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Etude d’une machine thermique à compresseur
2024-2025
Réalisé par: Encadré par: Sous-groupe:
-Hattaki Kawter [Link] Dine SG-12
-Jbari Hajar
-Aboulcaid Yassir
-Bellmir Yahya
-Azami Hassani Adnane
-Kholkhal nouhaila
-Lare Alban
-Lamkharbech Issa
-Gouttai Odail
-Naim Imane
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I-Introduction :
La production de froid et de chaleur pour les besoins domestiques, commerciaux et
industriels repose sur des dispositifs capables de transférer de la chaleur d'un milieu à
un autre. Ces systèmes, tels que les pompes à chaleur, fonctionnent généralement selon
le même principe qu'un réfrigérateur. Ils utilisent un cycle thermodynamique,
également appelé cycle frigorifique, pour extraire des calories d’un milieu et les
transférer vers un autre.
Ce cycle exploite les propriétés physiques d’un fluide spécifique, le fluide frigorigène, en
lui faisant absorber ou rejeter de la chaleur en fonction de la pression exercée. Ce
processus permet de produire à la fois du chaud et du froid, ce qui explique son
utilisation dans les pompes à chaleur ainsi que dans les systèmes de refroidissement.
But de manipulation :
• Apprendre à comprendre le fonctionnement d'une machine frigorifique à
compression.
• Analyser les performances de cette machine en calculant son coefficient de
performance (COP).
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II- Principe de fonctionnement de la
machine frigorifique et description du
cycle :
On entend souvent dire que les trois états de la matière (solide, liquide, gazeux)
dépendent uniquement de la température. En réalité, cela n’est vrai que si la pression
reste constante. Prenons l’exemple de l’eau : on a l’habitude de dire qu’elle est solide
(glace) en dessous de 0 °C, liquide entre 0 et 99 °C, et gazeuse (vapeur) au-delà de 100 °C.
Cependant, ces températures correspondent aux conditions de pression atmosphérique
normales, soit 1 atm (environ 1 bar ou 100 000 Pa).
Lorsque la pression change, les températures de transition entre les états changent
également. Par exemple, sous une pression plus faible, une substance liquide s’évaporera
à une température plus basse. À l’inverse, sous une pression plus élevée, un gaz se
liquéfiera à une température plus basse. C’est ce principe qui est exploité dans le
fonctionnement des pompes à chaleur ou des réfrigérateurs.
Un fluide frigorigène liquide est d’abord détendu à basse pression, ce qui abaisse sa
température d’évaporation. Il capte alors de la chaleur du milieu environnant pour passer
à l’état gazeux. Ensuite, il est compressé, ce qui augmente sa pression et réduit sa
température de condensation. À ce stade, il relâche la chaleur absorbée lorsqu’il redevient
liquide. Le fluide est ensuite détendu à nouveau, et le cycle recommence.
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Cycle frigorifique :
Le cycle frigorifique comprend quatre étapes essentielles :
• Évaporation (4-1) : Le fluide frigorigène, à basse pression et faible température
d'évaporation, capte la chaleur du milieu (source froide QF) et passe de l'état liquide
à l'état gazeux.
• Compression (1-2) : Le compresseur élève la pression du fluide gazeux de PD (basse
pression) à PC (haute pression), en consommant de l'énergie électrique. Cette phase
est réalisée à entropie constante, et le fluide doit être entièrement gazeux pour éviter
d'endommager le compresseur.
• Condensation (2-3) : À haute pression, le fluide libère les calories captées lors de
l’évaporation en passant dans le condenseur (source chaude QC). Il revient à l'état
liquide par condensation.
• Détente (3-4) : Une valve de détente ramène le fluide à basse pression, le préparant
pour une nouvelle absorption de chaleur à l’étape d’évaporation.
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III-Partie théorique :
1-Description du cycle :
On étudie un cycle thermodynamique utilisant le fluide frigorigène R134a, un
hydrofluorocarbure (HFC) assimilé à un gaz parfait à l'état gazeux avec :
- r = 85 J·kg⁻¹·K⁻¹
- 𝛾 = cₚ/cᵥ = 1.12.
Points caractéristiques :
1. Évaporateur : Le fluide est une vapeur saturante à 𝑝1 = 3,5 bars, T1=5°C, h1=400
[Link]-1,Après un échauffement isobare, en sortie de l’évaporateur (état 2), p2=3,5
bars, h2=415 [Link]-1 et T2.
2. Compression adiabatique réversible : La vapeur basse pression ( 𝑝2 = 3,5 bars
p2 =3,5bars) est comprimée à 𝑝3 = 10 bars p3 =10bars, atteignant T 3 .
3. Condenseur : La vapeur haute pression ( 𝑝3 = 𝑝4 = 10 bars) cède de la chaleur à
l’air extérieur et se condense entièrement (état 4).
