Profil immunobiologique des dysthyroïdies
Profil immunobiologique des dysthyroïdies
MOTS-CLÉS
Dysthyroïdie - TSH - T4 - Ac antithyroïdiens: anti-TPO, anti-TG, anti-RTSH.
JURY
M.
P M. SBIHI PRESIDENT
Professeur de Pédiatrie
M. B. ADMOU RAPPORTEUR
Professeur agrégé d’Immunologie
Mme.
P P L. CHABAA
Professeur de biochimie
M. [Link]
JUGES
Professeur agrégé de Biochimie
M. H. BAIZRI
Professeur agrégé d’Endocrinologie
Serment d'Hippocrate
Au moment d’être admis à devenir membre de la profession médicale, je
m’engage solennellement à consacrer ma vie au service de l’humanité.
Je traiterai mes maîtres avec le respect et la reconnaissance qui leur sont dus.
Je pratiquerai ma profession avec conscience et dignité. La santé de mes
malades sera mon premier but.
Je ne trahirai pas les secrets qui me seront confiés.
Je maintiendrai par tous les moyens en mon pouvoir l’honneur et les nobles
traditions de la profession médicale.
Les médecins seront mes frères.
Aucune considération de religion, de nationalité, de race, aucune
considération politique et sociale, ne s’interposera entre mon devoir et mon
patient.
Je maintiendrai strictement le respect de la vie humaine dès sa conception.
Même sous la menace, je n’userai pas mes connaissances médicales d’une
façon contraire aux lois de l’humanité.
Je m’y engage librement et sur mon honneur.
ADMINISTRATION
Gynécologie-
ASMOUKI Hamid LOUZI Abdelouahed Chirurgie générale
obstétrique B
SAMKAOUI Mohamed
EL FEZZAZI Redouane Chirurgiepédiatrique Anesthésie- réanimation
Abdenasser
Gynécologie- obstétrique
ESSAADOUNI Lamiaa Médecine interne SOUMMANI Abderraouf
A/B
Chirurgieréparatrice et
ETTALBI Saloua YOUNOUS Said Anesthésie- réanimation
plastique
Professeurs Agrégés
ABOU EL HASSAN
Anésthésie-réanimation FADILI Wafaa Néphrologie
Taoufik
Stomatologie et Gynécologie- obstétrique
ABOUCHADI Abdeljalil FAKHIR Bouchra
chirmaxillo-faciale A
Chirurgie- KHALLOUKI
ALAOUI Mustapha Anesthésie- réanimation
vasculairepéripherique Mohammed
KOULALI IDRISSI
AMRO Lamyae Pneumo-phtisiologie Traumato-orthopédie
Khalid
ANIBA Khalid Neurochirurgie KRIET Mohamed Ophtalmologie
LAKMICHI Mohamed
BAHA ALI Tarik Ophtalmologie Urologie
Amine
Gynécologie- obstétrique
BASSIR Ahlam LOUHAB Nisrine Neurologie
A
Chirurgieréparatrice et MAOULAININE
BENCHAMKHA Yassine Pédiatrie
plastique Fadlmrabihrabou
BENHIMA Mohamed Traumatologie -
MATRANE Aboubakr Médecine nucléaire
Amine orthopédie B
Gynécologie- obstétrique
BOUKHANNI Lahcen MSOUGGAR Yassine Chirurgie thoracique
B
BOUKHIRA
Toxicologie NARJISS Youssef Chirurgiegénérale
Abderrahman
CHERIF IDRISSI EL
Radiologie RABBANI Khalid Chirurgiegénérale
GANOUNI Najat
Stomatologie et
EL BOUIHI Mohamed ZAHLANE Kawtar Microbiologie-virologie
chirmaxillo-faciale
EL IDRISSI SLITINE
Pédiatrie ZAOUI Sanaa Pharmacologie
Nadia
Anesthésie -
EL KARIMI Saloua Cardiologie ZIADI Amra
réanimation
Professeurs Assistants
vos prières qui m’ont comblé tout au long de mes années d’é[Link] avez pu
supporter mon stress dans mes moments les plus difficiles et vous étiez tout le
Je vous dédie ce modeste travail qui est le fruit de vos efforts et vos sacrifices.
Qu’Allah tout Puissant vous protège et vous procure santé, bonheur et longue
vie.
