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Conflits armés en Afrique : causes et enjeux

Le document traite des guerres civiles en Afrique, soulignant leur multiplication au XXe siècle et leur lien avec la faillite démocratique. Il explore les origines des conflits, les acteurs impliqués, ainsi que les conséquences économiques et sociales des violences. Enfin, il propose des solutions axées sur l'établissement d'un véritable état de droit et le respect des droits humains pour prévenir la récurrence des conflits.

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Conflits armés en Afrique : causes et enjeux

Le document traite des guerres civiles en Afrique, soulignant leur multiplication au XXe siècle et leur lien avec la faillite démocratique. Il explore les origines des conflits, les acteurs impliqués, ainsi que les conséquences économiques et sociales des violences. Enfin, il propose des solutions axées sur l'établissement d'un véritable état de droit et le respect des droits humains pour prévenir la récurrence des conflits.

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SOMMAIRE

Introduction......................................................................
...........................2

I – Historique et
définition...........................................................................
.2

1–
Historique...................................................................
...................2
2–
Définition....................................................................
..................3

II- Origine et acteurs de la


rébellion .............................................................3

1–
Origines............................................................................
..............3

2–
Acteurs.............................................................................
..............3

III – Les conflits armés internes, expression de la


«faillite démocratique ».......3

1 – Les rebellions armées


internes...........................................................4

1.1- Les acteurs des rebellions


internes.................................................5

Page 1
1.2- Les
combattants..........................................................
.................6
1.3- Les élites
intermédiaires.......................................................
.........6

IV- Conséquences et tentatives de


solutions..................................................7

1- Conséquences...........................................................
........................7
2- Tentatives de
solutions...................................................................
..8

CONCLUSION.............................................................
.....................9

Page 2
Introduction
Les guerres civiles se sont multipliées tout au long du XXe siècle,
au point d’être devenues aujourd’hui le type de conflit le plus
largement répandu, et de très loin, sur les cinq continents. lors que
le développement est un processus long et endogène, l’Afrique est
le continent des conflits, de l’urgence et des tsunamis silencieux.
Les questions de sécurité sont devenues prioritaires. La sécurité
est l’état d’un sujet (individuel et collectif) qui s’estime non
menacé ou dispose de capacités de réponses face à des dangers
réels ou anticipés. Elle est un bien public mal assuré du fait de la
faiblesse, voire de la disparition des forces de police, d’armées et
de justice garantissant le respect des droits civils et politiques.
L’insécurité prend des formes multiples, dont les plus extrêmes
sont les conflits armés. Ceux-ci diffèrent selon leur intensité, leur
durée et leur extension territoriale. Ils peuvent être infranationaux,
internationaux ou régionaux. L’Afrique est devenue le continent où
le nombre de victimes du fait des conflits armés est le plus élevé
au monde, même si on note un certain recul de la conflictualité

I- Historique et définition
1- Historique
L’Afrique intertropicale est la région du monde où se
rencontre depuis trente ans le plus grand nombre de conflits
armés. La majorité de ces conflits sont des guerres civiles
dépourvues d’enjeu sécessionniste. Dans un contexte politico-
culturel caractérisé par la faiblesse de la citoyenneté
démocratique, elles opposent des groupes ethniques concurrents
pour accéder au contrôle de l’opérateur économique central que
représente l’État. Toutefois, le fonctionnement de l’État
patrimonial-clientéliste est affecté par la dégradation économique
de ces dernières années. Il en résulte une transformation de la
nature des guerres civiles, lesquelles s’accompagnent de
phénomènes d’anomie.
Ce sont des guerres sans fin et, pour certaines d'entre elles, sans
issue prévisible : guerre civile du Mozambique (la seule guerre
civile africaine en voie de règlement définitif) : dix-sept ans ;

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guerres de l'Angola, de l'Ouganda, de la Somalie : près de vingt
ans ; guerres civiles du Tchad : vingt-six ans ;...

2- Définition
La rébellion est un sentiment d’indignation et de réprobation
face à une situation. Elle est aussi, dans un sens plus précis, le
refus actif d'obéir à une autorité.
Acte de révolte et d'insubordination à un régime ou une
institution, dont l'autorité est perçue comme abusive.
II- Origines et acteurs de la rébellion
1- Origines
Les conflits armés, notamment africains, résultent de
l’enchevêtrement de plusieurs facteurs (culturels, sociaux,
politiques, militaires, géopolitiques) ayant chacun leur
propre temporalité.

