UCM
DROIT DES SOCIETES
Mme RAMIARAMANANA Hamintsoa Lova
CZAJA BENNO KEVIN 2020 - 2021
PROGRAMME
INTRODUCTION GENERALE ................................................................................. 1
PARTIE 1 : LE DROIT COMMUN DES SOCIETES COMMERCIALES ........... 4
Chapitre 1 : Le contrat des sociétés ...................................................................... 4
Section 1 : Les conditions générales du contrat ............................................... 4
Section 2 : Les conditions spécifiques du contrat ............................................ 7
Chapitre 2 : La personnalité morale des sociétés commerciales ................... 12
Section 1 : Les effets de la personnalité morale ............................................. 13
Section 2 : L’organisation de la société ........................................................... 17
Section 3 : La transformation de la société ..................................................... 24
Section 4 : La dissolution de la société ............................................................ 25
PARTIE 2 : LES DIFFERENTS TYPES DE SOCIETEES COMMERCIALES .. 28
Chapitre 1 : La constitution de la Société anonyme ........................................ 28
Section 1 : Les procédures et les formalités de constitution ........................ 29
Section 2 : Le fonctionnement de la société.................................................... 30
Chapitre 2 : La société à responsabilités limitées (SARL) ............................... 40
Section 1 : Intérêt et spécificité de la SARL .................................................... 40
Section 2 : Les assemblés généraux des associés ........................................... 40
INTRODUCTION GENERALE
INTRODUCTION GENERALE
I. Les principes généraux des sociétés commerciales
Ces principes généraux sont consacrés par la loi 2003-036 en ces deux premiers
articles.
Article premier : « La société commerciale est instituée par deux ou plusieurs
personnes qui conviennent, par un contrat d’affecter à une entreprise commune des
biens en numéraire, en nature ou en industrie, dans le but de partager le bénéfice ou de
profiter de l’économie qui pourra en résulter. Les associés s’engagent à contribuer aux
pertes dans les conditions prévues par la présente loi. La société commerciale doit être
créée dans l’intérêt commun des associés ».
Article 2. « La société commerciale peut être également instituée, dans les cas prévus
par la présente loi, par une seule personne, physique ou morale, dénommée “ associé
unique ”, par un acte écrit. »
II. La nature juridique du contrat de société
La nature juridique de la société commerciale reste confuse tantôt c’est un
contrat tantôt une institution. L’intérêt de la discussion est de pouvoir trancher
sur des problèmes d’interprétation ou de raisonnement déductif en cas de
lacune ou d’imprécision des textes afin d’en dégager des solutions. Deux
conceptions s’affrontent :
La conception contractuelle ou volontariste
Cette conception favorise la primauté de la volonté des associés dans les
relations sociales. Elle a été largement débattue dans la mesure où
plusieurs dispositions des statuts sont fortement règlementer par le
législateur et les parts de volonté des associés sont assez réduite.
La conception institutionnaliste
Elle prévaut l’intérêt collectif des associés à leur intérêt individuel. Cette
position se justifie notamment dans le fonctionnement des assemblées
générales des associés où les règles de majorité s’imposent. Toutefois,
cette conception est discutée par dans de nombreux cas car la décision
peut être annulée dans l’intérêt social (ex : abus de majorité). Quoi qu’il
en soit, aucune de ces théories ne peut se suffire à elle-même. Ainsi le
législateur malagasy de les combiner.
III. Les intérêts des sociétés commerciales
En générale, la création d’une société commerciale répond à deux grands
soucis :
La société est par excellence l’outils du progrès économique. Ainsi les
premières motivations sont d’ordre économique et financier. En effet, la
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INTRODUCTION GENERALE
société commerciale est un moyen de réunir des capitaux, de les
accroitre, permettant d’offrir une capacité suffisante pour inspirer
confiance et pouvoir ainsi obtenir des crédits auprès des banques et des
établissements financiers. De plus la loi donne l’exclusivité à une société
anonyme de faire appel public à l’épargne.
Les motivations juridiques d’ordre patrimonial et d’ordre fiscal. En effet,
le patrimoine des associés est distinct du patrimoine de la société. Par
conséquent, si la société de capitaux fait faillite, les patrimoines des
actionnaires ne sont pas inquiétés. Raison pour laquelle l’article 6 de la
loi 2003-036 dispose que « Deux époux ne peuvent être associés d’une société
dans laquelle ils seraient tenus des dettes sociales indéfiniment ou
solidairement. » L’intérêt patrimonial de la société se manifeste également
au niveau de la pérennisation1 de l’entreprise dans une entreprise
individuel. Le décès de l’exploitant risque de faire disparaitre
l’entreprise alors que dans une société commerciale la société survie
grâce à ces fondateurs. Enfin, la forme de société présente des intérêts
fiscaux dans le cadre d’une entreprise individuel, le salaire de
l’exploitant est soumis à l’impôt sur les revenues. C’est un système
d’imposition progressif et l’exploitant ne pourrait prétendre à aucune
déduction. Or, dans une société commerciale, les salaires des dirigeants
sont déductibles dans le calcul de l’IBS (Impôt sur les bénéfices)
IV. La classification des sociétés
Les critères de classification sont nombreux : on peut distinguer les sociétés de
personnes et les sociétés de capitaux, les sociétés types et les sociétés
particulières. Dans ce cas, les critères de distinction sont : soit la nature
juridique des opérations à réaliser. Ainsi, il y a les sociétés civiles et les sociétés
commerciales. On peut aussi distinguer ou non la possession de personnalité
morale des autres sociétés commerciales. Il y a des sociétés de participation2.
Qui se fonde sur le statut juridique de la société, on distingue les coopératives,
les sociétés privés et les sociétés appartenant aux publics, les groupements
d’intérêt économique (GIE) aux autres sociétés commerciales. Les sociétés du
droit interne et du droit étranger.
V. Les sources de droit dans une société commerciale
Loi 2003-036
Loi 2014-010
Décret 2005-151
Loi 2014-014
1 Pérennisation : rendre durable
2 Société en participation : Société qui participe dans d’autres sociétés.
2
INTRODUCTION GENERALE
Loi 2003-042 modifiée par la loi 2007-018
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PARTIE 1 : LE DROIT COMMUN DES SOCIETES COMMERCIALES
PARTIE 1 : LE DROIT COMMUN DES SOCIETES
COMMERCIALES
La constitution d’une société commerciale obéit à des règles impératives liées
aux spécificités de la personnalité morale de cette société et l’inobservation de
ces règles est sanctionnée civilement et/ou pénalement seront successivement
le contrat de société est la personnalité morale des sociétés commerciales.
Chapitre 1 : Le contrat des sociétés
Comme dans tout contrat, le contrat de société est soumis à des conditions de
fonds et de forme. Outre les conditions de fonds prévu par la LTGO, la loi sur
les sociétés commerciales prévoit des conditions spécifiques de formation du
contrat de société.
Section 1 : Les conditions générales du contrat
Les conditions de fonds
A. Le consentement des associés
Le consentement doit être conscient et intègre. En la matière, on distingue les
vices de consentement et la simulation du consentement
Les vices de consentement
L’erreur peut être porter sur la personne de l’associé : cas des sociétés à fort
intuitu personae3, ou bien sur la nature de l’apport ou la forme de la société.
Le dol se traduit par un acte de déloyauté commis par l’un des associés à
l’encontre des autres associés. Le dol suppose la réunion de deux éléments :
élément intentionnel et élément matériel. La victime doit prouver qu’elle
n’aura pas consenti à être associer si elle avait eu connaissance des manœuvres
frauduleuses. En droit des sociétés, le dol est plus fréquent que l’erreur, et la
violence n’existe pratiquement pas en jurisprudence. En cas de litige ou de
contestation, le tribunal apprécie souverainement le vice soulevé selon l’article
264 de la loi « En cas de nullité de la société ou de ses actes, de ses décisions ou de ses
délibérations fondée sur un vice du consentement ou l'incapacité d'un associé et
lorsque la régularisation peut intervenir, toute personne y ayant un intérêt peut
3 Intuitu personae [Droit civil/Droit commercial] : « En considération de la personne ». L’expression
signifie que les qualités personnelles du cocontractant, constituent un élément déterminant de la
conclusion d’un contrat (ex : travail, société de personnes).
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PARTIE 1 : LE DROIT COMMUN DES SOCIETES COMMERCIALES
mettre en demeure l'associé incapable ou dont le consentement a été vicié de
régulariser ou d'agir en nullité dans un délai de six mois à peine de forclusion 4. »
La simulation du consentement
Elle consiste à conclure un contrat fictif, une société est créée mais elle
dissimule une exploitation personnelle ou un acte secret. Le consentement des
associés n’est qu’apparent. Cette technique est souvent utilisée dans le cas des
sociétés fictives. La simulation est licite du moment que son but n’est pas
frauduleux. Les rapports entre les parties sont régis par l’acte secret. C’est la
conséquence de l’article 123 de la LTGO. Toutefois, les tiers peuvent se
prévaloir soit de l’acte apparent soit de l’acte secret. Dans ce dernier cas, ils
doivent agir dans le cadre d’une action en déclaration de simulation qui est
soumise à la liberté des preuves. Si cette action réussie, elle ne profite qu’à
celui qui n’avait intenté.
Il en est ainsi du cas des convention de croupier, c’est la convention par
laquelle l’associé d’une société à l’insu de ses coassociés convient avec un tiers
de s’associer pour partager les résultats de sa participation dans la société. Elle
peut être constituer aussi bien pour une cession totale de part totale ou d’une
cession d’action partielle. La simulation peut également porter sur l’existence
du contrat. L’acte est fictif s’il n’y a pas d’affectio societatis 5ni d’existence
juridique. Pour la jurisprudence française, il y a nullité avec effet non-
rétroactif, les tiers de bonne foi peuvent se prévaloir d’une existence même
très brève de la société.
La simulation porte sur la nature du contrat. Les dispositions du contrat sont
tenues secrète sous l’apparence d’un contrat de société. Parfois, la société
apparente cache une opération illicite et une volonté de fraude.
B. La capacité
La capacité est l’aptitude d’une personne à être titulaire de droit et à les
exercer. Elle peut être une cause de nullité de contrat de société lorsqu’elle
atteint tous les associés fondateurs. En principe, les mineurs peuvent être
associé. S’ils ne sont pas émancipés, ils doivent agir par l’intermédiaire de
leurs représentants légal. L’autorisation du juge de tutelle est nécessaire pour
qu’ils puissent apporter un immeuble ou un fonds de commerce. Dans les
sociétés de personnes ou les associés et les commandités sont tenus
personnellement et solidairement des dettes sociales, le mineur ne peut être
4 Forclusion : Perte, par l’expiration d’un délai, de la faculté de faire valoir un droit (entamer une instance,
accomplir un acte, exercer un recours, etc.). La forclusion peut résulter d’une clause contractuelle fixant
un terme au droit du créancier.
5 Affectio societatis [Droit des affaires] : Intention, qui doit animer les associés, de collaborer sur un pied
d’égalité. L’affectio societatis implique non seulement un esprit de collaboration mais aussi le droit, pour
chaque associé, d’exercer un contrôle sur les actes des personnes chargées d’administrer la société. Tous
les associés dans le contrat de société doivent se considérer unis à tous les autres, avec la volonté de
poursuivre ensemble l’œuvre commune. => C. civ., art. 1832, 1833.
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PARTIE 1 : LE DROIT COMMUN DES SOCIETES COMMERCIALES
associé même s’il est émancipé. Par ailleurs, tous les associés doivent avoir la
qualité de commerçant. Ainsi, les sociétés civiles ne peuvent être associées
d’une société dans laquelle la qualité de commerçant est requise. Par
conséquent, ils ne doivent pas être frapper ni d’une incapacité quelconque, ni
d’une incompatibilité, ni d’une interdiction. Dans les sociétés de capitaux,
l’actionnaire ou l’associé peut être une personne physique ou morale, un
mineur émancipé ou non, un incapable majeur, un conjoint ou un étranger.
