Cours : Droit ,structure et institution traditionnelle africaine
Introduction :
Le groupement selon la loi n 10/011du 18 mai 2010 portant fixation de subdivision
territoriale dans son article 25 définit le groupement comme étant toute
communauté traditionnelle organisée sur base de la coutume et érigée en
circonscription administrative sous l’autorité d’un chef désigné conformément à la
coutume reconnu par le pouvoir public , en République démocratique du Congo nous
comptons 5434 groupement soit la totalité des entités traditionnelle dans les
milieux ruraux sont au bas (de l’échelle administrative)ou de la structure
administrative de la rdc à l’échelon immédiatement supérieure du groupement on
trouve la chefferie ; la République démocratique du Congo est composé de 261
chefferies est au dessus de chefferie nous avons le secteur qui compte 476
secteur , le secteur sont des circonscriptions administratives formées par la
réunion de groupement indigène numériquement trop faible pour se développer
harmonieusement dans tous les domaines. Il existe aussi à la base des villages
comme étant une entité dirigée par des autorités traditionnelles par la on voit ce
qu’on appelle l’hybridation de pouvoir politique et le problème de l’édification
d’un état moderne ( la coexistence des institutions traditionnelles avec les
institutions de l’état) la survivance des chefferies et des groupements qui
incarnent le pouvoir traditionnel pose les problèmes de modalités d’édification de
l’état moderne en Afrique et au Congo au delà de proclamations péremptoires sur la
déliquescence et la déchéance du pouvoir coutumier, c’est pouvoir traditionnelle
persiste et côtoie le pouvoir d’un état moderne .la persistance des structures de
pouvoir traditionnelles est réelle loin d’être ignorée par le pouvoir d’état
l’autorité traditionnelle est souvent conviée à s’imprégner ; cette autorité
traditionnelle est responsabilisée et son rôle entant qu’actrice de la gestion de
l’état moderne a été réaffirmée
Pourquoi l’autorité traditionnelle entant qu’actrice de l’état a été réaffirmée ?
R) simplement parce que ces autorités sont des représentants de l’état au niveau
local et elles participent aussi à la gestion au niveau provincial mais également
au niveau national (voilà pourquoi nous avons des chefs coutumiers devenu
député )en vertu des articles 197 ( pose le problème de la cooptation des certains
membres de l’assemblée provincial) et 207 ( rend constitutionnel le pouvoir
coutumier en le reconnaissant mais aussi en prédisant son mode de dévolution )de
l’actuel constitution
(la cooptation c’est la désignation à l’unanimité)
L’objectif de ce cours :
Est d’établir l’état de lieu de la cohabitation entre le pouvoir traditionnel et
moderne , le pouvoir traditionnel est présenté dans son état actuel fondé le
pouvoir de l’état moderne dans les circonscriptions traditionnelles administratives
; ce cours analyse le mode de lutte politique de chef traditionnel . La
reviviscence de la chefferie dans l’état moderne plus proche de la renaissance que
d’une résurgence est marquée par un jeu subtile d’initiative réciproque chacun de
deux cherchant le moyen d’accéder au terrain occupé par l’autre
c’est d’analysés le fondement traditionnel , L’hybridation des pouvoirs au sein
d’entités politico administrative et le défit lancé contre l’état au regard de
conditions particulières qui préside à l’établissement d’un pouvoir soumis à la
coutume tant dans la conception l’exercice que la dévolution
Chapitre 1 : les pouvoirs politiques traditionnel et ses fondements
Section 1 : notion des pouvoirs politiques traditionnelle
Définition du pouvoir politique traditionnelle
Le pouvoir politiques est caractérisé par le binôme commandement obéissance qui
appelle la sanction elle peut être positive où négative ,la sanction positive se
traduit par des récompenses tandis que la sanction négative renvoie à une punition
( coercition ou la contrainte) le pouvoir politique traditionnel est celui exercé
au sein de systèmes politiques traditionnelle c’est à dire ceux qui connaissent
déjà un certain degré de différenciation structurelle et qui ont atteint le stade
de culture politique de sujétion . La culture politique de sujétion est considérée
comme un service politique de donner , les mètres du système politique n’ont
presque pas conscience de leur droit c’est à dire le pouvoir de l’autorité à leur
égard , le pouvoir politique renvoie à l’ensemble de croyance et pratique qui
confère à un individu une famille ou un clan l’autorité a envoyé un groupe
d’individus plus ou moins homogène et à obtenir de l’obéissance . Le pouvoir
politique renvoie à ce que Max webber a qualifier de domination traditionnelle
parce qu’elle s’appuie sur la légitimité traditionnelle c’est à dire le pouvoir du
chef traditionnel s’appuie sur la tradition , on obéit à un chef traditionnel en
vertu de la dignité traditionnelle qui lui est conférée à travers la tradition .
