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Analyse sémiotique des couvertures

Ce mémoire de Master présente une analyse sémiotique des premières de couverture des livres de Malika Mokeddem, en se basant sur la théorie de Roland Barthes pour interpréter les significations dénotatives et connotatives des images. L'étude vise à démontrer l'importance des messages linguistiques et iconiques transmis par les couvertures, et leur rôle dans l'attraction des lecteurs. La problématique centrale explore la concordance entre les couvertures et le contenu des livres.

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Analyse sémiotique des couvertures

Ce mémoire de Master présente une analyse sémiotique des premières de couverture des livres de Malika Mokeddem, en se basant sur la théorie de Roland Barthes pour interpréter les significations dénotatives et connotatives des images. L'étude vise à démontrer l'importance des messages linguistiques et iconiques transmis par les couvertures, et leur rôle dans l'attraction des lecteurs. La problématique centrale explore la concordance entre les couvertures et le contenu des livres.

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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Université Mohamed Seddik Ben Yahia - Jijel

Faculté des lettres et des langues

Département de lettres et langue française

N° de série :…..
N° d’ordre :….

Mémoire présenté en vue de l’obtention du diplôme de Master

Option : Sciences du langage

Intitulé
Analyse sémiotique de quelques premières de couverture de

Malika MOKADDEM

Présenté par: Dirigé par:


 BELAIB Assia Mme: GHIMOUZE Manel
 BOUKENNA Rania

Membres du jury :

Président : BEDOUHENE Noureddine


Rapporteur :GHIMOUZE Manel
Examinateur : SISSAOUI Abdelaziz

Année universitaire : 2021/2022


Remerciements

Nous remercions en tous premier lieu « Allah » le tout puissant qui nous a
donné la force, la volonté et le courage pour accomplir ce modeste travail.

Nous tiendrons à remercier nos parents, qui ont toujours cru en nous, sans
jamais se douter de nos capacités et de nos compétences, ainsi, pour leur
persévérance et leur soutien moral.

Nous tenons à remercier notre encadrant:

Mme. GHIMOUZE de nous avoir conseillé et orienté tout au long de


l’élaboration de notre travail de recherche. Ses suggestions et ses explications
nous ont servi de soutien à la réalisation de ce mémoire.

Nous remercions également les membres du jury qui ont accepté d’examiner
et de lire notre travail.

Enfin, nous remercions toutes les personnes qui nous ont aidées à La
réalisation de ce travail en particulier [Link].

Merci à tous…
Dédicace

Je dédie ce modeste travail à mes chers parents El-Saïd et Djamila,

Que dieu les protège et les garde.

A mes frères : Nour El-dine, Abd El-Fatah, Nabil, Hassan, El-Makki et Mouhamed

A mes sœurs : Naima et Basma

A toute ma famille et mes amis

A tous mes collègues

À mon fiancé Mohamed, la source de ma joie, vous restez toujours pour moi le modèle de
l’amour et de l’affection.

A mon binôme Rania pour ta chaleureuse présence à mes cotés, pour les efforts que tu avais
fait pour moi, et pour l'aide que tu m'a apporté[Link] a tout mes amis et collègues de pré ou de
loin.

BelaibAssia
Dédicace
Je dédie ce modeste travail :

A tous ceux qui m’ont offert des raisons d’espérer et de croire, à


tous qui m’ont été d’une bonne source d’inspiration et de
volonté

Aux deux bougis de ma vie, mes très chères parents : Mohamed et ma maman El Kahya, qui
je souhaite une longue vie pleine de joie, de bonheur et de prospérité, je vous adore.

A mes très chères sœurs et frères : Meriem, Ibtissem, Moufida, Hichem et Haïtem.

A mes chères amies, mes cousines et mes cousins


A tous qui j’ai les connus durant ma formation
A tous ceux que j’aime et qui m’aiment.

A mon binôme Assia, aucun mot ne saurait t’exprimer mon profond attachement et ma
reconnaissance que j’ai pour toi, j’aimerai bien que tu trouve dans ce travail l’expression de
mes sentiments les plus sincères car grâce à ton aide et à ta patience avec moi que ce travail a
pu voir le jour …

Boukenna Rania
Tables des matières
Introduction générale ............................................................................................................11

.
Chapitre 01 : l’approche sémiotique

Introduction partielle

1. Sémiologie/sémiotique ....................................................................................................16

1.1. distinction sémiologie / sémiotique ...........................................................................17

1.2. Objet d’étude de la sémiologie ..................................................................................18

1.3. Les courants de la sémiologie ....................................................................................18

2. La communication et l’interprétation .........................................................................19

2.1. La communication .................................................................................................19

2.2. L’interprétation ......................................................................................................21

3. La sémiologie de l’image .................................................................................................22

3.1. Définition de l’image ..................................................................................................22

3.2. Les différents types de l’image ...................................................................................23

3.3. Les fonctions de l’image .............................................................................................23

3.4. Rapport texte/image ....................................................................................................24

3.4.1. La fonction d’ancrage .......................................................................................24

3.4.2. La fonction de relais .........................................................................................24

4. Le niveau dénotatif et le niveau connotatif ....................................................................25

4.1. Le niveau dénotatif .....................................................................................................25


4.2. Le niveau connotatif ...................................................................................................26

5. Le modèle d’analyse de Roland Barthes ........................................................................26

5.1. Le message dénoté ......................................................................................................26

5.2. Le message connoté ....................................................................................................26


6. Le signe

6.1. Le signe linguistique ...................................................................................................27

6.1.1. Signifiant ..........................................................................................................27

6.1.2. Signifié .............................................................................................................27

6.2. Classification du signe ................................................................................................29

6.2.1. Symbole ............................................................................................................29

6.2.2. L’icône ..............................................................................................................29

6.2.3. L’indice ............................................................................................................29

6.3. Les types de signes ......................................................................................................31

6.3.1. Le signe linguistique .........................................................................................31

6.3.2. Le signe iconique ..............................................................................................31

6.3.3. Le signe plastique .............................................................................................31

7. Les caractéristiques du signe linguistique .....................................................................32

7.1. L’arbitraire du signe ....................................................................................................32

7.2. La linéarité du signifiant .............................................................................................32

7.3. La mutabilité du signe .................................................................................................32

7.4. L’immutabilité du signe ..............................................................................................32

8. la couverture .....................................................................................................................33

8.1. Les compositions de la couverture .................................. ...........................................35

8.1.1. Le titre ...........................................................................................................35

8.1.2. Le nom de l’auteur .........................................................................................35


8.1.3. Une photo de couverture ...............................................................................35

8.1.4. Le nom de la maison d’édition .....................................................................35

Conclusion partielle .................................................................................................................35

Chapitre 02: Analyse et interprétation du corpus

Introduction partielle ................................................................................................................37

1. Présentation du corpus .................................................................................................37

2. Méthode d’analyse .......................................................................................................37

3. Bio- bibliographie ........................................................................................................38

4. L’analyse du corpus .....................................................................................................39

4.1. La couverture du livre 1 : « Les hommes qui marchent »......................................39

4.2. La couverture du livre 2 : « Mes hommes » ........................................................ 43

4.3. La couverture du livre 3 : « La désirante » .................................................. ........47

4.4. La couverture du livre 4 : « L’interdite » ..............................................................49

4.5. La couverture du livre 5 : « Des rêves et des assassins » .....................................52

4.6. La couverture du livre 6 : « Je dois tout à ton oubli » .........................................55

5. Interprétation générale des six (6) couvertures ...............................................................................58

Conclusion partielle .................................................................................................................58

Conclusion générale .................................................................................................................61

Références bibliographiques ....................................................................................................64

Annexe .....................................................................................................................................66
Résumé
Cette étude propose d’effectuer une analyse sémiotique de quelques premières de couverture
des livres de Malika MOKADDEM. Au terme de cette analyse, le travail que nous proposons a pour
objet d’étude la couverture, il est centré autour d’une analyse sémiotique de quelques premières de
couverture des livres de Malika MOKADDEM.

L’image comme nous venons de constater est porteuse de deux niveaux de significations. Au
cours de cette étude nous appuyant sur la théorie sémiologique de Roland Barthes pour décoder et
interpréter la couverture et dégager le sens de l’image dans ses deux niveaux dénotatif et connotatif.

Mots clés : Sémiologie – sémiotique – signe – image – dénotation – connotation – couverture –


livre – code linguistique – code iconique.

Anglais :
This study proposes to carry out a semiotic analysis of some first covers of Malika Mokeddem books.
At the end of this analysis, the work we are proposing is aimed at the cover, it is centered around a
semiotic analysis of some first covers of Malika Mokeddem’s books.

The image, as we have just seen, carries two levels of meaning. At the heart of this study we rely on
the semiological theory of Roland Barthes to decide and interpret the cover and indentify the meaning
of the image in its two denotative and connotative levels.

The Keywords: semiology – semiotic – sign – picture – denotation – connotation – cover – book –
language code – iconic code.

:‫اﻟﻤﻠﺨﺺ‬
‫ ﯾﺴﺘﮭﺪف اﻟﻌﻤﻞ اﻟﺬي ﯾﻘﺘﺮﺣﮫ‬،‫ ﻓﻲ ﻧﮭﺎﯾﺔ ھﺬا اﻟﺘﺤﻠﯿﻞ‬.‫ﺗﻘﺘﺮح ھﺬه اﻟﺪراﺳﺔ اﺟﺮاء ﺗﺤﻠﯿﻞ ﺳﯿﻤﯿﺎﺋﻲ ﻟﺒﻌﺾ اﻷﻏﻠﻔﺔ اﻷوﻟﻰ ﻟﻜﺘﺐ ﻣﻠﯿﻜﺔ ﻣﻘﺪم‬
.‫ وﯾﺘﺮﻛﺰ ﺣﻮل اﻟﺘﺤﻠﯿﻞ اﻟﺴﯿﻤﯿﺎﺋﻲ ﻟﺒﻌﺾ اﻷﻏﻠﻔﺔ اﻷوﻟﻰ ﻟﻜﺘﺐ ﻣﻠﯿﻜﺔ ﻣﻘﺪم‬،‫اﻟﻐﻼف‬

‫ ﻓﻲ ظﻞ ھﺬه اﻟﺪراﺳﺔ ﻧﻌﺘﻤﺪ ﻋﻠﻰ اﻟﻨﻈﺮﯾﺔ اﻟﺴﯿﻤﯿﺎﺋﯿﺔ ﻟﺮوﻻن ﺑﺎرت ﻟﻔﻚ ﺗﺸﻔﯿﺮ اﻟﻐﻼف و‬.‫اﻟﺼﻮرة ﻛﻤﺎ رأﯾﻨﺎ ﺗﺤﻤﻞ ﻣﺴﺘﻮﯾﯿﻦ ﻣﻦ اﻟﻤﻌﻨﻰ‬
.‫ﺗﻔﺴﯿﺮه وﺗﺤﺪﯾﺪ ﻣﻌﻨﻰ اﻟﺼﻮرة ﻋﻠﻰ اﻟﻤﺴﺘﻮﯾﯿﻦ اﻟﻈﺎھﺮ واﻟﻤﻜﻨﻮن‬

:‫اﻟﻜﻠﻤﺎت اﻟﻤﻔﺘﺎﺣﯿﺔ‬

.‫اﻟﺴﯿﻤﯿﻮﻟﻮﺟﯿﺎ – اﻟﺴﯿﻤﯿﺎﺋﯿﺔ – اﻟﺮﻣﺰ – اﻟﺼﻮرة – اﻟﻐﻼف – اﻟﻜﺘﺎب – اﻟﺮﻣﺰ اﻟﻠﻐﻮي – اﻟﺮﻣﺰ اﻷﯾﻘﻮﻧﻲ‬
Introduction générale
Introduction
La première de couverture est le premier contact du lecteur avec le livre. Elle réveille
ainsi la curiosité. Grâce aux informations qu’on trouve, le lecteur va pouvoir commencer à
imaginer l’histoire du livre et formuler des hypothèses.

« Les couvertures des livres sont des portes qui donnent, non sur des textes arides
comme on le croit souvent, mais sur de fabuleux univers ».1

Cette anticipation va alors l’inciter à commencer la lecture pour vérifier si les


hypothèses qu’il s’est imaginées à partir de la première de couverture sont exactes. C’est
pourquoi nous pouvons dire que la première de couverture représente en quelque sorte la
« carte d’identité » d’un ouvrage.

Notre travail de recherche s’inscrit dans le domaine de la sémiotique et traite des


premières de couvertures des livres. Et qui s’intéresse essentiellement aux signes
linguistiques à leur fonctionnement, et à la relation existante entre le signifié et le
signifiant, portant sur le thème « Analyse sémiotique de quelques premières de couvertures
des livres de Malika MOKADDEM », nous conduit à découvrir le monde des couvertures
des livres.

Il est important aussi de noter que les couvertures des livres peuvent attirer
l’attention, séduire, convaincre les lecteurs pour se rapprocher des points de ventes.