Les majeurs incapables ou le majeur en curatelle6 peuvent être associé mais
assisté de leurs curateurs. Et en principe, l’autorisation du conseil de famille
est nécessaire pour qu’il puisse apporter un bien à la société. L’association est
libre en matière de SA7, mais au terme de l’article 6 de la loi « Deux époux ne
peuvent être associés d’une société dans laquelle ils seraient tenus des dettes sociales
indéfiniment ou solidairement ». Les régions et les communes ne peuvent
prendre aucune participation dans le capital des sociétés commerciales autre
que les sociétés à participation publique.
C. L’objet social et la cause
Généralement, les deux notions se confondent mais juridiquement elles sont
distinctes. L’objet du contrat est le genre d’activité exercé par la société, tandis
que la cause est le motif pour lequel les cocontractants ont convenu de
s’associer. L’objet social est la nature de l’exploitation. L’exploitation
commune défini dans les statuts. On parle d’objet social statutaire mais la
société peut avoir une activité plus restreinte que ce que décrivent les statuts.
C’est l’objet social réel. L’objet social doit être licite et déterminé. La sanction
est la nullité absolue et elle peut être invoqué par tous intéressés. Une sanction
pénale est également possible s’il y a une contradiction entre l’objet statutaire
et l’objet réel, c’est ce dernier qui sera pris en compte par les juges pour
l’appréciation du caractère licite de l’objet social. L’intérêt de la détermination
est d’abord de savoir si une société est civil ou commercial. Ensuite, c’est pour
limiter les pouvoir des dirigeants sociaux car dans certains types de société un
acte de gestion qui dépasse l’objet social n’engage pas la société. Enfin, la
société est dissoute si l’objet est réalisé.
Quant à la cause, elle doit être licite et existé. Elle est illicite lorsque les associés
ont constitué la société dont l’objet est licite mais qui a été établi pour tromper
les créancier ou l’Etat ou les clients.
6 Majeure en curatelle : la personne a des moments de lucidité
7 SA : Société Anonyme
6
PARTIE 1 : LE DROIT COMMUN DES SOCIETES COMMERCIALES
Section 2 : Les conditions spécifiques du contrat
§1. La volonté de s’associer ou l’affectio societatis
C’est un critère déterminant du contrat de société. L’affectio societatis est la
volonté de tous les associés de collaborer ensemble sur un même pied d’égalité
à la poursuite de leur but commun. L’affectio societatis est nécessaire pour
qualifier le contrat de société dans des situations incertaines, et permet de
distinguer la société commerciale des sociétés fictives. L’absence de cet
élément pourrait conduire à la dissolution de la société. Dans certains cas,
lorsque l’affectio societatis disparait chez un associé, l’acte constitutif de la
société ou le statut peut inclure des clauses d’exclusion ou des clauses de
rachat forcé.
A. La mise en commun d’apports
Par acte d’apports, les associés manifestent leur volonté d’œuvrer ensemble et
rendent possible l’accomplissement du but. L’apport est également une
manifestation de l’affectio societatis. Par définition, les apports sont des biens
dont les associés transfert la propriété ou la jouissance à la société en
contrepartie desquelles ils reçoivent des titres émis par la société.
Les différents types d’apports
Les apports peuvent être classé en trois catégories : les apports en numéraire,
les apports en nature, les apports en industrie
1. Les apports en numéraire
Il est représenté par une somme d’argent. La libération de l’apport se
constate soit par le versement de la somme promise dans un compte
bancaire, soit par la remise de la somme entre les mains d’un notaire.
Toutefois, le statut ou le pacte d’actionnaire ou d’associé peut prévoir
d’autres procédés de paiement. La somme promise doit être versé
intégralement au moment de la constitution ou successivement à des
époques fixées par les statuts. Cet apport doit être distinguer des
avances ou apport en compte courant ce sont des prêt ou avance
consenti par la société.
2. Les apports en nature
Ils portent sur des biens immobiliers ou mobiliers, corporels ou
incorporels. Il peut être apporté soit en propriété ou en jouissance.
a) L’apport en propriété
Ils se réalisent par le transfert à la société de la propriété du bien
apporté et par sa mise à la disposition effective de la société. Il doit
être libérer intégralement lors de la constitution de la société comme
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PARTIE 1 : LE DROIT COMMUN DES SOCIETES COMMERCIALES
le vendeur envers l’acheteur, l’apporteur garantie la société contre les
vices cachés et contre l’éviction. Par contre, l’apporteur ne dispose
pas comme le vendeur du droit de privilège et du droit de rétention.
b) L’apport en jouissance
Dans ce cas, l’apporteur conserve la propriété de la chose mais il est
tenu de la mettre à la disposition de la société pour une durée
déterminée. Mais si les biens portent sur les choses fongibles ou les
choses de genre, la société devient propriétaire à charge d’en rendre
une pareille quantité, qualité, valeur à l’expiration du délai convenu.
Le bien apporté est restitué à l’apporteur en cas de dissolution de la
société
c) L’apport en usufruit
Il se réalise par le transfert de l’usufruit à la société (ex : utilisation
d’un local avec droit de perception de loyer). Il est soumis aux mêmes
règles que l’apport en société, mais la société n’a pas le droit de
disposer du bien apporté.
d) Un commissaire aux apports est obligatoire pour tout apport en
nature dans les sociétés anonymes, ainsi que les apports d’un
montant important dans les SARL pour éviter une surévaluation ou
une sous-évaluation du bien. Dans les sociétés à risques illimités,
l’évaluation n’est pas obligatoire mais dans ce cas les associés
deviennent solidairement responsables de leur propre évaluation. La
signature du statut vaut approbation de l’évaluation faite par le
commissaire aux apports.
3. L’apport en industrie
C’est un apport de travail, une compétence ou une expérience
professionnelle ou de savoir-faire8 ou l’apport de crédit ou d’influence.
Ce type d’apport ne contribue pas à former le capital social. Mais des
titres particuliers sont conférer aux apporteurs en industrie car ils sont
de véritables associés prenant part aux décisions. Selon l’art. 32.3 de la
loi l’apport en industrie n’est valable que dans les sociétés de personnes,
mais dans la pratique et selon l’art. 18 al 2 et 3 du décret d’application
démontre dans les SARL « Si l’activité principale de l’apporteur en
nature ou son conjoint est lié à la réalisation de l’objet sociale, il peut
apporter son industrie. Ce sont les statuts qui déterminent les modalités
selon lesquelles ses parts sociales sont souscrit mais en tous cas, la
quote-part du conjoint apporteur de l’industrie dont sa contribution aux
pertes ne peut être supérieur à l’associé qui a le moins apporté. Enfin,
l’apporteur en industrie n’aura pas droit au remboursement de l’apport
en cas de dissolution.
8 Savoir-faire : Know-how
8
PARTIE 1 : LE DROIT COMMUN DES SOCIETES COMMERCIALES
B. Le capital social
C’est le total des apports en numéraire et des apports en nature. Il est régi par
les règles de la fixité ou de l’intangibilité du capital social. Selon cette règle,
la société ne peut distribuer des sommes aux associés par prélèvement sur le
capital. La modification du capital est strictement règlementée. Le capital a
pour fonction d’être le gage des créanciers sociaux et être la clé de la
répartition du pouvoir entre les associés.
Une forme de garantie.
Tout d’abord par l’application de la règle de l’intangibilité qui interdit aux
associés de distribuer sous forme de dividende une partie du capital social.
Sinon, il y aura partage de dividende9 fictif => infraction : délit (art. 929 de la
loi 2003-036). Les éléments composants le capital sont aliénable et non
distribuable. A la dissolution de la société, les associés ne pourront récupérer
leurs apports qu’une fois que tous les créanciers auront été désintéresser. Dans
les sociétés où la responsabilité est illimitée, la garantie réside dans les
responsabilités personnelles des associés. Le capital social est la clé de la
répartition du pouvoir car le droit au dividende, aux réserves et le droit de
vote est en principe proportionnel à la part détenue.
C. La participation au résultat
Les sociétés ont des buts économiques : celui de réaliser des bénéfices et de
profiter des économies. Ce sont ces finalités qui diffèrent les sociétés
commerciales des autres formes sociétales. Le bénéfice est un gain pécuniaire
ou matériel à partager ou à mettre en réserve. Mais il peut également y avoir
des pertes. Ici, les pertes sont les dettes sociales qui n’ont pas pu être régler par
la société et qui devront être supportés par les associés à la dissolution de la
société. Elles sont distinctes des pertes comptables au cours d’un exercice.
§2. Les conditions de formes
A. La constitution de la société
1. Acquisition de la personnalité morale
Objectif : Comment acquérir la personnalité morale ?
Tout commence par un projet de société. C’est une invitation à des pourparlers
par le ou les fondateurs. A ce stade, il n’y a pas d’obligation, les parties sont
libres. Si les négociations progressent, on a une promesse de société concrétiser
par la rédaction d’un protocole. Les fondateurs ou les futurs associés
envisagent la forme de la société : le montant de son capital, le lieu du siège, la
répartition des pouvoirs. En cas de rupture de la promesse, il n’y a pas
d’exécution forcée mais il peut y avoir octroie de dommage et intérêt.
9 Partage de dividende : Bénéfice de l’exercice du choix du nombre d’action qui va être partagé
9
PARTIE 1 : LE DROIT COMMUN DES SOCIETES COMMERCIALES
a. La rédaction et signature des statuts
Il y a deux sortes de formalismes requis dans la conclusion du contrat. Le
contrat doit être écrit et il doit comporter les mentions obligatoires. L’écrit est
exigé pour la validité du contrat. On dit qu’il est requis ad validatem10 et non
ad probationem11. L’écrit peut revêtir deux formes : il peut être un acte sous
seing privé. Dans ce cas, il sera dressé au temps d’originaux qu’il sera
nécessaire pour les formalités de dépôt auprès des services administratifs. Un
exemplaire des statuts établisse sur papier libre doit être remis à chaque
associé. En tant qu’acte sous seing privé, il fait foi jusqu’à preuve du contraire.
La signature doit être légaliser sous la forme foncière. Dans les SA, les statuts
sont signés par tous les fondateurs en personne ou par mandataire. Il peut être
un acte notarier. C’est un acte reçu par une autorité publique compétence et
qui fait foi jusqu’à inscription de faux.
Le contrat doit comporter les mentions obligatoires prescrites par l’art.10 de la
loi. Huit mentions obligatoires sont prévues :
L’indication de la forme ou la dénomination sociale ou la raison sociale
de la société.
Dans la pratique, la dénomination sociale n’est admise qu’après une
procédure de vérification auprès de la protection industrielle (OMAPI). Cet
organe délivre une attestation ou un certificat attestant que le nom choisi
n’est pas encore pris.
La nature
La nature est le domaine d’activité de la société. C’est-à-dire, l’objet social.
L’activité principal de la société doit être bien défini. Il n’est pas nécessaire
d’énumérer les activités accessoires. Par ailleurs, les activités secondaires
doivent être signalées car sur le plan fiscal, les activités secondaires sont
considérées comme des activités principales.
Le siège de la société :
L’article 20 de la loi dispose que « Le siège doit être fixé, au choix des associés,
soit au lieu du principal établissement de la société, soit à son centre de direction
administrative et financière. Il ne peut pas être constitué uniquement par une
domiciliation à une boîte postale et doit être localisé par une adresse ou une
indication géographique suffisamment précise. » En tout cas, le siège social doit
pouvoir être localiser par une adresse ou une indication géographique
précise.
La durée de la société
Selon l’art. 23 de la loi, la durée maximale d’une société est de 99 ans. Le
point de départ de la durée est la date de l’immatriculation du registre des
10 Ad validitatem [Droit général] : Littéralement, pour la validité. Synonyme de Ad solemnitatem
11 Ad probationem [Droit général] : Littéralement, en vue de la preuve. Qualifie une exigence de forme
qui ne constitue pas un élément intrinsèque de validité, mais qui est simplement requise pour établir
l’existence ou la teneur d’un acte
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PARTIE 1 : LE DROIT COMMUN DES SOCIETES COMMERCIALES
commerces et des sociétés. La prolongation de la durée est possible pour
une ou plusieurs fois. Faute de prorogation à son terme, la société sera
dissoute de plein droit.
L’identité des associés et leurs membres, la valeur et la nature de leur
apport, ainsi que les avantages qui leur sont conférés
Cette formalité ne s’applique pas au SA en raison de l’anonymat des
associés sauf si l’activité est règlementée (ex : banque et assurance).
