Techniques d'Étude des Routes au Maroc
Techniques d'Étude des Routes au Maroc
DES ROUTES
Chapitre 1 : Généralités sur les routes
UNE VOIRIE URBAINE : située à l'intérieur des villes et elle peut être classée
selon les catégories suivantes:
-Autoroutes urbaines
-Voie express ou Voie rapide
-Boulevard
-Avenue
-Rue
-Ruelle etc…
2. Terminologie routière :
1. Chaussée :
C’est la surface revêtue de la route sur laquelle circulent normalement les véhicules.
2. Accotements :
Ce sont deux bandes latérales qui encadrent la chaussée
Ils servent :
De support latéral à la structure de chaussée,
De refuge aux véhicules arrêtés ou en panne ;
Ils permettent la circulation des véhicules d'urgence
Chaussée
4. Plate-forme :
C’est l’ensemble : chaussée, accotements et compris éventuellement les terres
pleines centrales (TPC)
5. Fossé :
Ce sont les excavations aménagées latéralement de part et d’autre de la plate-forme.
Ils sont destinés à assainir la plate-forme en collectant les eaux de ruissellement et
drainées par la chaussée et les accotements
6. Talus :
7. Remblais - Déblais
Quand la route est construite au-dessus du terrain naturel, on dit qu’elle est en
remblais.
Quand elle est construite au-dessous du terrain naturel, on dit qu’elle est en
déblais.
8. Assiette:
C’est la surface du terrain réellement occupée par la route et ses annexes. (Plate-
forme + fossés + talus)
9. Emprise:
C’est la surface de terrain juridiquement affectée à la route et ses annexes. Elle est
au moins égale à l’assiette.
10. Dévers:
C’est l’inclinaison transversale de la route, en alignement droit il est destiné à
évacuer les eaux superficielles.
d. Etude géologique :
La reconnaissance de la nature des différentes structures géologiques se formant
sur le site, permet d’approvisionner les techniques et le matériel d’exécution de la
route qui sera mis à la disposition.
Examiner et étudier les cartes géologiques d’un projet :
Une carte géologique est la représentation des roches et structures géologiques,
présentées à l’affleurement ou en subsurface, d’une région. Son objectif est de
présenter la répartition spatiale des faciès lithologiques, leur succession, ainsi que
les diverses structures d’ordre tectonique.
e. Etude de trafic :
Le poids des véhicules est transmis à la chaussée, sous forme de pressions, par
l’intermédiaire des pneumatiques, ce qui implique l’adaptation de structure de la
chaussée aux besoins de circulation.
La dégradation des structures de chaussées est due aux véhicules lourds
Le dimensionnement se fait par rapport aux poids lourds
Les critères de base qui guident pour le choix des caractéristiques techniques sont :
La fonction de la route (classification) ;
Le trafic ;
La nature du relief et ses caractéristiques de base (topo, géologie, hydrologie,
géotechnique…) ;
Ces données sont fondamentales pour fixer en particulier les caractéristiques du Tracé
en Plan (TP), Profil en Long (PL) ainsi que celles des ouvrages d’art (OA).
Le choix des caractéristiques doit donc résulter d’une analyse économique prenant en
considération les données du terrain et du trafic.
Tracé en plan
- Rayon de courbure en plan
Ouvrages d’assainissement et dispositifs de drainage
- Buse, dalots, radiers,OA
- Tranchées drainantes, drains en arrête de poisson, tapis drainants,…..
Structure de chaussée
2. Distance de freinage :
C’est la distance que parcourt le véhicule pendant le temps de freinage qui annule
totalement sa vitesse initiale supposée 𝑉 .
𝑉
d’=0,004
𝑓
avec 𝑉 :la vitesse de base
f :le coefficient de frottement, il diminue lorsque la vitesse augmente
Application :
f=0,38 V=100 km/h
f=0,44 V=60 km/h
3. Distance d’arrêt :
C’est la distance de freinage ajoutée à la distance parcourue pendant le temps
perception –réaction avant le début de freinage.
