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Réhabilitation du barrage de Kaongo

Le projet de réhabilitation du barrage de Kaongo vise à restaurer les capacités d'irrigation et d'approvisionnement en eau dans la commune rurale de Saaba, affectée par la rupture de la digue en 2009. Ce projet, soutenu par le gouvernement burkinabé et l'Union Européenne, a pour objectifs d'améliorer les conditions de vie des agriculteurs et éleveurs, de relancer les activités économiques et de favoriser l'accès à l'eau potable. La réhabilitation du barrage est essentielle pour la sécurité alimentaire et le développement socio-économique de la région.

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Réhabilitation du barrage de Kaongo

Le projet de réhabilitation du barrage de Kaongo vise à restaurer les capacités d'irrigation et d'approvisionnement en eau dans la commune rurale de Saaba, affectée par la rupture de la digue en 2009. Ce projet, soutenu par le gouvernement burkinabé et l'Union Européenne, a pour objectifs d'améliorer les conditions de vie des agriculteurs et éleveurs, de relancer les activités économiques et de favoriser l'accès à l'eau potable. La réhabilitation du barrage est essentielle pour la sécurité alimentaire et le développement socio-économique de la région.

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PROJET INTEGRATEUR

Licence 2 :
ANNE ACADEMIQUE 2023-2024
OPTION : Génie hydropique et ouvrage

Réhabilitation du barrage de Kaongo situé


dans la commune rurale de saaba dont la
digue avait cédé suite a la forte pluie du 1er
septembre 2009
Présenté par :
TAMBOURA ZAKARIA

1
Partie A
Faisabilité socio-économique de l’ouvrage de retenu, de défense du
barrage de Kaongo dans la commune Rural de saaba.

2
Contexte :
Le Burkina Faso est un vaste plateau d’une superficie de 274 000 Km² enclavé au cœur
de l'Afrique de l'Ouest, légèrement incliné vers le Sud et dont la capitale Ouagadougou se
trouve à près de 1 000 km du littoral atlantique. Il appartient à plusieurs zones de climat et son
environnement s'est considérablement dégradé depuis la sécheresse de 1970. L'économie du
pays est basée essentiellement sur l'agriculture que les conditions climatiques aléatoires
rendent peu performante. Les exportations sont très limitées et la balance commerciale
demeure structurellement déficitaire. Ainsi l'agriculture qui occupe près de 85 % de la
population active du pays, contribue pour environ 35% à la formation du Produit Intérieur Brut
(PIB). Les systèmes de production sont pour la plupart de type extensif et les techniques
culturales encore dominées par le type traditionnel très rudimentaires. Le taux de croissance
du secteur agricole (2,5%) est inférieur à celui du PIB. Le taux de croissance de la population
est 3%. L'agriculture de façon générale (pluviale et irriguée) occupe 2,6 millions d'hectares soit
29 % des terres agricoles utiles estimées à 9 millions d'hectares (33% de la superficie totale du
pays).

Le climat du Burkina Faso est de type soudano-sahélien, caractérisé par une pluviométrie
comprise entre 400 et 1200 mm du Nord-Est au Sud-Ouest du pays. L'irrégularité des pluies
dans le temps et dans l'espace a causé des tords considérables au monde agricole.
En contribuant pour 35 % du Produit Intérieur Brut (PIB), en assurant les emplois et les revenus à 90%
de la population active et en procurant plus de 52% des recettes totales d'exportation, l'agriculture
demeure un secteur vital de l'économie burkinabé. La réalisation du barrage de Kaongo en son temps
visait surtout l’augmentation de la production agricole surtout maraichère à la périphérie de
Ouagadougou. C’est pourquoi, le Ministère de l’Agriculture, de l’Hydraulique et des Ressources
Halieutiques (MAHRH) à travers l’Agence d’exécution des Travaux Eau et Equipement Rural (AGETEER)
a décidé de la réfection de cet ouvrage endommagé suite au passage de la crue exceptionnelle du 1er
septembre 2009.

OBJECTIF DE L’ETUDE :
La destruction du barrage de Kaongo a eu des répercussions profondes sur la communauté de
saaba. Les agriculteurs et éleveurs ont vu leurs rendements diminuer en raison de l’absence
d’une source fiable d’irrigation d’abreuvement. Les pénuries d’eau ont également affecté la
pêche et les ressources en eau potable, aggravant les conditions de vie et de santé publique.
En réponse à cette situation le gouvernement Burkinabé avec le soutien financier de l’Union
Européen à lancer un projet de réhabilitation du barrage de Kaongo vise à :
Réaliser une partie de l’étude d’Avant-Projet Détaillé,

Proposer un devis estimatif pour la reconstruction du barrage.

Restaurer la capacite du barrage et étendre les périmètres irrigables.

3
Sur le plan humanitaire
La reconstruction du barrage de Kaongo permettra de désenclaver les sept (7) villages rendus
inaccessibles suite à la rupture de la digue du barrage qui servait aussi de route.

La population souffre de manque d’eau pour leurs activités depuis la rupture du barrage
entrainant ainsi la migration de la population active vers d’autres horizons en particulier à
Ouagadougou le centre urbain le plus important et la plus proche en quête d’emploi. La
reconstruction du barrage permettra la reprise des activités et procurera de nouveau des
revenus aux exploitants.

Aussi elle permettra d’alimenter la nappe phréatique puis favorisera une remontée de l’eau
dans les puits et forages. L’eau sera également utilisée pour divers travaux ménagers, de
construction, etc.

Secteur du pastoral

La pratique de l’élevage est une activité très ancienne dans la zone du barrage. Elle occupe de
milliers de producteurs à travers les villages. L’élevage se pratique généralement autour des
points d’eau comme les barrages, les boulis, les puits, les forages, les cours d’eau, les mares,
etc...

C’est une activité caractéristique de la zone avec la présence de grands marchés à bétail comme
celui de Saaba et de Ouagadougou.

Le barrage servait à l’alimentation en eau du bétail et l’amélioration de conditions de vie. En


effet, elle permettra de réduire les distances parcourues par les animaux en saison sèche pour
s’abreuver.

Secteur agricole

Dépourvue d’une réserve d’eau importante depuis la rupture du barrage, la population de la


localité n’a plus d’activité agricole pendant la saison sèche. La nouvelle retenue d'eau
permettra l’irrigation d’appoint en hivernage et le maraîchage en saison sèche.

Localisation et accès au site

4
Le barrage de Kaongo est situé entre les villages de Saaba et Mogdin à environ 10 km au Sud-
Est de Ouagadougou. Ces coordonnées géographiques sont :

- Longitude : 1°24'11.8"O
- Latitude : 12°20'41.8"N

L’accès au site se fait par la RN4 Ouagadougou – Koupéla. Juste au poste de police on emprunte
une piste à droite pour se rendre à Saaba puis au site du barrage.

PRESENTATION DES RESULTATS DE L’ETUDE


Données socioéconomiques
Situation géographique
Le département et la commune rurale de Saaba est situé au nord-est du département et la
commune urbaine de Ouagadougou (ou Ouaga) avec laquelle il est limitrophe. Il est
également en grande partie situé à l'intérieur de la rocade est de contournement de la
capitale, actuellement en construction.
Cependant un large espace rural est constitué à l'est de cette rocade : on y trouve
notamment la forêt classée de Gonsé (bordée à l'ouest puis traversé au sud par la rivière du
Massili, et au nord par la route nationale 4), et dont la plus grande partie au nord constitue
une réserve naturelle.

Population

La commune rurale de saaba dans la région du centre du Burkina Faso couvre une superficie
de 446km2 et habite une population de 50885habitants repartie sur 23villages administratifs.
Cette population est majoritairement jeune avec :

Population Age
21 320 0 – 14 ans population
27 244 15 - 64 ans
2 031 65 ans et plus
4%
1% 1
Age 42%
290 non déterminé 2
53%
3
4

Diagramme Circulaire de la population

5
Gestion du foncier
La rivière Kaongo et par conséquent les terres y afférentes appartiennent au village de Tanghin. En
effet, bien avant même la construction du barrage, c’est le teng-soaba (chef de terre) de Yogbin,
quartier de Tanghin, qui faisait les sacrifices dans la rivière et décidait de la date de la pêche
collective. Pour les responsables de ce quartier, aucune contrepartie n’est demandée aux exploitants
du barrage (maraîchers, pêcheurs, éleveurs…) à la différence de ce qui se passe sur d’autres sites
semblables. L’accès des exploitants aux terres et à l’eau du barrage est fait sans compensation pour
les propriétaires. La reconstruction du barrage ne devrait pas changer quelque chose à ce mode de
gestion foncière.

Les activités socioéconomiques.


La commune de Saaba dont l’activité principale est l’agriculture dispose de nombreux
Atouts touristiques et culturels peu exploités. Sur le plan éducatif et sanitaire, les
Indicateurs sont largement au-dessus de ceux des autres communes rurales de la
Région. Cependant, cela pourrait cacher un biais eu égard de sa proximité avec la
Ville de Ouagadougou.

