Guide sur la Réglementation PEB 2021
Guide sur la Réglementation PEB 2021
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CHAPITRE 2 - CADRE RÉGLEMENTAIRE ............................................................. 9
CHAPITRE 3 - PROCÉDURES .............................................................................. 14
CHAPITRE 4 - SUBDIVISION ................................................................................ 43
CHAPITRE 5 - CODE DE MESURAGE .................................................................. 60
CHAPITRE 6 - EXIGENCES .................................................................................. 71
CHAPITRE 7 - MÉTHODE DE CALCUL PEB ......................................................
CHAPITRE 8 - ISOLATION THERMIQUE ............................................................ 1
CHAPITRE 9 - ÉTANCHÉITÉ A L’AIR ................................................................ 13
CHAPITRE 10 - INSTALLATIONS TECHNIQUES PRINCIPE D’ENCODAGE ... 14
CHAPITRE 11 - VENTILATION ........................................................................... 19
CHAPITRE 12 - SURCHAUFFE .......................................................................... 25
CHAPITRE 13 - CHAUFFAGE ............................................................................ 21
CHAPITRE 14 - EAU CHAUDE SANITAIRE........................................................ 36
CHAPITRE 15 - REFROIDISSEMENT ................................................................ 37
CHAPITRE 16 - HUMIDIFICATION ...................................................................... 35
CHAPITRE 17 - GÉNÉRATEUR PRÉFÉRENTIEL/NON PRÉFÉRENTIEL .......... 390
CHAPITRE 18 - AUXILLIAIRES ........................................................................... 400
CHAPITRE 19 - ÉCLAIRAGE .............................................................................. 42
CHAPITRE 20 - SYSTEME SOLAIRE THERMIQUE .......................................... 46
CHAPITRE 21 - SYSTEME SOLAIRE PHOTOVOLTAIQUE ............................... 46
CHAPITRE 22 - CONCEPT NOVATEUR ............................................................ 44
Avertissement au lecteur :
Les nouveautés et les modifications règlementaires OLpHVjODSpULRGH sont mises en
évidence par un fond bleuté.
Ù=================
ENJEUX
L’objectif de la réglementation performance énergétique des bâtiments (PEB) est de réduire la consommation
d’énergie primaire des bâtiments.
Cet objectif ne doit pas se faire au détriment du confort des occupants. La garantie du confort intérieur des
bâtiments fait donc partie intégrante de la PEB.
En fixant des exigences performantielles, la réglementation PEB respecte la liberté de conception de
l'architecte.
La méthode de calcul PEB prend en compte tous ces paramètres dans des conditions standardisées. Au final,
elle établit une consommation théorique exprimée en énergie primaire. La consommation réelle est, quant à
elle, étroitement liée au mode de vie des occupants. Le fait d’avoir un bâtiment performant ne doit pas gommer
l’attention à porter sur des comportements économes en énergies.
1.3 Conséquences
La réglementation PEB découle d’une suite logique d’actes officiels dont voici l’historique.
Protocole de Kyoto
Il s’agit d’un accord international, bâti sur la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements
Climatiques. Il met en place des objectifs légalement contraignants et des délais pour réduire les émissions
de gaz à effet de serre des pays industrialisés.
Le 1er janvier 2021, la règlementation s’est intensifiée pour les nouvelles constructions qui doivent
désormais avoir une consommation d’énergie quasi nulle (Q-ZEN). Pour la rénovation, l’objectif à
long terme (horizon 2050) est de tendre vers le label A en moyenne pour l’ensemble du parc de
logements.
En Wallonie, la réglementation PEB s'appliquent à l'ensemble des bâtiments* faisant l’objet de travaux, sauf
exceptions (cf. 2.3) explicitement visées par le Décret.
Depuis le 1er mai 2015, les exigences PEB (cf. 6) sont applicables pour tout type de travaux, qu’ils soient soumis
à permis** ou non lors de :
• la construction ou de la reconstruction d’une unité PEB ;
• la réalisation d’une rénovation importante ;
• la réalisation d’une rénovation simple ;
• le changement de destination ;
• lors de l’installation, du remplacement ou de la modernisation de système.
Néanmoins, la procédure PEB (cf. 3) ainsi que les exigences d’électromobilité*** ne sont applicables qu’aux
actes et travaux soumis a permis. Lorsqu'il n'y a pas de demande permis, aucune procédure n’est prévue par
les textes réglementaires.
* Par bâtiment, on entend toute construction dotée d’un toit et de parois dans laquelle de l’énergie est utilisée pour réguler
le climat intérieur.
*** Les exigences d’électromobilité s’appliquent uniquement pour les projets dont la demande de permis est déposée à
partir du 11 mars 2021.
2.3 Exceptions
Le déclarant qui ne joint pas le formulaire requis à sa demande de permis renonce à se prévaloir de l’exception.
De même une exception ne peut être régularisée à postériori.
*Pour les lieux de culte et les bâtiments classés ou repris à l’inventaire du patrimoine, l’exception n’est pas accordée d’office.
Elle n’est envisageable que si l’incompatibilité est démontrée entre :
• les mesures à prendre pour atteindre les exigences PEB
ET
• l’usage du lieu pour les lieux de culte ;
• les mesures de protection pour les bâtiments patrimoniaux.
**Sont des unités faibles consommatrices d’énergie, les unités industrielles, les ateliers ou bâtiments agricoles non
résidentiels
• qui ne sont pas chauffés ou climatisés pour les besoins de l’homme
OU
• dont la puissance totale des émetteurs thermiques destinés au chauffage ou à la climatisation des locaux pour
assurer le confort thermique des personnes, divisée par le volume chauffé ou climatisé, est inférieure à 15W/m³ ;
la puissance est calculée séparément pour le chauffage et la climatisation.
3.1 Principes
La procédure réglementaire PEB ainsi que les exigences d’électromobilité* concerne UNIQUEMENT les
bâtiments qui font l’objet d’actes et de travaux soumis à permis (d’urbanisme, unique ou intégré). Les
exigences PEB (cf. 6) sont quant à elles applicables pour tout type de travaux, qu’ils soient soumis à permis ou
non.
La procédure implique de joindre les documents PEB (déclaration PEB initiale ou déclaration PEB simplifiée,
étude de faisabilité le cas échéant) attestant du respect des exigences à la demande de permis et, pour les
travaux faisant l’objet d’une procédure complète avec responsable PEB, de transmettre une déclaration PEB
finale décrivant les travaux tels que réalisés.
Lorsqu’une partie des travaux est soumise à permis et une autre partie des travaux n’est pas soumise à permis,
tous les travaux soumis aux exigences PEB doivent figurer dans le formulaire PEB joint à la demande de permis.
Les parois à encoder sont donc bien toutes les parois faisant l’objet de travaux et qui sont de nature à influencer
la performance énergétique du bâtiment.
En vue d’introduire une demande de permis complète auprès de l’administration, il est essentiel de préciser
deux points :
• la nature des travaux (cf. 3.2) → détermine la procédure à suivre : avec ou sans responsable PEB ;
• la destination (cf. 3.4) → définit les critères à respecter.
Utilisation du
Nature des travaux Mission PEB Documents à fournir
logiciel
• Déclaration initiale
Construction
Calcul complet
• Etude de faisabilité
Bâtiment neuf (les exigences
• Déclaration finale
ou varient en
Procédure • Certificat PEB
assimilé fonction de la
complète Transmis au format papier
AVEC destination)
+ Enregistrement sur la BDD**
Responsable PEB
(cf. 3.11) • Déclaration initiale
Rénovation Valeurs U • Déclaration finale
Importante (1) Ventilation Transmis au format papier
Rénovation
Rénovation
simple (1) Valeurs U
Procédure
simplifiée Ventilation
Chauffé → Auteur de projet
Changement de
(sans responsable
destination
chauffé (2)
PEB)
Déclaration PEB simplifiée
(cf. 3.22) Niveau K
Non chauffé → Transmise au format papier
Valeurs U
chauffé (2)
Ventilation
•
• PROCÉDURE
* Les exigences d’électromobilité s’appliquent uniquement pour les projets dont la demande de permis est déposée à partir
du 11 mars 2021
** BDD = base de données de l’Administration
Cas particuliers :
(1) La rénovation simple ou importante d’un bâtiment industriel n’est soumise à aucune exigence PEB.
La nature des travaux et la destination (cf.3.4) déterminent les exigences PEB à respecter. Lorsque les actes
et travaux sont soumis à permis, la nature des travaux détermine la procédure PEB applicable.
Nature des
Définitions
travaux
Unité assimilée
à du neuf
(2) Tout bâtiment industriel, initialement chauffé ou non chauffé pour les besoins de l'homme, qui, par changement de
destination acquiert la destination de bâtiment résidentiel (PER) ou de bâtiment non résidentiel (PEN), est soumis aux
mêmes exigences que le changement de destination - non chauffé =>chauffé (niveau K, valeurs U et ventilation).
*Un document explicatif pour différencier la rénovation importante de la rénovation simple est disponible au
téléchargement sur le site [Link] : Rénovation simple et importante : document explicatif - Site énergie du
Service Public de Wallonie
Un outil d’aide à la décision pour la procédure PEB complète ou simplifiée est également disponible sur le site
[Link] : Logigramme PEB - Site énergie du Service Public de Wallonie
Rénovation
simple
Toute unité PEB qui acquière une nouvelle destination lorsque, contrairement à la
situation antérieure, de l’énergie est consommée pour les besoins des personnes en vue
Changement d’obtenir une température intérieure spécifique.
de destination
Toute unité industrielle, chauffée ou non, qui acquière une destination résidentielle (PER)
ou non-résidentielle (PEN).
3.4 Destination
Maison unifamiliale
Unité PEB destinée au logement Conciergerie
individuel Gîte
Appartements
Important
Les « responsables PEB 2010 » agréés en tant que personnes physiques et les
architectes disposant d’un accès PEB pour leurs propres dossiers pourront
poursuivre et mener à terme toute mission entamée avant le 1 er mai 2015 (soit
Cas particuliers pour les demandes de permis introduites AVANT le 1 er mai 2015) tant que leur
agrément est en cours de validité.
NB : La demande de permis dont la date du récépissé* (cf. date du dépôt de la demande de
permis et non la date d’accusé de réception) est antérieure au 1er mai 2015 reste soumise aux
exigences et aux procédures PEB en vigueur à cette date.
Le déclarant est tenu de recourir aux services d’un responsable PEB dans le
Désignation cadre de travaux pour les bâtiments neufs (construction ou reconstruction), les
bâtiments assimilés à du neuf et les rénovations importantes.
LIEN UTILE
Le SPW Energie met à la disposition des responsables PEB (et, le cas échéant, des auteurs d’étude de
faisabilité) un modèle de contrat type visant à organiser les relations contractuelles entre le maître d'ouvrage («
déclarant PEB ») et le responsable PEB. Le modèle de contrat proposé est disponible au téléchargement sur
le site [Link] : Modèle de contrat - Site énergie du Service Public de Wallonie
*Les exigences d’électromobilité s’appliquent uniquement pour les projets dont la demande de permis est déposée à partir
du 11 mars 2021
*Les exigences d’électromobilité s’appliquent uniquement pour les projets dont la demande de permis est déposée à partir
du 11 mars 2021
Le déclarant est tenu de recourir aux services d’un responsable PEB (cf.3.5) et
d’un auteur d’étude de faisabilité technique (cf.3.7), environnementale et
économique pour les actes et travaux soumis à permis.
Pour les bâtiments d’une superficie utile totale inférieure à 1.000 m², le déclarant
PEB peut désigner le responsable PEB pour l’établissement de l’étude de
faisabilité.
De plus, il est tenu de joindre la déclaration PEB initiale et l’étude de faisabilité
Bâtiment neuf et technique, environnementale et économique, au dossier de demande de permis.
assimilé Il signe avec le responsable PEB et l’architecte :
• la déclaration PEB initiale.
• la déclaration PEB finale qui doit être transmise à l’administration par le
Responsable PEB à l’Administration dans les douze mois de l’occupation
du bâtiment ou de l’achèvement du chantier et, en tout cas, au terme du
délai de validité du permis
Il signe avec l’auteur d’étude de faisabilité :
• l’étude de faisabilité.
Le déclarant est tenu de recourir aux services d’un responsable PEB pour les
actes et travaux soumis à permis.
Il est tenu de joindre la déclaration PEB initiale à joindre au dossier de demande
de permis ;
Rénovation Il signe avec le responsable PEB et l’architecte :
importante • la déclaration PEB initiale ;
• la déclaration PEB finale qui doit être transmise à l’administration par le
Responsable PEB à l’Administration dans dans les douze mois de
l’occupation du bâtiment ou de l’achèvement du chantier et, en tout cas,
au terme du délai de validité du permis.
*Les exigences d’électromobilité s’appliquent uniquement pour les projets dont la demande de permis est déposée à partir
du 11 mars 2021
Toute personne qui met en vente ou en location un bâtiment ou une unité PEB
faisant l’objet d’une procédure PEB AVEC responsable PEB est tenue de
disposer d’une déclaration PEB provisoire avant la mise en vente ou en location.
Vente de location en À la demande du déclarant PEB, le responsable PEB établit la déclaration PEB
cours de procédure provisoire, l’enregistre dans la base de données puis la remet au déclarant PEB.
PEB Si la déclaration provisoire contient les éléments suffisants à l’établissement d’un
certificat PEB, le déclarant PEB disposera du certificat PEB provisoire obtenu
par le responsable PEB lors de l’enregistrement de la déclaration PEB provisoire
dans la base de données.
La procédure AVEC responsable PEB est applicable à tout bâtiment/unité neuf, assimilé à du neuf ou faisant
l’objet de travaux de rénovation importante.*
*Le responsable PEB peut être l’auteur de l’étude de faisabilité si le projet présente une surface utile totale de moins de
1.000 m².
Lorsqu’une demande de permis a pour objet la construction d’un bâtiment neuf ou assimilé à du neuf ou la
transformation d’un bâtiment qui consiste à réaliser des travaux de rénovation importante, une déclaration PEB
initiale doit être jointe par le déclarant PEB au dossier de demande de permis.
La déclaration PEB initiale décrit les mesures à mettre en œuvre pour atteindre les exigences PEB et
d’électromobilité* et comprend le résultat attendu du calcul de la PEB.
*Lesexigences E-mob s’appliquent pour les projets dont la demande de permis est déposée à partir du 11 mars 2021
** Dansle logiciel PEB, au niveau du nœud « projet », le RPEB doit renseigner le stade du projet : « stade permis ». Ceci lui
permet d’accéder à des encodages simplifiés pour produire la déclaration PEB initiale à joindre aux documents de permis.
*ll n'existe pas de logiciel obligatoire ou règlementaire pour réaliser l'étude de faisabilité. Cependant, la Région Wallonne
met à disposition plusieurs outils pour aider l'auteur dans sa tâche. L'étude de faisabilité pour les bâtiments à construire -
Site énergie du Service Public de Wallonie
Tout déclarant PEB qui met en vente ou en location un bâtiment ou une unité PEB en cours de procédure PEB
AVEC responsable PEB est tenu de disposer d’une déclaration PEB provisoire avant cette mise en vente ou
en location. Si la déclaration provisoire contient les éléments suffisants à l’établissement d’un certificat PEB, le
déclarant PEB disposera du certificat PEB provisoire obtenu par le responsable PEB lors de l’enregistrement
de la déclaration PEB provisoire dans la base de données.
Transfert de qualité de En cas de vente, la qualité de déclarant PEB (cf.3.9) est transférée à
déclarant à l’acquéreur l’acquéreur, pour le bâtiment ou l’unité PEB concerné, sous certaines conditions.
en cas de vente NB : en cas de location, la qualité de déclarant PEB reste inchangée
* Les exigences E-mob s’appliquent pour les projets dont la demande de permis est déposée à partir du 11 mars 2021
Tout déclarant PEB qui met en vente ou en location un bâtiment ou une unité PEB en cours de procédure PEB
AVEC responsable PEB est tenu de disposer d’une déclaration PEB provisoire avant cette mise en vente ou
en location. Si la déclaration provisoire concerne un bâtiment (ou une unité) PER neuf ou assimilé, et si elle
comporte les éléments suffisants à l’établissement d’un certificat provisoire, celui est généré lors de
l’enregistrement de la déclaration PEB provisoire sur la base de données PEB de l’Administration.
Lorsqu’une demande de permis a pour objet la construction un bâtiment neuf ou assimilé à du neuf ou la
transformation d’un bâtiment qui consiste à réaliser des travaux de rénovation importante, une déclaration PEB
finale doit être transmise à l’administration Régionale (cf. SPW Energie).
La déclaration PEB finale décrit les mesures effectivement mises en œuvre pour atteindre les exigences PEB
et comprend le résultat calculé par le logiciel PEB.
* Dans le logiciel PEB, au niveau du nœud « projet », le responsable PEB doit renseigner le stade du projet :
« stade final » pour produire la déclaration PEB finale (certaines simplifications d’encodage, permises pour la déclaration
PEB initiale, ne sont plus autorisées).
** Les exigences d’électromobilité s’appliquent uniquement pour les projets dont la demande de permis est déposée à partir
du 11 mars 2021
Conductivité thermique Rapport de test selon les conditions fixées dans l’annexe B1 (DRT) *OU
intérieur (λui) marquage (CE, ATG, ETA…) si la valeur λ y est mentionnée.
Conductivité thermique Rapport de test selon les conditions fixées dans l’annexe B1 (DRT) * OU
extérieur (λue) marquage (CE, ATG, ETA…) si la valeur λ y est mentionnée.
*Les textes réglementaires sont présents sur cette page : Réglementation PEB à partir du 11/03/2021 - Site énergie du
Service public de Wallonie
Facteur solaire du vitrage Rapport de test selon la norme NBN EN 410 OU Marquage (CE,
(valeur g) ATG,ETA) si la valeur est mentionnée.
Coefficient de transmission Note de calcul selon la norme NBN EN 673, 674 ou 675 OU Marquage
thermique du vitrage (Ug) (CE, ATG,ETA) si la valeur est mentionnée.
*Les textes réglementaires sont présents sur cette page : Réglementation PEB à partir du 11/03/2021 - Site énergie du
Service public de Wallonie
Produit repris dans la base de données EPBD (voir sur le site internet
car cette catégorie n'est pas encore implémentée dans le logiciel PEB)
Facteur de réduction des pertes OU
par ventilation (freduc) Fiche technique qui peut soit renseigner directement la valeur du freduc,
soit renseigner les caractéristiques du système qui permettront, sur base
des tableaux de l'AM du 16/10/2015, de déterminer la valeur du freduc.
À l’issue d’une procédure PEB relative à une unité PEB résidentielle (cf. PER) neuve ou assimilée à du neuf, le
déclarant PEB doit disposer d’un certificat PEB.
Si l’unité PEB visée par le certificat fait l’objet de travaux durant la période de validité du
certificat, il n’est pas obligatoire d’établir un nouveau certificat, mais son actualisation
permettrait de refléter les performances de l’unité transformée.
Validité
Au-delà de cette période de validité de 10 ans, un nouveau certificat PEB devra être
établi par un certificateur PEB agréé bâtiments résidentiels lors de toute mise en vente
ou location de l’unité PER.
L’établissement d’un certificat PEB à l’issue de la procédure PEB complète rend caduc le certificat PEB
provisoire (cf. 3.15) établi en cours de procédure PEB.
Important
Dans le cas d’une unité assimilée à du neuf, le certificat PEB établi à l’issue de la procédure PEB ne vise
que la partie du bâtiment assimilée à du neuf. Lors de la vente ou de la location du bâtiment, un certificat
« bâtiment existant » devra être établi pour l’ensemble du bâtiment (cf. partie assimilée et partie existante)
en utilisant les données qui figurent dans la déclaration PEB finale pour les parties assimilées. Pour toute
information concernant les certificats PEB « bâtiments existants » établis par un certificateur PEB agréé,
nous vous invitons à consulter le site énergie de la Wallonie : La certification PEB des bâtiments - Site
énergie du Service Public de Wallonie
Préalablement à la génération de tout formulaire PEB requis pour la procédure PEB complète (cf. déclaration
PEB initiale et finale …), le responsable PEB doit enregistrer l’encodage réalisé avec le logiciel PEB dans la
base de données (BDD).
Pour ce faire, il utilise son identifiant et son mot de passe (reçus de l’Administration) pour accéder à son profil
dans la BDD.
C’est via la perspective «Administratif» du logiciel PEB que le responsable PEB peut accéder aux formulaires :
À tout moment, le responsable PEB peut afficher le formulaire via le bouton prévu à cet effet dans le logiciel
PEB et identifier les données manquantes au niveau du « Statut » du formulaire.
Lorsque l’ensemble des données nécessaires à l’établissement d’un formulaire sont encodées dans le logiciel
PEB, le responsable PEB peut l’enregistrer sur la base de données via le bouton « Envoyer à l’administration».
Après avoir envoyé le formulaire sur la BDD, le responsable peut récupérer le document officiel au format pdf
via le bouton « Récupération du document officiel ». Ce document doit être imprimé, signé par les divers
intervenants et transmis au format papiers à l’Administration dans les délais requis.
Important
Un formulaire papier reçu de l’Administration ne pourra être considéré comme valide que si son équivalent
informatique a été déposé préalablement dans la base de données PEB.
Une fois connecté, le responsable peut consulter tous les dossiers qu’il a déjà déposés sur la BDD. Il peut
également télécharger l’ensemble des [Link] qu’il a envoyé à l’Administration (ce qui peut notamment être
utile en cas de perte d’un fichier).
La procédure sans responsable PEB est applicable à tout bâtiment/unité faisant l’objet de travaux de rénovation
simple ou d’un changement de destination.
NB : L’autorité compétente peut réclamer tout élément qu’elle juge utile à la bonne compréhension du dossier
de demande de permis. Des pièces justificatives (cf. 3.17) peuvent donc être requises dans ce cadre.
Pour les bâtiments/unités PEB faisant l’objet de travaux de rénovation simples ou d’un changement de
destination soumis à permis, le dossier de demande de permis doit comporter le formulaire de « Déclaration
PEB simplifiée ».
Déclaration
La version papier de cette déclaration est signée par : PEB
Signature • le déclarant PEB ; simplifiée
Pour rappel, dans ce cas, la procédure PEB impose de joindre la déclaration PEB simplifiée au dossier de
demande de permis, il n’y a aucune formalité administrative à accomplir ensuite.
Lorsque l’Administration constate qu’une étude de faisabilité technique, environnementale et économique, une
déclaration PEB initiale, une déclaration PEB simplifiée, une déclaration PEB provisoire, une déclaration PEB
finale ou un certificat PEB est erroné, sans préjudice des possibilités de sanctions, elle peut imposer à l’auteur
du document de le corriger.
Le Ministre peut aussi envoyer un avertissement à l’auteur agréé du document erroné et lui imposer de suivre
une formation adéquate au vu des erreurs constatées.
Lorsque qu’un responsable PEB ou un auteur d’étude de faisabilité manque à ses obligations, le Ministre
peut le sanctionner en suspendant ou en retirant son agrément.
Intervenants
Manquements Sanctions
responsable
Qualité médiocre de la
déclaration PEB Responsable PEB
initiale/provisoire/finale.
Une amende administrative peut-être infligée aux divers intervenants lorsque l’Administration constate des
manquements.
Intervenants
Manquements Sanctions
responsable
Pas de désignation d’un responsable PEB
ou un auteur d’étude de faisabilité
Déclarant PEB
technique, environnementale et
économique lorsque cela est requis.
* Si plusieurs exigences ne sont pas respectées, le montant de l’amende global est le plus élevé parmi ceux calculés pour
les valeurs U, le niveau K, le niveau Ew, le Espec et la surchauffe, auquel, le cas échéant, s’ajoute le montant de l’amende
calculé pour la ventilation. Le logiciel indique ce montant au niveau du nœud « Unité PEB » dans la perspective « Résultat
».
** Les exigences E-mob s’appliquent pour les projets dont la demande de permis est déposée à partir du 11 mars 2021
Pour chaque projet, le logiciel PEB calcule automatiquement les amendes pour le non-respect des exigences
PEB.
Pour chaque projet, le logiciel génère un arbre énergétique. Celui-ci se structure sur base de la nature des
travaux du bâtiment (cf. 3.2) et de la destination de chaque unité PEB (cf. 3.4).
Le logiciel PEB constitue une aide précieuse dans la définition des exigences à respecter. En effet, une fois la
nature des travaux et la destination de l’unité PEB correctement définis, il indique automatiquement à
l’utilisateur quels sont les critères à respecter. L’encodage complet signalera si les valeurs de chacune de ces
exigences se situent dans les limites réglementaires ou non.
Si, dans le cas de travaux de rénovation simple et de changement de destination, le recours au logiciel PEB
n’est pas obligatoire (rappel : il s’agit d’une procédure SANS responsable PEB), la méthode de calcul reste
celle implémentée dans le logiciel PEB ; il est donc fortement conseillé d’y recourir pour déterminer les valeurs
U et le niveau K éventuellement exigés ainsi que les critères de ventilation.
Dans le logiciel PEB, chaque projet de bâtiment neuf présente un arbre énergétique reprenant sa subdivision
complète.
Le volume protégé, VP (cf. 5.1), est constitué par l’ensemble des espaces que l’on souhaite protéger des
déperditions thermiques vers l’environnement extérieur, le sol et tous les espaces adjacents non chauffés. Il
comprend :
• les espaces chauffés (et/ou refroidis), en continu ou par intermittence ;
• les espaces chauffés indirectement, dépourvus d’un corps de chauffe (couloirs, dégagements...).
En général, un bâtiment ne comporte qu’un seul volume protégé, mais peut contenir :
C’est uniquement en présence différentes exigences de niveau K au sein d’un même volume protégé qu’il est
nécessaire de le subdiviser en volumes K.
Une unité PEB est un bâtiment ou une partie de bâtiment destiné à être utilisé de manière autonome.
Chaque bâtiment ou partie d’un bâtiment ayant une destination précise constitue une unité PEB. Un logement,
une unité non-résidentielle, un atelier... représentent chacun une unité PEB.
Les exigences PEB applicables diffèrent selon la nature des travaux et la destination de l’unité PEB visée.
Logement 2
1 bâtiment
• le niveau Ew
• la consommation
spécifique
• la surchauffe
unité 2
Selon les articles 10 et 12 de l’AGW du 15/05/2014 tels que modifiés par l’AGW du 28/12/2016, la partie
affectée à des fonctions PEN d’une unité PER ou d’une unité industrielle, lors de sa construction ou de sa
reconstruction, est considérée comme une unité PEN lorsqu’une des conditions suivantes est remplie :
• 1° la partie réservée aux fonctions PEN est supérieure à 40 % du volume protégé global ;
• 2° la partie réservée aux fonctions PEN représente un volume protégé supérieur à 800 m 3.
NB : En présence d’un bâtiment industriel comportant une partie dédiée aux bureaux, si l’unité industrielle est faible
consommatrice d’énergie ([Link]ée d’exigences PEB), la partie réservée aux fonctions PEN représente 100% du volume
protégé et est par conséquent soumise aux exigences des unités PEN.
EXEMPLES COURANTS
• Le cabinet d’un médecin en annexe de son logement doit être intégré dans l’unité PER si les 2
conditions ci-dessous ne sont pas remplies.
• Les bureaux d’un hall industriel chauffé (qui ne répond pas à la définition des faibles consommateurs
d’énergie) doivent être intégrés dans l’unité industrielle si les 2 conditions ci-dessous ne sont pas
remplies.
La zone de ventilation est la partie fermée d’une unité PEB dotée d’un système indépendant de ventilation.
Si des installations de ventilation indépendantes sont présentes dans différentes parties fermées d’une unité
PER ou PEN, de type différent selon la subdivision :
• ventilation naturelle (A) ;
• ventilation mécanique simple flux par insufflation (B) ;
• ventilation mécanique simple flux par extraction (C) ;
• ventilation mécanique double flux (D).
Chacune de ces parties constitue une zone de ventilation.
Lorsqu’une unité PEB dispose de systèmes de ventilation de différents types, il faut la découper en zones de
ventilation, chaque zone étant équipée d’un système indépendant (A, B, C ou D).
L’installation de plusieurs systèmes de ventilation au sein d’une unité PER est déconseillée, car on ne
pourra pas garantir que les débits exigés soient réalisés.
Si des systèmes de ventilation de types différents (A, B, C, D) devaient être combinés au sein d’une unité
PER, alors seul le débit du système préférentiel sera pris en compte pour l’évaluation des débits minimaux
exigés. Le système de ventilation considéré comme le système préférentiel est celui qui couvre la plus
grande part des débits minimaux exigés. Deux systèmes peuvent donc être installés mais on ne considérera
les débits que d’un seul pour l’évaluation du respect de l’exigence des débits de ventilation hygiénique. Les
locaux couverts par le système non préférentiel, devront être encodés dans le nœud ventilation hygiénique
avec les débits prévus, mais le logiciel PEB considèrera qu’ils sont nuls pour l’évaluation du respect des
exigences. Ces locaux couverts par le système non préférentiel risqueront par conséquent d’être soumis à
amende.
Néanmoins, même si l’annexe de l’AGW qui traite de la « ventilation résidentielle » (cf. C2-VHR) ne permet
pas de tenir compte des débits du système non préférentiel placé au sein d’une unité PER, l’annexe
« Méthode de détermination du niveau de consommation d’énergie primaire des unités PER » (cf. A1-PER)
permet de diviser une unité PER en plusieurs zones de ventilation correspondant aux différents systèmes
prévus.
Le secteur énergétique est la partie de l’unité PEB dotée d’installations techniques homogènes. C’est
uniquement lorsqu’on souhaite distinguer des installations différentes au sein d’une unité PEB qu’il faut effectuer
une subdivision en secteurs énergétiques :
• plusieurs systèmes d’émission de chaleur lorsque le responsable PEB souhaite valoriser les différents
rendements d’émission (par exemple radiateurs et chauffage sol) ;
• plusieurs appareils producteurs de chaleur avec des rendements différents (par exemple un chauffage
central au gaz et un chauffage local électrique).
Cette subdivision formelle permet de calculer correctement l’incidence des rendements des différentes
installations.
Cas particuliers
Si dans un espace pourvu d’éléments d’émission de chaleur d’un système de chauffage central, on
retrouve également :
• un chauffage local (poêle au gaz, au mazout, radiateur électrique…hormis un feu ouvert ou un
poêle à bois), on ne tient pas compte du système de chauffage central dans cet espace pour la
détermination de la performance énergétique et on s’intéresse uniquement aux caractéristiques
du chauffage local ;
• un feu ouvert ou un poêle à bois, on prend quand même en considération le système de
chauffage central et on fait abstraction de la présence du foyer au bois ;
• un ou des émetteurs alimentés par une autre installation de chauffage central
la subdivision en secteur ne trouve pas à s’appliquer, il faudra recourir au principe de générateur
préférentiel et non préférentiel (cf. 17).
Si l'unité PER contient des espaces qui ne sont pas équipés d'un système d'émission de chaleur (par
exemple, W.-C., couloirs, rangements, espaces qui ne sont pas immédiatement utilisés comme des
chambres à coucher, …), ces espaces doivent être affectés à un secteur énergétique d'un espace adjacent
du même étage.
Exemple : A l’étage d’une habitation unifamiliale composé de 3 chambres et d’une salle de bains, le seul
émetteur prévu est un radiateur électrique de type sèche-serviettes situé dans la salle de bains → Les 3
chambres qui ne sont pas équipées d’un système d’émission de chaleur sont affectées au secteur
énergétique adjacent du même étage, à savoir le secteur équipé d’un radiateur électrique.
Si un étage entier d’une unité PER est non chauffé, il doit être affecté à un secteur énergétique d’un étage
adjacent.
Dans les unités PEN, il est plus courant de retrouver plusieurs producteurs de chaleur qui alimentent des parties
distinctes de bâtiments, et par conséquent plusieurs secteurs énergétiques.
NB : Un secteur énergétique ne peut pas s'étendre sur différentes zones de ventilation. Il y a donc toujours au moins autant de
secteurs énergétiques que de zones de ventilation.
Si l'unité PER n'est pas chauffée, c.-à-d. si aucun espace de l'unité PER n'est équipé d'un système
d'émission de chaleur, alors il faut considérer, par convention et dans chaque espace, un chauffage local
par convecteur électrique avec régulation électronique. L’ensemble des espaces de l’unité PER forme alors
un seul secteur énergétique pourvu d’un chauffage local électrique avec régulation électronique.
Une partie fonctionnelle est définie comme étant une partie d’un secteur énergétique, délimitée par des parois
qui englobent des espaces adjacents ayant la même activité. Une partie fonctionnelle ne peut pas s’étendre sur
plusieurs secteurs énergétiques et, selon le type de projet, un secteur énergétique peut contenir autant de
parties fonctionnelles que nécessaire.
Chaque partie fonctionnelle est caractérisée par une fonction. Si un secteur énergétique présent au sein d’une
unité PEN comporte des activités différentes qui nécessitent de le subdiviser en plusieurs parties fonctionnelles,
il faudra procéder à une subdivision supplémentaire en fonctions. Le choix de chaque fonction est déterminé
selon les activités principales rencontrées au sein de la partie fonctionnelle.
Pour tenir compte de la spécificité des activités rencontrées dans les bâtiments non résidentiels, la méthode
PEN a prévu 18 fonctions différentes, chacune définie en considérant les comportements énergétiques distincts
qui la caractérisent (cf. horaires d’occupation, température de consigne, nombre d’heure d’utilisation…).
Définition
Fonction Exemple
Partie d’un secteur énergétique…
Définition
Fonction Exemple
Partie d’un secteur énergétique
… dans lequel les personnes sont reçues, bibliothèque, musée, galerie d’art,
sont rassemblées, restent temporairement salle polyvalente, salle
Rassemblement - ou sont présentes pendant une partie de la d’exposition, salle des fêtes, salle
Occupation journée et où le taux d’occupation est élevé. d’attente, espace d’accueil,
importante Un taux d’occupation est considéré comme restaurant, cafétéria, réfectoire,
élevé pour une surface de plancher bar, cantine, salle de cinéma,
inférieure à 2,5 m² par personne*. salle de concert, discothèque…
*Pour les espaces pour lesquels l’occupation réelle ne serait pas connue, le tableau des espaces de l’annexe «
Ventilation hygiénique non résidentielle » qui détermine des occupations théoriques peut servir de référence
Définition
Fonction Exemple
Partie d’un secteur énergétique
… où les personnes peuvent prendre un
repas mais dont l’accès au public est limité
dans le temps (+/- 3 h), et principalement sur
le temps de midi.
Cette fonction ne peut apparaitre dans une
Rassemblement - unité PEN que si la fonction « Bureaux » ou
réfectoire d’une école, cafétéria
Cafétéria / « Enseignement » est également présente.
d’une entreprise…
Réfectoire Si des repas peuvent aussi être pris en
dehors du temps de midi et/ou si les fonctions
« Bureaux » ou « Enseignement » ne sont pas
présentes dans l’unité PEN, la partie
fonctionnelle est considérée comme
« Rassemblement – Occupation importante ».
… où les repas sont préparés et/ou
assemblés, à l'exception des petits locaux de
cuisine fonctionnels (kitchenette) et des
locaux pour cours de cuisine. Pour la
délimitation d’une partie fonctionnelle ayant
comme fonction « Cuisine », il faut considérer cuisine d’un restaurant, cuisine
Cuisine
au moins les types d’espace suivants pour la d’une école…
préparation des repas : local de cuisine
proprement dit, local d’envoi des repas, local
de stockage des produits réfrigérés, local de
stockage des produits non réfrigérés et local
de stockage des déchets.
… dans laquelle sont pratiquées de la
Sport – Hall de gymnastique, ou d’autres activités sportives, à salle de sport polyvalente, salle
sport / Gymnase une température intérieure faible (inférieure à de gym d’une école…
18°C).
… dans laquelle sont pratiquées de la danse,
salle de musculation, salle
Sport – Fitness / du fitness ou d’autres activités sportives, à
d’entraînement d’un club sportif,
Danse une température intérieure modérée
club de bowling…
(supérieure ou égale à 18°C).
centre de thalasso, espace de
Sport – Sauna / … dans laquelle sont pratiquées des activités
loisirs aquatiques, piscine,
Piscine telles que des thermes ou de la natation.
sauna…
Définition
Fonction Exemple
Partie d’un secteur énergétique
… dans laquelle se retrouvent uniquement des
espaces ne contenant que des équipements
Locaux techniques destinés au chauffage, au espaces HVAC, chaufferie…
techniques
refroidissement, à la ventilation, à des serveurs
informatiques…
*Attention : la fonction « Communs » est bien différente de la destination « Espaces communs ». Une unité PEB ayant la
destination « Espaces communs » dessert plusieurs unités PEB (PER ou PEN) ; une partie fonctionnelle ayant la fonction
« Communs » dessert plusieurs parties fonctionnelles au sein d’une même unité PEN.
Important
Si les définitions ci-dessus devaient s’appliquer strictement à chaque espace individuel d’une unité PEN, le
nombre de parties fonctionnelles serait très vite important et le travail de métré qui en découlerait serait
irréaliste. C’est pour cela que, par simplification mais aussi tout simplement par bon sens, les règles de
subdivision ont prévu la notion d’« espace conjoint » (cf. un espace annexe qui sera considéré comme
« fonctionnant avec » la fonction principale de la zone adjacente).
Par exemple, dans un étage constitué principalement de bureaux, les espaces conjoints seraient un local
d’archive, un local de rangement, une kitchenette, des sanitaires, …
Par ailleurs, pour réduire le nombre de parties fonctionnelles au sein d’une unité PEN, la méthode prévoit
également des règles d’assimilation. Vous trouverez ces règles d’assimilation, des exemples concrets de
subdivision ainsi qu’une multitude d’informations utiles dans le « DOCUMENT EXPLICATIF - MÉTHODE
DE CALCUL PEB POUR LES BÂTIMENTS NON RÉSIDENTIELS » téléchargeable sur le site énergie de
la Wallonie :[Link]
Ce document explicatif constitue une aide précieuse pour les responsables PEB chargés de la mission PEB
pour des bâtiments non-résidentiels.
CODE DE MESURAGE
CODE DE MESURAGE
DÉFINITION
Volume de tous les espaces d'un bâtiment qui est protégé, du point de vue thermique, de l'environnement
extérieur (air ou eau), du sol et de tous les espaces adjacents qui ne font pas partie d'un volume protégé.
Le volume protégé, VP, est donc constitué par l'ensemble des espaces d’un bâtiment que l'on souhaite protéger
des déperditions thermiques vers l'environnement extérieur, le sol et tous les espaces adjacents non chauffés,
il comprend :
• les espaces chauffés (et/ou refroidis), en continu ou par intermittence ;
• les espaces chauffés indirectement, dépourvus d'un corps de chauffe (couloirs, dégagements...).
Le volume protégé d’un bâtiment ou d’une partie de celui-ci est déterminé sur base des dimensions extérieures
du volume chauffé (et/ou refroidi), avec le volume des parois intérieures compris.
Les parois mitoyennes entre deux volumes protégés appartiennent pour moitié à l’un et pour l’autre moitié à
l’autre volume protégé. Un mur construit sur la limite mitoyenne, mais qui donne sur une parcelle adjacente non
bâtie, est englobé dans sa totalité au volume protégé.
DÉFINITION
Il s’agit de la surface totale de toutes les parois qui enveloppent le volume protégé et à travers lesquelles des
déperditions par transmission sont considérées lors de la détermination de la performance énergétique.
Les parois de déperdition du volume protégé sont celles qui séparent ce volume :
• de l'environnement extérieur ;
• du sol, d’une cave ou d’un vide sanitaire ;
• des espaces adjacents non chauffés.
La surface totale de déperdition AT [m²] est la somme des surfaces des parois de déperdition qui englobe le
volume protégé.
DIMENSIONNEMENT
Pour le calcul de la surface des parois qui constituent l'enveloppe d'un bâtiment (cf. les éléments de construction
qui séparent le volume protégé d'un bâtiment de l'environnement extérieur, du sol et des espaces adjacents
non chauffés), il faut utiliser les dimensions extérieures de sorte que l'enveloppe complète du bâtiment puisse
être considérée comme une surface enveloppante fermée hormis en présence de mitoyens*. Pour les fenêtres
et les portes, les dimensions des ouvertures de jour (vues de l'extérieur) sont prises comme dimensions.
Il est important de considérer toutes les parois de déperditions de chaleur ; que ce soit les fenêtres, les portes,
l’ensemble des parois extérieures (murs, sol, toiture…), les murs ou cloison entourant une cage d’escalier située
hors du VP, l’escalier lui-même, les trappes... La superficie à prendre en compte pour ces parois est calculée
sur base de l’enveloppe extérieure ; il apparaît opportun de réaliser un schéma global du volume protégé si sa
volumétrie s’avère être complexe.
*Les parois séparant deux volumes protégés et les murs mitoyens séparant deux constructions ne font pas partie des
parois de déperdition. Dans ce cas, les dimensions extérieures des parois contiguës aux parois précitées s'arrêtent à l'axe
de la paroi de séparation.
Le Guide PEB | 2021
CODE DE MESURAGE
Dans le logiciel PEB, la surface de chaque paroi de déperdition est encodée au niveau du nœud « Parois » de
l’arbre énergique :
• dans le cas d’une unité PER, la surface des parois de déperdition est à déterminer :
o par secteur énergétique ;
• dans le cas d’une unité PEN, la surface des parois de déperdition est à déterminer :
o par partie fonctionnelle ;
• dans le cas d’une unité industrielle, la surface des parois de déperdition est à déterminer :
o par unité PEB.