Le temps de perception –réaction est l’intervalle qui s’écoule entre l’instant ou devient
perceptible l’obstacle et le temps de freinage.
𝑉
En ligne droite 𝑑1 = 0,004 +0,55V
𝑓
𝑉
En courbe 𝑑2 = 0,005 +0,55V
𝑓
Il faut insister sur le caractère conventionnel de ces chiffres. En effet l’adhérence
effective peut être inférieure à ces valeurs en cas de mauvais revêtement, pluie ou
blocage des roues.
4. Distance de dépassement :
C’est la distance permet en sécurité d’abandonner un dépassement en freinant ou de le
poursuivre en accélérant si le véhicule opposé freine .
2𝑉1 (0,2𝑉1 + 𝑙)
𝑑=
𝑉1 − 𝑉2
III. Normes géométriques de conception:
Les normes sont des documents techniques de référence pour la conception des routes
en milieu interurbain et rural.
On distingue :
• ICTAAL : Instruction sur les conditions techniques d’aménagement des autoroutes
de liaison.
• ICTAVRU: Instruction sur les conditions techniques d’aménagement des voies
rapides urbaine.
• REFT : Routes économiques à faible trafic.
• ICGRRC: Instruction sur les caractéristiques géométriques des routes en rase
campagne.
• Profil en long : Une coupe verticale passant par l’axe de la route, elle est
constituée de segments de droites raccordés par des arcs de cercle caractérisés par
leur rayon.
1. Tracé en plan :
Zone de transition
Alignement droit
La combinaison de ces éléments, en coordination avec le profil en long, doit en premier
lieu permettre de réserver une proportion convenable de zones où la visibilité est
suffisante pour permettre le dépassement. Simultanément, on doit éviter l’effet de
monotonie et réduire en conduite nocturne le temps d’éblouissement par les phares lié
aux grands alignements droits.
Pour faire un bon tracé en plan dans les normes on doit respecter certaines
recommandations :
𝑽𝟐
𝑹≥
𝟏𝟐𝟕 (𝜶 + ft)
Avec
𝑉 120 100 80 60 40
𝑓𝑡 0.1 0.11 0.13 0.16 0.25
Pour les normes marocaines on a défini pour chaque catégorie 2 valeurs limites du
rayon :
Le rayon minimum normal (Rmn) et le rayon minimum absolu (Rma).
- Rmn : qui assure la stabilité d’un véhicule dans une courbe déversée à 4%;
- Rma : qui assure la stabilité d’un véhicule dans une courbe déversée à 7%.
[Link] par arc de cercle :
Calcul des éléments d’un tracé en plan (ARTBD) :
L’angle au sommet A : c’est l’angle que forme les deux alignements au point
d’intersection.
Rayon R : le rayon de la courbe
Tangente T : la distance sur les deux alignements de part et d’autre du sommet
(intersection des 2 alignements) sur laquelle on doit effectuer le
raccordement
Bissectrice B : c’est la longueur du déplacement du sommet vers la courbe du
raccordement
Développe D : c’est la longueur totale mesurée sur la courbe du raccordement.
Exemple 1 : Connaissant R et A
Rayon de courbure R : 250 m, angle A : 180 grades
Exemple 2 : Connaissant R et les Gisements
Rayon de courbure R :215 m, G1 : 89 grades, G2 : 157 grades
[Link] et devers :
Dans les alignements droits les chaussées ont un profil en travers constitué :
- Soit de 2 versants plans à 2,5 % de pente vers l’extérieur avec un
raccordement parabolique central de 1 m de largeur.
- Soit d’un versant plan unique à 2,5 % (disposition réservée en principe aux
chaussées unidirectionnelles).
Dans les courbes déversées, le profil en travers présente un versant plan
de pente uniforme vers l’intérieur de la courbe, dit devers.