Choix et motivation
Dans cette étude nous allons faire une analyse sémiotique de quelques premières de
couvertures des livres de Malika MOKADDEM.

Il nous est apparu qu’il est essentiel de comprendre l’importance des messages
aussi bien linguistiques qu’iconiques que transmet la couverture et également de démontrer
en quoi la sémiotique est utile dans l'interprétation des couvertures des livres.

Plusieurs raisons peuvent être données pour justifier le choix de notre travail de
recherche et l’approche retenue, ainsi :

Le choix de ce thème est en fait lié à l’importance de la couverture dans un


livre.

1
Gudule, écrivain belge.

11
En effet, nous pouvons dire que la couverture est un portrait qui illustre les
évènements produits à l’intérieur du livre.
Peu d’études sont consacrées à une analyse sémiotique des premières des
couvertures des livres. Nous citons : un mémoire master sous titre « Etude
sémiologique des premières de couverture des romans de fantasy : cas des
écrivaines Stephenie Meyer, J.K Rowling et Robin Hobb des années 2000 », un
mémoire master sous titre : « Approche sémiologique de la première de
couverture des œuvres de Mouloud Feraoun (le Fils du pauvre, la Terre et le
sang, Les Chemins qui montent, Jours de Kabylie)...etc

Le choix de l’auteur n’est pas anodin parce que notre lecture des œuvres de Malika
Mokeddem nous a conduit à nous intéresser à son écriture qui attire non seulement le
monde francophone à s’y intéresser mais aussi le monde entier parce qu’elles sont saluées
par la critique internationale, ses œuvres sont vendus dans les plus grandes librairies du
monde.

Problématique

Notre étude des premières de couverture pose comme problématique fondamentale :

Les premières de couvertures concordent-elles toujours avec le contenu du livre ?

A cette question s’ajoutent d’autres interrogations :

 Est-ce que la coexistence du code linguistique et du code iconique peut permettre


une pluralité de sens ?
 Comment arrive-t-on à décoder et à interpréter une couverture d’un livre ?

Hypothèses

Dans le but de vouloir apporter des réponses à ces questions, nous émettrons les
hypothèses ci-dessus :

1. Nous supposons que chaque couverture d’un livre porterait un sens par rapport au
contexte du discours qu’elle accompagne, aux couleurs, aux symboles,…etc.
2. Nous prétendons aussi que l’image et le texte sont deux signes complémentaires
dans une couverture d’un livre, ces deux codes nous permettraient d’accéder au
sens que dégagent les couvertures des livres.

12
Corpus

Dans le cadre de notre recherche qui s’intitule « Analyse sémiotique de quelques


premières de couvertures des livres de Malika MOKADDEM », nous allons aborder un
corpus composé de six supports (premières de couvertures des livres de Malika
MOKADDEM) récoltées en Mars 2021. Le choix du corpus porte sur des romans de
Malika MOKADDEM paru entre 1990-2014 dans des maisons d’édition différentes.

Parmi les sujets qui nous intéressent, représentés dans les œuvres de Malika
MOKADDEM, nous avons choisi : « La désirante » 2013, « Les hommes qui marchent »
1990, « L’interdite »2014, « Mes hommes » 2007, « des rêves des assassins » 1995, « Je
dois tout à ton oubli » 2011 qui sont les plus célèbres au niveau international.

Notre approche consiste à identifier la construction de chaque couverture, les


éléments profonds, les messages connotés et dénotés en appliquant les matériaux
sémiologiques pour pouvoir dégager leurs interprétations et leurs sens.
Dans notre travail de recherche nous allons prendre en considération la méthode de
Roland Barthes explicitée dans son article Rhétorique de l’image 1964. Elle consiste à
étudier la signification d’une couverture d’un livre en passant par deux étapes : L’image
dénotée, Le message symbolique ou connoté.
Plan de travail
Notre recherche se fonde sur deux parties cohérentes : théorie/pratique, dont chaque
partie comptera un chapitre.
Dans le premier chapitre qui a pour titre ‘’ L’approche sémiotique ‘’ nous essayons
de définir la sémiologie et ses concepts de base. Ensuite mettre en lumière l’objet d’étude à
savoir les couvertures.
Dans le deuxième chapitre nous présenterons nos couvertures de notre corpus en les
soumettant à une analyse sémiotique en suivant la méthodologie de Roland Barthes,
développée dans son célèbre article : « Rhétorique de l’image » en 1964.

13
Première partie
Cadre théorique

14
Chapitre I
L’approche sémiotique

15
Introduction
Ce chapitre va exposer de manière succincte les concepts clés de la sémiotique ainsi
que les concepts de base.

1. Sémiologie/sémiotique
La sémiotique renvoie à Pierce, Morris et plus généralement à une tradition Anglo-
saxonne marquée par la logique.

Selon Charles Sandres Peirce la sémiotique est définie comme: « La théorie générale des
signes et de leur articulation dans la pensée »2. C'est-à-dire que la sémiotique est la théorie
générale qui envisage toute les composantes de la sémiotique, et qui envisage à la fois la
vie émotionnelle, pratique et intellectuelle.

La sémiotique ne se limite pas aux signes linguistiques, elle décrit aussi les
systèmes de signes au sein de la vie sociale, elle prend en compte leur dimension
conventionnelle et le rôle joué par l’interprétant.

Ferdinand de Saussure définit la sémiologie comme :


« Un système de signe exprimant des idées, et par là, comparable à l écriture, à l alphabet des
sourdes muets, aux rites symboliques, aux formes de politesse, aux signaux militaires etc. Elle est
seulement le plus important de ces systèmes, on peut donc concevoir une science qui étudie la vie
des signes au sein de la vie sociale ; elle formerait une partie de la psychologie générale, nous
nous la nommerons sémiologie du grec*semeion *(signe).Elle nous apprendrait en quoi consistent
les signes .Qu’elles lois les régissent .Puisqu’ elle n’existe encore, on ne peut dire ce qu’elle sera
;mais elle à droit à l’existence, sa place est déterminée d’avance . »3 (SAUSSURE, 1916 :33).

Selon Saussure la langue reste le système le plus dominant de tous les systèmes
de signes tel que : les rites symboliques, les formes de politesse. Donc la sémiologie est la
science générale qui étudie les signes linguistiques et non linguistiques et des procédés de
signification.

Selon lui, la meilleure façon d’étudier la nature de la langue est d’étudier ses
caractéristiques communes avec les autres systèmes de signes.

2
Domenjoz, J. C., [Link].
3
(F.D SAUSSURE, cours de linguistique générale, 1916, p33).

16
La sémiologie indique un statut de science générale des signes, elle permet de dénoncer ou
d’énoncer des signes et des dynamiques qu’ils mettent en œuvre, elle a pour objet de
constater en quoi consistent les signes, a leur fonctionnement en société ‘’la vie des signes
au sein de la vie sociale’’.4

1.1. Distinction entre Sémiologie / Sémiotique

Ces deux termes sont synonymes. L’un et l’autre ont pour objet l’étude des signes
et des systèmes de signification.

La sémiologie renvoie à Saussure, à Barthes, à Metz et de façon plus générale à la


tradition européenne où les sciences dites humaines restent plus au moins attachées aux
mouvements littéraires, esthétiques et philosophiques.

La sémiotique renvoie à Peirce, Morris et plus généralement à une tradition anglo-


saxonne marquée par la logique.5

Tableau 1 :Tableau distinctif entre sémiologie et sémiotique 6

Après une série de recherche, nous avons connus les différents points entre la
sémiologie et la sémiotique. Le tableau suivant est plus expressive :

Sémiologie Sémiotique

 D’origine européenne  D’origine américaine

 Prend en charge l’étude des signes  Prend en charge l’étude de tous les
ayan un aspect particulier, non signes y compris le signe
linguistique. linguistique

 Privilégie l’étude des signes  Privilégié l’étude des signes en


organisés en systèmes situation

 Sa paternité revient à Ferdinand de  Sa paternité revient à Charles


Saussure Sanders Peirce (1839-1914)

4
Saussure. F, 100 fiches pour comprendre la linguistique 2°édition, Bréal, Rasny, novembre 1999.p72.
5
[Link] écrits.
6
la sémiologie de l’image publicitaire,(en ligne). Disponible sur : [Link] consulté le
07/11/2018.

17
 Ses auteurs les plus connus :  Ses auteurs les plus connus sont :
Roland Barthes, Umberto Eco, Thomas sebeok, Gérard Deledalle, Davis
louisHjelmslev, roman Jakobson, savan, élise Veron, Claudine tiercelin...
Algirdasjulien, Greimas.

1.2. L’objet d’étude de la sémiotique/ la sémiologie

L’objet d’étude de la sémiotique se différer de l’objet d’étude de la sémiologie.


D’bord, La sémiotique (...) se donne pour but l’exploration du sens, cela signifie qu’elle
ne saurait se réduire à la seule description de la communication (définie comme
transmission d’un message, d’un émetteur à un récepteur) : en englobant, elle doit pouvoir
rendre compte d’un procès beaucoup plus général, celui de la signification »7 .

A l’instar, Roland Barthe affirme que l’objet fondamental de la sémiologie est


l’étude de tout système de signe :

« Prospectivement, la sémiologie a (…) pour objet tout système de signes, quelle qu’en soit
la substance, quelles qu’en soient les limites : les images, les gestes, les sons mélodiques, les
objets, et les complexes de ces substances que l’on retrouve dans des rites, des protocoles ou des
spectacles constitue sinon de*langages*du moins des systèmes de signification. »8(Roland Barthes,
« présentation » communication, n°4, 19).

Le signe linguistique estune unité linguistique fondamentale qui associée un


signifiant et un signifié.
Un signe est un objet porteur d’une signification, il est concret, physique et perceptible. De
façon plus générale, le signe est l’indice d’une chose où d’un phénomène qu’il exprime
de façon plus ou moins explicite.

Saussure affirme que : « Le signe linguistique unit non une chose et un nom, mais un
concept et une image acoustique. [...] Nous appelons signe la combinaison du concept et de
l'image acoustique ». 9

[Link] courants de la sémiologie

La sémiologie saussurienne se subdivise entre deux grandes branches différentes :


l’une, est la sémiologie de la signification (Roland Barthes et ses disciples), et l’autre la
sémiologie de la communication (Luis [Link], Georges Mounin, Jeanne Martinet).
7
J, COURTES, « Introduction à la sémiotique narrative et discursive », 1976, p, 33.
8
(Roland Barthes, « présentation » communication, n°4, 19).
9
F. De Saussure, Cours de linguistique générale, Ed. Talantikit, Bejaia, 2002. p.86.

18
Les deux types de sémiologie se distinguent par leur objectif général : dans la
sémiologie de la communication, la communication doit être au centre de la sémiologie
c'est-à-dire une discipline qui étudie les structures sémiotiques ayant la communication
pour [Link] sémiologie de communication étudier uniquement le monde des signes.

Buyssens estime que :« La sémiologie peut se définir comme l’étude des procédés de
communication, c’est-à-dire des moyens utilisés pour influencer autrui et reconnus comme tels par
celui qu’on veut influencer».10

En comparaison, dans la sémiologiede la signification, la sémiologie devient une


partie de la linguistique à cause du fait que les objets, les images, les gestes, les sons
mélodiques ou les comportements ne peuvent jamais signifier de façon autonome, sans
l’utilisation de langage.11

La sémiologie de signification elle : « rapport au sens et à l’interprétation. De plus, la


sémiologie de la signification n’a pas d’apriori, elle étudie signe et indice. (Saussure était
préoccupé de la distinction entre eux) ».12

2. La communication et l’interprétation

[Link] communication

De nos jours, l’homme a besoin de communiquer et partagé ses pensées, idées et


informations à l’autre. Cette processus transmettre les connaissances d’opinion d’un
émetteur par différents moyens vers les bandes dessinée, illustration des livres, le radio, la
photographie ...etc. Selon le dictionnaire de linguistique et des sciences du langage, la
communication : « c’est l’échange verbal entre le sujet parlant qui produit un énonce destiné à
un autre sujet parlant, et un interlocuteur dont il sollicite / ou une réponse explicite ou implicite
13
(selon le type)» .

La communication c’est un transfert de données et partage de connaissances. C’est


un processus auquel on va transmettre un ensemble d’information et des interactions aux
autrui, c’est l’action de communiquer, d’informer une intention, une émotion, un état de

10
BuyssensE, :La communication et l’articulation linguistique, cité par MOUNIN.G, dans Introduction à la sémiologie, Ed. Minuit,
Paris, 1970, p.13.
11
[Link] 270> sémiologie.
12
R, MOKRANE,M, GHEDROUCHE, analyse sémiologique de caricature cas du journal « le soir d’Algérie », Mémoire de Master,
université Mohammed Sedik Ben Yahia, Jijel, 2016.
13
(Dictionnaire Larousse, de linguistique et des sciences du langage).

19
conscience. La communication permet l’échange d’informations entre les personnes
(échange interpersonnel) mais aussi à travers notre société par le biais des acteurs de la
communication.

