puissance coloniale pour être
le chef –lieu et pôle d’attraction régional dans les années 1894. Avant 1978, ce
qui était appelé enter « le grand Tanguiéta » regroupait les communes actuelles
de Matéri, Cobly et une partie de Toucountouna.
Le chef-lieu Tanguiéta est une ville de 14384 habitants, installé au pied
de la montagne. Il doit ce nom à l’appellation d’un lieu-dit « Tan Kiéta » qui
signifie dans la langue locale « montagne cassée » faisant ainsi allusion à la
brèche de 15 mètres, porte naturelle à l’entrée de la ville.

1-3-2-Aspects démographiques
Selon le troisième Recensement Général de la Population et de l’Habitat
(RGPH3) de 2002, la population de la commune de Tanguiéta est de 54.719
habitants avec 27.120 hommes et 27.599 femmes répartis dans 8.516 ménages
avec une moyenne de 6,4 personnes par ménage. C’est une population en forte
croissance car elle est passée de 40.430 habitants de 1992 à 54.719 habitants en
2002. Le taux d’accroissement intercensitaire annuel entre 1992 et 2002 est de
3,07% inférieur à la moyenne départementale (3,21 %) et celle nationale (3,25
%). Sur la base de ce taux d’accroissement, les estimations de la population en
2012 et 2016 sont respectivement de 74.039 habitants et de 83.558 habitants. La
commune de Tanguiéta (10 habitants/km²) est la plus faiblement peuplée
comparativement à la densité au niveau du département (27 habitants/km²) ou à
celle nationale (59 habitants/km²).

1-3-3-Aspects économiques
L’économie de la commune repose sur l’agriculture, le tourisme et les
ressources animales : 89,3% des habitants sont dans l’agriculture et compte
12846 actifs agricoles suivant une population de 8732 hommes et 4114 femmes.
L’état central, à travers le centre de promotion agricole, a entrepris une émission
de transfert de compétence et de formation des paysans en vue de faire d’eux de
véritable exploitant agricole. Toutefois, il est urgent de mettre en pratique une
bonne politique de mise en valeurs des terres car une expansion de la production
agricole existe. Cette entreprise qui relève de la macroéconomie peut être
assurée par des partenaires. Par ailleurs, il faut entreprendre des mesures de
redressement au marché de Tanguiéta (gérance, lutte contre l’évasion fiscale).
Ce redressement passe par la modernisation des installations (construction,
création de hangars et boutiques). Les principales cultures agricoles sont : le
maïs, le sorgho, le riz, le niébé, le haricot et l’igname. Le coton, principale
culture de rente prend de plus en plus l’étendue en remplacement de l’arachide
faute de marché. La surface emblavée est 1685km 2 mais les résultats sont
toujours en dessous des estimations ; les sols sont pauvres et les perturbations
climatiques n’arrangent par les choses dans un pays dépourvu d’un système
d’irrigation. Le besoin de culture alternative pour remplacer le coton est
vivement ressenti par le Centre Nationale de Gestion des Ressources de Faune
(CENAGREF), sous financement de la coopération allemande.
Le tourisme constitue un créneau porteur dans l’économie de la
commune de Tanguiéta. La présence de sites pittoresques (cascades, montagnes)
et la très riche faune font de la destination bénigne l’une des plus fréquentées
de l’ouest africaine et de la Pendjari l’une des réserves les plus importantes de
l’Afrique et la plus belle de la sous-région ouest africaine. La commune de
Tanguiéta regorge d’énormes potentialités touristiques avec ses hauts reliefs qui
offrent une vue pittoresque aux touristes, notamment à l’entrée de la ville où, les
montagnes forment une sorte de porte d’entrée mystérieuse.

L’élevage y est très florissant. Les paysans élèvent les porcins, les
caprins, les ovins, et la volaille. L’élevage des bovins est l’apanage des peuhls
sédentaires situés au périphérique du centre urbain et dans les arrondissements.
La pèche encore artisanale et de substance est presque inexistante à cause de
l’assèchement souvent précoce des cours d’eau. Mais la construction en cours
d’un barrage d’une capacité de 918 .000m3 d’eau à Sépounga dans
l’arrondissement de Tanguiéta peut être un levier de cette activité
Traditionnellement, la commune de Tanguiéta ne connaît pas l’art
plastique : pas de peinture, ni sculpture. Cependant, l’expression du beau se
révèle dans la fabrication des objets usuels : outils agricoles, armes, pots,
ustensiles de cuisine, tissu pour vêtement et l’habitat (tata somba: maison
traditionnelle à l’étage).