Longueur de raccordement dévers :
Pour des raisons de confort le devers est introduit à raison de 2% par seconde
de temps de parcours à la vitesse de base de la catégorie considérée ;
Ce taux de variations peut être porté à 4% pour les routes de 3ème catégorie, H.C et
REFT;
𝑽 . (𝒅 + 𝟐, 𝟓)
𝑳=
𝟕, 𝟐
1.4. Régles selon les normes (ICGRRC et REFT) :
Régle 1 :
Régle 2 :
Pour les routes de Catégorie Exceptionnelle, 1ère catégorie et 2ème catégorie, la
section de raccordement devers sera obligatoirement une courbe de raccordement à
courbe progressive
Régle 3 :
Pour les routes susceptibles d’être enneigées ou verglacées, le dévers sera limité à 5
%.
Pour les routes de 3ème catégorie, il ne sera utilisé de courbes progressives que
lorsque ce sera nécessaire pour respecter les conditions de variation des dévers.
Les valeurs intermédiaires sont calculées à partir des formules d’interpolation ci-après et
arrondi au plus proche à 0,5% près :
Clothoïde :
La Clothoïde est une spirale, dont le rayon de courbure décroît d’une façon continue
dès l’origine ou il est infini jusqu’au point asymptotique ou il s'annule
A : Paramètre type de la clothoide
La relation fondamentale de la clothoide : L : Longueur curviligne
𝑅𝑥𝐿 = 𝐴2 R : Rayon du cercle
Les éléments de la clothoide :
Le rayon d’une courbe R ne peut être inférieur au Rmn (ou Rma) que s’il est
𝑅 𝑅
précédé, dans le sens de parcours, d’un rayon R1 tel que : 𝑅1 ⁄𝑅
Exemple 1 :
La distance entre les sommets de ces courbes doit être inférieure à celle
correspondant à une minute de temps de parcours à la vitesse de base.
𝑑 𝑉 .60⁄
3,6
Exemple 2 :
Règle b:
𝒆 = 𝒅𝟐 𝟖𝑹
d : Distance d’arrêt
2. Profil en long :
Le profil en long est constitué de segments de droite raccordés par des arcs de cercle
caractérisés par leur rayon (particulièrement des paraboles).
Pour les segments de droite, on parle de pente ou de rampe suivant que la route
descend ou monte dans le sens de la marche appelées déclivités.
Eviter les angles rentrants en déblai, car il faut éviter la stagnation des eaux et
assurer leur écoulement;
Un profil en long en léger remblai est préférable à un profil en long en léger
déblai, qui complique l’évacuation des eaux et isole la route du paysage;
Recherche un équilibre entre le volume des remblais et les volumes des déblais.
Eviter une hauteur excessive en remblai;
Remplacer deux cercles voisins de même sens par un cercle unique;
Les rampes sont contraignantes pour les véhicules lourds dont elles augmentent
les consommations. Elles le sont d’autant plus qu’elles sont plus longues et que
le véhicule perd le bénéfice de son élan initial. Le ralentissement de ces
véhicules perturbe, de plus, la circulation générale. Cela conduit à limiter autant
que possible les rampes à des valeurs bien définies.
Pour les routes à larges caractéristiques sur lesquelles on souhaite que la
circulation soit aussi peu gênée que possible par la présence des rampes, on
prévoit une voie supplémentaire pour les véhicules lents (exemple 3ème voie
pour les poids lourds).
Le choix des rayons en angles rentrants est basé sur les conditions de confort.
Règle 2 : L’usage de déclivité> à 4%(6% pour 3ème C)est interdit ,à moins qu’un calcul
de rentabilité en prouve le bien fondé.(pour H.C:7% et 12%);
3. Profil en travers :
3.1. Définition :
Profil en travers est une coupe transversale menée selon un plan vertical
perpendiculaire à l’axe de la route projetée. Un projet routier comporte le dessin d’un
grand nombre de profils en travers, pour éviter de rapporter sur chacun de leurs
dimensions, on établit tout d’abord un profil unique appelé «profil en travers type»
contenant toutes les dimensions et tous les détails constructifs (largeurs des voies,
chaussées et autres bandes, pentes des surfaces et talus, Dimensions des couches de
la superstructure, système d’évacuation des eaux ,etc.…).
