Travaux dirigés N 1 Corrigé
◦
EXERCICE1 a) Pour que f soit dénie, il faut que
−x2 + x + 6 ≥ 0 ⇐⇒ x2 − x − 6 ≤ 0 ⇐⇒ (x − 3)(x + 2) ≤ 0.
x -2 3
x−3 - -5 - 0 +
On a Donc
x+2 - 0 - 0 +
(x − 3)(x + 2) + 0 - 0 +
D = [−2, 3].
c) Le domaine de dénition de f est évidemment D = R.
d) Pour que g soit dénie, il faut que :
cos x − sin x ̸= 0.
π
Or cos x = sin x si et seulement si x = + kπ, k ∈ Z, donc
4
nπ o
D = R\ + kπ, k ∈ Z .
4
e) Pour que h soit dénie, il faut que
x2 − x − 2
≥0 et x2 − 3x − 10 ̸= 0.
x2 − 3x − 10
On a
x2 − x − 2 = (x − 2)(x + 1) = 0 ⇐⇒ x = −1, x = 2,
et
x2 − 3x − 10 = (x − 5)(x + 2) = 0 ⇐⇒ x = −2, x = 5.
Dès lors,
x −2 −1 2 5
2
x −x−2 + 4 + 0 − 0 + 18 +
x2 − 3x − 10 + 0 − −6 − −12 − 0 +
x2 − 3x − 10
+ ∥ − 0 + 0 − ∥ +
x2 − 3x − 10
x -2 -1 2 5
x2 − x − 2 + 4 + 0 - 0 + 18 +
x2 − 3x − 10 + 0 - -6 - -12 - 0 +
x2 − 3x − 10
+ ∥ - 0 + 0 - ∥ +
x2 − 3x − 10
Donc,
D =] − ∞, −2[∪[−1, 2]∪]5, +∞[.
x2 + 2|x| |x|
EXERCICE 2 1. = x + 2 . Si x > 0 cette expression vaut x + 2 donc la limite à
x x
droite en x = 0 est +2 . Si x < 0 l'expression vaut -2 donc la limite à gauche en x = 0 est -2 . Les
limites à droite et à gauche sont diérentes donc il n'y a pas de limite en x = 0.
1
x2 + 2|x| |x|
2. =x+2 = x − 2 pour x < 0. Donc la limite quand x → −∞ est −∞.
x x
x2 − 4 (x − 2)(x + 2) x+2
3. 2 = = , lorsque x → 2 cette expression tend vers 4 .
x − 3x + 2 (x − 2)(x − 1) x−1
sin2 x 1 − cos2 x (1 − cos x)(1 + cos x)
4. = = = 1 − cos x. Lorsque x → π la limite est donc 2 .
1 + cos x √ 1 + cos x √
√ 1√+ cos x √ √
1 + x − 1 + x2 1 + x − 1 + x2 1 + x + 1 + x2 1 + x − (1 + x2 ) x − x2
5. = ×√ √ = √ √ = √ √
x x 1 + x + 1 + x2 x 1 + x + 1 + x2 x 1+x+ 1
1−x 1
√ √ . Lorsque x → 0 la limite vaut .
1 + x + 1 + x2 √ 2√
√ √ √ √ x+5+ x−3 x + 5 − (x − 3) 8
6. x + 5− x − 3 = ( x + 5− x − 3)× √ √ =√ √ =√ √ .
x+5+ x−3 x+5+ x−3 x+5+ x−3
Lorsque x → +∞, la limite vaut 0. √
7. Nous avons l'égalité a3 − 1 = (a − 1) 1 + a + a2 . Pour a = 3 1 + x2 cela donne:
a−1 a3 − 1 1 + x2 − 1 1
= = = .
x2 x2 (1 + a + a2 ) x2 (1 + a + a2 ) 1 + a + a2
1
Lors que x → 0, alors a → 1 et la limite cherchée est . Autre méthode : si l'on sait que la limite
3
d'un taux d'accroissement correspond à la dérivée nous avons une méthode moins astucieuse. Rappel
(ou anticipation sur un prochain chapitre) : pour une fonction f dérivable en a alors
f (x) − f (a)
lim = f ′ (a).
x→a x−a
√ 1
Pour la fonction f (x) = 3 1 + x = (1 + x) 3 ayant f ′ (x) = (1 + x)− 3 cela donne en a = 0 :
1 2
3
√
3
√
3
1 + x2 − 1 1+x−1 f (x) − f (0) 1
lim 2
= lim = lim = f ′ (0) = .