Par coutume du pouvoir il faut attendre l’ensemble de mobile , des comportements
régi par la tradition et logé dans le groupe par opposition aux activités
personnelles de l’individu qui sont plus contingente dans ces cas on parle de
coutume du pouvoir. Ces usages ,ces pratiques, ces mœurs qui par nécessité se sont
converti en règle puis deviennent le droit coutumier , le pouvoir dit traditionnel
s’exerce conformément à certaines coutume
Caractéristique de la coutume : - héréditaire
oral
Agrée
Communautaire
Le pouvoir politique qu’il soit moderne ou traditionnel est un bien public il ne
s’agit pas simplement d’inventer parmi d’autre que poursuive homme et femme entant
que pouvoir d’état c’est aussi un moyen de régulation de toute le recherche de bien
, le pouvoir politique qu’il soit traditionnel ou moderne s’exerce selon le norme
de la société transformée alors le fondement et la légitimité du pouvoir sont
consacré par des réalités objectives il s’agit l’anthropologisation du politique
qui est d’abord celle de ce source. Le pouvoir traditionnel à ces normes que
dévoile la coutume du pouvoir et la tradition, le système juridique et le système
foncier
Section 2: Les pratiques de la coutume du pouvoir traditionnel
Le pratique du pouvoir sont les comportements liés à l’exercice du pouvoir il
s’agit des mœurs , des usages , des habitudes qui par nécessité ces sont constitués
en règle parmi le pratique du pouvoir traditionnel qui fonde sa coutume nous
pouvons citer :
- les mandât illimité du pouvoir du chef traditionnel ( le chef est investi du
pouvoir traditionnel durant toute sa vie ) , Le chef traditionnel qui ont abdiqué
l’ont fait s’en doute par contrainte social
La famille est la base du pouvoir politique traditionnelle qui a généré l’hérédité
de charge politique
Première partie : les institutions traditionnelles africaines :
Avec la technique constitutionnelle issue de l’organisation politique du 16-19
siècle le code civil français en influençant la plupart de législateur européen
tentera de s’imposer en Afrique à partir de la colonisation et telle est la
tradition juridique occidentale avec les grandes traditions issues du monde grec et
romain dont nous avons hérité et conservé une large mesure après l’indépendance
cette tradition s’appelle la tradition Romano Germanic
Chapitre 2: les institutions de l’Afrique traditionnelle :
Section 1: les institutions politiques de l’Afrique traditionnelle
Il faut distinguer les sociétés étatique centralisées et les sociétés anetatique ,
la société anetatique c’est la société sans état dans les sociétés étatique
l’autorité est détenue par un chef par un roi et cette société est centralisée.