3.2. Les éléments du profil en travers :
Le profil en travers type est une pièce de base dessinée dans les projets de nouvelles
routes ou l’aménagement de routes existantes. Il contient tous les éléments constructifs
de la future route, dans toutes les situations (remblais, déblais et mixte). L’application du
profil en travers type sur le profil correspondant du terrain en respectant la côte du projet
permet le calcul de l’avant mètre des terrassements.
Le profil en travers courant est une pièce de base dessinée dans les projets à une
distance régulière (10,15,20,25m…).qui servent à calculer les cubatures.
Chapitre 3 : Essais géotechniques routiers
I. LES ESSAIS SUR LES SOLS ET MATERIAUX GRANULAIRES :
1. Paramètres de nature :
Ce sont des paramètres intrinsèques ; ils ne varient pas, ou peu, ni dans le temps ni
au cours des différentes manipulations que subit le sol au cours de sa mise en œuvre.
Granularité qui permet de déterminer la distribution des tailles de particules :
a. Analyse granulométrique
Argilosité qui permet d’identifier la fraction argileuse :
a. Essai au bleu de méthylènes
b. Equivalent de sable
c. Limites d’Atterberg
a. Analyse granulométrique :
But d’essai :
L’analyse granulométrique permet d'étudier la répartition de la taille des grains de
solides constituant le sol ou le granulat. On appelle :
Refus sur un tamis : la quantité de matériau qui est retenue sur le tamis.
Tamisat (ou passant) : la quantité de matériau qui passe à travers le tamis.
Principe d’essai :
90
80
70
passants cumulés(%)
60
50
40
30
20
10
0
0.001 0.01 0.1 1 10 100
diamétre(mm)
But d’essai :
Le but de l'essai est d'évaluer la richesse d'un sol en argile.
Principe d’essai :
But d’essai :
Cet essai permet de prévoir le comportement des sols, en particulier sous l'action des
variations de teneur en eau. Il a pour objectif de définir les états d’humidité correspondant
aux limites entre les états liquide, plastique et solide en déterminant leurs indices de
plasticité Ip et de consistance Ic.
Principe d’essai :
Indice de plasticité IP = WL – Wp
But d’essai :
L’essai d’équivalent de sable permet de déterminer la proportion relative des éléments
fins (argiles, impuretés) contenus dans un sol grenu (sable ou granulat).Cet essai est
important, car la présence d’éléments fins peut modifier le comportement de ces sols.
Principe d’essai :
Par définition :
𝑯𝒂𝒖𝒕𝒆𝒖𝒓 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒑𝒂𝒓𝒕𝒊𝒆 𝒔é𝒅𝒊𝒎𝒆𝒏𝒕é
𝑬𝑺(%) = 𝒙𝟏𝟎𝟎
𝑯𝒂𝒖𝒕𝒆𝒖𝒓 𝒕𝒐𝒕𝒂𝒍𝒆 𝒅𝒖 𝒇𝒍𝒐𝒄𝒖𝒍𝒂𝒕
But d’essai :
L’essai Los Angeles caractérise la résistance aux chocs ou la résistance à la
fragmentation dynamique d’un matériau de classe granulaire définie (4/6,3; 6,3/10 …).
Principe d’essai :
𝒎 𝒅𝒖 𝒑𝒂𝒔𝒔𝒂𝒏𝒕 à 𝟏. 𝟔 𝒎𝒎
𝑳𝑨(%) = 𝒙 𝟏𝟎𝟎
𝑴
a. Teneur en eau :
b. Essai Proctor :
Cet essai permet de déterminer la teneur en eau nécessaire pour obtenir la densité
sèche maximale d'un sol granulaire par compactage à énergie fixe.
