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Définition de la disparition juridique

Le document traite de la personnalité juridique des personnes physiques, définissant les conditions d'acquisition et de cessation de cette personnalité. Il aborde également les notions d'incertitude juridique liées à l'absence et à la disparition, ainsi que les régimes juridiques qui en découlent. Enfin, il souligne l'importance de comprendre ces règles pour mieux naviguer dans les situations juridiques complexes.

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Définition de la disparition juridique

Le document traite de la personnalité juridique des personnes physiques, définissant les conditions d'acquisition et de cessation de cette personnalité. Il aborde également les notions d'incertitude juridique liées à l'absence et à la disparition, ainsi que les régimes juridiques qui en découlent. Enfin, il souligne l'importance de comprendre ces règles pour mieux naviguer dans les situations juridiques complexes.

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SOMMAIRE

Introduction......................................................................................................2
I- Définition............................................................................................2
1- Incertitude......................................................................................2
2- Existence juridique........................................................................2
3- Personnes physiques......................................................................2
II- Les conditions d’existence de la personnalité des personnes physiques..2
1- Le principe de l’acquisition de la personnalité juridique par la
naissance...........................................................................................2
2- L’exception : l’adage ‘‘infans conceptus’’.......................................3
3- La fin de la personnalité juridique..................................................3
4- La certitude de la fin de la personnalité juridique : le décès...........4
4.1- Le principe.................................................................................4
4.2- L’exception : La prolongation de la personnalité juridique après
la mort................................................................................................4
III- L’incertitude sur l’existence juridique des personnes physiques................4
1- L’absence............................................................................................5
1.1- Définition de l’absence..............................................................5
1.2- Régime juridique de l’absence...................................................5
1.2.1- La gestion des biens de l’absent................................................5
1.2.2- La situation du conjoint de l’absent........................................6
1.3- Le sort des enfants nés après l’absent.............................................6
2- La disparition.......................................................................................7
2.1- Définition......................................................................................7
2.2- Le régime juridique de la disparition..........................................7
Conclusion..........................................................................................................9

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Introduction
La personnalité juridique est l’aptitude à être sujet de droit ; c’est-à-dire l’aptitude
à bénéficier des droits et à assumer des obligations. Elle concerne aussi bien les
personnes physiques que les personnes morales.
Les personnes physiques sont constituées exclusivement d’êtres humains ; les
animaux sont donc exclus.
Ainsi, tous les êtres humains sont des personnes juridiques en ce sens qu’ils sont
dotés de la personnalité juridique.
Mais toute la question est de savoir quant est-ce qu’on parle d’incertitude sur
l’existence juridique de la personne physique ?
I- Définition
1- Incertitude
Qualité de ce qui est incertain, indéterminé, douteux
Etat d'une personne incertaine ou indéterminé
2- Existence juridique
Aptitude que possède une personne d'être titulaire de droits subjectifs et de devoirs.
Les personnes physiques sont dotées de la personnalité juridique dès la naissance,
tandis que les personnes morales en sont dotées par la volonté de son ou de ses
membres.
3- Personnes physiques
Au sens du droit, une personne physique est un être humain doté, en tant que tel, de la
personnalité juridique. Pour jouir directement et pleinement de sa capacité (ou
personnalité) juridique, une personne physique doit être majeure (sauf en cas
d'émancipation avant l'âge de la majorité) et ne pas être en incapacité partielle ou
totale (mise en tutelle ou curatelle) ; sinon cette capacité est exercée en son nom par
un représentant légal.
II- Les conditions d’existence de la personnalité des personnes physiques
1- Le principe de l’acquisition de la personnalité juridique par la
naissance
La personnalité juridique s’acquiert en principe à la naissance qui est l’expulsion
du fœtus de l’utérus. A partir de ce moment, il a une existence biologique propre, et
devient un sujet de droit.

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Mais la naissance à elle seule n’est pas une condition suffisante d’acquisition de
la personnalité juridique. Il faut en plus naître vivant. La vie est alors la deuxième
condition pour acquérir la personnalité juridique.
S’il est mort-né, il n’acquiert aucunement la personnalité juridique.
A côté de la naissance, de la vie, une autre condition s’offre à nous ; c’est la
viabilité. Naître viable signifie que l’enfant doit physiquement être capable de
survivre, doit posséder tous les organes essentiels à l’existence. Les enfants nés avec
des malformations entraînent inéluctablement la mort ne sont pas viables, et n’ont par
conséquent pas la personnalité juridique.
Ces conditions d’acquisition de la personnalité juridique à la naissance sont des
conditions cumulatives.
Toutefois, ce principe d’acquisition de la personnalité juridique à la naissance
connaît une exception importante en ce sens que la personnalité juridique peut
remonter à la conception.
2- L’exception : l’adage ‘‘infans conceptus’’