4. Sous-refroidissement : En sortie du condenseur (état 5), le fluide liquide est sous-
refroidi à pression constante ( 𝑝5 = 10 bars).
5. Détendeur : Une détente isenthalpique entre 𝑝 5 = 10 bars p 5 =10bars et 𝑝 6 = 3 ,
5 bars p 6 =3,5bars vaporise partiellement le fluide.
on prend le débit massique du R134a: qm=0,13 kg s -1 .
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2-Caractéristique du R134a :
Pour le fluide sous forme de gaz parfait : 𝛾 = Cp/Cv=1,12 ; Cv = Cp / 𝛾.
Et on a la relation suivante : r = Cp-Cv.
Cp r
Donc Cp= Cv+ r = γ +𝑟 donc Cp= 1−1/γ
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D’où Cp=1−1/1.12 et donc Cp=0.79 KJ kg-1 K-1
3-Etude du cycle du fluide frigorigène:
2. En utilisant le diagramme enthalpique, on trouve : T2 = 20°C
3. b. Travail massique de transvasement que doit fournir le compresseur par
kilogramme de fluide lors de sa compression adiabatique :
On a d’après le premier principe de la thermodynamique entre point 2 et point 3 :
W23 + Q23 = h3- h2
D’’après le diagramme d’enthalpie on trouve :
h3 = 440 [Link]-1
et on a :
h2 =415 [Link]-1
La compression étant adiabatique Q23 =0
D ’où :
W23 = h3- h2 =437-415= 25 kJ kg-1
c. Puissance que doit fournir le compresseur au fluide caloporteur :
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On a P = qm * W23
-> P = 0,13 * 25 = 3.25 kW.
4. Les différentes transformations subies par le fluide frigorigène, entre la sortie du
compresseur (état (3)) et l'amont du détendeur (état (5))
Etat (3) : vapeur sèche surchauffée comprimée
Etat (4) : liquide saturé
(3) --> (4) condensation du gaz.
Etat (5) : liquide sous-refroidi.
Quantité de chaleur qc échangée par kilogramme de fluide entre ces deux états (3) et (5) :
On a d’après le diagramme d’enthalpie h3 = 440 kJ kg-1 (état (3))
et h5 = 246 kJ kg-1 (état (5)).
Selon le premier principe de la thermodynamique entre l'état (3) et l'état (5)
W35 + Q35 = h5- h3.
La transformation étant isobare : W35 =0
D’où Q35= Qc= h5- h3 = -194 kJ kg-1.
La valeur obtenue est négative, donc le fluide cède de la chaleur au milieu extérieur
5. La quantité de chaleur qf échangée avec l'air pulsé vers l'habitacle par kilogramme du
fluide au niveau de l'évaporateur (entre les états (6) et (2) ) :
On a d’après le diagramme : h6 = 246 kJ kg-1 ( état (6)) et h2= 415 kJ kg-1 (état (2))
Selon le premier principe de la thermodynamique entre l'état (6) et l'état (2)
W62 + Q62 = h2- h6.
La transformation étant isobare : W62 =0
D’où Q62= Qf= h2- h6 =+169 kJ kg-1.
La valeur est positive, donc le fluide reçoit de la chaleur du milieu extérieur.
6. Puissance frigorifique Pf produite par la machine :
Puissance (kW) = débit massique (kg s-1) * énergie massique (kJ kg-1)
Pf = qm * Qf = qm * Q62
Donc : Pf = 0.13*169= 21,97 kW
7. Puissance frigorifique Pc produite par la machine :
Puissance (kW) = débit massique (kg s-1) * énergie massique (kJ kg-1)
Pc = qm * Qc = qm * Q35
Donc : Pf = 0.13*194 = 25,22 kW
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4- Efficacité de l’installation :
Coefficient de performance de l'installation :
COP est défini par la relation suivante :
COP = Q/W
Où Q est la chaleur utile à l'échangeur et W est le travail mécanique absorbé par le
compresseur. Chaleur et travail étant des énergies, exprimées en joules, le COP est sans
unité.
Le COP est ainsi une efficacité énergétique, dans laquelle le système étudié se situe à la
sortie du moteur du compresseur (source chaude) : seule l'efficacité du circuit frigorifique
est prise en compte.
COP du cycle frigorifique :
COP = Q62/W23
Donc : COP = 7.76
COP théorique dans le cas d’une pompe à chaleur :
COP = T2/T2-T1
Donc : COP = 1.333
[T étant exprimé en Kelvin]
Où :
- T2 = température de condensation [K].
- T1 = température d’évaporation [K].
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IV-Partie expérimentale :
Objectif :
Ce travail pratique vise à appliquer les notions enseignées dans le module de Machines
Thermiques pour étudier le cycle de compression de vapeur. L’objectif est de mesurer les
transferts d’énergie au sein du système et d’évaluer ses performances. L’analyse repose
également sur le calcul des enthalpies spécifiques à différents points clés du cycle en
s’appuyant sur des données fournies.