La valeur AT est une des valeurs nécessaires pour obtenir le niveau K d’un bâtiment ainsi que pour
déterminer les déperditions par transmission qui interviennent dans le calcul du niveau E w et de la
consommation spécifique.
Dans le logiciel PEB, elle n’est pas à renseigner directement ; le logiciel génère cette valeur au fur et à
mesure de l’encodage des diverses parois de déperdition du volume protégé.
DÉFINITION
Il s’agit de la somme des surfaces de planchers de chaque niveau de la construction situés dans le volume
protégé, mesurées entre les faces externes des murs extérieurs. Sont comptabilisées les surfaces présentant
une hauteur sous plafond minimale de 1,50 m, pour autant que l'espace considéré présente au moins en un
point une hauteur minimale de 2,20 m.
DIMENSIONNEMENT
La surface de plancher chauffée ou climatisée, A ch [m²], est calculée en effectuant la somme des aires de
plancher de chaque niveau situé dans le volume protégé, mesurées entre les faces externes des murs
extérieurs.
2.
• Les parties de plancher comptabilisées qui ne sont pas contiguës à un mur extérieur sont mesurées
depuis leur bord extérieur OU intérieur, selon que l’épaisseur des parois les délimitant sont connues
ou non.
• Dans le cas de mur mitoyen commun à deux volumes protégés, il faut mesurer jusqu' à l'axe du mur
mitoyen.
• La surface des ouvertures et des vides plus petits ou égaux à 4 m² doit être considérée à chaque
niveau de plancher, comme faisant partie de la surface de plancher.
• Pour déterminer si la surface d'un escalier doit être prise en considération, il convient de considérer la
projection verticale de l'escalier sur le niveau du plancher supérieur.
• Les poutres, fermes et autres éléments de charpente ne sont pas pris en considération dans la
mesure de la hauteur sous plafond.
• Les niveaux de plancher ne présentant en aucun point une hauteur sous plafond supérieure ou égale
à 2m20 ne sont pas pris en compte.
DÉFINITION
La superficie utile totale est la somme des surfaces des différents niveaux du bâtiment, calculées entre les murs
ou parois extérieurs ; l’épaisseur de ces murs ou parois n’est pas prise en compte dans cette somme.
À cette définition, on peut ajouter que la superficie utile totale comprend aussi la surface des espaces adjacents
non chauffés (caves, garage, grenier, atelier...). De plus, les vides dans le plancher doivent être décomptés,
tels que les mezzanines, les gaines d’ascenseur ou les gaines techniques, excepté lorsqu’il s’agit d’une trémie
d’escalier. Seul l’étage où « commence » la gaine doit être comptabilisé.
La superficie utile totale doit être comptabilisée par bâtiment et non pas pour l’ensemble des bâtiments d’un
projet. Dans le cas de constructions mitoyennes (mitoyenneté strictement verticale), à condition qu’il n’y ait
aucun accès direct entre elles, il faut considérer chaque construction comme étant un bâtiment distinct. Par
contre, s’il existe un accès entre les différentes constructions, alors il faut considérer qu’elles forment un seul
bâtiment (comprenant plusieurs unités PEB) et la superficie utile totale est calculée pour l’ensemble de ces
constructions. La superficie utile totale est exprimée en [m²].
DIMENSIONNEMENT
Surfaces au sol des niveaux du bâtiment (volume Surfaces combles
= inaccessibles non
protégé et volume non protégé) à l’intérieur des
SUT comptabilisées dans SUT
murs extérieurs en déduisant tous les vides.
Sont comptabilisées :
• la surface des différents niveaux de ce
bâtiment, y compris les espaces adjacents
non chauffés (caves, garage, grenier,
atelier…) ;
• la surface de l’escalier dans les trémies
d’escalier ;
• la surface des murs intérieurs est prise en
compte.
Cas particuliers
Dans le logiciel PEB, la superficie utile est encodée au niveau du bâtiment (quelle que soit sa destination) ainsi
qu’au niveau du ou des volumes non protégés.
La superficie utile totale du bâtiment est affichée au niveau du nœud « Bâtiment de l’arbre énergétique ».
Dans le cas d’un bâtiment neuf, cette valeur sert à déterminer s’il est exempté d’exigence PEB ou non.
En effet, les bâtiments à construire d’une superficie utile totale inférieure à 50 m² font partie des exceptions
(cf. 2.3) visées par le Décret.
Dans le cas d’une construction neuve uniquement ou assimilée à du neuf, cette valeur sert à définir
la nécessité de recourir à un auteur d’étude de faisabilité pour établir l’étude de faisabilité (si la SUT est
supérieure ou égale à 1.000 m²), ou bien si le responsable PEB peut la prendre en charge (si la SUT est
inférieure à 1.000 m²).
DÉFINITION
La surface d’utilisation d’un espace ou d’un groupe d’espaces est la surface, mesurée au niveau du sol,
délimitée par les parois verticales qui enveloppent l’espace ou le groupe d’espaces, ce sont les dimensions
intérieures de l’espace concerné.
Pour les escaliers et les planchers en pente, on prend en considération leur projection verticale sur le plan
horizontal.
La détermination de la surface d'utilisation ne tient pas compte :
• d’une cage d'escalier, d’une cage d'ascenseur ou d’un vide ;
• d’un mur porteur intérieur.
Lors de la détermination de la limite, on peut ne pas tenir compte d'une réservation ou d'un renfoncement
secondaire, ni d'un élément de construction en saillie secondaire, si sa surface au sol est inférieure à 0,5 m².
DIMENSIONNEMENT
Dimensions intérieures de chaque espace faisant partie de
l’unité PEB.
La surface d’utilisation intervient dans la détermination des débits de ventilation hygiénique, tant pour les
unités PER que pour les unités PEN.
Par ailleurs, dans le cadre de la méthode PEN, la surface d’utilisation intervient notamment dans le calcul
de la production de chaleur interne, de la capacité thermique effective, des BNE en ECS des éviers de
cuisine, de la consommation d’énergie des auxiliaires (si valeur par défaut), de la consommation d’électricité
pour l’éclairage…
Depuis le 1er janvier 2021, tout bâtiment neuf ou assimilé à du neuf doit atteindre le standard NZEB (Nearly
zero energy building) appelé Q-ZEN en Wallonie (bâtiment dont la consommation est quai nulle ou Quasi Zéro
Energie).
Les bâtiments à construire ou faisant l’objet de travaux de rénovation importante (cf. 3.2) liés à plus de 10
emplacements de stationnement doivent respecter des exigences d’électromobilité.
Champs d’application
Définitions
toute forme d’accès spécifiquement prévu pour aller du bâtiment au parking. Il doit
s’agir d’un accès « classique » et pas d’un accès exceptionnel comme une sortie
de secours utilisée uniquement en cas de danger. Par exemple :
toute personne qui vient occuper le bâtiment, soit de manière prolongée (pour y
Occupant travailler ou y séjourner), soit de manière temporaire (pour y rendre visite ou utiliser
les services proposés).
Même titulaire de une entité ou une personne possède à la fois une partie du parking et une partie
droit réel du bâtiment, et ce, peu importe les parts possédées.
Cas particulier
Si plusieurs parkings sont liés à un bâtiment, on somme les places de parkings et, si on dépasse les 10 places,
on applique une fois les exigences (notamment, on place 1 seule borne sur le parking de son choix et pas une
borne par parking | idem pour le choix des 1/5 emplacements à pré-raccorder)
Evolutions à venir
A court terme des exigences d’électromobilité dans les bâtiments non résidentiels qui ne font pas l’objet de
travaux devront être respectées. Ceci sera fixé par un AGW en cours d’approbation.
Présence d’un parking extérieur existant, Non, car le parking est inchangé
non concerné par les travaux liés à la
construction du bâtiment neuf
Equipement
Infrastructure de
Destination Borne de recharge
raccordement
principale du bâtiment
Pour un bâtiment mixte comprenant à la fois des parties résidentielles et non résidentielles : les exigences
résidentielles ou non résidentielles ci-dessus s’appliqueront selon la destination principale du bâtiment (évaluée
sur base des surfaces Ach)
L’INFRASTRUCTURE DE RACCORDEMENT
Elle comprend les dispositions techniques (gaine enterrée, goulotte, chemin de câbles) permettant de procéder
ultérieurement à l’installation de bornes de recharge. Il n’est pas nécessaire de placer les câbles en attente ni
de percer les parois entre le coffret électrique (existant ou futur) et les emplacements de parking.
LA BORNE DE RECHARGE
Elle a une puissance électrique de plus de 3,7 kW et est conforme à la norme 62196-2 (ce qui fait qu’elle est
équipée d’un connecteur de type 2).
À partir de 22 kW, la borne doit être conforme à la norme 62196-3 (ce qui fait qu’elle est équipée d’un connecteur
de type 2 ou d’un connecteur de type « Combo 2 »).
Lors de l’encodage d’un projet dans le logiciel PEB, le responsable PEB ou, le cas échéant, l’architecte,
renseigne :
• la nature des travaux (cf. 3.2) ;
• la subdivision en unités PEB (cf. 4.5) ;
• la destination de chaque unité PEB (cf. 3.4) ;
• en présence d’unité PEN neuve ou assimilées à du neuf, la subdivision en parties fonctionnelles
(cf. 4.11).
Le logiciel détermine automatiquement les exigences PEB à respecter pour chaque unité PEB (ainsi que la
procédure applicable). Il constitue ainsi un outil de travail qui intègre la réglementation dans ses fondements et
la restitue en fonction de l’encodage de l’arbre énergétique. Cet encodage doit donc être réalisé avec beaucoup
de soin pour partir sur de bonnes bases.
Vu l’évolution rapide de la réglementation PEB, les exigences applicables sont déterminées en fonction de la
date de dépôt de permis à renseigner dans les données administratives du projet. C’est la date du récépissé
du dépôt de la demande de permis qui fait foi pour l’application des exigences PEB (cf. qui correspond au jour
du dépôt de la demande du permis au service d’urbanisme).
Pour les projets soumis à une procédure AVEC responsable PEB (cf. 3.11) même s’il y a un renforcement
des exigences réglementaires entre l’établissement de la déclaration PEB initiale et de la déclaration PEB
finale, les exigences applicables restent toujours celles en vigueur au moment du dépôt de la demande de
permis.
Si la nature des travaux du bâtiment et la destination de chaque unité PEB du projet déterminées par le
responsable PEB (ou l’architecte) sont correctes, les exigences réglementaires qui apparaîtront sur l’écran dans
la fenêtre « résultats » du logiciel PEB seront celles à respecter compte tenu de la date de dépôt du permis
mentionnée au niveau des données administratives.
EXEMPLES
Encodage pour la construction d’une Critères à respecter *
habitation,
Unité PER neuve
* Concernant les exigences de ventilation au stade de la déclaration PEB initiale (cf. pour les unités PEB neuves, assimilées
à du neuf ou faisant l’objet de travaux de rénovation importants) → Depuis le 1er mai 2015, il n’y a pas de vérification du
respect des exigences de ventilation au stade de la déclaration PEB initiale (cf. présence d’un tiret au niveau des résultats),
mais uniquement au stade de la déclaration PEB finale. Dans le logiciel PEB, le responsable PEB doit néanmoins
mentionner les différents espaces et leurs surfaces respectives afin que le logiciel détermine le débit minimal requis, mais
il n’est pas obligé d’encoder les dispositifs de ventilation au stade de la déclaration PEB initiale.
La valeur U d’une paroi correspond à la quantité de chaleur qui traverse 1 m² de cette paroi, par seconde et
pour un écart de température de 1 K (=1°C) entre l’intérieur et l’extérieur. Elle est exprimée en W/m²K.
C’est sur base du type de paroi, de sa composition ET de son environnement que la réglementation PEB définit
une valeur U maximale (Umax) à respecter.
Plus la valeur U (cf. 8.3) est faible, plus la paroi est performante.
Seules les parois qui entourent volume protégé (cf. 5.1) doivent respecter l’exigence Umax.
Depuis le 1er janvier 2017, l’exigence Rmin a disparu, l’ensemble des parois qui entourent le volume protégé
doivent par conséquent respecter la valeur Umax.
Une exigence sur la valeur Umax est également applicable à certaines parois situées à l’intérieur d’un volume
protégé (cf. fiche suivante 6.8).
TABLEAU DES VALEURS UMAX EN VIGUEUR DEPUIS LE 1ER JANVIER 2017, CALCULÉES SELON
L’ANNEXE B1-DRT
UMAX
ELÉMENTS DE CONSTRUCTION
[W/m²K]
Murs* 0.24
Planchers 0.24
Fenêtres :
Murs-rideaux :
• Ensemble châssis et vitrage 2.00
Parois entre 2 volumes protégés situés sur des parcelles adjacentes ** 1.00
Parois opaques à l’intérieur du volume protégé ou adjacentes à un volume protégé sur la même
1.00
parcelle ***
* Pour les parois en contact avec le sol, la valeur U tient compte de la résistance thermique du sol et doit être calculé
conformément aux spécifications fournies à l'annexe B1 de l'Arrêté.
** À l'exception des portes et des fenêtres
*** Parois opaques (à l'exception des portes et portes de garage) :
6.9 Valeur Umax | Parois entre deux VP situés sur des parcelles adjacentes
Pas d’exigence
6.10 Niveau K
*La compacité est le rapport entre le volume protégé du bâtiment V (cf. 5.1) et la superficie totale des parois de
déperditions AT (cf. 5.2).
K = 100 x Um/Um,ref
Avec :
• Um : coefficient de transfert thermique moyen du volume protégé (fonction des valeurs U des
différentes parois de déperdition et de leurs surfaces de déperditions respectives) ;
• Um,ref : valeur de référence du coefficient de transfert thermique moyen déterminée en fonction de la
compacité du volume protégé.
Si 4 m ≤ C Um,ref = 2
Pour un même volume protégé, plus le niveau K est faible, plus l’enveloppe est performante.
Attention
Le niveau K doit tenir compte de l’influence des nœuds constructifs (cf. 8.36), que ce soit un bâtiment neuf
ou un bâtiment faisant l’objet d’un changement de destination.
*A l’exception des bâtiments industriels neufs dont le niveau K doit être inférieur ou égal à 55. Par ailleurs, pour les
bâtiments faisant l’objet d’un changement de destination (cf 3.3), le niveau K doit être inférieur ou égal à K65.
6.12 Niveau Ew
Il s’agit du rapport entre la consommation annuelle d’énergie primaire de l’unité PER (même procédure de calcul
que pour déterminer la consommation spécifique) et une consommation annuelle d’énergie primaire de
référence, multiplié par 100.
Pour chaque unité PEB résidentielle (cf. unité PER) neuve ou assimilée à du neuf, le niveau Ew est déterminé
comme suit :
Pour une même unité PER, plus le niveau Ew est faible, plus le logement est performant.
Chaque unité PER, doit satisfaire à l’exigence de niveau de consommation d’énergie primaire E w.
Dans un immeuble à appartements, chaque appartement est une unité PER.
6.13 Niveau Ew
Il s’agit du rapport entre la consommation annuelle d’énergie primaire de l’unité et une consommation annuelle
d’énergie primaire de référence, multiplié par 100.
Pour chaque unité non-résidentielle (cf. unité PEN) neuve ou assimilée à du neuf, le niveau EW est déterminé
comme suit :
Pour une même unité PEN, plus le niveau Ew est faible, plus l’unité PEN est performante.
*Leseuil à respecter pour le niveau Ew des unités PEN est variable (entre 90 et 45) et dépend des parties fonctionnelles
présentes dans l’unité et de leurs surfaces respectives.
Le principe de calcul du seuil d’exigence à respecter pour le niveau E w d’une unité PEN se base sur une
moyenne pondérée de l’exigence Ew applicable à chaque partie fonctionnelle présente au sein de l’unité PEN.
La méthode PEN définit un niveau d’exigence par fonction (E w,fct f) et établit la moyenne au niveau de l’unité
PEN, en pondérant ces niveaux d’exigence par fonction par les surfaces de plancher chauffées (Ach) respectives
de chaque partie fonctionnelle présente dans l’unité PEN.
Avec :
Ew,PEN le seuil à respecter pour le niveau Ew de l’unité PEN étudiée [-]
Ach,fct,f la surface totale de plancher chauffée de chaque fonction f présente dans l’unité PEN [m²]
Ew,fct,f le niveau d’exigence par fonction, pour chaque fonction f présente dans l’unité PEN [-]
Ach la surface totale de plancher chauffée de l’unité PEN étudiée [m²]
Les valeurs des niveaux d’exigence par fonction, EW,fct f, sont définies dans le texte de l’AGW PEB recast et
sont reprises dans le tableau ci-dessous :
Bureaux 45
Enseignement 45
Avec occupation 90
nocturne
Soins de santé Sans occupation 90
nocturne
Salle d’opération 90
Occupation importante 90
Cafétéria / Réfectoire 90
Cuisine 90
Commerce / Services 90
Hall de sport / 90
Gymnase
Sport 90
Fitness / Danse
Sauna / Piscine 90
Locaux techniques 90 ou 45
Communs 90 ou 45
Autre 90
Fonction inconnue 90
Par exemple, une unité PEN constituée d’une partie fonctionnelle « Bureaux » de 1000 m² (EW,fct f = 45) et d’une
partie fonctionnelle « Sport » de 300 m² (EW,fct f = 90), devra respecter un seuil de 55 pour son indicateur EW.
Par contre une unité PEN constituée uniquement d’une partie fonctionnelle « Enseignement » devra respecter
un seuil de 45 pour son indicateur Ew.
Vous trouverez d’autres exemples de détermination du seuil de niveau Ew à respecter ainsi que les règles pour
subdiviser une unité PEN en parties fonctionnelle dans le « DOCUMENT EXPLICATIF - MÉTHODE DE
CALCUL PEB POUR LES BÂTIMENTS NON RÉSIDENTIELS » téléchargeable sur le site énergie de la
Wallonie : [Link] Ce document explicatif constitue une aide précieuse pour les
responsables PEB chargés de la mission PEB pour des bâtiments non-résidentiels.
Il s’agit du rapport entre la consommation annuelle d’énergie primaire d’une unité PEB résidentielle (cf. unité
PER) et la surface totale de plancher chauffée ou climatisée de cette unité.
La consommation spécifique en énergie primaire, Espec, est calculée pour chaque unité PER. Elle est exprimée
en kWh/m²an ou en MJ/m²an.
Pour une même unité PER, plus la consommation Espec est faible, plus le logement est performant.
6.17 Surchauffe
Les unités PER neuves ou assimilées à du neuf sont soumises au respect d’une exigence relative à la
surchauffe.
Dans un premier temps, la méthode de calcul évalue l’indicateur de surchauffe [Kh], cet indicateur est ensuite
comparé par rapport à 2 limites (inférieure = 1000 Kh et supérieure = 6500 Kh) en vue de définir un risque de
surchauffe, et enfin, une probabilité conventionnelle d’installation d’un système de refroidissement actif.
L’indicateur de surchauffe et la probabilité de refroidissement actif sont indiqués au niveau de chaque secteur
énergétique dans le logiciel PEB. Mais c’est bien au niveau de l’unité PER que l’exigence doit être respectée.
6.19 Ventilation
À l’exception des unités industrielles, la réglementation PEB prévoit des exigences de ventilation pour tous
types d’unités PEB quelle que soit la destination (résidentielle ou non-résidentielle) et la nature des travaux
applicables.
*Les textes réglementaires sont présents sur cette page : Réglementation PEB à partir du 11/03/2021 - Site énergie du
Service public de Wallonie
6.20 Ventilation
À l’exception des unités industrielles, la réglementation PEB prévoit des exigences de ventilation pour tous
types d’unités PEB quelle que soit la destination (résidentielle ou non-résidentielle) et la nature des travaux
applicables.
• Alimentation et
évacuation
naturelles ; Pour les locaux existants où
• Alimentation des châssis de fenêtres ou de
mécanique, portes extérieurs sont placés
évacuation naturelle ; ou remplacés, seules les
• Alimentation exigences de ventilation
naturelle, évacuation relatives aux amenées d’air
mécanique ; sont applicables.
• Alimentation et
évacuation
Annexe C3* - VHN de
mécaniques. Pour les locaux situés en l’arrêté qui fait
extension, mise en place de référence,
dispositifs de ventilation notamment, à la
Les dispositifs de ventilation permettant d’assurer les norme NBN EN
installés doivent permettre débits requis tant en 13779 :2004.
d’assurer les débits requis alimentation qu’en
tant en alimentation qu’en évacuation et ce, dans tous
évacuation et ce, dans tous les espaces, qu’ils soient
les espaces, qu’ils soient destinés à l’occupation
destinés à l’occupation humaine ou non.
humaine ou non.
*Les textes réglementaires sont présents sur cette page : Réglementation PEB à partir du 11/03/2021 - Site énergie du
Service public de Wallonie
Dans le cas d’une rénovation simple ou importante, le logiciel PEB demande, outre les parois
modifiées, de signaler s’il y a un placement ou remplacement de châssis dans un espace sec existant, ou
création d’un nouvel espace :
Si la réponse à au moins une de ces 2 questions est affirmative, des exigences de ventilation devront être
remplies.
Vous trouverez de plus amples informations au sujet de la ventilation des bâtiments résidentiels dans le
chapitre 11.3.
Vous trouverez de amples informations au sujet de la ventilation des bâtiments non résidentiels dans le
chapitre 11.10.
Depuis le 1er mai 2016, indépendamment d’une éventuelle procédure PEB, des exigences s'appliquent aux
systèmes de chauffage, eau chaude sanitaire, refroidissement et ventilation.
Dans les unités PEB construites (existantes), ces exigences s’appliquent aux systèmes, lors de leur installation,
leur remplacement ou leur modernisation.
Dans les unités PEB à construire (neuves et assimilées à du neuf), seules certaines exigences de comptage
s’appliquent lors de l’installation des systèmes.
(1) Il s'agit des points [Link], [Link], [Link] et [Link] de l'annexe c4*.
(2) Assimilation aux bâtiments à construire :
• Reconstruction ou extension : lorsqu'on crée un volume protégé supérieur à 800 m³ ou lorsqu'on double le volume
protégé existant
• Autres cas : installations ET 75% de l'enveloppe remplacés
C’est l’installateur qui doit contrôler la conformité de l’installation et le respect de ces exigences
systèmes de l’annexe C4*, et non le responsable PEB.
Ci-après, un résumé des exigences à appliquer aux systèmes suivants (pour plus de précisions, voir annexe-
c4-systemes-agw-2016-01-28*) :
• chauffage et eau chaude sanitaire (voir fiche 6.23)
• refroidissement (voir fiche 6.26)
• ventilation (voir fiche 6.29)
A noter : dans le cadre de la transposition de la Directive PEB de 2018, ces exigences systèmes seront revues.
Les systèmes actuellement couverts verront leurs exigences modifiées et de nouveaux systèmes seront
couverts (notamment : systèmes de régulation, systèmes de production d'électricité sur site, systèmes
d'éclairage).
*Les textes réglementaires sont présents sur cette page : Réglementation PEB à partir du 11/03/2021 - Site énergie du
Service public de Wallonie
Cette exigence ne s’applique pas lors du remplacement d’une chaudière atmosphérique existante raccordée
sur une cheminée collective (permettant l’évacuation des gaz de combustion issus de générateurs du même
type localisés dans des unités d’habitation distinctes) par une nouvelle chaudière du même type, dans la mesure
où elle est installée à la même place et raccordée sur le même conduit de cheminée.
Ceci signifie qu’une chaudière atmosphérique existante installée sur un conduit de cheminée individuel ne peut
être remplacée par une chaudière du même type.
COPtest est le coefficient de performance de la pompe à chaleur déterminé selon la norme NBN EN 14511 dans
les conditions d'essai décrites dans le tableau [12] de l’annexe A1 de l’arrêté.
Cette exigence ne s’applique pas lors du remplacement d’un appareil existant défectueux par un nouveau de
même type et dont la puissance électrique nominale est inférieure ou égale à celle de l’ancien appareil.
Cette exigence ne s’applique pas aux générateurs de chauffage électrique direct de l’eau chaude sanitaire
remplacés ou modernisés, ni aux résistances électriques d’appoint de pompes à chaleur.
CHAMP D’APPLICATION
EXIGENCES
Les conduites et accessoires qui font spécifiquement l’objet de travaux (qu’ils soient installés, déplacés ou
remplacés) doivent être calorifugés.
Il faut vérifier l’ensemble des circuits de distribution de chaleur lorsqu’il est procédé à l’installation, au
remplacement ou à la modernisation d’au moins un générateur de chaleur, ou au remplacement du brûleur d’un
générateur raccordé au circuit de distribution. Les conduites et accessoires existants non calorifugés ou
recouverts avec une épaisseur de matériau de moins de 10 mm avant le 1 er mai 2016 doivent être calorifugés.
L’isolation thermique est continue et n’est pas interrompue au droit des points d’ancrage des conduites :
EXCEPTIONS
Pour les conduites et accessoires existants avant le 1 er mai 2016, ces exigences peuvent ne pas s’appliquer
dans les deux cas suivants :
• inaccessibilité ;
• impossibilité, en raison de l’environnement direct de ces conduites et accessoires, de poser toute
l’épaisseur minimale prescrite d’isolant. Dans ce cas, on applique l’épaisseur d’isolant maximale que
permet l’environnement direct.
Les compteurs (compteurs de combustible liquide et gazeux, compteurs d’énergie thermique, compteurs
d’énergie électrique) sont équipés d’un dispositif qui permet la lecture des quantités mesurées sur place ou à
distance. Ils respectent les exigences de l’Arrêté royal du 13 juin 2006 relatif aux instruments de mesure.
DÉFINITIONS
Compteur de chaleur : débitmètre avec 2 sondes de température qui mesure la quantité de chaleur.
Répartiteurs : dispositifs placés sur des radiateurs qui indiquent un score relatif qui permet d’estimer les parts
de chaleur consommée par une partie de bâtiment par rapport à la consommation totale.
EXIGENCES
Le rendement d’installation d’un système de machines de refroidissement à compression refroidies à l’air et/ou
à l’eau respecte, pour une application non-résidentielle, l’exigence suivante :
CHAMP D’APPLICATION
Les exigences en matière de calorifugeage s’appliquent aux conduites et accessoires d’eau glacée.
EXIGENCES
Les conduites et accessoires qui font spécifiquement l’objet de travaux (qu’ils soient installés, déplacés ou
remplacés) doivent être calorifugés.
Il faut vérifier l’ensemble des circuits de distribution de froid dès qu’il est procédé à l’installation, au
remplacement ou à la modernisation d’au moins une nouvelle installation de réfrigération raccordée au circuit
de distribution. Les conduites et accessoires existants avant le 1 er mai 2016 et non calorifugés suivant les
présentes exigences doivent être calorifugés.
L’isolation est mise en œuvre de façon étanche et de façon à éviter tout risque de condensation.
Elle est continue et ne peut être interrompue au droit des points d’ancrage des conduites :
Ces exigences ne dispensent pas du calcul de l'épaisseur de calorifuge nécessaire pour éviter la condensation.
Si l’épaisseur du calorifuge nécessaire pour éviter la condensation est supérieure à celle imposée par l’exigence
de calorifugeage, l’épaisseur la plus importante est d’application.
EXCEPTIONS
Pour les conduites et accessoires existants avant le 1er mai 2016, ces exigences peuvent ne pas s’appliquer
dans les deux cas suivants :
• inaccessibilité ;
• impossibilité, en raison de l’environnement direct de ces conduites et accessoires, de poser toute
l’épaisseur minimale prescrite d’isolant. Dans ce cas, on applique l’épaisseur d’isolant maximale que
permet l’environnement direct.
Les compteurs (compteurs de combustible liquide et gazeux, compteurs d’énergie thermique, compteurs
d’énergie électrique) sont équipés d’un dispositif qui permet la lecture des quantités mesurées sur place ou à
distance. Ils respectent les exigences de l’Arrêté royal du 13 juin 2006 relatif aux instruments de mesure.
DÉFINITIONS
Compteur de chaleur : débitmètre avec 2 sondes de température qui mesure la quantité de chaleur.
Répartiteurs : dispositifs placés sur des radiateurs qui indiquent un score relatif qui permet d’estimer les parts
de chaleur consommée par une partie de bâtiment par rapport à la consommation totale.
EXIGENCES
Production de froid :
• Exigence de comptage d’énergie électrique :
o dès que la puissance nominale totale d’appareils de production d’eau glacée raccordés sur un
même circuit de distribution est supérieure à 12 kW ;
o pour les installations de réfrigération à condensation par eau raccordées à une tour de
refroidissement ou à un aéro-refroidisseur.
• Exigence de comptage d’énergie thermique avec un compteur de chaleur dès que la puissance
nominale totale d’appareils de production d’eau glacée raccordés sur un même circuit de distribution
est supérieure à 100 kW ;
PERFORMANCE
Obligation de placement d’un système quelconque de récupération de chaleur pour les systèmes
double flux centralisés installés, remplacés ou modernisés.
De plus, les systèmes de ventilation mécanique double flux centralisés fabriqués en série sont équipés d’un
appareil de récupération de chaleur ayant un rendement d’installation (déterminé selon l’annexe C4) ≥ 75 %.
Ƞinst ≥ 75%
CHAMP D’APPLICATION
Les exigences en matière de calorifugeage s’appliquent aux conduits véhiculant de l’air dont la section droite
de passage ≥ 0,025 m², quelle que soit la forme de la section droite du conduit.
EXIGENCES
Les conduits d’air qui font spécifiquement l’objet de travaux (qu’ils soient installés, déplacés ou remplacés)
doivent être calorifugés.
Il faut vérifier l’ensemble des réseaux aérauliques lorsqu’au moins un groupe d’aération, une unité de traitement
d’air ou un appareil de récupération de chaleur est installé, remplacé ou modernisé sur le réseau de distribution.
Les conduits d’air existants non calorifugés ou recouverts avec une épaisseur de matériau de moins de 10 mm
avant 1er mai 2016 doivent être calorifugés.
EXCEPTIONS
Pour les conduits d’air existants avant le 1er mai 2016, ces exigences peuvent ne pas s’appliquer dans les deux
cas suivants :
• inaccessibilité ;
• impossibilité, en raison de l’environnement direct de ces conduits, de poser toute l’épaisseur minimale
prescrite d’isolant. Dans ce cas, on applique l’épaisseur d’isolant maximale que permet l’environnement
direct.
Les compteurs (compteurs de combustible liquide et gazeux, compteurs d’énergie thermique, compteurs
d’énergie électrique) sont équipés d’un dispositif qui permet la lecture des quantités mesurées sur place ou à
distance. Ils respectent les exigences de l’Arrêté royal du 13 juin 2006 relatif aux instruments de mesure.
DÉFINITIONS
Compteur de chaleur : débitmètre avec 2 sondes de température qui mesure la quantité de chaleur.
Répartiteurs : dispositifs placés sur des radiateurs qui indiquent un score relatif qui permet d’estimer les parts
de chaleur consommée par une partie de bâtiment par rapport à la consommation totale.
EXIGENCE
EXCEPTION
Les ventilateurs uniquement destinés au désenfumage ne sont pas soumis à cette exigence.
7.1 Principe
7.2 Besoins nets d’énergie pour le chauffage
7.3 Besoins nets d’énergie pour le chauffage | Priorité à la performance de l’enveloppe
7.4 Besoins bruts et consommation d’énergie finale pour le chauffage
7.5 Besoins nets, bruts et consommation d’énergie finale pour l’eau chaude sanitaire
7.6 Consommation d’énergie finale pour les auxiliaires
7.7 Besoin net pour le refroidissement
7.8 Consommation d’énergie finale pour le refroidissement
7.9 Consommation d’énergie finale pour le refroidissement
7.10 Consommation d’énergie pour l’humidification
7.11 Consommation d’énergie pour l’éclairage
7.12 Facteur de conversion en énergie primaire
7.13 Autoproduction d’électricité
7.14 Bilan énergétique d’une unité résidentielle
7.15 Bilan énergétique d’une unité résidentielle | Schéma complet
7.16 Bilan énergétique d’une unité non résidentielle
7.17 Bilan énergétique d’une unité non résidentielle | Schéma complet
7.18 Actions en faveur de la PEB
7.19 Conditions standardisées
7.20 Conditions standardisées | Paramètres intervenants dans la méthode de calcul
7.1 Principe
La méthode de calcul PEB est utile pour déterminer la consommation en énergie primaire de chaque unité PEB
neuve ou assimilée à du neuf à destination résidentielle et non-résidentielle.
Le logiciel PEB est l’outil, mis à la disposition des auteurs de projet et des responsables PEB par
l’Administration, qui permet notamment d’évaluer la consommation en énergie primaire de chaque unité. Pour
ce faire, il est nécessaire d’y encoder toute une série de données qui peuvent différer selon la destination de
l’unité PEB.
NB : A l’heure actuelle, les unités industrielles ne sont pas soumises à des exigences en matière de consommation d’énergie
primaire.
Il s’agit de la quantité de chaleur à fournir par le système de chauffage à l’ambiance afin d'atteindre et de
maintenir une certaine température intérieure.
Dans un premier temps, la méthode de calcul PEB évalue les besoins nets en énergie pour le chauffage pour
chaque secteur énergétique (cf. 4.9) présent au sein de l’unité PEB compte tenu :
• d'une part, des pertes :
o par transmission de chaleur aux travers des parois et des nœuds constructifs ;
o dues aux. in/exfiltrations d’air ;
o générées par la ventilation hygiénique des locaux ;
• d’autre part, des gains :
o solaires ;
o internes dus à l’occupation de l’unité ;
• et de l’inertie.
Les besoins nets en énergie pour le chauffage correspondent donc à la quantité d’énergie à fournir à l’ambiance
intérieure de l’unité PEB pour maintenir une température intérieure définie et ce afin de compenser les
déperditions (par transmission, in/exfiltration et ventilation), déduction faite des apports solaires et internes.
Ils sont donc uniquement liés aux caractéristiques constructives et à la fonction du bâtiment, et non aux
caractéristiques des installations techniques.
Pour qu’un bâtiment soit économe en énergie pour le chauffage, il faut d’une part, limiter les pertes de chaleur,
et d’autre part, valoriser les apports solaires tout en évitant la surchauffe en été.
Privilégier une enveloppe performante grâce à une isolation thermique renforcée des parois et un soin apporté
à la gestion des nœuds constructifs permet de réduire fortement les pertes par transmission.
Installer un système de ventilation mécanique double flux avec récupération de chaleur sur l’extrait et soigner
l’étanchéité à l’air permet de réduire les pertes par ventilation et in/exfiltration.
Réduire les pertes de chaleur, tout en valorisant les apports solaires (et internes), c’est réduire les besoins nets
en énergie pour le chauffage. Toutefois, il ne faut pas perdre de vue qu’un dans bâtiment présentant peu de
pertes, les apports solaires pourraient générer de l’inconfort en été. Il faut dès lors concevoir le bâtiment afin
d’éviter toute surchauffe et surtout tout recours au refroidissement actif.
L’objectif de la PEB est de minimiser les besoins en énergie du bâtiment tout en garantissant le confort
intérieur en toute saison.
Les besoins bruts représentent la quantité de chaleur transmise par le système de production de chaleur
(chaudière de chauffage central, pompe à chaleur…) au système d'émission.
La méthode de calcul évalue, pour chaque secteur énergétique présent au sein de l’unité PEB, les besoins
bruts en énergie compte tenu des besoins nets et des caractéristiques du système de chauffage installé liées
au mode de distribution, d’émission, et de stockage éventuel.
La consommation d’énergie finale représente la quantité d’énergie qui doit être fournie au système de
production de chaleur, il s’agit en quelque sorte de la quantité d’énergie de chauffage payée par l’occupant.
Ensuite, la méthode de calcul détermine, pour chaque secteur énergétique présent au sein de l’unité PEB, la
consommation d’énergie finale compte tenu des besoins bruts en énergie, de la contribution éventuelle d’un
système solaire thermique et des performances du ou des producteurs installés (cf. chaudière, pompe à
chaleur, chauffage local…).
7.5 Besoins nets, bruts et consommation d’énergie finale pour l’eau chaude
sanitaire
Dans les unités PER neuves ou assimilées à du neuf, les besoins nets en énergie pour l’eau chaude sanitaire
(ECS) sont évalués sur une base forfaitaire en fonction du volume protégé de l’unité.
Dans les unités PEN neuves ou assimilées à du neuf, les besoins nets en énergie pour l’eau chaude sanitaire
(ECS) sont évalués par partie fonctionnelle et ne sont définis qu’en présence de douche/baignoire ou évier de
cuisine :
• pour les douches et les baignoires, la méthode de calcul détermine les besoins nets en ECS par
douche ou baignoire compte tenu de la fonction desservie ;
• pour les éviers de cuisine, la méthode de calcul détermine les besoins nets en ECS compte tenu du
nombre de repas préparés par service, du nombre de service assurés par jour, et de la fonction
desservie.
Que ce soit pour les unités PER ou PEN, la méthode de calcul détermine les besoins bruts en énergie pour
l’ECS selon le mode de distribution de l'eau chaude et le mode de puisage.
Ensuite, la méthode de calcul détermine la consommation d’énergie finale pour l’ECS compte tenu des
besoins bruts en énergie, de la contribution éventuelle d’un système solaire thermique et des performances du
ou des producteurs installés (cf. chaudière, pompe à chaleur, chauffage local…).
Les auxiliaires sont les équipements électriques (circulateur, vannes gaz, électronique, ventilateur…) ou
veilleuses nécessaires au fonctionnement des installations de chauffage, de production d'eau chaude sanitaire
et de ventilation dans les unités PER et PEN neuves ou assimilées à du neuf, et au fonctionnement des
installations de refroidissement dans les unités PEN neuves ou assimilées à du neuf.
La consommation d'énergie des auxiliaires est comptabilisée dans le calcul de l'énergie primaire
consommée par le bâtiment.
Il s’agit de la quantité de chaleur à évacuer par le système de refroidissement à l’ambiance afin d'atteindre et
de maintenir une certaine température intérieure.
Dans un premier temps, la méthode de calcul PEB évalue les besoins nets en énergie pour le refroidissement
pour chaque secteur énergétique (cf. 4.9) présent au sein de l’unité PEB compte tenu :
• d'une part, des pertes :
o par transmission de chaleur aux travers des parois et des nœuds constructifs ;
o dues aux. in/exfiltrations d’air ;
o générées par la ventilation hygiénique des locaux ;
• et de l’inertie.
Dans les unités PER neuves ou assimilées à du neuf, un besoin net pour le refroidissement est déterminé
dans 2 cas :
Ensuite, la méthode détermine la consommation d’énergie finale pour le refroidissement compte tenu des
besoins nets (cf. ci-dessus) et d’un rendement par défaut du système de refroidissement.
Pour les unités PER, il n’est pas possible de tenir compte des caractéristiques du système de refroidissement.
Cependant, il est possible de valoriser la technique dite de « géo-cooling » qui associe un échangeur sol/eau
vertical avec une PAC géothermique.
Cette technique permet de refroidir l’eau de refroidissement en utilisant un échangeur de chaleur enterré
profondément dans le sol, sans refroidissement actif supplémentaire, c’est-à-dire sans consommation
d’énergie. Ensuite cette eau est envoyée dans un plancher rafraichissant, ce qui permet d’abaisser la
température intérieure. Cette technique du « géo-cooling » permet de couvrir une fraction des besoins nets en
énergie pour le refroidissement, et donc par conséquent de limiter la consommation.
Seul un système sol/eau vertical peut être valorisé. Aucun géo-cooling ne peut être considéré si l’échangeur
est horizontal.
Si l’eau est refroidie de manière active, c'est-à-dire via une machine de refroidissement à compression, le
refroidissement ne peut pas être valorisé même si cette machine est couplée à un « géo-cooling ».
Il faut alors répondre « oui » au niveau du champ « refroidissement actif » dans le logiciel PEB :
Dans les unités PEN neuves ou assimilées à du neuf, un besoin net pour le refroidissement est comptabilisé
dans 2 cas :
• soit lorsqu’il y a un excédent de gains (solaires et internes) par rapport aux pertes (par transmission et
ventilation) :
o même si l’on n’installe pas de système de refroidissement actif, on tient compte d’un besoin net
fictif pour le refroidissement.
Ensuite, la méthode détermine les besoins bruts pour le refroidissement compte tenu des besoins nets et du
rendement du système (cf. mode de distribution du froid et régulation éventuelle).
Enfin, la consommation d’énergie finale pour le refroidissement est calculée compte tenu des besoins bruts et
des caractéristiques du producteur de froid. En l’absence d’un système refroidissement actif, mais en présence
d’un excédent de gains,
La méthode de calcul prévoit des valeurs par défaut pour le rendement de système et le rendement de
production.
Si les installations de l’unité PEN comprennent des dispositifs destinés à humidifier l’air neuf introduit dans (une
partie de) l’unité PEN, la méthode de calcul PEB prend en compte la consommation d’énergie pour cette
humidification.
Le besoin d’humidification dans les bâtiments non résidentiels se présente surtout en hiver. Il est généralement
lié à l’apport d’air neuf via une ventilation mécanique. L'air neuf froid pris à l’extérieur, une fois réchauffé, est un
air sec, ce qui risque d’occasionner un inconfort. L’humidification de l’air entrant permet réduire cet inconfort,
c’est pourquoi la méthode de calcul détermine le besoin net pour l’humidification compte tenu, notamment, du
débit de conception d’air frais entrant à travers l’humidificateur installé.
La méthode de calcul PEB des unités non résidentielles (PEN) neuves ou assimilées à du neuf considère la
consommation d’énergie pour l’éclairage. Elle prévoit 2 modes de calcul :
• soit forfaitaire (cf. 19.8), basé sur des valeurs par défaut ;
• soit basé sur la puissance réellement installée (cf. 19.9).