Le montant du capital, le nombre des titres sociaux émis et leurs
catégories : enregistrement 0,5% du capital. Il doit être intégralement
libéré au moment de la signature du statut. Exception pour les SA, le
souscripteur peut ne libérer que le ¼ de la valeur de ses souscriptions.
Le relica peut être libérer dans un délai max de 3 ans à compter de
l’immatriculation de la société au RCS selon les modalités du statut, ou
par une décision du Conseil d’administration ou de l’administrateur
général. La loi dispose que les actions non libérées doivent rester sous
la forme nominative. Par ailleurs, tant que le capital social n’est pas
complètement libéré, la société ne peut ni réaliser une augmentation de
capital, ni émettre des titres obligataires (ou les obligations). Le
souscripteur qui ne libère pas ses apports s’expose aux intérêts
moratoires ou des dommages et intérêts. Il s’expose à deux sanctions :
Il sera déchu du droit d’accès et du droit de vente dans l’Assemblée
Générale, toutefois il faut qu’il fût mis en demeure.
Ces droits aux dividendes sont suspendus ainsi que le droit
préférentiel de souscription.
S’il persiste à ne pas libérer sa souscription, la sanction peut aller jusqu’à
la mise en vente des actions non-libérées.
Autres mentions obligatoires dans le statut.
Sont obligatoires les stipulations relatives à la répartition des résultats,
la constitution des réserves et le boni ou malis de liquidation.
Les modalités de fonctionnements de la société : les pouvoirs et les
attributions des organes sociaux (ex : gérance d’une SARL, Conseil
d’administration pour les SA, AG).
A part les statut, l’acte des sociétés comporte des annexes qui précise les
décisions relatives aux premiers dirigeants et contiennent les rapports du
commissaire au compte s’il en existe.
2. Les formalités supérieures à la signature des statuts
Après la formation du contrat de société, il faut suivre un certain nombre de
formalité. Cinq étapes doivent être réaliser :
La désignation des organes sociaux
Le nombre et le type d’organes sociaux varient selon la forme
juridique de la société, et de l’organisation établie par le statut. Les
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PARTIE 1 : LE DROIT COMMUN DES SOCIETES COMMERCIALES
organes sociaux sont des représentants légaux de la société. Pour les
SA, ils sont désignés par l’assemblée constitutive.
La publicité des actes sociaux par la formalité de l’enregistrement.
Par définition, l’enregistrement d’un acte le rend public. Cette
formalité doit être réaliser dans le mois de la constitution ou de la
signature des statuts. Elle donne lieu à la perception de divers droits.
Les immatriculations fiscales et statistiques
L’immatriculation statistique permet d’identifier la société sur le plan
administratif. L’immatriculation fiscale identifie la société pour
l’imposition.
L’immatriculation au RCS
C’est une obligation prescrite par l’art. 81 dans la loi sur les sociétés
commerciales. Elle confère à la société sa personnalité juridique.
La publicité
Elle consiste à annoncer légalement et publiquement la société. Selon
l’art. 278 : « Lorsque les formalités de constitution de la société ont été
accomplies, et dans un délai de quinze jours suivant l'immatriculation, un
avis dont le contenu sera précisé par un décret pris en Conseil de
Gouvernement, est inséré dans un journal habilité à recevoir les annonces
légales »
B. Les sanctions d’irrégularité
Des irrégularités peuvent intervenir soit au niveau des conditions de fonds,
soit au niveau des conditions de forme. La sanction de ses irrégularités est soit
la nullité absolue soit la nullité relative. La nullité du contrat de société
constitut une sanction extrême. Toutefois, la régularisation des vices
constatées est la règle lorsqu’il s’agit de nullité relative. Selon l’article 263 de la
loi : « le tribunal saisit d'une action en nullité ne peut se prononcer qu’après un délai
de 3 mois au moins afin de permettre à la société de couvrir la nullité ». L’action de
nullité se prescrit par 3 ans à compter de l’immatriculation ou de la
découverte, sauf le cas de l’objet social illicite. Lorsque la nullité est prononcée,
l’exécution du contrat est arrêtée, et il est procédé à la dissolution et à la
liquidation de la société. Cette nullité de l’acte social n’a pas d’effet rétroactif.
Les associés ou les fondateurs peuvent être tenu responsables solidairement et
indivisiblement envers les tiers, et ce même si la nullité est couverte 12 (art. 259
à 272).
Chapitre 2 : La personnalité morale des sociétés commerciales
La personnalité morale confère à la société le droit d’avoir son patrimoine
propre, une identité propre et des activités indépendantes de celles des
associés.
12 Nullité couverte : nullité régularisée, la nullité de la société ne peut plus être demander
12
PARTIE 1 : LE DROIT COMMUN DES SOCIETES COMMERCIALES
Section 1 : Les effets de la personnalité morale
§1. Les droits et obligations découlant de la création de la société.
Lors de la constitution de la société commerciale, les associés ou les fondateurs
ont accompli des démarches sous forme d’acte juridique ou d’engagement. Les
obligations ainsi souscrites devraient être supporter par la société après sa
constitution. Pour le transfert de ses droits et obligations, il est nécessaire de
procéder à une démarche appelé procédure de reprise.
A. Le champ d’application de la procédure de reprise.
Cette procédure couvre tous les actes et tous les engagements souscrit pendant
la constitution de la société. La mention « société en cours de formation » doit
figurer clairement dans tous les écrits. Par contre, les délits commis par les
fondateurs (ex : chèque sans provisions) sont exclus dans cette procédure de
reprise.
B. Mise en œuvre de la reprise
Il existe différents moyens pour reprendre les actes passés pour le compte de
la société en formation :
Pour les SA qui ne font pas d’APE, il est possible de joindre au statut un état
annexe dit : « état des actes et engagement accompli pour le compte de la
société en formation ». Cet état liste les engagements qui ont été souscrit pour
le compte de la société avant la signature du statut par tous les associés ou
actionnaires. La signature du statut entraine la reprise de ces actes pour la
nouvelle société. Pour les SA avec APE, ces actes sont en parti à la
connaissance des activités lors d’une assemblée générale constitutive. Ou bien
les associés peuvent dans les statuts ou par acte réparé donner un mandat
express à un ou plusieurs dirigeants sociaux de passer des actes pour le
compte de la société en formation. En pratique, ce procédé ne peut être utiliser
que pour les actes passés entre la signature du statut et l’immatriculation de la
société. Les associés ou activités peuvent lors d’une assemblée générale
obligatoire décider après l’immatriculation de la société de reprendre les actes
passés pour le compte de la société en formation.
C. Effet de la reprise
Le siège peut être statutaire, mais il arrive que le siège réel soit différent, c’est-
à-dire le lieu … les AG. Il peut même se trouver à l’étranger. La localisation du
siège social présente des intérêt pratique du point de vue fiscal et juridique. Le
choix de l’emplacement du siège peut être considérer comme un élément
permettant la fixation du régime fiscal applicable. Le lieu du siège social
contribue à l’attribution de la nationalité de la société de la juridiction de la loi
applicable.
13
PARTIE 1 : LE DROIT COMMUN DES SOCIETES COMMERCIALES
§2. Les attributs extra-patrimoniaux de la société
A. La dénomination social (cf. cours)13 Commentaire [NA1]: L’indicati
on de la forme ou la dénomination
B. Le siège social (cf. cours) sociale ou la raison sociale de la
société.
Le siège peut être statutaire, mais il arrive que le siège réel soit différent, Dans la pratique, la dénomination
sociale n’est admise qu’après une
c’est-à-dire le lieu où se prennent les décisions et où se tiennent les procédure de vérification auprès de
assemblées générales. Il peut même se trouver à l’étranger. La localisation la protection industrielle (OMAPI).
Cet organe délivre une attestation ou
du siège social présente des intérêt pratique du point de vue fiscal et un certificat attestant que le nom
choisi n’est pas encore pris.
juridique. Le choix de l’emplacement du siège peut être considérer comme
un élément permettant la fixation du régime fiscal applicable. Le lieu du
siège social contribue à l’attribution de la nationalité de la société de la
juridiction de la loi applicable.
C. La nationalité de la société
Théoriquement, quatre critères peuvent être retenu pour déterminer la
nationalité d’une société.
Le critère du centre d’exploitation : ce critère est difficilement utilisable
dans le cadre de la délocalisation. Il est en effet difficile d’opérer un
choix entre le centre de production et le centre administratif et financier.
Le critère du siège social : il s’appuie sur le principe que la nationalité de
la société est rattachée à son siège, le lieu où il y a le flux financier de la
société, son activité principale, etc. C’est un critère dégagé par la
jurisprudence française, mais ce critère n’est pas lui seul admis en droit
malagasy.
Le critère de control : dans ce cas, la société a la nationalité de celui qui
le contrôle, celle des apporteurs des capitaux ou celles des personnes qui
assurent la direction de la société.
Le critère d’incorporation : la société a la nationalité du pays où elle est
immatriculée. Mais à Madagascar, l’ordonnance de 62-041 du 19
septembre 1962 relative aux dispositions générales de droit internes et
droits internationales privés à une société commerciale si elle remplit
une triple condition, à savoir :
Si la majorité du capital social est détenu par des nationaux malgache
Si la direction effective de la société est assurée par des malgaches
Si le siège social est établi à Madagascar
13 L’indication de la forme ou la dénomination sociale ou la raison sociale de la société.
Dans la pratique, la dénomination sociale n’est admise qu’après une procédure de vérification
auprès de la protection industrielle (OMAPI). Cet organe délivre une attestation ou un
certificat attestant que le nom choisi n’est pas encore pris
14
PARTIE 1 : LE DROIT COMMUN DES SOCIETES COMMERCIALES
§3. La commercialité de la société
Le régime de la commercialité de la société détermine le régime juridique
applicable. Selon art. 3 de la loi 2003-036 : « Le caractère commercial d’une société
est déterminé par sa forme ou par son objet ».
1. La commercialité de la société par sa forme
C’est une commercialité subjective. Selon l’art 3 al 2 de la loi : « Sont
commerciales à raison de leur forme et quel que soit leur objet, les sociétés en nom
collectif, les sociétés en commandite simple, les sociétés en commandite par actions, les
sociétés à responsabilité limitée et les sociétés anonymes. » Ainsi une société peut
avoir comme activité principale accomplissement d’une opération
immobilière, d’une activité agricole, ou d’un établissement scolaire mais être
commercial du moment qu’elle adopte une des cinq formes juridiques
adoptées par la loi.
2. La commercialité de la société par son objet
Si l’activité principale de la société est un acte de commerce, elle est
commerciale combien même sa forme juridique n’est pas une des formes
visées par la loi.
3. Les conséquences de la commercialité de la société.
Au niveau procédural et au niveau de la gestion, la société doit
obligatoirement tenir une comptabilité conforme aux règles
comptables en vigueur. Elle doit tenir des livres dans lesquelles
seront enregistrés ses avoirs, ses dettes, ses dépenses et ses recettes.
En matière commerciale, la procédure judiciaire est caractérisée par
la célérité et la liberté des preuves.
Les sociétés civiles : Si une société civile devient commerciale par son
objet, elle devient une société créée de faite et les associés sont tenu
solidairement des dettes sociales. La société créée de faite subsistera
jusqu’à ce que les matières requises en matière de constitution de la
société soient réaliser.
§4. Les attributs patrimoniaux
Ce sont les patrimoines sociaux et capitaux propres : patrimoine social//
Le patrimoine social comprend les droits et les obligations inscrit au nom capital social
de la société. Ce patrimoine varie en fonction des opérations effectuées par la
société telles que la vente ou l’acquisition des biens et en fonction des
bénéfices réalisés. Il faut distinguer le patrimoine de la société de son capital
social. Le capital social représente le montant des apports réaliser par les
associés lors de la constitution de la société et lors d’une augmentation de
capital. Tandis que le patrimoine social est constitué en partie par l’acquisition
15
PARTIE 1 : LE DROIT COMMUN DES SOCIETES COMMERCIALES
réalisée avec ses apports des dettes ou les bénéfices. Le patrimoine social est
également distinct du patrimoine des associés. Toutefois, dans le cas des
sociétés fictives ou de gestion de fait, ces deux patrimoines peuvent être
confondu surtout lorsque l’associé est sanctionné pour supporter les dettes
sociales solidairement et indéfiniment (ex : faillite sociale).