Agriculture
L’agriculture constitue l’activité principale de la commune car pratiquée par plus de
85% de la population. Elle est de type extensif et basée essentiellement sur la
Production céréalière, la culture de rente et la culture maraîchère.
Les principales cultures céréalières sont le mil, le sorgho et le maïs. Les principales cultures de
rente sont le sorgho rouge, l’arachide, le poids de terre, le sésame et le riz. Dans les villages où
les conditions le permettent, une grande partie de la jeunesse pratique la culture maraîchère.
Les productions portent surtout sur la tomate, l’oignon, l’aubergine, le concombre et le
poivron.
Face à l’insuffisance des terres agricoles et à leur pauvreté croissante les producteurs font beaucoup
d’efforts actuellement dans le sens de la restauration et de la conservation des sols. Il s’agit
essentiellement des activités de DRS/CES et de la production de la fumure organique.

Elevage
L’élevage est de type extensif et traditionnel. Les espèces élevées dans la commune
Sont les bovins, les ovins, les caprins, les équins, les asins, les porcins et la volaille.
Le pâturage naturel constitue l’essentiel de l’alimentation des ruminants. La fauche, la
conservation des foins et la culture fourragère sont pratiquées par quelques éleveurs de la
Commune.

6
Tableau 5 : Effectifs du cheptel de la Commune en 2007 – (Source : ZATE de
Saaba)
Bovins Ovins Caprins Asins Porcins Équins Volailles
18 340 1977 6000 1500 4800 80 11800

Le secteur rural dispose de potentialités réelles pouvant servir de vecteurs de croissance. Une bonne
partie des terres irrigables n’est pas encore mise en valeur. Or, la maîtrise et l’utilisation rationnelle des
eaux, notamment de ruissellement à des fins productives, peuvent favoriser la diversification des
productions. Cette action conjuguée à la promotion de la microfinance, et à l’organisation et la
rationalisation des principales filières du secteur, favoriserait l’accroissement des productions agricoles
et animales pour lesquelles une importante demande extérieure existe : Ouagadougou.

Hydraulique/Approvisionnement en eau potable


L’approvisionnement en eau potable de la commune rurale de SAABA est assuré par
Un ensemble de points d’eau modernes et par un système d’eau classique géré par
L’ONEA.
La commune comptait en 2008, 210 Points d’Eau Modernes (PEM) composés de
170 forages dont 53 sont en pannes ou à niveau de fonctionnalité insatisfaisant, 44
Puits modernes dont 18 permanents. En somme la commune dispose de 135 PEM
Alors qu’elle devrait disposer de 186 ouvrages compte tenu de sa population et de la
Norme en la matière qui est d’un PEM pour 300 personnes.
Concernant le système AEP classique, géré par l’ONEA, il couvre uniquement le chef-lieu de la
Commune et Nioko 1 à travers quelques bornes et un ensemble de branchements particuliers qui reste
limité à quelques quartiers lotis et ménages.

La situation en matière d’accès à l’eau potable n’est pas totalement satisfaisante et


Commande que des efforts soient faits afin de respecter la norme en la matière.
Concernant la participation communautaire à la reconstruction du barrage, il y a lieu de rappeler que
la construction du barrage de Kaongo dans les années 1980 a bénéficié de la participation des
populations riveraines particulièrement celles des quartiers Mondin, Doumé et Yogbin du village de
Tanghin. Cette participation qui a mobilisé hommes, femmes et enfants a essentiellement consisté en
apport d’agrégats. Cela se passait au moment où les populations n’avaient concrètement pas encore
connu les changements positifs que l’ouvrage allait apporter à leur vécu quotidien. Ces populations se
disent aujourd’hui plus prêtes encore que par le passé à participer aux travaux de reconstruction du
barrage qui est leur outil de travail et la source de leur bien-être.

7
PARTIE B

Faisabilité technique L’ouvrages de retenue

8
ETUDE TOPOGRAPHIQUE
Le levé topographique a donné après report, la carte topographique de la cuvette. Une
superficie totale d’environ 690 ha a été levée. Les courbes de niveau ont été filées tous les
0,25m. De l’analyse de cette carte, il apparaît que les pentes transversales sont de l’ordre de
3‰ tandis que la pente longitudinale sur le cours d’eau principal est de 2‰. Les données du
levé topographique sont présentées dans le tableau ci-dessous :
Tableau 5 : Données du levé topographique de la cuvette

Cotes [m] Superficie [m2] Cotes [m] Superficie [m2]

287,00 0 290,00 1 044 982,15

287,25 37 035,96 290,25 1 226 324,22

287,50 88 711,97 290,50 1 421 880,74

287,75 134 414,74 290,75 1 620 088,42

288,00 186 136,88 291,00 1 850 310,22

288,25 259 387,61 291,25 2 124 107,20

288,50 329 060,99 291,50 2 446 243,14

288,75 411 842,09 291,75 2 782 674,20

289,00 516 039,73 292,00 3 135 212,52

289,25 633 877,78 292,25 3 485 162,75

9
289,50 775 594,72 292,50 3 888 056,87

289,75 903 011,23

Les valeurs des cotes-surfaces ci-dessous sont obtenues à partir des levés topographiques de la
cuvette. On en déduit au Plan d’Eau Normal (PEN) c'est-à-dire à la cote (291,5m). A cette cote
la surface du plan d’eau est de 245ha.

ETUDE DU BASSIN VERSANT

Caractéristique hydrologique du bassin versant :


Le bassin versant de Kaongo est un sous bassin versant du Massili. Il est drainé par la rivière Kaongo,
affluent du Massili et affluent du second ordre du Nakambé. Une partie (environ 60% de la superficie)
du bassin versant est couverte par la ville de Ouagadougou.

La superficie
L’estimation de la superficie a été faite au moyen d’un planimètre. La superficie totale du bassin
versant de Kaongo à l’exutoire du barrage est de 134 km2

Le périmètre

Le périmètre du bassin versant intervient dans le calcul du coefficient de compacité (K) et du


rectangle qui aurait le même périmètre et la même surface que ce bassin de forme quelconque.
Le périmètre a été déterminé à l’aide d’un curvimètre. Ce périmètre (P) est égal à : P = 52 km.

10
Le bassin versant du barrage de Kaongo délimité par la mission de contrôle par SIG à partir de la
BNDT du Burkina Faso est présenté ci-dessous.

Carte du bassin versant à partir du BNDT du Burkina Faso

A partir des nouvelles données et de la carte ci-dessus, on peut déduire les caractéristiques du
bassin versant comme suit :

Icomp = indice de compacité de Gravelus = 0,282 x P/(S^0,5) S =134 Km², S =134 Km² et
Icomp = 1,27.

Dd = Densité de drainage= ∑Li/S

∑Li = longueur du cours d’eau principal et ses affluents = 22,5 km et S=134 km²

Dd = 0,17 km-1.

L= Longueur du rectangle équivalent = (P+ (P²-16*S) 1/2) /4

Avec : Superficie S =134 Km², Périmètre S =134 Km², L = 18,92 km

L’indice global de pente recalculé est Ig égal à (316,5-286) / 18.92 et Ig =1.61m/km.

11
Ds = dénivelée spécifique =Ds= Ig*S0,5 =1,61*1340,5 = 18,64

ETUDE HYDROLOGIQUE

EVALUATION DE LA PLUIE MENSUEL MAXIMAL

Année
Pluviométrie
annuel Pluviométrie
maximal/annuel annuel maximal/annuel
2001 618.7 1000
2002 656.2 800
2003 847.7
600
2004 772
400
2005 845.5
2006 596.8 200
2007 713.2 0
2008 812.4
2009 923.6
2010 849.6
Pluviométrie annuel maximal des 1O dernière année

CAPACITE DE RETENTION DE LA CUVETTE

Déterminer la capacité de rétention de la cuvette pour la réhabilitation d'un barrage est crucial
pour plusieurs raisons :

Sécurité : Une évaluation précise permet de s'assurer que le barrage peut contenir les volumes
d'eau attendus, en évitant les risques de débordement ou de rupture.
Gestion des Crues : En connaissant la capacité de rétention, il est possible de mieux gérer les
périodes de fortes pluies et de crues, en ajustant les opérations de gestion du barrage.