Le Proctor peut servir de référence pour caractériser la qualité de compactage réalisé
sur le chantier.
Les caractéristiques Proctor constituent des critères d'identification d'un sol permettant
de situer son état naturel par rapport à son état optimal de mise en œuvre.
4. Autres paramètres :
a. Essai CBR :
But d’essai :
Déterminer la portance d’un échantillon du sol (Aptitude des matériaux de supporter les
charges).
Principe d’essai :
L’essai consiste à mesurer la résistance au poinçonnement d'un certain nombre
d'éprouvettes de sol réalisées suivant un processus déterminé.
b. Angularité :
Il existe deux notions essentielles :
𝒅
𝑹𝒄 =
𝑫
Exemple : Si une grave 0/20 est obtenue par concassage de la grave brute 20/D, le
rapport de concassage est de 1.
Si un granulat 0/10 est obtenu à partir du concassage de la grave brute 40/D,
le rapport de concassage est égal à 4 et dans ce cas on dit que le concassage est pur.
Concassage pur :
𝒅
𝑹𝒄 = >𝟒
𝑫
c. Le coefficient d'aplatissement CA :
But d’essai :
Déterminer le module sous chargement statique à la plaque.
Principe d’essai :
Pour les plates-formes d’ouvrages de terrassement avec Dmax<200 mm .mesurer
l’enfoncement d’une plaque circulaire rigide (diamètre 600 mm) transmettant au sol une
pression uniforme.
Pour réaliser cet essai, on procède à deux cycles de chargement à vitesse constante
(80 daN/s) sur une plaque rigide de 60cm de diamètre.
Les résultats sont calculés sur place, puis repris dans un bureau afin de tracer un
graphique de l'essai.
Avant la mise en place de la plaque, une fine couche de sable est répandue sous
l’emplacement de la plaque. Le sable permet de s’assurer que la charge s’applique sur
toute la surface de la plaque.
Le vérin de 200 KN, lève le massif réaction (6x4), effectue deux cycles successif de
chargement :
- 1er cycle de chargement :
On monte de 0 à 0,25 Mpa, puis on maintient la pression jusqu’à stabilisation de la
déformation .On mesure alors l’enfoncement Z1 en mm. Et on descend la pression à 0.
- 2ème cycle de chargement :
On charge de 0 à 0,20 Mpa puis on attend la stabilisation de la déformation .On mesure
l’enfoncement Z2 en mm. Et on descend la pression à 0.
La valeur retenue est celle du second chargement : Z2
graves non traités pour couche de base graves non traités pour couche de fondation
GNF
GNR GNA GNB GNC GND GNF1 GNF2 GNF3
Granularité Tab1 Tab2 Tab3 Tab4
Angularité IC (%) > 100 > 100 >35 >30 - >60 >30 -
Los Angles <25 <30 <35 <40 <30 <40 <50
MDE <20 <25 <30 <35 <25 <35 <45
CA <30 - IP<6 et
H Ip non mesurable ES(0/5)>30 IP<6 sinon ES(0/2)
h ES(0/2)>50 ES(0/2)>45 VB<1.5 >45 sinon
a sinon VB<1 sinon VB<1.5 VB<1.5 IP<8 ou VB<2
propreté d IP<8 IP<8 IP<12
Chapitre 4 :
Conception et dimensionnement de chaussée
I. Structure de chaussé :
La chaussée est constituée de plusieurs couches de matériaux mises en œuvre sur un
sol terrassé appelé sol support, son rôle est de supporter les sollicitations du trafic dans
les meilleures conditions de sécurité et de confort.
a. Couche de forme
On peut rencontrer dans un même projet des sols de caractéristiques très variables.