1-3-4-Aspects socioculturels
Les 15 groupes socioculturels ou ethnies rencontrés dans la commune de
Tanguiéta sont : les Natimba, les Yoroubas, les Zerma, les Haousatché, les
Peulhs, les Dendis, les Batombou, les Fon, les Waaba, les Bèbèlibè, les
Bètammaribè, les Gourmantchés, les Kountimba, les Mossis et les Berba. Sur le
plan religieux, les principales religions sont le monothéisme et le polythéisme.
Trois principales religions cohabitent.

 La religion traditionnelle (la 1ère par le nombre) : Elle est pratiquée par
plus de 80% des populations et dans tous les villages

 Le christianisme (2ème par le nombre) : Il regroupe toutes les confessions


de foi se réclamant des Ecritures et notamment de Jésus-Christ.
L’islam (3ème par le nombre) : On trouve l’essentiel des croyants au chef-lieu
de la commune. Il y en a très peu dans les arrondissements

1-4-ETUDE DU MARCHE
Le marché est un lieu où s’effectuent les échanges commerciaux entre vendeurs
et acheteurs. C’est un lieu où s’effectuent l’offre et la demande des produits. La
conduite de cette étude de marché a été menée dans la commune de tanguieta
. Elle a consisté en la recherche d’information et données statistiques permettant
d’identifier les principaux concurrents, les types de client et les contraintes.

1-4-1- Etude De Demande Du Marche


L’hôpital de zone de Tanguita compte 1 agents d’hygiène publique
Conformément au décret n°2002-484 du 15 Novembre 2002 portant gestion
rationnelle des DBM en République du Bénin. Or 1 des agents d’hygiène se
retrouvent en pleine agglomération, ce qui ne permet pas l’élimination sur
place des déchets qu’elles produisent. Cependant, elles sont donc obligées de
solliciter la prestation d’autres structures habilitées conformément à l’article 38
du même décret qui énonce que chaque formation sanitaire doit se doter d’un
dispositif adéquat d’incinération des DBM. Dans le cas contraire, les
établissements ne disposant pas d’incinérateur doivent signer des contrats
avec l’hôpital qui en disposent ».

1-4-2 Eude de l’offre


L’offre est souvent définie sur la base de l’ensemble des services proposés pour
satisfaire les besoins exprimés par les différentes entreprises concernées.
Le marché de gestion des déchets biomédicaux solide est ouvert et est soumis à
une concurrence. Au regard du nombre de formation sanitaire (101) restant à
couvrir par le bureau de zone de la gestion des DBM en place, nous pouvons
dire que le besoin existe et s’impose.
1-4-3 Détermination de la part de marche
L’hôpital de zone à installer, dans l’accomplissement de ses tâches ne court un
risque majeur car nous voudrions mettre tous les moyens que ce soit sur le plan
matériel et sécuritaire pour prévenir ou prendre en charge les éventuelles
maladies ou accident de travail des facteurs dangereux ou à un environnement
défectueux. Comme risque nous avons : risque de maladie ou d’accident de
travail. Tous les agents de santé de l’hôpital de zone une assurance pour leurs
prises en charges en cas de maladies ou d’accident ; en période de pluie l’hôpital
connaitra un peu de difficulté par le fait que la nature du sol favorise
d’inondation. Donc la collecte et le transport sera un peu perturbé.
Détournement de fonds par les agents collecteurs, il faudra donc le promoteur
fasse des visites imprévues dans l’hôpital de zone de tanguieta.