12
Planification des Travaux : Cela aide à planifier les réhabilitations nécessaires en fonction des
capacités de stockage et des besoins en infrastructures.
Conformité Réglementaire : Les régulations exigent souvent des évaluations régulières des
capacités pour garantir que les barrages respectent les normes de sécurité.
Optimisation de l'Utilisation : Connaître la capacité de rétention permet de maximiser
l'efficacité du barrage en termes d'approvisionnement en eau, de production d'énergie, et
d'autres usages.
UN tableau donne les éléments caractérisant le volume et la surface de la cuvette à différents
niveaux d’altitude.
La superficie totale du bas-fond (projection horizontal) à sa cote 291.5 est de 2446243.14m²
soit environs 245ha.
Volume= (2446243.14×291.5) m×m²=713079875.3m3
Afin d’augmenter la capacité de la retenue le nouveau déversoir sera calé à la cote 291.5m d’où
une quantité d’eau à retenir est de 713079875.3m 3
Evaluation de la perte par infiltration dans la cuvette
Plusieurs méthodes de calcul permettent d’approcher les valeurs de l’évaporation que subit un
plan d’eau libre.
Nous allons opte pour la méthode de BERNARD POUYAU.
Il préconisé que l’évaporations sur le plan d’eau libre peut etre considéré comme représentant
70 à 75% de l’évaporations lue le bac A.
ELac=0.75×Ebac
Elac=L’évaporations de la Nappe libre
Ebac=l’évaporations du bac classe A

MOIS Jan Fév Mars Avril Mai Juin Juill. Août Sept Octob Nov. Déc
31 28 31 30 30 31 31 31 30 31 30 31
bac(mm) 261.1 281.3 342.9 328.2 312.1 253.3 206.1 168.1 173 219.1 236.3 247.1

Evapo(retenu)
*0.75 196 211 257 246 234 190 155 126 130 164 177 185
2*mois 62 56 62 60 60 62 62 62 60 62 60 62
Infiltration
(mm) 258 267 319 306 294 252 217 188 190 226 237 247

ll est souvent conseillé de retenir l’évaporations des pertes par infiltration des valeurs situées
entre 2mm/j et 3m/j
Ce qui donne des pertes mensuelles variant entre 60 62 mm

13
Pertes par dépôts solides
L’eau de ruissellement entraine avec elle, des matériaux solides quelle arrache sur son parcours.
Ces matériaux se de posent dès que la vitesse de l’eau devient inférieure à un seuil donné.
L’envasement de la retenue est du aux apports solides provenant de divers types de sols
transportés par l’eau de ruissellement. Les apports solides sont déterminés par la méthode ou
formules de COTTSCHALK ET DE GRESILLON.
Formule de GOTTSCHALK
D=260*S^ (-0.1) et V=D*S
D : dégradation spécifique
S : Superficie du Bassins versant (Km²)
V : Apport solides
D= 260*(134) -0.1 =159.32
V=159.32× (134) =21328.5m3
Formule de CIEH-EIR
D= 700×(P/100) -2 .2×S-0.1
P : La pluie moyenne annuel
S : Surface
D= 700*(923.6/500) -2.2× (134) -0.1
V=D×S=134×111.187=14899.1583m3

Valeur Sur tout


le Bassin
Formule (m3/an/km² m3/ans
GOTTSCHAK 159.32 21348.5
CIEH-EIR 111.2 14899.2
Moyenne 135.3 18123.85

Calcul de la crue décennal selon la méthode ORSTOM ET CEIH


Méthode ORSTOM
Calcule de A10 (coefficient d’abattement de la pluie journalière décennale)
A10=1-(((161-(0.042×923 .6)) / (100× log (314)))
Pan=923.6mm
A10=0.74 soit A10=74%

14
Déterminons kr10(Coefficient de ruissellement décennal)
La pluviométrie moyenne annuelle de la zone du site est de 963.6
Ig=1.6m/Km²
S=134km²
On a S>10km²
Ig>3m/km
On applique la formule suivante pour déterminer Kr70 Kr100
𝑎
Kr10=(𝑆+𝑏) + 𝑐

Pour Ig=3 Caractéristique a b c


Infiltrabilité Ig
15 329 18.5 16.5
a=164 7 239 17.7 14.5
b=17 RI 3 164 17 10.5

c=10.5
Kr70.1= ((164/ (134+17)) +10.5= 11 .58
Kr70.2= ((259/134+17.7)) +14.5=16.07
Par interpolation on trouve
Pour Ig=1.61
Kr70=11.58+((16.07-11.58) × ((1.61-3) / (7-3))
Kr70=11.58+(4.49-1.39) /4=10.02
Calcule de Kr100
Pour Ig=3
a=250
b=20
c=12
Kr100= (250/134+20) +12 =13.62
Kr100
Pour Ig=7
a=300
b=20
c=12

15
Kr100(300/134+20) +15= 16.95
Déterminons pour Ig=1.6
Kr100= (13.62+(16.65-13.62) × (1.61-3/ (7-3)
Kr100= 12.46
Donc
Kr70=10.19
Kr100=12.46
Kr10= ((10.019+(12.46-10.019) × ((90-70) / (100-70)))
Kr10=10.019+1.626=11.645%
Déterminons Pm10
Pm10=A10×P10= 0.74×97
Pm10=71.78mm
Déterminons la lame d’eau ruisselée décennale (Hr10)
Hr10=Pm10×Kr10=71.78×0.12= 8.36mm
Calcul du volume d’eau décennale (Hr10) ruisselée.
Vr10(m3) =Hr10×103× (134) =1.120.240
Vr10(m 3) = 1.120.240m 3
Calcule de temps de base
Pour Icorg=3m/Km
Tb=250×S0.35+300
Tb10=1688min
Pour Igc=3m/Km
Temps de monté
Tm10= 100× S0.35×75
Tm10= 100×S0.35+75
Tm10= 630.25min
Déterminons le débit de ruissellement
Qm10= Vr10/Tb10
Qm10= (1.120.240/1688.12×60) = 11.06m 3/s
Qm10=11.06m 3/s

16
Le coefficient de pointe α10= 2.6×1.2=3.12=3.12
Qr10= α10 ×Qm10=34.5m 3/s
Constitution aux prises en compte de l’écoulement retardé bassin relativement imperméable.
Qret= (0.03+0.06/2) ×Qr10
Qret= 0.045×34.5=1.5525m3/s
Q10=Qr10+Qret=36.05m3/s
Q10(ORSTOM)=36.05m 3/s
Résumé des résultats des calculs pour la méthode ORSTOM :

N° Désignation Valeurs Unités Observations


1 P10 97 mm
2 A10 74 %
3 Hr10 8.36 mm
4 Vr10 1.120.240 m3
5 Kr10 11.645 %
6 Tb10 1688 mn
7 Pm10 71.78 mm
8 Qr10 34.5 m3/s
9 Qmr10 11.06 m3/s
10 Qret10 1.5525 m3/s
11 Q10 36.05 m3/s Objet de notre calcul pour le dimensionnement de l’ouvrage

La méthode CIEH
L’application de la méthode CIEH nécessite la détermination
La pluviométrie moyenne interannuelle du site :923.6
La superficie du Bassin :134Km2
L’indice de la pente :1.6m/Km
Le coefficient de ruissellement décennal
Kr10=11.645%
La méthode CIEH propose plusieurs régressions pour le calcul
La méthode CIEH propose plusieurs régressions pour le calcul des débits de crue décennale,
Deux (2) formules ont été retenus après examen de quatre régressions favorables. Le critère de
choix était la qualité de la corrélation puis le nombre d’échantillon ayant permis la
détermination de la régression. Les résultats issus des régressions retenu sont :

17
N °12 : Q10=0.095×S0.643×Ig0.406×Kr101.038
N°39 : Q10 = 0.410×S0.425×Kr100.923
Tableau recapulatitif

Régression a s Ig Pan Pm10 Dd


12 0.095 0.643 0.406 1.038
39 0.41 0.425 0.923

N°12 Q10= 34.8m 3/s


N°39 Q10=31.70m 3/s
Tableau Q10

N°12 Q10(1) 34.38


N°39 Q10(2) 31.7
MOYENNE 33.04

Q10CIEH= 33.04 m 3/s


La valeur moyenne des deux régressions correspond à Q10=33.04 m 3/s
Les deux valeurs étant proche de l’un de l’autre la moyenne des deux méthodes sera considérée
pour l’évaluation de la crue du projet.
(Qr10(ORSTOM)+Q10 CIEH) /2
(36.06+33.04) /2=34.53m 3/s

Calcule de la crue du projet


La crue du projet est la crue contre laquelle l’on choisit de protéger les ouvrages sur le site
(Compaoré M.L 1996). Il s’agit donc de la crue qui servira de base au dimensionnement de tous
les ouvrages hydrauliques.
Concernant la méthode CIEH et ORSTOM, la crue décennale ci-dessus déterminée peut etre
adoptée comme crue de projet cependant il est généralement déterminé à cette valeur un facteur
de sécurité qui est fonction du niveau des investissements prévus et des risques encourus pour
les populations et les infrastructures situées en aval en cas d’accidents sur les ouvrages
projetées. Aussi il a été retenu comme coefficient de sécurité C=2 cette valeur est comprise dans
un intervalle généralement adopté pour les petits barrages.
Donc on déduit que
Qprojet=34.55×2= 69.10 nous prenons une valeur de 70m 3/s.