Sur ton lit de mort, la petite fille que j’étais t’avait promis qu’elle va devenir
A mes chers oncles et tantes, à mes cousins, mes cousines et à toute la famille
MSELLEK et BOUMELIK
Vous êtes pour moi des frères et des sœurs sur qui je peux compter, on a pleins de
Je vous remercie infiniment pour tout le temps que vous avez gentiment
médecine de Marrakech.
Professeur de pédiatrie
Nous sommes très sensibles à l’honneur que vous nous avez fait en acceptant
aimablement de présider notre jury de thèse.
Vos qualités scientifiques, pédagogiques et humaines seront pour nous un
exemple à suivre dans l’exercice de notre profession.
Veuillez trouver dans ce travail l’expression de notre grande attention et notre
profond respect.
Professeur d’immunologie
Professeur de biochimie
Nous vous sommes très reconnaissants de l’honneur que vous nous faites en
acceptant de juger ce travail.
Vous avez eu l’amabilité de discuter avec nous certains points clés de notre
analyse, vos remarques pertinentes ont contribué à la réalisation du présent
travail.
Nous avons toujours admiré vos qualités humaines et professionnelles ainsi que
votre compétence.
Veuillez accepter, chère Maître, l’assurance de notre estime et profond respect.
Professeur de biochimie
C’est pour nous un grand honneur que vous acceptez de siéger parmi cet
honorable jury.
Nous avons toujours admiré vos qualités humaines et professionnelles ainsi
votre modestie qui restent exemplaires.
Qu’il nous soit permis de vous exprimer notre reconnaissance et notre grand
estime.
Professeur d’endocrinologie
Ac : anticorps
TPO : thyropéroxydase
TG : thyréoglobuline
N : normal
MIT : mono-iodotyrosine
DIT : di-iodotyrosine
HT : hormones thyroïdiennes
PATIENTS ET MÉTHODES 4
Type d’étude 5
I. Lieu et durée de l’étude 5
1. Lieu 5
2. Durée 5
II. Population 5
1. Critères d’inclusion 5
2. Critères d’exclusion 6
III. Paramètres à explorer 6
1. Cliniques: 6
2. Biologiques: 6
IV. Méthodes du laboratoire : 7
1. Dosages biochimiques : 7
2. Dosages immunologiques : 7
V. Saisie et analyse des données 8
RESULTATS 9
I. Données épidémiologiques 10
1. Age 10
2. Sexe 10
II. Données cliniques : 11
III. Données immunobiologiques 12
1. Résultats généraux du bilan hormonal 12
2. Résultats de la TSH (Thyréostimuline) 12
3. Association résultats des dosages de la TSH et de la T4L (Thyroxine libre) 13
4. Résultats généraux des anticorps antithyroïdiens 14
5. Profil immunologique en Ac antithyroïdiens 16
6. Associations données cliniques, dosage TSH et anticorps antithyroïdiens 17
7. Associations résultats de la TSH et anticorps antithyroïdiens 19
DISCUSSION 22
I. GENERALITES 23
1. Hypothyroïdies 24
2. Hyperthyroïdies 28
3. Démarche diagnostique des dysthyroïdies 33
II. DISCUSSION DES RESULTATS 44
1. Données épidémiologiques des patients 44
2. Performance des dosages hormonaux pour le diagnostic positif de la dysthyroïdie 45
3. Discordance entre la TSH et T4 48
4. Diagnostic étiologique des dysthyroïdies et anticorps antithyroïdiens 50
5. Limites de l’étude 52
6. Recommandations 53
CONCLUSION 54
RÉSUMÉS 56
BIBLIOGRAPHIE 60
ANNEXE 69
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INTRODUCTION
-1-
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(insuffisance de sécrétion). Par ailleurs, les maladies thyroïdiennes, pour la quasi-totalité des
patients, ont pour cause des processus auto-immuns ou tumoraux probablement sous-tendus
En effet, la thyroïde est l’organe le plus concerné par la pathologie auto-immune qui
circulants. C’est la cible la plus fréquente des atteintes auto-immunes spécifiques d’organe chez
médecine générale ou en endocrinologie, elle a souvent une présentation insidieuse qui peut
la faire méconnaître si des moyens diagnostiques adéquats ne sont pas mis en jeu. Cette
Dans les années 60, l'exploration thyroïdienne se limitait au PBI (protein bound iodine)
ces hormones (index de thyroxine libre ou ITL dans le cas de la T4). L'évolution s'est
poursuivie avec l'introduction des dosages de T3 et T4 libres (T3L et T4L), des protéines
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des dosages. Ceci a fait du dosage de la TSH un test de détection non seulement de
surveillance des carcinomes thyroïdiens. Cet arsenal diagnostique a été complété par le dosage
dysthyroïdies chez une population marocaine adulte et pédiatrique colligée au niveau du CHU de
Marrakech.