Schéma de la communication
Modèle de Shannon14

Message
Information Emetteur Récepteur à
information
transmettre reçue

Il existe trois types fondamentaux de la communication :

 la communication personnelle : qui conclue la discussion orale entre un émetteur et


un récepteur
 la communication de groupe : vise à cibler selon l’âge, les besoins, l’expérience,
les attentes, ...etc des récepteurs.
 La communication de masse : c’est faire passer un ensemble d’informations au
maximum de personnes.

Le schéma de la communication
Schéma de Jakobson

A propos de quoi ?
REFERENT

Qui ? Dit quoi ? A qui ?


EMETEUR MESSAGE RECEPTEUR

Par quels Moyens ?


CANAL

Dans quel langage ?


CODE

14
[Link] /[Link].

20
Le schéma c’est le plan qui organise toute situation de communication, Le schéma
de la communication de Jakobson se compose d’un ensemble des facteurs, des constituants
et des composants qui jouent un rôle considérable pour la réussite de l’opération
communicationnelle.

Alors on commence par le locuteur (destinateur, émetteur, énonciateur) celui qui


émet le message, celui qui parle, qui écrit ; ça dépend la situation communicationnelle en
question.
Celui qui prend la parole, celui qui transmet le message et l’information.

Ensuite, la personne qui reçoit le message s’appelle le co-énonciateur c’est la


personne auquel on parle, à lequel s’adresse le message.

Le troisième composante c’est le message, c’est tout simplement l’information


qu’on cherche à transmettre ou l’idée transmise.

Concernant le quatrième constituant, il s’agit du code ; c’est le système de signe


utilisé pour transmettre ces signes peut être la langue verbale ça peut être des gestes, des
mimiques, l’habillement, la langue orale, des codes qu’on peut utiliser pour transmettre
l’information.

On a également le canal qui est la liaison physique et psychologique entre le


destinateur et le destinataire. Un moyen oral ou écrit.

Enfin, le dernier élément est le référent c’est le sujet du message, ce dont on parle.

2.2. L’interprétation

D’une manière générale, le mot interprétation est d’origine latin ‘’interpretatio’’


désigne soit l’action d’interpréter soit le résultat de cette action.
Voir le monde, c’est l’interpréter ; parler, c’est l’interpréter. L’interprétation est au
fondement même de notre rapport au monde et à la parole. C’est donc un même
mouvement qui nous conduit à interpréter le monde et à interpréter le langage, c'est-à-dire
à percevoir, à connaître, à parler ou à penser.

21
On peut séparer l’interprétation en trois groupes :

 L’interprétation consécutive.
 L’interprétation simultanée.
 L’interprétation de liaison.

D’abord, l’interprétation consécutive est un type d’interprétation. L’interprète prend


des notes pendant un discours et le restitue ensuite sur la base des informations glanées.
L’interprétation consécutive nécessite peu de moyen, elle s’appuie essentiellement
à la fois dans la capacité de l’interprète à mémoriser et à apprendre des notes.
Ensuite, l’interprétation simultanée, plus connue du grand public, c’est le type
d’interprétation le plus fréquemment employé. Cette interprétation nécessite la location de
matériel, car l’interprète doit traduire quasiment en même temps que l’orateur parle.
De plus, l’interprétation de liaison est utilisée généralement pour les réunions, les
négociations commerciales, les entretiens. Dans ce type d’interprétation, l’interprète
intervient seul entre plusieurs personnes. Elle nécessite à l’interprète une très grande
expérience.
Il ne faut pas confondre l’interprétation avec la [Link] traduction est un
procédé écrit alors que l’interprétation est un procédé oral.

3. La sémiologie de l’image
3.1.Définition de l’image

Selon le dictionnaire Larousse l’image se définit comme :

« Reproduction d’un objet matériel donnée par un système optique et, en particulier, par
une surface plane réfléchissante ou un miroir : Regarde son image dans une glace ».

« Reproduction d’un objet matériel par la photographie ou par une technique apparentée :
image floue, image radioscopique d’un organe ».

« Représentation ou reproduction d’un objet ou d’une figure dans les arts graphiques et
plastiques, et en particulier représentation des être qui sont l’objet d’un culte ou bien d’une
vénération : image peinte de la vierge ».

22
Selon le dictionnaire « le petit Larousse » 200415: « Image » (latin imago) :
représentation d’un être ou d’une chose par les arts graphiques ou plastique, la
photographie, le film, etc.
D’après le dictionnaire historique de la langue française, le Robert16 :« Image » «
est une modification linguistique de la forme imagine, empruntée au latin imaginéin
accusatif d’imago image ce qui ressemble, ce qui est de la représentation ».

17
[Link] différences types d’image

On peut distinguer deux types d’images :


 les images fixes (peinture, affiches, bandes dessinées).
 les images animées ou mouvantes (films, émissions, cinéma).
Elle peut prendre plusieurs formes :
Par exemple :

-Tableau : ouvrage de peinture exécuté sur un panneau de bois, sur un support rigide et
autonome, etc.
-Dessin : représentation des objets sur une surface à l’aide des moyens graphiques.
-Graphique : technique de représentation des phénomènes par des graphiques, des
schémas, des lignes joignant des points caractéristiques.
-Photographie : image obtenue par l’action de la lumière fixée sur la surface photo
sensible.
18
3.3. Les fonctions de l’image

L’image peut représenter et faire passer des choses bien différentes. Elle peut avoir
diverses fonctions :

 Une fonction informative : Une photo, un film, un documentaire nous apporte, sur
un sujet, des informations précises et éloquentes sur un certain sujet.
 Une fonction descriptive et explicative : par exemple, un schéma, une carte
géographique, en nous montrant tous les détails d’une personne, d’un objet peuvent
être utilisés comme preuve pour illustrer une explication écrite. Une photo décrivant
une scène bien précise est parfois bien plus éloquente qu’un article écrit.

15
Dictionnaire le petit Larousse 2004.
16
Le ROBERT : « dictionnaire historique de la langue française » 1993, P996, 997, cité par Dugand, P. CAFIM, 2002. In http : www.
AC-Nancy-Metz. Fr.
17
Types d’image, (en ligne). Disponible sur : [Link] consulté le 28/05/2021 à 10h30.
18
[Link] › ... › Collège › Français.

23
 Une fonction illustrative : L’image est utilisée pour décorer une page, une
couverture. C’est le cas des dessins dans les livres d’enfants, dans les contes.

3.4. Rapport texte /image

Ces deux systèmes de signes collaborent pour une meilleure compréhension, Ce


sont deux systèmes complémentaires.

« En effet, lorsqu'ils sont utilisés dans un même espace de communication, le texte et


l'image sont rarement autonomes, indépendants l'un de l'autre, surtout au niveau de la réception
du message. Par conséquent, il paraît indispensable d'essayer de saisir la mécanique subtile qui
s'instaure entre les deux codes. »19
Selon Joly Martine :« mot et image, c’est comme chaise et table, si vous voulez mettre à
table, vous avez besoins des deux » (Martine, 2002, p.25).

Le message linguistique qui accompagne l’image et le texte a plusieurs fonctions, parmi


elles: la fonction d’ancrage, la fonction de relais proposés par Roland Barthes.

3.4.1. La fonction d’ancrage


Comme son nom l’indique, cette fonction consiste que le texte ancre l’image, dans
le cas de la couverture d’un livre le texte sert à orienter la lecture de l’image pour une
meilleure transmission du message global, et tend à réduire sa polysémie. Dans cette
fonction ; le texte permet de bien ajuster le bon niveau de perception de l’ensemble.

Selon Martine Joly :


« La fonction d’ancrage consiste à arrêter cette chaine flottante du sens
qu’engendrerait la nécessaire polysémie de l’image, en désignant le bon
niveau de lecture quoi privilégier parmi les différentes interprétations
que peut solliciter l’image seule. »20

Donc, La fonction d’ancrage permet d’arrêter la flottante du sens qui engendre la


polysémie de l’image.

3.4.2. La fonction de relais

Cette fonction implique une complémentarité texte-image, c'est-à-dire que chaque


élément à sa part au sens globale du message.
19
Laurence BARDIN, “le texte et l’image », in communication et langage n°26, 1975, p.2.
20
Martine JOLY, op. cit., p.96.

24
Martine Joly affirme que : «mot et image, c’est comme chaise et table !si vous voulez
vous mettre à table, vous avez besoin des deux. »21

D’après cette fonction on peut comprendre que le texte dit ce que l’image ne dit pas
comme : les sons, les bruits, les gestes…etc.

4. Le niveau dénotatif et le niveau connotatif

La dénotation et la connotation sont deux notions qui renvoient au modèle binaire


d’analyse sémiologique proposées par Roland Barthes dans son article « Rhétorique de
l’image », publié en 1964. Ce sont deux concepts fondamentaux et complémentaires.

4.1. Le niveau dénotatif

Selon le dictionnaire le petit Larousse illustré 1983 : « Sens permanent d’un mot
par opposition aux valeurs variables qu’il prend dans les contextes différents »22.

La dénotation c’est le sens fixé, c’est-à-dire explicite ; c’est la combinaison d’un


signifiant et d’un signifié. Dans ce niveau, il s’agit seulement d’une description des objets
représentés.

De manière générale, la dénotation se rapporte au sens premier d’un mot. Il s’agit


du sens que l’on trouve dans le dictionnaire ; le sens que tous les utilisateurs de la langue
française comprennent.

Pour être plus précis, la dénotation désigne le sens objectif d’un mot, sa définition.
Par exemple : le mot « blanc » dénote une couleur : l’une des couleurs de base existantes.

Au cours de ce niveau un mot peut avoir plusieurs sens dénotés (quand le mot est
polysémique) ; par exemple : le mot marque peut dénoter :

 Un objet qui fait office de repère.


 Une empreinte laissée par quelque chose.
 Un signe qui permet la distinction de produits.

21
Ibid. p.101.
22
Le dictionnaire Petit Larousse illustré 1983 P 298.

25
Selon Gandon : « la dénotation renvoie à l’élément stable, l’ensemble des traits
strictement définitoires de la signification d’une unité lexicale »23. Donc, la dénotation est
tout simplement d’une description des objets représentés.

4.2. Le niveau connotatif

… la connotation se chargeant de tous les traits supplémentaires, variables selon les


contextes. (… ) Le terme de connotation traite ainsi identiquement des valeurs socialement
marquées (donc perceptibles par tout locuteur) et des valeurs qui relèves d’effets discursifs
isolé. Il a l’avantage de conserver le cadre définitoire du signe linguistique, dans son
extension maximale, tout en rendant compte de la pluralité des sens au sein d’une même
unité.24

La connotation s’agit du sens implicite dans la plupart des systèmes du signe, c’est
le deuxième niveau de la signification de l’image.

5. Le modèle d’analyse de Roland Barthes

Roland Barthes (1915-1980) est un critique littéraire et sémiologue français, il est


considéré comme le fondateur de la sémiologie de l’image, grâce à son célèbre article « La
rhétorique de l’image » en 1964 qui analysait une publicité pour les pattes Panzani italien.

C’est le premier à avoir proposée une méthode sur l’analyse de l’image publicitaire
par la sé[Link] analyse consiste à étudier la signification d’une couverture d’un
livre en passant par deux étapes : L’image dénotée, Le message symbolique ou connoté.

5.1. Le message dénoté

La dénotation renvoie aux objets représentés. C’est le sens fixé, c’est-à-dire


explicite ; c’est la combinaison d’un signifiant et d’un signifié. Dans ce niveau, il s’agit
seulement d’une description des objets représentés.

[Link] message connoté

La connotation est seconde car elle s’ajoute, en plus de la dénotation, du sens au


texte, à l’image, au discours... Donc, la connotation correspond aux sens implicites qu’un

23
Détrie, C. & Al, Termes et concepts pour l’analyse du discours, une approche praxématique, ed, Honoré champion, 2001, Paris, p.76.
24
Ibid.

26
mot reçoit. Le rôle de la connotation est de décorer des éléments iconiques qu’offre la
dénotation.

6. Le signe

6.1. Le signe linguistique

Le signe linguistiqueest le terme introduit par F. de Saussure pour désigner l’unité


qui se combine à d’autres et forment ensemble la langue, il est une chose concrète.
Saussure précise que le signe linguistique est une entité psychique à deux faces
indissociables qui « unit un concept et une image acoustique ».25
De plus, F de Saussure dit que :
« Le lien unissant le signifiant au signifie est arbitraire, ou encore, puisque nous
entendons par signe le totale résultat de l’association d’un signifiant à un
signifie, nous pouvons dire plus simplement : le signe est arbitraire ».26

Le signe se subdivise en deux parties : le signifiant (c’est l’image acoustique du signe) et le


signifié (l’idée que représente le signe) :

Le concept et image acoustique

Signifié signifiant

6.1.1. Le signifiant : C’est le symbole graphique où l’image acoustique, c’est-à-


dire la suite de phonèmes qui constituent l’aspect matériel du [Link]
signifiant est un phénomène sonore linéarité.
6.1.2. Le signifié: C’est le concept où l’idée que représente le signe. C’est un
phénomène cognitif.