La cause initiale peut être mineure alors qu’une fois


déclenchés, en l’absence de régulation et de prévention, les
conflits violents peuvent devenir incontrôlables. En outre, la
violence engendre la pauvreté, l’exclusion et l’absence
d’institutions, qui elles-mêmes nourrissent les conflits.
On note une réactualisation de conflits ancestraux.
Les facteurs politiques sont évidemment essentiels.
La plupart des conflits africains ont une dimension
régionale. Ils sont intra-nationaux et transfrontaliers par le
biais des États, des milices se déversant des pays voisins et
des contagions régionales de groupes ethniques à cheval
sur plusieurs pays.

2- Acteurs
Ils mettent en jeu une pluralité d’acteurs, d’alliances
et de mobiles. Leur explication implique des approches
pluridisciplinaires :sociologique (action violente des
masses, propagande, désinformation de la presse,
campagnes génocidaires) ; politique (antagonismes entre
puissances rivales, conflits de pouvoirs, jeux des
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représentations et replis identitaires réifiés,
instrumentalisation du religieux) ; économique (intérêts
économiques, modes de financement des conflits) ;
psychologique (théories du conflit fondées sur le couple
frustration-agression ; la pulsion de mort devient pulsion de
destruction de l’autre) ; militaires (défaillances des forces
de sécurité, trafics d’armes).
III- Les conflits armés internes, expression de la
«faillite démocratique»
« Seule une conjoncture de facteurs peut entrainer une
population sans grand moyen à se soulever contre une puissance
coloniale. Même si elle avait autant de raisons à se soulever
avant.... ».
A l'issue des conférences nationales souveraines et
l'ouverture de la voie au jeu démocratique, les populations sont
dans l'attente de voir s'exécuter les recommandations et feuilles
de route que leurs représentants ont fait adopter. Comme dans les
années 60, les dirigeants africains se trouvent seuls face au destin
de leur pays, et ne s'aperçoivent pas du danger qu'ils pourraient
faire encourir à leurs peuples s'ils manquaient à leur devoir, celui
d'être garant de la conduite du processus démocratique dans un
climat de confiance et de paix sociales. La plupart de ces
dirigeants n'ont pas tiré les leçons de lourd tribut payé à la nature
par les populations du Congo Belge, du Nigéria, confrontés aux
tristes sorts qu'elles ont subis successivement : famine, maladies,
décès par milliers..... Les mémoires courtes des gouvernants et
leur manque de capacité à assumer les hautes fonctions de l'Etat,
vont contribuer au réveil des sentiments de révolte, de rancunes,
d'animosité ou encore de frustration, lesquelles donnent naissance
à une nouvelle forme de revendications violentes : les rébellions.
1- Les rebellions armées internes
Les rébellions armées en Afrique subsaharienne, qu'elles soient
internes ou externes trouvent leur fondement au lendemain de
l'indépendance. Les guerres de sécession du Biafra, du Katanga,
les affrontements interethniques du Rwanda, du Tchad ou du
Soudan pour ne citer que ceux là, témoignent d'un parcours de
guerres historiques et fratricides que le continent ait vécues
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durant le XXème siècle. Ce phénomène qui a baissé d'intensité
dans les années 70, vont ressurgir avec l'avènement de la
démocratie. A ce stade, il n'est plus question de pointer du doigt la
guerre froide qui s'éteint, mais de mettre en exergue les
conséquences d'une telle période qui a jalonné l'histoire du peuple
africain.

Néanmoins, c'est en cette période que des centaines de


rébellions vont naître de part et d'autre avec pour but, la
« revendication sociale ». Cette option plonge l'opinion publique
dans une incompréhension et, révèle de profonds malaises qui
sévissent sur ce continent. Le foisonnement de ces groupes armés
qui se disent défenseurs de la paix et de l'égalité sociale, participe
à la tribalisation des pays, suivant les idéaux des chefs rebelles,
lesquels ont obligation de drainer avec eux un maximum de
combattants et se faire de la popularité par des ruses et, s'assurer
la survie de leurs actions.

Théâtres d'affrontements armés impliquant plusieurs


acteurs104, les pays africains sont aujourd'hui victimes de faillite ou
de l'échec du processus démocratique. De nombreux groupes
armés sont fragmentés en divers mouvements et changent de
relations et de stratégies d'action au fur et à mesure.