Seul l’éclairage fixe situé à l’intérieur des unités PEN est obligatoirement pris en compte.
Les luminaires dits ‘sur pieds’, c’est-à-dire les luminaires « indépendants » (portables) qui sont branchés sur le
secteur peuvent être pris en considération de manière volontaire.
Il s’agit, par exemple, des lampes de bureau, certaines lampes fixées aux cadres de tableaux.
Cela permet au concepteur de bénéficier de valeurs de consommation plus favorables que la valeur par défaut.
La consommation en énergie primaire est obtenue en multipliant la consommation d’énergie finale de chaque
poste (cf. chauffage, ECS, auxiliaires, refroidissement éventuel, éclairage dans le cas d’une unité PEN…) par
un facteur de conversion en énergie primaire propre au vecteur énergétique utilisé.
Actuellement, seule l’électricité est pénalisée en considérant qu’il faut 2,5 kWh d’énergie primaire pour produire
1 kWh d’énergie finale (pertes au niveau des centrales thermiques ou nucléaires). Dans le cas de l’électricité,
la consommation finale est donc multipliée par un facteur de 2,5 pour être exprimée en énergie primaire.
Pour les autres énergies (fossiles, biomasse), les pertes de transformation sont considérées comme nulles et
le facteur de conversion en énergie primaire est égal à 1. La consommation finale est alors égale à la
consommation en énergie primaire.
L'électricité produite par une installation solaire photovoltaïque (cf. 21) ou une unité de cogénération ne doit
pas être produite dans une centrale ni acheminée jusqu’au bâtiment. L'électricité ainsi produite sur place
convertie énergie primaire (EP) est déduite du bilan énergétique du bâtiment.
* Seule l’économie d’énergie primaire résultant de la production d’électricité d’une installation de cogénération sur site est
déduite de la consommation d’énergie primaire de l’unité PEB. La production de chaleur d’une installation de cogénération
intervient, quant à elle, dans l’évaluation de la consommation d’énergie finale pour le chauffage et/ou l’ECS.
Le bilan énergétique d’une unité PEB à destination résidentielle (cf. unité PER) neuves ou
assimilée à du neuf reprend la consommation d’énergie primaire pour le chauffage, l’eau
chaude sanitaire (ECS), les auxiliaires et le refroidissement éventuel, déduction faite de
l’électricité autoproduite par une installation solaire photovoltaïque ou par une cogénération.
Ce schéma résume en le simplifiant le bilan énergétique d’une unité PER. Il reprend l’ensemble des postes qui
influencent la consommation d’énergie primaire pour le chauffage, l’eau chaude sanitaire, les auxiliaires et le
refroidissement éventuel. Au final, ce bilan donne la consommation annuelle d’énergie primaire de l’unité PEB.
Le bilan énergétique d’une unité PEB à destination non résidentielle (cf. PEN) neuve ou
assimilée à du neuf reprend la consommation d’énergie primaire pour le chauffage, les
auxiliaires, l’éclairage ainsi que pour l’eau chaude sanitaire (ECS), le refroidissement et
l’humidification éventuels, déduction faite de l’électricité autoproduite par une installation
solaire photovoltaïque ou par une cogénération.
Ce schéma résume en le simplifiant le bilan énergétique d’une unité PEN. Il reprend l’ensemble des postes qui
influencent la consommation d’énergie primaire pour le chauffage, l’eau chaude sanitaire, l’éclairage, les
auxiliaires, l’eau chaude sanitaire, le refroidissement et l’humidification éventuels. Au final, ce bilan donne la
consommation annuelle d’énergie primaire de l’unité PEN.
Pour chaque poste du bilan énergétique, des actions spécifiques contribuent à la performance énergétique du
bâtiment. Celle-ci est évaluée grâce à des indicateurs PEB.
Il est important de rappeler que la consommation caractéristique du bilan énergétique du bâtiment (cf. 7.1 à
7.12) est une consommation théorique car calculée dans des conditions standardisées bien définies. De
plus, elle est exprimée en énergie primaire*
De ce fait, ce résultat sera bien différent de la consommation réelle de l’unité PEB.
Concernant les unités PER, la méthode de calcul PEB qui évalue une consommation énergétique dans des
conditions standardisées, indépendamment du nombre et du comportement des occupants ET ceci dans les
conditions climatiques d’une année-type.
Concernant les unités PEN, la méthode de calcul PEB qui évalue également une consommation énergétique
dans des conditions standardisées et dans les conditions climatiques d’une année-type, cependant le nombre
d’occupants et d’autres paramètres, tels que les débits de ventilation hygiénique… interviennent dans le calcul.
PARAMÈTRES
INTERVENANTS DANS LA UNITÉ PER UNITÉ PEN
MÉTHODE DE CALCUL PEB
PARAMÈTRES
INTERVENANTS DANS LA UNITÉ PER UNITÉ PEN
MÉTHODE DE CALCUL PEB
Pour les unités PER, la méthode de calcul évalue, dans ces conditions, la consommation d’énergie nécessaire
pour le chauffage, l’eau chaude sanitaire, les auxiliaires (circulateur, ventilateur…) et, éventuellement, le
refroidissement. Les consommations des équipements électroménagers et de l’éclairage ne sont pas prises en
compte.
Pour les unités PEN, la méthode de calcul évalue, dans ces conditions, la consommation d’énergie nécessaire
pour le chauffage, l’éclairage, les auxiliaires (circulateur, ventilateur…) et, éventuellement, l’eau chaude
sanitaire, le refroidissement et l’humidification.
8.1 Principe
L'isolation thermique d'un bâtiment est une priorité pour garantir sa performance énergétique : de faibles pertes
par transmission de chaleur au travers des parois permettent d'obtenir un bâtiment économe en énergie pour
le chauffage de celui-ci.
Les déperditions de chaleur à travers l’enveloppe du bâtiment étant tridimensionnelles, la seule évaluation
précise du coefficient de transfert thermique par transmission ne peut être obtenue que par un calcul numérique
détaillé. Dans la pratique, seuls les coefficients de transmission thermique des éléments de construction
constitués de couches homogènes, planes et parallèles peuvent être évalués facilement. Pour toute autre
situation, un calcul numérique détaillé est nécessaire. Dans le cadre de la PEB, des méthodes simplifiées
permettent un calcul plus facile pour certains cas spécifiques comme, par exemple, des éléments de
construction constitués de couches non-homogènes, la prise en compte des fixations mécaniques, les éléments
de construction d’épaisseur variable, les fenêtres et les portes ou encore les façades légères. Ces méthodes
peuvent toujours être appliquées, pour autant que l’on respecte les conditions d’application en vigueur pour
chaque cas particulier.
La prise en compte des nœuds constructifs est également expliquée dans ce chapitre. Toute interruption linéaire
ou ponctuelle propre à une paroi de la surface de déperdition doit être prise en compte pour la détermination
du coefficient de transmission thermique des éléments de construction de cette paroi.
La performance d'un bâtiment du point de vue de son isolation thermique est évaluée par les indicateurs
PEB : niveau K et valeur U.
La déperdition totale par transmission directe de chaleur vers l'environnement extérieur est la somme des
transferts de chaleur au travers des parois en contact direct avec l'air extérieur.
Ces déperditions sont calculées par le logiciel PEB sur base des données suivantes.
Pour chaque paroi en contact direct avec l’air Surface [m²], déterminée avec les dimensions
extérieur : extérieures
La déperdition totale par transmission de chaleur vers l'environnement via un espace adjacent non chauffé
(EANC), situé au-dessus du sol, résulte d'un équilibre thermique entre, d'une part, les transferts de chaleur
entre l'espace chauffé et l'espace adjacent non chauffé, et d'autre part, entre cet espace et l'environnement
extérieur. Un tel espace non chauffé constitue donc un espace tampon entre le volume chauffé et
l'environnement. Par espaces adjacents non chauffés, on entend les espaces dont la couche d’air est
supérieure à 0,3 m.
Cette déperdition est calculée par le logiciel PEB sur base des données suivantes.
8.5 Déperditions thermiques | Étanchéité à l’air d’un espace adjacent non chauffé
Lors de l’encodage détaillé, il faudra définir le taux conventionnel de ventilation de l’espace adjacent non-
chauffé d’après la situation la plus adéquate du tableau ci-dessous.
La déperdition totale par transmission de chaleur vers un autre espace adjacent chauffé (en ce y compris à
travers un mur mitoyen construit) est considérée comme étant nulle dans le cadre de la PEB.
Toutefois, tel que précisé dans le chapitre 6, une valeur Umax de 1 W/m²K doit être respectée pour :
• les parois entre 2 volumes protégés situés sur des parcelles adjacentes ;
• les parois opaques à l’intérieur du volume protégé ou adjacentes à un volume protégé sur la même
parcelle :
o entre unité d’habitation distincte ;
o entre unité d’habitation et espaces communs (cage d’escalier, hall d’entrée, couloirs…) ;
o entre unité d’habitation et espaces à affectation non résidentielle ;
o entre espaces à affectation industrielle et espaces à affectation non industrielle.
Dans le logiciel PEB , dans un projet comportant plusieurs unités PEB ou secteurs énergétiques, le
responsable PEB peut décrire ces parois adjacentes et les connecter entre elles via le menu déroulant
« environnement » de la paroi et indiquer avec quel(le) unité PEB ou secteur énergétique, elle est adjacente.
La déperdition totale par transmission de chaleur des parois en contact avec le sol est la somme des transferts
de chaleur au travers des parois en contact direct avec le sol.
Pour calculer ces déperditions via le logiciel PEB , deux méthodes sont possibles :
• l’une simplifiée qui calcule la déperdition à travers la paroi en tenant compte de la masse thermique et
la conductivité thermique du sol de manière simplifiée ;
• l’autre en tenant compte :
o de la masse thermique et de la conductivité thermique du sol ;
o d’une approximation des effets dynamiques du transfert de chaleur ;
o et de la forme des parois (surface et hauteur moyenne) en contact avec le sol.
Dans ce second cas, la valeur U de deux parois de même composition en contact direct avec le sol sera
différente si elles sont de géométrie différente.
Pour les murs, le responsable PEB doit indiquer l’épaisseur du mur et la profondeur moyenne à laquelle le mur
est enterré. Il peut également indiquer la dalle de sol à laquelle il est adjacent.
Pour les dalles, dans le calcul détaillé, le responsable PEB doit indiquer si la dalle est adjacente à une autre
dalle en contact avec le sol, le périmètre exposé* de la dalle sur sol, la profondeur à laquelle se trouve la dalle
sous le niveau du sol, l’épaisseur du mur adjacent si la dalle est enterrée, la présence d’isolation périphérique
ainsi que les caractéristiques physiques et de pose de cette isolation.
La déperdition totale par transmission de chaleur des parois via une cave ou un vide sanitaire est la somme
des transferts de chaleur au travers des parois en contact direct avec ces espaces.
Pour calculer ces déperditions via le logiciel PEB , deux méthodes sont possibles :
• l’une simplifiée qui calcule la déperdition à travers la paroi en tenant compte du taux de ventilation de
la cave ou du vide sanitaire ;
• l’autre en tenant compte des caractéristiques précises de ces espaces en renseignant :
o la masse thermique et la conductivité thermique du sol ;
o une approximation des effets dynamiques du transfert de chaleur ;
o la forme des parois (surface et hauteur moyenne) en contact avec le sol.
Dans le calcul simplifié, la déperdition est calculée grâce à un facteur de réduction de température qui tient
compte du refroidissement par brassage de l’air de la cave ou du vide ventilé. Le responsable PEB peut
déterminer cette classe grâce au tableau repris ci-dessous.
Espace de cave (au moins 70% des parois extérieures en contact avec le sol)
Vides sanitaires
Dans le calcul détaillé, la cave ou le vide sanitaire doivent être décrits en indiquant l’ambiance de cette espace,
ainsi que les spécificités géométriques et physiques de ses murs et de son plancher. Pour les vides sanitaires,
il faut également indiquer s’ils sont ventilés ou pas.
Les valeurs R et U d'une paroi opaque sont calculées à partir des résistances thermiques des couches qui la
composent : c’est cependant la couche isolante qui influence le plus ces valeurs. Lorsqu’on vise la
performance thermique d’une paroi, c’est essentiellement sur cette couche qu’il faut travailler.
La valeur U d’une paroi est soit calculée via le logiciel PEB sur base de la composition de celle-ci, soit
encodée directement ; dans ce cas, lors de la déclaration finale, il faut joindre à la déclaration PEB une pièce
justificative avec le calcul détaillé. Dans tous les cas, la méthode de calcul est celle de l’annexe B1 DRT*.
*Les textes réglementaires sont présents sur cette page : Réglementation PEB à partir du 11/03/2021 - Site énergie du
Service public de Wallonie
Les échanges de chaleur à travers une paroi sont freinés par ce que l’on appelle une résistance thermique
d’échange superficiel. Elle se présente en surface de chaque paroi aussi bien à l’intérieur (Rsi) qu’à l’extérieur
(Rse) de la paroi.
Cette valeur est d’autant plus faible qu’elle suit le flux naturel de l’air chaud ; c’est ainsi que cette résistance
sera moindre vers le haut et plus importante vers le bas ; pour ce qui est du flux horizontal, elle se situe dans
une valeur moyenne.
Les valeurs Rsi et Rse sont générées par le logiciel PEB en fonction :
• du type de paroi ;
• de son environnement ;
• et de son inclinaison.
Selon la position/l’inclinaison de la paroi, les valeurs Rsi et Rse prises en compte sont les suivantes :
Dans le cas d'une paroi oblique, le flux sera considéré horizontal si l’inclinaison de la paroi est supérieure ou
égal à 60° par rapport à l’horizontal ;
En dessous de 60° par rapport à l’horizontal, le flux sera considéré comme vertical ;
• Dans le cas d'une paroi enterrée, il n’y a pas de résistance d’échange du côté du sol ;
• Dans le cas d'une paroi en contact avec un espace non chauffé, Rse est égale à Rsi ;
• Dans le cas d’une lame d’air fortement ventilée (bardage, couverture...), il n’est pas tenu compte de la
résistance thermique des couches de construction situées du côté extérieur de la couche d’air pour la
détermination de la valeur U ; de plus les résistances d’échange sont égales à Rsi des deux côtés de
la paroi.
Couche d’air peu ventilée Il faut renseigner la Ra est une moyenne Parement de mur
superficie totale des entre les valeurs ci- creux avec joint
ouvertures de dessus et ci-dessous ouvert de 1 cm
ventilation > 500 et en fonction de tous les mètres
≤ 1500 mm2 par l’ouverture de courants en pied
mètres courant ou ventilation. de façade.
m2 .
Couche d’air non ventilée La superficie totale 0 ≤ Ra ≤ 0,23 m2 K/W Parement de mur
des ouvertures de Selon l’épaisseur de creux sans joint
ventilation la couche d’air et la ouvert en pied de
≤ 500 mm2 par direction du flux de façade
mètres courants chaleur
ou m2
NB : 500 mm2 = un joint
ouvert de 1 cm de large
sur une brique de 5 cm
de haut tous les mètres
courants
Attention
Une couche d’air est limitée à 30 cm d’épaisseur. Au-delà de cette épaisseur, elle est considérée comme
un espace adjacent non chauffé.
8.12 Valeur U des parois | Résistance thermique d’une couche d’air non étanche de
l’environnement intérieur
Les couches d’air qui ne sont pas hermétiquement isolées de l’environnement intérieur sont considérées
comme faisant partie de l’environnement intérieur chauffé avec lequel elles sont en liaison au travers des
ouvertures, des fentes ou des joints. La résistance thermique des éléments de construction compris entre ces
couches d’air et l’environnement intérieur n’est donc pas prise en considération. La résistance thermique de
l’espace technique non isolé situé derrière la finition dans les constructions en ossature ou de l'espace au-
dessus d’un faux plafond est négligée dans le cadre de la PEB. Cependant, si l'on peut démontrer que la cloison
technique ou le faux plafond sont fermés de manière étanche à l'air (par exemple avec un film imperméable fixé
sur le pourtour), on peut prendre en compte la résistance thermique ces différentes couches lors du calcul de
la valeur U du plafond, du toit ou de la paroi.
Une valeur λ faible ou une valeur R élevée correspond à un matériau peu conducteur de chaleur, soit très
isolant. Dans la construction, un matériau est appelé communément « isolant thermique » si sa valeur λ est
inférieure à 0,07 W/mK.
Pour les produits d'isolation et les produits pour lesquels la valeur λ ou R constitue une propriété importante, il
est conseillé de prendre la valeur λ ou R reconnue du produit considéré pour améliorer les valeurs U des parois.
En l’absence de ces 3 points, recourir aux valeurs par défaut de l’Annexe B1-DRT (annexe A)*.
Pour aider le concepteur dans l'application de la réglementation PEB, les bases de données suivantes sont à
sa disposition :
• Base de données créée dans le cadre de la réglementation PEB en collaboration avec les trois Régions
: [Link]
• Base de données de l'Union belge de l'Agrément technique dans la Construction (UBAtc). Ce site
reprend la liste des ATG (agréments techniques belges) et des ETA (agréments techniques européens)
: [Link]
* Les textes règlementaires sont présents sur cette page : Réglementation PEB à partir du 11/03/2021 - Site énergie du
Service public de Wallonie
La résistance thermique, valeur R, d'une couche maçonnée ou collée doit tenir compte de l'influence du joint.
Si épaisseur du joint ≤ 3 mm : pas de correction, la valeur R de la couche est égale à la valeur R du matériau.
Si épaisseur du joint > 3 mm : la valeur R corrigée de la couche peut être calculée via le logiciel PEB
de plusieurs manières selon la méthode choisie pour déterminer la fraction de joints.
Fraction de joints
La valeur U d'une paroi doit tenir compte des fixations mécaniques qui traversent la couche d'isolation (crochets
de mur, fixations de toiture…). En effet, un élément métallique qui traverse l'isolant affaiblit la résistance
thermique de la couche isolante.
Pour une paroi isolée, la valeur U corrigée est calculée via le logiciel PEB sur base des données
suivantes. Pour les murs, il est possible de choisir entre la méthode détaillée ou les valeurs par défaut ; pour
les toitures, seule la méthode détaillée est possible.
Cette correction n'est pas effectuée si les fixations ont une valeur λ inférieure à 1 W/mK (matière synthétique
par exemple).
La réglementation PEB prend en compte la présence des éléments de structure entre les éléments isolants.
Selon la terminologie du logiciel PEB , il est alors question de « couches composées ».
Si la structure est renforcée au moyen d’entretoises, il y a lieu de le renseigner dans le logiciel PEB et la fraction
de bois est augmentée de 1 %.
Attention
La méthode simplifiée reprise ci-dessus ne peut pas s’appliquer aux couches d’isolant traversées par du
métal (ex : parois munies d’éléments de construction métalliques). Pour ces structures métalliques, il faut
donc faire un calcul numérique, dans un logiciel validé selon la NBN EN ISO 1021.
Dans le cas de toitures inversées où la membrane d’étanchéité est située sous la couche d’isolation, une valeur
U corrigée est calculée afin de tenir compte de l’impact de l’eau de pluie qui s’écoule entre la couche d’isolation
et la membrane.
La procédure suivante est d’application uniquement pour les couches d’isolation composées de polystyrène
extrudé (XPS).
La valeur U corrigée, est calculée via le logiciel PEB sur base des données suivantes nécessaire à la
détermination du facteur de correction par suite de l’écoulement d’eau entre l’isolation et la membrane
d’étanchéité.
Résistance thermique totale du toit, sans tenir compte d’une correction quelconque [m²K/W]
8.18 Parois opaques – cas spécifiques | Toitures plates avec isolant à pente
intégrée
Lors de la construction d’une toiture plate, la pente nécessaire pour évacuer les eaux de pluie peut être formée
par l’isolant rigide. Dans ce cas, le fournisseur fournit un plan de pose précis que le responsable PEB peut
utiliser pour encoder de manière exacte les différentes épaisseurs de la toiture. La toiture est décomposée en
différentes formes simplifiées comme suit :
• Soit en éléments de construction rectangulaire, composé d'une partie inclinée et d'une partie (restante)
plane
• Soit en éléments de construction avec base triangulaire, composés d'une partie inclinée et d'une partie
plane (restante)
• Soit en éléments de construction avec base triangulaire, composés d'une partie inclinée (avec
épaisseurs différentes à chaque pointe) et d'une partie plane (restante)
Dans la méthode simplifiée, seule l’épaisseur d est considérée. Il apparaît évident que la méthode détaillée
n’est à utiliser que pour les couches dont la résistance thermique est élevée.
Les isolants dits « in situ » sont des isolants formés, quant à leur composition et/ou à leurs dimensions, sur le
lieu d’application (donc le plus souvent, sur chantier).
Un nouveau paramètre est introduit dans la méthode de calcul PEB (paramètre finsitu) afin de tenir compte de la
variabilité propre à une formation in-situ du matériau de construction. Si le fabricant prouve que sa valeur λ
déclarée en tient compte, le paramètre finsitu aura une valeur de 1. Si ce n’est pas le cas, une valeur de 1,05 ou
1,10 sera appliquée, en fonction de la nature de l’isolant. Ce facteur multiplie la valeur λ déclarée, ce qui permet
de rétablir l’équilibre entre les différents produits.
A noter que l’ajout de ce paramètre finsitu dans les textes réglementaires correspond aux nouvelles procédures
de reconnaissance de la base de données EPBD.
Dans le logiciel PEB , le responsable PEB doit encoder cette information lors de la création d’un
matériau utilisateur.
Lors de l’encodage d’un produit issu de la base de données EPBD, le facteur finsitu est automatiquement
appliqué.
C’est uniquement dans le cas d’un plancher en contact avec le sol, une cave ou un vide sanitaire dont on
décrit les parois, calculé suivant la méthode détaillée que le périmètre exposé est demandé.
L’appellation « périmètre » reprise dans le logiciel PEB est la partie du périmètre du plancher en contact avec
le milieu extérieur ou un espace adjacent non chauffé (EANC).
Le volume protégé VP = A + B
P = L1 +L2 + L3 + L4 + L5 + L6
VP = A
P = 2 x (L1 + L2)
Bâtiment semi-mitoyen
VP = A
P = L1 + (2 x L2)
Bâtiment mitoyen
VP = A
P = 2 x L1
Les planchers directement en contact avec le sol (peu importe que la dalle soit soutenue par le sol sur la totalité
de sa surface ou non) peuvent être isolés de diverses manières :
• Sur la totalité de leur surface (dans l’épaisseur de la dalle ou en dessous de celle-ci) ;
• Par une isolation périphérique ; cette dernière peut être placée horizontalement et/ou verticalement sur
la périphérie de la dalle (voir illustration cf.8.22)
Attention
L’isolation périphérique ne peut pas être valorisée des deux côtés en même temps !
Dans le descriptif d’une paroi « Dalle de sol », en cas de choix pour la méthode détaillée, le logiciel PEB propose
la question suivante :
Si vous choisissez de valoriser l’isolation périphérique via les nœuds constructifs, vous devez répondre
« NON » à cette question. La valeur U de la dalle de sol sera donc calculée sans tenir compte de cette isolation
périphérique.
Si vous choisissez de valoriser l’isolation périphérique via le calcul de la valeur U du plancher, vous devez
répondre « OUI » à cette question. Dès lors, vous ne pouvez plus encoder ce nœud constructif par ailleurs.
La méthode détaillée se révèle particulièrement avantageuse pour les bâtiments de grande surface au sol (type
industriel) où l’isolation périphérique permet de respecter aisément la valeur U max en considérant la valeur U
équivalente (valeur [Link]).
L’isolation périphérique peut être interrompue au maximum 15 fois et sur maximum 25% du périmètre du
plancher contigu (= plancher ayant la même composition ou la même valeur R et qui se trouve à l’intérieur du
même VP).
8.23 Code de mesurage pour les déperditions thermiques des fenêtres, portes
et portes de garage
Le coefficient de transmission thermique d'une fenêtre (U w) ou d'une porte ou d'une porte de garage (UD) est
déterminé pour la situation avant la pose (fenêtre "nue" ou porte (de garage) "nue") d'une des façons suivantes:
• Soit, pour les fenêtres et les portes, par des essais selon la NBN EN ISO 12567-1 (ou NBN EN ISO
12567-2 pour les fenêtres de toit). Les essais doivent être réalisés sur exactement la même fenêtre (ou
exactement la même porte) avec les mêmes dimensions et les mêmes composants ;
• Soit, pour les portes de garage, par un calcul suivant la NBN EN 12428. Le calcul doit être effectué
sur une porte de dimensions et de composition identiques.
• Soit au moyen d'un calcul (simplifié) ou de valeurs par défaut comme décrit ci-après.
Attention
Si les informations en possession du responsable PEB ne sont pas conformes aux essais et calculs repris
ci-dessus, le responsable PEB ne peut pas introduire directement la valeur U de la fenêtre ou porte (de
garage).
Le calcul de la valeur Uw des fenêtres d'un bâtiment est alors effectué grâce au logiciel PEB en encodant
les caractéristiques des différents composants, soit via la méthode simplifiée, soit via la méthode détaillée.
Remarque : lors de l’encodage d’une ouverture composée de briques de verre par la méthode détaillée, le
Responsable PEB doit indiquer la composition et superficie des joints (cf. 8.14) entre les briques de verre
comme spécifié pour les parois opaques dans la fiche.
Les fabricants de châssis, vitrages, intercalaires… doivent recourir à des normes définies dans la
réglementation PEB pour déterminer les valeurs nécessaires au calcul de la PEB. L’architecte, ou le cas
échéant, le responsable PEB doit s’assurer que les valeurs annoncées par les fabricants sont bien mesurées
ou calculées selon les normes reconnues dans l’annexe B1-DRT de l’AGW du 15 mai 201430, sinon, il devra
recourir aux valeurs par défaut prévue par la méthode.
Plusieurs possibilités sont envisageables pour déterminer la valeur U F du châssis, Ur des grilles, des
intercalaires :
• soit par essais suivant NBN EN 12412-2 ;
• soit via calculs numériques suivant la NBN EN ISO 10077-2.
Les marquages (CE, ATG, ATE) peuvent également justifier les valeurs U F et Ug.
30Les textes règlementaires sont présents sur cette page : Réglementation PEB à partir du 11/03/2021 - Site énergie du
Service public de Wallonie
MÉTHODE SIMPLIFIÉE
Pour un ensemble de fenêtres ayant un même type de vitrage, d'encadrement, de panneau de remplissage
opaque et de grilles de ventilation et étant placées dans le même bâtiment, on peut adopter une seule valeur U
moyenne. Celle-ci tient compte d'une proportion fixe entre la surface du vitrage et la surface du châssis ainsi
que d'un périmètre fixe des intercalaires.
Dans le cas de fenêtres simples, les données nécessaires sont les suivantes.
DONNÉES VALEURS
NÉCESSAIRES
Vitrage
Intercalaire du vitrage (Ψg) oui ou non
Coating oui ou non
Valeur U du vitrage (Ug ) (a) ou valeur par défaut :
SV : 5,8 W/m2K
DV : 3,3 W/m2K
TV : 2,3 W/m2K
Valeur g (facteur solaire) (a)
Profilé
Valeur U de l’encadrement (Uf) (a) ou valeur par défaut
Spécifier le matériau Voir annexes
bois
plastique
métal avec coupure thermique
métal sans coupure thermique
Grille de ventilation
Aire (Ar) (a) ou valeur par défaut
Valeur U (Ur) (6 W/m2K)
(Spécifier le matériau)
Panneau opaque
Aire (Ap) (a) ou définir suivant
Valeur U (Ap) composant
(Spécifier le matériau)
Volet
Cf. 8.30
Protection solaire
Cf. 12.7
Ombrage
Cf. 12.5
Les tableaux ci-dessous sont fournis à titre indicatif : ils mettent en évidence les compositions de fenêtre
(châssis - vitrage - intercalaire) qui répondent aux exigences Umax, les valeurs U de fenêtre étant calculées sur
base de la méthode simplifiée. Ils constituent ainsi une aide à la conception.
Pour le vitrage, si le responsable PEB n’utilise pas la valeur par défaut, il faut obtenir la valeur déclarée de la
part du fabricant, sur base de l’ATG, du CE ou d’une note technique spécifiant que la valeur a été calculée
selon les normes NBN EN 673, 674 et 675.
Pour le châssis, les valeurs reprises dans le tableau sont les valeurs par défaut notifiées dans l'annexe D de
l’annexe B1 DRT*.
DV BASSE TV
DV CLAIR
ÉMISSIVITÉ (4#/15(ARGON)/4
(4/12(AIR)/12)
VALEUR UW DE LA FENÊTRE (4/15(ARGON)/#4) /15(ARGON)/#4)
3
PVC avec chambres 2,00 2,90 2,87 1,55 1,52 1,20 1,17
ou sans
renforts 5
métalliques chambres 1,60 2,82 2,79 1,43 1,40 1,08 1,05
Bois ép. 60
mm type 1
(feuillus) 1,96 2,94 2,91 1,61 1,58 1,26 1,23
type 3
(résineux) 1,67 2,89 2,86 1,53 1,50 1,18 1,15
Métal coupure
thermique 30 mm
≤ d < 32 mm 2,97 3,16 3,10 1,90 1,84 1,55 1,49
Uw = valeur U du châssis
Ug = valeur U du double vitrage (DV) ou du triple vitrage (TV)
Un intercalaire est considéré comme isolant dès que sa valeur lambda est inférieure à 0,2 W/mK.
* Les textes règlementaires sont présents sur cette page : Réglementation PEB à partir du 11/03/2021 - Site énergie du
Service public de Wallonie
** Les valeurs sont issues d’un tableau édité en novembre 2017 par la Fédération de l’Industrie du Verre reprenant les
MÉTHODE DÉTAILLÉE
Pour encoder une fenêtre de manière détaillée dans le logiciel PEB, le responsable PEB devra renseigner les
surfaces de tous les composants de la fenêtre sur base de la dimension totale du châssis. Tout comme la
méthode simplifiée, la méthode de calcul détaillée tient compte des performances thermiques des différents
composants de celle-ci : profilé, vitrage, intercalaire, panneau et grille de ventilation éventuels.
DONNÉES VALEURS
NÉCESSAIRES
Vitrage
Type de vitrage SV, DV, TV
Intercalaire isolant (Ψg) Oui ou non
Vitrage avec coating Oui ou non
Valeur Ug du vitrage (W/m2K) (a) ou valeur par défaut
(cf.8.26)
Valeur g (facteur solaire) (a)
Longueur du pont thermique Valeur mesurée Ig (cf.8.23)
linéique (m)
Profilé
Type de profilé bois
plastique ( PUR, PVC ou
autre)
métallique avec coupure
thermique
métallique sans coupure
thermique
Valeur Uf de l’encadrement (a) ou valeur par défaut ( Voir
(W/m2K) annexes)
Aire projetée coté intérieur Af,i valeur mesurée Af (cf. détail)
(W/m2K)
Aire projetée coté extérieur Af,e
(m2K)
Grille de ventilation
Aire Ar (m2) Valeur mesurée Ar (cf. detail)
Valeur Ur (W/m K)2 (a) ou valeur par défaut (6
W/m2K)
Panneau opaque
Aire Ap (m2) Valeur mesurée Ap (cf. detail)
Valeur Up (W/m K)2 (a) ou à définir suivant
composants
Intercalaire isolant (Ψr) Oui ou non
Longueur du joint (m) Valeur mesurée Ip
Type d’élément plein bois
aluminium/aluminium
aluminium/verre
acier/verre
Volet
Cf. 8.30
Protection solaire
Cf. 12.7
Ombrage
Cf. 12.5
Si la valeur Uf n’est pas introduite directement dans le logiciel PEB, outre les aires projetées côté intérieur et
côté extérieur, des informations supplémentaires sont à fournir pour les profilés métalliques.
• si Af,i/Ad,i est supérieur ou égal à 0,5 ; la distance [mm] entre les profilés coupés thermiquement doit
être mentionnée ;
• si Af,i/Ad,i est inférieur à 0,5; la méthode de calcul ne prévoit pas de valeur Uf par défaut, la valeur Uf
calculée précisément selon la norme NBN EN ISO 10077-2 est à encoder.
Un volet fermé crée une résistance thermique supplémentaire (ΔR) qui correspond à la somme de la résistance
thermique du volet lui-même (Rsh) et de la lame d’air comprise entre le volet et la fenêtre (Rs).
L’encodage dans l’onglet « volet » a une incidence sur le niveau K et le niveau Ew mais pas sur la valeur U
de la fenêtre, ni sur l’indicateur de surchauffe.
Attention, pour tenir compte de l’incidence des volets comme protection solaire et ainsi réduire
l’indicateur de surchauffe, le responsable PEB doit également les encoder comme des protections solaires
dans l’onglet « protection solaire » du logiciel PEB.
La résistance thermique supplémentaire est déterminée en fonction de la perméabilité à l’air du volet. Elle est
fonction de la largeur de la fente entre les bords du volet et la baie.
bsh = b1 + b2 + b3 [mm]
La fente sur le côté b n’est comptée qu’une seule fois car elle est moins influente (voir dessin ci-dessus).
Sur cette base, 5 classes sont définies :
1. Perméabilité très élevée 35 mm < bsh
2. Perméabilité élevée 15 mm < bsh ≤ 35 mm
3. Perméabilité moyenne 8 mm < bsh ≤ 15 mm
4. Perméabilité faible bsh ≤ 8
5. Perméabilité très faible bsh ≤ 3 et b1+b3 = 0 ou b2 + b3 = 0
8.31 Portes
On peut distinguer une porte d’une fenêtre par le fait que la porte n’est pas équipée d’un dormant horizontal en
partie inférieure.
Attention
Cet encodage est très défavorable ; il est conseillé d’encoder la porte de manière plus détaillée.
MÉTHODE DÉTAILLÉE
Pour encoder une porte de manière détaillée dans le logiciel PEB, la procédure est identique à l’encodage d’une
fenêtre par la méthode détaillée (cf 8.28). Le responsable PEB devra renseigner les surfaces de tous les
composants de la porte sur base de la dimension totale du châssis. La méthode de calcul tient compte des
différents composants de celle-ci : profilé, vitrage existant ou pas, intercalaire, panneau et grille de ventilation
éventuels.
En raison de l'utilisation possible de nombreux matériaux pouvant être liés entre eux de diverses manières, le
risque de présence de ponts thermiques dans ces façades légères est très grand. La détermination du
coefficient de transmission thermique de ces façades doit donc aussi tenir compte de l'influence des ponts
thermiques, qui se manifestent non seulement au niveau des jonctions entre vitrages, panneaux de remplissage
et encadrements, mais également au niveau des jonctions entre les modules eux-mêmes.
Dans le cadre de la réglementation PEB, on encode une façade légère lorsqu’on rencontre des cadres distincts
dans lesquels sont insérés des châssis et/ou panneaux de remplissage.
NB : Si les châssis de fenêtres sont posés les uns sur les autres ou les uns à côté des autres sans cadre, l’ensemble ne doit pas
être considéré comme une façade légère et ces éléments sont considérés, et à encoder, comme des fenêtres.
Pour chaque module d’une façade légère, les aires de tous les éléments constitutifs nécessaires pour le calcul
(vitrage, ouvrant, dormant, panneau, traverse et meneau) sont déterminées comme les aires projetées.
Ces aires peuvent différer selon qu’elles sont déterminées à partir du côté extérieur ou intérieur, c’est pourquoi
les conventions suivantes sont en vigueur :
• pour les vitrages et les panneaux opaques, il faut utiliser la plus petite aire vue ;
• pour tous les autres éléments (encadrements, meneaux et traverses), la plus grande.
Lors de l’encodage d’une façade légère dans le logiciel PEB, il existe 3 méthodes de détermination de la
valeur UCw d’un module de façade légère :
• La méthode des modules / liaisons comme éléments séparés dont le flux [W] de chaleur traversant les
liaisons en tenant compte des effets de bord devra être calculé via logiciel tiers.
• La méthode des modules / liaisons comme ponts thermiques dont le flux [W] de chaleur traversant les
liaisons en tenant compte du pont thermique linéique devra être calculé via logiciel tiers.
• La méthode des composants via logiciel PEB.
Le logiciel PEB permet également d’introduire directement la valeur U cw. Dans ce cas, la détermination précise
de la valeur Ucw s’effectue :
• soit par des essais menés suivant la norme NBN EN ISO 12567-1 ;
• soit par des calculs numériques précis suivant NBN EN ISO 10211 et NBN EN ISO 10077-2, où Ucw est
déterminé comme une valeur moyenne pondérée des valeurs U de tous les sous-composants du
module, en tenant compte de tous les effets de bord (ponts thermiques) qui se produisent dans les
éléments de liaison entre les sous-composants :
o la valeur U de la zone centrale du vitrage (Ug) telle que déclarée par le fabricant et
déterminée suivant les normes NBN EN 673, NBN EN 674 ou NBN EN 675 ;
o la valeur U de la zone centrale des panneaux opaques (Up) ;
o le flux thermique qui se produit dans les éléments de liaison entre les composants, y compris
les effets de bord liés aux ponts thermiques.
8.34 Lanterneaux
LANTERNEAU EN VERRE
Le coefficient de transmission thermique d'un lanterneau en verre (valeur U) est déterminé d'une des façons
suivantes :
• Soit, comme une fenêtre de toit, par des essais selon la NBN EN ISO 12567-2. Les essais doivent
être réalisés sur exactement la même fenêtre avec les mêmes dimensions et les mêmes composants ;
• Soit, comme une fenêtre de toit, en encodant les caractéristiques des différents composants via la
méthode simplifiée (cf fiche 8.26) ou via la méthode détaillée (cf. fiche 8.28) ;
• Soit, comme un lanterneau en matière plastique, par des essais selon la norme NBN EN 1873 comme
décrit ci-dessous.
Le calcul de la valeur U est ensuite effectué grâce au logiciel PEB en encodant les surfaces composant le
lanterneau.
• Pour les lanterneaux avec costière, les surfaces Arc et Ap doivent être renseignées.
Arc
At,flat
Ap
• Pour les lanterneaux sans costière, les surfaces Ar et Ap doivent être renseignées
Ar
Ap
La continuité de l’isolation est une condition essentielle à la performance thermique de l’enveloppe du volume
protégé d’un bâtiment.
Un pont thermique est une interruption de la couche isolante : c’est à la fois une zone contrastée de déperdition
de chaleur et une zone privilégiée de condensation propice au développement de moisissures. Une priorité est
donc d’éviter tout pont thermique.
A la demande du Déclarant PEB (cf. 3.9) ou de l’Architecte (cf. 3.8), le Responsable PEB les assiste dans la
conception des mesures à mettre en œuvre pour atteindre les exigences PEB ; les ponts thermiques font partie
des points sensibles d’un bâtiment et peuvent entrainer de gros problèmes physiques mais également des
mauvais résultats dans le cadre de l’encodage s’ils ne sont pas correctement conçus.
Dans la règlementation PEB, le terme pont thermique n’est volontairement plus utilisé afin d’éviter la
connotation négative qui y est attachée. On parle de nœuds constructifs conformes ou non conformes.
Eviter les ponts thermiques lors de la Prévenir les ponts thermiques lors de la
conception réalisation
Fournir aux entrepreneurs les détails d’exécution Effectuer un contrôle sur chantier de la conformité
pour chaque point critique du bâtiment aux détails d’exécution
Le terme nœud constructif désigne les endroits où les parois de l’enveloppe du volume protégé se rejoignent
(jonction) et les endroits où la couche isolante est interrompue localement linéairement ou ponctuellement
(acrotères, fondations, raccords aux fenêtres…).
Pour repérer les différents nœuds, il est essentiel de déterminer quelles sont les parois de la surface de
déperdition.
Leur prise en compte intervient dans les déperditions par transmission et influence par conséquent le niveau
d’isolation thermique globale K du bâtiment.
L’encodage des nœuds constructifs dans le logiciel PEB s’effectue au niveau du volume protégé.
Trois méthodes de prise en considération sont proposées ; le responsable PEB doit en choisir une pour
l’ensemble du volume protégé considéré :
La méthode la plus précise qui La valeur varie en fonction des Cette option est la seule sans
permet de minimiser le plus environnements (extérieur, incidence sur le besoin en
l’impact des nœuds constructifs EANC, sol, etc.) qui entourent le refroidissement et l’indicateur de
sur le niveau K. bâtiment. surchauffe.
. La méthode détaillée exige du Responsable PEB qu’il répertorie tous les nœuds constructifs dans le bâtiment
et qu’il les encode dans le logiciel comme suit :
• Soit en calculant précisément la valeur du terme de correction (Ψe et Χe) selon le projet de texte
disponible au téléchargement sur le site énergie de la Wallonie et intitulé « Calculs numériques
validés » faisant référence à la norme NBN EN ISO 10211 : 2008.
▪ et du type de liaison :
VALEURS PAR DÉFAUT POUR LES NŒUDS CONSTRUCTIFS
LINÉAIRES
Nœuds constructifs sans coupure thermique avec 0,90 + Ψe, lim W/m.K
liaisons structurelles linéaires en acier ou en béton
armé.