-3-
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PATIENTS
ET
MÉTHODES
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I. Type d’étude :
Il s’agit d’une étude transversale à visée descriptive rétrospective, portant sur une série de
patients suivis pour dysthyroïdie et ayant bénéficié de la recherche des anticorps antithyroïdiens.
1. Lieu :
2. Durée :
- L’étude s’est effectuée sur une période de 4 ans allant du 1e Janvier 2012 au 1e
Janvier 2016.
III. Population :
1. Critères d’inclusion:
- Patients dont le bilan biologique était en faveur d’une dysthyroïdie, avec une TSH
élevée ou basse.
et/ou anti-RTSH.
-5-
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2. Critères d’exclusion:
1. Cliniques:
Nous avons collecté l’ensemble de signes cliniques en faveur d’un état de dysthyroïdie,
2. Biologiques:
Il se basait sur le dosage des hormones thyroïdiennes : TSH us, T3L et T4L.
fait au niveau des laboratoires d’immunologie et de biochimie où nous avons a colligé tous les
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V. Méthodes du laboratoire :
1. Dosages biochimiques :
Le dosage des marqueurs biochimiques a été fait par automate Cobas 6000, le tableau
ci-dessous récapitule les techniques de dosages et les valeurs de références pour chaque
paramètre :
2. Dosages immunologiques :
La recherche des anticorps antithyroïdiens a été faite en se basant sur la méthode ELISA
indirecte. Les techniques utilisées pour le dosage de chaque anticorps ainsi que l’interprétation
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Les données ont été saisies et analysées grâce au logiciel Excel version 2010 et les
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RÉSULTATS
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I. Données épidémiologiques
Durant la période de notre étude, le nombre total de patients qui répondaient à nos
1. Age
La moyenne d’âge des patients de notre série était de 39,33 ± 15 ans avec des extrêmes
variant entre 8 et 80 ans, dont 5 enfants. Le diagramme ci-dessous représente la répartition des
2. Sexe
Les 3/4 de notre population (75,5%) étaient de sexe féminin, avec un sex-ratio (H/F) de
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Les circonstances cliniques ayant motivé la recherche des Ac antithyroïdiens chez nos
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Tous les patients de notre série avaient bénéficié d’un dosage de la TSH (n=90), la T4L
Figure 3 :Répartition des résultats des hormones thyroïdiennes chez les patients de notre série
La TSH us était élevée chez 46 patients (51,1%) correspondant à des cas d’hypothyroïdie,
basse chez 21 patients (23,3%) ayant une hyperthyroïdie et normale chez 23 autres patients
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Parmi les 90 patients inclus dans notre étude, 61 (67,8%) avaient bénéficiés des dosages
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Chez les 61 (67,8%) patients qui ont bénéficié des dosages de la TSH et de la T4L, 26
(42,6%) présentaient une discordance entre les résultats de la TSH et T4. La figure 6 ci-dessous
Les Ac anti-TPO étaient retrouvés chez 40 patients (44,4%), suivis des Ac anti-TG, notés
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Parmi les patients de notre série, 29% (n=12) d’entre eux avaient des Ac anti-TPO et anti-
TG positifs associés, 14% (n=6) avaient des Ac anti-TPO seuls contre 7% (n=3) pour des Ac anti-
Figure 8: Profil immunologique en Ac anti-TPO et/ou anti-TG chez les patients de notre série
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Parmi les 19 patients qui présentaient des signes cliniques en faveur d’une hypothyroïdie,
18 (94,74%) avaient une TSH élevée et un seul patient avait un dosage de TSH normal (5,26%)
(Figure 10).
Tous les patients qui présentaient des signes cliniques en faveur d’une hyperthyroïdie
- 17 -
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Parmi les 31 patients suspects d’une thyroïdite de Hashimoto, 27 (87,1%) d’entre eux
avaient des Ac anti-TPO positifs. Ces derniers étaient négatifs chez 4 cas (12,9%) (Figure 11).
- 18 -
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Chez les 16 patients qui présentaient des signes cliniques en faveur de la maladie de
Basedow, 9 cas (56,25%) avaient des ac anti-RTSH positifs alors que 7 (43,75%) avaient des ac
Parmi les patients ayant des anticorps anti-TPO positifs, la TSH était normale chez 18 cas
(45%), élevée chez 15 cas (37,5%) et basse chez 7 cas (17,5%) (Figure 13).