1-4-4 Etude De La Concurrence


Par ailleurs, sur ce marché, hôpital de gestion des DBM qui est l’hôpital de zone
de tanguieta. Suite à nos observations sur cet hôpital :
- disposent local d’entreposage final sur leur site d’élimination
-n’arrivent pas à enlever ou éliminer tous les déchets produits par les agents de
santé et les malades, elles ont établi le contrat conformément aux dispositions de
l’article 26 du décret n°2002-484 du 15 novembre 2002 portant gestion
rationnelle des déchets biomédicaux en République du Bénin qui stipule
clairement que : « le stockage des DBM dans ce lieux d’hôpital ne doit pas
excéder 48h ». Au regard de ces aspects, et vu les risques auxquels sont exposé
le personnel soignant, les usagers toute la population de tanguieta il est donc
important qu’une action puisse être mené pour corriger les défaillances depuis la
source de production. Ainsi, l’hôpital de zone est composé de professionnel
avertis des dispositions de la loi dans le domaine, constituant ainsi de potentiel
concurrent, en partenariat avec les services en charges de la santé et de
l’environnement notamment le service d ’hygiène de l’hôpital de zone, de la
coordination départementale de la composante d’hygiène et assainissement de
l’Atakora, de la mairie, pourra pleinement s’engagé dans le secteur de la gestion
des déchets biomédicaux solide. En ce qui concerne notre structure nous nous
sommes dotés d’un CREDO décomposé en trois objectifs que son :
• Efficience dans l’exécution des prestations
• La fourniture d’un service de qualité aux clients
• Les conditions de payement des prestations selon la taille de déchets
produit par l’hôpital de zone et la distance qui la sépare du lieu de
traitement ou d’élimination
Pour atteindre nos objectifs, notre hôpital disposera de ces atouts exprimés en
force énoncé plus haut et de l’approche marketing. De plus les facteurs de
synergie avec des partenaires seront pour nous autant d’atout pour notre
positionnement et notre maintien sur le marché. Le marketing se définit de
plusieurs manières. Ainsi elle peut être défini comme :

1-4-5- PLAN MARKETING


Fonction reliant une entreprise aux besoins et désirs de ces clients afin d’obtenir
le bon produit au bon endroit et au bon moment.

Ensemble des actions qui ont pour objet de prévoir, de constater, de stimuler ou
de renouveler les besoins du client. Processus de gestion qui identifie, anticipe,
fournit efficacement profitablement les exigences du client.

Une stratégie marketing vise à implanter notre sur son marché, définir son
positionnement dans l’esprit de l’hôpital et créer une valeur répondant à ses
besoins, désirs et attentes. Il apparait donc clairement d’intervenir que le
marketing intervient tout long de ce processus de création de l’hôpital, de son
développement et de son maintien sur le marché (cours, 2024).

La stratégie marketing de l’hôpital se basera dans un premier temps sur un plan


de communication dans le but de faire connaitre aux responsables de l’hôpital de
zone les conséquences liées à la mauvaise gestion des DBM sur la santé de la
population et sur l’environnement en s’appuyant sur les différents textes et lois
en vigueur en République du Bénin. Dans un second temps nous procéderont à
la sensibilisation des acteurs d’Hygiène et d’Assainissement de Base de la zone
sanitaire compétente (Police sanitaire, ONG, Mairie…) pour montrer
l’importance d’une bonne gestion des DBM en faisant recourt à l’incinération.

Pour mettre en place notre stratégie, nous utiliserons les instruments du


marketing mix. L’expression « Mix Marketing » est employée en marketing. Le
marketing mix est également connu sous le nom des « 4P » : Produit, Prix, Place
(distribution) et Promotion (communication). Le marketing mix se définit selon
Kotler et Dubois comme un ensemble des outils dont l’entreprise dispose pour
atteindre ses objectifs auprès du marché-cible.

1-5-1- présentation du service


L’hôpital assure l’enlèvement, le transport et l’élimination hygiénique des
déchets biomédicaux solides contre une redevance. Il est donc important ici que
le prestataire arrive à convaincre le client qu’il possède des compétences
nécessaires pour résoudre le problème auquel l’hôpital de zone de tanguieta est
confronté et parvenir à une solution de qualité irréprochable. Notre offre
comporte les services suivants :

Collecte et transport hygiénique des déchets

Elle se fera par un agent collecteur bien formé et bien outillé au respect des
normes. Les contenants appropriés remplis au ¾ seront transporté vers le
camion. Ces déchets transportés avec le camion codé et bien couvert afin d’évité
la déperdition des DBMS du lieu d’entreposage au lieu d’élimination.

Élimination

Elle se fera par catégorie de déchets avec un incinérateur de type Montfort qui
nous permettra d’assurer la description efficace des DBM.
1-5-2- Politique de prix
La fixation des prix des prestations n’a pas une formule unique standard dans ce
secteur. Cependant, la fixation des prix sera en fonction des modalités
suivantes :

Sur un contrat pour les formations sanitaires privées comme publiques ayant un
rang d’hôpital c’est-à dire quel que soit la quantité des déchets produits, le kg
coûtera 10f.

