Résumé
L’invagination intestinale aiguë est la cause la plus fréquente d’occlusion intestinale
chez le nourrisson et l’enfant de moins de 2 ans. Elle se définit comme la pénétration
d’un segment d’intestin dans la lumière du segment qui lui est immédiatement
adjacent par un mécanisme de retournement en doigt de gant. Elle est liée à un
trouble du péristaltisme intestinal dont l’étiologie est encore mal connue. L’incidence
globale de l’invagination varie selon la zone géographique et le niveau sanitaire.
Dans plus de 60 % des cas, elle survient avant l’âge de 1 an. Dans 90 % des cas,
elle est dite idiopathique. Dix pour cent des invaginations intestinales aiguës sont
secondaires à une cause locale, une maladie générale ou un contexte particulier. La
triade classique clinique associe douleurs abdominales, vomissements et
rectorragies, mais ne concerne qu’un tiers des patients. La classification de Brighton
définie pour permettre un recueil standardisé des données sur l’invagination peut
avoir un intérêt clinique pratique.
L’échographie abdominale est l’examen clé permettant d’affirmer le diagnostic.
L’invagination intestinale aiguë est une urgence thérapeutique. Elle peut être réduite
non chirurgicalement en exerçant une contre-pression dans l’intestin d’aval au
moyen d’un lavement rétrograde pneumatique ou hydrostatique (en l’absence de
contre-indications) ou réduite manuellement par le chirurgien. Le traitement non
chirurgical est efficace dans 90 % des cas. Le traitement chirurgical (par ciel ouvert
ou par voie laparoscopique) est réalisé en cas de contre-indications au lavement ou
en cas d’échec de celui-ci ou dans certaines circonstances particulières. Le pronostic
de cette affection est excellent, au prix d’une étroite collaboration entre les
différentes équipes pédiatrique, chirurgicale, radiologique et anesthésique.
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Définition
L’invagination intestinale aiguë (IIA) est une urgence chirurgicale et la cause la plus
fréquente d’occlusion intestinale chez le nourrisson et l’enfant de moins de 2 ans [1].
Elle se définit comme la pénétration d’un segment d’intestin dans la lumière du
segment qui lui est immédiatement adjacent par un mécanisme de retournement en
doigt de gant. L’ensemble formé par le cylindre externe (invaginant), le cylindre
interne (invaginé) et le ou les cylindres intermédiaires est connu sous le nom de
Clinique
Il faut non seulement faire le diagnostic de l’IIA mais également évaluer la gravité de
la situation.
Examens complémentaires
Une fois le diagnostic suspecté, la réalisation des examens complémentaires doit se
faire chez un enfant réhydraté et analgésié.
Traitement
Il s’agit d’une urgence thérapeutique. Dès le diagnostic suspecté, l’enfant doit être
perfusé, réhydraté et réchauffé, cela afin d’éviter les chocs hypovolémiques lors de le
désinvagination. Le patient est à jeun. Des antalgiques intraveineux doivent être
prescrits en cas de douleurs abdominales.
L’IIA peut être :
•
soit réduite non chirurgicalement en exerçant une contre-pression dans l’intestin
d’aval au moyen d’un lavement rétrograde effectué sous contrôle scopique ou
échographique ;
•
soit réduite
Morbidité
La morbidité de l’affection est liée aux complications de l’invagination (perforation,
choc septique). Ces complications sont d’autant plus importantes que le retard au
diagnostic est grand mais elles dépendent également de l’étiologie de l’invagination.
De plus, en cas de traitement chirurgical, il existe une morbidité liée à toute
intervention (complications de l’anesthésie, abcès de paroi, risque d’occlusion sur
bride), de l’ordre de 1 %.
Mortalité
Parallèlement à l’avènement du lavement, la mortalité
Conclusion
C’est grâce à un diagnostic précoce et à une étroite coopération entre les équipes
pédiatrique, anesthésique, radiologique et chirurgicale que le pronostic de l’IIA
pourra encore être amélioré. L’IIA doit rester une affection bénigne du nourrisson et
de l’enfant.