- 19 -
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Concernant les patients ayant des anticorps anti-TG positifs, 11 cas avaient une TSH normale
(65%), 4 cas avaient à une TSH élevée (23%) et 2 cas avaient une TSH basse (12%) (Figure 14).
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Parmi les patients ayant des anticorps anti R-TSH positifs, 6 avaient une TSH basse (50%),
5 avaient une TSH normale (41,7%) et un patient avait une TSH élevée (8,3%) (Figure 15).
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DISCUSSION
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I. GENERALITES
La thyroïde est une glande endocrine qui joue un rôle important dans la régulation du
T4 et la triiodothyronine ou T3 [1].
en T3 active et en T3 inverse, inactive. La majeure partie de ces hormones est inactive car liée à
des protéines de transport (T4 = 99,97 %, T3 = 99,5 %), seule les fractions libres sont
La TSH contrôle la croissance et la fonction thyroïdienne. Sa sécrétion est pulsatile et varie dans
le nycthémère (maximum en fin de soirée, minimum en milieu de journée) [6]. Elle est
négatif étroit sur la sécrétion de TSH. Le taux de TSH varie de façon logarithmique en fonction
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1. HYPOTHYROIDIES
1.1. Définitions
L’hypothyroïdie est due à des étiologies diverses au cours desquelles la glande thyroïde
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prépondérance féminine (sexe ratio = 2 à 3) [4]. Elle serait de 9 à 16 % chez les sujets âgés de
plus de 60 ans. Le risque absolu d’évolution vers l’hypothyroïdie patente dans la population
générale est estimé à 5 % par an lorsque la recherche d’anticorps est positive et jusqu’à 80 % à 4
Une cohorte menée en Grande-Bretagne a évalué l’incidence des hypothyroïdies chez les
1877 survivants d’un échantillon de 2 779 adultes suivis pendant 20 ans. L’échantillon était
moyenne de l’hypothyroïdie était de 4,1/1 000 cas par an (IC à 95 % = 3,3 –5,0) chez les femmes
et de 0,6/1 000 cas par an (IC à 95 % = 0,3 –1,2) chez les hommes [11].
Les causes des hypothyroïdies sont multiples. La grande majorité est représentée par
thyroïde » et enfin, cas très rare, l'hypothyroïdie peut être due à une résistance périphérique aux
À l’origine, l’hypothyroïdie était due essentiellement à une carence en iode. Depuis l’ajout
de l’iode dans le sel de table, cette cause est devenue rare dans les pays industrialisés (mais
mécanismes de survenue :
- 25 -
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dans la [Link] forme la plus fréquente est la thyroïdite lymphocytaire chronique atrophiante.
Elle touche principalement lafemme après la ménopause, mais survient aussi à distance des
anticorps anti-TPO (moins fréquemment les anti-TG) sont présents, mais leur taux se
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goitre diffus, indolore,très ferme (de la consistance d'un pneu en caoutchouc).Les anticorps anti-
TPO sont présents à des taux très élevés.L'apparition progressive d'une hypothyroïdie est la
règle.L'évolution spontanée du goitre se fait habituellement aufil des années vers la régression
l'épithélioma papillaire dont la coïncidence n'estpas rare. Une complication rare impose une
thyroïdienne.
spontanée se fait habituellement vers la récupération (80 à 90 % des cas) mais deshypothyroïdies
- 27 -
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Le spectre des manifestations cliniques de l’hypothyroïdieest large, allant d’un état sub-
clinique, avec peu ou pas designes, au coma myxœdémateux. L’apparitiondes symptômes peut
être insidieuse et passer inaperçue, enparticulier chez les patients âgés. Une intolérance
aufroid est le symptôme le plus typique, et une détentetardive des réflexes ostéo-
de Hashimoto oulors d’une carence en iode, alors que la thyroïde peutavoir une taille
[14, 55].
2. HYPERTHYROIDIES
2.1. Définitions
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On distingue :
et/ou T3 élevées).
perturbée (le taux de TSH est bas, les taux de T4 et/ou de T3 sont normaux ou à la
personnesâgés de plus de 60 ans et le risque d'évolution vers une hyperthyroïdie patente varie
entre 6 et30 % après un suivi de 1 à 4 ans [17]. Par ailleurs une étude de cohorte menée par
Sawin et Coll [18] montre que la présence d’une TSH isolément abaissée multiplie par trois le
l'hyperthyroïdie est estimée à 0,8/1 000 cas par an (IC à 95 % : 0,5 - 1,4) chez les femmes et
France. Les sujets inclus ont été randomisés à partir des listes électorales avec stratification sur
l’âge, le sexe et le lieu de résidence (urbain ou rural). Trois cent quatre-vingt-onze sujets ont
bénéficié d’un dosage de la TSH, T4L et T3L. Le taux de TSH était bas chez 4,1 % de la
population de l’étude dont 50 % avec un taux normal des hormones thyroïdiennes [19].