Cette « forme de criminalité organisée » 105, prenant


naissance sur les cendres de la guerre froide, constituent des
groupes de guérillas avec objectif, la prise de pouvoir par la lutte
armée afin d'y instituer l'Etat de droit et une réelle démocratie.

Aujourd'hui en Afrique, faut-il le rappeler, plus d'une dizaine


de pays vit dans un conflit armé ou traverse des moments d'une
sécurité précaire, liés soit à des conflits dans les pays voisins, soit
à un contexte favorable au déclenchement d'un conflit armé. Cette
forme de syndrome de déficience sécuritaire qui sévit en Afrique
centrale et dans la région de Grand Lac, en Afrique de l'Est et en
Afrique de l'Ouest, mobilise une catégorie de la couche sociale qui
en espère trouver une issue à ses problèmes sociaux.

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1.1- Les acteurs des rebellions internes
En observant les catégories des combattants engagés dans
les rébellions africaines, on se rend compte d'un groupe complexe,
pas facile à stratifier avec des caractéristiques plausibles. Pour
comprendre avec objectivité le comportement des rebelles et
l'évolution de leur mouvement, il est judicieux de s'intéresser à
leur environnement psycho social et environnemental. Une lecture
des témoignages et vécus de la vie des rébellions africaines,
expriment les éléments qui déterminent leur dynamique. Les
conflits armés internes, qualifiés par certains spécialistes de
guerre civile, sont menés par des rébellions armées, formées sur le
même territoire. Ces rébellions sont composées des ressortissants
du pays même, des filles et garçons souvent en déperdition
scolaire, vivant majoritairement dans les zones rurales, en proie à
la pauvreté et à l'accès difficile aux structures socio-économiques
de base. Il s'agit des catégories de population active, sans emploi,
qui se lancent dans une course pour leur survie.
La lutte armée qui se dirige contre les autorités politiques et
militaires, accusées d'être responsables de tous les maux de leur
pays, est considérée comme source d'espoir pour les combattants
qui voient en cela une opportunité d'améliorer leurs conditions de
vie.
Des investigations menées et rapports parcourus, les
rébellions se constituent par différents acteurs. Les combattants
sont d'abord des ex militaires, ensuite les désœuvrés, puis les
apprentis locaux et enfin les alliés politiques que sont les élites
intermédiaires.
1.2- Les combattants
Les désœuvrés, considérés comme détractés sociaux,
forment le lot de l'effectif ; ce qui écarte l'esprit de la
manipulation car ici, les raisons sociales occupent la première
place pour que quelqu'un s'adhère à un groupe armé. En
s'engageant, les désœuvrés s'attendent à un gain pour améliorer
leur condition de vie. Les informations se passent de bouche à
oreille, ceux qui tiennent de petits commerces les abandonnent
pour rejoindre le point de ralliement, évoquant des problèmes
d'ordre économique ; les jeunes des localités voisines ou
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éloignées, mutent pour se rapprocher de là où se déroulent les
opérations clandestines de recrutement. Notons par ailleurs que
les premiers adhérents sont des autochtones qui restent les pivots
des groupes car souvent, ils ont un lien familial avec le leader
rebelle.
Les ex militaires, qu'ils s'agissent des retraités valides, des
radiés de l'armée pour cas d'indiscipline n'ayant pas été
reconvertis, constituent un réservoir de main d'oeuvre militaire à
laquelle les leaders des rébellions y font recours pour la
constitution de leur mouvement. Ces anciens militaires, nantis
d'expérience et d'expertise, forment le cercle d'encadrement pour
les combattants. Dès les premières heures de la formation du
mouvement, ils participent à toutes les chaines qui vont du
recrutement à la formation aux premiers assauts, dont ils assurent
le commandement tactique à différents niveaux.
1.3- Les élites intermédiaires
Les élites intermédiaires sont composées des agents des
services public et privé, cadres de l'administration centrale ou
régionale qui apportent leur soutien à la rébellion de manière
multiforme.
Ils sont la tête pensante et la plume de la rébellion ; ils
profitent au maximum de leurs relations pour galvaniser l'opinion
publique nationale et internationale au profit de la rébellion qu'ils
soutiennent et ce, contre le pouvoir en place.
Officiellement agents au service de l'Etat mais en réalité, ils
déstabilisent le pouvoir en faisant campagne de désinformation au
profit des rébellions, fournissent et divulguent les informations
classées confidentielles ; c'est le canal de la mobilisation de
ressources et de logistiques pour la rébellion. Ils coopèrent avec
l'administration de l'armée gouvernementale et communique les
plans des opérations en cours ou en vue à la rébellion. Avec toutes
ces contributions, la capacité d'une rébellion à déstabiliser le
gouvernement de son propre pays s'affirme. Les rebelles disposent
de moyens à tenir en échec l'armée régulière, vu l'environnement
sociologique dans lequel elle s'est constituée.