Afin d’améliorer et d’uniformiser la portance du sol, on est amené à interposer, entre le
sol support et les couches de chaussée, un élément de transition qui peut être
constitué soit de matériaux grenus roulés ou concassés, soit de matériaux traités aux
liants hydrauliques.
c. La couche de surface :
La couche de surface se compose de la couche de roulement et éventuellement
d’une couche de liaison entre la couche de roulement et les couches d’assise. Elle a
deux fonctions. D’une part, elle assure la protection des couches d’assise vis-à-vis
des infiltrations d’eau. D’autre part elle confère aux usagers un confort de conduite
d’autant plus satisfaisant que les caractéristiques de surface sont bonnes.
II. Les matériaux composants le corps de chaussée :
Les matériaux composent le corps se présentent en trois familles :
b. Structure mixte
Elle comporte une couche de surface et une couche de base de matériaux
bitumineux sur une couche de fondation en matériaux traités au liants hydrauliques
.De plus le rapport de l’épaisseur de matériaux bitumineux à l’épaisseur totale de la
chaussée est de 0,5.
c. Structure inverse
Elle se compose d’une couche de surface et d’une couche de base en matériaux
bitumineux, sur une couche en grave non traitée de faible épaisseur, reposant elle-
même sur une couche de fondation traitée aux liants hydrauliques.
d. Structure rigide
Une chaussée rigide est réalisée essentiellement avec un matériau rigide
généralement du béton de ciment
IV. Dimensionnement de chaussée :
Il n’existe pas d’équation mathématique exacte permettant de relier les données de la
route aux épaisseurs de couches de chaussée, cependant, il existe plusieurs méthodes
pour l’estimation de la structure de chaussée :
a. Le trafic :
Le trafic est exprimé en nombre moyen journalier de poids lourds de plus de 8 tonnes
en charge sur les deux sens de circulation (NPL).
Il est réparti en 6 classes :
NPL
0à5 5 à 50 50 à 125 125 à 250 250 à 325 325 à 450
Hypothèses du catalogue
Largeur de chaussée (L) TPL 1 : L 4 m.
TPL2 à TPL6 : L ≥ 6 m.
Agressivité du trafic
TPL 1 2 3 4 5 6
Structure souple 0.4 0.4 0.5 0.7 0.8 1
et semi-rigide
Structure rigide 0.7 0.7 0.9 1.2 1.3 1.5
Taux d’accroissement des poids lourds : Il a été pris égal à 4 %
Trafic global : Le trafic global est supposé équilibré dans les deux sens de
circulation
Durée de vie
Durée de vie courte : 10 ans.
Durée de vie longue : 15 à 20 ans.
Si pour un projet donné, les données réelles de trafic diffèrent des hypothèses
énoncées ci-dessus, on utilisera le catalogue en calculant le trafic équivalent en essieu
de 13 T (NE) cumulé sur la période choisie et en le comparant au tableau ci-dessous :
Calcul de NE :
NE = NPL . C1 . C2 . C3 . C4 . N4 . CVC
NPL : Nombre de Poids Lourds (PTC > 8 T) par jours dans les deux sens à l’année de
mise en service.
C1 : Si pour TPL 2 à TPL6 la largeur de la chaussée est comprise entre 4 et 6 on
affectera le trafic par C1 =1,5 sinon C1=1
C2 : Agressivité du trafic (voir tableau page 3)
C3 : Taux d’accroissement des poids lourds
((1 ) 1)
c3 = a : taux d’accroissement
((1. 4 1) , 4
n : durée de vie
C4 : Cas de 2x2 voies C4 = 0,8
C4=1 pour une voie pour sens
N4 : Coefficient de cumul
N4 = 365 x (1,04 – 1) / 0,04 n : durée de vie
CVC : Répartition du Trafic
CVC est le pourcentage du trafic sur la voie la plus chargée
Cvc =50% = 0,5 si le trafic est équilibré
Exemple 1:
Calculer le trafic pour une chaussée de :
- Largeur 6,5m
- Chaussée souple
- Nbre PL >8 t dans les deux sens 51/jour
- Taux d’accroissement 4%
- Durée du vie courte 10 ans
Exemple 2:
b. L’environnement :
b.1.L’environnement climatique :
H Humide 600
h Semi humide 250 à 600
a Aride 50 à 250
d Désertique < 50
b.2. L’environnement géotechnique :
C’est la portance à long terme qui est prise en compte pour le dimensionnement d’une
structure de chaussée neuve.
