Le mutisme sélectif
Ce trouble était classé parmi les troubles apparaissant habituellement à la 1ère enfance, 2ème
enfance ou adolescence du DSMIV.
Il fait actuellement partie des troubles anxieux du DSMV avec des critères dg inchangés.
DSMV :
1) Incapacité régulière à parler dans des situations sociales spécifiques (surtout dans
lesquelles l’enfant est supposé parler : à l’école par exp), alors que l’enfant parle
normalement dans d’autres situations.
2) Le trouble interfère avec la réussite scolaire ou professionnelle ou avec la
communication sociale.
3) Durée ≥ 1 mois.
4) L’incapacité à parler n’est pas liée à un défaut de connaissance ou de maniement de
la langue parlée.
5) La perturbation n’est pas mieux expliquée par un trouble de la communication (exp :
bégaiement) et ne survient pas exclusivement au cours d’un TSA, une SC ou d’un
autre trouble psychotique.
* Des éléments d’un TOP peuvent être observés, chez ces enfants qui recherchent la
maîtrise de la relation à l’autre.
Epidémilogie :
1% des enfants consultant en pédopsy,
Se déclenche souvent < 5 ans avec 2 pics : 3 et 6 ans,
Sexe ratio : 1/2.
Facteurs étiologiques :
Tempérament de l’enfant :
Timides, inhibés, soumis, anxieux en dehors de la maison.
A la maison : obstinés, opiniâtres, dominants.
Régressifs, immatures sur le plan affectif.
Attitude négativiste, opposante, manipulatrice voire agressive.
Dynamique familiale :
Histoire de timidité, anxiété, phobie sociale ou de mutisme sélectif.
Relation fusionnelle mère – enfant excluant le père.
Isolement social et insatisfaction dans le couple.
Mutisme sélectif dans ces cas, n’est pas un trouble individuel mais familial.
Secrets familiaux, évènements de vie, traumatismes apparus en même temps que
l’acquisition du langage.
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Comorbidités :
Phobie sociale : 90%,
Angoisse de séparation,
Trouble du sommeil,
Troubles sphinctériens,
Trouble des conduites alimentaires.
CAT : PEC multimodale :
Psychothérapie d’inspiration analytique :
Identifier les conflits intrapsychiques et la psychopathologie de l’interaction mère – enfant.
TCC : confrontation à la situation sociale phobogène.
Thérapie familiale : en cas de dysfonctionnement familial.
Travail thérapeutique avec les enseignants :
1) Construire une relation détendue entre l’enfant et l’enseignant,
2) Utiliser un parent comme intermédiaire verbal
Permettre à l’enfant d’être à l’aise en milieu scolaire.
L’enseignant doit :
Inclure l’enfant dans toutes les activités de la classe,
Lui permettre de répondre à l’appel en levant la main, en faisant un signe de la tête,
un sourire, un regard,
Placer les camarades qu’il aime près de lui,
Faire travailler l’enfant en petits groupes,
Permettre que les devoirs et exposés oraux puissent faire l’objet d’une évaluation
alternative, à l’aide d’enregistrement audio ou vidéo par exemple.
L’enseignant ne doit pas :
Forcer l’enfant à parler,
Le réprimander, le punir, l’ignorer, chercher un contact visuel à tout prix avec lui,
croire que l’enfant s’oppose quand il ne répond pas.
Traitement médicamenteux : Fluoxétine : pas de 1ère intention.
Eléments de mauvais pronostic :
Mutisme intrafamilial, Dépression chez l’enfant
Dg et PEC tardifs, DI, retard PM, retard langage
Mauvaise coopération des parents, Autres troubles anxieux
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