Les capitaux propres : Ils représentent la véritable valeur de la société. Ils
comprennent le montant du capital social, des réserves et des pertes. Il donne
la mesure de la situation financière de la société. S’ils deviennent inférieurs au
capital social, cela signifie que la société a subi des pertes. Ainsi dans les
SARL, si le montant des capitaux propres devient inférieur au capital social,
les associés doivent soit dissoudre la société, soit poursuivre l’activité en
reconstituant les capitaux propres.
§5. La responsabilité de la société
1. La responsabilité civile de la personne morale
La société engage sa responsabilité en cas de faute personnelle ou de
responsabilité du fait d’autrui ou du fait des choses. Il est possible d’agir
directement contre la société sans avoir à mettre en cause la personne qui est
intervenu dans la réalisation du dommage.
2. La responsabilité pénale
L’art 121-2 du Code pénal français fait peser sur les personnes morales une
responsabilité pénale. « Les personnes morales, à l'exclusion de l'Etat, sont
responsables pénalement, selon les distinctions des articles 121-4 à 121-7, des
infractions commises, pour leur compte, par leurs organes ou représentants. Toutefois,
les collectivités territoriales et leurs groupements ne sont responsables pénalement que
des infractions commises dans l'exercice d'activités susceptibles de faire l'objet de
conventions de délégation de service public. La responsabilité pénale des personnes
morales n'exclut pas celle des personnes physiques auteurs ou complices des mêmes
faits, sous réserve des dispositions du quatrième alinéa de l'article 121-3 ». En
général, une amende est systématiquement prévue assorti d’une activité
professionnelle et l’exclusion des marchés publics. La fermeture des
établissements peut être exigé en France en cas de délit de travail clandestin ou
d’atteinte à l’environnement. La dissolution de la personne morale pourra être
décider dans les cas les plus graves. Les sanctions font l’objet d’une
publication et d’une mention portés sur le casier judiciaire de la personne
morale.
16
PARTIE 1 : LE DROIT COMMUN DES SOCIETES COMMERCIALES
Section 2 : L’organisation de la société
§1. Le rapport entre les associés et la société
Les associés disposent de droit sur la société mais ils ont également des
obligations.
A. Les droits des associés actionnaires
Les actionnaires disposent de deux catégories de droit sur la société : droit
financiers & droit non-financiers. Il est de principe que les droits des associés
sont égaux dans les sociétés. Toutefois, cette égalité ne s’applique que pour les
associés détenant des actions de même catégorie. En effet, en contrepartie de
leur apport, il est attribué aux associés des actions ou des parts sociales ou des
titres de participation. On distingue trois catégories d’actions : action
ordinaire, action de priorité, action de dividende prioritaire sans droit de vote.
17
PARTIE 1 : LE DROIT COMMUN DES SOCIETES COMMERCIALES
Droits attachés aux actions ordinaires :
Ces droits peuvent être soit des droits d’intervention dans la vie sociale
et qui n’ont pas de caractère pécuniaire. Soit des droits pécuniaires à
travers les dividendes.
1. Le droit de participer et de voter aux assemblées générales, art. 746
de la loi : « A chaque action, est attaché un droit de vote proportionnel à la
quotité du capital qu'elle représente et chaque action donne droit à une voix
au moins. »
2. Le droit d’information : c’est la gérance de la société où le Conseil
d’administration qui propose des projets de décision à prendre.
L’associé a le droit de recevoir des informations sur la vie sociale de
la société. Il peut demander des documents sur la gestion des affaires
sociales dont les états financiers de synthèse et les actes sociaux
émanant de l’assemblée générale des actionnaires. Cette demande
d’information peut se faire de deux manières : soit à travers des
interpellations écrites, soit par des questions orales posées en
assemblée générale.
3. Le droit de postuler à des fonctions sociales. L’associé est éligible
pour toutes les fonctions sociales lorsqu’il remplit les conditions
requises. Il peut être élu en qualité administrateur ou de gérant ou de
directeur au sein de la société. Toutefois, lors de l’exercice de ces
fonctions, aucun privilège spécial ne peut lui être accorder.
4. Le droit d’agir en justice : Pour défendre ces intérêts personnels.
L’associé peut intenter une action individuelle à cause de dommage
qu’il aurait pu subir du fait d’une faute commise individuellement
ou collectivement par les dirigeants sociaux dans l’exercice de leur
fonction (art. 181). Toutefois, un ou plusieurs associés peuvent agir
en justice dans l’intérêt de la société lorsque les dirigeants sociaux
refusent de l’entreprendre. C’est l’action sociale.
5. Droit aux dividendes : l’associé a droit aux bénéfices de la société. Il
existe plusieurs types de dividendes : le dividende manuel, le
premier dividende (fixés par les statuts et versés à la fin du premier
exercice), les supers dividendes (dividendes dont le montant est
exceptionnellement élevé par à rapport à celui qui est habituellement
versé), dividendes prioritaires.
6. Droit au remboursement de l’apport : En cas de dissolution de la
société ou de réduction du capital social, l’associé a le droit d’être
rembourser sur les actifs nets. Les porteurs de parts fondateurs ont
droit au boni de liquidation.
7. Un droit préférentiel de souscription : ceci constitut un privilège
pour tout détenteur d’action en cas d’augmentation de capital ou en
cas d’émission de valeur mobilière. C’est un droit de préemption.
18
PARTIE 1 : LE DROIT COMMUN DES SOCIETES COMMERCIALES
8. Le droit d’aliéner les actions : L’associé peut céder son action à titre
gratuit ou à titre onéreux. Toutefois, les modalités de cette cession
peuvent être restreinte par ce statut. On parle alors de procédure
d’agrément. Lorsque le statut de la société stipule que « Toutes les
cessions d’action à des personnes tiers à la société doivent recueillir
l’approbation des actionnaires ». Cette procédure d’agrément devient
obligatoire pour les activités règlementées telles que les activités
bancaires ou d’assurance. Cette restriction n’empêche pas pour
autant l’associé cédant de se retirer même si le cessionnaire n’est pas
agréé. Les associés restants ont l’obligation d’acquérir les cation mise
en vente dans les mêmes conditions que le tiers. En cas de litige, le
prix est fixé à dire d’expert.
Les droits attachés aux actions de priorité
Les actions bénéficient des mêmes droits que les actions ordinaires à
quelques nuances près. Le statut ou l’assemblée générale peut prévoir la
création d’action de priorité lors de la constitution de la société ou en
cours d’existence. Lesquelles actions jouissent davantage par rapport à
toutes les autres actions, notamment une part supérieure dont les
bénéfices ou le boni de liquidation ou des dividendes cumulatifs ?
Les droits attachés aux dividendes prioritaires sans droit de vote
La création de telles actions n’est permise qu’aux société qui ont réalisé
au cours des deux derniers exercices distribuables au sens de l’art. 160.
Ces actions se caractérisent au niveau du paiement des nouveaux
dividendes. Le premier de ces dividendes pour ces actions se réalisent
pour … elles sont même payées avant les actions à dividendes
préciputaires. Leurs dividendes sont également cumulatifs et en cas de
liquidation de la société, elles sont remboursées avant les actions
ordinaires. En contrepartie de ces avantages considérables, elles sont
privées de leur droit de vote mais l’actionnaire peut assister aux
assemblées générales. Toutefois, lorsque leurs dividendes ne sont pas
payés leur droit de vote peut s’exercer. Ces actions peuvent être
supprimer soit par le rachat par la société lorsque les statuts en disposés
avant leur émission soit par leur conversion en action ordinaire.
B. Les obligations des actionnaires
Trois obligations principales pèsent sur les actionnaires : l’obligation de libérer
leur apport, la violation de cette obligation expose l’actionnaire défaillant à des
sanctions pouvant aller jusqu’à l’exclusion de la société et la mise en vente aux
enchères publiques des actions non libérées. L’obligation de supporter le
passif social. Cette obligation aux passifs sociales ne s’applique que dans la
19
PARTIE 1 : LE DROIT COMMUN DES SOCIETES COMMERCIALES
mesure des apports de chaque associé. Cependant, l’associé qui s’est comporté
comme un dirigeant de fait peut-être tenu de la totalité ou d’une partie des
dettes sociales. Si l’associé s’est porté garant de la société dans le cadre d’une
caution personnelle ou d’une autre garantie personnelle, il est tenu des dettes
sociales jusqu’à hauteur de son engagement. La clause léonine qui prive un
associé de tout droit au profit de la société ou lui attribuant la totalité des
profits ou mettant à sa charge la totalité des pertes ou l’exonérant de toute
contribution aux passifs sociales est réputée non-écrite est frappée de nullité
absolue. L’obligation de restituer les dividendes fictifs. Tout dividende
calculer ou distribuer en violation des règles énoncer à l’art. 160 est un
dividende fictif, qui constitut également un délit prévu par l’art. 925 de la loi.
C. L’abus de droit des associés
Il y a l’abus de majorité et l’abus de minorité.
a. L’abus de majorité
Cela consiste pour les associés majoritaires à prendre des décisions dans
l’intention de nuire aux minoritaires. La jurisprudence française
considère qu’il est désormais abusive la décision prise contrairement à
l’intérêt général et dont l’unique dessein de favoriser les membres de la
majorité au détriment de la minorité. Le juge français relève comme
élément déterminent la rupture intentionnelle d’égalité entre les
associés. Il n’y a pas d’abus en l’absence de préjudice causé à la société.
La sanction est l’annulation de la résolution abusive avec octroie de
dommages et intérêts pour réclamer aux majoritaires et
exceptionnellement la dissolution de la société pour mésentente entre
associés. [Link]
b. L’abus de minorité
Selon l’article 116 de la loi, il y a abus de minorité s’il est établi que par
leur fait et leur absentions est dans l’unique dessein de favoriser leur
propre intérêt au détriment des autres associés le ou les minoritaires
rendent impossible la réalisation d’une opération vitale.
§2. L’organe de gestion
A. Le pouvoir des dirigeants
1. Le pouvoir des dirigeants dans les rapports entre les associés.
Dans toutes sociétés, les dirigeants sociaux peuvent effectuer tout acte vis-à-
vis des associés tout acte de gestion. Ce qui exclus toute compétence que la loi
attribut de manière exclusive à un organe sociale. Par exemple, la répartition
annuelle des dividende, l’approbation des comptes. Par ailleurs, les pouvoirs
des dirigeants doivent être utiliser dans l’intérêt de la société. Ainsi, il y a
responsabilité pour faute du dirigeant si l’acte est effectué dans son intérêt
personnel ou si l’acte est accompli à la suite d’une négligence ayant des
20
PARTIE 1 : LE DROIT COMMUN DES SOCIETES COMMERCIALES
conséquence grave pour la société. Il est aussi possible d’aménager des
statutairement les pouvoirs des dirigeants et en restreindre l’étendu.
2. Le pouvoir des dirigeants dans les rapports avec les tiers
Dans la société à responsabilité illimité (société à nom collectif, société à
commandite simple), dans cette société, engage la société à l’égard des tiers si
cet acte montre les limites de l’objet sociale. Tout acte dépassant l’objet social
dans les SARL ou SA, l’objet social ne limite plus les pouvoir des dirigeants
sociaux. Toutefois, il y a deux limites : d’une par la société peut apporter la
preuve que le tiers contractant avait connaissance du dépassement de pouvoir
pour échapper à cet engagement. La société peut démontrer que le tiers ne
pouvant en raison des circonstances prétendre ignorer le dépassement de
pouvoir. La loi interdit expressément l’accomplissement de certains actes :
interdiction de faire des emprunts auprès de la société de se faire consentir par
elle un découvert, ou faire cautionner ou avaliser par elle leur engagement
auprès des tiers (art. 532). Les actes accomplis en violation de ces dispositions
sont frappés d’une nullité d’ordre publique. La levée d’interdiction est
possible si la société exploite un établissement de crédit, ou si les fonctions de
direction sont occupées par des personnes morales.
B. La responsabilité des dirigeants
En application de la théorie de la représentation, les dirigeants doivent agir au
mieux des intérêts de la société en apportant à l’activité la diligence
nécessaire, à la réalisation de l’objet social. En cas de faute, les dirigeants
s’exposent à des sanctions pénales et ou civiles et personnelles.