25
(in[Link] /encyclopedie/signifie/).
26
(F de Saussure, 1969. Cours de la linguistique générale. Paris : Payot. 1ère édition 1915, p.100).

27
Le signifiant et le signifié sont des réalités psychiques inséparables qui peuvent être
fixées dans des images conventionnelles à l’aide de l’écriture ; ils sont deux composantes
complémentaires. Le lien entre le signifiant et le signifié est arbitraire «conventionnel».27

Pour Ch. Peirce, un signe est : « Quelque chose tenant lieu de quelque chose pour
quelqu’un,
sous quelque rapport, ou à quelque titre ».28

D’après cette définition nous remarquons que Peirce met en évidence la relation
entre trois pôles fondamentaux du signe : interprétant (l’équivalant du signifié chez
Saussure), represantanem (l’équivalant du signifiant chez Saussure), et objet(le référent).

Les trois constituants du signe29

Signifié : (l’interprétation =signifie l’image)

6.2. Classification du signe :

En sémiologie (étude des signes linguistiques et non linguistiques), le signe linguistique est
Le signifiant : (Representamen)= ce que Le référent : (l’objet)= ce représente l’on
un type particulier
perçoit de l’image. du signe, il appartient plus précisément àL’image
la catégorie des « symboles ».
(le réel).

Ch.S. Peircea classé le signe en trois catégories selon le lien qui unit le représentant au
représenté: l’icône, l’indice et le symbole.30

27
-X. Sémiotique, in site : [Link] Aoudoi/lin/[Link].s.d.l.
28
CH.S Peirce in [Link], Ibid.
29
Le signe, (en ligne). Disponible sur : [Link]
/u=8&[Link]%2Fwiki%2FSigne_linguistique Consulté le 01/06/2021 à 11h00
30
[Link] images.

28
Schéma représente la classification de signe selon Peirce31

Le symbole

L’icône L’indice

6.2.1. Le symbole

Selon le dictionnaire le Robert, le symbole : « Etre, objet ou fait perceptible,


identifiable, qui, par sa forme ou sa nature, évoque spontanément (dans un groupe social
donnée) quelque chose d’abstrait ou d’absent ». La colombe, symbole de la paix.

Le symbole : « Objet, image, signe ou comportement manifestant, figurant ou


évoquant quelque chose ([Link]. Anneau, symbole de la fidélité ; corne taurine, symbole de
l’abondance ; drapeau rouge, symbole de la révolutionnaire ; poisson, symbole
anagrammatique de Jésus-Christ).

« Objet conscient renvoyant à un objet inconscient ou refoulé constituant le sens


symbolique du premier (d’apr. MUCCH. Psycho. 1969).32

6.2.2. L’icône

L’icône selon le dictionnaire Larousse est un :


« Symbole graphique affiché sur l’écran d’un ordinateur et correspondant, au sein
d’un logiciel, à l’exécution d’une tache particulière ».
« Signe qui est dans un rapport de ressemblance avec la réalité extérieure. (Par
exemple, le dessin d’une maison est une icône par rapport à la maison qu’il représente.) » .

6.2.3. L’indice

Selon le dictionnaire Larousse, L’indice est : « ce qui signale, dénote, annonce


quelque chose ; signe, marque : son tremblement est un indice de grande nervosité ».

31
Schéma représente la classification de signe selon Peirce.
32
[Link] / définition/symbole.

29
Symbole

L’icône

L’indice

30
33
[Link] types de signes

6.3.1. Le signe linguistique

Le signe linguistique est composé de deux faces : un signifiant et un signifié,


un signifiant qui est l’aspect matériel du signe et un signifié qui est l’idée que
représente le signe, c’est le contenu sémantique du signe.

Le signe linguistique est la combinaison d’un signifiant (l’image acoustique) et


d’un signifié(le sens).

Et ça ce qui dit Ferdinand Saussure dans sa définition :« Le signe comme une


réunion d’un signifiant et d’un signifié à la façon du rectoet du verso d’une feuille de
papier ou encore d’une image acoustique et d’unconcept jusqu’ à ce que Saussure
trouvait les mots signifiant et signifié. »34

6.3.2. Le signe iconique

Charles Sanders Peirce définit le signe iconique comme: « le signe est


iconiquequand il peut représenter son objet principalement par sa similarité ».35

A partir de ce extrait, on appelle un signe iconique lorsqu’il y a d’autres


concepts semblablesexprimant cette même idée, un même objet représenté où
une relation de ressemblance.

6.3.3. Le signe plastique

Au départ, le signe plastique faisait partie du signe iconique, mais depuis les
années 80, le groupe Mu³ a proposé de le considérer comme un signe plein et à
part entière et non simplement le plan d’expression de signe iconique. Le terme
plastique est empruntéà Hjelmslev et il désigne la face significative de tout objet
langagier, opposé au plan du contenu. Par exemple : le cadre, le cadrage,
l’échelle des plans, l’angle de prise devue...etc.

33
[Link] signe-iconique/plastique, quelle différence ?-visualdsgn.

34
(F. d. Saussure, in R Barthes, l’aventure sémiologique, édition Seuil, Paris, 1985p.38.

35
Charles. S. Peirce, in Martine Joly, [Link].p.72.

31
Les signes plastiques regroupent les caractéristiques matérielles (physique) et
substantielles (significations) d’une image : les images, les textures, la
composition...etc.

7. Les caractéristiques du signe linguistique 36

7.1. L’arbitraire du signe

Selon F. de Saussure, le lien qui unit le signifiant au signifié est arbitraire, autrement
dit, il n’est pas naturel. Par exemple, il n’y a pas de relation réelle entre le concept
« lune » et les phénomènes /I/ - / Y/ - / n / qui forment son signifiant. Ce même
concept peut être représenté dans d’autres langues par des signifiants différents :moon
en anglais,‫ﻗﻤ ﺮ‬en arabe, tsuki en japonais. Donc, le lien qui unit le signifiant au signifié
est conventionnel.

7.2. La linéarité du signifiant

Le signifiant, qui se constitue d’une suite de phénomènes placés les uns après les
autres, se dérouler sur la chaîne du temps. Ainsi, les signes se succèdent et forment la
chaine parlé, cette structure linéaire est alors analysable.

7.3. La mutabilité du signe

Selon Saussure, le temps peut modifier les signes linguistiques. Les changements subis
sont d’ordre phonétique et sémantique, ils aboutissent à un déplacement du rapport
signifiant/signifié.

Mot Langue Sens


Necare Latin Tuer
Noyer Français moderne Inonder

7.4.L’immutabilité du signe

La langue est une convention admise par les membres d’une communauté linguistique
et transmise aux générations suivantes, c’est un code basé sur un système de signes
différents qui se combinent les uns avec les autres. Ainsi, pour qu’il y ait

36
[Link]

32
communication, les signes doivent être partagés par les membres de la même
communauté. De ce fait, les signifiants ne sont pas libres, ils sont imposés.

8. La couverture

La première de couverture est la page extérieure d'une œuvre. Elle est aussi appelée
«le recto de l’œuvre ».37Elle est la carte d’identité du livre, elle représente la porte qui
donne au lecteur une idée sur l’histoire ou bien le contenude ce livre : « La couverture est
aussi cet écran très surveillé où se déploie le titre ».38

Elle est la première chose que le lecteur voit. La couverture fait partie de la reliure
du roman, tout comme le dos et la quatrième de couverture. De plus, elle doit attirer l’œil
et donner envie au lecteur de s’intéresser à l’ouvrage. Sa composition doit être
soigneusement pensée pour refléter parfaitement le contenu du livre.

Nous présentons ci-dessous un schéma qui conclure le format des livres que nous
allons traiter :

37
[Link] couverture-livre-auto édition.

38
DUCHET, C. « Eléments de Titrologie Romanesque », in littérature n°12, décembre 1973.

33
Schéma représente le format du livre39

39
Schéma représente le format du livre.

34
8.1. La composition de la couverture

La première de couverture d’un livre se compose presque toujours de ces éléments :

8.1.1. Le titre
Indispensable, il est généralement centré et mis bien en évidence sur la couverture
du livre. Le choix du titre du manuscrit est un travail de longue haleine qui donne
souvent du fil à retordre à l’auteur.

8.1.2. Le nom de l’auteur


Le nom de l’auteur est plus ou moins mis en évidence sur la couverture. Si
l’écrivain est célèbre, on constate que son nom est bien mis en valeur sur la
première de couverture. Si ce n’est pas le cas, il peut être écrit en plus petit ou
même carrément inexistant.
8.1.3. Une photo de couverture
La plupart des romans sont illustrés par une photo ou un dessin. Le choix de cette
image ne doit pas se faire à la légère car il influence énormément le regard des
potentiels lecteurs. C’est la première chose que le lecteur voit, juste avant de lire le
titre. Certaines premières de couvertures ne possèdent pas d’images, mais sont
unies ou imprimées. Dans ce cas, il faut choisir judicieusement la couleur ou les
motifs de la couverture.

8.1.4. Le nom de la maison d’édition :Selon la volonté de l’éditeur.

Conclusion partielle
En conclusion, nous avons consacré tout un chapitre pour aborder l’approche
sémiotique et ses concepts de base. Ensuite, nous avons parlé de la couverture qui est un
élément indispensable dans un livre. Son premier but est d’attirer l’intention des lecteurs et
de donner envie de s’intéresser à l’ouvrage. Sa composition doit être soigneusement pensée
pour refléter parfaitement le contenu du livre.

Au-delà, nous avons abordé la méthode de Roland Barthes, pour l’analyse


sémiotique des premières de couvertures des livres de Malika Mokeddem (dans la partie
pratique) où nous allons analyser les deux niveaux de sens dans l’image (sens connoté et
sens dénoté).

35
Chapitre II
Description et analyse des premières
de couvertures des livres de Malika
MOKADDEM

36
Introduction
Ce chapitre consistera à analyser quelques premières de couverture. Il est consacré
à l’analyse de six premières de couvertures des livres de Malika Mokeddem.
Avant cela, nous allons dans un premier temps, faire une présentation de notre corpus ainsi
que notre méthodologie de travail. Enfin, on conclure par une analyse détaillée de ces
données afin de répondre à la problématique du notre mémoire.

1. Présentation du corpus

Dans le cadre de notre recherche qui s’intitule « Analyse sémiotique de quelques


premières de couvertures des livres de Malika MOKADDEM », nous aurons opté par un
corpus composé de six supports (premières de couvertures des livres de Malika
MOKADDEM) ramassées en Mars 2021. Le choix du corpus se porte sur des romans de
Malika MOKADDEM paru entre 1990-2014 dans des maisons d’édition différentes
(Grasset, Livre de poche).

Au cours de notre étude nous analysons les premières de couverture de quelques


romans de Malika Mokeddem en appliquant la méthode d’analyse de Roland Barthes
publie dans son article « Rhétorique de l’image » pour décomposer les messages et les
sens implicite et explicite que l’auteur veut transmettre aux lecteurs à partir de cette
couverture.

Parmi les œuvres de Malika MOKADDEM qui nous attire notre attention, nous
avons choisi : « La désirante » 2013, « Les hommes qui marchent » 1990,
« L’interdite »2014, « Mes hommes » 2007, « des rêves des assassins » 1995, « Je dois
tout à ton oubli » 2011 qui sont les plus célèbres au niveau international.

2. Méthode d’analyse
Dans notre analyse nous suivants les étapes ci-dessous : d’abord, nous commençons
par le paratexte du chaque livre qui se compose du (titre de l’œuvre, nom de l’auteur, date
de la parution, genre du roman, maison d’édition, nombres de pages, format) ; en effet, «
Paratexte » composé du préfixe : para « à coté de » et du « texte », provenant du latin
textusformé sur le verbe texere: qui signifie « tisser », désigne l’appareil textuel qui entour
un texte, le présente et l’annonce. Il se présente comme un outil indispensable pour cerner
la signification de l’œuvre littéraire et livrer les clés de sa compréhension. Il participe à

37
l’édification d’un lieu d’échange entre l’auteur et le lecteur en établissant « un pacte de
lecture » qui vise à orienter le processus de la réception de l’œuvre dès le départ. Ainsi, le
paratexte englobe « tout ce qui se trouve autour du texte lui-même et qui a été ajouté par l’auteur
ou l’éditeur pour apporter une complémentarité au texte. Procédés liminaux accompagnant un
livre soit à l’intérieur (péritexte), soit à l’extérieur (paratexte).»40

Ensuite, le résumé de l’histoire de chaque livre. Après nous allons démontrer les
deux sens de l’image ; dénoté et connoté de chaque couverture où on doit évoquer toutes
les sens qui se cachent derrière cette couverture. A la fin de l’analyse de nos supports on va
faire une interprétation générale des six (6) couvertures.