De façon exceptionnelle, l’on peut acquérir la personnalité juridique par la


conception. On reconnait de manière anticipée la personnalité juridique à l’enfant qui
n’est pas encore né ; c’est-à-dire au fœtus.
En effet, l’enfant simplement conçu est considéré comme né chaque fois qu’il
y va de son intérêt. C’est donc la signification de l’adage « infans conceptus ».
Mais que faut-il entendre par la conception et comment détermine-t-on la date ?
La conception signifie fécondation (c’est-à-dire la rencontre des cellules mâles et
femelles). C’est le jour de la conception qui marque le début de la personnalité
juridique. Pour que cet enfant simplement conçu puisse bénéficier d’un droit, il faut
qu’il naisse, qu’il naisse vivant et naisse viable.
C’est donc pour cette raison qu’on dit que la personnalité juridique bénéficiée
par le fœtus est une personnalité conditionnelle ; c’est-à-dire que le fœtus n’est pas un
sujet de droit à part entière.
3- La fin de la personnalité juridique
La personnalité juridique dure autant que la vie humaine et disparaît donc au décès
de l’individu. Elle prend fin avec la mort. Cependant il y a des cas où il est difficile
de savoir si la personne est morte ou encore en vie.
Il y a donc des incertitudes qui peuvent planer sur la fin de la personnalité juridique.

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4- La certitude de la fin de la personnalité juridique : le décès
En principe, c’est le décès qui marque la fin de la personnalité juridique. Mais il
existe des prolongements.
4.1- Le principe
La personnalité juridique prend fin à la mort. Mais que faut-il entendre par la
mort ?
Par définition, la mort est l’arrêt complet et irréversible des fonctions vitales.
Pour constater qu’une personne est décédée, on se réfère aux médecins qui établissent
un certificat de décès. La personnalité juridique prend fin à compter de la constatation
de la mort officielle de la personne par l’officier de l’état civil. A partir de cet instant,
la personne décédée ne peut plus être titulaire de droit, ni être tenue d’obligations.
Dès lors, la personne n’existe plus juridiquement. Sa succession est alors ouverte et
ses biens sont partagés entre ses ayants-droit. Si la personne était mariée, son lien de
mariage est dissout et son conjoint peut se remarier.
Mais la règle connaît des tempéraments en ce sens qu’il y a prolongation de la
personnalité après la mort.
4.2- L’exception : La prolongation de la personnalité juridique après
la mort
Il est admis en effet une prolongation de la personnalité juridique après la mort.
Ce qui signifie que la volonté du défunt continue de produire des effets après sa mort.
Ainsi, les hypothèses dans lesquelles la personnalité juridique subsiste après la
mort sont les suivantes :
 En matière de testament : En effet, les dernières volontés manifestées dans son
testament vont s’exécuter après le décès. Ce qui signifie que la volonté du défunt
produit des effets après sa mort.
 En matière successorale : En effet, les droits d’une personne décédée sont de
façon générale transmis dès le moment du décès à ses héritiers qui sont censés
continuer sa personnalité.
 En matière de décoration à titre posthume.

III- L’incertitude sur l’existence juridique des personnes physiques


Il peut arriver que la mort d’un individu ne soit pas certaine mais seulement
probable. C’est le cas lorsque le cadavre de l’individu n’a pas été retrouvé ou les
évènements qui entourent sa non présence lu laisse une possibilité de survie. On parle
dans ce cas d’absence et de disparition.

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1- L’absence
Il s’agira dans un premier temps de définir l’absence, puis dans un second temps
d’en exposer son régime juridique.
1.1- Définition de l’absence
L’article 115 du code civil définit l’absence comme la situation juridique d’une
personne ayant cessé de paraître en son lieu de domicile ou de résidence, sans qu’on
ait de ses nouvelles et dont on ignore si elle est décédée ou pas.
L’absence ne doit pas être confondue avec la non-présence qui est l’état d’une
personne qui n’apparaît pas chez elle, mais dont on sait à peu près où elle se trouve
ou alors dont on peut avoir de ses nouvelles. La non-présence correspond à
l’utilisation courante du mot absence et qui signifie l’éloignement d’un lieu déterminé
suite à une sortie ou un voyage.
L’absence entraine donc des conséquences juridiques à différents niveaux.
1.2- Régime juridique de l’absence
L’absence met en péril de nombreux intérêts : ceux de l’absent, du conjoint de
l’absent, de ses enfants, de ses enfants et enfin ceux des tiers.
1.2.1- La gestion des biens de l’absent
La gestion des biens de l’absent s’organise en 03 grandes périodes qui sont :
 La période de la présomption d’absence
 La période de l’envoi en possession provisoire
 La période de l’envoi en possession définitive
Analysons pas à pas ces différentes périodes.

