Introduction
A la fin de la Première Guerre Mondiale, le commerce est hésitant, les
économies nationales tirent leur dynamisme et leur croissance en s'appuyant
essentiellement sur leur marché intérieur. C'est notamment le cas des Etats-Unis
qui profitent des " Roary Twenties ", période d'intense activité économique et
d'accroissement de richesses. Parallèlement, il y a peu de coopération, de
concertation internationale. On est alors amené à se demander comment le
commerce international va réagir face à la crise économique qui éclate en 1929.
Comment a-t-il évolué à partir de cette date en fonction de la conjoncture
économique mondiale ?
I- Le commerce international
1. Définition
C’est l’échange de biens et services entre les nations. On dit aussi c’est
l’ensemble des échanges internationaux de biens et de services.
Le commerce international porte sur les biens et services.
2. Les acteurs
Les acteurs du commerce international sont : les pays, les entreprises, les
ménages (individus), les associations ou groupements de pays (UE, CEDEAO,
MERCOSUR, ALENA…).
3. Les fondements théoriques du commerce international
De nombreuses analyses appartenant à différents courants de pensée ont apporté
des explications théoriques du commerce international.
3.1 La théorie des avantages absolus ou de l’avantage absolu
Selon cette théorie développée par Adam Smith (1776) chaque pays a intérêt à
se spécialiser dans les productions pour lesquelles ses coûts de production sont
inférieurs à ceux de tous les pays, c’est-à-dire dans les productions ou il possède
un avantage absolu en matière de productivité, et à importer les produits ou il a
Exposé : Economie générale 1
une infériorité absolue. Mais ceci exclut de l’échange les pays ne disposant pas
davantage absolu.
Un avantage absolu est un avantage obtenu dans l’échange international
par une nation lorsqu’elle produit et vend un bien à un prix inférieur à celui des
autres nations concurrentes
3.2 La théorie de l’avantage comparatif
David Ricardo (1817) est l’auteur de cette théorie. Pour lui les pays peuvent
avoir intérêt à se spécialiser et à échanger des produits même s’ils ne disposent
pas d’avantages absolus.
Ainsi on retiendra que selon cette théorie chaque pays a intérêt à se spécialiser
dans la production du bien pour lequel il a le plus petit désavantage comparatif.
3.3 La théorie des dotations en facteurs de production
Elie Hecksher, Bertil Ohlin et Paul Samuelson sont les principaux auteurs de
cette théorie. Ils considèrent que les différences de coûts de production entre les
pays s’expliquent principalement par des différences de dotations en facteurs de
production. Pour eux un pays a intérêt à se spécialiser dans la production du bien
qui nécessite une grande quantité du facteur qu’il possède en abondance.
Ainsi les pays en développement exporteraient des produits incorporant
beaucoup de main d’œuvre alors que les pays industrialisés exporteraient des
biens nécessitant un capital important pour la fabrication.
3.4 Les explications des échanges intrabranches (échanges de
similitude)
Le commerce intrabranche concerne les échanges internationaux qui portent sur
des biens de même nature (appartenant à la même branche de production). Par
exemple les échanges de voitures entre la France, l’Allemagne et l’Italie. Deux
grandes théories tentent d’expliquer les échanges intrabranches.
Exposé : Economie générale 2
La théorie de la demande représentative
Elle est l’œuvre de Steffen Bureustam Linder. Pour lui le préalable pour qu’un
bien soit produit est l’existence d’un marché national (un produit est d’abord
conçu pour satisfaire une clientèle nationale). Ensuite il est exporté vers les pays
ayant le même niveau de vie (populations ayant les mêmes habitudes de
consommation). Le marché extérieur est donc une extension du marché
domestique.
La théorie de la demande de différence
Bernard Lassudrie-Duchêne est l’auteur de cette théorie. Il considère qu’il n’y
pas d’homogénéité parfaite des produits qui font l’objet de l’échange. Autrement
dit, ces produits ne sont pas totalement identiques (une automobile de la marque
Renault n’est pas identique à une automobile de la marque BMW). Les
consommateurs demandent des biens étrangers fortement substituables, mais
ayant une « qualité de différence » par rapport aux autres biens.