La classification de point de vue sensibilité à l’eau et à affirmer par un essai CBR in-situ
à 4j dans les zones H et h .
Tableau N° 2 : Détermination de la portance Sti
D : Déblai R : Remblai
(1) : Le choix St2 ou St3 se fait à partir de l’étude CBR avant immersion
PK 0 à PK 5 35 45 6 35 21 _
PK 5 à PK 11 20 79 11 _ _ 0 .08
PK 11 à PK 40 63 8 _ _ 0 .18
16
PK 16 à PK 25 88 77 31 20 _
20
Déterminer pour chacune des sections homogènes indiquées ci-dessus la classe du sol
et la portance Sti correspondante.
Indice CBR ≤4 ≥6 ≥ 10 ≥ 15 ≥ 25
c.2.Détermination de la portance Pj :
Portance minimale :
TPL à TPL P
4 6 2
TPL à TPL P
5 6 2
MT St1 25 cm P2
St1 + 50 cm P3
1. Définition :
Le métré (ou avant-métré) consiste à quantifier la quantité d’éléments ou de matériaux
nécessaires à la réalisation d’un ouvrage. Cette étape est cruciale car elle permet de
définir le coût de réalisation d’un projet.
La Formule des trois niveaux permet de calculer la plupart des volumes complexes.
Soit le volume (fig.1) tel que :
Les surfaces S, S1 et S2 sont parallèles entre elles ;
Les surfaces extrêmes S1 et S2 sont distantes de la valeur h hauteur du volume ;
La surface S’ est située à la mi-hauteur h/2 ;
Soit par exemple une partie de terrassement comprise entre les profils en travers P1
et P2 ayant une distance entre eux d1.
Le volume compris entre les deux profils en travers P 1 et P2 de section S1 et S2 sera
égale à :
𝒅𝟏
𝑽= 𝒙 (𝑺𝟏 + 𝑺𝟐 + 𝟒 𝑺𝒎𝒐 )
𝟔
Pour éviter un calcul très long, on simplifie cette formule en considérant comme très
(𝒔𝟏 𝒔𝟐)
voisines les deux expressions Smoy est :
𝟐
𝒅𝟏
Ceci donne : 𝑽𝟏 = 𝒙(𝑺𝟏 + 𝑺𝟐)
𝟐
La disponibilité des matériaux dans le site du projet est l’un les facteurs les plus décisifs
qui concernent un projet routier. En effet, la détermination des zones de provenance des
matériaux est un des objectifs principaux des premières visites des lieux effectuées par
l’entreprise.
Une zone de provenance des matériaux peut être soit un gisement, et dans ce cas
l’entreprise mobilise ses ressources pour l’installation d’une carrière d’exploitation des
matériaux en place, ou bien un Oued dont l’exploitation se fait, généralement, par
extraction directe des matériaux, par le biais d’engins de génie civil (Pelles hydrauliques,
Bulldozers,…).
- Laboratoire de chantier :
- Concasseur :
Une fois les matériaux validés par le laboratoire et extraits, ils sont transportés, par la
suite, vers le poste de concassage. Il s’agit d’une chaîne de production composé de
plusieurs unités, qui a comme objectif de réduire les matériaux extraits de gros diamètre
en matériaux de diamètre spécifique selon l’usage : GNF (0 / 40 mm), sable (0 / 4 mm),
gravettes (4 / 10 mm), gravettes (10 / 14 mm).