Les sanctions pénales
Les dirigeants ont un devoir de loyauté et une obligation de bonne foi.
En ce sens, le droit pénal des affaires prévoit divers types d’infractions
telles que : l’abus de bien sociaux (art. 931, le partage de dividende fictif
(art.929), la communication de fausse information (art. 930), les délits de
banqueroute (art. 253 et suivant de la loi 2003-042 du 3 septembre 2004
du PCAP)
Les sanctions civiles et personnelles
La condamnation des dirigeants à ces inculpations peut également
entrainer leur condamnation à la réparation des préjudices (paiement
des dommage et intérêts à la société victime, au tiers et aux associés. Par
ailleurs, le Tribunal de commerce peut également prononcer à titre de
sanction la faillite personnelle du dirigeant (art. 225 et suivants de la loi
2003-042), ou même leur condamnation au comblement de leur passifs
(art. 213 de la loi 2003-042). Le comblement du passif c’est insuffisance
des actifs pout payer les créanciers.
21
PARTIE 1 : LE DROIT COMMUN DES SOCIETES COMMERCIALES
§3. L’organe de contrôle
Il existe deux types de contrôles :
Celui exercé par les actionnaires ou associée
Celui par les autres organes de la société, à savoir le commissaire au
compte, les salariés. Et pour les SA qui font l’objet d’une cotation par
l’autorité des marchés financiers.
A. Le contrôle par les actionnaires ou les associés
Deux modalités sont offertes aux actionnaires pour contrôler la société :
D’une part, un contrôle par l’in au Président du Conseil d’Administration,
PDG, ADG. Ainsi que les informations octroyer lors des AG. D’autre part, un
contrôle par l’expertise de gestion.
Il à noter que ces contrôles s’inscrivent essentiellement dans le cadre de la
procédure d’alerte prévu par les articles 177 et suivantes de la loi sur les
sociétés commerciales.
B. Le commissaire au compte (art. 122 et suivants)
1. Le statut du commissaire au compte
Il doit être un expert-comptable inscrit au tableau de l’ordre des experts
comptables de Madagascar. L’organe de contrôle est obligatoire dans les SA.
Mais dans les SARL, il devient obligatoire si le capital social dépasse 20
millions ariary ou si elle réalise plus de 200 millions ariary de chiffre d’affaire
ou lorsqu’elle emploie en permanence plus de 50 personnes. Dans tous les cas,
un ou plusieurs associés de la SARL représentant au moins 1/10 du capital
social peut demander en justice la désignation d’un commissaire au compte.
Lorsque le commissaire au compte est nommé dans le statut de la société, la
durée de son mandant est d’un exercice social. S’il a été nommé par
l’assemblée générale constative, son mandat est de 3 exercices sociaux. Et s’il
est nommé par l’AGO14, son mandat est de 6 exercices. Si le commissaire au
compte a été nommé par le Président du Tribunal de commerce à la demande
de tout actionnaire, il reste en fonction jusqu’à ce que l’AGO nomme un
nouveau commissaire au compte. En cas d’appel public à l’épargne, la société
doit avoir au moins deux commissaires au compte en dehors de l’arrivé du
terme de son mandat, le commissaire au compte cesse ses activités par la
démission, le décès, ou la survenance d’une cause d’incompatibilité. Son
mandat ne peut être révoquer que par voie judiciaire. C’est une condition
d’indépendance du commissaire au compte par rapport à la société. La
révocation doit suivre les procédures de récusation. Cette procédure ne peut
être déclencher que sur requête du Ministère public ou d’un ou plusieurs
actionnaires représentant au moins 1/10 du capital social de la société. Elle
14 AGO : Assemblée Générale Ordinaire
22
PARTIE 1 : LE DROIT COMMUN DES SOCIETES COMMERCIALES
doit être fondée sur des conditions de fonds. En effet, les actionnaires ou le
Ministère public doivent démontrer des circonstances permettant de suspecter
la compétence, l’honorabilité, l’impartialité ou l’indépendance du commissaire
au compte. Et il appartient au Tribunal de commerce d’apprécier
souverainement le bienfondé de la demande.
2. Mission et devoir du commissaire au compte.
Selon l’art. 130, le commissaire au compte a pour mission permanente à
l’exclusion de toutes immixtion dans la gestion de vérifier les valeurs et les
documents comptables de la société, et de contrôler la conformité de sa
comptabilité aux règles en vigueur. Il certifie que les comptes annuels sont
réguliers et sont sincères, et donnent une image fidèle du résultat des
opérations, de l’exercice écouler ainsi que de la situation financière et du
patrimoine de la société à la fin de l’exercice. Il fait état de ses observations
dans un rapport écrit qu’on appelle « rapport général », qu’il doit lire à
l’assemblée général annuel. Il doit mentionner dans ces rapports, les
infractions qu’in a pu relever au cours de sa mission. Sinon, il peut être
déclarer responsable des dommages des dites infractions il établit un
mémorandum destiné au Conseil d’administration ou à l’administrateur
général. Le Mémorandum informe la direction de la société sur les contrôles et
les vérifications qui étaient faites, ainsi que la méthode utilisée. Le
mémorandum signale également les irrégularités et les inexactitudes qui ont
été découvertes. Enfin, il comporte les incidences des observations émises et
les rectifications opérées sur des résultats de l’exercice comparé à ceux du
dernier exercice.
A titre occasionnel, le commissaire au compte porte également à la
connaissance de la direction les points faibles significatifs relevés au niveau du
système comptable et du contrôle interne. Il peut inviter les dirigeants à
rectifier les irrégularités ou les inexactitudes découvertes. Il présente un
rapport spécial à l’occasion de l’opération comme les conventions
règlementées ou concernant la fusion entre société et la réduction de capital
social. Enfin, selon l’art. 168, le commissaire au compte engager la procédure
d’alerte.
C. Les droits du commissaire au compte
Il assiste obligatoirement à la réunion du Conseil d’administration ou à la
délibération de l’administrateur général qui arrête les comptes de l’exercice. Il
a également la possibilité d’assister aux autres réunions du CA ou aux autres
réunions de l’administrateur général. Dans les deux cas, il doit être convoquer
par lettre recommandée avec accusé de réception au plus tard le jour de la
convocation du conseil d’administration ou trois jours au moins avant la date
de la délibération de l’administrateur général. Il peut également se faire
délivrer tous les documents et contrats de sociétés. Aucune objection ne peut
23
PARTIE 1 : LE DROIT COMMUN DES SOCIETES COMMERCIALES
lui être opposer. La rémunération et défraiement sont à la charge de la société
et défini selon les usages et la règlementation relative à la profession.
1. Les responsabilités du commissaire au compte
Le commissaire au compte est civilement responsable tant à l’égard de la
société que des tiers. Des conséquences dommageables, des fautes et
négligences qu’il commet dans l’exercice de ses fonctions. Il doit relever au
Ministère public les faits délictueux dont il a eu connaissance. En cas de non-
dénonciation, il s’expose à des sanctions pénales (art. 938).
2. Les salariés
Ces salariés non associés dit partenaire de l’entreprise sociale exercent
quelques pouvoir d’information ou de contrôle. Dans les sociétés employant
au moins 50 salariés, il est constitué un comité d’entreprise qui exerce des
attributions économiques. Il veille à l’application des lois en vigueur, et il émet
des propositions pour l’amélioration du fonctionnement de l’entreprise. De ce
fait, le comité d’entreprise est informé et consulté sur les questions intéressant
l’organisation, la gestion, et la marche générale de l’entreprise. Le CE peut
formuler toutes observations utiles sur la situation économique et sociale de
l’entreprise. A côté du CE, les salariés peuvent également exercer leur contrôle
à travers leurs représentants.
Section 3 : La transformation de la société
Selon l’art 197 al 1 de la loi : « la transformation de la société est l’opération par
laquelle une société change de forme juridique par décision des associés ».
§1. Les conditions de la transformation
La transformation de la AGE15, elle s’accompagne d’une modification de
l’activité sociale ou d’un développement de la société. La transformation peut
également être nécessaire afin d’éviter une dissolution (ex : le cas d’une société
en commandite simple16). Si un associé décède alors que les autres associés
veulent poursuivre avec un héritier mineur.
§2. Les effets de la transformation
La décision collective ou le procès verbale de l’AGE relative à la
transformation doit être soumise à la formalité que la constitution de la
société, à savoir : la publicité à travers l’enregistrement de l’acte au centre
fiscal et au registre du commerce et des sociétés, ainsi que la publication dans
15 AGE : Assemblée Générale Extraordinaire
16 Société en commandite simple
Commandités :
Commanditaires :
24
PARTIE 1 : LE DROIT COMMUN DES SOCIETES COMMERCIALES
un journal d’annonce légal. La transformation prend effet à la date où elle a été
décider mais elle est opposable aux tiers qu’après sa publicité au RCS.
a) Effet de la transformation à l’égard de la société
La transformation n’entraine aucune interruption dans les activités de la
société. Les droits et obligations contractés sous l’ancienne formes juridiques
subsistent dans la nouvelle forme.
b) Effet à l’égard des dirigeants sociaux
Selon l’art 200 de la loi : « la transformation met fin au pouvoir des organes
d’administration et de gestion. Toutefois, le commissaire au compte reste en
fonction. L’AGA17 doit désigner de nouveaux organes d’administration et de
gestion. Lors de la clôture de l’exercice social en cours, les anciens et les
nouveaux dirigeants sociaux établissent leurs rapports de gestion pour la
période qui les concerne.
c) Effet à l’égard des associés
Les nouveaux droits et obligations des associés sont régis par la décision de
transformation.
d) Effet à l’égard des créanciers
Les créanciers antérieurs à la transformation conservent tous les droits
rattachés à leur créance à l’égard de la société et des associés. Le régime fiscal
dépend du type et de la forme juridique de la société.
Section 4 : La dissolution de la société
Les personnes morales disparaissent de différentes manières et selon diverses
modalités.
§1. Les causes de dissolutions (art 213)
1. La dissolution de plein droit
1.1. L’arrivé du terme : la durée maximum d’une société est
de 99 ans, si à la date du 99e anniversaire de son inscription au RCS,
les associés n’ont pas décider de la proroger, elle est dissoute de plein
droit. En cas de prorogation, il n’y a pas lieu de création d’un être
moral nouveau. Dans la pratique, les associés sont consultés 1 an au
moins avant le terme pour éviter une dissolution surprise.
1.2. La réalisation ou l’extinction de l’objet social : L’objet social
est réalisé lorsque l’activité pour laquelle la société a été créé est
définitivement achevé. La possibilité de l’activité pour laquelle la
17 AGA : Assemblée Générale des Associés
25
PARTIE 1 : LE DROIT COMMUN DES SOCIETES COMMERCIALES
société a été créé et qui vaut à une extinction de l’objet social. Ex :
révocation ou annulation d’un contrat de concession18.
1.3. L’annulation du contrat de société : Selon l’art. 269 :
« Lorsque la nullité de la société est prononcée, elle met fin, sans
rétroactivité, à l'exécution du contrat ». Il est procédé à sa dissolution.
L’annulation des statuts n’a pas d’effet rétroactif, l’annulation peut
résulter de vice de forme quand la régularisation n’a pas été
effectuée.
1.4. Les clauses statutaires : Les statuts peuvent prévoir
différentes causes de dissolution. Par exemple : la suppression d’un
régime fiscal privilégier. La réalisation de ses conditions potestatives
entraine la dissolution de la société.
2. La dissolution provoquée
2.1. La dissolution conventionnelle anticipée : C’est une
décision prise en AGE par les associés pour divers motifs. La dissolution
est décidée par les 2/3 des associés présents pour représenter à l’AGE.
Cependant, la décision ne doit pas être motivé par une intention
frauduleuse. C’est-à-dire dans le but de nuire à d’autres associés.
Lorsqu’il a été prouver que la décision a été prise à une intention
frauduleuse, elle peut être annulé par le tribunal compétent.