Dans cette société le chef détient par droit que l’autorité politique mais tantôt
pouvait détenir l’autorité politique et religieuse , la personne du chef est sacré
dans les sociétés étatique traditionnelles parfois même divine , le chef a des
prérogatives importantes et il est le symbole de l’unité de l’état , dans les
sociétés traditionnelles le roi centralise le pouvoir et il fait respecter ses
volontés à son gouvernement au contraire dans les sociétés sans chef politique la
souveraineté est diffuse au lieu d’être entièrement laissé à l’initiative d’un
individu où de quelques individu elle est diffusée dans la population c’est la
coutume qui a prévu dans le but d’assuré la cohésion social un ensemble de
mécanismes régulateur il y’a deux temps dans lequel l’autorité du chef se manifeste
d’abord lorsque tout se déroule normalement en temps de crise certaine personne
intervienne pour redonner la cohésion sociale, se sont les sociétés qui se
caractérise par l’absence de pouvoir centraliser mais aussi par l’existence de
mécanisme qui assure la permanence du groupe marqué par des structures égalitaires
A. La coutume comme mécanisme politique régulateur
Les sociétés anétatiques par l’absence des institutions politiques et une coutume
accentuée
Dans ces société un ensemble de règles déterminées la place d’un individu et de
chaque groupe ces règles sont connues de tus et régissent le rapport des individus
entre eux, leurs comportements sociaux et familiaux c’est la tradition qui véhicule
ces règles et tout e monde doit s’y conformer la coutume est un élément constitutif
du réseau politique africain
La coutume est très stricte elle est considérée comme l’un des éléments
constitutifs des politiques africaines et ne laisse qu’une initiative restreinte
elle devient la base de l’équilibre des sociétés sans chef
La force de la coutume impose des attitudes et des conduites à respecter son rôle
n’est guère différent des sociétés étatiques en ce sens que le
Développement de la royauté s’est superposé aux structures existante et n’a pas sût
s’emparer du droit de modifier la tradition
Le souverain dont la fonction la plus importante est celle d’arbitre les souverains
n’ont pas la fonction législative simplement parce que les lois sont fixées par la
tradition
B. L’individualisation de certaines autorités
1. Le famille et les individus à prestiges
Même si il reste relativement étranger à l’organisation politique leur rôle est
quand même non négligeable dans une société à l’autorité diffuse
Le pouvoir politique n’est pas exclusif du pouvoir domestique parenté et politique
ne sont pas opposés mais s’insèrent dans un même système
Chaque individu appartient à un groupe déterminé en fonction de l’ancêtre dont il
est descendant selon que la société soit patrilinéaire ou matrilinéaire il descend
d’un ancêtre réel et constitue ainsi le groupe lignagé
Le lignage forme un clan la manière doit les structures Pourraient certainement
servir de base à une classification ordonnée d’une part les sociétés ou les
relations politiques se limite aux relations familiales cependant certaines
situations favorise la mise en évidence d’un individu à prestige et parfois même
certains individus favorise une unité politique supérieure telle est le cas des
bochimens et des pygmées
2. Les sociétés secrètes
Les sociétés secrètes ont tenus une grande place dans la vie de tribu des sociétés
africaines se sont des associations difficiles à pénétrer précisément parce elles
sont et elles veulent rester toujours secrètes et leur but peut être varié elles
ont été qualifiées des associations de bon vivant, des sociétés criminelles, de
police secrètes, des sociétés idolâtres on parle aussi de confrérie
Dans les sociétés secrètes les sanctions sont sévères allant jusqu’à la
condamnation à mort
Le secret dans lequel elles s’enferment est la condition première de leur
existence, de leur puissance et de leur autorité
Celui qui voit la société secrète doit mourir
Une société secrète est un ensemble mystérieux fait de l’alliance d’hommes et de
force occulte sacré mais aussi effrayant qui domine la vie de la tribu et de
l’individu son autorité et sa puissance indiscuté lui viennent du caractère sûre
naturel
Ces sociétés secrètes jouent un rôle social et politique important elles assure
dans une certaine mesure la conservation de la tribu en faisant respecter les lois
établies en faisant respecter les liens établis et l’autorité des chefs
2. Société etatique africaine
A. la chefferie
On peut la définir comme une unité territoriale généralement réduite et peu
structurée et fonctionne sous l’autorité d’un chef. La chefferie rassemble aussi
quelques lignage dans un seul village ou elle regroupe quelques villages dans le
cadre d’une unité territoriale que les premiers explorateurs ont qualifiés de
canton et autour d’une famille au sein de laquelle sera choisi le chef relativement
proche des villages le pouvoir du chef de la chefferie conservera un aspect