Exemples :
Linteaux qui traversent la coupure thermique jusqu’à la
face extérieure ;
Balcons traversants ;
Supports métalliques de la maçonnerie extérieure qui
touchent la face intérieure sur toute sa longueur ;
…
Nœuds constructifs avec coupure thermique avec 0,40 + Ψe, lim W/m.K
liaisons structurelles ponctuelles en métal
Exemples :
Balcons suspendus avec un système préfabriqué
d’ancrage enrobé d’isolant ;
…
Autres 0,15 + Ψe, lim W/m.K
Exemple :
Profil I en acier qui travers la couche isolante d’une
façade ;
Points de suspension pour supports de maçonnerie ;
…
Coupures de la couche isolante par d’autres 3,8*A + 0,10 W/K
matériaux que le métal
Exemple :
Colonne en béton qui traverse la couche isolante d’un
plancher ;
…
Voir fiche 8.43 pour le calcul de z et A
Un nœud PEB-conforme est un nœud constructif qui répond au moins à une des deux conditions ci-dessous :
• soit, le nœud constructif répond à une des 3 règles de base pour un détail à pont thermique négligeable
(voir ci-dessous) ;
• soit, le coefficient de transmission thermique linéique du nœud constructif est inférieur ou égal à la
valeur limite (cf. 8.38) qui est d’application : Ψe ≤ Ψe,lim.
Un nœud constructif qui ne répond pas à une des deux conditions ci-dessus, est considéré comme un nœud
PEB non-conforme et doit être encodé en tant que tel.
Toutefois, il est possible d’encoder des nœuds constructifs dont le terme de correction exact (Ψ e et Χe) permet
de diminuer le supplément sur le niveau K, ceci en respectant la méthode de calcul selon la méthode détaillée
(cf. 8.38).
Attention
Lors de l’encodage des nœuds constructifs selon la méthode des nœuds constructifs PEB-conformes
(OPTION B), il n’est pas nécessaire d’encoder les nœuds constructifs PEB-conformes.
(A) (B)
La longueur du côté du carré dans lequel le OU La surface de percement A
percement s’inscrit Z
La plus grande dimension = ꭕ = 4,7 * 0,1 +0,03 Aire totale du percement : ꭕ = 3,8 * 0,11 +0,1
10 cm = 0,50 W/K A = 0,20*0,55 = 0,11 m2 = 0,52 W/K
z = 0,1 m
(a) Plus petit carré dans lequel on peut placer l’élément.
Le document explicatif, établi à la demande des 3 régions donne toutes les bases de bonne compréhension
des nœuds constructifs.
Il est disponible au téléchargement en version .PDF sur le site énergie de la Wallonie :
NC - document explicatif - Energie Wallonie
9.1 Principe
Le degré d’étanchéité à l’air d’un bâtiment influence fortement sa performance énergétique : de faibles pertes
de chaleur par infiltration d’air froid et exfiltration d’air chaud contribuent à l’obtention d’un bâtiment économe
en énergie pour le chauffage de celui-ci.
L’étanchéité à l’air est l’un des paramètres qui intervient dans le calcul de la performance énergétique des unités
PER et PEN neuves et assimilées à du neuf.
𝑽̇ 50 [m
3
/h]
𝑽̇50 [m3/hm2]
V̇50
v̇ 50 =
Atest
C’est ce paramètre qui est utilisé dans la méthode
de calcul PEB.
n50 [h-1]
V̇50
𝑛50 =
Vint
Le débit de fuite, v̇ 50 , est le volume d'air qui s'échappe par les défauts d'étanchéité à l’air du bâtiment, par
heure, pour une différence de pression de 50 Pa entre l'intérieur et l'extérieur et par unité de surface de
l'enveloppe [m3/hm²].
Sans précaution particulière de mise en œuvre, des tests d’étanchéité à l’air effectués sur des bâtiments récents
révèlent une valeur moyenne de v̇ 50 = 8 m3/h2. La valeur par défaut est donc très pénalisante. Avec certaines
précautions, il est aisé d’obtenir des valeurs inférieures à 3 m3/hm2.
2 m³/hm² correspondent à une fuite d’air de 12 m³/h pour chaque m² de surface de volume protégé pour
une différence de pression de 50 Pa.
Pour une habitation moyenne de 300 m² de surface de déperdition, s’il était possible de cumuler toutes les
imperfections de l’enveloppe en une seule surface, voici à quoi correspondrait chaque valeur v̇ 50 :
Cette surface représente l’ouverture par laquelle la chaleur s’échappe et le froid s’insinue.
L’objectif est d’arriver à réduire cette ouverture à la plus petite dimension possible afin de limiter les pertes
d’énergie.
Le test d'étanchéité à l'air, appelé aussi test d'infiltrométrie ou test de pressurisation, permet de mesurer le
degré d’étanchéité à l’air d’un bâtiment.
C’est actuellement le seul moyen pour estimer les pertes par in/exfiltration.
Il est recommandé de le réaliser après la pose de l’isolation et du pare-vapeur et, avant de placer les panneaux
de finitions afin de pouvoir corriger tout défaut éventuel. Une seconde mesure réalisée après pose des finitions
donnera de meilleurs résultats.
Le débit de fuite du bâtiment doit être mesuré conformément à la norme NBN EN 13829 : 2001et aux
spécifications complémentaires reprises sur le site énergie de la Wallonie : Spécifications supplémentaires pour
la mesure de l'étanchéité à l'air de l'enveloppe des bâtiments - Site énergie du Service Public de Wallonie
PROCÉDURE
1. Les ouvertures volontaires (portes, fenêtres, trappes …) et obturables (cf.
la hotte…). Les conduits de ventilation sont scellés.
4. Un tel test permet de calculer le volume d’air qui s’échappe ou qui pénètre
par les défauts dans l’enveloppe du bâtiment en un temps donné et ainsi de
déterminer le débit de fuite pour une différence de pression de 50 Pa : v̇ 50
Le v̇ 50 ainsi obtenu est la moyenne des débits de fuite mesurés en pression et en dépression. C’est à partir de
cette valeur V̇50 qu’il faut déterminer le v̇ 50 à prendre en compte dans le calcul de niveau Ew des unités PER et
PEN neuves et assimilées à du neuf, en lieu et place des valeurs 𝐯̇ 50 par défaut (cf. 9.3) prévues par la méthode
de calcul :
V̇50
v̇ 50 =
Atest
Atest = surface totale (sur base des dimensions extérieures) des parois qui enveloppent le volume mesuré lors
de l'essai d'étanchéité à l'air, à l'exception des parois contigües à des espaces adjacents chauffés, en m².
La préparation du bâtiment, doit, quelle que soit sa taille, être effectuée conformément à la méthode A de la
NBN EN 13829 : 2001 et aux spécifications supplémentaires PEB : Spécifications supplémentaires pour la
mesure de l'étanchéité à l'air de l'enveloppe des bâtiments - Site énergie du Service Public de Wallonie
Ce travail de préparation peut se révéler conséquent pour les grands bâtiments. De plus, dans certains cas, il
faut envisager le recours à plusieurs ventilateurs ou à des équipements adaptés permettant d’atteindre des
débits plus importants.
9.7 Test d’étanchéité à l’air | Cas des bâtiments comportant plusieurs unités PEB
En présence d’un bâtiment comportant plusieurs unités PEB, deux possibilités sont envisageables
pour le test d’étanchéité à l’air :
1. Soit la mesure est réalisée pour l’ensemble du 2. Soit la mesure est réalisée sur une partie
volume protégé du bâtiment. Dans la plupart des seulement du volume protégé, mais toujours au
cas, c’est cette option qui est choisie, la zone à moins sur l’unité PER ou PEN considérée.
mesurer peut donc inclure des unités PER ou
PEN…
Mesure réalisée sur l’ensemble du volume protégé Mesure réalisée au sein de chaque unité PER
(a)Il est également permis, au sein d’un même volume protégé, d’effectuer la mesure pour certaines unités et de considérer
les valeurs par défaut pour d’autres.
L’étanchéité à l’air doit faire l’objet d’attentions au niveau des plans, des détails d’exécution, du cahier des
charges et, bien sûr, sur chantier.
L'étanchéité à l'air des parois extérieures d'un bâtiment est garantie par les aménagements suivants :
• Enduit continu sur la face interne des murs et des plafonds
• Chape continue sur les planchers
• Film étanche à l’air (ou pare-vapeur) dans les parois à ossature (plancher, mur, toiture) avec raccords
entre les lés rendus étanches
• Plaques de plâtre dont les joints sont également rendus étanches
• Châssis munis de joints à comprimer entre l'ouvrant et le dormant
Les principaux points à surveiller, sources d'éventuelles fuites d'air, sont les suivants :
• Fermeture de la jonction entre les parois et les châssis de fenêtre ;
• Continuité de l'enduit intérieur entre les différentes parois, par exemple, entre une paroi maçonnée et
une paroi à ossature ;
• Étanchéité des trappes et portes menant à des espaces adjacents non chauffés, par exemples les
combles, les caves… ;
• Enduit sur les surfaces intérieures destinées à rester cachées : derrière les plinthes, dans les gaines,
derrière les placards et meubles fixés aux parois… ;
• Étanchéité des percements nécessaires au passage des amenées et évacuations d'eau, des
canalisations électriques, des gaines de ventilation, des conduits de cheminée… Pour ce faire, il
existe des accessoires adaptés à certains conduits permettant de réaliser une jonction très étanche.
10.1 Principe
Dans le logiciel PEB, tous les projets PEB (à l’exception des rénovations et des changements de destination)
présentent un nœud « Installations techniques » pour encoder l’ensemble des appareils et des circuits de
distribution d’un projet, de manière centralisée au point haut de l’arbre énergétique.
Ce nœud permet une simplification globale de l’encodage et la prise en compte d’installations plus complexes.
Il se rapproche de la logique d’une installation réelle en décrivant un appareil, relié éventuellement à un circuit
primaire et/ou secondaire et connecté à un (des) secteur(s) énergétique(s) ou à une (des) installation(s).
Pour faciliter les liaisons entre les différents éléments du projet, il est conseillé de créer d’abord tous les
appareils, circuits, secteurs énergétiques et installations dans le fichier PEB.
Cependant, la possibilité de relier les appareils et circuits existe dans l’encodage des données au niveau des
unités PEB.
Le bouton présent à côté de l’encodage du circuit dans l’unité PEB permet de revenir directement à
l’encodage de ce dernier dans l’onglet « installations techniques ».
De même, en cliquant deux fois sur un des appareils listés dans le tableau récapitulatif, le logiciel basculera
automatiquement dans le nœud « installations techniques » pour l’encodage de cet appareil.
Remarque : si les informations encodées dans les unités PEB sont contradictoires avec ce qui a été
préalablement encodé au niveau des appareils et/ou des circuits, les liaisons seront supprimées et/ou modifiées
directement au niveau des appareils et circuits.
Dans le logiciel PEB , le responsable PEB doit encoder tous les appareils présents dans le projet ou
l’alimentant en créant un objet par appareil de type :
• générateur thermique ;
• panneau solaire thermique ;
• panneau solaire photovoltaïque ;
• ventilateur/groupe de ventilation.
➔ Pour un immeuble de 10 appartements avec une chaudière commune, il faut créer 1 seul objet
« générateur thermique ».
Les différentes données à encoder propres à chaque type d’appareil sont détaillées dans les chapitres
respectifs.
Dans le logiciel PEB , le responsable PEB doit encoder tous les systèmes de distribution présents dans le
projet :
• chauffage des locaux ;
• eau chaude sanitaire ;
• combilus ;
• refroidissement.
Il faut créer des circuits primaires/secondaires différents (des circuits secondaires sont créés et décrits à partir
des circuits primaires) pour renseigner des particularités au niveau :
• des appareils de production ;
• des segments ;
• des circulateurs ;
• du stockage.
Il n’est actuellement pas possible d’encoder un circuit tertiaire. Si l’installation présente plusieurs tronçons avec
des caractéristiques différentes, il faudra se limiter à 2 niveaux de circuits.
Les différentes données à encoder propres à chaque type de système de distribution sont détaillées dans les
chapitres respectifs.
11.1 Principes
La ventilation volontaire d’un bâtiment est le renouvellement d’air des espaces intérieurs grâce à un système
de ventilation qui organise l’alimentation et l’évacuation de l’air ainsi que sa circulation au sein du bâtiment.
La ventilation est indispensable pour garantir la qualité de l’air intérieur. Le rôle du système de ventilation est
d’apporter de l’air neuf et d’évacuer l’air chargé en vapeur d’eau, odeurs, polluants, poussières… Le
renouvellement de l’air est essentiel pour assurer l’hygiène des locaux.
Afin de bien comprendre la façon dont la ventilation est considérée dans la réglementation PEB, il faut
distinguer :
• d’une part, l’exigence de ventilation qui impose des débits ventilation hygiénique ainsi que la mise en
place de dispositifs de ventilation conformes pour les assurer ;
• d’autre part, les déperditions par ventilation qui interviennent dans la détermination de la performance
énergétique des unités neuves ou assimilées à du neuf à destination résidentielle ou non-résidentielle.
Important
Il faut souligner que pour les unités PER, les déperditions par ventilation hygiénique* sont calculées sur
base d’un débit de ventilation hygiénique forfaitaire en fonction du volume protégé du secteur et non sur
base des débits de ventilation hygiénique encodés pour respecter l’exigence de ventilation.
Au contraire, pour les unités PEN, les déperditions par ventilation hygiénique* sont calculées sur base du
débit de conception d'alimentation en air neuf pour la ventilation hygiénique de la partie fonctionnelle.
* Les déperditions par ventilation hygiénique sont un des paramètres qui interviennent dans le calcul du besoin net en
énergie pour le chauffage (cf. 7.2) et le refroidissement éventuel de chaque secteur énergétique (PER) ou chaque partie
fonctionnelle (PEN).
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VENTILATION
11.2 Procédures
Depuis le 1er mai 2015, pour les bâtiments neufs ou assimilés à du neuf, il n’y a pas de vérification du respect
des exigences de ventilation au stade de la déclaration PEB initiale, c’est pourquoi dans le logiciel PEB,
on retrouve un tiret au niveau des résultats.
Concrètement, il est obligatoire de créer les différents espaces présents au sein de l’unité PEB et d’encoder
leur surface d’utilisation (cf. 5.9) respective, mais les dispositifs de ventilation ne doivent donc pas être
encodés à ce stade.
Les dispositifs de ventilation mis en place dans l’unité sont encodés au stade de la déclaration PEB finale et la
ventilation hygiénique devra satisfaire aux exigences requises.
Un tiret est présent au niveau du résultat lié à Le tiret est remplacé par un indicateur au niveau du
l’exigence de ventilation hygiénique : résultat lié à l’exigence de ventilation :
NB : En présence d’un système D avec récupérateur de chaleur, il est néanmoins intéressant d’encoder les dispositifs de
ventilation et d’équilibrer les débits dès la déclaration PEB initiale afin de valoriser la récupération de chaleur.
Par contre, pour les projets faisant l’objet d’une procédure simplifiée sans responsable PEB (rénovation simple
et changement de destination), les exigences de ventilation sont vérifiées dans la déclaration PEB simplifiée au
stade de la demande de permis.
Les dispositifs de ventilation conformes aux exigences applicables doivent être encodés dans le logiciel PEB
en vue d’établir la déclaration PEB simplifiée.
C'est désormais l'annexe c2-vhr de l'AGW* qui est d'application pour la ventilation des bâtiments résidentiels.
Basée sur la norme NBN D50-001, cette annexe précise certaines nuances, dérogations ou recommandations
mais les principes restent semblables à ceux applicables depuis 1996.
PRINCIPE
• Alimentation en air neuf dans les locaux « secs » (séjour, bureau, chambre…)
• Circulation de l'air entre locaux via des ouvertures de transfert
• Évacuation de l'air vicié à partir des locaux « humides » (cuisine, WC, salle de bains…)
La norme distingue 4 systèmes de ventilation simplifiés (A-B-C-D) selon que l'alimentation et/ou
l'extraction est naturelle ou mécanique.
*Les textes règlementaires sont présents sur cette page : Réglementation PEB à partir du 11/03/2021 - Site énergie du
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VENTILATION
NB : Les quatre systèmes de ventilation peuvent être de type « à la demande » (cf. 11.26). Il s’agit de système de ventilation avec
une gestion (à la demande) automatique, équipée au moins des éléments suivants :
- une détection des besoins en ventilation ;
- une régulation du débit de ventilation en fonction de ces besoins.
Les exigences réglementaires en matière de ventilation concernent l'ensemble des locaux compris DANS le
volume protégé. Les locaux spéciaux tels que les caves, greniers et garages situés HORS du volume protégé
ne sont donc pas soumis à ces exigences ; ils font cependant l'objet de recommandations.
Attention, pour les caves et les greniers situés DANS le volume protégé, il faut déterminer à quel autre type de
local correspond le mieux la fonction prévue dans ces espaces. Les exigences ou les recommandations de
ventilation pour ce type de local sont alors d'application.
Le débit de ventilation, q [m³/h], dans chaque local, est calculé sur base d’un débit normalisé de 3,6 m³/h par
m² de plancher : q [m³/h] = 3,6 x aire du local [m²]
*Les textes règlementaires sont présents sur cette page : Réglementation PEB à partir du 11/03/2021 - Site énergie du
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VENTILATION
Exception
Les installations de ventilation dans les locaux des bâtiments résidentiels qui sont transformés et dans
lesquels les fenêtres sont remplacées ou ajoutées, doivent satisfaire aux exigences de ventilation relatives
aux amenées d’air en respectant au minimum :
• Soit les débits fixés dans le tableau ci-dessus ;
• soit 45 m³/h par mètre courant de fenêtre qui est remplacée ou ajoutée, si la longueur de la fenêtre
ne permet pas de respecter les débits fixés dans le tableau ci-dessus.
Par ailleurs, l’annexe c2-vhr apporte des précisions complémentaires pour certains points spécifiques. En voici
un aperçu non exhaustif :
Règle de base : les OAR sont placées dans les façades (mur, fenêtre, porte).
Placement autorisé dans un toit de pente > 30° :
• S’il n’y a pas d’élément de façade verticale disponible présentant une
hauteur utile d’un moins 2 m ;
• Si le placement d’une OAR dans la façade est en conflit avec d’autres
prescriptions fixées par le Gouvernement wallon.
Recommandations pour les OAR
Exigences:
• Le tracé est principalement vertical et le conduit débouche en toiture ;
• La section minimale est de 2,8 cm2 par m3/h ;
• Le plus petit diamètre est d’au moins 5 cm ;
• Pour une toiture inclinée, le débouché doit être le plus près possible du
faîte ;
• La hauteur du débouché est d’au moins 50 cm au-dessus de la toiture.
L’air fourni peut être pris dans un espace adjacent non chauffé, tel une serre, un
grenier…
Système A ou C : cet espace est muni d’une OAR vers l’extérieur qui réalise le
débit pour 2 Pa.
Système B ou D : cet espace est muni d’une OAM vers l’extérieur qui réalise le
débit pour 10 Pa.
*Les textes règlementaires sont présents sur cette page : Réglementation PEB à partir du 11/03/2021 - Site énergie du
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VENTILATION
PRINCIPE GENERAL
La ventilation intensive est, en général, assurée par l’ouverture des fenêtres et également des portes
(notamment celles de terrasse ou de jardin). Ainsi en cas de rénovation, il convient de prévoir un nombre
suffisant de fenêtres avec des ouvrants. Pour chaque local, une surface minimale de porte ou de châssis de
fenêtre ouvrant sur l’extérieur est recommandée.
Ventilation unilatérale
Ventilation transversale
REFROIDISSEMENT NOCTURNE
NB : La méthode de calcul PEB permet de valoriser une ventilation intensive pour les calculs de la surchauffe et du
refroidissement via le potentiel de ventilation intensive (cf. 12.10).
Par local ou espace spécial, on entend des espaces qui ne font pas partie des espaces d'habitation comme :
• les couloirs communs ou cages d'escaliers communes à plusieurs unités PER ;
• les cages et gaines d'ascenseurs ;
• les vide-ordures et les locaux de stockage des ordures ménagères ;
• les chaufferies et local de chauffe ;
• les garages ;
• les caves et greniers situés en dehors du volume protégé ;
• les locaux contenant les compteurs gaz ;
• les soutes à combustibles ;
• …
Afin de garantir une certaine qualité de l’air à l’intérieur de ces espaces spéciaux, la norme NBN D50-001 décrit
des dispositifs de ventilation à mettre en œuvre, ces prescriptions sont devenues des recommandations dans
le cadre de la réglementation PEB.
C'est l'annexe c3-vhn de l'AGW* qui est d'application pour la ventilation des bâtiments non-résidentiels. Cette
annexe fait notamment référence à la norme NBN EN 12792 pour ce qui est des « Symboles, terminologie et
symboles graphiques » et à la norme NBN EN13779 :2004 pour ce qui est des spécifications des performances
pour les systèmes de ventilation des bâtiments non-résidentiels.
PRINCIPE
Les débits requis (cf. 11.15 et 11.17) doivent être assurés tant en alimentation qu’en évacuation et
ce dans tous les espaces, qu’ils soient destinés à l’occupation humaine (cf. 11.12) ou non
destinés à l’occupation humaine (cf. 11.14) :
• Alimentation :
o dans les espaces destinés à l’occupation humaine (bureau, classe, salle de
conférence, cantine, hall sportif…chambre…) → obligatoirement en air neuf ;
o dans les espaces non destinés à l’occupation humaine (couloirs, toilettes,
archives…) → soit en air neuf, soit en air transféré sous certaines conditions
(a) .
(a) Letransfert d’air entre espaces (non obligatoire) est autorisé depuis les locaux dont le niveau de pollution va
de faible à modéré vers :
• les espaces non destinés à l’occupation humaine (cf. 11.14) pour satisfaire au débit de conception
minimum exigé en alimentation, voire des débits supplémentaires ;
• les espaces destinés à l’occupation humaine (cf.11.12) uniquement pour satisfaire des débits
supplémentaires par rapport au débit de conception minimum exigé qui doit obligatoirement être réalisé
avec de l’air neuf.
*Les textes règlementaires sont présents sur cette page : Réglementation PEB à partir du 11/03/2021 - Site énergie du
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VENTILATION
Le principe est comparable à celui bâtiments résidentiels pour les ouvertures d’alimentation et d’évacuation ;
toutefois, il peut se révéler très différent dans les dispositifs intermédiaires.
Dans les espaces destinés à l’occupation humaine, le débit de conception minimal requis (cf. 11.15) est
déterminé sur base du nombre d’occupants. Pour cela, on se base en principe sur l’occupation prévue par
l'équipe de conception du bâtiment, sauf si l’équipe de conception ne détermine pas l’occupation prévue ou si
l’occupation prévue d’un espace est inférieure à la valeur déterminée selon le tableau 1 de l’annexe c3-vhn de
l’AGW repris dans intégralité ci-après. Ce tableau donne un aperçu complet de tous les types d’espaces
destinés à l’occupation humaine envisagés par la réglementation PEB.
Dans le logiciel PEB , lors de l’encodage d’une unité PEN, le responsable PEB doit créer (ajouter)
chaque espace destiné à l’occupation humaine et choisir le type d’espace qui correspond le mieux à la fonction
qui y sera exercée :
Afin d’avoir un aperçu complet de tous les espaces destinés à l’occupation humaine possibles, le responsable
PEB peut se référer au tableau ci-après.
Ce tableau figure sous forme de menus déroulants dans le logiciel PEB :
• le menu « Catégorie d’occupation de l’espace » reprend les catégories principales du tableau
(caractères gras dans la colonne située sur la gauche) ;
• le menu « Type d’occupation de l’espace » reprend les différents types d’espaces du tableau liés à la
catégorie d’occupation de l’espace présélectionnée (colonne du milieu).
Les catégories principales du tableau (caractères gras) sont seulement indicatives. Tous les types d’espaces
définis dans le tableau peuvent en principe être présents dans un bâtiment, quelles que soient les destinations
des parties fonctionnelles.
Pour les espaces qui ne figurent pas de manière explicite dans le tableau, le responsable PEB doit choisir le
type d’espace qui correspond le mieux à la fonction qui y sera exercée.
Dans le logiciel PEB, le responsable PEB renseigne pour chaque espace destiné à l’occupation humaine :
• la surface d’utilisation (cf. 5.9)
• l’occupation de conception si elle est connue (nombre de personne prévu par l’équipe de conception
pour l’espace visé)
• s’il s’agit d’une zone fumeurs ou non*
* Il faut considérer qu'il est autorisé de fumer, à moins qu'il soit expressément stipulé qu'il n'est pas permis de fumer :
- 19 JANVIER 2005. - Arrêté royal relatif à la protection des travailleurs contre la fumée de tabac
- 13 DECEMBRE 2005. - Arrêté royal portant interdiction de fumer dans les lieux publics
Dans les espaces non destinés à l’occupation humaine, le débit de conception minimal requis (cf. 11.17) est
déterminé sur base de la surface d’utilisation de l’espace, hormis pour les WC où la réglementation PEB prévoit
d’autres modes de détermination.
Dans le logiciel PEB , lors de l’encodage d’une unité PEN, le responsable PEB doit créer (ajouter)
chaque espace non destiné à l’occupation humaine. Pour ce faire, la sélection dans le menu déroulant
« Catégorie d’occupation de l’espace » du logiciel PEB doit porter sur « Espace non destiné à l’occupation
humaine ». Ensuite, le responsable PEB choisit le type d’espace non destiné à l’occupation humaine au niveau
du menu « Type d’occupation ».
Le responsable PEB renseigne pour chaque espace non destiné à l’occupation humaine :
En outre, pour les WC, le nombre de WC et d’urinoirs est renseigné s’il est connu.
Ce taux d’occupation est celui prévu par le concepteur avec pour minimum les valeurs de référence spécifiées
dans le tableau repris intégralement à la fiche 11.13. A défaut d’un nombre d’occupant prévu par le concepteur,
ce sont également les valeurs de référence du tableau qui sont d’application.
L’annexe c3-vhn de l’AGW* précise que lors du dimensionnement des systèmes de ventilation, le débit de
conception ne peut être inférieur au débit minimal correspondant à la catégorie d’air intérieur INT3. Ce débit
minimal passe de 22 m3 par heure et par personne en zone non-fumeurs à 43 m3 par heure et par personne
en zone fumeurs.
Extrait du Tableau 11 de la norme NBN-EN-13779 :2004 qui fixe le taux d’air neuf par personne selon la
catégorie de qualité d’air intérieur (ici, INT 3) :
Le débit nominal requis dans chaque espace est donc calculé en multipliant le nombre de personne par la
valeur minimale de 22 m3/h.
Exception
Les installations de ventilation dans les locaux des bâtiments non-résidentiels qui sont transformés et dans
lesquels les fenêtres sont remplacées ou ajoutées, doivent satisfaire aux exigences de ventilation relatives
aux amenées d’air en respectant au minimum :
• soit les débits fixés conformément à ci-dessus ;
• soit 45 m³/h par mètre courant de fenêtre qui est remplacée ou ajoutée, si la longueur de la fenêtre
ne permet pas de respecter les débits fixés ci-dessus.
*Les textes règlementaires sont présents sur cette page : Réglementation PEB à partir du 11/03/2021 - Site énergie du
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VENTILATION
11.17 Ventilation hygiénique | Débits exigés dans les espaces non destinés à
l’occupation humaine
Le débit de conception d’un espace, c’est-à-dire le débit de ventilation pour lequel le système de ventilation est
conçu, doit pouvoir être réalisé tant pour l’alimentation que pour l’évacuation d’air. Pour les espaces NON
destinés à l’occupation humaine (cf. 11.14), il est principalement calculé en fonction de la surface d’utilisation.
L’annexe c3-vhn de l’AGW* précise que lors du dimensionnement des systèmes de ventilation, le débit de
conception ne peut être inférieur au débit minimal correspondant à la catégorie d’air intérieur INT3. Ce débit
minimal est de 1,3 m3/h et par m².
Extrait du Tableau 12 de la norme NBN-EN-13779 :2004 qui fixe le taux d'air neuf ou transféré par surface de
plancher (surface nette) pour les pièces non conçues pour l’occupation humaine selon la catégorie de qualité
d’air intérieur (ici, INT 3) :
Le débit nominal requis dans chaque espace est donc calculé en multipliant le nombre de m² par la valeur
minimale de 1,3 m3/h.
EXCEPTIONS
Il faut noter que l’annexe c3 impose un débit de conception minimal plus élevé pour les espaces de toilette, les
salles de douches et les salles de bains.
TOILETTES
Le débit de conception minimal dans les toilettes est de :
• 25 m³/h par WC (y compris les urinoirs)
ou
• 15 m³/h par m² de surface au sol si le nombre de WC n'est pas connu au moment du dimensionnement
du système de ventilation
Les cages d’escalier peuvent être décrites, au choix, soit comme « espace spécial », soit comme « espace non
destiné à l’occupation humaine ». Ce choix peut dépendre d’autres notions que la PEB. Par exemple, une cage
d’escalier en partie ouverte sur les bureaux qu’elle dessert pourrait être décrite comme « espace non destiné à
l’occupation humaine » ; alors qu’une cage d’escalier principale qui sert d’évacuation en cas d’urgence pourrait,
en raison des normes en matière d’incendie ou autre, devoir être ventilée d’une manière particulière et donc
être décrite comme « espace spécial ».
*Les textes règlementaires sont présents sur cette page : Réglementation PEB à partir du 11/03/2021 - Site énergie du
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VENTILATION
Dans les espaces non destinés à l’occupation humaine, le débit de conception minimal en alimentation peut
être réalisé avec de l'air neuf ou de l’air repris d'autres espaces. L’air ainsi transféré, pour alimenter un espace
non destiné à l’occupation humaine, ne peut provenir que d'espaces dont le niveau de pollution va de faible à
modéré (classes de qualité d'air ETA1 ou ETA2, cf. tableau ci-dessous).
Tous les débits supplémentaires, que ce soit dans les espaces destinés ou Non à l’occupation humaine, peuvent
être réalisés avec :
• de l'air neuf ;
• de l'air recyclé → il s’agit d’air repris qui est renvoyé à un caisson de traitement d’air ;
• de l'air transféré → il s’agit d’air intérieur qui passe de la pièce à traiter vers une autre pièce à traiter.
NB : En cas de recyclage de l'air repris, il faut respecter chacune des directives de l'annexe A.6 de la norme NBN EN 13779.
ETA (extract air) = REP (air repris), il s’agit du flux d’air sortant d’une pièce traitée
ETA 1 = REP1 air repris avec un faible niveau de pollution ; cet air convient pour de l’air recyclé ou transféré.
ETA 2 = REP2 air repris avec un niveau de pollution modéré ; cet air ne convient pas à de l’air recyclé mais il
est permis de l’utiliser pour de l’air transféré dans des toilettes, garages et autres espaces similaires.
ETA 3 = REP3 air repris avec un niveau de pollution élevé
ETA 4 = REP4 air repris avec un niveau de pollution très élevé
NB : La contribution de l’air de qualité ETA 1 ou ETA 2 repris d’autres espaces dans le débit de conception d’un local dépend du
débit de conception de l’(des) espace(s) d'où est extrait cet air. La somme des débits de conception d'un espace vers d'autres
espaces ne peut pas être supérieure au débit de conception propre à cet espace.
ALIMENTATION
DÉBIT DE EN AIR (DÉBIT
TYPE EVACUATION
EXEMPLE CONCEPTION DE
D’ESPACE D’AIR
MINIMUM CONCEPTION
MINIMUM)
Destinés à l’occupation humaine
Bureau, salle de réunion, salle
ETA 1 ou 22 m3/[Link] Transfert
de cours, salle à manger, Air neuf exigé
ETA 2 ou 43 m3/[Link] autorisé
chambre d’hôtel…
s’il est autorisé de
ETA 3 ou Cuisine, atelier, laboratoire,
fumer Air neuf exigé Rejet exigé
ETA 4 sauna…
Non destinés à l’occupation humaine
25 m3/h par
toilette ou urinoir Air transféré
Toilettes Rejet exigé
ou 15 m3/h.m² si autorisé
inconnu
ETA 1 ou Transfert
Halls, escaliers, archives…
ETA 2 Air transféré autorisé
1,3 m3/h.m²
ETA 3 ou autorisé
Lavabos, garages… Rejet exigé
ETA 4
Source : CSTC
Le débit de conception minimal doit être assuré tant en alimentation qu’en évacuation et ce aussi bien dans les
espaces destinés à l’occupation humaine que dans ceux non destinés à l’occupation humaine.
De plus, les systèmes de régulation basé sur la température de l’air et qui permettent de réduire le débit de
ventilation sous le débit de conception minimal ne sont pas autorisés. Ceci concerne entre autres des systèmes
de chauffage par air qui coupent toute ventilation lorsqu’il fait suffisamment chaud.
La norme NBN-EN-13779 :2004 comporte un tableau qui définit les types possibles pour la régulation de la
qualité de l’air intérieur :
CATÉGORIE DESCRIPTION
Sans régulation
INT - C1 (IDA-C1)
Le système fonctionne constamment. PAS AUTORISÉ
Régulation manuelle
INT - C2 (IDA-C2)
Le système fonctionne selon une commutation manuelle. PAS AUTORISÉ
Régulation temporelle
INT - C3 (IDA-C3)
Le système fonctionne selon un programme temporel donné.
Régulation directe
Le système est régulé par des détecteurs mesurant les paramètres de l’air intérieur ou
INT - C6 (IDA-C6)
des critères adaptés (détecteurs de CO2, gaz mélangés, COV...). Les paramètres
utilisés doivent être adaptés à la nature de l’activité dans l’espace.
Tableau - Types possibles pour la régulation de la qualité de l’air intérieur (INT - C)
Dans le logiciel PEB , en présence d’un système de ventilation mécanique, le responsable PEB doit
sélectionner le type de régulation mis en œuvre. La réglementation PEB impose donc au minimum une
régulation temporelle, à défaut, l’exigence de ventilation n’est pas respectée.
*Les textes règlementaires sont présents sur cette page : Réglementation PEB à partir du 11/03/2021 - Site énergie du
Service public de Wallonie
Le Guide PEB | 2021
VENTILATION
On entend ici par espaces spéciaux, des espaces avec (un risque de) pollution pour lesquels d’autres exigences
(spécifiques/plus contraignantes) concernant la ventilation sont d’application.
Les espaces suivants sont certainement à considérer comme des espaces spéciaux :
• les garages dont la surface (calculée sur base des dimensions intérieures) est supérieure à 40 m² ;
• les chaufferies et locaux de chauffe ;
• les soutes à combustible ;
• les locaux contenant les compteurs gaz ;
• les locaux pour postes de détente de gaz naturel ;
• les gaines d’ascenseurs, les cabines d’ascenseurs et les salles des machines ;
• les vides-ordures et les locaux de stockage des ordures ;
• certains laboratoires (médicaux, biologiques…) ;
• les locaux contenant des groupes électrogènes.
En plus des espaces avec (un risque de) pollution particulière, les espaces suivants peuvent aussi être
considérés comme espace spécial :
• chambres froides ;
• sas d’entrée ;
• gaines techniques pour canalisations ;
• cabine à haute et basse tension (TGBT, UPS, transfo,..) ;
• locaux techniques pour groupes de traitement d’air ;
• locaux techniques pour installations d’air comprimé ;
• escaliers ;
• espaces de stockage ayant une surface inférieure à 2 m² ;
• les locaux serveurs et racks ;
• les locaux citernes d’eau ;
• les locaux de chargement et de déchargement dans les bâtiments industriels.
Même si la réglementation PEB ne prévoit pas d’exigence de ventilation pour ces espaces, la ventilation doit
néanmoins être conforme à d'autres réglementations, normes ou exigences spécifiques.
Par ailleurs, en présence d’une unité neuve ou assimilée à du neuf, ces espaces doivent être encodés dans le
logiciel PEB afin de renseigner leur surface d’utilisation (cf. 5.9), décrire leur éclairage (cf. 19) et leur inertie
(cf. 12.19) et ce, même s’il n’y a pas d’exigence de ventilation.
Les conditions de pression provoquées dans le bâtiment par le déséquilibre entre les débits d'air fourni
(alimentation) et les débits d'air repris (évacuation) ne peuvent pas être inférieures à -5 Pa ou supérieure à 10
Pa (le calcul doit être effectué avec une valeur de débit de fuite à 50 Pa). La réglementation autorise donc un
déséquilibre non négligeable entre les débits d’air fourni et les débits d’air repris.
Le logiciel PEB calcule automatiquement les conditions de pression pour chaque zone de ventilation
sur base :
• des débits d’air fourni au sein de chaque espace de la zone [m³/h] ;
• des débits d’air repris au sein de chaque espace de la zone [m³/h] ;
• du débit de fuite d’air de la zone de ventilation à 50 Pa [m³/h] considéré ici par hypothèse comme étant
égal au volume de la zone de ventilation concernée.
La ventilation volontaire des bâtiments, nécessaire pour garantir le confort intérieur, engendre des pertes par
ventilation. Selon le type de système de ventilation installé, ces pertes peuvent être plus ou moins importantes.
Lors du calcul du niveau Ew (unités PER et PEN), de la consommation spécifique (unités PER) et de l’indicateur
de surchauffe (PER), les paramètres suivants sont notamment pris en compte :
(a)Important : il faut souligner que pour les unités PER, les déperditions par ventilation hygiénique sont calculées sur base
d’un débit de ventilation hygiénique forfaitaire en fonction du volume protégé du secteur énergétique et non sur base
des débits de ventilation hygiénique encodés pour respecter l’exigence de ventilation. Au contraire, pour les unités PEN, les
déperditions par ventilation hygiénique sont calculées sur base du débit de conception d'alimentation en air neuf pour
la ventilation hygiénique de la partie fonctionnelle.
Ce facteur intervient dans le calcul des déperditions par ventilation des unités PER, respectivement pour les
calculs de chauffage, pour les calculs de refroidissement et pour l'indicateur de surchauffe. Il dépend du type
d'ouverture d’amenée et d’évacuation d’air et de la qualité de mise en œuvre du système de ventilation : avec
1 ≤ m ≤ 1,5.
INFLUENCE DU FACTEUR M
Le facteur m par défaut est très pénalisant pour les systèmes A, B et C car en l’absence de toute mesure et
information, m = 1,5 et les déperditions de chaleur par ventilation passent alors de 100 % à 150 %.
La méthode de calcul PEB permet de valoriser l’installation d’un tel système de ventilation à la demande.
Pour toute demande de permis dont la date d’accusé de réception de la demande de permis déposée à partir
du 1er janvier 2016, la détermination des facteurs de réduction pour la ventilation est réalisée conformément à
l’annexe à l’AM du 16 octobre 2015. Ce facteur de réduction pour la ventilation à la demande limite les pertes
par ventilation et est valorisable dans le calcul PEB des unités PER neuves ou assimilées à du neuf.
La valeur par défaut du facteur de réduction pour ventilation à la demande est égale à 1.
Il est possible d’obtenir une valeur plus faible que la valeur par défaut grâce à un système de ventilation avec
régulation (CO2, présence, humidité) qui répond à certaines exigences :
EXIGENCES DESCRIPTION DE L’EXIGENCE
Fonctionnement
automatique dérogation Le système doit fonctionner de manière automatique
manuelle
Ventilation mécanique Quel que soit le type de système de ventilation à la demande, TOUTES les
alimentations et évacuations mécaniques doivent être régulées par la
(système B, C, D) gestion à la demande.
Incertitude des capteurs de Les capteurs utilisés pour la détection des besoins doivent avoir une
détection incertitude maximale sur la valeur du paramètre mesuré. (a)
Pour pouvoir déclarer un meilleur facteur de réduction pour ventilation à la
Pièces justificatives demande que la valeur par défaut, une ou plusieurs pièces justificatives sont
requises. (a)
Voir spécifications complémentaires reprises à l’annexe de l’AM : Réglementation PEB à partir du 11/03/2021 - Site
(a)
Dans le logiciel PEB , en présence d’un système de ventilation à la demande, le responsable PEB doit
cocher l’onglet « Ventilation à la demande » au niveau du nœud « ventilation » dans l’unité PEB :
Pour déterminer le facteur de réduction à encoder dans le logiciel, le responsable PEB doit utiliser un des 2
tableaux présents dans l’annexe de l’AM du 16 octobre 2015 :
• le tableau 1 pour les systèmes de ventilation A, B, C et D avec régulation de l’alimentation sur base
des besoins dans les espaces secs et/ou de l’évacuation sur base des besoins dans les espaces
humides
• le tableau 2 pour les systèmes de ventilation C avec régulation de l’évacuation sur base des besoins
dans les espaces secs et éventuellement sur base des besoins dans les espaces humides.
NB : Si le système n’est pas équipé de bypass, le facteur de réduction a la même valeur pour les calculs de chauffage, de
refroidissement et de l’indicateur de surchauffe. En présence d’un by-pass, le facteur de réduction ne porte que sur les calculs
de chauffage. Les facteurs de réduction pour les calculs de refroidissement et pour l’indicateur de surchauffe sont fixés à une
valeur de 1.
Le calcul de la PEB des unités neuves et assimilée à du neuf tient compte des performances du récupérateur
de chaleur. La présence d’un tel dispositif peut apporter une réduction importante du niveau Ew (PER et PEN)
et de la consommation spécifique d'énergie primaire (PER).
Dans le logiciel PEB , en présence d’une ventilation mécanique double flux, le responsable PEB doit
préciser s’il y a ou non présence d’un récupérateur de chaleur. En cochant l’onglet « Récupération de chaleur
», celui-ci devient actif. Le responsable PEB doit y mentionner la présence d’alimentation et d’évacuation
mécanique pour ensuite encoder les caractéristiques du récupérateur de chaleur ainsi qu’une série de données
relatives à l’alimentation et l’évacuation qui influencent ses performances.
• si oui, le responsable PEB doit encoder la valeur de consigne des débits d’air entrant/sortant. Il s’agit
de la consigne de réglage de l’appareil (groupe VMC) réglée par l’installateur. Un document attestant
de cette consigne de réglage et signé par l’installateur peut faire office de justificatif.