Nous allons prendre comme source pour la signification des couleurs le dictionnaire
des couleurs de notre temps, symbolique et société41.

Au cours de notre étude nous appliquons la méthode d’analyse proposée par Roland
Barthes qui consiste à étudier la signification d’une couverture d’un livre en passant par
deux étapes fondamentaux : La dénotation et la connotation.

3. Bio- bibliographie
Malika Mokeddem est née le 5 octobre 1949 à Kenadssa dans la Wilaya de Béchar.
Elle entre à l’école primaire dans son village natale, et rejoint le lycée de Bechar.
Malika Mokeddem a vécu au sein d’une famille modeste, sa mère est femme au
foyer : « Ma mère est déjà un tâcheron du ménage. Une ribambelle de seaux, de
chamailleries (...) ».42
Quant à son père, il est : « Le garagiste d’un château d’eau situé à cent mètres de la
maison. »43
Après son succès au baccalauréat, elle commence des études de médecine à
l’université d’Oran. En 1979, elle s’installe à Montpellier où elle entreprend des études de
spécialité en néphrologie. Elle interrompt en 1985 l’exercice de sa profession, pour se
consacrer a l’écriture. L’écrivaine algérienne a pu obtenir un grand succès en peu de temps.
Parmi les œuvres de Malika MOKADDEM, on a : « Les hommes qui marchent » 1990,
« des rêves des assassins » 1995 « Mes hommes » 2007, « Je dois tout à ton oubli » 2011

40
SIOUFI, M. op, cit.
41
Pastoureau. M, Dictionnaire des couleurs de notre temps symbolique et société, Bonneton, Paris, 1999.
42
Mokeddem, Malika, La Transe des Insoumis, [Link], p.19.
43
Ilbid.

38
« La désirante » 2013, « L’interdite »2014, qui sont les plus célèbres au niveau
international.

4. L’analyse du corpus
La première de couverture, notre sujet d’étude se fonde sur un double langage, la
photographie et le [Link] cette partie, nous allons essayer d’analyser les six supports
de notre corpus en suivant la méthode de Roland Barthes qui consiste d’abord de
décomposer le sens dénotatif et le sens connotatif

Enfin, A l’aide du texte et de la photographie nous pouvons produire la signification


de chaque couverture cela nous permettre de répondre à notre problématique.

4.1.1. La couverture du livre 1 : « Les hommes qui


marchent »

4.1.2. Le paratexte du livre

« Les hommes qui marchent » est lepremier roman écrit par Malika Mokaddem, le
30 Avril 1997 dans la maison d’édition Grasset et Fasquelle en langue française, dans la

39
catégorie littérature Afrique du nord. Le livre contient 324 pages, d’un format 13 cm* 20
cm. La couverture du livre montre une photographie d’une femme porte untchadri44 .

Les Hommes qui marchent a » été salué par des nombreuses récompenses : prix
Littré, prix collectif du festival du Premier roman de Chambéry et prix algérien de la
fondation Nourredinne Aba.

4.1.3. Le résumé du livre


Les évènements du roman « les hommes qui marchent » se déroule à Kenadsa, un
village dans le désert algérien. Dans laquelle l’auteur raconte mais en noyant sa vie
personnelle dans celle de la communauté de femmes faisant partie de la famille la plus
proche A travers les périples du protagoniste Leila, de sa tante Saadia et de sa grand-mère
Zohra, entre autres, l’auteur raconte la marche, difficile et jonchées d’obstacles, des
femmes vers l’émancipation. Si dans le cas Zohra la conteuse, l’ennemi à combattre est le
colonisateur européen qui met fin à sa vie libre de nomade et la contraint à une sédentarité
qu’elle abhorre, l’oppression subie par des femmes plus jeunes telles que Saadia et Leila,
est double. Décidant de fuir l’insupportable cruauté de lui inflige sa marâtre au quotidien,
Saadia ne fait qu’augmenter son malheur volée par un inconnu, elle se retrouve dans
l’impossibilité de retourner à la maison paternelle et sombre dans la prostitution. Deux
décennies plus tard, elle parvient à y échapper et apprend à devenir une femme forte et
indépendante, d’abord en s’imposant comme une femme d’affaires redoutable, puis s’en
engagent dans la lutte algérienne pour l’indépendance. Bien que moins douloureux, le
parcours de Leila n’en est pas moins parsemé d’obstacles, confrontée aux préjugés racistes
de ses camarades de classe français ainsi qu’à la morale patriarcale des siens, l’élève
brillante qu’elle est peine à voir son mérite reconnu par son entourage : « Dans les hommes
qui marchent, Leïla, alias Malika Mokeddem, réécrit son histoire,l’Histoire de l’Algérie et
de ses femmes, que l’autobiographie chez Mokeddem traduit surtout un désir de raconter
l’Histoire des femmes »45.

4.1.4. La dénotation de l’image


La couverture où la jaquette du livre « Les hommes qui marchent » évoque un espace
fermé et sombre de couleur bleu. Elle comporte au milieu deux inscriptions linguistiques
en couleur blanc prend une position horizontale et ses première lettre s’écrit en majuscule,

44
La femme et le tchadri : Le tchadri selon le dictionnaire LAROUSSE est : « le tchadri n.m (le tchador) vêtement traditionnel des
femmes musulmanes, dissimulant leur corps à l’exception des mains et des pieds, et ajouré à hauteur des yeux, il est surtout porté en
Afghanistan.», (en ligne).Disponible sur : [Link] consulté le 08/06/2021à 10 :30.
45
Youlande Aline Helm « Malika MOKEDDEM : envers et contre tout » Tome l, Ed. L’harmattan, 2000, p15.

40
la première « Malika Mokeddem » est le nom de l’auteur, la deuxième est le titre de
l’œuvre « Les Hommes qui marchent » d’une police de taille moyenne. Et une troisième
inscription se situe au dessous du titre de l’ouvrage « roman » qui désigne le genre du livre,
et une dernière inscription en bas sur le côté gauche « Grasset » la maison d’édition occupe
une ligne horizontale, écrit en gras et en majuscule sa première lettre. Au milieu de la
couverture se présente une jeune fille brunette vêtues en tchadride couleur bleu, qui est
d’après le dictionnaire Larousse : « voile dissimulant les femmes musulmanes de la tête
aux pieds, grillagée à hauteur des yeux. (il est traditionnel en Inde, au Pakistan et en
Afghanistan.)46. Malgré, son titre, le premier roman de Malika Mokeddem, Les Hommes
qui marchent, est un roman sur les femmes.

4.1.5. La connotation de l’image


Dans un premier temps nous observons qu’il s’agit d’une couverture qui prend une
forme rectangulaire d’un espace fermé marquée par le ciel teinté en couleur noir
signification de la solitude, la mort, la malhonnêteté, et la tristesse, du fait que le noir est la
couleur de la nuit, de l’obscurité, du non-visible. La couverture comporte au milieu et plus
précisément à gauche de la photographie deux inscriptions linguistiques en couleur blanc,
non alignés. La première inscription présente le nom de l’auteur « Malika Mokeddem »
écrite en forme horizontale, avec un remplissage de couleur blanche une couleur froide, qui
symbolise la pureté, la simplicité, la vérité, la clarté et la propreté. Peut être en hommage
aux femmes qui cherchent leurs libertés dans le livre.

En bas se trouve le titre de l’œuvre « Les Hommes qui marchent » avec un


remplissage de couleur blanche, qui fait allusion à la pureté, la simplicité et la vérité.

« Les Hommes qui marchent», est une phrase verbale représentele deuxième titre de
notre corpus. Constituée d’un déterminent (les), d’un nom masculin pluriel (Hommes),
d’un pronom relatif (qui) et d’un verbe du premier groupe conjuguée au présent de
l’indicatif avec la troisième personne du pluriel (marchent) renvoie aux femmes qui sont
marchées en quête de liberté et d’accès à la libération.

De manière générale ce titre renvoie aux peuples et dans ce roman il désigne la


marche, difficile et jonchées d’obstacles, des femmes vers l’émancipation.

Nous avons devant un visuel que l’on observe une jeune fille brunette vêtues en
tchadride couleur bleu une couleur qui symbolise le silence, la passivité mais aussi la

46
[Link] définition : tchadri- Dictionnaire de français Larousse.

41
mélancolie, il couvre entièrement la tête et le corps laissant apparaître son visage et sa
main. Un habile traditionnel, un des symboles de l’identité de la femme Saharienne. Au
dessous de ce style vestimentaire on voit un petit morceau d’un foulard appelé
« Manharma» de couleur noir qui signifie la tristesse, l’obscurité et la malhonnêteté avec
des tâches blanches couleur de pureté, de clarté et de simplicité. Cette jeune fille porte un
bracelet avec un mélange de deux couleurs noir et blanc (ses significations sont
mentionnées précédemment). Son visage est plein de tristesse et de colère. Elle a une
vision vive plein de confiance et de détermination. Elle a un tatouage dans son visage
prend la forme des points, une est à l’entête de sa front, la deuxième est au milieu de ses
sourcils et la dernière au menton de son visage.

Les hommes qui marchent de Malika Mokeddem mettent l’accent sur le caractère
phallocentrique commun aux discours nationaliste et colonialiste. Dans ce roman, les
femmes européennes qui refusent de se mettre aux codes de la morale bourgeoise sont
aussi « mal vues » que les algériennes jugées trop « indépendantes » dans leur propre
culture .En comparant les conditions de ces femmes, l’auteur souligne les similitudes entre
les stratégies discursives coloniales et anticoloniales qui, toutes deux, cherchent à façonner
une morale impériale/ nationaliste ; une morale que la femme a pour rôle de préserver.
Ainsi, la volarisation de la maternité dans le discours nationaliste, qui voit en la procréation
une stratégie de la résistance a long terme, n’est pas étrangère au discours colonialiste qui,
lui aussi, encourage les femmes européennes à participer à la sauvegarde de la pureté
raciale de l’empire , en donnant naissance à des enfantes blancs, « pur sang ».De même
« les frontières intimes de l’empire » ne sont pas bien différentes de ceux de la Nation :
algériens et européens s’accordent à condamner toute forme de contact avec l’Autre
(racial et culturel ),qu’il s’agisse de relation sentimentale ou d’amitié .

Le nom de l’éditeur « Grasset» est apparue en bas de la couverture, côté gauche, la


première lettre « G » s’écrit en majuscule, en blanc qui signifie la simplicité, la clarté et la
chasteté, sur un fond noir qui est le symbole de la mort, la malhonnêteté, la tristesse et la
peur, qui renvoie à l’obscurité. « Grasset » est une maison d’édition française, fondée en
1907 par Bernard Grasset et devenue en 1967, par fusion avec les éditions Fasquelle,
l’édition Grasset &Fasquelle. Grasset publie de la littérature française et étrangère, des
essais, des romans et des ouvrages de sciences humaines.
Le roman prenne clairement partie contre la colonisation, le portrait que brosse
Mokeddem de la condition féminine dans l’Algérie colonisée, semble, peut-être à l’insu de
l’auteur, légitimer les thèses coloniales sur la prétendue infériorité des colonisées et, par

42
extension, la « mission civilisatrice » elle-même. En effet, la femme algérienne, sans
instruction et soumise à la domination masculine, est, au mieux, une machine à enfanter, au
pire, une marchandise.

4.2. La couverture du livre 2 : « Mes hommes »

4.2.1. Le paratexte du livre


MES HOMMES se présente comme une écriture autobiographique qui explore les
profondeurs d’un moi portant de multiples blessures et traumatismes liés à une enfance
solitaire et de son exclusion par une éducation traditionnelle fondée sur le sexisme et la
supériorité impérieuse de l’homme dans la société. Il présente une couverture choisie par
Stéphanie Roujol.47

La couverture du livre nous montre une photo des pieds paraître d’une femme et d’un
homme debout au bord de la mer sans porter ses chaussures. Cette photographie se reflète
sur la terre sous forme d’une ombre d’un homme et d’une femme se tenant l’un à l’autre.
MES HOMMES est le huitième roman de Malika Mokeddem comporte seize chapitres,

47
Stéphanie Roujol est une graphiste .[Link]

43
paru le 06 septembre 2007 dans l’édition livre de poche du genre roman, écrit en langue
française, dans la catégorie littérature Afrique du nord, contient 218 pages, d’un format 13
cm* 20 cm.

4.2.2. Le résumé du livre 48


Je suis restée vingt-quatre ans sans voir mon père. Il refusait de me recevoir avec
mon époux français. Un mécréant. La transe des insoumis se referme sur nos retrouvailles.
Mon père ignore tout de ma vie intime depuis l’adolescence. Il ne connaît même pas les
prénoms des hommes que j’ai aimés. Il ne veut surtout pas savoir jamais, car tous les mots
qui s’appliquent à ma vie de femme libre relèvent de la honte, du péché, de la luxure. C’est
ce silence exorbitant sur ma vie qui est à l’origine de ce texte. J’ai quitté mon père pour
apprendre à aimer les hommes. Ce continent encore hostile car inconnu. Et je lui dois aussi
de savoir me séparer d’ils même quand je les ai dans la peau.