Tableau II : Coût prévisionnel de prestation

Coût de prestation de service


ANNEES
Nombre de Quantité produit Quantité total Quantité total Quantité
formation par semaine produit par produit par totale par an
sanitaire semaine mois

Année 1 32 100 3200 12800 153600


Année 2 32 110 3520 14080 168960
Année 3 32 120 3840 15360 184320
Année 4 32 130 4160 16640 199680
Année 5
32 140 4480 17920 215040

1-5-3-Politique de communication
La promotion se refait de la manière dont l’hôpital communique avec le
publique des produits prix des distributions. Elle est le ciment qui fait tenir le
marketing mix. Elle établit également un lien entre les membres de la clientèle
cible et le comportement, et met en relation étroite l’hôpital avec ses clients.
Dans l’hôpital de zone, la communication et la sensibilisation sur les différents
textes et lois sont d’une importance capacitée, car elles permettent d’informer et
de changer la manière de voir les responsables de l’hôpital de zone sur leur
concept de gestion des déchets biomédicaux. Le but visé est de susciter auprès
de potentiel clients un intérêt pour l’hôpital. Pour ce faire, nous procédons d’une
part par les publicités à travers les médias ; des dépliants et site web. D’autres
parts, nous ferons de la communication directe. Ceci consistera à identifier les
clients potentiels pour échanger sur leurs préoccupations. Elles seront faites à la
radio, télévision et hôpitaux avec le responsable de la formation sanitaire en
charge sur la base de gestion des déchets.
CHAPITRE II : ETUDE TECHNIQUE

2- Processus de production

2-1-Circuit de gestion des DBM


Au démarrage du projet, l’hôpital de zone disposera d’un agent qui se chargera
de la collecte et du transport hygiénique des DBM du site de production vers le
site d’élimination. Les abonnés achèteront eux-mêmes les bacs pour stocker les
DBM. S’ils produisent six (06) bacs de 120kg de déchets alors ils doivent payer
le double des bacs afin que lors de la collecte l’agent collecteur puis enlever les
six bacs des déchets et laisser les six bacs restants qui vont servir à recevoir les
déchets lorsque les six premiers bacs seront enlevés. Elle disposera aussi un
agent incinérateur qui se chargera de l’élimination hygiénique des DBM à l’aide
d’un incinérateur. Celui-ci veille à ce que les déchets ne fassent pas plus de 48h
sur le site d’élimination. La figure ci-dessous présente le circuit de gestion des
DBM depuis la collecte jusqu’à l’élimination.

ABONNES COLLECTE TRANPORT

ENFOUISSEMENT OBTENTION DE
ELIMINATION
DANS LA FOSSE A LA CENDRE

Figure 1 : Circuit de gestion des DBM depuis la collecte jusqu’à l’élimination


Source :
2-2-Processus d’incinération des DBMS

Ouvrir la porte de chargement et la porte d’évacuation de cendre : Nettoyer proprement la


chambre de combustion

Préchauffer la chambre avec un peu de bois de chauffe ou de charbon pendant


45minutes environs

Introduire les DBM dans la chambre de combustion par la porte de remplissage

Mettre le feu aux déchets après les avoir bien imbibés de pétrole si le besoin se fait sentir par
exemple et fermer la porte de chargement lorsque le feu a bien pris

Attendre que la fumée dégagée à travers la cheminée d’évacuation soit blanche avant de
refermer la porte d’évacuation des cendres

Laisser le processus de combustion se dérouler jusqu’à terme

Evacuer la cendre résultant de la combustion, le lendemain ou au moins 6h après la mise à feu, à


l’aide de la pelle racleuse et les diriger vers la fosse à cendre

Interprétation du diagramme

Étape 1 : Entretien Ici l’entretien consiste à faire les préliminaires avant


l’incinération proprement dite. Il se résume respectivement de manière
suivante : Ouvrir la porte de chargement et la porte d’évacuation des cendres
afin de nettoyer proprement l’intérieur de la chambre de combustion. Cette étape
permet non seulement le débouchage éventuel de grille mais aussi de faciliter la
libre circulation de l’air.

Étape 2 : Incinération proprement dite : Pour une meilleure efficacité de la


destruction, il est recommandé un préchauffage de la chambre de combustion
avec un peu de bois sec pendant 45min environ. Après cela, il faut introduire les
DBM dans la chambre de combustion par la porte de remplissage. En suite
fermer la porte de chargement lorsque le feu a bien pris et attendre la fumée
dégagée à travers la cheminée d’évacuation soit blanche avant de refermer la
porte d’évacuation des cendres. Enfin laisser le processus se dérouler jusqu’à
terme.