2.2. La dissolution judiciaire :
Selon l’art. 213 : « La société prend fin :
1. Par l’expiration du temps pour lequel elle a été constituée ;
2. Par la réalisation ou l’extinction de son objet ;
3. Par l’annulation du contrat de société ;
4. Par décision des associés aux conditions prévues pour modifier les statuts ;
5. Par la dissolution anticipée prononcée par le tribunal de commerce à la
demande d’un associé pour justes motifs, notamment en cas d’inexécution de
ses obligations par un associé ou de mésentente entre associés empêchant le
fonctionnement normal de la société ;
6. Par l’effet d’un jugement ordonnant la liquidation des biens de la société ;
7. Pour toute autre cause prévue par les statuts ».
Pour que la mésentente entre associé soit admise pour motif de dissolution, il
faut que le blocage n’émane pas du demandeur, que l’activité de la société soit
complètement bloquée.
§2. Le régime juridique de la dissolution
La dissolution frauduleuse est inopérante. Une société dissoute ne peut plus
être rétablie ni transformé en une autre société d’une autre forme juridique.
18 Ex : Ravinala
26
PARTIE 1 : LE DROIT COMMUN DES SOCIETES COMMERCIALES
Les formalités relatives :
Selon l’art. 216 : « La dissolution est publiée par un avis dans un journal habilité à
recevoir les annonces légales du lieu du siège social, par dépôt au greffe des actes ou
procès-verbaux décidant ou constatant la dissolution et par la modification de
l’inscription au registre du commerce et des sociétés ».
La dissolution doit être publiée dans un journal d’annonce légal et les actes
de dissolution doivent être déposés au greffe du RCS pour que les inscriptions
modificatives puissent être réalisées.
L’inexécution de ces formalités rend inopposable la dissolution vis-à-vis des
tiers. Après la dissolution et pendant l’opération de liquidation, la
dénomination sociale de la société doit être suivi de la mention « société en
liquidation ». La décision de dissolution peut comporter la nomination d’un
ou plusieurs liquidateurs. A défaut de désignation, si les associés n’arrivent
pas à s’entendre, le Président du Tribunal de commerce peut désigner un
liquidateur par voie d’ordonnance sur requête. Enfin, l’acte de nomination du
liquidateur doit être publié dans le délai de 1 mois à compter de son adoption
dans un journal d’annonce légal ou au RCS
27
PARTIE 2 : LES DIFFERENTS TYPES DE SOCIETES COMMERCIALES
PARTIE 2 : LES DIFFERENTS TYPES DE SOCIETEES
COMMERCIALES
L’étude du droit spécial des sociétés conduit à distinguer trois types de
société :
Société de personnes ou société par intérêt
Pour ce type de société, l’intuitu personae joue un rôle prépondérant car il est
exigé de chacun des associés. Par conséquent, les titres sociaux appelé part
social ne sont pas librement saisissable entre vifs sauf sous certaines conditions
très strictes.
Société de capitaux ou société par action
L’intérêt sur la personne des actionnaires est négligeable. C’est l’intuitu
pécunier qui prévaut. Par conséquent, les titres sociaux appelé action sont
négociables
Société mixte ou hybride
Elle présente à la fois, les caractères de société de personne à travers l’intuitu
personae et l’insensibilité des partes sociales, et ceux des sociétés de capitaux à
travers la limitation de la responsabilité des associés vis-à-vis des dettes
sociales.
Les sociétés anonymes (SA)
Par définition, une SA est une société dans laquelle les actionnaires ne sont
responsables des dettes sociales que jusqu’à concurrence de leurs apports, et
dont les droits des actionnaires sont représentés par des actions. La SA peut
être unipersonnelle ou pluripersonnelle. Cette forme juridique de société
permet d’accueillir au mieux l’épargne publique et de réunir d’important
capitaux. En effet, c’est la seule forme ou l’appel public à l’épargne est
autorisé.
Chapitre 1 : La constitution de la Société anonyme
La constitution eut être relativement brève ou longue. Elle est brève lorsqu’il
s’agit d’une fondation simultanée. Dans ce cas, les fondateurs arrivent eux-
mêmes à souscrire le capital de la société. C’est le circuit fermé. Il s’agit
souvent de société familiale. Les actions de ces sociétés sont nominatives, les
actionnaires peu nombreux et la considération de la personne reste
prépondérante.
28
PARTIE 2 : LES DIFFERENTS TYPES DE SOCIETES COMMERCIALES
On parle de fondation successive lorsque les fondateurs bien qu’ayant souscrit
une partie du capital doivent recourir ç un appel public à l’épargne. C’est le
circuit ouvert.
Section 1 : Les procédures et les formalités de constitution
Outre les formalités de condition vue Dns la première partie, … s’appliquent
aux SA. Constitution de SA sans appel public à l’épargne ou offre publique
§1. Les conditions relatives aux actionnaires
Leurs consentements ne doivent pas être vicier. Leur actionnaire peut être une
personne physique ou morale : peuvent être actionnaire un mineur émancipé
ou non, un incapable majeur, un conjoint ou un étranger. Une SA
unipersonnelle est composée d’un seul actionnaire. Et une SA pluripersonnelle
peut avoir deux ou plusieurs actionnaires sans avoir … légal
§2. Le montant minimum du CS
Lorsque la société se constitut sans APE, le montant du capital ne doit pas être
inférieur à 10 millions d’Ariary. Et 2 millions d’Ar si la société est
unipersonnelle. Le montant coûte ….
A. Sur les apports
Ils peuvent être effectués en numéraires ou en nature. Les apports en industrie
sont interdits. La souscription des apports en numéraire est constatée par un
bulletin de souscription établi par les fondateurs et signé par le souscripteur
ou par son mandataire qui écrit en toute lettre le nombre de titre souscrit. Les
actions représentant les apports en numéraire sont libérées lors de la
souscription du capital du quart au moins de la valeur nominale. La libération
du surplus intervient dans un délai qui ne peut excéder 3 ans à compter de
l’immatriculation au RCS selon les modalités définies par les statuts ou par
une décision du Conseil d’administration ou de l’administrateur général. Les
action représentant des apports en numéraires non intégralement libéré
doivent rester sous la forme nominative. Les fonds provenant de la
souscription sont déposés par les personnes qui les ont reçus pour le compte
de la société en formation, soit chez le notaire, soit dans une banque. Le
dépositaire remet au déposant un certificat de dépôt. Et les fondateurs
établissent une déclaration par laquelle il atteste que le montant des
souscriptions déclaré est conforme au montant figurant sur le bulletin de
souscription, et que le versement est conforme au montant des sommes déposé
figurant au certificat de dépôt.
29
PARTIE 2 : LES DIFFERENTS TYPES DE SOCIETES COMMERCIALES
B. Le cas des apports en nature
Si la société exclusivement d’apport en nature, il n’ait pas besoins de tenir un
AGC. Les dirigeants sociaux peuvent alors désignés dans les statuts et ils se
substituent au fondateur. Les apports en nature doivent être évaluer par un
commissaire aux apports qui doit être un expert-comptable. Mais il peut
désigner sous sa responsabilité exclusive un homme de l’art ou un expert qui
procède à l’évaluation. Le rapport du commissaire aux comptes doit indiquer
la méthode mise en œuvre pour l’évaluation de chaque apport en nature. Les
actes doivent être enregistrée au centre fiscal
C. La licéité de l’objet social
L’objet social doit être licite et conforme aux bonnes mœurs. L’adoption de
forme de SA peut être interdite pour certaines activités. Mais elle est
obligatoire pour d’autres types d’activités comme l’activités bancaire comme
l’assurance. Pour certaines activités, l’objet social doit être soumis à une
règlementation propre à la profession.
§3. Constitution de SA avec public à l’épargne ‘850 et suiv
La qualification d’une SA faisant un appel public à l’épargne peut s’obtenir à
travers 3 critère prévu par l’art. 77 de la loi : soit par inscription des titres
sociaux ou action de la société à une bourse de valeur
Section 2 : Le fonctionnement de la société
La SA s’organise autour de 3 organes :
Les Assemblées Généraux des actionnaires
L’administration de la direction de la société
Le contrôle de la société
§1. Les Assemblées Généraux des actionnaires
C’est l’organe de décision le plus important de la société. C’est un organe de
délibération qui possède une compétence considérable et qui prend toutes les
décision graves relatives à la vie de la société. Il existe 4 types d’assemblées
généraux :
- AGO : Assemblée Générale Ordinaire
- AGE : Assemblée Générale Extraordinaire
- AGM : Assemblée Générale Mixte
- AS : Assemblée Spéciale
S’il existe des règles communes à toutes les assemblées, des règles spécifiques
régissent chaque type d’assemblée générale.
30
PARTIE 2 : LES DIFFERENTS TYPES DE SOCIETES COMMERCIALES
A. Les règles communes aux assemblées généraux
1. La convocation de l’assemblée générale
Dans les SA, la convocation de l’AG relève du Conseil d’administration ou de
l’Administration générale. Il n’y a pas de fréquence imposée par la loi pour la
convocation d’une AG, sauf pour l’AGO qui doit se tenir une fois par an.
Toutefois, il existe des exceptions dans lesquelles la convocation de l’AG
n’émane pas du Conseil d’Administration, qui sont soumis à des conditions :
D’une part, l’AG peut être convoqué par le commissaire au compte lorsque
la défaillance du CA ou de l’Administration générale est constatée. Il faut que
le CA ou l’administration générale ait omis de convoquer l’AG malgré
l’existence d’une réquisition infructueuse. Dans ce cas, le commissaire au
compte peut convoquer l’AG dans un autre endroit s’il est nécessaire. Et il
établit un rapport motivé lors de la réunion de l’AG.
D’autre part, l’AG peut être convoqué par un mandataire désigné sur OSR19
du Président du Tribunal de commerce. La désignation du mandataire légale
est subordonnée à deux conditions non numératives :
- Soit elle est faite de tout intéressé qui a intérêt directe pour agir et qui
justifie d’une urgence ou d’un intérim à la demeure
- Soit elle est faite à la demande d’un ou plusieurs actionnaires possédant
le 1/10 du capital social
L’AG peut être convoquer pour la liquidation de l’entreprise lorsque
l’entreprise est en difficulté ou en cours de dissolution.
2. La forme émanant de l’AG
La convocation peut être expédiée ou faite de deux manières différentes :
- Soit elle est établie sous forme d’un avis de convocation publié dans un
journal d’annonce légale ou par un simple quotidien d’information Commentaire [NA2]: Fait
uniquement si les actionnaires ne
- Soit par une lettre recommandée avec accusé de réception si tous les sont pas tous connus
actionnaires sont nominatives
La convocation doit contenir un minimum d’informations. Elle doit indiquer le
lieu, la date et l’heur de la réunion, les points de l’ordre du jour. Elle doit
indiquer la nature de l’AG convoquée, les indications permanentes de la
société, les auteurs de la convocation. Aucune question qui ne figure pas dans
l’ordre du jour ne peut être débattu en AG sous prise d’annulation de l’AG. La
convocation doit être parvenu dans un délai de : 15 jours si c’est une première
convocation, de 6 jours s’il s’agit d’une deuxième convocation. Ce délai peut
être raccourci ou rallongé par le Président du Tribunal de commerce si
l’initiative de la convocation appartient à un mandataire légal décidé par voie
d’ordonnance.
19 Ordonnance Sur Requête
31
PARTIE 2 : LES DIFFERENTS TYPES DE SOCIETES COMMERCIALES
3. Le droit de vote
En principe, une action équivalente d’une voix, sauf stipulation contraire des
statuts. Il est de règle que l’exercice du droit de vote est libre. Ainsi, toutes
clauses qui fait échec à cette règle est réputée nulle et non-avenu. Tel est le cas
de la clause de renonciation du droit de vote, de la clause prévoyant un
agrément préalable du Conseil d’administration dans l’exercice du droit de
vote. Lorsqu’une action est nantie,20 le droit de vote est laissé au propriétaire.
Néanmoins, les actions rachetées par la société sont dépourvues du droit de
vote. Par ailleurs, certaines actions privilégiées bénéficient d’un droit de vote
double. L’exercice du droit de vote peut se faire directement le jour de la
réunion ou par correspondance. Si le vote par correspondance est admis, l’avis
de convocation doit contenir les conditions d’exercice de ce vote. Ainsi,
l’actionnaire intéressé doit adresser à la société une demande par lettre
recommandée avec accusé de réception pour exercer un vote par
correspondance. Dans ce cas, la société adresse à l’actionnaire un formulaire
de vote par correspondance avec des annexes constitué par des projets de
textes de résolution. Les documents d’information relatifs aux résolutions
préconisées. Le formulaire doit prévoir également une date limite pour la
réponse. A leur entré en séance, chaque actionnaire présentent ou représentés
doit émarger une fiche de présence. Cette fiche être certifier sincère et véritable
par le scrutateur21.