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hormones thyroïdiennes s’accompagne d’une augmentation de la captation iodée, qui peut être
mise en évidence par une scintigraphie à l’iode 123 (ou iode 131, ou Tec 99).
Dans la maladie de Basedow toutes les cellules thyroïdiennes sont stimulées par des
Dans le nodule toxique ou le goitre multi-nodulaire toxique seules les cellules du (ou
des nodules) sont en hyperactivité. Par contre les cellules du reste de la thyroïde sont
au repos, car elles restent sous le contrôle de la TSH, qui est freinée. La scintigraphie
thyroïdienne montre donc une fixation uniquement sur le (ou les) nodules.
faible même dans les zones en hyperactivité, car le traceur isotopique est dilué. La
de toute la thyroïde.
sont sensibles aux antithyroïdiens de synthèse (ATS), qui agissent en inhibant l’enzyme
thyropéroxydase (TPO). En effet la TPO est une enzyme limitante dans la synthèse des hormones
préformées :
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La destruction vésiculaire peut être due à une infection virale (thyroïdite subaiguë), ou à
par l’interféron). Elles se rencontrent aussi dans certaines thyrotoxicoses induites par
levothyroxine mal conduit), ou volontaire (qui est alors souvent dissimulée). Là aussi
Les formes cliniques sont dominées par les causes primitives d’hyperthyroïdie, elles sont
- 31 -
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Etiologie Caractéristiques
Maladie de Basedow • Présence d’anticorps stimulant le récepteur de la TSH
de la thyroïde
• Souvent agrandissement diffus et indolore de la
thyroïde
• Orbitopathie chez 30% des patients : exophtalmie
(irritation, congestion, risque de lagophtalmie),
parfois déficit oculomoteur et visuel par compression
du nerf optique
Adénome toxique et goitre multi-nodulaire toxique • Sécrétion autonome des hormones thyroïdiennes
• Autonomie évoluant au fil des années vers une
hyperthyroïdie (favorisée par l’iode exogène)
• Nodule ou goitre palpables lors de thyroïde cervicale
• Diagnostic par ultrason et scintigraphie
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hypertension systolique, peau chaude, moite et lisse, regard fixe et rétraction des paupières,
prédominant chez les patients âgés, comme l’insuffisance cardiaque. En général, chez les
patients âgés, les caractéristiques de l’hyperthyroïdie sont moins évidentes et les symptômes
a. Bilan hormonal
La TSH est une glycoprotéine de 28 kilo-daltons sécrétée par des cellules spécialisées de
ultrasensibles » ont été proposées. En 1987, les recommandations de l’American Thyroid Association
précisent que pour qu’un dosage soit dit « sensible » il doit être capable de déterminer les valeurs de
TSH caractéristiques d’une hyperthyroïdie (c’est-à-dire inférieures à moins 3 écarts types par
rapport aux valeurs moyennes relevées dans une population en bonne santé) [10]. Pour définir les
- 33 -
Profil immunobiologique des dysthyroïdies au CHU de Marrakech
introduit. Il correspond à la plus faible concentration de TSH mesurée de façon routinière avec une
Cette distinction intéresse avant tout le domaine de l’hyperthyroïdie. Les dosages utilisés
Dans la population générale, les valeurs de TSH ne suivent pas une distribution
gaussienne. La valeur médiane est de 1,3 à 1,8 mUI/l. L’intervalle des valeurs de référence est
déterminé à l’aide de tests non paramétriques pour les valeurs situées entre le 2,5e et le 97,5e
la TSH est 0,5 – 5 mUI/l. Il n’est pas affecté par le sexe, le caractère pulsatile ou les variations
nycthémérales mais Il existe une controverse à propos des effets de l’âge sur l’intervalle de
référence de la TSH, certaines études ont conclu à la présence d’un effet, d’autres non [9,23,26].