• si non, le responsable PEB précise si les valeurs des débits d’air neuf insufflé/rejeté sont mesurées et
connues
o si oui, les calculs vont se baser sur la somme des débits réels, mesurés et encodés par
le responsable PEB dans le nœud ventilation hygiénique. Les valeurs qui y ont été
encodées doivent être justifiées par un rapport de mesurage.
o si non, les calculs vont se baser sur la somme des débits exigés déterminés
automatiquement selon les caractéristiques des espaces ventilés
Dans les deux cas, le responsable PEB doit sélectionner les espaces ventilés par le groupe VMC
concerné. Le calcul des sommes se fait automatiquement et apparait pour information sous le tableau
de sélection des espaces.
En prévoyant un équilibrage des débits de pulsion et d’extraction (à vérifier in situ après installation du système
et à justifier via un rapport mesurage), le facteur de réduction pour le préchauffage de l’air de la ventilation est
bien meilleur qu’en cas de déséquilibre important. Ce paramètre influence fortement les résultats.
La présence d'un by-pass permet de désactiver totalement (ou partiellement) le passage de l’air au travers de
l’échangeur de chaleur (et donc l’échange des calories entre les fluides) et de profiter d'un air extérieur plus
frais que l’air intérieur (en été). Cela présente l’avantage de ne pas réchauffer d’avantage le bâtiment en dehors
de la saison de chauffe. La présence d’un by-pass permet de réduire l’indicateur de surchauffe (PER) et les
besoins éventuels en froid (PER et PEN).
Source : [Link]
Ensuite, le responsable PEB spécifie le rendement de l’échangeur de chaleur, paramètre important dans le
calcul de la PEB. Ce rendement peut provenir de diverses sources :
• La base de Données produits PEB ([Link] qui comporte une rubrique dédiée aux ventilateurs
et groupe de ventilation. Si le récupérateur de chaleur prévu/installé figure dans la liste, il est important
de choisir le rendement correspondant au débit nominal requis *.
• Un rapport de test fourni par le fabricant qui doit être effectué selon certains points de la norme EN 308
et recalculé selon l’annexe G de l’annexe A1-PER de l’AGW du 15 mai 2014** (détermination du
rendement thermique d’un récupérateur de chaleur) qui spécifie la méthode de mesurage et de calcul.
En absence d’un justificatif valide, la méthode de calcul PEB prévoit une valeur par défaut de 0% pour
le rendement du récupérateur de chaleur, ce qui revient à considérer qu’il est inexistant.
* Sila sélection du récupérateur est effectuée depuis la bibliothèque, le logiciel applique le rendement en fonction de la plage
de débit dans laquelle on se trouve. Attention, si le débit nominal requis ne peut être assuré par le groupe sélectionné, c’est
le rendement par défaut qui sera considéré dans le calcul PEB.
** Les textes règlementaires sont présents sur cette page : Réglementation PEB à partir du 11/03/2021 - Site énergie du
Le calcul de la PEB des unités neuves et assimilées à du neuf tient compte des caractéristiques du pré-
refroidissement. La présence d’un tel dispositif peut apporter une réduction du niveau Ew (PER et PEN) et de
la consommation spécifique d'énergie primaire (PER).
Dans le logiciel PEB , en présence d’un système de ventilation avec alimentation mécanique, le
responsable PEB doit préciser s’il y a ou non présence d’un pré-refroidissement. En cochant l’onglet « pré-
refroidissement », celui-ci devient actif. Le responsable PEB doit y sélectionner le type de pré-refroidissement
et mentionner les caractéristiques spécifiques en vue de déterminer l'efficacité du système de pré-
refroidissement concerné nécessaire au calcul.
Les échangeurs de chaleurs placés dans le sol sont utilisés pour refroidir ou réchauffer l'air de ventilation (pré-
refroidissement / préchauffage). Ici, c'est la masse thermique de la terre qui est utilisée pour fournir la chaleur
à transférer. A une profondeur suffisante, la température du sol est stable. En été, cela signifie que l'air de
ventilation fourni peut être refroidi. Dans des échangeurs de chaleur sol-eau, l'eau est envoyée à travers une
série de tubes qui sont couplés à une batterie d'air par l'intermédiaire d'un collecteur. L'eau passant à travers
la pompe est mise en circulation à travers les tubes et refroidira l'air.
Source : Helios
Source : Energie +
Les règles pour la prise en compte de l’échangeur de chaleur sol-air ne sont pas déterminées à l’heure actuelle.
Tel qu’expliqué dans le chapitre 10, l’encodage des données du système de ventilation dans le logiciel PEB se
fait en partie dans le nœud « Installations techniques » reprenant les caractéristiques des appareils et des
systèmes de distribution.
Dans le logiciel PEB , le responsable PEB commence par créer un appareil par ventilateur ou groupe de
ventilation
La liaison du ventilateur/groupe de ventilation aux zones de ventilation qu’il dessert se fait également dans le
nœud « Appareils », il n’y a pas de circuit de distribution à créer.
Lorsqu’il s’agit d’un système avec récupération de chaleur, il faut commencer par faire la connexion entre le
ventilateur/groupe de ventilation et la zone de ventilation afin que le logiciel affiche la liste des espaces
concernés dans l’onglet « Récupération de chaleur ».
12.1 Principe
De plus en plus de problèmes se posent pour obtenir le confort d’été. Diverses causes sont observées, les
bâtiments présentent de plus en plus de grandes surfaces vitrées, des gains internes en augmentation
(appareils de bureau, électroménager…), des parois manquant de masse thermique… Pour limiter le risque de
surchauffe et éviter ainsi le recours à un système de refroidissement actif, le concepteur peut jouer sur différents
facteurs :
• la réduction des gains solaires (cf. 12.2) ;
• l’orientation et l’inclinaison des vitrages (cf. 12.3) ;
• le facteur solaire des vitrages (cf. 12.4) ;
• l’ombrage dû à l’environnement et aux débordements architecturaux (cf. 12.5 et 12.6) ;
• les protections solaires (cf. 12.7.) ;
• la surventilation (cf. 12.10) ;
• l’inertie thermique (cf. 12.19).
• le geo-cooling (cf. 15.20)
Dans les unités résidentielles, la technique du « géo-cooling » permet de diminuer la température intérieure en
envoyant dans le plancher rafraichissant (plancher chauffant en saison de chauffe) de l’eau refroidie par un
échangeur de chaleur enterré profondément dans le sol ou de l'eau souterraine.
Cette technique du géo-cooling permet donc de couvrir une fraction des besoins nets en énergie pour le
refroidissement et, par conséquent, de limiter la consommation.
Les gains solaires constituent un atout pendant la période de chauffe car ils contribuent à réduire les besoins
nets de chauffage. Cependant, en été voire à la mi-saison, ils peuvent causer des problèmes de surchauffe
dans les bâtiments.
En effet, l'énergie solaire transmise aux locaux par l'intermédiaire des vitrages peut entraîner la surchauffe de
l'air par effet de serre.
Les fenêtres orientées au sud présentent les apports solaires les plus importants en hiver et à la mi-saison car
le soleil est bas sur l’horizon. En été, la hauteur du soleil au sud réduit la densité du rayonnement atteignant les
surfaces verticales.
Les fenêtres orientées à l’est ou à l’ouest reçoivent très peu de rayonnement solaire en hiver, un peu plus en
mi-saison, et un maximum en été, alors que les fenêtres orientées au nord reçoivent peu de rayonnement
solaire quelle que soit la saison.
Les fenêtres situées dans un plan horizontal reçoivent un maximum d’énergie en été. Au total, ce sont celles
qui cumulent le plus d’irradiation sur l’année.
ORIENTATION INCLINAISON
Tous les vitrages ne laissent pas passer la même quantité de rayonnement solaire. Cette caractéristique se
traduit par le facteur solaire du vitrage (facteur g). Plus le facteur solaire est élevé, plus le rayonnement pouvant
traverser le vitrage est important. Ce facteur est influencé par :
• le type de verre ;
• le nombre de couches de verre et leur épaisseur ;
• le nombre d’air ou de gaz et leur épaisseur ;
• le type de revêtement éventuel appliqué sur le verre (coating).
C’est le fabricant qui est à même de fournir le marquage CE reprenant les informations indispensables au calcul
de la PEB, à savoir la valeur U(g) et le facteur solaire g.
Les obstacles comprennent les bâtiments, arbres et collines environnants et sont caractérisés dans la méthode
de calcul PEB par l’angle d’obstruction.
Les saillies comprennent les débords de toiture, balcons, auvents horizontaux et prolongements de murs
latéraux et sont caractérisés dans la méthode de calcul PEB par les angles de saillie à gauche, de saillie à
droite et vertical de saillie horizontale.
Par défaut, la méthode de calcul PEB fixe les différentes valeurs d’angle.
NB : Pour l’ombrage des capteurs solaires thermiques, ce sont les mêmes valeurs d’angle par défaut que pour les calculs de
chauffage qui sont applicables. Pour des installations photovoltaïques, le calcul par défaut ne s'applique pas et il est obligatoire
de toujours indiquer l'ombrage de manière détaillée (cf. 12.6).
Pour le calcul détaillé de l’ombrage d’une surface ensoleillée, le responsable PEB détermine les 4 angles en
degré
Une protection solaire (surtout si elle est positionnée à l'extérieur) réduit considérablement les apports solaires
et permet de limiter la surchauffe dans les bâtiments.
La méthode de calcul PEB des unités PER et PEN neuves et assimilées à du neuf permet de valoriser la
présence de protections solaires situées dans le plan de la fenêtre (ex : volets, volets roulants, stores,
persiennes…) et hors du plan de la fenêtre (ex : marquises, stores à projection, bannes solaires…).
NB : Une protection solaire composée exclusivement d'écrans architectoniques est traitée comme un élément de l'environnement
lié au bâtiment (cf. 12.5 et 12.6)
Lorsqu’une fenêtre est pourvue d’une protection solaire, le responsable PEB l’ajoute dans le logiciel PEB
et renseigne les éléments suivants :
• la position de la protection :
o hors du plan de la fenêtre (uniquement dans le cas d’un calcul d’ombrage détaillé, cf. 12.6)
o dans le plan de la fenêtre (cf.12.9)
En outre, des données supplémentaires sont à fournir dans le logiciel selon la position du plan de la protection
solaire.
Angle de surplomb
Angle de surplomb = α
Par ailleurs, la base de données produits PEB comporte une rubrique dédiée aux informations sur les données
de produits de protections solaires qui comporte notamment les facteurs de transmission solaire et le facteur
de réflexion solaire de la face extérieure. : [Link]
Pour limiter la surchauffe, il est possible de surventiler les locaux lorsque l'air extérieur est plus frais que l'air
intérieur tout simplement en ouvrant les fenêtres, pour autant qu’elles soient positionnées de façon à permettre
une circulation optimale de l’air.
La méthode de calcul PEB des unités PER neuves et assimilées à du neuf permet de valoriser cette
surventilation au travers de la détermination du potentiel de ventilation intensive. Cette donnée a un impact non
négligeable sur l’indicateur de surchauffe (cf. 6.17).
Chaque chambre et séjour doit être équipé d’une ouverture de ventilation intensive.
Le local est considéré comme équipé d’une ouverture de ventilation intensive lorsque la surface cumulée des
éléments ouvrants (fenêtre, panneau, porte, porte-fenêtre, grille) est supérieure à 6,4% de la surface de
plancher nette totale du local.
Pour calculer la surface des éléments ouvrants, par simplification, on considère que :
• dans le cas d’une fenêtre totalement ouvrante, la surface ouvrante correspond à la surface ‘jour’ de la
fenêtre considérée ;
• dans le cas d’une fenêtre subdivisée, par exemple, en 3 éléments identiques, avec l’élément central
fixe et les 2 éléments latéraux ouvrants, la surface ouvrante vaut 2/3 de la surface ‘jour’ de la fenêtre
considérée ;
• dans le cas d’une fenêtre ne pouvant s’ouvrir qu’en oscillant (soit pour des raisons de quincailleries,
soit pour des raisons de sécurité), la surface ouvrante vaut par convention 1/4 de la surface ‘jour’ de la
fenêtre considérée
Pour être efficace, les ouvertures doivent permettre une ventilation traversante de l’unité PER, c’est-à-dire :
• se situer sur au moins deux façades dont l'orientation diffère de 90° ou plus ;
et/ou
• être distantes d'au moins 3 m selon un axe vertical. La distance se calcule entre les hauteurs moyennes
de chaque ouverture.
Les ouvertures de ventilation intensive sont considérées accessibles depuis l’extérieur si elles sont situées
totalement ou partiellement dans la paroi extérieure de l’unité PER jusqu’à une hauteur maximale de 2,4 m à
partir du sol.
De plus, les ouvertures de ventilation intensive sont également considérées accessibles depuis l’extérieur si
elles sont situées totalement ou partiellement dans une surface d’effraction de l’unité PER.
Les ouvertures de ventilation intensive sont considérées non accessibles depuis l’extérieur si la hauteur pour
descendre dans (ou vers) le logement est supérieur à 3,5 m.
La surface d’effraction a une largeur égale à la largeur de la surface d’accessibilité augmentée d’1,0 m de
chaque côté, et une hauteur de 2,4 m par rapport à une surface d’accessibilité. De plus, une surface de toiture
inclinée avec une pente maximale de 40° est considérée comme une surface d’effraction, même s’il s’agit
également d’une surface d’accessibilité.
Dans le cas d’une habitation unifamiliale, il y aura toujours au moins une ouverture accessible depuis l’extérieur.
Pour les immeubles d’appartements en revanche, des logements situés aux étages peuvent avoir toutes leurs
ouvertures non accessibles.
Une ouverture de ventilation intensive est considérée sécurisée si elle offre la possibilité d'une position
d'ouverture fixe permettant un passage d'air d'une hauteur ou largeur ne dépassant pas 15 cm (exemple : une
fenêtre laissée ouverte en oscillant, ouverture automatique…) ;
L'impact de la présence de l'élément de sécurisation sur la surface de passage d'air et la réduction de débit liée
est négligé.
Une ouverture de ventilation intensive sécurisée permet d’augmenter le potentiel de ventilation et diminuer ainsi
le risque de surchauffe.
Le potentiel de ventilation intensive doit s’évaluer à l’échelle de l’unité PER dans son entièreté. Si cette unité
PER est subdivisée en plusieurs secteurs énergétiques, chaque secteur énergétique sera caractérisé par le
même potentiel de ventilation mais recevra une valeur différente en raison du volume individuel de chaque
secteur énergétique.
Pour déterminer ce potentiel de ventilation intensive, dans le logiciel PEB , le responsable PEB répond
aux questions qui sont reprises dans l’onglet « Ventilation intensive » situé au niveau de l’unité PER. Dès que
les informations fournies permettent de déterminer le potentiel de ventilation intensive, l’encodage est terminé
et le Logiciel PEB le signale par l’affichage d’une phrase bleue indiquant clairement le potentiel de ventilation
atteint.
Pour limiter la surchauffe et les besoins en refroidissement qui pourraient en découler, il est possible de
surventiler les locaux avec de l'air extérieur plus frais que l'air intérieur grâce à d'éventuelles stratégies de
ventilation additionnelle mécanique en journée ou pendant la nuit, et de ventilation additionnelle par ouverture
des fenêtres en journée ou pendant la nuit.
La méthode de calcul PEB des unités PEN neuves et assimilées à du neuf permet de valoriser la présence
d’une ventilation additionnelle mécanique OU naturelle, de jour et de nuit et ce, actuellement, au sein des parties
fonctionnelles (cf. 4.11) à destination de « Bureaux » ou d’« Enseignement » ; l’extension aux autres fonctions
sera envisagée plus tard.
La méthode n’autorise pas le recours simultané à une ventilation additionnelle naturelle et à une ventilation
additionnelle mécanique, que ce soit en journée ou pendant la nuit.
Dans le logiciel PEB , les informations suivantes sont à renseigner pour chaque fenêtre ouvrante :
• le type d’ouverture de la fenêtre :
o oscillo/battante ;
o battante, basculante, coulissante, à guillotines ;
• la surface d’ouverture en journée et/ou pendant la nuit respectivement pour la ventilation additionnelle
naturelle de jour et/ou de nuit : il s’agit de la surface de fenêtre à considérer pour la ventilation
additionnelle par ouverture de fenêtres en journée, en m².
Dans le calcul, le logiciel applique ensuite un facteur de réduction pour tenir compte de la réduction de surface
en fonction du type de fenêtre :
• 0,174 pour les fenêtres oscillo/battantes ;
• 0,9 pour les fenêtres battantes, basculantes, coulissantes ou à guillotines.
12.19 Inertie
L’inertie thermique joue un rôle non négligeable dans la gestion de la surchauffe des bâtiments.
Plus le bâtiment aura une forte inertie thermique, c'est-à-dire une structure lourde, plus il sera capable de gérer
les surchauffes grâce au stockage des apports excessifs (solaires et internes) dans la masse. Ce type de
bâtiment profitera également mieux des apports solaires et internes en période de chauffage.
Les bâtiments à faible inertie thermique, c'est-à-dire légers, n’ont pas cette capacité de stockage des apports
excessifs et sont, par conséquent, plus vite sensibles aux surchauffes. Cet inconvénient peut être contré grâce
à une gestion efficace des apports...
12.20 Inertie |
Dans la méthode de calcul PEB des unités PER neuves et assimilées à du neuf, l’inertie thermique ou capacité
thermique effective est à déterminer pour chaque secteur énergétique. Elle peut être déterminée de manière
simplifiée ou détaillée.
METHODE DETAILLE
La capacité thermique effective du secteur énergétique peut-être déterminée de manière détaillée selon la
méthode détaillée de la norme NBN EN ISO 13786, pour une période de variations thermiques d’un jour.
METHODE SIMPLIFIEE
L’inertie thermique ou capacité thermique effective peut être déterminée de manière simplifiée ; elle se définit
en 4 classes.
INERTIE THERMIQUE
Lourd
≥ 9 cm
• maçonneries en pierre naturelle
≥ 16 cm
• hourdis en terre cuite ou en béton
≥ 6 cm
• chapes lourdes en mortier
Seules les couches situées entre l’intérieur et une lame d’air ou une couche de valeur λ (conductivité thermique)
inférieure à 0,20 W/mK sont considérées pour le calcul de la masse de la paroi. Dans l’exemple ci-dessus, les
couches suivantes sont prises en compte :
• l’enduit de plafonnage de 1 cm dont la masse volumique est 1300 kg/m 3 : 0,01 m x 1300 kg/m3 =
13kg/m² :
• le bloc de béton lourd de 19 cm dont la masse volumique est, par exemple, de 1400 kg/m 3 : 0,19 m x
1400 kg/m3 = 266 kg/m²
La masse de la paroi est de 13 kg/m² + 266 kg/m² = 279 kg/m² → Cette paroi est considérée comme massive
au sens de la réglementation PEB.
Si cette même paroi comportait des blocs de béton cellulaire avec une conductivité thermique de 0,12 W/mK
(inférieure à 0,20 W/mK) en lieu et place des blocs de béton lourds, seule la couche la couche d’enduit de
plafonnage pourrait être considérée dans le calcul de la masse de la paroi, cette paroi ne serait pas massive
au sens de la règlementation PEB.
Important
Pour déterminer l’inertie thermique d’un secteur énergétique, toutes les parois doivent être prises en
compte, qu’elles soient porteuses ou non :
• les parois entourant le secteur énergétique
• les parois situées à l’intérieur du secteur énergétique
12.23 Inertie |
Dans la méthode de calcul PEB des unités PEN neuves et assimilées à du neuf, l’inertie thermique ou capacité
thermique effective est à définir pour chaque partie fonctionnelle (cf. 4.11) et peut être déterminée de 3 façons.
1. PAR DÉFAUT
La capacité thermique effective est considérée à 55 kJ/m²K par unité de surface d’utilisation de la partie
fonctionnelle, c’est l'équivalent d'une masse thermique accessible d'un béton de 3 cm d'épaisseur.
2. CALCUL SIMPLIFIÉ
La capacité thermique effective d’une partie fonctionnelle est calculée sur base de la capacité thermique
effective (valeurs par défaut du tableau ci-dessous) des planchers de chaque espace qui dépend :
• de la masse minimum de la structure de plancher par m²
• du type de faux-plafond
• de la présence ou non d’un plancher surélevé
ET
• de la surface d’utilisation (cf. 5.9) de chaque espace
PAS de faux-plafond
Faux-plafond fermé ET Faux-plafond fermé OU
fermé ET PAS de
La capacité thermique plancher surélevé plancher surélevé
plancher surélevé
effective est basée sur la
masse minimum de la
structure du plancher par
unité de surface
d’utilisation et de la
présence éventuelle de
planchers surélevés
et/ou de faux-plafonds ; à + OU -
déterminer espace par
espace.
Dans le logiciel PEB , au niveau de chaque espace, le responsable PEB définit les informations utiles à la
détermination de la capacité thermique effective de la partie fonctionnelle :
• la masse minimum du plancher de l’espace par unité de surface d’utilisation en kg/m² ;
• la présence ou non d’un plancher surélevé dans l’espace ;
• la présence ou non d’un faux-plafond fermé dans l’espace considéré : un faux-plafond est considéré
fermé dès que moins de 15% nets de la surface du plafond est ouverte
3. CALCUL DÉTAILLÉ
La capacité thermique effective est à calculer par le responsable en sommant la masse active de tous les
éléments structurels situés dans la partie fonctionnelle ou enveloppant la partie fonctionnelle (les parois
intérieures non portantes ne sont pas considérées).
où :
Cfct = la capacité thermique effective de la partie fonctionnelle [kJ/K]
ρk = la masse volumique de l’élément de construction k [kg/m3]
ck = la chaleur spécifique de l'élément de construction k [kJ/kg.K]
dk = l'épaisseur active* de l'élément de construction k [m]
Ak = la surface de l'élément de construction k [m²]
La valeur calculée suivant la formule est encodée dans le logiciel PEB, et une pièce justificative (ex : note de
calcul…) est jointe au projet.
*L’épaisseur active est définie comme étant l'épaisseur de l'élément de construction pour autant que la résistance thermique
de l'élément de construction, calculée perpendiculairement depuis la surface intérieure, soit inférieure à 0,25 m².K/W. De
plus, dk doit être inférieure ou égale à 100 mm et ne peut représenter plus de la moitié de l'épaisseur totale de la construction.
Enfin, pour les structures de plafonds suspendus dont une partie égale à au moins 15% nets de la surface du plafond est
ouverte, la résistance du plafond suspendu ouvert peut ne pas être prise en considération pour la détermination de la
résistance thermique de l'élément de construction depuis la surface intérieure.
13.15. Chaudière à combustible liquide ou gazeux I Spécifications techniques pour les chaudières sans
condensation
13.16. Chaudière à combustible liquide ou gazeux I Spécifications techniques pour les chaudières à
condensation
13.17. Chaudière à combustible liquide ou gazeux I Exemple d’encodage d’une chaudière gaz à
condensation soumise à EcoDesign
13.18. Chaudière à combustible liquide ou gazeux I Conseils pour optimiser la performance d’une chaudière
à condensation
13.19. Chaudière à combustible solide
13.20. Chaudière à combustible solide I Spécifications techniques pour le chauffage
13.21. Chaudière à combustible solide I Spécifications techniques pour le chauffage (suite)
13.22. Chaudière à combustible solide I Conseils pour optimiser la performance d’une chaudière biomasse
13.23. Pompe à chaleur à gaz I Pac avec moteur gaz ou à sorption
13.24. Pompe à chaleur à gaz I Rendement de production des PAC gaz à sorption
13.25. Pompe à chaleur à gaz I Données à encoder dans le logiciel PEB
13.26. Pompe à chaleur à gaz I Données à encoder pour les PAC gaz à sorption
13.27. Pompe à chaleur à gaz I Données à encoder pour les PAC gaz à sorption (suite)
13.28. Pompe à chaleur à gaz I Exemple d’encodage d’une PAC gaz à sorption soumise à EcoDesign
13.29. Pompe à chaleur à gaz I Exemple d’encodage d’une PAC gaz à sorption soumise à EcoDesign (suite)
13.30. Pompe à chaleur à gaz I Exemples d’encodage de PAC gaz à sorption non soumise à EcoDesign
13.31. Pompe à chaleur à gaz I Conseils pour optimiser la performance d’une PAC gaz
13.32. PAC électrique dont la réglementation PEB utilise le Règlement EcoDesign I Conditions d’application
du règlement EcoDesign
13.33. PAC électrique XXX/Eau soumise au Règlement EcoDesign I Rendement de production
13.1. Principe
La performance d’une installation de chauffage est évaluée en fonction du rendement de ses différents
composants.
LE RENDEMENT
C’est le rapport entre la quantité d’énergie recueillie à la sortie d’un poste et la quantité d’énergie fournie à
l’entrée de ce poste. Il s’exprime en pourcent.
Chaque poste d’une installation de chauffage a ses propres pertes et donc son propre rendement. Plus le
rendement est élevé plus le poste est efficace d’un point de vue énergétique.
Depuis la production de chaleur jusqu’à son émission dans les locaux, une installation de chauffage se comporte
comme une chaîne d’éléments : production, stockage éventuel, distribution et émission.
Dans la réglementation PEB, la méthode de calcul distingue la partie production et la partie système.
Que ce soit pour une installation PER ou une installation PEN, le rendement de production est calculé par
secteur énergétique. Pour un même générateur, le rendement de production peut varier en fonction de la
température de retour de conception, déterminée par les systèmes d’émission.
L’approche pour la prise en compte du rendement global dans les unités PEN est légèrement différente de
celles des unités PER.
RENDEMENT D’ÉMISSION
RÉGULATION DE LA
TEMPÉRATURE DE DÉPART DE
RÉGULATION DE
L’EAU DU CIRCUIT DE
LA
DISTRIBUTION (OU DE L’AIR)
TEMPÉRATURE
Valeur de
INTÉRIEURE Valeur de
consigne
consigne variable
constante
Commande de la
87% 89%
température par local
Autres 85% 87%
Remarques
• S’il y a plusieurs systèmes d’émissions dans le secteur
énergétique, le rendement le plus faible sera pris en compte.
Il reste toujours possible de subdiviser le secteur en
plusieurs SE afin de reproduire plus en détail le système
d’émission.
• La régulation du système de distribution hydraulique avec
une consigne variable automatique (type sonde extérieure)
offre un meilleur rendement.
• La régulation de la température locale s’applique si
l’ensemble des locaux du secteur énergétique sont régulés
lorsque la consigne de température est atteinte. Cela peut
se faire par exemple au moyen de vannes thermostatiques
sur tous les éléments d'émission et/ou par une régulation
thermostatique dans chaque pièce.
• Si un ou plusieurs émetteurs de chaleur sont installés devant
un vitrage, le rendement est diminué de 8 %
• Pour les installations de chauffage collectives, si un
décompte individuel des coûts de chauffage par unité PEB
est prévu alors les valeurs ci-dessus sont multipliées par
0,95. Dans le cas contraire elles sont multipliées par 0,85.
RENDEMENT DE DISTRIBUTION
ηDISTRIBUTION
Toutes les conduites ou gaines sont à l’intérieur
du volume protégé (càd. qu’elles sont placées du 100%
côté intérieur de la couche d’isolation)
RENDEMENT DE STOCKAGE
Présent :
RENDEMENT D’ÉMISSION
Chauffage électrique :
Le rendement du système de chauffage central pour les unités PEN est établi de manière globale en fonction
d’une combinaison des caractéristiques du système de chauffage et de l’éventuel système de refroidissement.
Par la méthode de calcul PEB (qui, rappelons-le, n’est pas une méthode de dimensionnement), le tableau ci-
dessus permet d’avoir des valeurs indicatives quant au choix à faire :
• les systèmes reconnus plus performants (en vert)
• ceux les plus pénalisés (en rouge)
Contrairement à la méthode PER, le rendement de l’installation d’un chauffage local dépend uniquement du
rendement de production du chauffage local (cf. 13.11). Le rendement d’émission d’un chauffage local dans un
bâtiment non résidentiel est toujours égal à 100%.
Remarque :
Un système de chauffage local qui ne chauffe et refroidi qu’un seul espace et qui ne serait pas repris dans le
tableau « Rendement de production du chauffage local » repris dans la fiche suivante (13.11) sera encodé
comme un chauffage central. Par exemple, une PAC mono-split qui ne chauffe et refroidi qu’un seul local sera
encodé comme un chauffage central.
On entend par « chauffage local » toute installation de chauffage où la chaleur est émise dans l’espace où elle
est produite.
Le chauffage local se justifie d’autant mieux que l’enveloppe de l’unité PEB est de très haute performance. Le
type de chauffage local est défini en fonction du vecteur énergétique utilisé.
RENDEMENT DE PRODUCTION
Le rendement de production des appareils de chauffage locaux qui fonctionnent au gaz, au combustible liquide
ou à l’électricité (à l’exception de dispositifs de chauffage commandés à distance, « slave heaters »), mis sur le
marché après le 10/01/2018 et dont la puissance nominale est inférieure ou égale à 50kW est déterminé sur
base du règlement européen 2015/1188 dit règlement Ecodesign.
Pour les installations de chauffage local qui ne répondent pas aux conditions d’application au règlement
Ecodesign, les rendements de production (et du système) sont attribués de manière forfaitaire, en fonction du
vecteur énergétique utilisé. La méthode de calcul préconise les rendements suivants :
Rendement de production
Chauffage local
Calcul détaillé Valeur par défaut
Remarques :
• Le rendement de production est identique en résidentiel et en PEN.
• Pour le chauffage électrique, le rendement de production est de 100%.
• Les rendement « Ƞnom » sont les rendements communiqués par le fabricant selon les normes
correspondant au type d’appareil et qui apparaissent dans la fiche technique.
• Pour tout système non repris dans le tableau ci-dessus, le fabricant peut faire valoir le rendement de
son appareil en suivant la procédure des concepts novateurs. Voir Concepts novateurs - équivalence
PEB sur le site portail énergie de la Wallonie :
Méthode de calcul alternative de la PEB en cas de technologies ou de concepts novateurs dans un
bâtiment - Site énergie du Service Public de Wallonie
• Des locaux ou un étage entièrement non chauffé sont assimilés au secteur énergétique adjacent
chauffé.
• Poêle-chaudière
En cas de poêles-chaudières auxquels peut être raccordé un circuit de distribution de chauffage
central ; en l'absence d'émetteurs de chauffage central (radiateurs...) dans le local où est situé ledit
poêle, on considère le poêle comme élément de chauffage local dans cet espace et comme
« générateur » de chauffage central pour les autres locaux.
Si en revanche des émetteurs de type radiateur sont présents dans le local où le poêle est installé, ce
dernier sera considéré uniquement comme producteur pour le chauffage central.
Tel qu’expliqué dans le chapitre 10, l’encodage des données du système de chauffage dans le logiciel PEB se
fait en partie dans le nœud « Installations techniques » reprenant les caractéristiques des appareils et des
systèmes de distribution.
Rendement de production
Rendement d’émission
Quel que soit le générateur thermique, la procédure d’encodage dans le logiciel PEB est la suivante :
• description du type de générateur
• réponse aux questions générales sur l’application du règlement EcoDesign
• sélection des postes desservis par le générateur (chauffage, eau chaude sanitaire, humidification,
refroidissement)
• précision des spécifications techniques pour chacun des postes
• liaison aux éventuels circuits de distributions / secteurs énergétiques
Vous trouverez ci-après divers exemples d’encodage détaillant les quatre premiers points ci-dessus.
Les chaudières à combustible liquide ou gazeux concernent majoritairement les chaudières qui recourent au
gaz, mazout, butane, propane et GPL.
RENDEMENT DE PRODUCTION
Leur rendement de production est déterminé en fonction de son application au Règlement EcoDesign et selon
les indications reprises dans les tableaux ci-après.
Description du générateur
Type et sous-type de Choisir « appareil à combustion » et « chaudière à eau chaude à
générateur condensation »/« chaudière à eau chaude sans condensation »
Les chaudières à combustible liquide ou gazeux concernent
Vecteur énergétique majoritairement les chaudières qui recourent au gaz, mazout, butane,
propane et GPL.
Le fait de placer la chaudière hors du volume protégé diminue le rendement
Hors du volume protégé de production pris en compte par le logiciel de 2 %, ce qui influence le Ew
et/ou Espec
Excepté pour les chaudières atmosphériques (dont les performances
Vannes gaz et/ou des énergétiques sont médiocres), il faudra toujours répondre oui à cette
ventilateurs présents
question.
Application d’EcoDesign
Mise sur le marché
antérieure au 26/09/2015
Répondre oui/non à ces questions permet de déterminer si le producteur
Générateur utilisant des est soumis au Règlement EcoDesign.
combustibles produits
principalement par
biomasse
Chaudière de type B1
Illustration d’encodage du rendement d’une chaudière gaz à condensation soumise au Règlement EcoDesign.
basse température et de 50°C pour tous les autres générateurs de chaleur (à l’entrée du générateur de chaleur).
Une fois ces données encodées, il faut sélectionner le(s) circuit(s) de distribution qui est/sont relié(s) au
générateur comme détaillé au chapitre 13.61.
Le système d’émission qui caractérise le secteur énergétique s’encode au niveau de chaque unité PEB.
Conseils
• La régulation représente une part importante dans l'optimisation de la performance de la chaudière à
condensation. En effet, pour bien condenser, la température de retour doit être la plus basse possible
(inférieure au point de rosée des fumées, comprise entre 47,5°C et 55°C en fonction du combustible
utilisé). La température du circuit de chauffage doit par conséquent être adaptée précisément à la
demande interne, elle-même dépendante des conditions de température extérieure, d'où l'intérêt
de placer une sonde de température extérieure.
• Les températures réelles à prescrire dans le CSC de l’auteur de l’étude du système de chauffage
sont de l’ordre de 35° C pour le chauffage sol, 50°C pour le chauffage par radiateurs.
Par exemple pour des radiateurs, une température de retour par défaut de 70°C diminuera de 6%
le rendement PCI, alors qu’une température de retour de 40°C ne diminuera le rendement PCI que
de 1,4%.
• Parmi les chaudières au gaz ou au mazout, la chaudière à condensation est celle qui permet
d’obtenir les meilleurs rendements, en particulier lorsqu’elle est raccordée à un système de
chauffage basse température (chauffage par le sol, les murs…).
Les chaudières sans combustible liquide ni gazeux sont majoritairement des chaudières biomasse.
La méthode de calcul PEB 2021 utilise les données EcoDesign pour les chaudières à combustible solide mises
sur le marché à partir du 01/01/2020 et dont la puissance nominale n’est pas supérieure à 500 kW.
RENDEMENT DE PRODUCTION
A rendement identique, une chaudière biomasse ne sera pas plus favorable au niveau du résultat final Ew
qu'une chaudière alimentée par des combustibles fossiles. Cela s'explique par le fait que le facteur de conversion
en énergie primaire de la biomasse (1) est identique à celui utilisé pour les autres combustibles. Néanmoins,
les émissions de CO2 des chaudières biomasse sont réduites.
Après avoir créé le générateur thermique, le responsable PEB réalise l’encodage de celui-ci en suivant les
informations demandées.
Description du générateur
Type et sous-type de Choisir « Appareil à combustion » « chaudière à eau chaude sans
générateur condensation »
Vecteur énergétique Choisir « bois »
Le fait de placer la chaudière hors du volume protégé diminue le
Hors du volume protégé rendement de production pris en compte par le logiciel de 2 %, ce qui
influence le Ew et/ou Espec
Dans la grande majorité des cas, les chaudières non à combustible liquide
Vannes gaz et/ou des ou gazeux sont équipées de ventilateurs. La fiche technique indiquera la
ventilateurs présents
présence d’un ventilateur dans la chaudière.
Une fois ces données encodées, il faut sélectionner le(s) circuit(s) de distribution qui est/sont relié(s) au
générateur comme détaillé au chapitre 13.61.
Le système d’émission qui caractérise le secteur énergétique s’encode au niveau de chaque unité PEB.
Conseils
Pour améliorer la performance du rendement de production PEB d’une chaudière biomasse :
• Veiller à prévoir une régulation adaptée de la chaudière pour prévenir son maintien en
température en dehors des périodes de chauffe.
• Privilégier des chaudières à haut rendement à 30% de charge, telles que des chaudières
biomasse à condensation
• La PAC avec moteur à gaz utilisant le gaz comme combustible pour entrainer le fonctionnement du
compresseur. La chaleur de combustion est récupérée via un échangeur de chaleur.
• Les PAC à sorption (PAC à absorption ou PAC à adsorption) où le gaz naturel utilisé comme
combustible agit directement sur le cycle thermodynamique pour permettre les échanges thermiques
entre l’intérieur et l’extérieur via le fluide frigorigène.
13.24. Pompe à chaleur à gaz I Rendement de production des PAC gaz à sorption
Le rendement de production des PAC à sorption soumises au Règlement EcoDesign est déterminé sur base
de la puissance thermique nominale, du rendement saisonnier de l’installation (SGUEInst), de l’efficacité
énergétique de la PAC (ηs) et de la prise en compte de la consommation des auxiliaires. Des facteurs de
correction sont aussi déterminés en considérant les différences de fonctionnement entre les valeurs tests
disponibles sur les fiches techniques répondant au Règlement EcoDesign et les valeurs de conception de
l’installation telles que :
• Température de départ d’émission
• Température de la source de chaleur
• Température à travers le condenseur
Le rendement saisonnier de l’installation (SGUEInst) est calculé sur base du rendement saisonnier de la PAC
(SGUEHeat) disponible dans la fiche technique pour une température de test prédéfinie, à savoir 35°C pour
une PAC fonctionnant en régime « basse température » et 55°C pour une PAC fonctionnant en régime
« moyenne température ».
La consommation des auxiliaires reprend la consommation de l’ensemble des pompes alimentant en chaleur
l’évaporateur (ne concerne que les PAC « Sol/Eau » et « Eau/Eau »).
Après avoir créé le générateur thermique, le responsable PEB réalise l’encodage de celui-ci en suivant les
informations demandées.
Description du générateur
Question posée pour une PAC gaz à sorption
Source de chaleur de
l’évaporateur
Il s'agit de la source de laquelle l'évaporateur récupère sa chaleur
Question posée pour une PAC gaz à sorption
Fluide caloporteur du
condenseur
Il s'agit du fluide qui récupère la chaleur au niveau du condenseur.
Application d’EcoDesign
Question posée pour une PAC gaz à sorption
Puissance (nominale ou Pour les PAC gaz à sorption soumises au Règlement EcoDesign, la
thermique) puissance nominale est la puissance Prated.
Cette puissance est déterminée pour des conditions climatiques
moyennes. Sans autre précision, la puissance nominale P rated est
supposée être déterminée dans ces conditions. L’information se trouve sur
la fiche technique du fabricant.
13.26. Pompe à chaleur à gaz I Données à encoder pour les PAC gaz à sorption
13.27. Pompe à chaleur à gaz I Données à encoder pour les PAC gaz à sorption
(suite)
13.28. Pompe à chaleur à gaz I Exemple d’encodage d’une PAC gaz à sorption
soumise à EcoDesign
13.29. Pompe à chaleur à gaz I Exemple d’encodage d’une PAC gaz à sorption
soumise à EcoDesign (suite)
Illustration de la fiche technique associée de la PAC gaz à sorption encodée dans le logiciel PEB
13.30. Pompe à chaleur à gaz I Exemples d’encodage de PAC gaz à sorption non
soumise à EcoDesign
Illustration d’encodage d’une PAC gaz à sorption non soumise au Règlement EcoDesign.
13.31. Pompe à chaleur à gaz I Conseils pour optimiser la performance d’une PAC
gaz
Conseils
• Appliquer un régime de température de conception plus faible que le régime de test
indiqué sur la fiche technique permet d’augmenter le rendement de l’installation.
• Pour améliorer l’efficacité énergétique du système, éviter d’encoder les données par
défaut
Seules les PAC qui satisfont aux conditions techniques ci-dessous utilisent les données des Règlements
EcoDesign :
• (PAC XXX/Eau) :
o Mise sur le marché à partir du 26/09/15 ;
o Puissance nominale inférieure à 400 kW ;
o Utilisant l’eau, le sol ou l’air extérieur comme source de chaleur ;
o Utilisant l’eau comme fluide caloporteur.
• (PAC Air/Air) :
o Mise sur le marché à partir du 01/01/2013 ;
o Puissance nominale inférieure à 12kW ;
o Utilisant l’air extérieur comme source de chaleur ;
o Utilisant l’air comme fluide caloporteur.
• (PAC Air/Air) :
o Mise sur le marché à partir du 01/01/2018 ;
o Puissance nominale inférieure à 1MW ;
o Utilisant l’air extérieur comme source de chaleur ;
o Utilisant l’air comme fluide caloporteur.
La valeur par défaut du rendement de production des PAC électriques XXX/Eau est de 200%.
Le rendement de production des PAC électriques XXX/Eau soumises au Règlement EcoDesign est déterminé
en évaluant les performances de l’installation en fonctionnement ainsi que ses auxiliaires à travers les différents
modes d’usages décrits dans le tableau ci-dessous. En fonction du type de fluide caloporteur et de la présence
d’un refroidissement actif de la PAC, la méthode de calcul PEB applique des valeurs fixes de durée de
fonctionnement de chaque mode.
MODE DESCRIPTION
Le rendement de production est évalué par la
performance saisonnière en mode actif (SCOPON) de
Mode actif [ON] l’installation, compte tenu de plusieurs facteurs de
correction appliqués à l’installation ainsi qu’aux
pompes sur le circuit vers l’évaporateur.