IV- Conséquences et tentatives de solutions

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1- Conséquences
Les conflits violents font des victimes, mais il est souvent
difficile de savoir exactement combien. Leurs conséquences dans
les pays touchés sont nombreuses et diverses.
es conflits violents tuent de plusieurs manières : les combats
font des victimes parmi les civils et les militaires, les maladies sont
plus fréquentes et la criminalité violente s’accroît.
Les guerres entraînent des migrations massives. Les pays qui
sortent d’un conflit sont confrontés à un risque aggravé de
résurgence des hostilités.
Les conflits ont aussi des conséquences économiques.
Ils conduisent à une montée du chômage et à une perte de
revenu, car ils perturbent l’activité économique, détruisent
l’infrastructure, génèrent de l’incertitude, font augmenter les coûts
de transaction et favorisent la fuite des capitaux.
Les dépenses sociales sont souvent comprimées afin de
permettre une hausse des dépenses militaires. L’économie subit
des changements structurels. Il importe de traiter les
conséquences d’un conflit violent, non seulement pour des raisons
humanitaires, mais aussi pour réduire la probabilité de récurrence
du conflit.

2- Tentatives de solutions
Au cœur de presque tous ces conflits se trouve la question de
la démocratie et des modalités modernes de gestion du pouvoir.
Aucune solution ne saurait faire l’économie de la mise en œuvre
de mesures évidentes et notamment la mise en œuvre d’un Etat
de droit authentique garantissant:
 le respect des droits de la personne
 la liberté d’opinion et d’expression
 le principe de l’accession au pouvoir par le suffrage populaire
exprimé dans la transparence et la régularité
 l’alternance au pouvoir
 le respect des droits des minorités au plan politique et
culturel.
Ces solutions ne peuvent être confondues avec les simulacres
de démocratie que les régimes en place ont tendance à vouloir
servir comme si les enjeux étaient seulement de façade. Le
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problème de la démocratie est un problème vital, sa solution est
authentique ou n’est pas du tout.

Dans les pays en proie à de tels conflits la communauté


internationale se doit de prendre toute la mesure de la quête de
démocratie et concourir à instaurer un Etat de droit authentique à
travers des mécanismes consensuels, acceptés par toutes les
forces significatives en présence.

S’agissant des conflits à caractère tribal et ethnique, leur


gestion est assurément plus délicate du fait du caractère toujours
exacerbé des contradictions à l’œuvre. Ici comme ailleurs
l’instauration d’un vrai Etat de droit et d’une démocratie
authentique s’impose comme une nécessité irréductible.
S’agissant des conflits régionaux, la paix ne sera à l’ordre du
jour véritablement que lorsque les différents Etats auront
individuellement réglé leurs problèmes internes qui sont avant tout
des problèmes de démocratie.
S’agissant de l’Afrique de l’Ouest, les efforts de la CEDEAO
doivent être soutenus malgré leurs inconvénients, consistant à
conforter des pouvoirs de fait comme en Guinée par exemple. Le
danger serait ici d’établir des discriminations indues entre des
régimes qui ne valent pas plus, en vérité, les unes que les autres.
Des mesures rigoureuses auraient pu être prises depuis
longtemps, à l’échelle internationale, pour lutter contre les trafics
des minerais qui entretiennent tous ces conflits. Ici également la
communauté internationale a souvent péché et a besoin de faire
son agiornamiento.

Conclusion
Au terme de notre travail, nous pouvons retenir que la
rébellion en Afrique ou dans le monde est un phénomène très
dangereux car, elle devient sources de pauvreté, ralentissement
du développement du continent de manière économique,
intellectuelle, etc... il serait donc nécessaire que chacun prenne
conscient en faisant place aux dialogue en lieu et place des armes.

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