Calcule de la Crue de sécurité

18
La crue de sécurité correspondant à la pluie maximale probable du 1erseptembre est estimée en
utilisant le coefficient de passage de Q10 à la crue générée par cette pluie exceptionnelle. La
hauteur de la pluie enregistrée le 1erseptembre étant de 261mm, il est donc nécessaire de
déterminer le débit probable à cette hauteur de la pluie.
Pour cela on utilise la méthode de rationalité.
Q= C*I*A
C : est le coefficient de ruissellement égal à 0.4
i : c’est l’intensité de la pluie en mm/h
A : c’est l’air du Bassin en Km²
Q= 0.4*(261/3.455) *134= 4049m 3/s
En supposant que la crue milléniale correspond à 10 fois la crue du projet
Q1000= 34.55*10= 345.5m 3/s
Ainsi la crue de sécurité égal :
Csécurité= 345.5*(4049/34.55)1/6
Cs=764.30m 3/s
Traçage de la crue de sécurité
L’hydrogramme de crue de projet est donné par l’hydrogramme schématique en tronçons
linéaire proposé par GRESSILLON, HERTER ET LAHYE.
Cet hydrogramme est trois tronçons linéaire et construits à partir des paramètres suivants :
Le temps de base
Le temps de montée
Le changement de de pente de la décrue a un débit Qd dit débit de discontinuité défini par la
formule suivante
Tb=1688
Tm=630.25
2 𝑇𝑏10−𝛼10𝑇𝑚10
Qd/Qprojet= ×
∝ 𝑇𝑏10−2𝑇𝑚10

α10 =2.6

19
Qd =6.23m 3/s
L’effet de Laminage
𝑄𝑚𝑎𝑥 70
L1=0.4×0.5×√(2×9.81×0.5)=0.4×0.5×√(2×9.81×0.5)=11.74m

Dimension de la section maximale de la digue (géométrique, protection,


filtre de pied).
Calage de la crète de la digue
Le calage de la crête de la digue se fait en tenant comte du volume maximum d’eau à retenir
dans le barrage, des contraintes environnementales, topographiques et financières.
La digue sera collée à la cote maximal donnée par le plan topographique et permettant de
retenir le maximum d’eau pour ce faire, la digue du barrage sera colée à la cote de 291.5m
Calcule de la revanche
La revanche libre représente une marge de sécurité pour contenir les vagues et d’évacuer les
crues exponentielles. Elle est généralement calculée à partir des formules empiriques suivants
R(m)= 0.75*h+V2/2g
FORMULE DE BRETSCHNEIDER ET DE GAILLAREL
La revanche est calculée en utilisant la formule

h(m)= 0.75+0.34*f1/2-0.26*∜𝒇
D’après les recherches la longueur de la retenu de Kaongo est environs 9/km
9>18Km
m3/s

Qmax10=70m 3 /s

Qd=6.23m3/s

Tm10=630.25min Tb10=1688min min

Donc la formule est applicable

h(m) =0.75+0.34*√9 − 0.26 × ∜9

20
h(m)=1.32m c’est la hauteur de la vague
Autre formule
√9
h(m) = 0.5+ 3 =1.5m

Sur la base des deux valeurs résultantes, nous pouvons choisir la valeur
h(m) = 1.5m
Déterminons la vitesse V(m/s)
La vitesse est déterminée par la formule de Gaillard
V(m/s) = 1.5+2h
V(m/s) = 1.5+2(1.5)
V(m/s) = 4.5m/s c’est la vitesse de la vague
Déterminons la valeur de la revanche
R(m)= 0.75*1.5+(4.52/2*9.8) = 2.16m
Avec une revanche de 2.16m cela permettra de s’assurer que la digue est conçue de manière
sécuritaire et efficace pour les conditions spécifiques du Burkina Faso.
Déterminons la revanche minimale
Approche empirique
La revanche est calculée par la formule suivantes
R= 0.754*H+v²/2g
H : La hauteur de la vague en m
V : La vitesse de la propagation des vagues en m/s
F : Le fetch en Km
H=1.5
U : La vitesse de propagation
H=0.76+0.032*(U*F) *0.5-(0.274*9*0.25)
H=0.76+0.032*(10*9) * 0.5- (0.274*9*0.25) =1.5m
V=1.5+2*(1.58) = 4.5m/s
R= 0.754*1.5+( 4.66/2*9.81) = 2.16m
La vitesse maximale du vent à la station de Ouagadougou Aéroport est prise égal à 2.7m/s
Soit environs 10Km/h

21
F U H(m) v(m/s) G R
2.3 10 1.5 4.5 9.81 2.16

Calcul de la hauteur maximale de la digue


C’est la différence entre la cote (Z Crête) et la cote du fond du lit mineur.
La cote de la crête est définie par :
Z crête = ZPEN +h + R
Avec ZPEN=291.5 qui correspond au plan d’eau normal
h : hauteur maximale de la lame d’eau déversant h = 0.5
R= 2.16
D’où Z crête = 291.5 + 2.16 + 0.5
Z crête = 294m
La cote la plus basse du terrain naturel le long de l’axe de la digue à l’amont est de 287.00
La hauteur maximale de la digue sera de :
H= Z crête – Z lit mineur
H = 294-287= 7m
Tableau résultat de la hauteur de la digue.

cote digue Cote TN Hauteur


294 287 7

Calcule du largueur de la digue


Formule1(Knapen)
b = 1.65*H0.5
b = 1.65*(5)0.5= 3.68m
Formule 2
b = 3.6*(5)1/3-3
b = 3.15
Formule 4
b = max(3.00 ; 7/3) = 3.00m
Avec H la hauteur maximale de la digue = 7m
La largeur minimale de trois mètres est généralement adoptée pour tenir compte du gabarit
des engins de circulation, de construction et d’entretien. Pour permettre une bonne circulation

22
des engins de terrassement, une largeur en crête de 3.00m est adaptée. Par ailleurs, elle
comporte aussi l’épaisseur de deux murets maçonnerie de moellon.
Calcule de la pente de talus
Les pentes des talus encore dénommées fruits des talus sont adoptées pour assurer les
stabilités de la digue vis-à-vis du glissement. Le choix des pentes tient compte de la qualité
des matériaux du corps de la digue aussi de sa hauteur H.

Type de digue Pente des talus


Barrage homogène H/V(Amont) Aval(H/V)
Barrage hétero-Zone 2.5/1 2.00/1
Digue homogène 2.00/1 2.00/1
Fort% D'argile 2.00/1 2.00/1
Hétérogène à zone 2.00/1 2.00/1
Barrage homogène 2.5/1 2.00/1
Fort% D'argile 3.00/1 2.5/1
Hétérogène à zone 2.5/1 2.5/2
Barrage homogène 3/1 2.5/3
Fort% D'argile 3.5/1 2.5/4
Hétérogène à zone 3.00/1 3.00/1

Pour un barrage en terre homogène, des pentes de :


2.1H/1V à l’amont et 2H/1V sont admises pour les digues de hauteurs comprise entre 5m et
10m.
Longueur de la digue.
Elle correspond à la distance entre les profils (rive gauche) et rive droite sur l’axe de la digue.
Elle est longue 2.55Km soit 1.5m.l (digue longueur déversoir).
Emprise de la digue
Elle correspond à la largeur de la digue à sa base.
Elle est donnée par la formule suivantes :
E= 2.5h+2h+b
E=12.5+10+3= 25.5m
Protection de la crête
Il est nécessaire de protéger la crête pour lutter contre la dessication mais aussi pour assurer la
circulation éventuelle d’engins on utilisera une couche de couronnement de 20cm d’épaisseur
en matériaux graveleux latéritique.

23
La crête du barrage aura une pente de 3% vers l’amont pour l’évacuation des eaux de pluies
vers la retenue d’eau pour se prémunir contre l’érosion de la crête par prolongement des
griffes d’érosion sur le talus, mais aussi une évacuation des eaux de ruissèlement de la crête
du barrage vers l’amont (cote de la retenu). On met en place de murets de crête. Les murets de
crête sont construit soit en maçonnerie de moellons de 0.5m de l’arguer et 0.5m de profondeur
sur la crête amont et aval de la digue.
Protection du talus amont
La protection du talus amont doit etre assurée contre le batillage ou action érosive des vagues.
Dans notre projet la protection par le perré rangé à la main est préférée par rapport au rip-rap
Déversé pour des raisons de disponibilité des matériaux et le cout.
-La couche sera déterminer par la relation
e(m)=C*V2
e(m) : épaisseur de la couche
V : Vitesse de la vague(m/s)
C : Coefficient dépendant de la pente du talus et la masse volumique du matériau
d’enrochement.
Calcule de la vitesse de la vague
V(m/s) = 1.5+2h
h(m)=1.5
V(m/s) =4.5m/s
On a une pente de 2H/V1 avec ρ = 2500 Kg/m 3(masse volumique de l’enrochement)
C = 0.031
AN : e = 0.031*(4.5) ²
e = 0.63m
Nous adoptons l’épaisseur minimum de 25cm car l’expérience montre qu’il est suffisant dans
le cas de petit barrage.
Le talus amont sera protégé par une couche de perré en enrochement de moellons latéritique
ou granitiques de 0.25m de l’épaisseur soigneusement rangés à la main et destinées à éviter
que les matériaux terreux qui constituent le barrage ne soient érodés.
Les enrochements seront posés sur une couche de pose de grave latéritique d’une épaisseur de
0.10m qui jouera le rôle de filtre inverse.
Une butée de pied de parement amont est réalisée. Elle a pour fonction d’une part d’ancrer le
pied du perré dans le terrain naturel et d’autre part de prendre en charge une partie des
poussées engendrées par le poids propre de pierres qui le constituent.