Pour les PAC réversibles assurant la production de
chauffage et/ou de refroidissement, cette valeur
n’est pas pertinente car la durée de ce mode de
Mode arrêt [OFF]
fonctionnement est nulle. Pour les PAC non
réversibles, ce mode intervient durant environ 40%
du temps en base annuelle.
Ce mode s’applique lorsque la fonction chauffage est
enclenchée sans que la PAC ne soit opérationnelle
Mode « arrêt par thermostat » [TO] parce qu’il n’y a pas de demande de chauffage. Ce
mode intervient pendant environ 2% du temps en
base annuelle.
Cette valeur n’est actuellement pas pertinente car la
Mode veille [SB]
durée de fonctionnement dans ce mode est nulle.
Ce mode permet d’éviter la migration du réfrigérant
vers le carter du compresseur lorsque l’unité est
Mode où l’appareil est activé pour éviter la éteinte ainsi que la condensation du réfrigérant dans
migration du réfrigérant vers le compresseur
le carter. A noter que la durée de fonctionnement de
[CCH] ou Crankcase Heater mode [Ck]
ce mode est plus importante pour les PAC non
réversibles (sans production de froid).
En mode actif, les facteurs de correction prennent en compte les différences de fonctionnement entre les valeurs
tests disponibles sur les fiches techniques et les valeurs de conception de l’installation telles que :
En mode actif, le rendement saisonnier de l’installation est calculé sur base du rendement saisonnier de la PAC
(SCOPON) disponible dans la fiche technique (à ne pas confondre avec la température de
conception/d’utilisation) pour une température de test prédéfinie à savoir 35°C pour une PAC à « régime basse
température » et 55°C pour une PAC à « régime moyenne température ».
Pour une PAC soumise à EcoDesign en mode chauffage, le rendement est calculé en prenant en compte
l’éventuelle résistance électrique de la PAC. Ainsi, il n’est pas nécessaire d’ajouter un producteur de chaleur
spécifique à cette résistance.
Pour une PAC soumise à EcoDesign en mode Eau Chaude Sanitaire, la fiche technique doit renseigner la
présence d’une résistance électrique. Si la fiche technique ne reprend pas clairement la présence d’une
résistance électrique alors cette dernière sera encodée comme un générateur supplémentaire (typiquement,
non préférentiel) (cf. 14.14). A ce jour, il faut généralement encoder une résistance électrique comme
générateur supplémentaire.
Après avoir créé le générateur thermique, le responsable PEB réalise l’encodage de ce dernier en suivant les
informations demandées.
Type de générateur
Type et sous-type de Choisir « pompe à chaleur » et « électrique »
générateur
Source de chaleur de Il s'agit de la source (mise en oeuvre dans le cadre du projet) de laquelle
l’évaporateur l'évaporateur récupère sa chaleur
Il s'agit du fluide qui récupère la chaleur au niveau du condenseur, soit
Fluide caloporteur
l’eau dans le cas envisagé.
Application d’EcoDesign
Mise sur le marché
antérieure au 26/9/2015
Compléter ces champs permet de déterminer si le rendement de la PAC
Générateur utilisant des est calculé sur base des données du Règlement EcoDesign.
combustibles produits
principalement par
biomasse
Spécifications techniques pour le chauffage
Répondre à cette question permet de déterminer si le rendement de la PAC
Puissance nominale > 400 est calculé sur base des données du Règlement EcoDesign pour le
kW
chauffage.
Pour les PAC électriques XXX/Eau soumises au Règlement EcoDesign, la
puissance nominale est la puissance Prated.
*Les textes réglementaires sont présents sur cette page : Réglementation PEB du 01/07/2019 au 31/12/2020 - Site énergie
du Service Public de Wallonie
Température à laquelle est Si la pompe à chaleur a été testée uniquement à 35°C, il s’agit d’une pompe
déterminé le SCOPon ou à chaleur "basse température". Vous devez alors sélectionner "35°C" et
SGUEh encoder le SCOPon 35°C.
Puissance électrique de la Encoder la somme des puissances des pompes vers l’évaporateur. Cette
pompe vers l’évaporateur donnée n’est pas disponible sur la fiche technique EcoDesign.
Conseils
Appliquer un régime de températures de conception plus faible que le régime de test indiqué sur la fiche
technique permet d’augmenter le rendement de l’installation.
RENDEMENT DE PRODUCTION
La valeur par défaut du rendement de production d’une PAC électrique Air/Air est de 125%.
La détermination du rendement de production des PAC électriques Air/Air soumises au Règlement EcoDesign
suit la même méthodologie que les PAC XXX/Eau soumises au Règlement EcoDesign, en déterminant les
performances à différents modes de fonctionnement (cf. 13.33).
La méthodologie fait la différenciation entre une PAC Air/air « classique » et une PAC Air/Air « à double
conduit ».
Une PAC « Double conduit » est une pompe à chaleur dont l'air entrant dans le condenseur (ou dans
l'évaporateur) en phase de refroidissement ou de chauffage, est prélevé à l'extérieur et introduit dans l'unité par
un premier conduit, puis rejeté à l'extérieur par un second conduit, et dont toutes les parties sont localisées
dans la pièce à chauffer, près d'un mur.
Dans ce cas-ci, le rendement saisonnier de l’installation en mode actif est déterminé à l’aide du coefficient de
performance énergétique nominal (COPd) disponible sur la fiche technique répondant au Règlement
EcoDesign. Un facteur multiplicatif de 0,7 transforme ce COP en rendement saisonnier de l’installation en mode
actif.
Pour les PAC Air/Air classiques, le rendement saisonnier de l’installation en mode actif est déterminé par le
rendement saisonnier de la PAC (SCOPON) disponible, soit directement communiqué par le fabricant, soit en
utilisant par la valeur SCOP disponible dans la fiche technique.
A noter que le rendement de production est calculé en considérant la résistance électrique de la PAC (le cas
échéant). Il n’est donc pas nécessaire d’ajouter un producteur de chaleur spécifique à cette résistance.
La pompe à chaleur est un Un système VRF est un système Multi-split à débit de réfrigérant variable.
multi-split ou un VRF
Certains de ces systèmes permettent de réaliser un transfert d'énergie
thermique à l’intérieur du bâtiment entre les zones à refroidir et les zones
à réchauffer, cf.15.14
Pour les PAC électriques Air/air soumises au Règlement EcoDesign, la
puissance nominale est la charge calorifique Pdesignh disponible dans la
fiche technique.
Cette puissance est déterminée pour des conditions climatiques
moyennes. En l’absence de précision, la puissance nominale est
Puissance (nominale ou supposée être déterminée pour ces conditions.
thermique)
Pour les pompes à chaleur électriques dont le rendement de production
n'est pas déterminé selon un Règlement Ecodesign, la puissance
thermique est déterminée selon la NBN EN 14511, dans les conditions de
test définies au § [Link].3 de l'Annexe A1*.
*Les textes réglementaires sont présents sur cette page : Réglementation PEB du 01/07/2019 au 31/12/2020 - Site énergie
du Service Public de Wallonie
Illustration de la fiche technique d’une PAC Air/Air « classique » soumise au Règlement EcoDesign.
Illustration d’encodage d’une PAC Air/Air « à double conduit » soumise au Règlement EcoDesign.
Illustration de la fiche technique d’une PAC Air/Air « à double conduit » soumise au Règlement EcoDesign.
RENDEMENT DE PRODUCTION
La valeur par défaut du rendement de production d’une PAC électrique Air/Air est de 125%. Pour tous les
autres types de pompes à chaleur électriques, la valeur par défaut est de 200%.
Sur base des données encodées sur la source de chaleur et le fluide caloporteur, des facteurs de correction sont
générés par le logiciel PEB. Le SPF est obtenu par la multiplication de ces différents facteurs par le COPtest. Ce
rendement est, en bout de calcul PEB, corrigé par le facteur de conversion de l’électricité (utilisé pour
exprimer les résultats en énergie primaire) qui est de 2,5.
DÉTERMINATION DU COPTEST
La valeur du COPtest est disponible sur la fiche technique conformément aux normes NBN EN 14 511 ou NBN
EN 15879-1. Ces normes s’appliquent aux PAC électriques suivantes :
• air/air, air/eau, air/sol (condensation directe) ;
• eau/air, eau/eau, eau/sol (condensation directe) ;
• sol (eau glycolée) /air, sol (eau glycolée) /eau et sol (eau glycolée) /sol (condensation directe) ;
• sol (détente directe) /air, sol (détente directe) /eau, sol (détente directe) /sol (condensation directe).
Sur la fiche technique, les COPtest recherchés seront ceux déterminés aux conditions de test reprises dans le
tableau 12 de l’annexe A1 de la méthode PER du Gouvernement wallon du 15 mai 2014, ainsi que dans l’arrêté
ministériel du 16 janvier 2017 (applicable pour les pompes à chaleur à détente directe et les pompes à chaleur
qui utilisent l'eau de surface, l'eau des égouts ou l'eau de l'effluent d'une installation d'épuration des eaux
d'égout comme source de chaleur).*
L’émission de chaleur « sol (condensation directe) » concerne bien du chauffage de surface dans lequel circule
le fluide réfrigérant qui libère sa chaleur.
Il ne s’agit pas des VRF, ni des splits et multi-splits qui, elles sont des PAC [air/air].
*Les textes réglementaires sont présents sur cette page : Réglementation PEB du 01/07/2019 au 31/12/2020 - Site énergie
du Service Public de Wallonie
Tableau 1 : Extrait de certaines conditions de test définies dans l’annexe PER A1 – tableau 12 et dans l’arrêté
ministériel du 16 janvier 2017*
*Les textes réglementaires sont présents sur cette page : Réglementation PEB du 01/07/2019 au 31/12/2020 - Site énergie
du Service Public de Wallonie
*Les textes réglementaires sont présents sur cette page : Réglementation PEB du 01/07/2019 au 31/12/2020 - Site énergie
du Service Public de Wallonie
Augmentation de la T° à
travers le condenseur
Spécifications techniques pour le chauffage – Données pour les PAC électriques Sol/Eau
et Eau/Eau
Cocher « Oui » permet d’évaluer précisément l’impact des auxiliaires.
*Les textes réglementaires sont présents sur cette page : Réglementation PEB du 01/07/2019 au 31/12/2020 - Site énergie
du Service Public de Wallonie
Remarques :
• Pour les PAC Air/Air utilisant l’alimentation ou l’évacuation de la ventilation comme source de chaleur,
un facteur de correction est déterminé sur le débit d’air entre le débit d’air de conception et le débit d’air
lors de l’essai selon la norme NBN EN 14511. Ce facteur est calculé comme suit :
AIR DE
AIR REPRIS
VENTILATION
COMME VALEUR PAR
FOURNI COMME FAHU
SOURCE DE DÉFAUT DE FAHU
FLUIDE
CHALEUR
CALOPORTEUR
0,51+0,7 min(V̇Supply ;V̇extr )/V̇max
1 Oui Oui 0,51 fAHU=
0,51+0,7 V̇test /V̇max
• Etant donné que les bâtiments non résidentiels peuvent être chauffés et refroidis, une méthode de
calcul spécifique du rendement de production est déterminée pour les systèmes à débit de réfrigérant
variable (VRF). Un système VRF est constitué de plusieurs unités intérieures alimentées en réfrigérant
et qui travaillent en mode évaporateur (climatisation) ou condenseur (chauffage) et d'une unité
extérieure. Ce type de système permet de réaliser un transfert d'énergie thermique entre les zones du
bâtiment à refroidir et celles à réchauffer, ce qui augmente ainsi le rendement énergétique global de
l’installation. Ainsi, pour ces installations VRF, le rendement est augmenté par le biais du facteur de
récupération mensuel, déterminé sur base des besoins mensuels bruts en chauffage et refroidissement.
• Pour les installations VRF, le facteur de correction sur la température de départ vers le système
d’émission de chaleur est déterminé à partir de la température de conception de saturation du fluide
frigorigène et lors de l’essai selon la norme NBN EN 14511.
Conseils
• Une installation est jugée performante d’un point de vue environnemental à partir d’un SPF de 3.
Une valeur SPF de 3,24 équivaut à un rendement de production de la PAC de 324 %.
• Renseigner la température de départ de l’eau influence de manière importante le SPF.
• Plus le ΔT entre les températures de départ et de retour du système est important (par exemple,
en diminuant le débit dans les radiateurs) plus le SPF sera élevé.
• Pour un fonctionnement optimal de la PAC, un ballon de stockage est souvent installé lorsque la
PAC ne permet pas de moduler suffisamment.
Seule la puissance électrique doit être encodée pour un chauffage central électrique.
Une telle installation n’est pas conseillée étant donné sa très faible efficacité.
Lorsqu’il n’y a aucune installation de chauffage dans un bâtiment, les calculs seront réalisés par défaut avec ce
système de production.
Le principe de la cogénération est la production combinée de chaleur et d’électricité. Cette production est
convertie en quantité d'énergie primaire économisée. On utilise des moteurs pour la production électrique
(moteurs à gaz ou diesel, moteurs Stirling) sur lesquels on récupère de la chaleur (gaz d’échappement, eau de
refroidissement…). Par cette technique, les pertes d’énergie inhérentes à la production d’électricité sont
valorisées en chauffage. L’électricité produite est directement consommée ou injectée sur le réseau.
Dans la grande majorité des cas, la cogénération ne couvre pas l’ensemble des besoins en chauffage et eau
chaude sanitaire du bâtiment. Par conséquent, des installations techniques d’appoint de chauffage (par
exemple, une chaudière gaz) sont installées. Dans l’encodage PEB, la cogénération est toujours encodée
comme un générateur préférentiel.
RENDEMENT DE PRODUCTION
Pour une puissance électrique inférieure à 5 kW ou supérieure à 5000 kW, les rendements sont déterminés en
fonction du combustible.
RENDEMENT DE RENDEMENT DE
COMBUSTIBLE
CONVERSION ÉLECTRIQUE CONVERSION THERMIQUE
Gaz naturel 0.251 0.573
Gaz provenant de la biomasse 0.248 0.542
Mazout 0.279 0.536
Huile végétale 0.268 0.573
Rendement de conversion électrique et thermique pour une cogénération d’une puissance électrique inférieure
à 5 kW (micro-cogénération d’application à titre indicatif pour du logement individuel, petit logement collectif,
tertiaire < 5000m²)
Pour rappel, dans le cas de plusieurs producteurs partagés, la cogénération est toujours considérée comme le
générateur préférentiel, cf. chapitre 17.
Cette donnée est utilisée pour répartir les besoins bruts de chauffage entre
Volume d’eau du ballon le générateur préférentiel (toujours la cogénération) et les générateurs non
préférentiels.
Cette donnée est utilisée pour calculer les facteur de répartition des
Ecart de température entre besoins bruts de chauffage entre le générateur préférentiel (toujours la
départ et retour
cogénération) et les générateurs non préférentiels.
13.57. Cogénération sur site I Exemple d’une fiche technique et conseil pour
optimiser la performance d’une cogénération
Remarques :
• La technologie des piles à combustible peut être encodée sous l’onglet de la technologie
cogénération.
Conseils
• Installer une cogénération est pertinent lorsque la demande en chaleur est relativement
constante et suffisamment importante au cours de l’année. L’installation d’un ballon de
stockage de chaleur est recommandée afin de lisser les pics de consommation de chaleur.
En pratique, on veillera à favoriser l’autoconsommation électrique de manière à réduire les
coûts.
• Le rendement de production généré par le logiciel PEB pour le poste « Chauffage » est, en
général, catastrophique (de l’ordre de 55 %, voire moins).
Toutefois, la combinaison d’une production d’eau chaude (pour le chauffage et l’eau sanitaire)
et d’électricité est efficace sur la finalité du projet. Ceci est dû au fait que l’autoproduction
d’électricité est valorisée en toute fin de calcul PEB.
Les résultats en termes de production électrique se retrouvent dans l'onglet « Résultats » pour
l'unité PEB concernée : « Economie d'EP par la cogénération ».
Au sens de la réglementation, une fourniture externe de chaleur consiste en un réseau qui distribue de la chaleur
produite sur une autre parcelle. En d'autres termes, la production, le stockage éventuel et une partie de la
distribution de chaleur sont communes à plusieurs bâtiments, et chaque bâtiment et/ou unité PEB y est raccordé
par l'intermédiaire d'un échangeur.
Facteur en énergie primaire Ces 2 paramètres ne sont pas soumis à la Directive EcoDesign.
équivalent
Pour un encodage détaillé, la détermination du facteur en énergie primaire
Rendement de production équivalent et du rendement de production équivalent doit être réalisée
équivalent conformément à l’outil de calcul Excel “Fourniture de chaleur externe” mis
à disposition par l’Administration*. Une demande officielle doit être
introduite auprès de l’Administration avant l’établissement de la déclaration
PEB finale pour faire approuver ces valeurs.
* Fourniture de chaleur externe (Réseau de chaleur) - Site énergie du Service Public de Wallonie
Dans le logiciel PEB, on ne décrira que les éléments de système privatifs ou semi-privatifs, c’est-à-dire en aval
de la sous-station.
Le circuit primaire allant de la chaufferie aux échangeurs de chaque unité PEB ne doit pas être encodé dans
les systèmes de distribution.
Pour plus de précisions à ce sujet : Fourniture de chaleur externe (Réseau de chaleur) - Site énergie du Service
Public de Wallonie
Pour la liaison du (des) générateur(s) thermique(s) au(x) circuit(s) de distribution, il faut distinguer deux cas.
• S’il s’agit d’un système de chauffage local, le producteur ne peut être relié qu’à un seul secteur
énergétique.
Exception : Si un secteur énergétique réel est divisé en deux secteurs énergétiques fictifs en raison de
la configuration particulière des systèmes de ventilation, il est possible de relier le chauffage local à ces
deux secteurs énergétiques en cochant la case « le générateur est connecté à deux secteurs
énergétiques (logiciels) ou plus » présente sous la liste proposée des secteurs énergétiques.
• S’il s’agit d’un système de chauffage central, le producteur doit être relié à un ou plusieurs circuits de
distribution primaire.
Ce circuit doit être créé dans le nœud [Systèmes de distribution] pour pouvoir le sélectionner. Il sera ensuite
connecté au(x) secteur(s) énergétique(s), éventuellement via un circuit secondaire, dans l’encodage du nœud
[système de distribution].
L’encodage du système de distribution pour le chauffage des locaux reprend les informations suivantes :
Généralités
Donner un nom univoque simplifiera la liaison du circuit au(x) générateur(s)
Nom du circuit
et au(x) secteur(s) énergétique(s)
Type d’unité desservie Uniquement PER ou uniquement PEN ou PER et PEN
Indiquer le type de fluide transportant la chaleur dans le circuit de
Transport de chaleur
distribution
Si le circuit dessert une unité PEN
Choisissez ‘oui’ s’il y a une régulation du débit dans la pièce et/ou de la
température du fluide entrant qui transporte le froid ou le chaud.
La régulation a lieu en fonction de la température réelle et souhaitée dans
la pièce.
Régulation par local Ce choix de sélection est uniquement d’application pour les systèmes
centraux et est dès lors désactivé dans le cas où le chauffage ou le
refroidissement est local.
Un circuit secondaire est un circuit qui est raccordé sur le circuit primaire (départ et retour). Des circuits
secondaires permettent d’avoir une régulation ou des caractéristiques différentes du circuit primaire.
Il faut créer des circuits primaires/secondaires différents pour renseigner des particularités au niveau :
• des appareils de production ;
• des segments ;
• des circulateurs ;
• du stockage.
Le circuit secondaire se crée à partir d’un des onglets dans le circuit primaire.
Il n’est actuellement pas possible d’encoder un circuit tertiaire. Si l’installation présente plusieurs tronçons avec
des caractéristiques différentes, il faudra se limiter à 2 niveaux de circuits.
Comme pour le circuit primaire, les caractéristiques du circuit secondaire doivent être encodées : segments,
circulateurs, système de stockage et secteurs énergétiques reliés directement à ce circuit secondaire.
Un schéma central se complète au fur et à mesure de l’encodage. L’élément en cours d’encodage est mis en
évidence en orange. Il est possible de cliquer sur les noms des différents éléments de ce schéma pour établir
un lien direct vers l’encodage de ces éléments (exemple : un producteur, un secteur énergétique, …).
Distribution Distribution
Circuit primaire Circuit secondaire
avec un circulateur avec un circulateur
Le système d’émission qui caractérise le secteur énergétique s’encode au niveau de chaque unité PEB, cf.
13.4.
Une distribution de type combilus consiste en une boucle de circulation commune qui sert à la fois pour l'ECS
et pour le chauffage des locaux. La chaleur pour produire l'eau chaude sanitaire (ECS) est fournie à un boiler
ou à un échangeur de chaleur propre à chaque unité PEB.
On parle d’un réseau de distribution 2 tubes (en comparaison à une boucle chauffage et une boucle sanitaire,
soit 4 tubes).
Système complet :
A. Chaudière
B. Groupe de pompe
de charge
C. Ballon tampon
D. Groupe de pompe
pour circuit d’eau
chaude primaire
E. Station individuelle
F. Thermostat d’ambiance
Après avoir créé et détaillé le générateur thermique, le responsable PEB réalise l’encodage du système de
distribution pour le combilus en suivant les informations demandées.
Un circuit de distribution de type « Combilus » doit être créé dans le nœud [Systèmes de distribution] pour
pouvoir le sélectionner. Il sera ensuite connecté au(x) secteur(s) énergétique(s), via un circuit secondaire, dans
l’encodage du nœud [système de distribution], cf. 13.61.
On parle de stockage local lorsque des ballons satellites sont présents dans
l’unité PEB. En absence de stockage local, des échangeurs de chaleur sont
installés.
Un schéma central se complète au fur et à mesure de l’encodage. L’élément en cours d’encodage est mis en
évidence en orange. Il est possible de cliquer sur les noms des éléments de ce schéma pour établir un lien
direct vers l’encodage de cet élément (exemple : un producteur, un secteur énergétique, …).
CARACTÉRISTIQUES DU CIRCUIT
Les onglets Appareils, Segments, Circulateurs, Stockage, circuits secondaires et hors PEB s’encodent suivant
le même principe que détaillé pour la distribution de chauffage, cf. 13.62.
Un combilus comportera toujours minimum un circuit secondaire. En effet, le circuit primaire représente le circuit
jusqu’à la sous-station, le circuit secondaire représente le circuit présent après la sous-station. Il y a autant de
circuits secondaires que de sous-stations.
Une fois créé, le circuit secondaire est affiché également dans l’arbre énergétique et doit être détaillé.
L’élément se trouve dans Lorsque l’échangeur de chaleur se situe dans une unité PEB, il faut préciser
une unité PEN la partie fonctionnelle dans laquelle il est installé.
Comme pour un circuit classique d’ECS, les points de puisage sur un système combilus peuvent se trouver sur
une boucle de circulation ou sur un circuit de distribution (sans circulateur).
• Lorsque le circuit secondaire ECS du système combilus est une boucle de circulation, il faut décrire au
moins un circulateur sur le circuit secondaire et relier le circuit à une ou plusieurs installations ECS. Les
points de puisage s’encodent dans le nœud ‘installation ECS’ de l’arbre.
• Lorsque le circuit secondaire ECS du système combilus est un « simple » circuit de distribution, il ne
faut pas décrire de circulateur et la longueur des points de puisage s’encode dans le nœud « installation
ECS » de l’arbre.
En présence de circuits secondaires identiques, le responsable PEB peut en encoder un seul complètement et
le dupliquer autant de fois que nécessaire. Les liaisons vers les secteurs énergétiques et installations ECS
devront tout de même être encodées dans chaque circuit secondaire.
Si le système de production est situé sur une autre parcelle, alors il s’agit une fourniture externe de chaleur, cf.
13.58.
14.1 Principe
Les besoins bruts en eau chaude sanitaire sont déterminés mensuellement en fonction des besoins nets en
eau chaude sanitaire et des pertes par distribution qui sont déterminés par le rendement du système, cf. 14.2.
Au cas où plus d'une installation de production de chaleur assure la production d'eau chaude sanitaire,
chacune est associée aux points de puisage d'eau chaude, cf. 14.19 qu'elle dessert.
A noter que pour la fonction “Enseignement” (méthode PEN), les besoins mensuels nets en énergie pour l'eau
chaude sanitaire sont considérés comme nuls durant les mois de juillet et d'août.
A noter que pour la fonction “Communs” (méthode PEN), les besoins mensuels nets en énergie pour l'eau
chaude sanitaire de toutes les douches et de toutes les baignoires d'une partie fonctionnelle occupée par cette
fonction s'obtiennent en déterminant le nombre maximum de jour par an pendant lesquels cette partie
fonctionnelle est occupée. Ce nombre dépend des fonctions desservies par cette partie fonctionnelle.
Le rendement de production des appareils pour le chauffage de l’eau sanitaire est déterminé en fonction de son
application au Règlement EcoDesign.
Pour les produits combinés avec un dispositif solaire, l’efficacité énergétique du générateur à renseigner dans
la description des caractéristiques techniques pour l’ECS (ou, le cas échéant, la classe d’efficacité énergétique)
à prendre en considération est l’efficacité énergétique pour le chauffage de l’eau seul, sans tenir compte du
dispositif solaire, dont les caractéristiques sont encodées dans l’onglet spécifique (appareil, panneaux solaires
thermiques), cf. chapitre 20.
L’évaluation du rendement des appareils non soumis au Règlement EcoDesign se fait sur base de valeurs fixes,
en multipliant les rendements de production et de stockage
(1) Ƞwater,dh est calculé selon des règles déterminées par le Ministre et par défaut égale à 0,97.
Valeurs fixes par défaut des appareils ECS non soumis au Règlement EcoDesign autre que les appareils à
combustion et les pompes à chaleur.
Pour les appareils à combustion et les pompes à chaleur, le rendement est obtenu en multipliant l'efficacité
énergétique conventionnelle pour le chauffage de l'eau tenant compte du stockage (déterminée comme
mentionné dans les tableaux repris dans la fiche 14.5) par le facteur de conversion conventionnel en énergie
primaire de la source d'énergie de l'appareil producteur considéré.
En fonction des puissances et des volumes de stockage, deux Règlements EcoDesign s’appliquent.
RENDEMENT DE PRODUCTION
Le rendement de production pour les appareils soumis à EcoDesign est déterminé en fonction des critères
suivants :
• L’efficacité énergétique ŋWH ;
• Le facteur de conversion pour l’électricité selon les règlements Ecodesign.
L’efficacité énergétique est déterminée selon plusieurs méthodes en fonction de l’application aux Règlements
EcoDesign.
Etant donné que les sites des fabricants sont dans l’obligation de donner libre accès à l’ensemble de ces
données, un encodage détaillé sur base du ŋWH peut, en principe, toujours être réalisé. Il est toutefois possible
de valoriser la classe énergétique de l’appareil.
Profil de soutirage déclaré
3XS XXS XS S M L XL XXL
A+++ 62 62 69 90 163 188 200 213
A++ 53 53 61 72 130 150 160 170
A+ 44 44 53 55 100 115 123 131
Classe d’efficacité
A 35 35 38 38 65 75 80 85
énergétique
B 32 32 35 35 45 50 55 60
C 29 29 32 32 36 37 38 40
D 26 26 29 29 33 34 35 36
E 22 23 26 26 30 30 30 32
F 19 20 23 23 27 27 27 28
Valeur de l’efficacité énergétique ŋWH en fonction du profil de soutirage et de la classe énergétique
disponible sur l’étiquette EcoDesign (et la fiche technique le cas échéant)
Tel qu’expliqué dans le chapitre 10, l’encodage des données du système d’eau chaude sanitaire dans le logiciel
PEB se fait en partie dans le nœud « Installations techniques » reprenant les caractéristiques des appareils et
éventuellement de la boucle de circulation.
Rendement de production
Pour les appareils non soumis à EcoDesign avec stockage de chaleur (contrairement au chauffage instantané),
les champs décrits dans le tableau ci-dessous seront renseignés. Pour un descriptif des autres champs à
encoder, cf. chapitre 13.
Après avoir créé le générateur thermique, le responsable PEB réalise l’encodage de ce dernier en suivant les
informations demandées.
Description du générateur
L’encodage des données suivantes sont identiques à l’encodage réalisé pour le chauffage, cf. 13.14:
• Type et sous type de générateur
• Vecteur énergétique
• Hors volume protégé
• Application EcoDesign
Spécifications techniques pour l’eau chaude sanitaire – chaudières à eau chaude
Configuration du stockage
ou de l’échangeur
Ces informations sont nécessaires pour vérifier si le générateur est soumis
Appareil à combustion
à la directive européenne Ecodesign.
collectif
Plage de puissance
C’est la puissance pour la production d’ECS qui doit être encodée. Cette
Puissance (nominale ou dernière est disponible uniquement dans la fiche technique. Pour les
thermique) générateurs mixtes, la puissance indiquée sur l’étiquette EcoDesign est la
puissance chauffage.
Question posée pour les chaudières sans condensation.
Si la chaudière est portée en température uniquement lorsqu’il y a une
Température constante
demande de chaleur en ECS et qu’elle peut se refroidir complètement à
température ambiante, répondre « Non ».
Dans le cas de production d’ECS avec un ballon intégré au producteur, il
est nécessaire de renseigner la configuration du stockage.
Efficacité énergétique Cette donnée est disponible sur l’étiquette EcoDesign et la fiche produit
connue EcoDesign
L’étiquette EcoDesign et la fiche produit EcoDesign renseignent l’efficacité énergétique, la classe énergétique
et le profil de soutirage.
On observe que l’efficacité énergétique fournie par la fiche produit EcoDesign, qui est de 87%, est meilleure
que celle déterminée sur base de la classe énergétique et du profil du soutirage en fonction du tableau repris
dans la fiche 14.7, soit 80%.
Illustration de l’encodage ECS d’une chaudière gaz condensation soumise au Règlement EcoDesign.
RENDEMENT DE PRODUCTION
Le rendement ECS de la pompe à chaleur est déterminé à partir du Règlement EcoDesign 813 et 814/2013 en
prenant en compte :
• La source de chaleur
• L’émission de chaleur
• Les conditions de tests avec les profils de tirage (conditions tests EcoDesign différentes des conditions
de test déterminées pour le chauffage par PAC)
Après avoir créé le générateur thermique, le responsable PEB réalise l’encodage de ce dernier en suivant les
informations demandées.
Description du générateur
L’encodage des données suivantes sont identiques à l’encodage réalisé pour le chauffage, cf. 13.35 :
• Type et sous type de générateur
• Vecteur énergétique
• Hors volume protégé
• Application EcoDesign
Spécifications techniques pour l’eau chaude sanitaire – pompe à chaleur
Configuration du stockage
ou de l’échangeur Ces informations sont nécessaires pour vérifier si le générateur est soumis
à la directive européenne Ecodesign.
Plage de puissance
C’est la puissance pour la production d’ECS qui doit être encodée. Cette
Puissance (nominale ou dernière est disponible uniquement dans la fiche technique. Pour les
thermique) générateurs mixtes, la puissance indiquée sur l’étiquette EcoDesign est la
puissance chauffage.
Dans le cas de production d’ECS avec un ballon intégré au producteur, il
est nécessaire de renseigner la configuration du stockage.
PAC équipée d’une Lorsqu’une pompe à chaleur est équipée d’une résistance électrique, il faut
résistance électrique vérifier dans la fiche technique si le rendement prend en compte la
résistance électrique ou non.
- Si tel est bien le cas, on encode un seul générateur, la pompe à
chaleur
- Dans le cas contraire ou si ce point ne peut être tranché, on encode
deux générateurs : la pompe à chaleur comme générateur
préférentiel, et la résistance électrique comme générateur non
préférentiel, cf. chapitre 17
Illustration de l’encodage ECS d’une pompe à chaleur air/eau soumise au Règlement EcoDesign.
Le rendement de production d’une pompe à chaleur électrique non soumise au Règlement EcoDesign est
déterminé par une valeur fixe (cf. 13.48) :
• 145% pour une production d’ECS instantanée à savoir que dès que le puisage d'eau chaude cesse, la
production de chaleur s'arrête également et l'ensemble du système refroidit jusqu'à température
ambiante (en l'absence d'un nouveau puisage)
• 140% pour une production d’ECS avec stockage (interne ou externe à l’équipement de production).
Illustration de l’encodage ECS d’une pompe à chaleur sol/eau non soumise au Règlement EcoDesign.
RENDEMENT DE PRODUCTION
Lorsque le module de cogénération n’est pas soumis au Règlement EcoDesign, les règles de détermination du
rendement de production sont décrites au chapitre 13.55 Si un stockage de chaleur (interne ou externe à l’unité
de production) est présent, le rendement de production de l’eau chaude sanitaire est réduit de 5%.
Lorsque le rendement de production est soumis au Règlement EcoDesign, il est déterminé selon le chapitre
14.6
La fourniture de chaleur externe n’est pas soumise à un Règlement EcoDesign. Les règles de détermination du
rendement de production sont décrites dans la fiche [Link] un stockage de chaleur (interne ou externe à
l’unité de production) est présent, le rendement de production de l’eau chaude sanitaire est réduit de 5%.
En présence d’une boucle de circulation (circuit bouclé muni d’un circulateur qui permet la circulation de l’eau
chaude sanitaire, maintenue à température, même en l’absence de puisage), il faut créer un circuit de
distribution afin de décrire le circulateur.
Ce système est surtout utilisé lorsque le point de puisage est éloigné de l’appareil de production d’eau chaude
sanitaire. Il est gros consommateur d’énergie puisque les déperditions sur cette conduite se font jour et nuit,
été comme hiver.
Pour économiser l’énergie, il est donc fortement recommandé de ne pas recourir à une telle conduite de
circulation, en concentrant tous les points de puisage à proximité du producteur.
Dans le cas où on ne peut pas se passer d’une boucle de circulation, il faut veiller à bien l’isoler. Un ordre de
grandeur d’une isolation minimale à considérer peut être trouvé dans l’annexe C4 « exigences systèmes » de
l’AGW PEB.
L’encodage du système de distribution pour l’eau chaude sanitaire avec boucle de circulation reprend les
informations suivantes :
Généralités
Donner un nom univoque simplifiera la liaison du circuit au(x) générateur(s)
Nom du circuit
et au(x) secteur(s) énergétique(s)
L’onglet « hors PEB » permet d’encoder les points de puisage situés en
dehors des unités PEB décrites dans le projet.
Par exemple, dans le cas d’une extension avec pour nature des travaux
« assimilé à du neuf », il se peut que la partie existante ne soit pas décrite
Points de puisage situés en- dans le fichier PEB car aucune rénovation n’y est apportée et comporte
dehors des unités PEB
pourtant des points de puisage raccordés sur la boucle de circulation.
(soumises à niveau Ew) du
projet
Si des points de puisage existants sont raccordés sur la même boucle de
circulation, il faut créer un ou des points de puisage « hors PEB » (PER
et/ou PEN, selon leurs types) afin que ceux-ci participent au rendement de
cette conduite (rendement généralement amélioré).
Caractéristiques du circuit
Cet onglet permet de sélectionner et d’afficher l’(les) appareil(s) qui
alimente(nt) le circuit.
Le rendement de distribution d’une conduite de circulation prend en compte l’effet des ponts thermique sur la
résistance thermique des segments de la conduite de circulation.
Le responsable PEB doit donc détailler l’isolation de cette boucle de circulation en répondant aux 5 questions
détaillées ci-dessous.
Interruption de la conduite
par une fixation
Enfin, il faut encoder les différents segments de la boucle de circulation (y compris des segments de boucles
de circulation qui seraient situées en dehors des unités PEB décrites dans le projet).
Dès qu’un de ces paramètres change, il faut encoder un autre segment pour pouvoir le définir correctement.
Un schéma central se complète au fur et à mesure de l’encodage. L’élément en cours d’encodage est mis en
évidence en orange. Il est possible de cliquer sur les éléments de ce schéma pour établir un lien direct vers
l’encodage de cet élément (exemple : un producteur, un secteur énergétique, …).
Distribution Distribution
Circuit primaire Circuit secondaire
avec un circulateur avec un circulateur
Dans les unités résidentielles (méthode de calcul PER), tous les points de puisage suivants doivent être
encodés :
• évier de cuisine
• douche / baignoire
Les lavabos, lave-mains, évier de buanderie, ... ne doivent pas être pris en compte.
Pour la détermination des besoins ECS d’une unité PER, on considère qu’il n’y a pas d’évier ou de bain/douche
en dehors du volume protégé.
Des points de puisages « hors PEB » peuvent être valorisés dans l’encodage d’une boucle ECS ou d’une boucle
combilus.
Il sera souvent intéressant de définir la longueur de la conduite réelle. Les longueurs par défaut de la méthode
de calcul, prises en compte par le logiciel sont de :
• 20 mètres pour l’évier de cuisine ;
• 10 mètres pour les bains et les douches.
A défaut de la longueur réellement mesurée, on peut considérer la longueur de la conduite comme étant la
somme des plus courtes distances, à l’horizontale et à la verticale, entre l’appareil producteur d’eau chaude
sanitaire ou une éventuelle boucle de circulation et le milieu du plancher du local concerné par le point de
puisage.
Les longueurs de conduite communes à différents points de puisage sont prises en compte pour chaque point
de puisage pris séparément.
Encodage de l’installation d’eau chaude sanitaire pour une unité résidentielle – points de puisage
Dans les unités non résidentielles (méthode de calcul PEN), tous les points de puisage suivants doivent être
encodés :
• évier de cuisine, s'il fait partie d'un espace cuisine où des repas sont préparés. Le mot "préparer" est
important dans ce cas. Au sein d'une partie fonctionnelle, une cuisine dans laquelle des repas préparés
à l'extérieur seraient réchauffés ne contient pas d'éviers de cuisine car elle sera considérée comme
une kitchenette. Les points de puisage d'eau chaude sanitaire dans des kitchenette sont repris dans la
catégorie "autres points de puisage".
• douche / baignoire ;
• autres points de puisage alimentés en eau chaude (tels que local de nettoyage, lavabo, évier de
kitchenette, ...).
Il sera souvent intéressant de définir la longueur de la conduite réelle. Les longueurs par défaut prise en compte
par le logiciel sont de :
• 20 mètres pour l’évier de cuisine
• 10 mètres pour la douche/ baignoire
• 20 mètres pour les points de puisage “autres”
Le mode de calcul de la longueur « réelle » des conduites est identique à celui de la méthode PER, cf. 14.25.
PARTIES FONCTIONNELLES
Pour chaque point de puisage, il faut préciser la partie fonctionnelle dans laquelle il se situe.
En fonction des parties fonctionnelles, la détermination des besoins bruts en ECS des autres points de puisage
s’effectue au prorata, soit de la surface de la partie fonctionnelle, soit du nombre maximal de personnes.
L’encodage des autres points de puisage peut s’effectuer selon 2 méthodes :
• Méthode simplifiée : quel que soit le nombre d’autres points de puisage, on encode un unique autre
point de puisage de longueur inconnue.
• Méthode détaillée : on encode chaque autre point de puisage en détaillant la longueur de la conduite,
cf. 14.25
Encodage de l’installation d’eau chaude sanitaire pour une unité non résidentielle – points de puisage
Dans la méthode PEB, un onglet spécifique « préparation des repas » permet d’encoder les caractéristiques
suivantes :
EXEMPLE D’ENCODAGE
Encodage de l’installation d’eau chaude sanitaire pour une unité non résidentielle – Préparation des repas
15.1 Principe
Comme pour les systèmes de chauffage, la performance d’une installation de refroidissement est évaluée en
fonction du rendement de ses différents composants.
Pour les méthodes PER et PEN, il y a lieu de renseigner la présence d’un système de refroidissement actif au
niveau de chaque secteur énergétique.
LE RENDEMENT
C’est le rapport entre la puissance frigorifique fournie aux locaux refroidis et la puissance électrique absorbée
par le compresseur.
Chaque élément d’une installation de refroidissement a ses propres pertes et, donc, son propre rendement.
Plus le rendement est élevé, plus le poste est efficace d’un point de vue énergétique.
En outre, l’énergie mécanique des ventilateurs et des pompes est dégradée en chaleur. Cette chaleur vient en
soustraction de la puissance frigorifique pour les éléments du côté froid. En plus du EER qui se dégrade suite
à une consommation électrique supplémentaire, la puissance frigorifique diminue également.
Pour des bâtiments résidentiels, dans le cas où le risque de surchauffe est trop élevé, on tient également compte
d'une consommation de refroidissement fictive équivalente, même si aucun refroidissement actif est installé.
Un rendement forfaitaire EER = 2.5 et un rendement de la totalité du système équivalent à 0.9 sont d’application.
Cependant, afin d’encourager les concepteurs à mettre en place des moyens passifs de lutte contre la
surchauffe, il est possible de prendre en compte la technique dite du "géo-cooling" dans l’encodage du
refroidissement pour une ou plusieurs unité(s) résidentielle, cf. 15.20.
Dans le logiciel PEB, l’encodage du refroidissement pour une unité résidentielle ne nécessite que l’activation
de la présence de refroidissement actif au niveau du secteur énergétique, et éventuellement les renseignements
propres au géo-cooling, cf 15.20. L’encodage complet d’un générateur de froid est seulement nécessaire pour
les unités PEN.
Si aucun refroidissement actif n’est appliqué, on pose par hypothèse que le rendement de production est égal
à 5, avec l’électricité comme vecteur énergétique.
Le rendement du système de refroidissement central, si présent, pour les unités PEN est établi de manière
globale en fonction d’une combinaison des caractéristiques du système de chauffage et du système de
refroidissement.