Étape 3 : Évacuation des cendres : Après l’étape de la destruction, il en ressort


des résidus blancs (cendre) résultant de la combustion. Ces derniers seront
évacués le lendemain ou au moins 6h après la mise à feu, à
L’aide de la perle racleuse et seront diriger dans une fosse a cendre réservée à
cet effet.
Tableau III : Planning des activités du projet
Période de mois
J F M A M J J A S O N D
Identifier des déterminants de la mauvaise gestion des dbm dans les
formation sanitaires
Obs 1
Inspection sanitaire
Assister les personnels
soignants sur la bonne
gestion

Assister les enleveurs des


DBM dans les salles de
soins et les lieux
d’entreposages
Obs 2
Recherche de financement
Acquisition du
Domaine
Construction

Acquisition des matériels


et équipement
Obs 3
Recherche de la clientèle
Collecte des déchets

Elimination
Des déchets

Tableau IV : Moyens techniques de production


N° Type Utilité Quantité PU Montant total

Élimine les
1 Incinérateur 1 800000f 800000f
déchets

Transport des
2 Camion 1 1000000f 1000000f
déchets

Recueille les
3 Bacs 5 7000f 35000f
déchets

4 Gants de ménage Protège la main 3 2000f 6000f

5 Bottes Protège les pieds 3 6000f 18000f

6 Masques Protège l’agent 3 2000f 6000f

26
Respiratoires

7 Cache-nez Protège le nez 2 2500f 5000f

Regroupement et
8 Râteaux et pelles ramassage les 2 2000 4000
déchets

9 Blouson Protection l’agent 4 5000 20000

Matériels
10 Nettoyage 1 5000f 5000f
Nettoyage

11 Désinfectants Décontamination 1 6000f 6000f

Total 1905000FCFA
Source : Stagiaire 2024

2-3- Organisation des ressources humaines


Notre politique d’équipement en ressources humaines et étalé essentiellement
sur les cinq premières années d’exercice et tiendra compte du développement et
de la notoriété de l’hôpital de zone
 Effectif du personnel :
• Directrice Exécutive
• Comptable
• Secrétaire
• Un agent collecteur formé par la structure (niveau BPC)
• Un agent incinérateur formé pour la structure (Niveau CEP)

27
Organigramme de l’entreprise

DIRECTRICE

SECRETAIRE-COMPTABL AGENT COLLECTEUR AGENT INCINERATEUR

Figure 2 : L’organigramme de l’entreprise

Tableau V : Charge des responsabilités et de rémunération


Rémunération
Charge des
Poste Profil Mensuel Effectifs
responsabilités
(FCFA)
Directrice
EXECUTIVE Coordonne les activités DETS 70000 1

Gère-les
SECRETAIRE- Financements
COMPTABLE Faire le rapport et le compte DETS 45000 1
rendu
Des activités
AGENTS Faire la collecte et le
COLLECTEUR transport des DBM BEPC 35 000 5

AGENT Élimine les déchets par


Incinération CEP 30000 3
INCINERATEUR
TOTAL 380000 10

Tableau VI : Planning de réalisation des investissements


Période
J F M A M J J A S O N D
Recherche de financement
Acquisition du domaine
Construction
Acquisition des matériels et
équipements

28
CHAPITRE III : ETUDE ECNOMIQUES ET FINANCIERE

3-1 Coût du microprojet


Tableau VII : Coût du projet
SOURCE DE FINANCEMENT
Qté/ Coût Coût Montant
Désignation Fonds Subvention
Nbre unitaire mensuel annuel Emprunts
propre on (PTF)