24
La butée de pied est de section triangulaire de section (0.5×1.5m).
Protection du talus en aval
Le talus aval de la digue sera protégé par une couche de pose en matériaux latéritiques
d’épaisseur 0.2m afin de limiter les dégradations du corps de la digue provoquées à
l’ensoleillement, l’action érosive de l’eau, des animaux, du vent, et du changement climatique.
Au pied du talus un fossé drain sera aménagé pour collecter les eaux pluviales et les eaux
d’infiltrations en provenance du corps de la digue. Il sera revêtu en enrochement de 25cm
d’épaisseur soigneusement rangés à la main de forme triangulaire et de dimension 1.5m de
largueur et de 0.5 de profondeur.
Protection du corps de la digue
Une digue en terre soumis à une charge hydraulique en amont se sature partiellement compte
tenu de la perméabilité du matériaux (loi de Darcy).
Les infiltrations dans le corps d’une digue en terres seront assimilées à des lignes de courant
parallèles à la ligne de saturation. Cette dernière se présente sous la forme de la parabole
dénommée parole de Kozeny.
Les infiltrations dans le corps de la digue se manifesteront sur le talus aval engendreront un
phénomène de renard (érosion régressive).
La résolution des infiltrations à travers le corps de la digue passe par l’utilisation des drains et
des filtres bien conçues et exécutés.

Calcule de l’épaisseur de drain


Le drain est un organe dans le corps de la digue dont la fonction est de collecter les eaux
d’infiltration dans un corps massif et de les évacuer à l’aval. Elle doit respecter certaines normes
pour son dimensionnement.
-l’épaisseur du drain ne dois pas etre inférieur à 0.5m
- La largeur Ld du drain s’étend sur ¼ et 1/3 de l’emprise du remblai.
On dispose au pied en Aval du barrage, en aval immédiat du drain un drain de colature en
graviers.
L’équation qui sera utilisé pour résoudre le problème
Elle s’écrit sous la forme :
Y2-2*Y0-Y02
Y0=Ѵ(H2-d2) -d
H(m) c’est la hauteur d’eau à la cote PEN
d c’est la largeur en base du barrage diminuée de 0.76
(Protection horizontales de la partie mouillée de parement amont et la largeur du filtre).

25
L’épaisseur du drain équivaut à
2𝑔𝑙
e(m) =√ 𝑘𝑓 + ℎ²

Avec Kf coefficient de perméabilité


Q(m 3/s/ml) débit de fuite à travers le barrage.
Le calcul de Q est donné par la relation
Q= Kr*Yo si α>30°
Q= Kr*sinα2 si α>30°
Avec Y1 =Ѵ(H²-d²)
Avec α angle de talus aval
Calcule de largeur Ld (m) du filtre.
Ld compris entre
𝐿 𝐿
≤ 𝑙𝑑 ≤
4 3
25.5 25.5
≤ 𝐿𝑑 ≥
4 3
6.27≤ Ld≤ 8.5
Nous convenons de prendre Ld = 7m
Calcule de la valeur de d(m)
La valeur de d(m) est déterminée par :
d =L- (0.7×2+7)
d = 25.5-(0.7×2 +7)
d = 25.5-8.5 = 17
Calcule de la valeur de Y1
Pour les sols argileux :
Un angle de talus typique pourrait etre entre 1/3 soit 18° et ½ soit 26 degrés.
α = tan-1(1/2) = 26.56° ce qui est inférieur à 30°.
Y1= 291.5-287 = 4.5m
Y1 = Ѵ (172-4.52*(COT 26.56) ²
Y1 = 17.38-16.42 = 0.59m.
Calcule du débit de fuite

26
q (m 3/s/ml)
q = 5.5.10-5*0.59*SIN(26.56²)
q= 6.59-05m 3/s/ml
Calcule de la longueur de résurgence.
La valeur de la longueur de résurgence a(m) est donné par l’expression
𝑞 6.6.10^−5
a(m) = 𝑘r = 5.5.10^−5 = 0.12m

Calcule de la largeur définitive du filtre.


La valeur l(m) est donnée par la relation
l(m) = ld +a
l(m) = 7+0.12
l(m) = 7.12m
Calcule de la valeur de l’épaisseur en (m)
𝑙∗𝑞
e(m) = 2*√ 𝑘𝑑
7.12∗6.59^−5
e(m) = 2*√ 10^−3

Kd pour 10-3 cela permet au filtre de drainer efficacement l’eau tout en retenant les particules.
e = 0.43m
en conclusion nous avons une épaisseur e(m) = 0.43m
Comme préconisé dans les hypothèses nous allons prendre une épaisseur de 0.5m.
Dimensionnement de la tranchée d’ancrage
La tranchée d’encrage représente la fondation du barrage et situe en dessous du TN.
Elle a pour rôle essentiel d’assurer la stabilité du corps de la digue et de palier la migration
des eaux d’infiltration en aval.
L’exécution de la tranchée consiste à une excavation des matériaux in situ suivi des travaux de
remblai jusqu’à la fermeture total de la tranchée. Les travaux de remblai sont réalisés par des
couches (épaisseur de 20cm en moyenne) bien compactés.
Elle assure également l’étanchéité et l’encrage du barrage.
La largeur de fond du tranché.
La largeur du fond de la tranchée tient compte des gabarits des engins de terrassement
(Bulldozer) (Pell hydraulique), (compacteur).
Une largeur minimale de trois (3) mètres est généralement adopte pour la largeur du fond des
tranchés peu profond de 1m-8m.

27
Nous adoptons une largeur de fond de la tranché 3.00m compte tenu de la largeur des engins
de terrassement.
Fruit ou pente de talus
Les fruits de talus sont adoptés suivants la nature des sols de fondation. Des pentes raides de
1H/3V sont généralement préconisés. Nous convenons de prendre une pente 1H/3V car nous
avons de l’argile peut plastique comme nature de sol.
Profondeur d’ancrage
Elle représente la profondeur à la profondeur à laquelle sera fonde la digue.
Elle est déterminée par la formule de LANE
1
Lv+ Lh ≥ ch
3

Lv c’est le cheminement vertical de l’eau Lv = 2P


Lh = Cheminement horizontal de l’eau Lh = B
C c’est le coefficient de LANE C= 3
H = c’est la charge effective de l’eau qui s’applique sur les fondations au PHE
H = H0+h = 4.5 +0.5 = 5m
On obtient alors
1/3B + 2P ≥ C*H
1
𝐶∗𝐻−( )𝐵
P≥ 3
2

P c’est la profondeur d’encrage


B c’est la digue = 25.5m
1
3∗4.5−( )(25.5)
P≥ 3
= 2.5m
2

P = 2.5m
Vérification de la règle de LANE
1
Lv + 𝑙ℎ ≤ C*H
3

Lv = 2*2.5 = 5m
Lh = 25.5m
1 1
Lv +3 𝑙ℎ = 5+3 25.5 = 13.5m

ETUDE DE LA STABILITE DE LA DIGUE


Etude de la stabilité au renversement

28
Géométrie de la digue
Hauteur de la digue : 7m
Base inférieure :25.5m
Base supérieure :3.00m
Calcul du volume de la digue
Le volume du trapèze est calculé comme la moyenne des deux bases multipliées par la hauteur

V = ((25.5+3) /2) *7) = 99.75m3

Calcul du poids de la digue


Le poids de la digue est le volume multiplié par la masse volumique des matériaux :

Soit la masse volumique des matériaux γm =24Kn/m


Wp =24KN/m*99.75m 3=2394 KN
Calcule du centre de gravité de la digue
Pour un trapèze, la position du centre de gravité est calculée par la formule suivantes.
[g]= [(H /b) *(B+2b) / (B+b)]
g est le centre de gravité de la digue
H la hauteur de la digue
B la base inferieur de la digue
b la base supérieur de la digue

g =[( 7/3*(25.5+6)/(25.5 +3)]


g = 2.33*1.1057 = 2.576m

Le moment stabilisateur du poids de la digue


Le moment stabilisateur Mp de la digue est le poids de la digue × par la position du centre de
gravité.
Mp = Wp×2.575
Mp = 2394×2.576 = 6166.944≈ 6167 KN

Calcule de la force hydrostatique de l’eau

La force hydrostatique est calculée à partir de la pression de l’eau sur la face de la digue.
1
Pw =2 × 𝛾𝑤 ∗ (4.34)²= 94.178≈94.2KN

Calcule du moment déstabilisateur dû à la force hydrostatique


Mw = Pw multiplié par le bras de levier qui est 1/3 de la hauteur de l’eau
Mw = 94.2×1.4467
Mw = 136.28KN
Facteur de sécurité contre le glissement

29
Le facteur de sécurité contre le renversement est le rapport du moment stabilisateur au
moment déstabilisateur. (Mp/MW)
MP/MW = 6167/136.28 =45.25
Stabilité au glissement
Pw = 94.178KN
La force stabilisatrice est simplement le poids de la digue
Fp = Wp = 2394KN
Composante Tangentielle de la Force Stabilisatrice
La composante tangentielle de cette force est calculée en multipliant le poids de la digue par la
trigonométrie de l'angle de friction interne
Fp*TAN (30°) =Fp*0.577 = 1382.12KN
Facteur de sécurité au glissement
Le facteur de sécurité contre le glissement est le rapport de de F*tang/Fw
Fs = 1382.12/94.178 = 14.8
Conclusion
Les valeurs trouvées pour les facteurs de sécurité sont :
Fs au renversement = 45.25
Fs au glissement = 14.8
Cela indique que la digue possède une stabilité largement suffisante contre le renversement
et le glissement sous les conditions données.
Conclusion
L’étude de la digue nous a permis de déterminer ces différents composants et leurs
caractéristiques et à placer un système de sécurité qui le filtre pour empêche le phénomène de
renard. A Travers cette étude nous venons de mettre en place l’ouvrage principale de barrage
dans la retenus.