Le facteur de pondération représente le ratio de perte de distribution (en %) sur le rendement du système. Sur
base du tableau ci-dessous, à titre d’exemple avec le système 3, un facteur de pondération de 0,06 équivaut à
un rendement du système de refroidissement de 1 / (1+0,06) = 94,3%.
En présence de chauffage et de refroidissement simultanés dans un bâtiment non résidentiel, un facteur
d’annihilation sur le rendement du système est considéré. En fonction du type de système (via le transport de
chaleur et de froid) et de la régulation du système, le rendement du système est réduit si le risque de destruction
d’énergie (à savoir le facteur d’annihilation) augmente. Sur base du tableau ci-dessous, en prenant le même
exemple mais en présence de chauffage et de refroidissement simultané avec un facteur d’annihilation de 0,04
(soit le système 4), le rendement du système de chauffage est de 1 / (1+0,04+0,07) = 90%.
Le tableau ci-dessous renseigne les facteurs à prendre en compte pour déterminer le rendement du système
de chauffage et de refroidissement.
Si un liquide réfrigérant est utilisé (systèmes multi-split ou VRF) les valeurs du Tableau doivent être corrigées
comme suit :
• la valeur de aheat est diminuée de 0,08
• la valeur de acool est diminuée de 0,01
Par la méthode de calcul PEB (qui, rappelons-le, n’est pas une méthode de dimensionnement), le tableau ci-
dessus permet d’obtenir des valeurs indicatives relatives aux choix à effectuer :
- les systèmes reconnus comme les plus performants (en vert)
- les systèmes les plus pénalisés (en rouge)
Si un refroidissement local est installé en présence d’un chauffage local, le rendement de l’installation dépend :
Si un refroidissement local est installé en présence d’un chauffage central, le rendement de l’installation
dépend :
• le refroidissement central pour un ou plusieurs secteurs énergétiques où le froid produit est transporté
par un fluide caloporteur pour être émis dans les différents espaces du volume protégé (par exemple,
une pompe à chaleur connectée à des plafonds rayonnant).
Tel qu’expliqué dans le chapitre 10, l’encodage des données du système de refroidissement dans le logiciel
PEB se fait en partie dans le nœud « Installations techniques » reprenant les caractéristiques des appareils et
des systèmes de distribution.
Rendement de production
Rendement de distribution
Rendement d’émission
Le rendement de production [ŋgen, cool, m] des machines frigorifiques à compression est fonction :
• du coefficient d’efficacité frigorifique [EERnom]
• du facteur de charge partielle [f PL] qui tient compte du comportement à charge partielle du générateur
de froid en fonction
• du facteur de température mensuel [fθ, m] qui tient compte des différences entre les valeurs de
températures de conception et les conditions d’essai selon la EN 14511
Application d’EcoDesign
Mise sur le marché Répondre oui/non à cette question permet de déterminer si le producteur est
antérieure au 26/9/2015 soumis au Règlement EcoDesign.
Générateur utilisant des A noter : l’information n’impacte les résultats que si l’appareil de
combustibles produits
refroidissement est réversible. En froid, les données EcoDesign ne sont pas
principalement par
biomasse utilisées dans le calcul.
Machine monobloc Question posée uniquement pour les machines air-air ou air-eau.
Cet input permet de valoriser qu'une partie des besoins bruts en froid est
Free-chilling
couverte par un générateur fonctionnant en mode free-chilling. La
consommation en énergie finale des générateurs fonctionnant en mode free-
chilling est, en général, considérée comme nulle. La consommation effective
de ces systèmes est alors prise en compte dans la partie consommation
auxiliaire, cf. chapitre 18)
Dans le cas des groupes refroidis par eau, le fluide peut être refroidi par tour
Circuit de condensation de refroidissement (fermée ou ouverte) ou par un système géothermique
(échangeur enterré).
Dans les fiches techniques, il faut donc trouver la valeur SEER (≠ de ESEER)
selon la norme EN 14825 dans les conditions de test demandées dans
la méthode PEB pour les températures à l’évaporateur et au
condenseur, cf tableau valeur repris sur la fiche suivante (15.11)
Les valeurs par défaut utilisés dans le logiciel PEB sont les suivantes :
N° Fluide dans Fluide dans Dénomination du générateur de EERnom fPL θ co,nom θ ev,nom
le l’évaporateur froid
condenseur
Climatiseur refroidi par air, ou
1a système multi-split à condensation
par air
Air Air 2,1 1,25 35 27
Système Multisplit refroidi par air
1b avec débit de réfrigérant variable
(VRF)
Climatiseur refroidi par eau, ou
2a système multi-split à condensation
Eau/ eau par eau
Air 3,05 1,25 30 27
Glycolée Système Multisplit refroidi par eau
2b avec débit de réfrigérant variable
(VRF)
Pompe à chaleur air/eau, ou groupe
3 Air Eau frigorifique refroidi par air avec ou 2,1 1,25 35 7
sans condenseur séparé
Pompe à chaleur eau (glycolée)/eau,
Eau/eau
4 Eau ou groupe frigorifique refroidi par eau 3,05 1,25 30 7
glycolée
avec ou sans condenseur séparé
Parmi les machines à compression, la pompe à chaleur eau-eau est celle qui permet d’obtenir les meilleurs
rendements, en particulier lorsqu’elle est raccordée à un système d’émission de type plafond radiant ou poutres
froides.
A noter qu’un VRF est une machine à compression. Pour plus d’informations, cf. 15.13, 15.14, 15.15
Un système Multi-split à débit de réfrigérant variable (VRF : Variable Refrigerant Flow = DRV : Débit de
Réfrigérant Variable) est constitué de plusieurs unités intérieures alimentées en réfrigérant, qui travaillent en
mode évaporateur (climatisation) ou condenseur (chauffage), et d'une unité extérieure. Les unités intérieures
sont reliées à l'unité extérieure au moyen du circuit réfrigérant.
Certains de ces systèmes permettent de réaliser un transfert d'énergie thermique à l’intérieur du bâtiment entre
les zones à refroidir et les zones à réchauffer.
Le rendement de production [ŋgen, cool, m] des systèmes Multisplit VRF est fonction :
• du coefficient d’efficacité frigorifique [EERnom]
• du facteur de charge partielle [f PL] qui tient compte du comportement à charge partielle du générateur
de froid en fonction
• du facteur de température mensuel [fθ, m] qui tient compte des différences entre les valeurs de
températures de conception et les conditions d’essai selon la EN 14511
• du facteur de récupération mensuel pour le refroidissement [frec,m,vrf]
• du facteur de longueur de conduite du système VRF en mode refroidissement [flength,vrf,cool]
Le facteur de récupération mensuel frec,m,vrf tient compte d’une récupération éventuelle pour un système VRF
qui serait capable de refroidir et de chauffer des zones distinctes du bâtiment. Il est déterminé en fonction des
besoins mensuels bruts en chauffage et refroidissement du secteur énergétique.
Le facteur de longueur de conduite du système VRF en mode refroidissement prend en compte l'effet de la plus
grande longueur de conduite entre l'unité extérieure et l'unité intérieure la plus éloignée sur le rendement de
production du système VRF.
Machine monobloc Question posée uniquement pour les machines air-air ou air-eau
Puissance (nominale ou Il s’agit de la puissance lors du test selon la norme NBN EN 14511 qui a
thermique) permis de déterminer le EER.
Avec la méthode « valeurs par défaut », le rendement de production sera
calculé sur base des valeurs indiquées dans le tableau repris dans la fiche
Méthode pour le 15.11.
rendement de production
Avec la méthode détaillée, le rendement par défaut sera établi en fonction
des paramètres ci-dessus
Le Guide PEB | 2021
REFROIDISSEMENT
La performance de production d’une machine à absorption dépend de l’efficacité du producteur mais également
de la typologie et du rendement de la source de chaleur.
Les machines à absorption sont des machines alimentées thermiquement : ils produisent du froid à partir d’un
générateur de chaleur (ou une source de chaleur externe).
Pour les machines à eau glacée, le free-chilling est l’utilisation de l’air extérieur
froid (par exemple 8 à 10°C) pour refroidir l’eau sans utiliser le groupe
frigorifique.
Cette donnée permet de valoriser la part des besoins bruts en froid qui est
Free-chilling
couverte par un générateur fonctionnant en mode free-chilling. La
consommation en énergie finale des générateurs fonctionnant en mode free-
chilling est en général considérée comme nulle. La consommation effective de
ces systèmes est prise en compte dans la partie consommation auxiliaire (cf.
chapitre 18)
Puissance (nominale ou Il s’agit de la puissance de refroidissement telle que mesurée soit selon la
thermique) norme NBN EN 12309-2, soit selon la norme ARI Standard 560 : 2000.
LES VALEURS PAR DÉFAUT UTILISÉES DANS LE LOGICIEL PEB SONT LES SUIVANTES :
Le système géo-cooling permet de refroidir l'eau de refroidissement en utilisant un échangeur de chaleur enterré
profondément dans le sol (échangeur vertical), sans refroidissement actif supplémentaire, c’est-à-dire sans
consommation d’énergie. Ensuite, cette eau est envoyée dans un plancher rafraichissant, ce qui permet
d'abaisser la température intérieure.
Cette technique du géo-cooling permet donc de couvrir une fraction des besoins nets en énergie pour le
refroidissement et, par conséquent, de limiter la consommation.
Il n’est possible d’activer le géo-cooling que si le secteur énergétique est relié à une PAC électrique de type
sol/eau.
Dans le logiciel PEB, la présence du système de refroidissement par géo-cooling s’encode au niveau du secteur
énergétique. Il n’est possible d’activer le géo-cooling que si le secteur énergétique est relié à une PAC sol/eau.
De plus, il faut préciser la surface au sol du plancher rafraichissant.
Même en présence de géo-cooling, il ne faut pas activer l’onglet « refroidissement » dans l’encodage de la PAC
sol/eau (nœud installations techniques, appareils).
Il ne faut pas non plus considérer automatiquement que la PAC est utilisée comme refroidissement actif.
Le géo-cooling ouvert est une technique qui fait usage d'eaux souterraines comme source froide. Le circuit
d'eau froide est refroidi par l'utilisation des eaux souterraines qui sont pompées puis réinjectées.
Un système ouvert de géo-cooling est toujours considéré comme fonctionnant en mode free-chilling : la
consommation en énergie finale est considérée comme nulle. La consommation effective de ces systèmes est
prise en compte dans la partie consommation auxiliaire (cf. chapitre 18).
En cas d'utilisation d'un système ouvert de géo-cooling combiné avec un ou plusieurs autres générateurs de
froid, c'est le système ouvert géo-cooling qui est pris comme générateur de froid préférentiel (cf. chapitre 18).
En présence d’un système de refroidissement local, le producteur peut être relié à une ou plusieurs installations
de refroidissement
En présence d’un système de refroidissement central, le producteur peut être relié à un ou plusieurs circuits de
distribution.
Il faut créer ce circuit dans le nœud « Systèmes de distribution » pour pouvoir le sélectionner. Ce dernier sera
ensuite connecté au(x) secteur(s) énergétique(s), éventuellement via un circuit secondaire dans l’encodage du
nœud « système de distribution ».
L’encodage du système de refroidissement local se fait au niveau de l’unité PEN et reprend les informations
suivantes :
Généralités
Comme détaillé dans le chapitre 10, le responsable PEB doit encoder TOUS les systèmes de distribution
présents dans le projet pour le refroidissement des locaux.
Généralités
Donner un nom univoque simplifiera la liaison du circuit au(x) générateur(s)
Nom du circuit
et au(x) secteur(s) énergétique(s)
Transport de froid Indiquer le type de fluide transportant le froid dans le circuit de distribution
Caractéristiques du circuit
Cet onglet permet de sélectionner et d’afficher l’(les) appareil(s) qui
alimente(nt) le circuit.
Appareil
Lorsque 2 producteurs alimentent un circuit de distribution primaire, il faut
préciser dans le tableau la priorité de chaque générateur.
Un circuit secondaire est un circuit qui est raccordé sur le circuit primaire
(départ et retour). Des circuits secondaires permettent d’avoir une
régulation ou des caractéristiques différentes du circuit primaire.
Circuits secondaires
Une fois créé, il est affiché également dans l’arbre énergétique.
Un schéma central se complète au fur et à mesure de l’encodage. L’élément en cours d’encodage est mis en
évidence en orange. Il est possible de cliquer sur les éléments de ce schéma pour établir un lien direct vers
l’encodage de cet élément (exemple : un producteur, un secteur énergétique, …).
Distribution Distribution
Circuit primaire Circuit secondaire
avec un circulateur avec un circulateur
16.1 Principe |
L'humidification permet d'éviter un air trop sec mais implique une consommation supplémentaire à prendre en
compte dans le bilan en énergie primaire des unités PEN.
Si des installations de l'unité PEB PEN comprennent des dispositifs destinés à humidifier l'air neuf introduit dans
(une partie de) l'unité PEB, il est tenu compte de la consommation pour cette humidification.
La consommation d'électricité pour l'humidification est déterminée par secteur énergétique.
Dans le logiciel PEB, pour les unités PEN, il y a lieu de renseigner la présence d’un système humidification au
niveau de chaque secteur énergétique :
Comme pour les systèmes de chauffage, la performance d’une installation d’humidification est évaluée en
fonction du rendement de ses différents composants.
La méthode de calcul des rendements et des consommations dues à la production d’humidité est identique à
la méthode appliquée à la production de chauffage.
Tel qu’expliqué dans le chapitre 10, l’encodage des données du système d’humidification dans le logiciel PEB
se fait en partie dans le nœud « Installations techniques » reprenant les caractéristiques des appareils et des
systèmes de distribution.
L’encodage des générateurs pour l’humidification dans le logiciel PEB est identique aux générateurs de
chauffage, cf. chapitre 13.
Après avoir complété les données générales du générateur (description du type et application EcoDesign), il
faut sélectionner le poste « humidification » et encoder les spécifications techniques du générateur pour
l’humidification.
A noter que les spécifications techniques d’un producteur d’humidification sont copiées du poste chauffage
lorsque l’appareil dessert également ce poste.
Il ne faut pas créer de circuit de distribution pour relier le générateur à l’installation d’humidification de l’unité
PEN. Le producteur est relié à une ou plusieurs installations d’humidification dans l’encodage du générateur.
Utiliser les valeurs par La température de retour par défaut pour les systèmes d’émission est
défaut pour les T° considérée 70°C
Température de départ et de La température de départ et celle de retour de conception de l'eau du circuit
retour de conception d'émission
Si l’installation du bâtiment comprend des échangeurs rotatifs sur lequel on
a appliqué une couche hygroscopique, elle peut être considérée comme un
Transport de l’humidité de dispositif de récupération d'humidité.
l’air rejeté vers l’air fourni La récupération d’humidité permet de réduire les consommations finales
pour l’humidification.
Attention : Le recyclage n'est pas considéré comme une récupération
d'humidité. L'effet du recyclage a déjà été pris en compte dans le débit d'air
à appliquer.
Débit d’air neuf de Indiquer le débit d’air neuf de conception par partie fonctionnelle
conception
17.1 Principe |
17.2 Exemple de plusieurs producteurs alimentant un système de chauffage
17.3 Règles de répartition pour les producteurs de chauffage et/ou d’humidification
17.4 Règles de répartition pour les producteurs de chauffage et/ou d’humidification | Type de régulation
17.5 Règles de répartition pour les producteurs de chauffage | Type de modulation
17.6 Règles de répartition pour les producteurs de chauffage | Profil des besoins
17.7 Règles pour les producteurs d’ECS |
17.8 Règles pour les producteurs de froid |
17.1 Principe |
L'énergie nécessaire pour chauffer/refroidir/humidifier un secteur énergétique ou pour produire l’eau chaude
sanitaire peut être fournie par un seul appareil de production ou par une combinaison d'appareils connectés en
parallèle ou en série. La notion d’appareil préférentiel et non-préférentiel formalise la présence de plusieurs
appareils producteur connectés en parallèle ou en série
Les générateurs de chaleur sont hydrauliquement connectés de telle sorte que la sortie du fluide caloporteur
du premier générateur est connectée à l'entrée du fluide caloporteur du générateur suivant. Ainsi, le premier
générateur préchauffe le fluide caloporteur avant que celui-ci n’entre dans le second générateur, qui apportera
le complément d’énergie nécessaire. Cette configuration permet bien souvent une utilisation optimale des
performances des générateurs.
La configuration dans laquelle la sortie du premier générateur est connectée à l'évaporateur d'une pompe à
chaleur (pompe à chaleur d'appoint) n'est pas considérée comme une configuration de générateurs en série.
La méthode de calcul répartit les besoins entre les générateurs préférentiels et non préférentiels.
Selon le poste alimenté par plusieurs générateurs, des spécifications complémentaires sont précisées par la
méthode de calcul PEB :
• pour les producteurs de chauffage et/ou d’humidification, (cf 17.3)
• pour les producteurs d’eau chaude sanitaire, (cf 17.7)
• pour les producteurs de froid, (cf 17.8)
Dans le logiciel PEB, la présence de plusieurs systèmes de production est mentionnée au niveau du nœud
[installations techniques - système de distribution] en sélectionnant plusieurs générateurs reliés au circuit de
distribution.
Enfin, la priorité du générateur est spécifiée, soit préférentielle, soit non préférentielle.
Si plusieurs générateurs de chaleur alimentent un secteur énergétique/une unité PEB en chaleur, la méthode
de calcul PEB répartit les besoins bruts en énergie entre les générateurs de chaleur préférentiels et les
générateurs non préférentiels.
* La puissance des producteurs de chaleur qui intervient dans la répartition des besoins entre les générateurs
non préférentiels doit être déterminée selon des normes spécifiques :
IMPORTANT : un groupe de chaudières identiques ne peut pas être traité comme un seul générateur de
chaleur. Chaque générateur doit être encodé individuellement. Afin de faciliter l’encodage, la fonction dupliquer
est disponible dans le logiciel PEB.
* Lestextes règlementaires sont présents sur cette page : Exigences PEB & électromobilité à partir du 11 mars 2021 - Site
énergie du Service public de Wallonie
Le Guide PEB | 2021
GÉNÉRATEUR PRÉFÉRENTIEL – NON PRÉFÉRENTIEL
Hormis en présence d’une cogénération, le type de régulation entre les appareils producteurs de chaleur
préférentiel et non préférentiel(s) intervient dans la détermination de la fraction mensuelle de chaleur fournie
par le générateur préférentiel, et par conséquent dans la répartition des besoins bruts entres les différents
producteurs de chaleur.
Régulation de commutation de puissance de
Régulation additionnelle de puissance de pointe
pointe
(régulation de puissance crête additionnelle)
(régulation de puissance de crête)
Uniquement si le(s) générateur(s) non préférentiel(s) ne Ce type de régulation doit être choisi dans tous les autres
fonctionne(nt) que : cas qui ne correspondent pas à la régulation additionnelle
lorsque la demande de puissance est supérieure à la de puissance de pointe.
demande que peut fournir le générateur préférentiel
ET
si pendant cette période, l’appareil préférentiel
fonctionne à pleine puissance.
Ce type de régulation maximise l’utilisation du générateur
préférentiel.
Régulation de puissance de crête additionnelle source formation Régulation de commutation de puissance de pointe source
PEB M3-2 - V3.1 formation PEB M3-2 - V3.1
Outre le type de régulation entre les appareils préférentiel et non préférentiel(s), le type de modulation du
générateur préférentiel est à spécifier s’il n’est ni une cogénération, ni une pompe à chaleur utilisant l’air
extérieur comme source de chaleur. Ce paramètre intervient également dans la détermination de la fraction
mensuelle de chaleur fournie par le générateur préférentiel et, par conséquent, dans la répartition des besoins
bruts entres les différents producteurs de chaleur.
Outre le type de régulation entre les appareils préférentiel et non préférentiel(s), le profil de besoin des parties
fonctionnelles (cf 4.11) intervient dans la détermination de la fraction mensuelle de chaleur fournie par le
générateur préférentiel (sauf s’il s’agit d’une cogénération), et par conséquent dans la répartition des besoins
bruts entre les différents producteurs de chaleur.
La méthode de calcul PEB définit les fonctions avec profil de besoin constant et fluctuant, il n’y a donc rien à
encoder dans le logiciel PEB.
Dans le cas où plusieurs appareils producteurs d’ECS sont montés en parallèle ou en série, on introduit le
formalisme d'un appareil connecté préférentiel et un ou plusieurs appareil(s) non préférentiel(s), de manière
tout à fait analogue au cas du chauffage.
Si tous les producteurs d’ECS assurent également le chauffage, les règles de répartition entre appareils
préférentiel et non préférentiel(s) sont identiques à celle applicables au producteur de chauffage (cf 17.3)
Par contre, si un ou plusieurs de ces appareils assure(nt) uniquement la préparation d’ECS, alors la répartition
entre générateur préférentiel et non préférentiel s’applique sans tenir compte d’une éventuelle production de
chaleur pour le chauffage PEB.
IMPORTANT
Depuis le 1er janvier 2016, pour autant que sa mise sur le marché soit postérieure au 25/09/2015, la méthode
de calcul permet de considérer une PAC ECS avec résistance électrique intégrée comme étant un seul appareil,
et ce, uniquement si l’efficacité énergétique nwh de la PAC a été déterminée en activant la résistance électrique
de la PAC lors du test.
A défaut, il faudra considérer qu’on est en présence de plusieurs systèmes de production (une PAC et un
chauffage électrique par résistance) et encoder un générateur préférentiel et un non-préférentiel.
Dans un grand nombre de cas, les fabricants ne communiquent pas à ce sujet et il faut encoder deux
générateurs distincts.
Des informations complémentaires à ce sujet sont disponibles dans le « Document explicatif sur les systèmes
d’ECS soumis au règlement Eco-Design » disponible au téléchargement sur le site énergie de la Wallonie :
Eco-Design : document explicatif sur les systèmes ECS - Site énergie du Service Public de Wallonie
Si l'installation de refroidissement centrale combine différents générateurs de froid et que ces générateurs :
S'il y a plus d'un type de générateur de froid non préférentiel, on considère pour le traitement de la partie non
préférentielle, uniquement le générateur de froid affichant la valeur la plus basse du rapport entre le facteur
de conversion en énergie primaire (fp, cf 7.12) et le rendement de production.
En présence d’une machine frigorifique à absorption, elle doit être définie comme générateur de froid
préférentiel. Sinon, en présence d’un système ouvert de type géo-cooling, il doit être défini comme
générateur de froid préférentiel. Dans tous les autres cas, on prend comme générateur préférentiel le
générateur avec le plus haut rendement de production.
La fraction moyenne annuelle du froid fourni par le générateur préférentiel est définie en fonction du rapport
entre la puissance nominale* du (des) générateur(s) de froid préférentiel(s) et la puissance nominale* de tous
les générateurs de froids préférentiel(s) et non préférentiel(s).
* La puissance de refroidissement des générateurs préférentiel(s) et non préférentiel(s) qui intervient dans la
détermination de la fraction mensuelle du froid fourni par le(s) générateur(s) préférentiels doit être déterminée
selon des normes spécifiques :
• pour les machines frigorifiques à compression, il s’agit de la puissance frigorifique mesurée selon la
NBN EN 14511 dans les conditions nominales (standard rating conditions),
• pour les machines frigorifiques à absorption, il s’agit de la puissance frigorifique mesurée soit selon la
NBN EN 12309-2 ou selon la "ARI Standard 560 : 2000",
• pour le geo-cooling / système ouvert, la puissance est calculée selon le débit du puits de forage repris
dans le permis d'environnement (le débit puisé) et selon la différence de température entre l'eau puisée
et l'eau réinjectée (fixée par défaut à 6°C).
La fraction sert à répartir les besoins bruts en énergie entre générateurs préférentiels et non préférentiels. Tous
les besoins couverts par le générateur préférentiel sont pris en compte. Les besoins supplémentaires sont
assurés par le générateur désigné comme étant le seul générateur non préférentiel, même s’ils devaient y en
avoir plusieurs.
18.1 Principe |
18.2 Auxiliaires de distribution | Chauffage central et ECS
18.3 Auxiliaires de distribution | Chauffage central et ECS – Valeurs par défaut
18.4 Auxiliaires de distribution | Chauffage central et ECS – Temps de fonctionnement
18.5 Auxiliaires de distribution | Refroidissement
18.6 Auxiliaires de production | Chauffage central et ECS
18.7 Auxiliaires de production | Vannes gaz et/ou ventilateurs
18.8 Auxiliaires de production | Consommation d’électricité de la/des tour(s) de refroidissements
18.9 Auxiliaires de production | Électronique
18.10 Auxiliaires de production | Refroidissement
18.11 Auxiliaires de ventilation | Principe et méthode simplifiée
18.12 Auxiliaires de ventilation | Méthode détaillée
18.13 Auxiliaires de ventilation | Consommation électrique des ventilateurs pour le pré-refroidissement
18.14 Auxiliaires de ventilation | Principe et valeurs par défaut
18.15 Auxiliaires de ventilation | Fractions du temps conventionnel par fonction
18.16 Auxiliaires de ventilation | Puissances réellement installées
18.17 Auxiliaires de ventilation | Ventilo-convecteurs – méthode simplifiée
18.18 Auxiliaires de ventilation | Ventilo-convecteurs – méthode détaillée sur base de la puissance
électrique installée
18.19 Auxiliaires de ventilation | Ventilo-convecteurs – méthode détaillée sur base de la puissance
électrique mesurée
18.20 Auxiliaires de ventilation | Ventilo-convecteurs
18.1 Principe |
Les auxiliaires sont les équipements électriques (circulateur, ventilateur, ...), nécessaires au fonctionnement
des installations de chauffage, de production d'eau chaude sanitaire, de ventilation, du pré-refroidissement.
Les auxiliaires pris en compte par la méthode de calcul PEB sont :
Les circulateurs pour l’eau de chauffage et, éventuellement, de refroidissement, qui font partie du circuit de
distribution,
Les circulateurs des boucles ECS et Combilus,
Les ventilateurs affectés à la ventilation et à la circulation de l’air qui sont des auxiliaires de ventilation.
CIRCULATEURS
Ou
Tous les circulateurs qui desservent l’unité PEB doivent être considérés sauf :
• les circulateurs dédiés uniquement à l’eau chaude sanitaire et qui n’alimentent aucune
boucle de circulation (par ex : un circulateur qui permet de charger un ballon d’eau
chaude) ;
• les circulateurs de secours, qui prennent le relais en cas de panne.
La consommation d’énergie des auxiliaires de distribution est fonction, pour chaque pompe installée, de sa
puissance et de sa durée de fonctionnement.
PUISSANCE
DÉTERMINATION DE LA PUISSANCE*
TYPE DE CIRCULATEUR
INSTALLÉE
à rotor noyé
à moteur ventilé
(dont le moteur électrique est séparé du rotor)
Autre type
(avec régulation marche/arrêt, autre cas ou Valeurs par défaut, cf. 18.3
régulation inconnue)
* Si un circulateur dessert plusieurs unités PEN et/ou PER, la puissance du circulateur doit être répartie de
façon proportionnelle entre ces unités PEN et/ou PER sur base des besoins bruts de chaleur des unités
respectives. Dans le cas d’une distribution de chaleur pour le chauffage, la répartition doit se faire sur base des
besoins bruts en énergie pour le chauffage. Dans le cas d'une distribution de l'eau chaude sanitaire ou d'un
combilus, la répartition doit se faire sur base des besoins bruts en eau chaude sanitaire.
Eau chaude
sanitaire (cf.
conduite ou
boucle de
circulation)
TEMPS DE FONCTIONNEMENT
La durée de fonctionnement des circulateurs pour le chauffage dépend du type de circulateur et du type de
régulation :
TYPE DE CIRCULATEUR POUR LES UNITÉS PER POUR LES UNITÉS PEN
Les consommations des circulateurs pour le chauffage peuvent différer fortement selon le type de circulateur
et le type de régulation !
EXCEPTIONS
Pour les secteurs énergétiques qui ne contiennent que des parties fonctionnelles de type « enseignement », le
temps de fonctionnement est considéré nul durant les mois de juillet et d'août.
Pour les secteurs énergétiques qui ne contiennent que des parties fonctionnelles de type « espaces
techniques », le temps de fonctionnement est considéré nul durant toute l'année.
Le fonctionnement des boucles de circulation pour l’eau chaude sanitaire et des installations « combilus » est
toujours considéré comme continu, ce qui engendre généralement une consommation importante de ces
composants.
*Les textes règlementaires sont présents sur cette page : Exigences PEB & électromobilité à partir du 11 mars 2021 - Site
énergie du Service public de Wallonie
Le Guide PEB | 2021
AUXILIAIRES
Tous les circulateurs du système de distribution de refroidissement qui desservent l’unité PEB doivent être
considérés.
La consommation d’énergie des auxiliaires de distribution est fonction, pour chaque pompe installée, de sa
puissance et de son temps de fonctionnement.
PUISSANCE
Dans les unités PEN, la puissance installée des auxiliaires de distribution pour le refroidissement est déterminée
suivant le même principe qu’en chauffage et eau chaude sanitaire. La valeur par défaut est déterminée compte
tenu de la surface d’utilisation du secteur énergétique.
TEMPS DE FONCTIONNEMENT
Le temps de fonctionnement des circulateurs pour le refroidissement dépend du type de circulateur et du type
de régulation.
TYPE DE CIRCULATEUR POUR LES UNITÉS PER POUR LES UNITÉS PEN
Fonction de la durée de
À rotor ventilé avec fonctionnement mensuelle du
régulation (excepté Pas d’application système de refroidissement.
régulation marche/arrêt) Maximum la moitié du mois (voir A3
PEN*)
Avec régulation Pas d’application La moitié du mois
marche/arrêt
Autre cas ou régulation Pas d’application En continu (totalité du mois)
inconnue
NB : Dans les unités PER, aucune énergie auxiliaire ne doit être calculée pour la distribution de froid. Par convention, on considère
qu’elle est déjà prise en compte dans la détermination de la consommation d'énergie pour le refroidissement.
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Le Guide PEB | 2021
AUXILIAIRES
Il faut toujours faire la somme des consommations des auxiliaires sur tous les générateurs j qui desservent
l’unité PEB.
EXCEPTIONS
Pour les générateurs d'eau chaude sanitaire et pour les générateurs de chauffage (PAC) dont les rendements
de production et de stockage sont calculés selon le règlement EcoDesign, la consommation d'énergie électrique
auxiliaire du générateur est déjà prise en compte et ne doit plus être comptabilisée.
Une « vanne gaz » est un organe de sécurité qui veille à éviter toute fuite de gaz en cas de disfonctionnement
d’un générateur alimenté en gaz. Cela concerne les chaudières alimentées en gaz naturel et en propane.
Les « ventilateurs » dont il est question ici sont des ventilateurs de chaudières qui participent à l’évacuation des
gaz de combustion. La quasi-totalité des chaudières modernes en sont équipées (quel que soit le combustible
et qu’elles soient à condensation ou non), avec quelques exceptions comme, notamment, les chaudières
atmosphériques (« B1 »).
Vu ces définitions et le fait que les chaudières B1 sont quasiment toutes à combustible gazeux, il faut
généralement répondre « Oui » à cette question dès qu’on encode une chaudière.
Si un générateur dessert plusieurs unités, alors la puissance nominale du générateur doit être répartie de façon
proportionnelle entre ces différentes unités sur base des besoins bruts totaux des unités concernées. Si le
générateur ne sert qu'au chauffage, alors la répartition doit être faite sur base des besoins bruts pour le
chauffage. Si le générateur ne sert qu'à la production d'eau chaude sanitaire, alors la répartition doit être faite
sur base des besoins bruts en énergie pour l'eau chaude sanitaire. Si le générateur sert aux deux, alors la
répartition doit être faite sur base des besoins bruts en énergie pour le chauffage et pour l'eau chaude sanitaire.
La consommation pour les tours de refroidissement est la somme des consommations pour tous les générateurs
de chaleur non préférentiels k qui desservent le secteur énergétique i et sur tous les secteurs énergétiques i de
l'unité PEN, calculées par le logiciel PEB sur base :
La consommation d’électricité pour l’électronique de l’unité PEB est la somme des consommations pour tous
les générateurs de chaleur j qui desservent le secteur énergétique i et sur tous les secteurs énergétiques i de
l'unité PEN, et calculées par le logiciel PEB sur base de :
• la puissance nécessaire pour compenser les pertes en mode veille de l’électronique pour la
production, égale à 10W
• la longueur du mois considéré
Si un générateur dessert plusieurs unités PEN et/ou PER, la puissance des pertes en mode veille doit être
répartie de façon proportionnelle entre les unités PEN et/ou PER concernées sur base des besoins bruts totaux
des unités PEN et/ou PER concernées. Si le générateur ne sert qu'au chauffage, alors la répartition doit être
faite sur base des besoins bruts pour le chauffage. Si le générateur ne sert qu'à la production d'eau chaude
sanitaire, alors la répartition doit être faite sur base des besoins bruts en énergie pour l'eau chaude sanitaire.
Si le générateur sert aux deux, alors la répartition doit être faite sur base des besoins bruts en énergie pour le
chauffage et pour l'eau chaude sanitaire.
Pour les générateurs de froid refroidis par l'eau, il y a toujours une consommation d'électricité supplémentaire
du côté condenseur. Si la machine est reliée à une tour de refroidissement, il y a une consommation
supplémentaire pour la pompe de pulvérisation et pour le ventilateur de la tour de refroidissement. Dans le cas
des machines frigorifiques à absorption, il y a une consommation supplémentaire pour assurer la circulation du
fluide frigorigène.
La consommation d’électricité supplémentaire pour les générateurs de froid est déterminée suivant deux
méthodes (précision à encoder au niveau du nœud [système de distribution] dans l’arbre énergétique):
• Simplifiée
• Détaillée
Pour le calcul de la consommation électrique mensuelle des ventilateurs, on tient compte des
ventilateurs présents dans les systèmes de ventilation mécanique pour la ventilation hygiénique
et/ou dans les systèmes de chauffage par air, à l'exception des ventilateurs d'extraction dans
un système A ou B qui sont conformes à la remarque "3)" du § [Link] de la norme NBN D50-
001
Les ventilateurs suivants ne sont donc pas pris en compte : ventilateurs supplémentaires pour d’autres
applications (par exemple, une hotte) et ventilateurs pour la ventilation qui desservent uniquement des espaces
sans exigence de ventilation hygiénique.
Trois méthodes de calcul sont disponibles pour le calcul des consommations électriques dues à la ventilation.
La valeur de calcul par défaut pour la puissance électrique de l’ensemble des ventilateurs qui fonctionnent en
mode ventilation dans la zone de ventilation est déterminée en tenant compte d’un facteur de puissance
spécifique en mode ventilation issus du tableau suivant :
Méthode simplifiée
Si les ventilateurs fonctionnent en mode chauffage, la valeur de calcul pour la puissance électrique de
l’ensemble des ventilateurs dans la zone de ventilation z en mode chauffage est définie avec les valeurs
suivantes :
TYPE DE RÉGULATION DU PUISSANCE
INSTALLATION
VENTILATEUR Φ FANS, VENT, ZONE Z (W)
Pas de chauffage par air s.o. 0
Pas de régulation ou régulation
1,56 . ƩVsec i
Chauffage par air non automatique
Régulation automatique 1,05 . ƩVsec i
Tous les ventilateurs (groupes) j qui contribuent à la ventilation hygiénique de l’unité PER (alimentation et/ou
évacuation et/ou recirculation) et tous les ventilateurs qui servent au chauffage par air (en combinaison ou non
avec la ventilation hygiénique) doivent être encodés.
Dans la méthode 2 – sur base de la puissance électrique installée, le rapport de débit βv entre le point de
fonctionnement représentatif et la position nominale est déterminé. La position nominale est la position de
régulation prévue pour réaliser les débits minima exigés. Sauf mention explicite contraire sur le panneau de
commande, la position maximale est considérée comme la position nominale.
Ensuite, la puissance électrique maximale du moteur ou de la combinaison moteur électrique-ventilateur est
multipliée par un facteur de réduction qui tient compte du type de régulation du débit du système.
Dans la méthode 3 – sur base des puissances électriques mesurées, tous les ventilateurs sont placés en
position nominale (voir définition ci-dessus). Dans chaque espace desservi par un ventilateur, les débits
d’alimentation et/ou d’extraction sont mesurés. Ensuite, la puissance électrique absorbée est mesurée pour
chaque ventilateur.
Les débits d’alimentation et/ou d’extraction mesurés doivent être supérieurs ou égaux aux débits requis. Si ces
conditions ne sont pas satisfaites, on doit choisir la méthode 2 ou la méthode 1 (calcul simplifié).
Le rapport βv entre le point de fonctionnement représentatif et la position nominale (voir définition ci-dessus)
est déterminé.
Ensuite, la puissance électrique maximale du moteur ou de la combinaison moteur électrique-ventilateur est
multipliée par un facteur de réduction qui tient compte du type de régulation du débit du système.
Stratégie de régulation
du système Régulation
de ventilation Régulation par par vitesse de Etranglement
vitesse de rotation rotation et tous les
variable et pression variable et autres types
variable pression de régulation
Type de variation de vitesse constante
de rotation du ventilateur
Moteur EC avec régulation de la commutation
OU Moteur 0,4 + 0,6 .
0,2 + 0,8 . (freduc . ßv)3 1
AC asynchrone avec régulation de la (freduc . ßv)2
fréquence
Moteur AC avec régulation de la tension (via 0,4 + 0,6 .
transformateur ou semi-conducteurs) 0,4 + 0,6 . (freduc . ßv)3 1
(freduc . ßv)2
Tous les autres types de régulation du moteur 1 1 1
ou du ventilateur
La consommation mensuelle d’électricité pour le pré-refroidissement de l’alimentation en air est obtenue par la
somme de :
• la consommation de l’échangeur de chaleur sol-eau
• la consommation pour le refroidissement par évaporation
La consommation d'électricité des ventilateurs affectés à la ventilation et à la circulation de l'air dans l'unité PEN
est déterminée comme la somme de trois termes :
• la consommation des ventilateurs liée à la ventilation hygiénique
• la consommation des ventilateurs liée à la ventilation additionnelle mécanique en journée
• la consommation des ventilateurs liée à la ventilation additionnelle mécanique pendant la nuit
La consommation d’électricité pour les ventilateurs dans la partie fonctionnelle est déterminée sur base de :
• la puissance effective forfaitaire des ventilateurs de pulsion et/ou d’extraction : fonction du débit de
conception d’alimentation en air neuf et de la constante csys dépendant du système de ventilation.
csys
• la fraction de durée de service au cours du mois fonction du type d’occupation (cf. 18.15 )
La méthode simplifiée ne peut pas être utilisée si l’une des parties fonctionnelles de la zone de ventilation
possède une ventilation additionnelle mécanique et dont les débits sont mesurés. Dans ce cas, la méthode
détaillée se basant sur les puissances réellement installées doit toujours être appliquée (cf.18.16). Si les débits
ne sont pas déterminés sur base d’un rapport de mesure, alors la méthode simplifiée peut être utilisée.
fvent,heat,fct f
Système de
mécanique
ventilation
Système de
ventilation
naturelle
Fonctions
Hébergement 1,00
Bureaux 0,30
Enseignement 0,30
Soins de santé Avec occ. nocturne 1,00
Sans occ. nocturne 0,30
Salle d’opération 1,00
Rassemblement Occupation importante 0,54
Egal à fvent,heat,fct f
Faible occupation 0,54
Cafétéria / Réfectoire 0,10
Cuisine 0,36
1,00
Commerce / Services 0,43
Installations sportives Hall de sport / gymnase 0,50
Fitness / Danse 0,50
Sauna / Piscine 0,50
Locaux techniques 1,00
Communs Déterminé
comme ci-
dessous
Autre 0,30
Inconnue 0,54
Pour la fonction « Communs » : si une partie fonctionnelle occupée par cette fonction dessert plusieurs parties
fonctionnelles, les valeurs des paramètres f vent,heat,fct f et f vent,cool,fct f sont égales aux valeurs les plus élevées
dans les parties fonctionnelles desservies.
Si plusieurs parties fonctionnelles ayant des fonctions différentes sont présentes dans la même zone de
ventilation, les valeurs des paramètres f vent,heat,fct f et f vent,cool,fct f de toutes les parties fonctionnelles f appartenant
à la zone de ventilation concernée sont identiques et ont comme valeurs celles de la partie fonctionnelle f pour
laquelle les valeurs f vent,heat,fct f et f vent,cool,fct f sont les plus élevées.
La consommation d’électricité pour les ventilateurs dans la partie fonctionnelle est déterminée sur base de :
• La puissance électrique installée des ventilateurs
• On détermine la valeur de calcul de la puissance électrique installée d'une des deux manières
suivantes :
o la puissance électrique maximale du moteur électrique, y compris le cas échéant tous
les starters
o la puissance électrique maximale de la combinaison moteur électrique-ventilateur, y
compris le cas échéant tous les starters
NUMÉRO DU SYSTÈME
SELON LE TABLEAU
DES FACTEURS SORTE DE RÉGULATION
D’ANNIHILATION
(VOIR CHAPITRE 15.4)
Les ventilo-convecteurs sont des unités terminales du système d’émission. Ils agissent comme des radiateurs
mais sont munis d’un petit ventilateur et d’un échangeur de chaleur avec un circuit d’eau chaude
(éventuellement, froide). Ceci leur permet de chauffer à des régimes de température moins élevés (ou plus
élevé en refroidissement, le cas échéant) que pour les unités terminales dépourvues de ventilateur.
Tous les ventilateurs de ventilo-convecteurs doivent être encodés comme un seul groupe de ventilation afin de
comptabiliser leur consommation d’énergie auxiliaire.