J’ai grandi au milieu des garçons. J’ai été seule fille de ma classe de la cinquième à
la terminale au lycée. J’ai été la seule pionne dans l’internet parmi des hommes...Je me suis
faite avec eux et contre eux dans toutes les acceptions des termes. Ils incarnent tout ce qu’il
m’a fallu conquérir, apprendre par cœur pour accéder à la liberté.

Je n’ai pas cherché mon père en d’autres hommes. Je les ai aimés, admirés, différents
pour le garder dans l’absence. Et je tiens à le coucher de son vivant, parmi eux, dans un
livre. Car ma vie est ma première œuvre et l’écriture son souffle sans cesse délivré.
(Malika Mokeddem).

4.2.3. La dénotation de l’image


Lorsqu’en jetant un premier coup d’œil à la couverture du livre «Mes hommes»,
nous remarquons un espace ouvert sur la lumière du jour, Elle se représente avec un fond
de couleur marron. Elle comporte en haut une photo d’une jeune fille et d’un homme
debout au bord de la mer avec des pieds nus. Au dessous de la photographie, au milieu de
la couverture se trouve deux inscriptions linguistiques s’écrivent en majuscule le premier
est le nom de l’auteur « Malika Mokeddem » d’une couleur bleu, la deuxième est le titre
de l’œuvre « Mes hommes» de couleur blanche. En bas de ces deux inscriptions se trouve
une troisième inscription «Le Livre de Poche » à l’intérieur d’une boule ovale de couleur
rouge d’un entourage blanc et d’un remplissage de couleur blanche qui désigne la maison
d’édition de l’ouvrage qui occupe une ligne horizontale.

48
Mes hommes - Malika Mokeddem (Auteur) – [Link].

44
Malika Mokeddem a écrit «Mes hommes» en tant qu’une roman autobiographique,
où elle raconte sa vie, ses relations avec les hommes qui l’ont marqué où a eu un rôle dans
sa vie.

L'œuvre «MES HOMMES» met en valeur la relation de la narratrice avec son père :
absent dans sa vie, L’absence du père lui laisse un terrible vide qui l’a poussée tout d’abord
à le chercher à travers les personnages « Ami Bachir, Shalles et Bellal » qui jouaient le rôle
d’un père de substitution, puis à travers ses amants.

4.2.4. La connotation de l’image

Ce qui attire de prime abord notre attention est que la photographie occupe un cadre
rectangulaire qui présente la partie inférieure du corps des deux personnes, au côté droite il
y a des pieds d’un homme vêtu d’un pantalon noir pliée, c’est la couleur d’humilité, de
modestie et de tempérance. Et une deuxième personne à gauche qui rassemble des pieds
d’une femme vêtue d’un pantalon noir plus court que du jeune homme. La photo se reflète
sur la terre venue du côté droit distinguée par l’ombre des deux personnes. La place
illustrée par la couverture du livre représente un espace ouvert sur la lumière naturelle du
jour celle du soleilqui éclaircit l’endroit .L’endroit est entouré par le sable de couleur
marron, une couleur qui symbolise la nature, la douceur, la neutralité. Il reflète un lieu
calme, un lieu de paix, de tranquillité.

Pour Malika Mokeddem, la mer est liée à la sensualité, c’est la découverte de


sensations qu’elle expérimente en mangeant, en buvant, en ‘’dévorant ‘’ selon ses propres
termes :

« Saïd m’invite à dîner en bord de mer. Il me conseille une langouste grillée, ‘’excellente
ici’’. Je n’en ai jamais mangé. Je dévore le crustacé. Je trouve ça tellement bon que m’en lèche les
doigts. Ses yeux verts et les lumières de la mer ne sont pas étrangers à mon euphorie. J’ai bien
échappé à toutes les noirceurs, les nausées, les rages du désert. Là-bas, je n’aurais pas pu me laisser
aller à ce sentiment merveilleux pour un homme.

L’amour me sauve d’abord de mes propres fuies.

45
Je vois, je bois des rayons verts. Ses yeux. La mer. [...] la rumeur de la mer, ses lueurs resteront le
creuset de nos divagations amoureuses. Ses embruns, ses saveurs, les yeux dans les yeux, la mer à
ressac, le voyage de l’amour ».49

Nous trouvons que cette couverture comporte trois inscriptions linguistiques. Au


milieu en gros caractère bleu le nom de l’auteur Malika Mokeddem une couleur qui
correspond au lointain, à l’évasion, au renoncement et au [Link] au-dessous se trouve
le titre du roman « Mes hommes» écrit également en gros caractères blancs qui constitue
d’une adjectif possessif « Mes» et d’un nom masculin pluriel «Hommes» d’un
remplissage de taille majuscule d’une couleur blanche qui symbolise la pureté, la
simplicité, la vérité, la clarté. Le choix de cette couleur renvois peut-être à l’élégance et à
la simplicité.

En bas à droite de la page nous trouvons le logo de la collection d’édition (le livre de
poche), d’une couleur d’écriture blanche en forme horizontale « le » article définis et la
lettre « L » en italique, « Livre » nom, « de » préposition, « Poche » nom, qui s’écrit à
l’intérieur d’une boule ovale de couleur rouge qui signifie le signal, le dynamisme et la
créativité. « Le Livre de Poche » parfois abrégé LDP est à l’origine. Elle désigne un éditeur
de littérature au format poche dont les collections couvrent tous les genres de fiction et non
fiction. Sur la couverture de « Mes hommes » nous lisons un roman qui confirmera le pacte
romanesque. L’auteur puise son écriture de son vécu personnel, car nous pouvons identifier
des éléments authentiques dans le texte tels que les prénoms des personnages utilisés par
l’auteur : Jean Louis, son époux français, ou ses amis Gilles et Erica et leur fils Cédric, et
pour qui Malika Mokeddem a dédié son roman « A la mémoire de Cédric Laffon, Pour
Erica, Gilles et Ariane Laffon » ou encore quand elle donne des dates pour montrer la
réalité et l’exactitude des évènements narrés « 11 aout 1999, jour de l’éclipse solaire
attendu avec un martèlement des médias sur les précautions à prendre ».50

« Mes hommes » un roman qui dévoile une ultime preuve de vérité, avec un talent et
une finesse de l’écriture d’une femme qui veut montrer un prolongement encore ouvert
avec d’autres explorations.

49
(Mokeddem, 2006: 70-71).
50
MalikaMokeddem, Meshommes, [Link] p. 180.

46
4.3. La couverture du livre 3 : « La désirante »

4.3.1. Le paratexte du livre

« La Désirante» un roman de 192 pages écrit en langue française par Malika


Mokeddem le 09 janvier 2013 dans la maison d’édition « Le livre de poche » du genre
roman d’un format 11 cm* 17.8 cm, dans la catégorie littérature Afrique du nord la
couverture représente clairement une jeune fille au bord de la mer porte un chapeau.

4.3.2. Le résumé du livre

« La Désirante », un roman à fleur de peau signé Malika Mokeddem. Un roman très


agréable à lire, une belle histoire d’amour. Shamsa d’origine algérienne mais orpheline et
élevée par des religieuses catholiques a fui son pays ne supportant pas les évènements qui
s’y passent. . Elle rencontre à Marseille le beau Léo qui l’apprivoise et lui fait partager sa
passion pour la mer. Mais il disparaît dans de curieuses circonstances huit mois plus tôt et
Shamsa finit par partir seule en mer méditerranée et complète l’enquête policière laissée au
point mort. Son voilier a été retrouvé vide, à la dérive, au large du golfe de Squillace, au
sud de l’Italie. Ce sont des pêcheurs de Catane qui ont donné l’alerte... Shamsa, qui devait

47
le rejoindre, ne veut croire ni à un suicide ni à un accident. Elle part, à bord du Vent de
sable, à la recherche de son compagnon. C’est la première fois que Shamsa prend la mer
seule. De ville en ville, sur mer et sur terre, munie de quelques indices, elle se lance à corps
perdu dans cette enquête au long cours. Elle qui fut abandonnée dans le désert à sa
naissance, elle qui a fui une Algérie devenue sanguinaire, la voici hantée par son passé de
malheurs. Mais, pour affronter ce nouveau coup du sort, elle est portée par l’énergie du
désespoir. Et surtout, par le courage que donne un amour absolu. Tout est magnifiquement
évoqué dans ce livre, par petites touches on découvre tout de leur histoire d’amour, de
l’histoire de Shamsa, des relations parfois difficiles avec les parents de Léo, de la solitude
devant la perte de l’être aimé ; un très beau roman sur l’amour absolu.

4.3.3. La dénotation de l’image

La première page de couverture reflète un espace ouvert. Elle comporte en haut deux
inscriptions linguistiques le premier est le nom de l’auteur « Malika Mokeddem » inscrite
en couleur violet prend une position horizontale, la deuxième est le titre de l’œuvre « La
Désirante » écrit en couleur rouge. Au dessous, des deux inscriptions il y a la photo d’une
jeune fille debout au bord de la mer en regardant le ciel, elle porte un chapeau vêtu d’un
pull blanc fleuré. Et une troisième inscription se situe en bas sur le côté droit « Le Livre De
Poche » qui désigne la maison d’édition.

4.3.4. La connotation de l’image

Du point de vue de la connotation, nous observons que la couverture du livre est une
image photographique d’une orientation paysage sous un cadre rectangulaire, indique un
endroit aéré qui domine le ciel et la mer. Le ciel est d’une couleur bleue ciel qui
symbolise la vérité, la confiance, la loyauté, l’intelligence et la sécurité. Dans les tons plus
clairs, il est associé à des idées de merveilleux, de liberté, de rêve et de jeunesse. Il est
partiellement recouvert des nuages blancs une couleur qui correspond à l’élégance et à la
simplicité. Vers le fond la mer prend la couleur bleu et au bord c’est la couleur beige qui
occupe tout l’espace qui signifie l’immensité, la neutralité et la tristesse.

Au bout de la mer nous observons un bateau de couleur noir qui est symbole de
sobriété, rigueur, mystère. Mais aussi c’est la couleur de deuil et de la tristesse et d’un
voile de couleur blanc. Au dessous de la couverture nous observons une jeune fille qui
renvoie à « Shamsa » l’héroïne de cette histoire debout au bord de la mer et son regard est
dirigé vers la mer vêtu d’un pull fleuré sans manche et porte un chapeau de couleur beige

48
qui correspond au calme, la sérénité, la simplicité et l’harmonie à la chaleur et le soleil, qui
cache la moitié de ses cheveux ondulé d’une couleur marron qui désigne la douceur, une
couleur neutre.

Cette image est suivie de deux inscriptions linguistiques, la première inscription est
le nom de l’auteur « Malika Mokeddem » de couleur violette signification des esprits
rêveurs et créatifs, « Mokeddem » écrit en gras prend une position horizontale. Le choix de
cette couleur est probablement pour captiver l’attention des lecteurs et pour expliquer les
sentiments: amour /colère et la sensualité de Shamsa l’héroïne du roman.
Ladeuxième inscription renvoie au titre du roman «La Désirante » écrit en gras,
« La » article définis, « Désirante » nom d’un remplissage agrandiprend une position
verticale de couleur rouge, couleur qui dit l’interdiction, le danger, l’amour, la séduction.

Une autre inscription linguistique (Le livre de poche) se trouve au côté droite en bas
de la couverture qui renvoie à maison d’édition d’une couleur d’écriture blanche en forme
horizontale « Le » article définis et la lettre « L » en italique,, « Livre » nom, « de »
préposition, « Poche » nom, qui s’écrit à l’intérieur d’une boule ovale de couleur rouge qui
signifie le signal, le dynamisme et la créativité.

4.4. La couverture du livre 4 : « L’interdite »

49
4.4.1. Le paratexte du livre 4

L’interdite, paru chez Grasset le 01 septembre 1993, il est la troisième production de


Malika Mokeddem qui constitue de neuf chapitres, dans la collection de littérature
française de 192 pages. Au premier plan nous apercevons une photographie de trois
femmes assises au bord de la route vêtue « le haïk »51 qui couvre totalement ses corps.

Malika Mokeddem a fait de l’écriture son moyen d’expression privilégié pour


dénoncer l’enfermement de la femme algérienne et de sa quête pour la liberté. Tout cela,
emprunt d’un regard où se mêlent réalité et fiction52.

4.4.2. Le résumé du livre

Le roman « L’interdite » conte l’histoire de Sultana: néphrologue d’origine


algérienne, c’est une femme qui quitte son village natal et abandonne le Maghreb pour
s’exiler dans un refuge une énigme, une mosaïque mystérieuse à la recherche d’un Ailleurs
indéfini où bercer ses contradictions : fille du désert, elle est une créature in Fieri, une
nomade à la recherche des connotations diverses de l’existence, des nuances
imperceptibles de la vie.