Etude de l’évacuateur de crue


L’évacuateur de crue est un ouvrage de sécurité placé à l’axe, sur l’axe de la digue permettant
d’évacuer le trop plein de barrage et de le drainer vers le lit mineur du cours d’eau.
Calcule de longueur maximal L du déversoir.
Q = m*L*(2g)1/2*h(3/2)
𝑄
D’où L= 1
3
𝑚×2𝑔2 ∗ℎ^( )
2

Avec Qp = débit du projet = 70m 3/s


m c’est le coefficient de débit
Nous allons considérer un déversoir à parois mince qui est généralement utilisé donc m =0.43

30
h c’est la hauteur de la lame d’eau au-dessus du déversoir
Après itérations
h = 0.5
Ld = 104
Qp = 70 m3/s
Vérification de la longueur maximal L du déversoir
La longueur du déversoir est donnée par la formule du débit
𝑄𝑝𝑟𝑜𝑗𝑒𝑡
AN : L= 3
𝑚∗ℎ( )∗√(2𝑔)
2

L= 104m
h c’est la hauteur au-dessus de déversoir = 0.5
La largeur de la crête est égale 0.4m.
Pour des raisons de stabilité la pente du crête égale 0.4m
Pour des raisons de stabilité la pente de coursier est 1V/1H.
Calcule de la profondeur d’encrage (P)
La profondeur d’encrage (P) est donnée par donnée par la réglé de LANE
Lv+Lh/ 3≥K*H
Avec
Lv = longueur de cheminement verticaux = 2*(H+P)
Lh = longueur de cheminement horizontaux
H = m*H
K = coefficient de LANE
Le seuil est ancré de remblai argileux du tranché d’encrage
On prendra un coefficient de LANE de 3.00
H = la hauteur de seuil = 1.5m
m c’est la pente du talus de massif déversant
P la profondeur la profondeur recherchée.
On a donc
2(H+P) +(m+H) / 3≥ K*H
2P≥ K*H – (m*H/3) -2H
P≥ (K*H) /2 –((m*H/6) -H)

31
P≥ (3*1.5) /2 – ((1*1.5/6) -1.5)
P≥ 0.5
On prendra P = 1m
Tableau de la profondeur du seuil pour la règle de LANE

K H m p
3 1.5 1 1

Par application de la règle de la LANE, on trouve une profondeur de 1m avec une pente de
talus avec une pente de talus aval de 1H/1V.
La largeur de Base du déversoir B
B = b +c
B = base du déversoir
b = largeur de la tranché
m = pente de seuil
c = largeur en en crête
Avec b =m*H = 1.5*1= 1.5m
B = b+c = 1.5*0.4 = 1.9m
Calcule de base du déversoir

B H b m e
1.9 1.5 1.5 1 0.4

Etude de la stabilité du déversoir


Stabilité au glissement
Coefficient de de glissement Sg
Sg = Resistance au glissement/Force de glissement
Fg correspond aux forces de glissement
Fg = 0.5*γs*l*SIN (30°) *Hr
Hr correspond à la revanche
Fg = 0.5*20*2.16*1.9*SIN (30)
Fg = 20.52KN

32
La résultante normale est donnée par
Rn= 25*4.5*1.9*COS (30) = 185.11KN
Sg= 185.11/20.52 = 9
Sg =9
Un coefficient de frottement est généralement pris comme 0.7 pour le béton contre le sol
Rg =0.7* 185.11= 129.57
Le coefficient de glissement est donc :
Sg = Rg/Fg
Sg = 129.57 /20.52
Sg = 6.31
Un coefficient de sécurité supérieur à 1.5 est considéré comme adéquat pour la stabilité au
glissement donc le déversoir est stable au glissement.
Stabilité au renversement
Le moment de renversement est donné par :
Mr= 0.5*γs*Hr²*l*SIN (30)
Mr= 0.5*20*(2.16) ²*1.9*SIN (30)
Mr = 44. 32KN.m
Le Moment de renversement résistant
𝐻 𝑙
Mres =Rn*( 3 +2)
4.5 1.5
Mres = 185.11*( 3 + 2 )

Mres = 453.5 KN/m


Le coefficient de sécurité au renversement
SR = 453.5 /44.32
SR =10.23
Un coefficient de sécurité supérieur à 2 est considéré comme adéquat pour la stabilité au
renversement.
Conclusion
Le déversoir est stable au glissement et à la fois au renversement si le poids volumique du sol
est de 20KN/m 3.

33
Cote de calage de l’ouvrage de prise d’eau
Pour optimiser la performance hydraulique il est recommandé de placer la prise d’eau le plus
près possible de la surface de l’eau sans toutefois crée de vortex ou de remous, qui pourrais
entrainer des pertes de charges et une diminution de débit aspiré. En général il est conseillé de
maintenir une hauteur de chute minimale de 0.5m afin de limiter les turbulences.
En fonction du niveau de notre plan d’eau nous jugerons nécessaire de positionner notre prise
d’eau à une profondeur de 1à 2 mètres en dessous de la surface de l’eau afin d’optimiser
l’aspiration et limiter les perturbations hydrauliques.

34
35
ETUDES AEPS POUR LE VILLAGE DE KAONGO

Horizon du projet
Le programme d’approvisionnent en eau potable stipule que la réalisation des systèmes
d’Adduction en Eau Potable devrait avoir une durée d’exploitation de 10 à 15ans.
Ainsi les ouvrages envisagés dans le cadre de cette étude sont Planifié pour l’horizon 2038.
D’où une une durée d’exploitation de 15ans tout en considérant que la mise en exploitation du
système sera effective en 2024.

Population bénéficière
La population bénéficière est essentiellement constitue essentiellement la population résidents
dans la commune rural de Saaba à la quelle est compris la population de Kaongo.
Evolution démographique

Taux
Population résidente d’accroissement
totale annuel moyen (en
Entité %)

RGPH RGPH
RGPH 1994-2006
1994 2006
Commune
12 000 50 885 3
de Saaba
10 312 13 730
Burkina 2,90
609 258

EVALUATION DE LA RESSOURCE EN EAU

Selon les résultats des investigations de terrain, entrant dans le cadre de l’élaboration du plan
communal de développement, la Commune compterait en 2008, 210 PEM. Ces points d’eau
sont repartis en 170 forages (environ 81%) et 40 puits modernes (environ 19%). Sur l’ensemble
des 170 forages, 31 sont en pannes soit un taux de non fonctionnalité d’environ 26,5%. A cela
s’ajoute 22 forages qui ont un niveau de fonctionnalité insatisfaisant (environ 18,8%). En
définitif, la Commune disposerait de 117 forages en bon état, soit un taux de fonctionnalité
adéquat de 55, 7%. Quant aux puits modernes, seulement 18 sur 44 sont permanents en toute
période de l’année, soit un taux de pérennité d’environ 41%. Au total, la Commune disposerait

36
de 135 PEM en bon état, soit un taux moyen de fonctionnalité d’environ 64,29%. Toutefois,
l’appréciation de l’accès à l’eau potable ne se fera que sur la seule base des forages pour tenir
compte de la nouvelle norme en matière d’eau potable. Concernant le système AEP classique,
géré par l’ONEA, il couvre uniquement le chef-lieu de la Commune et Nioko 1 à travers
quelques bornes et un ensemble de branchements particuliers qui reste limité à quelques
quartiers lotis et ménages.
Les données topographiques
Une étude sera effectuée dans le cadre de la conception et du dimensionnement de l’AEPs, les
études topographiques permettrons d’effectuer les implantations et faire le levé topographique
de la zone d’étude.

Les implantations des bornes fontaines

Le réseau sera conçu pour une distribution via les bornes fontaines (BF) et dans une moindre

mesure les branchements privés (BP). La liste des personnes désirant des branchements privés

est jointe sera faites par une collecte de donnée. La répartition des BF sera réalisée en

collaboration avec les populations locales. Ils choisiront librement le nombre de BF et leur

emplacement en fonction d’une part, de leur connaissance du milieu socio-culturel et d’autre part
de leur capacité de mobilisation des conditions financières et humaines requises pour l’entretien.

L’implantation est définitivement réalisée en fonction de deux (02) hypothèses. Tous les points de

regroupement tel que les écoles, CSPS, marché, église, mosquée, doivent avoir une BF. La distance
maximale entre les BF et les maisons d’habitations est de 500 m et enfin les BF ne doivent pas être
placé à proximité de la route.