4. Les indicateurs du commerce extérieur
On a :
- Le degré d’ouverture d’un pays au commerce extérieur : il mesure
l’importance du commerce extérieur dans l’économie d’un pays.
- Le degré de dépendance du commerce extérieur
- Le taux de couverture du commerce extérieur : il mesure la capacité du
pays à financer ses importations grâce aux ressources procurées par les
exportations.
II- L’évolution du commerce international
Le commerce international est l'ensemble des activités commerciales requises
pour produire, expédier et vendre des biens et des services sur la scène
internationale, à partir de la production jusqu'à la consommation ; terme qui
inclut le commerce, l'importation et l'exportation de biens et des services, la
concession de licences dans d'autres pays et les investissements étrangers.
Exposé : Economie générale 3
En l'occurrence, ce dernier permet à un pays de consommer plus qu'il ne produit,
notamment par ses ressources propres, ou d'élargir ses débouchés afin d'écouler
sa production.
1- Les différentes périodes du commerce international
On distingue nettement trois grandes périodes.
En premier lieu, on constate un commerce international contracté et
perturbé durant la dépression des années 1930 et la Guerre Mondiale
qui suit,
Puis une expansion considérable de ce commerce durant les " Trente
Glorieuses ".
Pour finir, il faut également analyser l'évolution du commerce
international face à la crise des années 1970 jusqu'à nos jours.
2- Les flux commerciaux sont dominés par les pays développés
La mise en place de blocs économiques régionaux a renforcé les échanges entre
pays voisins. Les blocs régionaux tendent en effet à faciliter le flux des produits
entre pays membres en réduisant des barrières commerciales et en augmentant la
vitesse et le nombre des transactions. C’est particulièrement le cas avec la mise
en place du MERCOSUR en Amérique latine, de l’ASEAN en Asie du sud-est,
de l’ALENA en Amérique et de l’Union européenne en Europe.
3- L’évolution du commerce extérieur des pays en développement
Durant les années 70 puis après 1990, la croissance du commerce
extérieur des pays en développement a été plus forte que celle des pays
développés.
Même pendant la récession mondiale des années 1992-1993, les pays
en développement ont continué d’accroître leur commerce extérieur alors que le
commerce mondial, et en particulier celui des pays développés, se contractait.
Par opposition à ces résultats relativement bons des pays en développement,
les pays les moins avancés ont connu une croissance de leurs échanges
Exposé : Economie générale 4
extérieurs nettement inférieure à celle du commerce mondial. Leur participation
au total des échanges commerciaux a diminué d’environ 0,9% en 1980 à moins
de 0,5% en 1995.
III- Organisme et rôle des organisations du commerce au plan international
1- Organismes
- la conférence des nations unies sur le commerce et le développement
- les blocs commerciaux
- OMS : Organisation Mondiale du Commerce
- GATT : Général Agreement on Tariffs and Trade
2- Le rôle des organisations du commerce au plan international
Le principal objectif de l’OMC (Organisation Mondial du Commerce) est de
favoriser autant que possible l’harmonie, la liberté, l’équité et la prévisibilité des
échanges. Elle s’acquitte de cette mission en :
administrant les accords commerciaux
servant de cadre aux négociations commerciales
réglant les différends commerciaux
examinant les politiques commerciales nationales
aidant les pays en développement dans le domaine de la politique
commerciale par le biais de l’assistance technique et des programmes de
formation
coopérant avec d’autres organisations internationales.
3- Impact
Effets distributifs du commerce : Le commerce mondial est essentiel pour
stimuler la reprise économique après la pandémie de COVID-19, permettre la
circulation des denrées alimentaires, des fournitures médicales et des vaccins, et
contribuer à la croissance économique et à la réduction de la pauvreté.
Exposé : Economie générale 5
CONCLUSION
Les échanges internationaux se sont considérablement accrus depuis la fin de la
Deuxième Guerre mondiale. Aujourd’hui, un tiers environ de la production
mondiale participe aux échanges internationaux. Les progrès techniques dans les
domaines des transports et des communications, et la libéralisation des
politiques du commerce extérieur soutenue par de nouveaux accords
internationaux constituent les principales raisons expliquant cette dynamique
Exposé : Economie générale 6