4. La constitution du bureau de l’AG
En début de séance, l’AG doit constituer son bureau qui est composé :
- Président de séance (ou PCA, ou PDG, ou ADG, ou Actionnaire
majoritaire)
- Secrétaire nommé par l’AG parmi les actionnaires ou un tiers22
- Deux scrutateurs désignés par l’AG parmi les actionnaires majoritaires
Il est de règle d’ordre public ne peut délibérer que sur les points de l’ordre du
jour inscrit dans la convocation. Toutefois, cette règle souffre d’exception.
Ainsi l’AG peut décider la révocation de quelques administrateurs ou de
l’administrateur général. Elle peut procéder à leur remplacement combien
même si la question n’a pas figuré dans l’ordre du jour. Chaque point de
l’ordre du jour doit être discuter et voter un à un. Le Corum est la majorité
requise dépendant de la rupture de l’AG. A la fin de chaque séance, il est
établi un procès-verbal signé par les membres du bureau.
B. Les compétences de l’Assemblée Générale Ordinaire (AGO)
L’AGO a une compétence bien précise, celle de prendre des décisions qui
n’entraine aucune modification des statuts. Il revient à l’AGO entre autres :
20 Nantir : donner en gage
21 Associé membre du bureau qui aide à dépouiller le vois
22 Cabinet juridique
32
PARTIE 2 : LES DIFFERENTS TYPES DE SOCIETES COMMERCIALES
D’approuver les comptes sociaux : les états financiers de synthèses,
-
bilans, etc. c’est le comptable de la société qui est en charge de cela. C’est
le commissaire au compte qui fait des contrôles
- De donner quitus23 aux dirigeants
- L’affectation des résultats par laquelle les actionnaires décident le
montant du bénéfice distribuable et du montant des dividende.
- Nomination du commissaire au compte
- Nomination et révocation des administrateurs et de l’ADG
- L’approbation ou le refus d’approbation des conventions conclu entre
les dirigeants sociaux et la société dans le cadre des conventions
règlementées.
- L’émission des obligations
- L’approbation du rapport du commissaire au compte
- La fixation du jeton de présence24 des administrateurs
- L’approbation ou non de l’évaluation par le commissaire au compte
d’un bien appartenant à un actionnaire et acheté par la société
- L’accès à l’AGO es refusé à tous actionnaire qui ne possède pas un
nombre lunimum prévu dans les statuts. Ce nombre ne doit pas
dépasser les 10 actions. Pour atteindre ce minimum =, les petits
actionnaires peuvent se mettre en syndicat.
- Le quorum pour que l’AGO puisse se tenir est de ¼ du capital social
- Lorsque l’AGO adopte des résolutions, il est exigé une majorité absolue
des voies exprimées.
Il est à noter qu’une AGO peut se réunir extraordinairement, elle est appelée
AGOREX. Il y a AGOREX lorsque la réunion se tient en dehors de la période
prévu dans les statuts, ou lorsque les points de l’ordre du jour ne sont pas
prévus dans la convocation mais que l’unanimité des actionnaires accepte de
les examiner. Dans ce cas, le quorum et la majorité sont pareil que ceux de
l’AGO.
C. L’Assemblée Générale Extraordinaire (AGE)
L’AGE a compétence pour prendre toutes les délibérations entrainant une
modification des statuts. Il s’agit d’une règle d’ordre public. Il en est ainsi en
matière d’augmentation sociale, en matière d’autorisation de fusion ou de
cession. Le transfert du siège social dans d’autres districts ou régions relève
également de l’AGE, ainsi que la dissolution anticipée ou la prorogation de vie
d’une société. L’AGE n’est valablement constituée que sous certaines
conditions de quorum.
AGO AGE AGS
Quorum 1ère convocation => ¼ 1ère convocation => 1ère convocation =>
23 Approbation que les dirigeants ont bien fait leur mandat
24 Rémunération donnée aux administrateurs
33
PARTIE 2 : LES DIFFERENTS TYPES DE SOCIETES COMMERCIALES
du capital social 50% du capital 50% du capital social
social
2e & 3e convocation 2e & 3e convocation 2e convocation =>
=> quorum => 25% du capital 25% du capital social
social
Majorité 50% de voix 2/3 de voix 2/3 de voix
exprimées, nulles et exprimées, exprimées,
blancs négatifs augmentation des Nulles et blancs
engagements négatifs
Les délibérations de l’AGE sont prises à la majorité. Il n’est pas tenu compte
des bulletins blancs. Il est à noter que l’augmentation des engagements des
actionnaires et le transfert du siège social dans un autre pays nécessite une
AGE. Aucune limitation n’est admise quant aux droits de chaque actionnaire
de participer à l’AGE.
D. L’Assemblée Générale Mixte (AGM)
C’est une assemblée régulière pour délibérer sur les répulsions relèvent en
partie de la compétence de l’AGO et en partie de l’AGE. Lorsque les
actionnaires doivent adopter une résolution dans AGM, il faut considérer le
domaine de la compétence de la question à voter. Si la compétence relève de
l’AGE, les règle de quorum et de délibérations applicables sont celles de
l’AGM. Ainsi le quorum et la majorité sont calculer par résolvions et par
résolution.
E. L’Assemblée Spéciale (AS)
L’AS réuni tous les actionnaires d’une même catégorie, elle a compétence pour
délibérer sur des questions qui vont être soumises à l’AG et qui porte atteinte
au droit des membres.
Ex : en cas d’annulation d’avantage ou de privilège.
Lorsque telle question a été décidé par l’AG avant la réunion de l’AS, les
délibérations prise ne sont valides que lorsque les délibérations spéciales les
approuvent. En cas de rejet, les décisions de l’AG sont considérées comme nul
et non assuré. L’AS n’est valablement constitué que si la moitié au moins des
titulaires de l’action de même sont présent ou représenté à la première
convocation, le quorum exigé de 25%. Les décisions doivent être voté à la
majorité des voix exprimées. Et on ne tient pas compte des votes nul.
34
PARTIE 2 : LES DIFFERENTS TYPES DE SOCIETES COMMERCIALES
F. Le cas particulier de la SA unipersonnelle
Les décisions de l’AGO et de l’AGE sont prises par l’actionnaire unique. Ce
sont des décisions unilatérales. L’actionnaire unique peut se faire assister par
un secrétaire, il n’a pas de droit de déléguer ses pouvoirs à une tiers personne.
Ces décisions doivent être prise sur la base du rapport de l’ADG et sur celui
du commissaire au compte qui assite à la réunion. Les délibérations sont prises
par l’actionnaire unique sous forme de procès-verbal. Et elles sont archivées
par l’administrateur général dans un registre de décisions.
§2. Les organes d’administration et de direction de la société anonyme.
L’art. 437 de la loi prévoit deux modes de gestion pour une SA.
- La Société Anonyme (SA) avec le Conseil d’Administration (CA)
- Les Sociétés Anonymes (SA) sans Conseil d’Administration (CA) mais
avec un Administrateur Général
Le mode de gestion peut changer en cour de vie sociale, et la décision relève
de la compétence de l’AGE. L’organe d’administration et de direction est un
organe de représentation de l’AG des actionnaires.
A. La Société Anonyme (SA) avec le Conseil d’Administration (CA)
La direction de la SA est assurée soit par un PDG, donc c’est une direction
monocéphale. Soit par un PCA + DG, bicéphale.
1. Le Conseil d’Administration
Selon l’art 439 de la loi, le CA est composé de 3 à 12 administrateurs. C’est un
organe non-permanent dont la convocation et la réunion sont régis par un
règlement intérieur. L’administrateur doit être une personne physique. Et
lorsqu’une personne morale a été élu administrateur, elle doit être représenté
par une personne physique. L’administrateur peut être un actionnaire ou non.
Toutefois, le nombre d’administrateurs non actionnaires ne peut être supérieur
1/3 du nombre des administrateurs. Le mandat d’administrateur n’exige pas
de compétence particulière mais il est soumis à des régimes d’incompatibilité
et d’interdiction. Ainsi, le commissaire au compte de la société ne peut être
nommé administrateur que 5 ans après l’expiration de son mandat. Sans
frapper d’interdiction et d’incompatibilité, les fonctionnaires, les militaires et
les avocats, ainsi que les auxiliaires de justice. Une personne physique ne peut
être administrateur de plus de 5 société anonyme ayant leur siège à
Madagascar. Tout candidat à un poste d’administrateur doit déposer une
déclaration sue l’honneur relative aux mandats sociaux qu’il occupe dans
d’autres sociétés. Un salarié de la société peut être nommé administrateur tout
en restant salarié. L’administrateur peut être nommé soit par les statuts, soit
par l’AG constitutive, soit par l’AGO. Lorsque le nombre d’administrateur est
inférieur au minimum légal, ou lorsque le CA a omis de coopter à
35
PARTIE 2 : LES DIFFERENTS TYPES DE SOCIETES COMMERCIALES
l’administrateur. Dans ce cas, l’AGOREX peut nommer l’administrateur
manquant lorsque les effectifs des administrateurs actionnaires est inférieur à
2/3 des membres du conseil d’administration ou s’il a été constater, la vacance
… les administrateurs restants peuvent eux-mêmes procéder à des
désignations par la technique de la population. Le mandat d’administrateur
est de 6 ans maximum s’il a été nommé en AGO. La durée de ce mandat est
réduite à 2 ans si la nomination a été fait à l’AGC. Un administrateur est
révocable ad nutum et ce même sans juste motif. Lorsqu’une personne morale
a désigné un représentant au sein du CA, elle peut également révoquer cet
administrateur. Lorsqu’un administrateur a été désignée par coop. Mais que
l’AGO à refuser d’enterrer la nomination, les décisions prises par le CA avec
ses administrateurs demeure valable à l’égard des tiers. La fonction
d’administrateur cesse à la suite d’une démission ou d’un décès.
2. Les droits et obligations des administrateurs
Les administrateurs bénéficient de droit financier tels que les jetons de
présence les rémunérations exceptionnelles et les *********.
Les jetons de présence sont constitués par une somme globale allouée
annuellement au CA par l’AGO et qui est porté aux facteurs généraux de la
société en tant que charge de l’exploitation. Cette somme est librement répartie
par le Conseil d’administration entre ses membres. Le CA peut également
allouer une rémunération exceptionnelle pour les missions ou les mandats qui
leur ont été confier et qui dépasse le cadre normal de leur fonction.
L’administration peut revoir des différends, c’est à dire le remplacement des
frais de voyage et de déplacement, ainsi que des déplacements engagés dans
l’intérêt de la société. L’administration ne peut recevoir aucune rémunération
permanente ou non de la part de la société sauf son salaire s’il est salarié ou
ses dividendes s’il est actionnaire. L’administration n’a pas la qualité de
commerçant. En contrepartie, les administrateurs ont des obligations et des
responsabilités vis-à-vis de la société. Ainsi, ils n’ont aucun pouvoir de la
représentation individuelle de la société parce qu’ils ne sont pas des
mandataires de la société. Lorsque l’administrateur a été nommé, il ne peut
plus occuper la place de salarié au sein de la société sauf si son contrat de
travail a précédé la nomination. Les administrateurs sont tous tenu au secret
de la délibération et à la décision. Quant aux infos confidentielles obtenues au
cours de la réunion du conseil d’administration ou durant son mandat. Les
administrateurs ont l’obligation d’assister aux réunions du CA. En cas de non-
respects des obligations par les administrateurs, ils s’exposent à des sanctions
civiles ou pénales.
En matière de sanction civile, la responsabilité individuelle ou solidaire des
administrateurs peut être engagé. En cas de faute grave commis dans la
gestion de la société, ils risquent d’être tenu des dettes sociales. Par exemple,
s’ils ont fait distribuer ou s’ils ont laissé distribuer sans opposition des
36
PARTIE 2 : LES DIFFERENTS TYPES DE SOCIETES COMMERCIALES
dividendes fictifs. Ils peuvent également tenu de réparer tous les préjudices
résultats de leur faute de gestion ayant causé des dommages aux actionnaires,
à la société ou aux tiers. Par exemple, si les agissements du conseil
d’administration ont entrainé la dissolution ou des difficultés de la société.