Des levés topographiques

Ils permettront le tracé du réseau, Les travaux topographiques permettrons de relever les
côtes du tracé du réseau, des bornes fontaines et des différents nouds avec leurs coordonnées
géographiques, des BF, des nœuds, du château d’eau et autres,

A l’issue de ces travaux, les plans de masse, les plans de réseaux et les différents profils en
long pour l’installation des accessoires hydrauliques seront utiles pour le bon fonctionnement
du système. Le tracé du réseau, les profils en long du terrain naturel des axes des conduites et
des ouvrages annexes seront réalisés au bureau à l’aide des logiciels appropriés (Autocad LT e
COVADIS).

37
Conceptions et dimensionnement du réseau

En matière d’Approvisionnement en Eau Potable (AEP), on distingue trois 3 types de centre :

Les grandes villes à forte consommation :

Population > 100000 habitants

Les villes dites secondaires à moyenne consommation :

10000 – 20000 < population < 50000 – 100000 habitants

Les gros villages ou gros centres ruraux (lotis ou non) à faible consommation :

2000–3000 < population < 10000 habitants (OUEDRAOGO Bèga, 2005).

Compte tenu de la population de la commune de saaba est d’à peu près 53608habitants en 2024,
il s’agit d’une ville moyenne. Selon le contexte de la commune, le système AEP adapté est un
réseau moyen AEP ou AEPs.
Un système AEPs est constitué d’un ensemble d’ouvrages tels que :

• Une prise depuis le barrage


• Un réservoir au niveau du point le plus haut ;
• Un réseau de distribution (conduites et points de desserte) ;
• Des ouvrages de contrôle et de protection du réseau
• Des ouvrages de distribution (BF).

Sans oublier une station de traitements pour rendre l’eau potable

La consommation spécifique

La consommation spécifique (Cs) est l’estimation du volume d’eau que peut consommer un
habitant par jour. Une consommation spécifique (Cs) de 20 l à 30 l par jour et par habitant est
Adoptée en milieu rural conformément au [Link]. Généralement, l’eau d’approvisionnement
n’est utilisée que pour la cuisine et la consommation. Nous adoptons la valeur à 10 l/j/hbt et
au fil du temps cette consommation augmente jusqu’à atteindre 15 l/j/hbt à l’horizon 2038.

38
Le taux de déserte

Le coefficient de pointe journalière permet de déterminer la consommation maximale


journalière. Le coefficient de pointe journalière correspond au rapport de la consommation de
la journée de pointe sur la consommation moyenne journalière. Ce coefficient représente
généralement le jour de plus forte consommation dans le mois de plus forte consommation.

Le coefficient de pointe journalière (Cpj) est généralement compris entre 1,05 et 1,15. Pour des
raisons de ressource en eau limité le Cpj adopté est de 1,05.

Le coefficient de pointe horaire

Le coefficient de pointe horaire exprime le comportement des usagers vis-à-vis de l’eau au


cours de la journée. Il intervient dans le dimensionnement du réservoir et du réseau de
distribution. Ce coefficient peut varier en fonction du degré d’urbanisation de la zone.

2.5
Cph= + 1.5
√𝑄

Avec Q : débit moyen horaire en m3/h

En milieu rural ce coefficient est généralement compris entre 2 et 3. Nous allons donc approcher ce
coefficient par le calcul afin que celui-ci soit adapté à la situation de la localité.

Nous obtenons un Cph de 2 à l’échéance du projet.

Le pourcentage de perte total

Les pertes dans un nouveau réseau AEP sont estimées entre 5 et 20 % des besoins de
consommation en eau. Pour le présent projet, le coefficient de perte (Cp) utilisé pour les calculs
de dimensionnement est de 1,2 soit une perte de 20 %.

Vitesse et pression

Les canalisations seront en PVC compte tenu de leur disponibilité sur le marché, de leur facilité
d’exploitation et des raisons économiques. La pression nominale des conduites de distribution
est de 10 bars et de 16 bars pour le refoulement. La vitesse d’écoulement dans les conduites

39
de distribution doit être acceptable afin de permettre une meilleure mise en route de l’eau.
Conformément aux TDR, les conditions des vitesses dans les conduites sont :

• 0,30 < vitesse < 1,50 m/s


• Vitesse minimale tolérable correspondant à l’auto curage : 0,2 m/s (conduite
lisse, eau de bonne qualité).

Quant aux conditions de pression, on adoptera :

• Une pression minimale de service > .0.5 bar (5 mCE) selon le cahier de charges
• Une pression minimale tolérable de 4 mCE.

Les pertes de charge

Dans les conduites, on distingue entre autres :

• Des pertes de charges dues aux frottements de l’eau contre les parois des
conduites appelées pertes de charges linéaires et ;
• Des pertes de charges dues aux frottements de l’eau contre les singularités
appelées pertes de charge singulière (comme les vannes, les raccordements…).

Les pertes de charge seront calculées avec la formule de Manning Strickler car elle permet
d’obtenir une précision suffisante pour le calcul des pertes de charges. Les pertes de charges
linéaires sont données par la formule suivante :

𝟏𝟎.𝟐𝟗𝟐 ∗𝑸²
H= 𝟏𝟔 ∗𝑳
𝑲𝒔𝟐 ∗𝑫^( )
𝟑

Avec :
H : perte de charge en m
Q : débit qui transite dans la conduite en m3/s
L : longueur de la conduite en m
Ks : coefficient de rugosité (égale à 120)
D : diamètre de la conduite en m
La somme des pertes de charges linéaires et des pertes de charges singulières permet
d’obtenir les pertes de charges totales. Pour le calcul des pertes de charges totales on

40
considère que les pertes de charges singulières valent 5% des pertes de charges linéaires, la
formule de Manning Strickler s’écrit alors :
𝟏𝟎.𝟐𝟗𝟐 ∗𝑸𝟐
HT=1.05* 𝟏𝟔 ∗𝑳
𝑲𝒔𝟐 ∗𝑫 𝟑

Evaluation des besoins en eau


La détermination des besoins journaliers à l’échéance du projet a pris en compte la totalité
de la population du village. La population initiale à retenir pour la suite des calculs est
P2006 à P2024 avec un taux d’accroissement de 2.9 qui donne P2024=53608
P0 = Pn +(1+a) n
Pn = population à l’année n
P0 = population de référence à l’année de référence =53608
n = nombre d’années d’intervalle ;
a = taux d’accroissement annuel moyen pour cet intervalle
La population desservie par l’AEPs en 2039 = 55987
Les besoins journaliers
Le besoin en eau est la quantité d’eau nécessaire à fournir aux consommateurs pour
l’accomplissement de leurs activités. Il correspond au produit des consommateurs à l’échéance du
projet par la consommation spécifique.
B j = (𝐂𝐬 × Pn) *1000
Tableau des besoins

Installation Consommation
Ecole sans internat 3à5 l/j/élève
Ecole et caserne avec internat 60 l/j/élève
Hôpitaux et dispensaires 150à200 l/j/lit
Administration 5à10 l/j/employé
Marché équipé de d’installation sanitaire 400l/j pour 1000 occupants
Arrosage de pelouse 2à5 l/j/m²

Les besoins jours de pointes Bpj= B j × C pj × C pertes ×∑besoins


Avec :

Bpj : besoin de production du jour de pointe en m3 /j


Bj : consommation moyenne journalière en m3 /j
Bpj : coefficient de pointe journalier (sans unité)

41
C pertes : coefficient de perte (sans unité)

Le débit de pointe horaire

Le débit de pointe horaire permet de dimensionner le réseau de distribution et d’adduction. Il


correspond au produit du débit moyen horaire et du coefficient de pointe horaire. Le débit
moyen horaire est le quotient de la demande journalière de pointe et du temps de distribution.
Le temps réel de distribution est de 10 h par jour pour les BF.