Camion 1 1000000 1000000 1000000 500000 0 500000

Loyer et eau 1 20000 20000 240000 200000 40000 0

Terrain 1 1000000 1000000 1000000 0 0 1000000

Incinérateur 1 800000 800000 800000 0 400000 400000

Matériel informatique 1 500000 500000 500000 500000 0 0

Mobiliers de
ENS 150000 150000 150000 100000 50000 0
Bureaux

Petits outillage FF 18750 18750 132350 132350 0 0

Total investissement 3488750 3822350 1432350 490000 1900000

BESOIN EN FONDS DE ROULEMENT

FONCTIONNEMENT

Fourniture de
ENS 100000 100000 100000 100000 0 0
bureau

Consommation
D’eaux et FF 15000 15000 180000 100000 80000 0
Électricités

Communication FF 5000 5000 60000 60000 0 0

Réparation FF 50000 50000 50000 50000 0 0

APPROVISIONNEMENT

Carburant 5L 500 77500 930000 30000 900000 0

FACTEUR DE TRAVAIL

Salaire 5 195000 195000 2340000 2340000 0 0

Total BFR - - 437000 3660000 2680000 980000 0

Total (I+BFR) 7482350 4112350 1470000 1900000

29
Tableau VIII : Petits outillages
Désignation Quantité /nombre Coût unitaire Coût annuel
Râteaux et pelles
2 2000 4000
racleuses
Blouson 4 5000 20000
Gant de ménages 3 2000 6000
Paire de botte 3 6000 18000
Pétrole 25L 950 23750
Allumette 10P 100 1000
Cache-nez 20P 2500 50000
Bois de chauffe FF 200 9600
Total 18750 132350
Estimation du coût du microprojet

Tableau VIII : Capital permanent du microprojet (CP)


Désignation Montants
Investissement(I) 3822350
Besoins en fonds de roulement (BFR) 3660000
Total 7482350

30
3 -2- Modalité de financement

Tableau IX : cout du projet

Source de financement % des


Charges Montant
charges
Fonds
Emprunt Subvention
propre
Charges
3822350 1432350 490000 1900000 51,09
d’investissement
Charges de
3660000 2680000 980000 0 48,91
roulement
Cout total du
7482350 4112350 1470000 1900000 100%
microprojet
Pourcentage 100% 54,97 19,64 25,39

Tableau X : Amortissement technique


ANNEE Amortissement

Année
Désignation Durée Valeur
d’acqui de vie A1 A2 A3 A4 A5
résiduelle
sition

Mobilier du
2024 10ans 15000 15000 15000 15000 15000 75000
bureau

Camion 2024 5ans 250000 250000 250000 250000 250000 1500000

Matériel
2024 5ans 25000 25000 25000 25000 25000 125000
informatique

Petit
2024 5ans 18000 18000 18000 18000 18000 90000
outillage

Total 308000 308000 308000 308000 308000 1722500

Source : Stagiaire 2024


Tableau XI : Amortissement financier
31
Capital du Intérêt Annuité Capital restant
ANNEES Remboursement
départ (10%) (FCFA) dû (FCFA)

0 1470000 - - 1470000

1 1470000 147000 294000 441000 1176000

2 1176000 117600 294000 411600 882000

3 882000 88200 294000 382200 588000

4 588000 58800 294000 352800 235200

5 235200 23520 294000 23520 0

TOTAL 435120 1470000 1611120

NB : Intérêt= capital dû au départ x taux


Remboursement= capital du au départ / nombre d’année
Annuité= intérêt + remboursement
Capital restant dû= capital dû au départ-remboursement
Source : Stagiaire de 2024
3-3 Éléments d’exploitation
3-3-1-Chiffre d’affaires prévisionnel

ANNEES Année1 Année 2 Année 3 Année 4 Année5


DESIGNATION
Quantité des DBM
153600 168960 184320 199680 215040
par kg
Prix unitaire en
10 10 10 10 10
FCFA
Prix unitaire pour
une formation 1536000 1689600 1843200 1996800 2150400
sanitaire
Nombre de
32 32 32 32 32
formation sanitaire
Chiffre d’affaires 49152000 54067200 58982400 63897600 68812800
Source : Stagiaire 2024
3-3-2- Comptes d’exploitation

32
Tableau XIII : Tableau de comptes d’exploitation prévisionnel
Libellé Année1 Année2 Année3 Année 4 Année 5
Total de chiffre
49152000 54067200 58982400 63897600 68812800
D’affaire (1)
Approvisionnement (2) 930000 930000 930000 930000 930000
Fonctionnement (3) 390000 390000 390000 390000 390000
Facteur de travail (4) 2340000 2340000 2340000 2340000 2340000
Taxe et impôt (5) 50000 50000 50000 50000 50000
Charges sociales (6) 2% de
46800 46800 46800 46800 46800
salaire
Total dépense
d’exploitation (7) = (2) +… 3756800 3756800 3756800 3756800 3756800
+(6)
Excédent brut
45395200 50310400 55225600 60140800 65056000
D’exploitation (8) = (1)-(7)
Frais financier (9)
0,1 0 0 0 0
Intérêt sur emprunt
Dotation aux
Amortissements technique 308000 308000 308000 308000 308000
(10)
Résultats nets
D’exploitation (11) = (8) - 45087199,9 50002400 54917600 59832800 64748000
(9)-(10)
Impôt BIC (12) = 25% de
(11) arrondi au millier de 11271800 12500600 13729400 14958200 16187000
francs inférieurs
Résultat net
Comptable (13) = (11) - 33815399,9 37501800 41188200 44874600 48561000
(12)
Cash-Flow (14) = (13)
34123400 37809800 41496200 45182600 48869000
+(10)

