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Olympe de Gouges : droits des femmes et abolition

Olympe de Gouges, née Marie Gouze en 1748, est une militante française qui a lutté pour l'abolition de l'esclavage, la peine de mort et les droits des femmes. Dans sa Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, elle revendique l'égalité des droits entre hommes et femmes et appelle à la révolte contre les injustices. Son engagement lui coûtera la vie, mais son héritage continue d'inspirer les luttes pour l'égalité aujourd'hui.

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Olympe de Gouges : droits des femmes et abolition

Olympe de Gouges, née Marie Gouze en 1748, est une militante française qui a lutté pour l'abolition de l'esclavage, la peine de mort et les droits des femmes. Dans sa Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, elle revendique l'égalité des droits entre hommes et femmes et appelle à la révolte contre les injustices. Son engagement lui coûtera la vie, mais son héritage continue d'inspirer les luttes pour l'égalité aujourd'hui.

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Calistée EVENO 1ère1

Olympe de Gouges née Marie Gouze voit le jour en 1748 au cœur du siècle des lumières, le
siècle des philosophes qui n’auront de cesse de lutter contre l’obscurantisme. Comme eux,
Olympe de Gouges va faire de l’éveil des consciences sa priorité. Ainsi, elle va être une femme
militante et de combat contre toutes formes d’injustice. Son engagement est total, ses ambitions
sont multiples : elle cherche une nouvelle organisation de la société et veut faire changer les
mentalités. Ainsi, nous verrons comment cette femme a milité pour l’abolition de l’esclavage et
la peine de mort, mais surtout comment elle s’est engagée pour les droits des femmes.

Dès 1782, un des premiers combats d’Olympe de Gouges est la lutte contre l’esclavage
qu’elle veut faire abolir. Elle écrit la pièce Zamor et Mirza, un drame en trois actes qui décrit les
conséquences de l’esclavage vu par deux esclaves durant l’époque de la colonisation. Cet
ouvrage est une dénonciation de la violence que subissent les esclaves. Puis, elle publie en
1788, Réflexion sur les hommes noirs qui servira de préface à la pièce Zamor et Mirza : « Ils
traitaient ces gens là de brutes, d’êtres que le ciel avaient maudit, mais (…) je vis clairement
que c’était la force et le préjugé qui les avaient condamnés à cet horrible esclavage. ». Elle
dénonce la manipulation des puissants et des maîtres : « l’injustice et puissant intérêt des Blancs
avait tout fait ». Ainsi, dans ce combat, elle s’est opposée à de nombreux esclavagistes de la
cour de Louis XVI qui tiraient une grande partie de leurs revenus, du commerce des colonies.
Pour changer la société, elle écrit le Manifeste contre la peine de mort. Elle prendra positon
contre la peine de mort au procès de Louis XVI puis contre Robespierre et Manet. Cela finira
par la mener à la guillotine. Ces derniers mots sont encore un appel au combat « Enfant de la
patrie, vous vengerez ma mort. »

Mais son combat le plus important fut celui pour les droits des femmes, les oubliées de la
révolution française pour qui elle va réclamer les mêmes droits que les hommes. Comme les
esclaves, les femmes sont soumises à la tyrannie des hommes et dès les premières lignes de son
œuvre, la Déclaration des droits de la femme et du citoyen, elle affirme dans l’article 1 : « La
femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits(...)
Cette déclaration a de multiples destinataires. Elle s’adresse d’abord à toutes les femmes qu’elle
appelle à réagir : « Femme, réveille-toi », « Ô femmes, femmes », aux Hommes qu’elle veut
convier à sa lutte : « Hommes es-tu capable d’être juste ? », à l’Assemblée nationale qui a le
pouvoir de changer les choses et enfin, à Marie Antoinette, la reine mais avant tout une femme
avec de l’influence à qui elle dédicace la première partie de son ouvrage : « A la reine ».
Olympe de Gouges cherche à toucher un public vaste pour espérer un changement. Elle
dénonce les inégalités dont les femmes sont victimes et réclament pour elles de nouveaux
droits, « les droits naturels et imprescriptibles de la femme et de l’homme (…) que sont la
liberté, la propriété, la sûreté et surtout la résistance à l’oppression » (Article II).
Ainsi, elle revendique le droit pour les femmes à la liberté d’expression et à participer à la vie
politique. En effet, elle écrit dans l’article 10 : « La femme a le droit de monter sur l’échafaud ;
elle doit avoir également celui de monter à la tribune ».
D’autre part, elle insiste sur le droit des femmes à être inclus dans le vie publique et notamment
à avoir accès comme les hommes à toutes sortes de professions : « elle doit donc avoir de même
part à la distribution des places , des emplois, des charges, des dignités et de l’industrie »
(Article XIII).
Enfin, Olympe de Gouges veut redonner à la femme des droits au sein de la famille. Elle est
pour la reconnaissance des enfants adultérins « Toute citoyenne peut donc dire librement je suis
mère d’un enfant qui vous appartient »(Article XI) et pour le droit au divorce. Pour cela, elle
n’hésite pas à s’attaquer au mariage dans la partie Forme du contrat social de l’homme et de la
femme, mariage qu’elle qualifie de « tombeau de la confiance et de l’amour ». Ce combat pour
le droit au divorce sera repris dans sa pièce La nécessité du divorce , pièce dans laquelle elle
affirmera que « l’indissolubilité du mariage provoque la désunion des époux, la mauvaise
éducation des enfants, la ruine des familles et la corruption de la société ».

En conclusion, Olympe de Gouge a mené au cours de sa vie de nombreux combats pour


lesquels elle s’est engagée avec force, courage et passion. Dans son œuvre majeure, la
Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, elle parachève la promesse d’égalité de la
révolution française. Cette femme en avance sur son temps a choqué ses contemporains
n’hésitant pas à critiquer avec virulence la tyrannie du sexe masculin. Elle appelle les femmes à
se révolter et à croire en elles et au changement possible. Dans le postambule, elle leur redonne
espoir avec ce cri : « Quelles que soient les barrières que l’on vous oppose, il est en votre
pouvoir de les affranchir. Vous n’avez qu’à le vouloir.» Malheureusement, elle paiera de sa vie
son idéologie moderne et l faudra attendre plus de deux siècles pour que certains droits soient
accordés aux femmes. Aujourd’hui, le combat se poursuit dans le sillage de cette femme hors
du commun.

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