Pour ce faire, il faut créer un appareil de type « Ventilateur/Groupe de ventilation » dans l’onglet « Appareils »
du nœud « Installations techniques ».
Présence de ventilateur(s) Répondre « Non » à cette question. Elle concerne les ventilateurs qui
en mode ventilation servent uniquement à la ventilation hygiénique.
Précision sur le mode Si les ventilo-convecteurs sont également utilisés pour amener de l’air frais
dans l’espace, il faut sélectionner « en combinaison avec la ventilation
mécanique ».
Dans ce cas, il faut préciser s’il y a une réutilisation de l’air par une pompe
à chaleur.
Indiquer ici la régulation des ventilateurs.
• « pas de régulation » : fonctionnement « marche/arrêt »
Type de régulation • « régulation non automatique » : fonctionnement avec plusieurs
positions à changer manuellement,
• « régulation automatique » : fonctionnement « mise en marche et
arrêt automatiques »
Si ce générateur dessert aussi une autre partie de bâtiment qui n’est pas
équipée de ventilo-convecteurs, cette puissance thermique doit être
multipliée par le rapport [Volume des SE avec ventilo-convecteurs / Volume
total desservi par ce générateur].
Lorsque les ventilo-convecteurs ne sont prévus que pour chauffer, il n’est pas nécessaire d’encoder chaque
ventilateur séparément s’ils ont les mêmes caractéristiques et sont raccordés au même générateur. Dans ce
cas, tous les ventilateurs peuvent être encodés comme un seul.
Si les ventilo-convecteurs sont également utilisés pour la ventilation hygiénique, il est nécessaire d’encoder
plusieurs ventilateurs dans le groupe qui reprends tous les ventilos-convecteurs.
*Les textes règlementaires sont présents sur cette page : Exigences PEB & électromobilité à partir du 11 mars 2021 - Site
énergie du Service public de Wallonie
Le Guide PEB | 2021
AUXILIAIRES
Si les ventilo-convecteurs font à la fois de la ventilation hygiénique et du chauffage voici les informations
complémentaires à encoder.
En PEN, les hypothèses de calcul pour la distribution et l’émission de chaleur sont différentes que pour le
résidentiel.
L’effet de la présence éventuelle de ces ventilateurs est inclus dans les calculs par les facteurs de pondération
pour les déperditions des conduites, les déperditions des gaines et la régulation du système de distribution
(facteurs a_heat et a_cool du Tableau [16] de la méthode PEN*).
Il ne faut donc pas encoder les ventilateurs de ventilo-convecteurs dans les UPEN.
Si une installation de chauffage avec ventilo-convecteurs dessert à la fois des unités PEN et des unités PER,
on ne prend en compte que les ventilateurs de ventilo-convecteurs dans les unités PER et on peut utiliser un
rapport de volume pour ne comptabiliser qu’une fraction de la puissance thermique du générateur associée aux
volumes des unités PER desservies : [Volume des UPER desservies / Volume total desservi par le générateur].
*Les textes règlementaires sont présents sur cette page : Exigences PEB & électromobilité à partir du 11 mars 2021 - Site
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Le Guide PEB | 2021
Éclairage
Principe
A noter : le pourcentage du secteur « chauffage et eau chaude sanitaire » est assez faible étant donné que le
graphique reprend les consommations électriques en présence d’un producteur de type chaudière gaz/mazout.
L'objectif de la PEB est de favoriser un éclairage artificiel qui allie une faible consommation énergétique tout
en garantissant les niveaux d'éclairement requis dans les différents locaux.
Le responsable PEB peut sélectionner une valeur par Au stade de la déclaration PEB finale, l’usage des
défaut (pénalisante) selon les parties fonctionnelles : valeurs par défaut est à déconseiller ; les
• 30 W/m² pour les parties fonctionnelles informations techniques sont confrontées par un
« commerce » encodage qui reflète la réalité de l’installation mise en
• 20 W/m² pour toutes les autres parties œuvre.
fonctionnelles. En général, plus l’encodage de l’éclairage est précis,
plus la consommation calculée en PEB est faible.
Il peut aussi faire un encodage détaillé.
Notions de base
C’est la quantité de lumière - visible - émise à un instant donné par une source
lumineuse.
Unité : le lumen [lm]
Le flux lumineux, exprimé en lumen, ne doit pas être confondu avec le flux énergétique,
exprimé en watt.
EFFICACITÉ LUMINEUSE - Ƞ
Une lampe est caractérisée par son flux lumineux total émis dans toutes les directions.
L’efficacité lumineuse d’une lampe est le rapport entre le flux lumineux (lm) émis et la
puissance électrique (W) utilisée.
Unité : le lumen/Watt [lm/W]
INTENSITÉ LUMINEUSE – I
C’est le flux lumineux (lm) émis par une source lumineuse par unité d’angle solide
(stéradian) dans une direction donnée
ÉCLAIREMENT LUMINEUX – E
C’est le flux lumineux (lm) reçu par unité de surface (m²) en un point de celle-ci
Pour dimensionner un système d’éclairage, des paramètres autres que ceux repris dans la PEB interviennent
et doivent être maîtrisés ; ils ne sont pas développés dans ce guide mais sont à respecter en fonction de la
destination des parties fonctionnelles. Citons notamment la norme NBN EN 12464-1.
L’éclairage est à étudier par partie fonctionnelle. La consommation d’éléctricité pour l’éclairage de l’unité PEB
est la somme de la consommation de chacune des parties fonctionnelles de l’unité PEN. Cette consommation
s’exprimera en énergie primaire et aura un impact sur le niveau E W de l’unité PEN.
Seul l’éclairage fixe situé à l’intérieur de l’unité PEN est obligatoirement pris en compte dans les calculs (cfr
19.11).
L’éclairage « indépendant » (appareils mobiles, branchés sur une prise électrique tels que les lampes de
bureaux, les luminaires sur pied,…) peut être pris en considération de manière volontaire.
Dans le logiciel PEB, la prise en compte de l’éclairage indépendant se précise au niveau de l’onglet [Eclairage]
de chaque espace.
Il est donc possible de prendre en compte l’éclairage indépendant dans certains espaces uniquement.
Attention, au stade de la La méthode forfaitaire (cf. 19.8) La méthode détaillée (cf. 19.9)
déclaration PEB finale, peut être conservée à tous les peut être conservée à tous les
l’introduction directe n’est plus stades du projet (déclaration PEB stades du projet (déclaration PEB
autorisée. Le projet devra initiale et finale) initiale et finale).
respecter les exigences en
effectuant les calculs via une des
2 autres méthodes ci-contre.
La consommation d’énergie calculée pour l’éclairage peut différer de la consommation réelle étant donné
qu’elle est déterminée pour une utilisation standardisée de l’éclairage artificiel qui ne correspond pas
nécessairement à l’utilisation réelle → La méthode de calcul PEN fixe un nombre conventionnel d’heures
d’utilisation par mois pour chaque partie fonctionnelle (cf. 19.6). Ce nombre d’heures d’utilisation est
appliqué aux trois méthodes.
Quelle que soit la méthode de calcul choisie pour déterminer la consommation pour l’éclairage, les durées
d'utilisation de l’éclairage artificiel en périodes diurne et nocturne sont fixées conventionnellement par la
méthode de calcul PEN :
Septembre
Décembre
Novembre
Octobre
Janvier
Février
Juillet
Fonctions Mars
Août
Avril
Juin
Mai
Hébergement 198 224 273 312 372 360 372 347 288 273 216 174
Bureaux 159 180 199 192 199 192 199 199 192 199 173 139
Enseignement 159 180 199 192 199 192 0 0 192 199 173 139
Soins de Avec occ. 248 280 341 390 465 450 465 434 360 341 270 217
santé Nocturne
Sans occ. 177 199 221 214 221 214 221 221 214 221 192 155
Nocturne
Salle 248 280 341 390 465 450 465 434 360 341 270 217
d’opération
Rassemblem Occ. 212 215 238 282 318 308 318 318 282 265 205 185
ent Importante
Faible 212 215 238 282 318 308 318 318 282 265 205 185
occupation
Cafétéria / 177 199 221 214 221 214 221 221 214 221 192 155
Réfectoire
Cuisine 185 191 212 256 265 256 265 265 256 238 180 159
Commerce / Service 212 239 265 308 318 308 318 318 308 291 231 185
Installations Hall de 212 239 265 308 344 333 344 344 308 291 231 185
sportives sport/
gymnase
Fitness / 212 239 265 308 344 333 344 344 308 291 231 185
Danse
Sauna / 212 239 265 308 344 333 344 344 308 291 231 185
Piscine
Locaux techniques 248 280 341 390 465 450 465 434 360 341 270 217
Communs Déterminées comme ci-dessous
Autres 177 199 221 214 221 214 221 221 214 221 192 155
Inconnue 212 215 238 282 318 308 318 318 282 265 205 185
Septembre
Novembre
Décembre
Octobre
Janvier
Février
Juillet
Mars
Avril
Juin
Août
Mai
Fonctions
Hébergement 273 202 198 144 99 96 99 124 168 198 240 298
Bureaux 40 0 0 0 0 0 0 0 0 0 19 60
Enseignement 40 0 0 0 0 0 0 0 0 0 19 60
Soins de Avec occ. 341 252 248 180 124 120 124 155 210 248 300 372
santé Nocturne
Sans occ. 44 0 0 0 0 0 0 0 0 0 21 66
Nocturne
Salle 496 392 403 330 279 270 279 310 360 403 450 527
d’opération
Rassemblem Occ. 185 144 159 103 79 77 79 79 103 132 180 212
ent Importante
Faible 185 144 159 103 79 77 79 79 103 132 180 212
occupation
Cafétéria / 44 0 0 0 0 0 0 0 0 0 21 66
Réfectoire
Cuisine 79 48 53 0 0 0 0 0 0 26 77 106
Commerce / Service 106 48 53 0 0 0 0 0 0 26 77 132
Installations Hall de sport/ 159 96 106 51 26 26 26 26 51 79 128 185
sportives gymnase
Fitness / 159 96 106 51 26 26 26 26 51 79 128 185
Danse
Sauna / 159 96 106 51 26 26 26 26 51 79 128 185
Piscine
Locaux techniques 496 392 403 330 279 270 279 310 360 403 450 527
Communs Déterminées comme ci-dessous
Autres 44 0 0 0 0 0 0 0 0 0 21 66
Inconnue 185 144 159 103 79 77 79 79 103 132 180 212
IMPORTANT
Si une partie fonctionnelle de type "Communs" dessert plusieurs parties fonctionnelles, le nombre conventionnel
d’heure d’utilisation sera égal aux valeurs de la partie fonctionnelle desservie la plus utilisée, c’est-à-dire celle
dont les valeurs sont les plus élevées. Cette évaluation s’effectue indépendamment pour chaque mois.
Particularité de la fonction "Enseignement": la consommation mensuelle d'électricité pour l'éclairage est
considérée comme nulle durant les mois de juillet et d'août.
Méthode forfaitaire
La méthode forfaitaire détermine la consommation d’électricité pour l’éclairage par partie fonctionnelle et la
variable auxiliaire Lrm,r pour chaque espace à l’aide des valeurs par défaut.
Pour chaque partie fonctionnelle, la méthode de calcul PEB prévoit les valeurs par défaut suivantes :
• la variable auxiliaire Lrm,r = 500 (la variable auxiliaire L est une approximation du niveau d'éclairement
moyen sur un plan de travail fictif situé à 0,8 m de hauteur),
• la puissance spécifique pour l’éclairage Plight :
= 0,030 kW/m² pour les parties fonctionnelles de type « Commerce/Service »
= 0,020 kW/m² pour toutes les autres parties fonctionnelles
La consommation d’électricité pour l’éclairage par partie fonctionnelle est déterminée selon les facteurs
suivants :
• la surface d’utilisation des espaces présents dans la partie fonctionnelle,
• un temps d’utilisation fixe selon la fonction de la partie fonctionnelle (cf 19.6 et 19.7),
• les valeurs par défaut prévues par la méthode pour la variable auxiliaire L et pour la puissance
spécifique (cf. ci-dessus).
La puissance spécifique d’éclairage par défaut est élevée et pénalise le niveau E. Il est préférable de n’utiliser
cette méthode que lorsque le responsable PEB manque d’informations pour encoder certaines parties
fonctionnelles (au niveau de la déclaration initiale, par exemple) et non pour l’ensemble du projet. De fait, en
considérant les valeurs par défaut dans les calculs PEB, il sera très difficile, voire impossible, d’atteindre le
niveau E imposé.
Il est tout à fait possible d’assurer un bon éclairement avec des puissances plus faibles. Par conséquent, le
calcul sur base de la puissance réellement installée (cf 19.9) devient presque toujours incontournable.
La méthode basée sur les données détaillées de l’installation d’éclairage détermine la variable auxiliaire L
(cf 19.10 à 19.15) pour chaque espace selon les caractéristiques optiques des luminaires présents dans
l’espace considéré ainsi que le flux lumineux de chaque lampe.
La consommation d’électricité pour l’éclairage par partie fonctionnelle est déterminée selon les facteurs
suivants :
• la surface d’utilisation des espaces présents dans la partie fonctionnelle,
• les valeurs calculées pour la variable auxiliaire Lrm,r pour chaque espace,
• la puissance des lampes installées, y compris les éléments auxiliaires des sources lumineuses et la
puissance des capteurs, sondes et éléments de contrôle éventuels,
• le système d’allumage et d’extinction (cf. 19.16),
• la présence éventuelle d’une source de lumière naturelle (cf. 19.19) avec élément de contrôle adapté
(cf. 19.17 et 19.18).
Attention
Même si le calcul de la valeur Lrm,r ne s’effectue que sur les luminaires fixés au plafond, la consommation
d’électricité des luminaires muraux et des systèmes d'éclairage intégrés dans le plancher ou dans les
escaliers font quant à eux obligatoirement partie intégrante du calcul de la puissance installée.
Si l’on désire prendre en compte ces luminaires dans la détermination de la valeur L rm,r, la méthode de calcul
détaillée doit être utilisée (cf. [Link] de l’annexe A3)*.
*Cette méthode « par calcul détaillé » ne peut être utilisée étant donné qu’aucun logiciel n’a, pour la
période réglementaire 2019, entrepris les démarches afin d’être agréé et reconnu par le Ministre.
NB : Dans le , lorsque le responsable PEB choisit la méthode basée sur la puissance réellement installée, il doit préciser s’il
y a une extraction sur au moins 70% des armatures d’éclairage
L’extraction est liée au calcul des gains internes. Elle n’intervient pas sur la consommation énergétique de l’éclairage.
S’il y a une extraction sur les armatures (c’est-à-dire que l’extraction de l’air intérieur se fait via les luminaires), les gains internes
dus à l’éclairage sont réduits de 50%.
Cette variable auxiliaire Lrm,r - sans unité - est calculée pour chaque espace. Elle est assimilée au niveau
d’éclairement moyen sur un plan fictif situé à une hauteur de 0,8 m. Cette donnée intervient dans la
détermination de :
• la consommation annuelle d’énergie primaire de référence de l’unité PEB (dénominateur du niveau
Ew) ;
• la valeur réduite de la puissance installée dans le cas d’une installation d’éclairage modulable.
Le calcul de la variable auxiliaire Lrm,r par la méthode conventionnelle est réalisé sur base des données
optiques des luminaires fixés au plafond (encastrés, appliqués ou suspendus) répondant à certaines
conditions.
En effet, seuls les luminaires de type plafonnier « orientés vers le bas » (cf 19.11) sont considérés pour la
détermination de la variable auxiliaire Lrm,r.
La consommation d’électricité des luminaires muraux, des systèmes d'éclairage intégrés dans le plancher ou
dans les escaliers, et des systèmes d’éclairage indépendants considérés de manière volontaire, qui n’est pas
prise en compte pour déterminer la variable Lrm,r, est par contre obligatoirement prise en compte dans le calcul
de la puissance installée.
Si les caractéristiques optiques (cf. 19.14) du luminaire sont connues, les données suivantes sont à encoder :
Si les caractéristiques optiques ne sont pas connues, le luminaire n’est pas pris en compte dans la détermination
de la variable auxiliaire Lrm r, ce qui est, en principe, défavorable. S’il y a plusieurs types de luminaires dans
un même espace, chacun d’eux doit être encodé.
Une fois un luminaire encodé, il est possible de l’enregistrer dans la bibliothèque dédiée aux appareils
d’éclairage du logiciel PEB, ce qui permet de le sélectionner ensuite pour d’autres espaces et de n’avoir plus
qu’à encoder le nombre de luminaires présents dans ces espaces.
Seuls les luminaires fixés au plafond (encastrés, appliqué ou suspendus) de l’espace considéré sont pris en
compte pour la détermination de la variable auxiliaire Lrm,r de manière conventionnelle.
Source: CSTC
En l'absence d’éclairage fixe, c'est la méthode forfaitaire qui sera d'application pour l'espace considéré
(variable auxiliaire Lrm r = 500 et puissance spécifique = 20 ou 30 W/m² suivant la PF).
Les luminaires fixés au plafond qui sont installées de telle manière que leur axe principal n'est pas orienté selon
la verticale vers le bas (par exemple fixés sur un élément de toiture en pente) ou qui sont orientables (par
exemple des spots rotatifs), sont pris en compte dans la méthode conventionnelle de détermination de la valeur
de dimensionnement Ldesign,rm r uniquement dans la mesure où l'axe principal ne s'écarte pas de plus de 45° de
la verticale ou, dans le cas de luminaire tournant, dans la mesure où l'axe ne s'écarte jamais de plus de 45° de
la verticale (dans sa position la plus défavorable), l'axe principal étant le même que celui utilisé pour la
détermination du code de flux. Si cette limitation en matière d'installation n'est pas respectée, ces luminaires ne
sont pas pris en compte dans la détermination de la valeur de dimensionnement L design,rm r selon la méthode
conventionnelle, mais elles le sont obligatoirement dans la détermination de la puissance installée. Si l'on désire
prendre en compte ces luminaires dans la détermination de la valeur de dimensionnement L design,rm r, il faut
utiliser la méthode de calcul détaillée, cf. § [Link].2.
Dans la méthode conventionnelle simple, seuls les luminaires de type plafonnier « orientés vers le bas »
(encastré, appliqué ou suspendu) sont considérés pour la détermination de la variable auxiliaire Lrm r.
Les autres types de luminaires (cf. ci-dessous) n’interviennent pas dans la détermination de cette variable
auxiliaire Lrm r, mais, attention, ils entrent malgré tout obligatoirement (luminaires fixes) ou volontairement
(luminaires indépendants) dans le calcul de la puissance installée et, in fine, dans la consommation annuelle
caractéristique d'énergie primaire.
Source: CSTC
• des luminaires fixés au plafond, installés de telle manière que leur axe principal n'est pas orienté selon
la verticale vers le bas (par exemple, fixés sur un élément de plafond en pente) ou qui sont orientables
(par exemple, des spots rotatifs), si l'axe principal ne s'écarte pas de plus de 45° de la verticale.
• des luminaires indépendants que le responsable PEB souhaite intégrer dans le calcul de la puissance
installée.
Pour pouvoir prendre en compte la contribution de ces luminaires dans la détermination de la variable auxiliaire
Lrm r, il faut utiliser la méthode de calcul détaillée (via un logiciel agréé par le Ministre)*.
* Cette méthode ne peut être utilisée étant donné qu’aucun logiciel n’a, pour la période réglementaire 2019,
entrepris les démarches afin d’être agréé et reconnu par le Ministre.
Bien que situés à l’intérieur de l’unité PEB, les luminaires suivants ne sont pas pris en considération tant pour le
calcul de la puissance que de la variable auxiliaire :
L'éclairage situé en dehors de l’unité PEB n’est pas pris en compte. Il peut s’agir, selon le bâtiment, de luminaires
pour :
Les codes flux représentent l'image de la distribution lumineuse d'un luminaire. Ils sont dénommés
.N1, .N2, .N3, .N4 et .N5 et sont déterminés sur base des valeurs FC1, FC2, FC3, FC4, F et PHIS.
• FC1, FC2, FC3, FC4 et F caractérisent le flux lumineux pour des angles solides de π/2, π, 3 π/2, 2 π
et 4 π. Ils correspondent au flux lumineux émis dans des cônes centrés sur l'axe principal du luminaire
pour des angles d'ouverture α de 41,4°, 60°, 75,5°, 90° et 180°
• FC4, soit le flux lumineux émis dans l'angle solide 2 π, représente l'ensemble du flux lumineux émis
vers le bas.
• F, soit le flux lumineux émis dans l'angle solide 4 π, représente le flux lumineux total émis par le
luminaire
• PHIS correspond au flux lumineux total issu de l'ensemble des lampes du luminaire.
Les Codes flux CIE sont des données-produit à obtenir auprès du fournisseur. Ils ne sont pas encore
systématiquement repris dans les catalogues ou sur les sites Internet des fabricants.
Toutefois, ils peuvent être relativement facilement calculés par les fabricants en intégrant leurs données
dans un diagramme polaire (via des logiciels conçus à cette fin).
Ils sont définis dans la publication CIE TR 52 (1982) et identiques aux codes flux CEN (EN 13032-2:A-2004).
Données photométriques
Code flux CIE (sans unité
en lumen [lm]
FC1 2535 .N1 FC1 / FC4 0,67
FC2 3730 .N2 FC2 / FC4 0,99
FC3 3755
.N3 FC3 / FC4 1,00
FC4 3760
.N4 FC4 / F 1,00
F 3760
PHIS 5000 .N5 F / PHIS 0,75
Ce luminaire étant un luminaire direct, le flux lumineux émis vers le bas (FC 4 = 3760 lm) est identique au
flux lumineux total émis par le luminaire (F = 3760 lm). .N5 représente le rapport entre le flux lumineux total
F émis par le luminaire et le flux lumineux émis par toutes les lampes du luminaire, soit l'image du rendement
du luminaire (75 %).
(Source : CSTC)
Avec la méthode conventionnelle simple, le logiciel PEB demande pour chaque luminaire :
• 3 données chiffrées issues du code flux CIE (cf. 19.14).
• .N2
• .N4
• .N5
• Le nombre de lampes
En l’absence des codes flux CIE et en présence des données photométriques, le calcul suivant permet de
déterminer les valeurs .N2 .N4 et .N5 demandées par le logiciel.
La consommation d’électricité pour l’éclairage d’un espace est déterminée tout en tenant compte du système
de commutation présent dans chaque espace. En fonction du système de commutation spécifié, un facteur de
réduction de la consommation est fixé dans la méthode de calcul et appliqué par le logiciel PEB. Ce facteur de
réduction – focc light,fct f – varie de 0,5 à 1,0 ; il dépend des points suivants :
• La surface d’utilisation de l’espace Af,rm r, en m²
• Le type de commande
Si une partie fonctionnelle de type "Communs" dessert plusieurs parties fonctionnelles, la valeur de focc light,fct f
est égale à la valeur de la partie fonctionnelle desservie avec le plus haut taux d’occupation, c’est-à-dire celle
dont la valeur est la plus élevée.
En cas de présence d’un système de modulation en fonction de l’apport de lumière naturelle, un facteur de
réduction – fdayl – est pris en compte et appliqué par le logiciel PEB.
Les systèmes comprenant des capteurs lumineux qui modulent (réduisent) le flux lumineux de la (des) lampe(s)
de manière entièrement automatique et variable en continu en fonction de la disponibilité de lumière naturelle
sont ceux pris en compte ici par la méthode de calcul PEB. Ils permettent une réduction du flux lumineux en
fonction de la disponibilité de lumière naturelle.
Le facteur de réduction – fdayl – peut varier de 0,60 à 1,0 et est déterminé selon :
• La surface d’utilisation de l’espace
• La surface au sol de la partie dite « éclairée naturellement » Af,rm r,dayl area
• Le facteur pour le réglage en fonction de la lumière du jour dans la partie dite « éclairée naturellement »
fmod,dayl
• La surface au sol de la partie dite « éclairée artificiellement » Af,rm r,artif area
• Le facteur de réglage en fonction de la lumière du jour dans la partie dite « éclairée artificiellement »
fmod,artif
Tous les luminaires des parties respectivement "éclairée naturellement" et "éclairée artificiellement" doivent être
réglés par le système de réglage, pour que celui-ci puisse être pris en considération pour ces parties de
l'espace. La délimitation des surfaces entre les luminaires est par convention déterminée par la ligne médiane
entre les luminaires.
Au cas où tous les luminaires sont commandés par un seul et même système automatique, les facteurs de
modulation peuvent être appliqués dans chaque partie de l’espace :
• fmod,artif = 0,80
• fmod,dayl = 0,60
Si différents types de systèmes de modulation sont présents dans la partie dite « éclairée artificiellement » ou «
éclairée naturellement » d’un espace, le calcul s’effectue en prenant la valeur la plus élevée des différents
facteurs de réduction fdayl appliqués.
Dans le cas où seule une partie des luminaires est contrôlée par le système, deux situations peuvent se
présenter :
• Soit la partie « éclairée naturellement » se situe intégralement dans la surface contrôlée par le système
de modulation :
• Soit la partie dite « éclairée naturellement » se situe partiellement hors de la surface commandée par
le système de modulation. Dans ce cas, le facteur de réduction retombe automatiquement f mod,dayl = 1.
Il est cependant autorisé de réduire la surface « éclairée naturellement » pour qu’elle corresponde à la
surface commandée par le système de modulation :
Un encodage par défaut de la surface de la partie dite « éclairée naturellement » est possible.
La proportion de surface de l’espace qui est considérée par défaut comme éclairée naturellement est définie
entre 10% et 30% par fonction, si un apport de lumière du jour est présent dans l’espace.
MÉTHODE CONVENTIONNELLE
La zone dite « éclairée naturellement » est la somme des zones éclairées naturellement par chaque fenêtre de
l’espace ou paroi translucide, formée par la contribution des baies verticales, inclinées ou horizontales.
Les parties qui se chevauchent sont déduites pour déterminer la surface totale de la partie dite "éclairée
naturellement".
l dayl
C’est la longueur de l’élément de façade permettant l’apport de lumière naturelle.
dayl
La surface de la projection verticale de chacune de ces baies sur le sol est à ajouter aux surfaces des
contributions des baies verticales, pour autant que ces projections soient comprises dans la surface d'utilisation
de l'espace.
ddayl
La somme des surfaces de ces projections verticales inscrites dans la surface d’utilisation doit être
comptabilisée dans la zone dite « éclairée naturellement » de chaque espace étudié.
Le facteur de transmission visuelle doit être d'au moins Tvis > 60 %. Dans le cas contraire, la baie
permettant l’apport de lumière naturelle n'est pas prise en considération
Rappelons que cette méthode de calcul ne permet pas de dimensionner une installation. De fait, il est établi
que les coupoles fonctionnent autrement que par la simple projection verticale de leur superficie. Leur apport en
lumière diffuse n’est pas valorisé dans le cadre de la PEB.
Le Guide PEB | 2021
Éclairage
Local de cours éclairé par 2 rangées de luminaires chacune équipée d’un capteur lumineux réduisant le flux
lumineux en fonction de la lumière naturelle.
Si un système de modulation automatique est prévu, dans la PEB, le facteur de réglage sera de fmod,dayl = 0,60,
appliqué à toute la zone éclairée naturellement (la quasi-totalité de l’espace) et fmod,artif = 0,80 appliqué à la partie
éclairée artificiellement (0,88m2).
• Eclairement
→ Choisir des luminaires et des sources lumineuses efficaces.
• Allumage et extinction
→ Préconiser des systèmes d’extinction et d’allumage permettant de réduire la consommation pour
l’éclairage. Le système le mieux valorisé est celui permettant un allumage manuel et assurant une
extinction automatique.
• Modulation
→ Préconiser les systèmes de modulation de flux lumineux en fonction de l’apport de lumière naturelle
et adapter les luminaires contrôlés à la surface dite « éclairée naturellement ».
La méthode de calcul PEB tient compte de la contribution énergétique éventuelle d’une installation solaire
thermique destinée :
- au chauffage des locaux ET à la préparation de l’ECS
- uniquement à la préparation de l’ECS
Si l’installation est également utilisée pour chauffer l’eau d’une piscine, elle est entièrement ignorée dans les
calculs.
Pour déterminer la contribution énergétique utile d’un système solaire thermique, le calcul prend en compte :
• les données produits : type (cfr. 20.4), rendement (cfr. 20.5) et surface des capteurs (cfr. 20.3),
• la position des capteurs : inclinaison (cfr. 20.3), orientation (cfr. 20.4) et ombrage des capteurs (cfr.
20.5),
• les pertes liées au stockage (cfr. 20.6)
• l’énergie consommée par les auxiliaires (pompe(s) du circuit capteur), (cfr. 20.6)
Tel qu’expliqué dans le chapitre 10, l’encodage des données du système solaire thermique dans le logiciel PEB
se fait dans le nœud « Installations techniques ». Toutes les informations sur les panneaux solaires thermiques
sont encodées dans ce nœud, il n’y a aucune information à compléter au niveau des unités PEB.
Lorsque l’appareil est créé, les caractéristiques de l’installation sont encodées. Pour ce faire, il faut répondre
aux questions générales et créer les différents composants du systèmes (capteurs, stockage, circulateurs)
Généralités
DONNÉES À
EXPLICATIONS COMPLÉMENTAIRES
ENCODER
Capteurs
La surface à encoder dans le logiciel est la surface d’entrée des capteurs.
Il ne s’agit pas de la surface de captation ni de la surface brute du panneau.
La surface d’entrée (ou d’ouverture) du capteur est la surface extérieure qui laisse
entrer la lumière. Pour un capteur plan, c’est la surface de la vitre. Pour un capteur à
tubes, en général on prend la longueur éclairée et le diamètre d’un tube, multiplié par
Surface le nombre de tubes.
Attention, les gains du système solaire thermique ne seront pris en compte pour le
chauffage que si la surface d’entrée des capteurs est supérieure à 6 m².
A titre d’information, pour l’ECS, une surface d’environ 4 m² est préconisée pour une
famille de 4 personnes (avec un ballon de stockage d’environ 280 litres).
En général, l’inclinaison optimale se situe entre 45° et 60° et dépend de la
fonctionnalité (uniquement ECS ou combinée chauffage + ECS) et de l'ombrage.
Inclinaison
En cas d’utilisation de panneaux tubulaires, c’est l’inclinaison donnée au capteur qu’il
convient de renseigner.
DONNÉES À
EXPLICATIONS COMPLÉMENTAIRES
ENCODER
L’orientation optimale est le sud (0°), mais les panneaux solaires peuvent être orientés
Orientation jusqu’à l’est (-90°) ou l’ouest (+90°) ; dans ces deux derniers cas, les pertes sont de
20 % par rapport au sud.
Cette information se trouve sur la fiche technique des panneaux.
Capteur plan vitré
Un couvercle transparent (généralement un verre trempé) crée un effet de serre
au-dessus d’une plaque absorbante qui transmet la chaleur accumulée au fluide
situé dans des tubes installés sous la plaque.
Source : energie+
Source : energie+
Source : energie+
DONNÉES À
EXPLICATIONS COMPLÉMENTAIRES
ENCODER
Le rendement à encoder ici est le rendement du capteur lorsqu' il n'y a aucune
déperdition thermique vers l'ambiance, soit le rendement optique, déterminé selon
NBN EN ISO 9806.
Cette information se trouve sur la fiche technique du capteur.
Rendement
Par défaut, le rendement est de :
• 70% pour les capteurs plans vitrés ;
• 60% pour les tubes sous vide CPC ;
• 70% pour les tubes sous vide caloduc.
Facteur a2
Par défaut, le facteur a2 est de :
• 0,03 W/(m².K) pour les capteurs plans vitrés ;
• 0,02 W/(m².K) pour les tubes sous vide CPC ;
• 0,01 W/(m².K) pour les tubes sous vide caloduc.
IAM
Par défaut, IAM est de :
• 0,83 pour les capteurs plans vitrés ;
• 0,83 pour les tubes sous vide CPC ;
• 0,98 pour les tubes sous vide caloduc.
Dans tous les cas, il faut éviter les ombrages sur les panneaux.
Le logiciel offre la possibilité d’opter pour des valeurs par défaut de l’ombrage mais il
est conseillé de préférer le calcul détaillé, en général, plus favorable.
Ombrage
DONNÉES À
EXPLICATIONS COMPLÉMENTAIRES
ENCODER
Stockage
Type de système
Circulateur
Pompe immergée : aucun joint d'étanchéité n'est présent sur l'axe d'entraînement de
telle sorte que le moteur est constamment en contact avec le liquide pompé.
Type de pompe
Pompe non immergée : un joint d'étanchéité est présent sur l'axe d'entraînement de
telle sorte que le moteur n'est pas constamment en contact avec le liquide pompé.
Puissance des Dans ces deux cas, il est possible d’introduire directement la puissance installée. Cette
circulateurs donnée doit être introduite pour chacun des circulateurs présents dans l’installation.
Une fois ces données encodées, l’installation solaire thermique n’aura d’incidence sur les valeurs E w et/ou Espec
que lorsque cette installation aura été « connectée », via le logiciel PEB, aux systèmes de production d’ECS et,
éventuellement, de chauffage et ou d’humidification (PEN).
Pour ce faire, il n’y a pas de circuit de distribution à créer. Les composants sont liés aux installations d’ECS et
éventuellement aux secteurs énergétiques si le système solaire thermique dessert également le chauffage et/ou
l’humidification.
Par unité, un système solaire thermique doit desservir au moins une installation d’ECS pour pouvoir desservir
une installation de chauffage et/ou d’humidification.
L’installation solaire thermique peut être reliée à une ou plusieurs installations d’eau chaude sanitaire
L’installation solaire thermique peut être reliée à un ou plusieurs circuits de distribution de chauffage
Attention, le système d’humidification doit être préalablement activé au niveau de chaque secteur énergétique.
L’installation solaire thermique peut être reliée à une ou plusieurs installations d’humidification
Un onglet « Récapitulatif des liaisons » liste les postes desservis et les unités PEB concernées par l’installation
solaire thermique.
Lorsque les panneaux solaires thermiques desservent une boucle de circulation ECS ou un circuit de
distribution :
• les panneaux sont rajoutés dans la liste des appareils desservant le circuit.
• les panneaux desservent ‘en cascade’ toutes les installations d’ECS et/ou les SE reliés à la
boucle/au circuit.
La méthode de calcul PEB tient compte de la contribution énergétique éventuelle d’une installation
photovoltaïque uniquement lorsqu’elle est installée sur la parcelle des unités considérées.
Pour déterminer la contribution énergétique d’un système solaire photovoltaïque, le calcul prend donc en
compte :
• les données produits : technologie (cfr. 21.3) , puissance crète des capteurs (cfr. 21.4), type d’onduleur
(cfr. 21.4) ;
• la position des capteurs : intégration dans la paroi, inclinaison, orientation et ombrage des capteurs
(cfr. 21.5).
Tel qu’expliqué dans le chapitre 10, l’encodage des données du système solaire photovoltaïque dans le logiciel
PEB se fait dans le nœud « Installations techniques ». Toutes les informations sur les panneaux solaires
photovoltaïques sont encodées dans ce nœud, il n’y a aucune information à compléter au niveau des unités
PEB.
Lorsque l’appareil est créé, les caractéristiques de l’installation sont encodées. Pour ce faire, il faut répondre
aux questions générales et créer les capteurs.
Les capteurs doivent être encodés en plusieurs éléments (plusieurs groupes) si le système possède plusieurs
inclinaisons, orientations ou ombrages différents. Pour chaque élément (groupe) composant le système
photovoltaïque, les paramètres suivants sont à encoder par le responsable PEB.
Généralités
Nécessitant une fabrication complexe et une grande quantité de silicium purifié, elles
restent assez couteuses.
Les cellules polycristallines sont obtenues par un refroidissement plus simple du silicium
entrainant la formation de cristaux orientés de manière irrégulière. Cela donne un aspect
bleuté marbré aux cellules.
Cette fabrication permet la refonte des restes de silicium monocristallin obtenu lors de la
découpe des cellules.
DONNÉES À
EXPLICATIONS COMPLÉMENTAIRES
ENCODER
Capteurs
L’onduleur permet entre autres de transformer le courant continu produit par
l’installation photovoltaïque en courant alternatif.
Un onduleur avec isolation galvanique comprend une barrière de sécurité entre le
circuit solaire (courant continu) et le raccordement au réseau (courant alternatif).
Cette puissance crête est déterminée par l'installateur sur base des caractéristiques
techniques des panneaux.
DONNÉES À
EXPLICATIONS COMPLÉMENTAIRES
ENCODER
Ce champ permet de tenir compte d'un gain de performance éventuel lié au mode de
pose des panneaux solaires photovoltaïques.
L’orientation optimale des panneaux est le sud (0°). En pratique, il n’est pas toujours
possible d’orienter les panneaux au sud. Il est envisageable d’installer les panneaux
Orientation plus en direction de l’est ou de l’ouest, auquel cas il faut s’attendre à une baisse de
production électrique de l’ordre de 20 % pour des panneaux orientés est (-90°) ou
ouest (+90°) et inclinés à 35° (voir tableau ci-dessus).
L’ombrage dû à la végétation ou aux bâtiments voisins est très pénalisant. Même une
ombre se limitant à une très faible partie d’un module peut détériorer fortement le
Ombrage rendement global de l’installation.
Une fois ces données encodées, l’installation solaire photovoltaïque n’aura d’incidence sur les valeurs Ew et/ou
Espec que lorsque cette installation aura été « connectée », via l’onglet « Unités PEB », à une ou plusieurs unités
PEB. Il n’y a pas de circuit de distribution à créer.
L’autoproduction d’électricité est valorisée en toute fin de calcul PEB. La consommation d’énergie primaire
épargnée dans les centrales électriques est calculée comme un bonus dans la performance énergétique du
bâtiment (cf. 7.13).
Si le système d'énergie solaire photovoltaïque est commun à plusieurs unités PEB (résidentielles et/ou non
résidentielles) et/ou à des parties du bâtiment (chauffées ou non) qui ne forment pas une unité PEB séparée,
la production est répartie entre les différents volumes au prorata de leur volume PER ou PEN par rapport au
volume total des parties du bâtiment qui partagent la production du système d'énergie solaire photovoltaïque
commun.
Autrement dit, la méthode considère que pour un bâtiment connecté à un système photovoltaïque, les parties
de bâtiment qui sont en dehors des unités PER et PEN captent une partie de l’énergie produite qui n’est alors
pas valorisée dans le niveau Ew des unités PEB calculées. Par exemple, on peut citer : unités « Communs »,
cage d’ascenseur, parking souterrain ou parties existantes du bâtiment dans le cas d’une extension, …
C’est ici que le champ « Volume complémentaire » mentionné plus haut intervient. Si une partie du bâtiment
desservie par l’installation solaire photovoltaïque n’est pas une des unités PER ou PEN décrites dans le projet,
il faut renseigner ici le volume complémentaire à prendre en compte pour un calcul correct de la répartition.
Le responsable PEB ne doit indiquer que la puissance crête totale installée et c’est le logiciel PEB qui répartit
automatiquement cette puissance crête entre les différentes parties du bâtiment, compte tenu des règles
énoncées ci-avant.
Principe
L'onglet « Concepts novateurs », situé au niveau de chaque unité PEB dans le logiciel PEB, permet de prendre
en compte, sous certaines conditions, des systèmes non explicitement prévus par la méthode de calcul actuelle
de la PEB. L'objectif est de pouvoir corriger certains résultats du logiciel en fonction de technologies et/ou de
méthodes de constructions novatrices.
Afin de valider le concept novateur, le déclarant PEB (généralement, avec l’aide de son responsable PEB) doit
introduire une demande de reconnaissance à l’administration préalablement à la demande de permis.
• Bâtiment innovant : Mode constructif ou technologie mis en œuvre qui n’est pas automatiquement
transposable d’un bâtiment à l’autre. L’impact de l’innovation dépend des caractéristiques essentielles
du bâtiment dans lequel il est utilisé.
o Pour plus d’infos sur sujet, consultez : [Link]
Afin de faire apparaitre l’onglet concept novateur, le responsable PEB doit préciser la présence d’un tel système
au niveau de l’unité PEB.
Pour chaque concept novateur, lors de la reconnaissance du système, l’administration signale le type
d’encodage à faire :
• Certains produits ayant reçu une équivalence s’encodent directement dans la partie classique
d’encodage. Ils ne doivent pas passer par le nœud « Concepts novateurs ». C’était le cas, par exemple,
des produits reconnus par équivalence pour la ventilation à la demande.
• Les autres produits auront besoin de l’encodage d’un concept novateur au niveau du logiciel. Il faut
définir le (ou les) poste(s) sur le(s)quel(s) celui-ci a une action. Une fois le(s) poste(s) choisi(s), il faut
indiquer si l’action porte sur tous les secteurs énergétiques du bâtiment ou seulement sur certains
d’entre eux ainsi que l’impact du concept novateur qui peut être exprimé soit en :
o Variation pourcentage (en %, appliquée sur l’année)
o Variation en valeur absolue (en MJ, encodée mois par mois)
o Remplacement de la valeur (en MJ, encodé mois par mois)
À noter : quand les méthodes de calcul intègrent une nouvelle technologie, les équivalences accordées sont
annulées et il faut se conformer au nouvel encodage « classique ».
Cela a notamment été le cas avec les produits reconnus pour la ventilation à la demande. Les équivalences via
ATG-E ont été validées jusqu’au 31 décembre 2015. Tout projet dont la date de demande de permis est
postérieure à cette période doit dorénavant utiliser les valeurs f reduc tirées des tableaux de l’AM « ventilation à
la demande » correspondants.