 La période de la présomption d’absence


En cas d’absence, toute personne intéressée ou même le Procureur de la
République peut saisir le juge qui va observer une période d’attente qui est de 10 ans,
si l’absent a laissé un mandataire, ou de 4 ans si celui-ci n’a rien laissé. Dans ce cas,
le juge avec la famille sont chargés d’en désigner un.
Au terme de cette période d’observation de 10 ou 4 ans, le juge ouvre une enquête
qui durera 1 an. Si à l’issue de cette enquête l’absent n’est pas retrouvé, le juge rend
alors un jugement déclaratif d’absence. La situation est d’ores et déjà devenue
officielle.
 La période de l’envoi en possession provisoire
Ici, les ayant-droits de l’absent entrent en possession des biens de l’absent qu’ils
se partagent. Ils sont seulement les gardiens de ces biens, d’où la notion de
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‘’possession provisoire’’. Ils ont sur ces biens un usufruit. On dit alors qu’ils sont
usufruitiers ; ils ne peuvent donc en disposer, c’est-à-dire les vendre, les donner en
cadeau ou les détruire. L’absent seul demeure propriétaire des biens.
Ainsi en cas de retour de l’absent dans cette période, comme dans la première, il
reprend ses biens dans l’état dans lequel il les a laissés.

 La période de l’envoi en possession définitive


Cette période s’ouvre 30 ans après l’envoi en possession provisoire ou 100 ans
depuis la naissance de l’absent.
Ici, les héritiers peuvent désormais disposer des biens. N’empêche que si l’absent
revenait dans cette période, il reprendra ses biens tels qu’il les trouvera.

1.2.2- La situation du conjoint de l’absent


La situation d’absence ne doit pas être assimilée à la mort et l’absent n’est jamais
considéré comme mort.
De ce fait, quelle que soit la durée de l’absence, elle n’entraine pas la dissolution
du lien du mariage. En conséquence, le conjoint ne peut se remarier ; et s’il se marie,
le second mariage est nul pour bigamie.
Toutefois, s’il vient à être connu et prouvé que l’absent est décédé, il sera procédé
à l’établissement de son acte de décès. Le mariage sera quant à lui dissout et sa
succession s’ouvrira.
Quel sera donc le sort des enfants nés après l’absent ?

1.3- Le sort des enfants nés après l’absent


Selon la loi sur la paternité et la filiation en son article 1 er, « tous les enfants nés
dans le mariage ont pour père le mari de sa mère ».
En conséquence, si l’absent trouve des enfants nés après lui, ce sont ses enfants. Ils
sont donc couverts par la présomption de paternité.
Toutefois, si les enfants sont nés plus de 300 jours après l’absent, ce dernier
dispose de l’action en désaveu de paternité qu’il peut exercer devant les tribunaux et
ce, dans un délai de deux (02) mois.

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2- La disparition
2.1- Définition
Par définition, la disparition est la situation juridique d’un individu qui s’est
trouvé dans des circonstances de nature à mettre sa vie en danger et dont on a la
certitude ou la quasi-certitude qu’il est mort, mais sans que son corps n’ait été
retrouvé. C’est le cas d’une catastrophe naturelle (tremblement de terre, inondation
etc…), d’un crash d’avion etc…

2.2- Le régime juridique de la disparition


En matière de disparition, la loi ne fait pas de distinction entre plusieurs périodes
comme en matière d’absence.
En effet, la disparition se caractérise par la quasi-certitude ou la certitude du décès de
l’individu sauf qu’on ne retrouve pas son corps pour établir l’acte de décès.
Ainsi, dès que l’on se trouve dans une situation de disparition, le Procureur de la
République ou les parties intéressées peuvent présenter une requête au tribunal afin
d’obtenir un jugement déclaratif de décès.

De ce fait :
 Si la disparition s’est produite sur le territoire national, le tribunal compétent
pour l’établissement d’un jugement déclaratif de décès est celui du lieu de la
disparition.
 Si elle a lieu à l’étranger, c’est le tribunal du domicile ou de la dernière
résidence du disparu qui est compétent.

 Si elle a lieu à bord d’un navire ou d’un aéronef à l’étranger, le tribunal


compétent est celui du port d’attache de l’aéronef ou du navire.

 Dans tous les autres cas, le tribunal d’Abidjan est compétent.


Le juge ainsi saisi rend un jugement déclaratif de décès. Sur la base de ce jugement, il
est établi un acte de décès.

Dès lors, la personnalité juridique prend fin ; le disparu est donc assimilé à une
personne décédée. Sa succession est ouverte et ses ayants-droit héritent de ses biens.
De même, son lien de mariage s’il était marié est dissout et le conjoint peut se
remarier.

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Cependant, si par extraordinaire le disparu revient, il devra saisir le tribunal et
obtenir l’annulation du jugement l’ayant déclaré décéder. L’acte de décès n’a donc
plus de valeur et la situation antérieure refait surface (les choses sont relises en
l’état) ; c’est-à-dire, son lien de mariage resurgit et si le conjoint s’était remarié, le
second mariage est nul pour bigamie. En outre, les enfants nés pendant cette période
sont donc légalement ses enfants.
Toutefois, il peut user de l’action en désaveu de paternité pour les désavouer et
cela dans les deux (02) mois qui suivent.
Enfin, il reprend ses biens dans l’état dans lequel il les trouve.

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Conclusion
Au terme de notre travail, nous pouvons retenir que l’incertitude juridique sur
la personne physique obéit bien à des règles et principes auxquels chacun de nous est
appelé à prendre connaissance pour mieux s’en servir au moment opportun.

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