3-4- Étude de la rentabilité du microprojet


Tableau XIV : Seuil de la rentabilité

33
Année1 Année2 Année3 Année4 Année5

Chiffre
49152000 54067200 58982400 63897600 68812800
d’affaires (1)

Charges
variable total 1320000 1320000 1320000 1320000 1320000
(2)
Marge brute
sur charge
variable 47832000 52747200 57662400 62577600 67492800

(3) = (1)-(2)
Taux de la
marge brute
78,43% 80,09% 81,51% 82,74% 83,82%
sur charge
variable (4)
Charge fixe
1428000 1428000 1428000 1428000 1428000
Total (5)
Profil
Résultat (7) = 3- 3373920 3884640 4394400 4904160 5414880
5
Seuil
Rentabilité 1820542,98 1782806,64 1751742,78 1725680,41 1703462,96
(8) =1*5/3
Point mort (9)
108,54 98,10 89,51 82,31 76,16
8x 365j/1

Le seuil de rentabilité correspond au niveau d’activité minimum à partir duquel


l’activité d’une entreprise devient rentable. Soit le moment à partir duquel les
recettes obtenues couvrent l’ensemble des frais exposés par elle.

34
CONCLUSION

Ce microprojet est l’aboutissement d’une longue démarche allant de l’émission


des idées à la rentabilité en passant par l’étude de faisabilité. Il contribuera à la
bonne gestion de déchets biomédicaux dans l’hôpital de zone de tanguieta. A ce
grand rôle socio-culturel s’ajoute un rôle financier et économique.
En effet, la trésorerie finale obtenu pendant les 5ans est une preuve S initiative
continuera de prospérer car elle laisse prévoir un avenir radieux aux promoteurs,
permet la satisfaction de demande et donc mérite l’attention des partenaires de
micro finance L’absence de financement consistera le principal facteur qui
bloquerait sa mise en œuvre. C’est pourquoi nos vœux restent et demeures
l’exhortation des institutions d’octroi de crédit.

35
REFERENCE BIBLIOGRAPHIQUE

Code d’hygiène publique

Décret n°2002_484 du 15 Novembre 2002 portant gestion rationnelle des


déchets biomédicaux en République du Bénin

Loi n°2022-04 du 16 Février 2022 portant l’hygiène publique en République du


Bénin

M Fousseni MAZOU : cours de gestion des déchets en milieux hospitalier

M Charles OLOU : cours de microprojet

36
ANNEXE

Annexe I : Liste de photo

Photo N° : Incinérateur de type MONTFORT abandonné de l’HZT


Annexe II : carte géographique de l’hôpital de la zone

37
Annexe III : questionnaire

QESTIONNAIRE
QUESTIONNAIRE : à l’endroit des professionnelles de santé
Objectif : comprendre les techniques et les connaissances des agent de santé par rapport à la
gestion des déchets biomédicaux

Gestion des déchets biomédicaux

Quelles sont les contenants de la gestion des déchets biomédicaux ?

N° Contenante de gestion des déchets


biomédicaux Existence

Oui Non
1 Poubelle rouge
2 Poubelle jaune
3 Poubelle noire
4 Boite de sécurité
5 Incinérateurs

2 – Que connaissez-vous sur la gestion des déchets biomédicaux ?


3 - Existe il des poubelles dans vos unités de soin ?