Un jour qu’une lettre d’un homme qu’elle aima autrefois, Yacine est postée du
village où elle est née, Sultana revient en Algérie. Médecin à Montpellier, Sultana avait cru
conjurer par l’exil l’enfermement où sont tenues les femmes là-bas. Elle avait tout quitté,
même Yacine, pour être libre, et voici que Yacine vient de mourir et que l’amour torturant
qu’elle porte à son pays l’incite à y rester. Yacine était également médecin ; Sultana décide
de le remplacer quelque temps au dispensaire qu’il tenait. Dans ce même village Vincent
est venu lui aussi à la recherche d’une mémoire incertaine. On lui a greffé un rein et le seul
indice qu’il possède du donneur est qu’il s’agit d’une jeune femme algé[Link] et
Sultana vont commencer une histoire d’amour mais au pays des intégristes.

4.4.3. La dénotation de l’image

La photographie du livre « L’interdite » est très signifiante. La couleur marron


domine le fond de la couverture, où se trouve l’inscription linguistique « Malika
Mokeddem » désigne le nom de l’écrivain inscrite en couleur blanche aligné qui occupes
l’entête de l’image. Au dessous, nous observons une autre inscription évoque le titre de

51
Vêtement traditionnel algérienne.
52
[Link] revue Des Sciences Humaines, Volume 24, Numéro 1, pages 91-99.

50
l’œuvre « L’interdite » marquée en gras, juste en bas du titre à gauche une troisième
inscription renvoie au genre du livre écrite en minuscule. Vers la fin de la couverture se
représente une dernière inscription qui renvoie à la maison d’édition « Grasset ». Dans ce
roman toutes ces inscriptions s’inscritent en couleur blanche. La couverture du livre nous
montre une photographie de trois femmes assises au bord de la route vêtue « le haïk ». Les
deux femmes des côtés vêtues en couleur blanc et la femme au milieu vêtue en couleur
noir.

4.4.4. La connotation de l’image

Ce roman présente l’identité de la société algérienne en crise pendant la décennie


noire, celle des années 90.

L’image est de forme rectangulaire marquée par un fond de couleur marron qui
porte beaucoup de symbole c’est la couleur de la terre par excellence, couleur rassurante,
douce. Le premier plan est occupé par trois femmes assises au bord de la route, les deux
femmes des côtés vêtues de couleur blanche qui symbolise la pureté, la simplicité, la clarté
et la femme au milieu porte le haïk de couleur noire qui renvoie essentiellement à la
solitude, la mort, la tristesse, et le vide.

La couverture du livre « L’interdite » comporte quatre inscriptions linguistiques. La


première étant le nom de l’auteur « Malika Mokeddem » écrit au milieu du haut de la
photographie avec une police de taille moyenne, alignée. En bas se trouve une deuxième
inscription qui désigne le titre de l’œuvre « L’interdite », juste après une autre inscription
qui renvoie au genre de l’ouvrage « roman » écrite en minuscule. Au dessous de l’image se
situe une quatrième inscription « Grasset » qui renvoie au logo de la maison d’édition. Les
quatre inscriptions s’écrivent avec un remplissage de couleur blanc, qui est symbole de la
sérénité, la simplicité, le calme pour attirer l’attention du lecteur.

L’interdite est le roman qui reflète, le mieux, les problèmes qui assiègent l’identité
du citoyen algérien qui, après la guerre de la libération, quitte son pays et part en France
pour améliorer sa vie, en gardant en lui des sentiments de nostalgie pour son pays. Cet exil
accompagné de nostalgie amère a crée chez lui des sentiments conflictuels et excessifs,
c’est ainsi que nous nous permettons de parler de l’identité qui manifeste un côté maladif
chez l’être humain. C’est un roman particulier, car au cours de sa lecture, nous pouvons
assister à l’histoire de différentes phases de la vie de Malika Mokeddem.

51
La lecture de L’interdite conduit l’esprit du lecteur vers un véritable désir de
recherche, car elle l’incite implicitement à fournir des efforts interprétatifs afin de pouvoir
aboutir à la saisie du sens de l’histoire du roman.

4.5. La couverture du livre 5 : « des rêves et des assassins »

4.5.1. Le paratexte du livre

Le livre : « Des rêves et des assassins » écrit par Malika Mokaddem dans la
catégorie littérature Afrique du nord le 13 septembre 1995 chez les éditions « Grasset » du
genre roman, écrit en langue française, contient 234 pages. L’image sur la couverture
représente un visage d’une jeune fille brunette.

Cette couverture, aussi allusive soit-elle, représente bien la personnalité de


Malika Mokeddem, femme rebelle et révoltée, refusant toute forme d’emprisonnement,
même celle de l’étendue, son besoin de remplir les grands espaces du désert par la
profusion des mots pour apprivoiser l’angoisse.

4.5.2. Résumé du livre

Un très beau roman inspiré de la vie de l'auteur, poétique quand il évoque le désert,
âpre, violent quand il évoque la situation des femmes, des intellectuels, la violence, la
52
montée de l'intégrisme, la trahison. Des Rêves et Des Assassins, un roman de Malika
Mokeddem paru en 1995. Il s’agit d’une jeune enseignante au lycée Hayat à Oran, dont les
rêves brisés par les terroristes .Kenza née dans le désert algérien au moment de
l'indépendance du paysen 1962. Seule, sans affection, elle trouve dans les livres et l'école
une planche de salut. Le savoir la libère mais la sépare aussi des siens.

Kenza a mené une vie d’orpheline depuis son enfance car sa mère fuit de son mari,
obsédé sexuel. À cet effet, Kenza n’a pas d’autre solution que l’exil en France. D’une part,
Kenza va à la recherche des traces des derniers jours de sa mère pour tenter de connaître la
vérité qu’elle ignore encore. D’autre part, elle part vers l’inconnu, sans repère, pour tenter
de fuir les massacres en Algérie.

L’héroïne découvre l’amour, l’amitié, l’alcool, la cigarette, les petites balades entre
amis… la liberté. Elle apprend à apprécier ces petits plaisirs de la vie dont elle a été si
longtemps privée. Elle rencontre entre temps Yacef, un jeune étudiant avec lequel elle va
vivre une belle histoire d’amour. Yacef finit par la décevoir à son tour, en cédant aux
traditions d’un mariage conventionnel, organisé par ses parents,la laissant ainsi sans aucun
repère.

Kenza, l’héroïne de l’histoire, a mené une lutte acharnée dans une société
patriarcale. Il s’agit d’une société où le pouvoir de l’homme trouve sa légitimité dans la
tradition mais surtout dans la religion. Elle tente alors de mettre fin à cette tragédie,
en se positionnant comme étant une femme qui va à l’encontre de la Loi du Père. Les
agressions qui sont perpétrés à l’endroit de la femme et des enfants constituent une
preuve de la fragilité de la communauté algérienne, qui a besoin de montrer sa force
par la [Link] s’enfuit une fois encore au Canada ; sans doute parce que la France
est trop prés de l’Algérie, sans doute parce que Kenza veut perdre la mémoire.

4.5.3. La dénotation de l’image

A première vue, nous constatons que cette couverture est très riche en éléments
linguistiques, Sur le côté gauche de la photographie se présente une jeune fille brunette
avec des regards acérés et perçants. La couverture du livre «Des rêves et des assassins »,
construit sur un fond noir dans un espace fermé et [Link] l’entête de la photographie
se présente une inscription linguistique indique le nom de l’écrivain «Malika Mokeddem»
écrite avec une police de taille moyenne, de couleur blanche. Juste au dessous, une
deuxième inscription, elle représente le titre du livre «Des rêves et des assassins» inscrite

53
en minuscule, de taille moyenne, et d’un remplissage de couleur blanc. Tout en bas à
gauche se trouve une autre inscription « roman » écrite en minuscule renvoie au genre de
l’ouvrage. Vers la fin de la couverture au côté droite se trouve une quatrième inscription
désigne la maison d’édition « Grasset ».

4.5.4. La connotation de l’image

Ce roman reflète la société algérienne dans les années 1990. Cette période a été
marquée par de nombreux phénomènes sociaux en Algérie, notamment l’exil.

Quant à ce niveau, nous observons en haut de la photographie figure le nom de


l’écrivaine écrit en couleur blanc sur fond noir, à droite de la page .
Ce qui attire de prime abord notre attention c’est que a couverture du livre représente
des traits du visage d’une fille sur un cadre rectangulaire, représentée sur un fond de
couleur noire symbole de tristesse, de mort, de malheur et de solitude. Cette image est prise
dans un endroit proche et sombre afin de mettre en valeur les traits du visage de la jeune
fille, qui représente le personnage principal du roman « Kenza », la fille est très triste, elle
a un visage ovale, une peau brune foncée, de grands yeux noirs décorés de ‘’Khôl’’53 noir
et cryptés, avec des regards acérés et perçants suggérant la douleur et la souffrance, une
colère intense et un fort désir. Ses yeux ont de longs sourcils avec un nez moyen. Ses
lèvres sont fatiguées, indiquant un épuisement physique. La couverture du livre éclaircit
quatre inscriptions linguistiques, la première étant le nom de l’auteur « Malika
Mokeddem » écrit à droite de l’entête de la photographie d’une police de taille moyenne
occupe une position verticale de couleur blanche, les quatre inscriptions linguistiques dans
cette couverture sont teintées de la même couleur qui symbolise l’innocence, la propreté, la
discrétion et la sagesse. La deuxième inscription représente le titre de l’œuvre « Des rêves
et des assassins » transcrite de taille moyenne en gras pour pousser et attirer l’attention du
lecteur à acheter l’ouvrage. « Des rêves et des assassins » est un syntagme nominal qui
commence par un article indéfini « Des », un substantif «rêves» et une adjectif
«assassins», celui des «rêves» de douceur et d’espoir, et celui des «assassins»,
synonymes de douleur et d’amertume. Tout au long de notre lecture de « Des rêves
et des assassins » nous observons une présence constante du sens du rêve sous formes
variables. Rêve de la petite Kenza de s’éloigner et donc de s’échapper de l’animalité de
son père et de ses demi-frères plus intéressés par sa bourse d’étudiante. la violence
que suggère le titre s’explique parfaitement par ce choix iconographique.

53
Khôl : n.m. substance noire provenant de la carbonisation incomplète de différentes matières, ‘’le dictionnaire Larousse.’’

54
L'impression dominante est celle de l'aridité, en raison de l'absence de continuum
entre la nature et les constructions humaines. Le roman de Malika Mokeddem est écrit
à la première personne du singulier faisant apparaitre la notion de subjectivité.

La troisième inscription linguistique se trouve juste au dessous du titre « roman »


désigne le genre de l’œuvre, écrite en minuscule de petite taille. Quant à la troisième
inscription se représente en bas du côté gauche de la photo qui correspond au logo
« Grasset » de la maison d’édition écrite en minuscule.

4.6. La couverture du livre 6 : « Je dois tout à ton oubli »

4.6.1. Le paratexte du livre

Je dois tout à ton oubli est le titre d’un roman publié le 16 Mars 2011 par Malika
Mokeddem de 173 pages d’un format de 10.92 *17.53 et de 12 chapitres, chez l’édition
livre de poche. Ce livre écrit en langue française dans la catégorie littérature maghrébine
francophone. Il raconte l’histoire d’une femme qui retourne à son pays natal pour trouver
la vérité d’un souvenir de sa mère.

4.6.2. Le résumé du livre

55
Il était une fois, une petite fille qui s’appelait Selma .Elle vivait avec sa famille dans
le sud algérien dans une tribu conservatrice misogyne. Elle avait un oncle qui s’appelait
Jason. Sa mère avait deux sœurs : Zahia et Halima la cadette. Elles vivaient dans le même
village que Selma. Jason et Halima étaient engagés.
Un jour, à l’âge de trois ans, Selma assista l’accouchement de sa tante Zahia (malgré
qu’elle était marée avec un autre homme, mais l’enfant qu’elle vint de l’accouché est le fils
de Jason, l’oncle de Selma et le fiancé de Halima), Selma était cachée derrière la porte
durant l’accouchement. Sa mère assista aussi. Le bébé est née, la mère le prit et puis
l’étouffa ! Aujourd’hui, Selma est une femme adulte qui vit à Montpellier où elle exerce
son métier de cardiologue dans un hôpital après avoir terminé ses études à la faculté de
médecine à l’université d’Oran. Elle a un seul ami qui s’appelle Goumi.

Selma garde dans sa tête, durant toute sa vie L’image de sa mère étouffant le
nouveau né de sa tante Zahia. Elle se souvient la phrase « le bébé est mort », cette scène
n’est pas effacée de sa mémoire.
Le matin est venu, Goumi est arrivé, dans sa voiture, pour accompagner Selma à
l’aéroport. Elle monta la voiture sans tarder et sa mère lança dans son dos « Ne m’oublie
pas! ». Selma prit l’avion et revint à Montpellier pour se lancer dans son quotidien. «
Maman, je suis venue, je suis la ! ». Et sur sa route vers le désert, elle est passée par Oran
où elle a passé trois jours chez son ami Goumi là ou elle a retrouvé ses souvenirs
lorsqu’elle était étudiante. Arrivée à son village natal, à sa maison d’enfance, sa famille est
un peu plus élargie.
La mère organisa une petite réception pour célébrer le retour de sa fille cardiologue
après de nombreuses années d’absence. La soirée était ambiante, les voisines étaient là
gaies et s’échangeaient des souvenirs et des rires discrets.