familial dans la chefferie l’un des critères que l’on peut rencontrer est que le
chef ne détient pas les moyens puissants de coercition la chefferie ne dépasse pas
le territoire qu’un chef peut administrer personnellement avec l’aide de ses
proches
2. Citée état
La frontière paraît souvent bien mince entre la chefferie et es cité état pourtant
si l’on prend l’expression au pied de la lettre on devrait la réserver à des
sociétés politiques qui s’organisent autour de la ville et qui s’étend aussi dans
la campagne environnante qui sont indépendantes des citées. La citée état
grouperait des éléments ethniques divers et créerait des liens qui suppléaient à
ces d’une parenté réelle et ceci pour se différencier les un des autres la citée a
un culte collectif et une administration relativement élaborée quand on parle d’un
culte collectif on peut voir la figure d’un ancêtre commun
3. Le royaume
Le royaume a des caractéristiques suivantes qui le distingue de la citée état ou
même de la chefferie :
Le royaume a une envergure plus large
Il regroupe plusieurs tribus ou ethnies il
Ne réduit pas au cadre de la famille large il dispose d’une autorité centrale très
forte et des moyens de coercition les sociétés traditionnelles africaines sont
toujours monarchique le roi apparaît toujours comme le pivot essentiel des
institutions de la société qu’il symbolise
Les structures d’encadrement de la société forte ou faible fait subsister le
principe royal
La royauté africaine
1. Le roi personnage sacré
Dans les sociétés politiques traditionnelles africaines le roi est sacré ces
relations sacrées sont inséparables de son autorité politique le roi est considéré
comme dieu lui même d’origine divine donc le roi est un personnage sacré il est dès
foi considéré comme maître d’une religion en Afrique comme ailleurs l’idéologie de
conquête ne suffit
Le caractère sacré est un des fondements du pouvoir royal l’un des titre qu’on
donne au souverain sont à cet égard évocateur
Le caractère sacré du pouvoir du roi peut être dépendant de certains événements
notamment la cérémonie d’intronisation obligatoire qui sont souvent accompagnées
par des pratiques de certains rites mystiques
2. Transmission du pouvoir royale
La mort du roi est à peu près partout l’occasion de mettre en valeur deux principes
qui explique la royauté
• La nécessité de succession
• Choix dans la famille
Le roi est indispensable bénéfique ou maléfique cad que le roi est un bien et un
mal nécessaire au point que certaines sociétés traduisent cette idée dans le fait
et y consacre certains rites
Toute fois le principe royal tel que ressenti par les populations militer de son
maintien à une lignée déterminée éventuellement au sein de plusieurs lignages à
tour de rôle
Les tendances héréditaires furent les plus fortes sans que pour autant se soit
dégagé un principe ferme de dévotion royal en effet les règles constitutionnel
coutumière montre que la plupart des royaumes n’ont pas dégagés un système de
dévolution qui permette à l’avance de connaît l’héritier dans certaines familles on
observe que c’est le fils aîné qui succède au père alors que dans certaines
coutumes prennent précautions d’écarté le fils aîné
3. L’étendue du pouvoir royal
Le roi qui symbolise la société traditionnelle reste l’intermédiaire entre les
hommes et les divinités entre les vivants et les morts 💀
Il
Jouit d’important pouvoir tant religieux que temporelle il est l’arbitre suprême
procteur des personnes et de leur bien
4. La limitation à l’exercice du pouvoir royal
Parmi les contre poids à l’autorité du chef il faut mettre à part certains
mécanismes de contrôle certains sont de types parentaux et la préservation de
dignitaires d’autre sont de type religieux et coutumiers
• Le contrôle parental et la préservation des dignitaires: certains
empires ont crû indispensable d’intégrer des règle parentaux dans le principe
d’organisation du pouvoir
Qu’on la rejette ou qu’on l’utilise la famille royale reste au centre des
préoccupations royales sont contrôle est essentiel voilà pourquoi la mère du roi ou
sa sœur dans certaines royautés peuvent jouer le rôle de la reine mère souvent
cette décision est prise par un conseil après avis des notables
• L’influence de la religion et de la coutume : les sociétés africaines
sont profondément religieuses et leur mysticisme commande l’ensemble de leurs
comportements. Les religions traditionnelles pénètre dans tous les domaines de la
vie et il n’existe pas de distinction entre le séculier et le sacré
La religion s’adresse plus à l’individu qu’à la communauté la participation de la
communauté n’est jamais séparé de la religion
Le roi entant que organe régulateur est chargé d’assurer l’ordre cosmique. Les rois
sont des dirigeants mystérieux se sont des symboles divin de la santé, de la
prospérité mais surtout ils sont chargés d’une mission celle de maîtriser les
forces surnaturelles
Chap3 les instructions juridique traditionnelle