Mode opératoire :
L’installation expérimentale représente une machine frigorifique utilisant un cycle de
compression de vapeur. Son fonctionnement repose sur l’utilisation d’un fluide frigorigène,
le fréon R12 (CF₂Cl₂), qui circule à travers le système pour assurer les échanges thermiques et
produire une puissance frigorifique.
Dans une machine frigorifique, le cycle thermodynamique repose sur une série d'étapes qui
permettent de transférer de la chaleur pour produire du froid. Ce processus utilise un fluide
frigorigène circulant à travers plusieurs composants essentiels, chacun jouant un rôle
spécifique dans le fonctionnement du système. Voici une description des principaux éléments
du cycle et de leurs fonctions respectives :
Évaporateur : C’est l’élément du système où le fluide frigorigène absorbe de la chaleur en
s’évaporant à basse pression. Ce processus refroidit l’air ou le liquide en contact, créant l’effet
de refroidissement attendu.
Compresseur : Il augmente la pression et la température du fluide frigorigène en le
comprimant. Cette étape est essentielle pour maintenir le mouvement du fluide dans le
circuit et pour préparer le passage au condenseur.
Condenseur : Ici, le fluide libère la chaleur qu’il a emmagasinée et revient à l’état liquide. Ce
changement d’état facilite sa circulation dans le système et complète le cycle de
condensation.
Vanne de détente : Cet organe régule la quantité de fluide entrant dans l’évaporateur tout
en abaissant sa pression, permettant ainsi de réamorcer le processus de refroidissement.
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Étude de l'efficacité d'une machine frigorifique
1. Coefficient de Performance (COP)
Le COP est défini comme le rapport entre la chaleur transférée (q) et le travail mécanique
fourni au système (w). Dans le cas d'une machine frigorifique ou d'une pompe à chaleur, il est calculé
selon les formules suivantes :
- Machine frigorifique : COP = q (source froide) / W(compresseur)
- Pompe à chaleur : COP = q(source chaude) / W(compresseur)
Le COP théorique peut également être déterminé à partir des températures des sources chaude et
froide : COP = Tc / (Tc - Tf), où Tc et Tf sont exprimés en Kelvin.
2. Conversion des températures en Kelvin
Les températures mesurées (θf, θc) ont été converties en Kelvin en ajoutant 273,15. Par exemple, pour
t = 1 minute :
- Tf = 6 + 273,15 = 279,15 K
- Tc = 28 + 273,15 = 301,15 K
3. Calcul des COP théoriques
À partir des températures converties, le COP théorique est calculé comme suit :
Pour t = 1 minute : COPthéoriques = Tc / (Tc - Tf) = 301,15 / (301,15 - 279,15) = 13,69.
4. Résultats expérimentaux et tableau récapitulatif
Les résultats des calculs pour chaque minute sont résumés dans le tableau suivant :
Temps (min) Tf (K) Tc (K) COPexperimental Pe (W)
1.0 279.15 301.15 13.69 175.00
2.0 277.65 302.15 12.33 178.00
3.0 277.65 303.15 11.89 178.00
4.0 277.15 304.15 11.26 175.00
5.0 276.65 305.15 10.71 175.00
6.0 276.15 306.15 10.21 180.00
7.0 275.65 306.95 9.81 178.00
8.0 275.65 308.15 9.48 173.00
9.0 275.65 309.15 9.23 176.00
10.0 275.15 310.15 8.86 178.00
11.0 275.15 312.15 8.44 175.00
12.0 275.15 312.75 8.32 175.00
13.0 274.65 314.15 7.95 180.00
14.0 274.65 315.15 7.78 178.00
15.0 274.65 316.15 7.62 180.00
5. COP moyen
Le COPexperimental moyen calculé sur la période étudiée est : 9.84.
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6. Analyse et interprétation des résultats
Le COPthéoriques = 13,69 montre une bonne performance théorique du système étudié. Cependant,
dans des conditions réelles, les pertes thermiques et les inefficacités peuvent entraîner un COP
expérimental plus faible. L'analyse montre également que le COP diminue avec l'augmentation de la
différence de température (Tc - Tf), ce qui est attendu selon les principes thermodynamiques.
Conclusion :
Ce TP a permis de comprendre le rôle de chaque composant et de confirmer l'efficacité d'une
machine frigorifique basée sur le cycle de compression de vapeur. Les données collectées
montrent que le système est performant pour transférer l'énergie thermique et produire un
effet de refroidissement. Une analyse plus approfondie pourrait inclure le calcul du COP
(Coefficient de Performance) pour quantifier précisément l'efficacité énergétique.
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