- Poste d’enrobage :
Le poste d’enrobage est spécialisé dans la production des enrobés destinés aux
couches de base et de roulement de la chaussée. Il prend comme entrées le bitume et
les agrégats fournis par le concasseur et prépare les approvisionnements en terme de
GBB, EB, Imprégnation, etc.
Travaux de terrassement :
Les terrassements constituent la première étape dans l’exécution des travaux routiers,
ils exigent des techniques bien précises vu la complexité de leur exécution et le volume
des ressources matérielles qui y sont mobilisées.
- Déblais
- Remblais et PST
- Couche de forme
L’objectif final du Guide Marocain des Terrassements Routiers est de trier les matériaux
extraits durant les travaux de terrassements, les classifier et valider leur capacité d’être
utilisés comme matériaux pour remblai ou couche de forme :
Le GMTR procède par une classification des sols sur trois niveaux, pour définir la classe
du sol :
Classe : Aik
Classe : Bijk
Classe : C1Aik, C2Aik, C1Bijk, C2Bij
Classe : D1j, D2j, D3j
Classes : Rijk
Classes : Fijk
La première étape dans l’exécution des terrassements est la définition des travaux
préparatoires, qu’on peut lister comme suite :
- Dessouchage
- Démolitions
- Installation de chantier
Une fois ces étapes sont réalisées, on procède aux terrassements proprement
dits, qui commencent par la première opération de décapage des terres végétales. Il
s’agit d’une couche ne dépassant, généralement, pas les 15 à 40 cm d’épaisseur. Les
dépôts récupérés par cette opération servent pour remblais dans la phase
d’achèvement du chantier qui vise à mettre en état les zones balayées par le chantier.
L’exécution des travaux de la couche de forme est, la dernière étape des terrassements
routiers. Etant considérée comme plateforme support pour le corps de chaussée, la
couche de forme exige une certaine qualité dans les matériaux desquels elle est
constitué.
Matériel :
Matériel topographique ;
Chargeurs ;
Niveleuses ;
Camions ;
Arroseuses ;
Compacteurs à cylindres vibrants ;
Matériel pour essais de laboratoire (Teneur en eau, densité, …).
Procédure d’exécution :
- Le transport jusqu'à pied d'œuvre est assuré par des camions 6x4, 8x4 ou semi-
remorque. Avant le chargement, le chef d'équipe s'assure de la propreté des bennes
et de l’absence de toute souillure pouvant polluer la fourniture conformément au CPS.
- Des piquets repères en bois ou métalliques sont placés pour servir de guide de
réglage.
- Le support est humidifié selon les conditions météorologiques avant étalage de
la grave non traitée.
- Le répandage est effectué à la niveleuse en une seule couche en tenant
compte du foisonnement du matériau. Le niveau provisoire de la couche ainsi obtenu
devra être au-dessus du niveau théorique pour pouvoir procéder au réglage fin
à la niveleuse conformément aux articles du CPS.
- Le compactage est effectué au moyen d’un cylindre V4 ou V5 (vibrant). Les
modalités de compactage seront décidées par la planche d’essai afin d’obtenir les
résultats visées.
Matériel :
Procédure d’exécution :
- Implantation des limites de la Grave bitume suivant les profils en travers d’exécution;
- Les camions sont réceptionnés sur le site par le chef d’application, celui-ci veille à
faire stationner les camions devant l’alimentateur ;
Matériel :
Procédure d’exécution :
Préparation du support :
- La réception de la GB;
Le répandage des enrobés est effectué en une seule passe avec un seul finisseur
pleine largeur à vis calées. Le finisseur est équipé d’un dispositif d’alimentation en
continu assuré par une trémie tampon.
Le finisseur, monté sur chenilles, est équipé de tables vibrantes lourdes à haut
pouvoir de compactage et de bavettes anti - ségrégation.
Compactage :
Le compactage des matériaux est réalisé directement après le répandage .Le plan de
balayage des engins est conçu de façon qu’il y ait un recouvrement des zones
compactées par deux engins d’au moins 50 cm.