Selon l’art. 944 de la Loi n° 2003-036 du 30 janvier 2004 sur les sociétés
commerciales25, les sanctions civiles pourront également être associé de Commentaire [NA3]: Art. 944 - Les
coupables des infractions visées aux
l’interdiction d’administrer toutes sociétés commerciales. Les administrateurs articles 931, 932, 943 et 944
peuvent également soumis à des sanctions pénales. pourront en outre faire l’objet d’une
interdiction de diriger, gérer,
3. Le fonctionnement du Conseil d’Administration administrer ou contrôler, soit toute
entreprise commerciale et toute
personne morale ou société, soit une
Le CA bénéficie d’un large pouvoir au sein de la société. Au début de leur ou plusieurs de celles-ci pendant
réunion, le CA doit élire un président qui doit être obligatoirement une cinq ans au moins et dix ans au plus.
personne physique. Il préside le conseil pendant la durée de son mandat. Et sa
fonction est renouvelable. Cependant, les administrateurs gèrent
collectivement la société. Le CA se réunit sur convocation de son président ou
du tiers de ses membres. Lorsque le PCA 26 ne préside pas la réunion du
conseil, la séance est présidée par l’administration des actionnaires qui a le
plus grand nombre d’action ou le plus âgé. Lors de ces réunions, il est tenu
d’un registre de présence signé par chaque administrateur présent. Le conseil
ne peut prendre des décisions que si la moitié au moins des membres est
présent ou représenté. Et il est délibéré à la majorité des membres présents ou
représentés. En cas d’égalité des voix, le PCA a une voix prépondérante. Le
CA est investi des pouvoirs les plus étendu pour agir en toute circonstance au
nom et pour le compte de la société. Et cela même s’il fait des actes en dehors
de l’objet social. La délibération du CA est constatée par des PV établi en
registre spécial tenu au siège de la société, côté et paraphé par le Président du
Tribunal. Le PV est signé par le président de séance et au moins par deux
administrateurs.
4. Direction de la SA
La direction peut être assuré par le PCA et prend le titre de PDG mais peut
également être exercé par le DG.
a) Le Président-Directeur Général (PDG)
Le PDG est nommé par le CA, il doit être une personne physique car sa
responsabilité peut être mis en jeu. En général, le PDG occupe ce poste pour la
durée d’un mandat au sein de l’administration, mais sa fonction est toujours
renouvelable. Le PDG est renouvelable ad nutum par le CA. C’est une règle
25
Art. 944 - Les coupables des infractions visées aux articles 931, 932, 943 et 944 pourront en
outre faire l’objet d’une interdiction de diriger, gérer, administrer ou contrôler, soit toute
entreprise commerciale et toute personne morale ou société, soit une ou plusieurs de celles-ci
pendant cinq ans au moins et dix ans au plus
26 Président du Conseil d’Administration
37
PARTIE 2 : LES DIFFERENTS TYPES DE SOCIETES COMMERCIALES
d’ordre général. Ici, on ne peut pas déroger les clauses des statuts. Il est
interdit d’être PDG de plus de 3 simultanément SA ayant leurs sièges à
Madagascar. De même, le PDG n’a pas le droit cd cumuler sa fonction avec
plus de mandat d’ADG ou du DG du SA ayant leur siège à Madagascar. Lors
de son entrée en fonction, le PDG doit déclarer sur l’honneur qu’il n’est pas
frappé de ses interdictions. Lorsqu’un salarié est nommé au poste de PDG ou
de PDG adjoint, son contrat de travail est automatiquement suspendu. Lors de
sa nomination et même s’il est actionnaire, le PDG ne participe pas au vote. Et
ses actions ne sont pas pris en compte pour le calcul du quorum. Le PDG ne
préside pas le CA et les AG des actionnaires, et assure la direction générale de
la société. Il ne participe pas au vote seulement pour sa rémunération. Il
représente la société dans les relations avec les tiers. Il dispose du pouvoir le
plus étendu et les limites statutaires à ce pouvoir sont inopposables au tiers de
bonne foi. En cas de décès ou d’empêchement du PDG, le CA procède à la
nomination d’un administrateur délégué. Ce dernier exerce la fonction de
Président du Conseil d’Administration et de Directeur de la société à la place
du PDG, mais de manière exceptionnelle et temporaire.
b) Le Président-Directeur Général adjoint (PDG adjoint)
Le Président-Directeur Général adjoint assiste le Président-Directeur Général.
De ce fait, il est un auxiliaire du PDG. Mais il est également un mandataire du
CA. Le PCA fixe le nombre de PGCA. Ce dernier peut être ou non un
administrateur. La durée de sa fonction est fixée par le CA. Cette durée ne
peut excéder son mandat s’il est administrateur. En principe, le PDGA dispose
d’un pouvoir étendu dans tous les actes passés avec les tiers. Les limites
conventionnelles à ses pouvoirs ne sont pas opposables aux tiers de bonne foi.
La fonction du PDGA cesse à la suite de la révocation peut intervenir à tout
moment à la fin de son mandat s’il est administrateur ou en cas de démission
ou de décès.
c) Le Président du Conseil d’Administration & le Directeur-Général
Tel est le cas lorsque la SA adopte la forme d’un exécutif bicéphale. D’une
part, le PCA assure d’une manière générale la fonction d’administrateur. Il
préside le CA et les AG. Il veille à e que le CA assume le contrôle de la gestion
de la société confié au DG. Le PCA peut procéder à tout moment à toutes
vérifications qu’il juge opportun. Il peut demander la communication de tous
les documents qu’il estime utile. Les incompatibilités et les interdictions
régissant le PDG s’appliquent au PCA. Il en est de même pour les
rémunérations et les indisponibilités. D’autre part, le DG est nommé par le CA
et sur proposition du PCA. Il doit être une personne physique administrateur
ou non. S’il est un salarié de la société, son contrat de travail est suspendu. La
durée de fonction du DG est fixée par le CA. Elle est renouvelable
indéfiniment, mais le DG est révocable à tout moment. Le DG assure donc la
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PARTIE 2 : LES DIFFERENTS TYPES DE SOCIETES COMMERCIALES
direction générale de la SA qu’il représente dans les relations avec les tiers. Il
dispose à cet effet de pouvoir les plus étendus : la rémunération et les
avantages en nature liés à la fonction sont fixés par le CA.
5. La Société Anonyme (SA) sans Conseil d’Administration
C’est le mode de gestion conseillé à tous les SA composés au grand max de 3
actionnaires. Mais il peut également être adopté dans l’hypothèse où l’effectif
des actionnaires est supérieur à 3. Les fonctions de l’administration et de
direction sont assurées par une personne physique appelé ADG 27. L’ADG peut
être une personne physique, actionnaire ou non. Il peut être nommé dans les
statuts par l’AGC, par l’AGO et sa révocation doit respecter le principe de
parallélisme des formes. Lorsque l’ADG est nommé par l’AGC, la durée de
son mandat est de deux ans au max. Il en est de même s’il est statutaire, mais
sa révocation relève de l’AGE. S’il est nommé par l’AGO, la durée maximale
de son mandat est de 6 ans. La révocation de l’ADG peut arriver à tout
moment et sa fonction peut prendre fin car le décès ou la démission de
l’interdit d’être simultanément ADG de plus de 3 SA ayant leur siège commun
à Madagascar. De même pour l’ADG qui n’a pas le droit de cumuler sa
fonction avec plus de 2 mandats de PDG ou de DG de SA ayant leur siège à
Madagascar. Si l’ADG se trouve dans l’un des deux cas, il doit se démettre de
l’un de ses mandats dans les 3 mois de sa nomination. Sinon, il est présumé
avoir démissionner de son dernier mandat en date. La nomination d’un salarié
au poste de DG entraine la suspension de son contrat de travail. L’ADG
représente la société dans les relations avec les tiers. A cet effet, il possède les
pouvoirs les plus étendus. Et toutes les limites conventionnelles de ses
pouvoirs sont inopposables au tiers de bonne foi. L’ADG préside l’AG des
actionnaires, et il appartient à l’AGO de fixer la rémunération des indemnités
et les avantages en nature de l’ADG.
B. Le contrôle de la Société Anonyme (SA)
L’article 724 de la Loi n°2003-036 du 30 janvier 2004 sur les sociétés
commerciales dispose que :
« Le commissaire aux comptes dresse un mémorandum28 dans lequel il porte à la
connaissance du conseil d'administration ou de l'administrateur général :
1. les contrôles et vérifications auxquels il a procédé et les différents sondages
auxquels il s'est livré ainsi que leurs résultats ;
2. les postes du bilan et des autres documents comptables auxquels des
modifications lui paraissent devoir être apportées, en faisant toutes les
27Administrateur-Directeur Général
28 Mémorandum [Droit international public] : Rapport, éventuellement confidentiel, sur une question
donnée, comprenant souvent en conclusion injonctions ou propositions, adressé par un État à un autre
État ou par un organe à un autre organe d’une organisation internationale. Dans certains cas, synonyme
d’accord ou traité (ex. Mémorandum d’accord sur le règlement des différends de l’OMC).
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PARTIE 2 : LES DIFFERENTS TYPES DE SOCIETES COMMERCIALES
observations utiles sur les méthodes d'évaluation utilisées pour l'établissement
de ces documents ;
3. les irrégularités et les inexactitudes qu'il aurait découvertes ;
4. les incidences des observations et rectifications ci-dessus sur les résultats de
l'exercice comparés à ceux du dernier exercice ;
5. les points faibles significatifs relevés au niveau du système comptable et de
contrôle interne et susceptibles d'affecter l'opinion du commissaire aux comptes
sur les états financiers de synthèse.
Ce mémorandum est mis à la disposition du président du conseil d'administration ou
de l'administrateur général avant la réunion du conseil d'administration ou de la
décision de l'administrateur général qui arrête les comptes de l'exercice. »
Chapitre 2 : La société à responsabilités limitées (SARL)
La SARL est une société dans laquelle les associés ou l’associé unique ne sont
responsables des dettes sociales qu’à l’occurrence de leur apport et dont leur
droit sont représentés par leur part sociales.
Section 1 : Intérêt et spécificité de la SARL
La SARL emprunte le caractère intuitu personae des sociétés de personnes et
le critère de la limitation de la responsabilité des sociétés de capitaux. Cette
forme de société attire généralement les petites et moyennes entreprises
familiales. Par application de la loi 2014-010 du 4 août 2014, aucun seuil
minimum n’est prévu par le capital social de la SARL. Avant le seuil minimum
était de 2 millions d’Ariary pour les SARL. Le capital social est divisé en part
social, et les statuts de la société doivent indiquer le nombre de part social
revenant à chaque associé, ainsi que l’identité de chaque associé. Les apports
en nature sont soumis à une procédure de vérification. Tandis que les apports
en industrie sont interdits à l’exception du conjoint de l’associé qui peut
apporter son industrie lorsque l’activité principale est liée à la réalisation de
l’objet social (art. 18 du décret d’application de 2004-453). Par exemple, une
société d’exploitation artisanale. Dans les SARL, les parts fondateurs n’existent
pas.
Section 2 : Les assemblés généraux des associés
L’AG des associés est appelée à prendre des décisions collectives qui peuvent
être ordinaires si elles sont adoptées par l’AGO ou extraordinaire si elles sont
adoptées par l’AGE. Les décisions collectives peuvent être adoptées à travers
les consultations écrites tournantes sauf si la SARL comporte plus de vingt (20)
associés et qu’il s’agit d’une assemblée générale annuelle appelée à statuer sur
les droits sociaux.
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PARTIE 2 : LES DIFFERENTS TYPES DE SOCIETES COMMERCIALES
Selon l’article 325 de la loi « La société à responsabilité limitée est une société dans
laquelle les associés ne sont responsables des dettes sociales qu'à concurrence de leurs
apports et dont les droits sont représentés par des parts sociales. Elle peut être
constituée par une personne physique ou morale, ou entre deux ou plusieurs personnes
physiques ou morales »
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