38
OUI OU NON
Si oui
Citez-les : ……….
4-QU’est-ce qu’un déchet médical ?
5- Quels sont les types de déchets biomédicaux que vous connaissez ?
Citez les …… ?
6 – Quels sont les étapes de gestion des déchets biomédicaux que vous connaissez ?
Citez les… ?
7- Selon vous, parmi les étapes de la gestion des déchets biomédicaux ?
Quel est la première étape ?
8- Existe-il agent de gestion des déchets biomédicaux dans votre établissement de soin ?
OUI ou NON
SI oui est – il un agent qualifier ?
9- Avez-vous connaissance de décrets de gestion rationnelle des déchets biomédicaux en
république du bénin ?
Oui ou NON
SI oui
-Pouvons-nous voir ça ?
10- Avez-vous un lieu d’entreposage des déchets biomédicaux ?
OUI NON
Si oui pouvons-nous visitez ce lieu ?
11- Avez-vous des sachez poubelles ?
OUI OU NON
12- Quels type d’incinérateur avez-vous ?
Incinérateur de type de Monfort
Incinérateur semi- électrique
Incinérateur électrique
Incinérateur de type DHAB
13- Où éliminez-vous vos déchets ?
14- Comment éliminez-vous vos déchets ?

39
15- Quel type d’incinérateur disposez-vous ?
16- Avez-vous un personnel ?
17- Quel est moyen de transport dont vous disposez pour l’enlèvement des déchets ?
18- Comment quantifiez-vous ces déchets ?
19- Avez-vous un lieu d’entreposage ?
20- Quelle est la fréquence moyenne de l’enlèvement des déchets ? 21- Quelle est la
quantité des déchets produit en kilo par semaine ?
22- Quel est le coût de réalisation d’un incinérateur ?
23- Quels sont les risques que vous rencontrez dans l’accomplissement du travail ?
24- Les tarifs sont tous les même pour tous les abonnés ?
25- Quelles sont les difficultés que vous rencontrez avec vos abonnées ?
26- Qu’est-ce qui motive votre client a s’abonné à votre structure ?
27- Par curiosité, quel est votre chiffre d’affaires ?
28- Quelle est la fréquence d’élimination des déchets ?

40
TABLE DES MATIERES
SOMMAIRE...............................................................................................................................2

REMERCIEMENTS...................................................................................................................4

LISTES DES SIGLES ET ABREVIATIONS............................................................................5

LISTE DES FIGURES ET TABLEAU......................................................................................6

LISTE DES PHOTOS.................................................................................................................7

INTRODUCTION......................................................................................................................8

CHAPITRE I : PRESENTATION DU MICROPROJET...........................................................9

1-1 OBJET DU PROJET :......................................................................................................9

1-1-1 Objectif global...................................................................................................................9

1-1-2 Objectifs spécifiques.........................................................................................................9

1-2 JUSTIFICATION.............................................................................................................9

1-3 PRESENTATION DE LA ZONE DU PROJET............................................................11

1-3-1- Situation géographique..................................................................................................11

1-3-1-1 Climat................................................................................................................12

1-3-1-2 Sol.....................................................................................................................12

1-3-1-3 Végétation.........................................................................................................12

1-3-1-4 Relief.................................................................................................................12

1-3-1-5 Faune.................................................................................................................13

1-3-1-6 Hydrographie....................................................................................................13

1-3-1-7 Aspects historiques...........................................................................................13

1-3-2-Aspects démographiques................................................................................................14

1-3-3-Aspects économiques......................................................................................................14

1-3-4-Aspects socioculturels.....................................................................................................16

1-4-ETUDE DU MARCHE..................................................................................................16

1-4-1- Etude De Demande Du Marche.....................................................................................17

1-4-2 Eude de l’offre.................................................................................................................17

41
1-4-3 Détermination de la part de marche................................................................................17

1-4-4 Etude De La Concurrence...............................................................................................18

1-5- PLAN MARKETING....................................................................................................19

1-5-1- présentation du service...................................................................................................20

1-5-2- Politique de prix.............................................................................................................20

1-5-3-Politique de communication...........................................................................................21

CHAPITRE II : ETUDE TECHNIQUE...................................................................................22

2- Processus de production....................................................................................................22

2-1-Circuit de gestion des DBM...............................................................................................22

2-2-Processus d’incinération des DBMS..................................................................................23

2-3- Organisation des ressources humaines..............................................................................26

CHAPITRE III : ETUDE ECNOMIQUES ET FINANCIERE................................................28

3-1 Coût du microprojet........................................................................................................28

3 -2- Modalité de financement..............................................................................................30

3-3 Éléments d’exploitation..................................................................................................31

3-3-1-Chiffre d’affaires prévisionnel........................................................................................31

3-3-2- Comptes d’exploitation..................................................................................................32

3-4- Étude de la rentabilité du microprojet...........................................................................33

CONCLUSION.........................................................................................................................34

REFERENCE BIBLIOGRAPHIQUE......................................................................................35

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