x→0 x x→0 x x→0 x−0 3
xn − 1 xn − 1
8. = 1 + x + x + · · · + x . Donc si x → 1 la limite de
2 n−1
est n. Donc la limite
x−1 x−1
x−1 1
de n en 1 est . La méthode avec le taux d'accroissement fonctionne aussi très bien ici. Soit
x −1 n
xn − 1 f (x) − f (1)
f (x) = xn , f ′ (x) = nxn−1 et a = 1. Alors = tend vers f ′ (1) = n.
x−1 x−1
(exercice facultatif )
Généralement pour calculer des limites faisant intervenir des sommes de racines carrées, il est
utile de faire intervenir "l'expression conjuguée" :
√ √ √ √
√ √ ( a − b)( a + b) a−b
a− b= √ √ =√ √ .
a+ b a+ b
Les racines au numérateur ont "disparu" en utilisant l'identité (x − y)(x + y) = x2 − y 2 . Appliquons
2
ceci sur un exemple :
√ √
1 + x m − 1 − xm
f (x) =
√ xn √ √ √
1 + x − 1 − xm
m 1 + xm + 1 − xm
= √ √
xn 1 + xm + 1 − xm
1 + xm − (1 − xm )
= √ √
xn 1 + xm + 1 − xm
2xm
= √ √
xn 1 + xm + 1 − xm
2xm−n
= √ √
1 + x m + 1 − xm
Et nous avons
2
lim √ √ = 1.
x→0 1+ xm + 1 − xm
Donc l'étude de la limite de f en 0 est la même que celle de la fonction x 7→ xm−n . Distinguons
plusieurs cas pour la limite de f en 0. - Si m > n alors xm−n , et donc f (x), tendent vers 0 . - Si
1 1
m = n alors xm−n et f (x) tendent vers 1 . - Si m < n alors xm−n = n−m = k avec k = n − m un
x x
1
exposant positif. Si k est pair alors les limites à droite et à gauche de k sont +∞. Pour k impair
x
la limite à droite vaut +∞ et la limite à gauche vaut −∞. Conclusion pour k = n − m > 0 pair, la
limite de f en 0 vaut +∞ et pour k = n − m > 0 impair f n'a pas de limite en 0 car les limites à
droite et à gauche ne sont pas égales.
a) Notons que x − 3 et x2 + x + 1 sont continues sur R et en outre,
x2 + x + 1 ̸= 0, ∀x ∈ R.
On en déduit que la fonction f est continue sur R comme quotient de deux fonctions continues sur
R, dont le dénominateur ne s'annule pas.
EXERCICE 3 ) Au point x = 0, la fonction g est dénie, g(0) = 0. On a
x
sin x+1 sin t
lim g(x) = lim x = lim = 1.
x→0 x→0 t→0 t
x+1
Comme
lim g(x) = 1 ̸= 0 = g(0),
x→0
on en déduit que la fonction g n'est pas continue en 0 . Au point x = −1, la fonction g est dénie,
g(−1) = 0. On a
x+1 x x+1
sin ≤
x+1 x
x x+1 x =⇒ lim sin = 0.
x+1 x→−1 x x+1
lim =0
x→−1 x
Comme
lim g(x) = 0 = g(0),
x→−1
on en déduit que la fonction g est continue au point x = −1. Aux autres points (c.-à-d., x ̸= 0, x ̸= −1
x+1 x
), la fonction g est évidemment continue. En eet, est continue sur R∗ et de plus sin est
x x+1
3
x
continue sur R\{−1} (car comme est continue sur R\{−1} et sin est continue sur R, alors la
x+1
fonction x x
sin o = sin ,
x+1 x+1
x+1 x
est continue sur R\{−1} ), donc sin continue sur R∗ \{−1}. D'après ce qui précède, la
x x+1
fonction proposée est continue partout sauf au point x = 0.
EXERCICE 4
En eet, posons
f (x) = x5 − 2x4 − x + 1 = 0.
On utilise le théorème de Bolzano ou théorème des valeurs intermédiaires.
- On a f (−1) = −1, f (0) = 1, d'où, f (−1)f (0) = −1 < 0 et comme f est continue sur [−1, 0],
alors d'après le théorème de Bolzano ou théorème des valeurs intermédiaires, il existe au moins un
x1 ∈] − 1, 0 [ tel que : f (x1 ) = 0.
- On a f (0) = 1, f (1) = −1, d'où, f (0)f (1) = −1 < 0 et comme f est continue sur [0, 1], alors d'après
le théorème de Bolzano ou théorème des valeurs intermédiaires, il existe au moins un x2 ∈] 0, 1 [ tel
que : f (x2 ) = 0.
- On a f (2) = −1, f (3) = 79, d'où, f (2)f (3) = −79 < 0 et comme f est continue sur [2, 3],
alors d'après le théorème de Bolzano ou théorème des valeurs intermédiaires, il existe au moins un
x3 ∈] 2, 3 [ tel que : f (x3 ) = 0.