Soit Qph = Qmh ×Cph

𝑩𝒋𝒑×𝟏𝟎𝟎
Soit Qph = 𝟏𝟐∗𝟑𝟔𝟎𝟎 × 𝐂𝐩𝐡

Qph : débit de pointe horaire en l/s


Q mh : débit moyen horaire en l/s
Bpj : besoin de production du jour de pointe en m3 /j
Cph : coefficient de pointe horaire (sans unité)

Le temps de pompage

Dans le but de préserver les ressources naturelles nous appliquons un taux d’exploitation du
barrage à 20% soit 20*252000/100=50400m 3/j

Le temps de pompage est obtenu à partir de la formule suivante :

Tp=Qmf

ESTIMATION
DES
ESTIMATION DES BESOINS EN EAU
BESOINS EN
EAU

ANNEES 2024 2025 2026 2027 2028 2029 2030 2031 2032 2033 2034 2035 2036 2037 2038

Population -1 53608 53919 54075.7434 54233 54390 54548 54706 54864 55024 55183 55343 55504 55665 55826 55988

Taux
2.9 2.9 2.9 2.9 2.9 2.9 2.9 2.9 2.9 2.9 2.9 2.9 2.9 2.9 2.9
d'accroissement

42
Consommation
-2 10 10 11 11 11 12 12 12 13 13 13 14 14 15 15
Spécifique
(l/j/hbt)

Besoin
journalier (1) *(2) = (3) 536 539 595 597 598 655 656 658 715 717 719 777 779 837 840
(m3/j)

Cpj (m3/j) 1.7 1.7 1.7 1.7 1.7 1.7 1.7 1.7 1.7 1.7 1.7 1.7 1.7 1.7 1.7

Coefficient de
perte d'eau -8 1.2 1.2 1.2 1.2 1.2 1.2 1.2 1.2 1.2 1.2 1.2 1.2 1.2 1.2 1.2
(Cpe)

Coefficient de
pointe horaire -9 2.5 2.5 2.5 2.5 2.5 2.5 2.5 2.5 2.5 2.5 2.5 2.5 2.5 2.2 2.2
(Cph)

Besoins
annexes

(m3/j)

Ecole sans
0,15 0,15 0,15 0,15 0,15 0,15 0,15 0,15 0,15 0,15 0,15 0,15 0,15 0,15 0.15
internat

Hôpitauxet
2,25 2,25 2,25 2,25 2,25 2,25 2,25 2,25 2,25 2,25 2,25 2,25 2,25 2,25 2,25
dispensaire

Marché 0,40 0,40 0,40 0,40 0,40 0,40 0,40 0,40 0,40 0,40 0,40 0,40 0,40 0,40 0,40

demande en eau (3)*(7)*(8)=(1


du jour de 1089 1095 1208 1212 1215 1330 1334 1337 1453 1457 1462 1579 1583 1701 1706
pointe (m3/j)
0)

debit moyen
horaire (10) *(9)
2723 2738 3021 3030 3038 3324 3334 3344 3633 3643 3654 3946 3958 3742 3753
=(11)
(m3/h)

TP(h) 9 9 8 8 8 8 8 8 7 7 7 6 6 7 7

debit
d'adduction 33 33 40 40 41 49 49 49 58 59 59 69 69 70 71
(l/s)

43
Schéma de traitement

La prise d’eau : La vanne de prise d’eau


permet de prélever l'eau brute
nécessaire à l'alimentation en eau
potable (AEP) depuis le barrage.

Station de traitement : Les eaux brutes sont admises dans la station de


traitement où elles passent par différents équipements pour éliminer les
impuretés

. Station de pompage : Les eaux traitées sont ensuite


pompées vers les réservoirs de stockage à l'aide de
pompes.

Réseau de distribution : Les eaux sont distribuées via un réseau de canalisations et


de conduites. Des réservoirs de stockage intermédiaires peuvent être installés sur
le réseau pour assurer une distribution homogène sur le territoire desservi.

44
Les branchements à domicile.
Les usagers peuvent se raccorder au réseau de distribution à leur domicile pour bénéficier de
l'eau potable.
Entretien et contrôle
L'ensemble du système doit être régulièrement entretenu et surveillé pour garantir la qualité
de l'eau potable distribuée. Des analyses régulières de l'eau doivent être réalisées pour détecter
toute éventuelle contamination.
Un plan d’assainissement collectif
Nous avons deux système le système unitaire et le système séparatif que nous évaluerons en
fonction du cout de réalisation et leurs conséquences sur le milieu naturel.
D’abord un réseau d’assainissement est un réseau qui :

• Collecte les eaux usées et pluviales sur les sites de production (habitations, industries,
commerces, lieux publics)
• Transfert les eaux usées et pluviales vers une station d’épuration
• Assure le traitement des eaux usées et pluviales avant leur rejet dans le biotope (milieu
naturel)

Dans un réseau d’assainissement, les effluents (eaux usées) s’écoulent par gravité (à l’aide
d’une pente naturelle).

Le réseau d’assainissement est conçu et dimensionné en fonction de la quantité d’eaux usées


qu’il doit véhiculer.

Pour le village de Kongo nous allons opte un système unitaire

Avantage

Sa construction est plus économique du fait qu’il faut bâtir un seul réseau. Ses dimensions sont
équivalentes à celles du réseau d’eaux pluviales, car le débit des eaux usées a peu d’incidence sur le
débit total.

L’entretien rigoureux du réseau est plus économique. Les eaux pluviales ont un effet d’auto-nettoyage
important étant donné qu’il traîne une grande partie de la saleté accumulée dans les égouts.

Désavantage

Cette méthode a l'inconvénient de permettre la saturation des réseaux lors des fortes pluies,
entraînant des débordements d'eaux usées et une pollution occasionnelle de l'environnement.

Pour rentre le système efficace

1. La mise en place d'un système de stockage et de traitement des eaux de pluie, permettant de
réutiliser cette eau pour l'irrigation ou d'autres usages non potables. Cela peut réduire la pression
sur le système d'égouts et aider à limiter les débordements d'eaux usées.

45
2. La réhabilitation et l'extension du réseau d'égouts existant afin de limiter les zones où l'eau
usée déborde lors des fortes pluies. Cela peut impliquer des travaux de rénovation pour élargir
les canalisations ou la construction de nouveaux réservoirs de stockage des eaux usées.

3. L'amélioration des méthodes d'assainissement individuel pour les ménages ne disposant pas
de connexion au réseau d'assainissement. Cela peut inclure la mise en place de toilettes à chasse
d'eau économiques en eau ou de systèmes de traitement des eaux usées sur place pour les
maisons individuelles.

4. L'amélioration de la planification et de la gestion de l'utilisation des sols pour minimiser les


surfaces imperméables qui contribuent aux débordements d'eaux usées. Cela peut inclure la
mise en place de zones vertes, de toits verts et de solutions de revêtement de surface perméables.

46
PARTIE C
IMPACT DU PROJET SUR LE MILIEU NATUREL

47
IMPACT DU PROJET SUR LE MILIEU NATUREL
Le projet de construction du barrage nécessite des investigations du milieu dont celles liées
aux aspects environnementaux actuels et ceux qui seront engendrés par le projet. En effet, la
règlementation en matière d’environnement au Burkina Faso et les préoccupations des
institutions sous régionales et internationales, imposent qu’un accent particulier soit accordé
aux évaluations environnementales afin d’assurer la durabilité des projets ayant un impact sur
l’environnement et les différents écosystèmes naturels. L’objectif d’une telle étude peut se
résumer en ces termes :

48
Mesure
Zone de Caractérisation d’atténuation/optimisation
Phases Impact Causes /origine l’impact A B C

Concentration
de fumée Zone
et de poussière emprunt
Pollution de engendrée par et zone tra Arrosage des pistes de
l'air poussière veaux _ Min Te passage des engins
Le passage des
engins rendra Zone
le sol purulent emprunt,
et la présence de - restauration des
de crevasses circulation zones
Dégradation augment et d’emprunt
des sols l’érosion des -entretien des pistes
hydrique travaux _ Maj. Te
La création de
nouveaux
emplois sur le
chantier et
l’accroissement
des activités
marchandes
avec la
présence du
Accroissement personnel Villages favoriser le recrutement
des revenus de l’entreprise d’accueil Te de
(Kaongo) + Moy la main d’œuvre locale
Travaux La surface
occupée pour
la réalisation Zone
du dit projet d’influence
engendrera du barrage
Pertes de bien des pertes de et Compensation en terre
individuel et culture et de village aménagée
collectif plante riverain _ Maj. per
barrage et
D’une grande Millions de m3 population Mobilisation
Exploitation quantité d’eau d’eau riveraines

Les futurs Alentour


Existence de aménagements du
Exploitation site hydro-agricoles plan et des
d’intérêt de ouvrages
paysager la zone + Moy Per Mise en valeur des terres

49
La disponibilité
de l’eau toute
l’année, la
possibilité de
faire des
cultures de
contre
saison et la
pratique de
nouvelles
technique
culturale
(irrigation), Promotion de nouvelles
l’utilisation des technologies
Accroissement sous-produit Zone du -organisation, formation et
des l’alimentation barrage Maj. Per responsabilisation des
productions du bétail acteurs
Contribueront
à augmenter
les rendements
et empoissonnement
l’existence de délimitation de couloirs
conditions
propices pour passages des animaux
la création de zones
Suite reproduction
des poissons pastorales

50
CONCLUSION
Le présent projet dont l’étude porte sur la réhabilitions du Barrage de Kaongo dont la digue
était endommagée suite la forte pluie du 1er du septembre dans la commune de Saaba au Burkina
Faso a permis de dimensionner d’une part un barrage de capacité 713079875.3m3 et d’autre
part faire l’étude de la digue ainsi que le déversoir. Cette nouvelle capacité et l’amélioration de
la sécurité du barrage est une opportunité pour le Burkina Faso surtout la population de Kaongo.
Cette nouvelle capacité de rétention va développer les activités socio-économiques qui
auparavant connu de régression suite la rupture du dit barrage, La mise place pourrait également
se faire à partir d’une prise d’eau sur le barrage pour l’AEPs et l’irrigation. Cependant nous
recommandons la mise en place d’un comité de gestion, pour assurer le suivi et l’entretient de
l’ouvrage.

51
52

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