4.6.3. La dénotation de l’image

Dans le roman « je dois tout à ton oubli » nous sommes en face d’une image d’une
femme au désert, dont les traits du visage ne sont pas évidents, vêtue une robe blanche, elle
tient dans ses mains tatouées de motifs au henné une poignée de sable sur les dunes de
sable. En effet, au fond de l’image nous observons une Impe à rayon ultraviolet. Ainsi, il y
a deux inscriptions linguistiques occupes le milieu du côté gauche de l’image formant un
ligne verticale, la première est écrit avec un grand police en gras et en majuscule d’un
remplissage de couleur blanche qui désigne le nom de l’auteur « Malika Mokeddem », la

56
deuxième évoque le titre du roman « je dois tout à ton oubli », écrit avec un police d taille
moyenne d’un remplissage jaune. Tout en bas de la photo nous observons une troisième
inscription linguistique écrit en horizontal « le livre de poche » qui désigne la maison
d’édition d’un remplissage de couleur blanche sur un fond de couleur rouge.

4.6.4. La connotation de l’image

Nous apercevons au premier plan que la couverture du livre « Je dois tout à ton
oubli » présente un espace ouvert sur les dunes de sable marquée par les rayons du soleil
en couleur jaune brillant qui succède à la blancheur que lui donne le crépuscule, une
couleur vive et stimulante c’est le symbole de l’amitié et de la fraternité ; il témoigne du
besoin de contact avec les autres. Cette teinte représente également la connaissance, le
savoir et la science.

L’image reflète une photographie dans le désert, un lieu de paix intérieur qui reflète
le calme, la tranquillité, la réflexion et la compréhension. Un lieu où l’homme se pense
pour obtenir un soulagement. La femme dans l’image vêtue une robe de couleur blanche
qui est symbole de la lumière, représente la pureté, la délicatesse, l’innocence. Il est aussi
le symbole de la paix, du calme, de la sérénité, la simplicité. Le blanc est également idéal
pour attirer l’attention du public sur un élément clé et isolé d’une couverture.

La femme tient dans ses mains tatouées au ‘henné’ en couleur bordeaux qui tire sur
le rouge sombre et symbole de l’énergie, l’amour, détermination, le sang et la couleur.
Le henné est un colorant d’origine végétale obtenu à partir des feuilles séchées d’une
plantes odoriférante, principalement issue du sous-continent indien et d’Afrique du Nord.54

Ce roman est écrit à la troisième personne du singulier, iltraite la relation entre


Selma et sa mère et le conflit qui réside entre eux.
La couverture comprend trois inscriptions linguistiques s’écrivent au côté droite de
la photographie d’un remplissage moyen d’une couleur blanche; une couleur qui renvoie à
la la simplicité, la pureté et à la clarté. La première inscription étant le nom de l’auteur
« Malika Mokeddem », la deuxième désigne le titre de l’ouvrage « Je dois tout à ton
oubli » qui comporte le pronom personnel « je », le verbe « dois » conjugué au présent de
l’indicatif qui est le verbe ‘devoir ‘ à l’infinitif, « tout » adjectif, « à » préposition, « ton »
adjectif possessif et le nom « oubli ».

54
[Link] désigne un éditeur de la littérature au format poche les collections littéraires.

57
Dans un dernier lieu nous observons en bas de la couverture le logo de la maison
d’édition « livre de poche » écrit en minuscule qui désigne un éditeur de la littérature au
format poche les collections littéraires.
5. Interprétation globale des six couvertures de notre corpus:

La couverture s’adresse à l’esprit de celui qui la voit et à ses connaissances. C’est


pourquoi certaines couvertures sont plus attachées à notre mémoire que certains textes, et
en raison de l’importance des couvertures dans un livre, leur conception est devenue une
spécialisation importante au sein de la spécialisation de l’industrie du livre. La clarté de la
couverture aide le lecteur à trouver ce qu’il cherche. Si l’image ne correspond pas au titre,
ou n’explique pas au lecteur le contenu du livre, cela réduit la valeur et la crédibilité du
livre. Et grâce à l’étude analytique que nous avons réalisée sur les six premières
couvertures de l’écrivaine « Malika Mokeddem », nous avons pu mettre en évidence les
caractéristiques de chaque couverture, cette dernière contient un ensemble de symboles et
de signes, qui à leur tour contiennent de nombreuses significations et interprétations qui
encouragent le lecteur à la réflexion et à l’imagination. Les signes (plastiques,
iconographiques et linguistiques) contenus dans ces images sont un pont vers le psychisme
du lecteur, car ils réduisent le livre et expriment ce qu’il contient d’une autre manière. Il
incarne les informations liées à l’histoire de « Malika Mokeddem » et complète le contenu
linguistique.

La nature des symboles de la surface des couvertures des livres permettre d’imaginer
les évènements de l’histoire avant d’entrer dans le monde intérieur du livre.

Conclusion partielle

Parmi les outils les plus significatifs on a comme exemple la couverture. A l’aide
d’elle on peut transmettre un message ou plus au lecteur.

Dans ce chapitre, nous avons analysé les six couvertures de notre corpus en
appliquant la méthode de Roland Barthes pour pouvoir relever les deux sens connoté et
dénoté. Au cours de notre étude nous avons essayé de démontrer comment les messages
plastique, linguistique et iconique peuvent dégager une pluralité du sens.

D’après la lecture sémiotique que nous avons effectuée les trois types du signe
(plastique, iconique, linguistique) englobent pour donner du sens à la couverture. En effet,

58
nous avons marqué que le signe linguistique guide le lecteur pour reconnaître le sens caché
du signe iconique.

Au final, notre étude confirme que la couverture du livre a un grand influence sur le
psychisme du lecteur, ce qui contribue à attirer l’attention et convaincre le lecteur d’acheter
le livre à travers sa composition, en terme d’utilisation des couleurs, des images, des
dessins, et même en ce qui concerne le titre du l’ouvrage et la position de l’image qui
occupe la couverture.

59
Conclusion générale

60
Près de la série des recherches que nous avons menées sur le sujet de la
sémiotique, nous sommes arrivés à la conclusion générale qui incarne une synthèse des
thèmes théoriques et pratiques en basant sur la démarche de Roland BARTHES publié
dans son article Rhétorique de l’image.

Tout au long de ce travail, nous avons essayer de présenter les principaux résultats
obtenus et répondre à l’interrogation principale dans la problématique suivante :

Les premières de couvertures des livres concordent-elles toujours avec le


contenu du livre ?

A cet égard, nous avons mené une analyse sémiotique de six supports des livres de
Malika Mokeddem : ‘’Les hommes qui marchent’’, ‘’Mes hommes’’, La désirante’’,
‘’L’interdite’’, ‘’Des rêves et des assassines’’, ‘’Je dois tout à t’on oubli’’.

Pour répondre à la première hypothèse, nous pouvons dire qu’elle est validée, et
que chaque couverture d’un livre porterait un sens par rapport au contexte du discours
qu’elle accompagne, aux couleurs, aux symboles qui servent souvent commecapteur
d’attention et d’esprit du lecteur, ce qui incite ce denier à s’intéresser au livre et à son
contenu.

Concernant la deuxième hypothèse, nous prétendons qu’à travers les six différentes
couvertures analysées, l’image et le texte ont une relation très étroite dans une couverture
d’un livre et que chacune d’elle constitue un message spécifique. L’existence de ces deux
notions nous permettrait d’accéder au sens que dégagent les couvertures, chacun d’elle
dépend de l’autre pour former un sens global. Autrement dit, le sens ne peut être² véhiculé
uniquement par l’image ou par le texte ; c’est un rapport de complémentarité le message
linguistique donne un sens et une interprétation propre à l’image.

Après avoir répondu à toutes les questions posées, on peut dire que la majorité des
hypothèses avancées ont été confirmées. Sans oublier qu’il n’est pas possible de juger de
manière absolue sur n’importe quel sujet et dans n’importe quel domaine, notamment dans
le domaine de la sémiotique.

61
Au terme de cette analyse sémiotique nous pouvons constater que la couverture ne
concorde pas toujours avec le contenu de l’ouvrage, que l’écrivain veut transmettre au
lecteur et parmi les couvertures qui n’exprime pas le contenu, nous citons: ‘’ Des rêves et
des assassins’’, ‘’Je dois tout à ton oubli’’. A l’instar, on a prouvé que quatre
couvertures sur six sont des couvertures qui reflètent totalement le contenu de l’ouvrage
‘’Les hommes qui marchent’’, ‘’Mes hommes ‘’, ‘’L’interdite ‘’, ‘’La désirante‘’.

Comme nous l’avons vu dans cette présente étude, malgré toutes les connotations
superficielles ( niveau iconique) dont le lecteur peut se rendre compte à première vue, il
reste certain que la couverture n’était qu’une indication du contenu du livre, et on en déduit
que la relation entre les deux codes linguistique et iconique est complémentaires à chacun
autre. Alors, nous constatons que la construction de plusieurs sens nécessite la présence
d’un code iconique et d’un code linguistique, car chacun de ces deux derniers représente
un modèle indépendant dans le mécanisme de lecture des couvertures. De plus, aborder le
sujet de l’analyse des couvertures de livre nécessite une méthodologie d’interprétation qui
mérite de lier toutes sortes de symboles les uns aux autres afin d’essayer de comprendre
l’idée du texte et d’atteindre une image plus claire et plus significative.

Au final, nous espérons avoir effleuré dans ce modeste recherche tous les éléments
associés au sujet, et que nous avons fourni une idée du rôle de la couverture comme
élément sémiologique et un moyen d’expression et de communication.

62
Références bibliographiques

63
Ouvrages:

BARDIN Laurence, (1975). « le texte et l’image », in communication et langage n°26.

BUYSSENS,E. (1970). La communication et l’articulation linguistique, dans Introduction


à la sémiologie, [Link], Paris.

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COURTES, J, (1976). « Introduction à la sémiotique narrative et discursive ».

Détrie, C. & Al, (2001). « Termes et concepts pour l’analyse du discours, une approche
Praxématique ». Ed, Honoré champion, Paris.

DE SAUSSURE , F, (1969). « Cours de la linguistique générale ». Paris : Payot. 1ère


édition 1915.

DE SAUSSURE , F, in R Barthes,(1985). « l’aventure sémiologique », édition Seuil,


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DE SAUSSURE, F, (2002). « Cours de linguistique générale », Ed. Talantikit, Bejaia.

DE SAUSSURE , F, (1916). cours de linguistique générale.

DE SAUSSURE , F. (novembre 1999) « 100 fiches pour comprendre la


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DUCHET, C, (décembre 1973). « Eléments de Titrologie Romanesque », in littérature
n°12.
GUDULE, écrivain belge.

JOLY Martine.

MOKEDDEM MALIKA, , Mes hommes.


MOKEDDEM MALIKA, (2006).
MOKEDDEM MALIKA, La Transe des Insoumis.

ROLAND BARTHES « présentation » communication, n°4.

Schéma représente la classification de signe selon Peirce.

Schéma représente le format du livre.


YOULANDE ALINE HELM,(2000). « Malika MOKEDDEM : envers et contre tout »
Tome l, Ed. Le harmattan.

64
Mémoire et thèse

R, MOKRANE, M, GHEDROUCHE,(2016). « Analyse sémiologique de caricature cas du journal », « le


soir d’Algérie », Mémoire de Master, université Mohammed Sedik Ben Yahia, Jijel.

Dictionnaire

Dictionnaire le petit Larousse 2004.

Le dictionnaire Petit Larousse illustré 1983 P 298.

Le ROBERT : « dictionnaire historique de la langue française » 1993, P996, 997, cité par Dugand. CAFIM,

2002. In http : www. [Link].

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Sites web consulté

[Link] signe-iconique/plastique, quelle différence ?-visualdsgn.


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[Link] / couverture-livre-auto édition.

[Link] /encyclopedie/signifie/.

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[Link] 270> sémiologie.

la sémiologie de l’image publicitaire,(en ligne). Disponible sur :


[Link] consulté le 20/06/2021.

Le signe, (en ligne). Disponible sur : [Link]


u=8&[Link]%2Fwiki%2FSigne_linguistique Consulté le 01/06/2021 à 11h00.
-X. Sémiotique, in site: [Link] Aoudoi/lin/[Link].s.d.l. CH.S Peirce in [Link],
Ibid.

65
Annexes

66
[Link] 01 :
[Link] 02 :
[Link] 03 :

1- C
o
u
v
e
r
t
u
r
e

0
3

:
4. Couverture 04 :
5. Couverture 05 :
6. Couverture 06 :

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