On note une grande hétérogénéité des valeurs « normales » données par les biologistes
en France (intervalle de référence : limite inférieure de 0,1 à 0,5 mUI/l, limite supérieure de 3,5 à
5 mUI/l). Les valeurs de référence de la littérature sont donc peu utilisables. En pratique,
l’intervalle de référence à considérer est celui qui est fourni par le laboratoire.
La valeur de la thyroxine est moins précise que celle de la TSH pour évaluer l’état de la
fonction thyroïdienne chez un individu. Ceci est particulièrement vrai pour le dosage de la T4
Dans la littérature, l’intervalle des valeurs de référence de la T4 libre est de 7,5 à 19,4
ng/l soit 9,5 à 25 pmol/l [5]. Il peut varier suivant la méthode de dosage utilisée. En pratique,
l’intervalle de référence à prendre en compte est celui qui est fourni par le biologiste.
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Profil immunobiologique des dysthyroïdies au CHU de Marrakech
b. Bilan immunologique
L’utilisation des dosages des auto-anticorps antithyroïdiens a été gênée par des
problèmes de spécificité. Des études montrent que les résultats varient beaucoup selon le
dosage utilisé. Ceci est dû à des différences dans la sensibilité et la spécificité des dosages et à
l’absence de standardisation adéquate. Ces dernières années, des études ont montré qu’au
niveau moléculaire, les auto-anticorps réagissent avec leurs auto-antigènes cibles, en se liant à
l’exigence d’une structure tridimensionnelle spécifique pour chacun des épitopes reconnus par
structure moléculaire de l’antigène utilisé dans le test. De petits changements dans la structure
d’un épitope donné peuvent se traduire par une baisse ou une perte dans la reconnaissance de
Les auto-anticorps anti-TPO ont été décrits initialement comme les auto-anticorps anti-
cellules thyroïdiennes. L'antigène microsomal été ultérieurement identifié comme étant la TPO.
Des dosages plus anciens d’AMA, par immunofluorescence ainsi que par agglutination passive
de globules rouges tannés, sont encore utilisés en plus des nouveaux dosages immunologiques,
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Profil immunobiologique des dysthyroïdies au CHU de Marrakech
standards utilisés depuis 30 ans —MRC 66/387— pourraient être avantageusement remplacés
par une nouvelle préparation de référence [31]. Des standards secondaires, insuffisamment
caractérisés, sont parfois utilisés et peuvent induire des biais entre les différentes techniques.
Comme pour les dosages des Ac anti-TPO, les principes de dosage des Ac anti-TG ont
évolué de l'immunofluorescence sur coupes de tissu thyroïdien à des méthodes par agglutination
passive de globules rouges tannés jusqu’aux plus actuels dosages immunologiques compétitifs
dosages des Ac anti-TG sériques. Cependant, parce que les dosages plus anciens sont encore
utilisés concurremment aux plus récents dans les laboratoires cliniques, la sensibilité et la
spécificité des dosages disponibles peuvent varier largement selon le laboratoire. Les dosages
sont étalonnés avec des préparations brutes ou purifiés des Ac anti-TG en mélangeant les
standards secondaires sont souvent, mais pas toujours, étalonnés par rapport au standard
primaire (MRC 65/93). Cependant, la standardisation avec le MRC 65/93 n'assure pas que des
Ils sont ordinairement dosés par une technique d’inhibition de la liaison de la TSH à son
récepteur. Cette technique ne permet pas de distinguer les anticorps thyréostimulants (anti-
RTSHS) des anticorps thyréobloquants (anti-RTSHB). Pour les distinguer, ces deux types
d’anticorps sont dosés par mesure de l’effet biologique par le biais d’un dosage de l’AMP
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Profil immunobiologique des dysthyroïdies au CHU de Marrakech
cyclique relevant de quelques rares laboratoires spécialisés. L’activité bloquante est évaluée in
vitro dans les mêmes conditions que l’activité stimulante mais en présence de TSH. La majorité
a. Hypothyroïdie
précocement dans les hypothyroïdies discrètes et débutantes. C'est seulementlorsque la TSH est
accrue avec forte suspicion clinique d’hypothyroïdie que peut se justifier la mesure dela T4 pour
une hypothyroïdie [Link] effet, dans cette situation, la TSH peut être basse, normale voire
discrètement augmentée, en regard d'un taux deT4 libre abaissé ou dans les valeurs basses de la
[Link] l'hypothyroïdie centrale est rare, infiniment moins fréquente que l'hypothyroïdie
périphérique (rapport d'environ 471/1 000), et exceptionnellement isolée. Elle doit être suggérée
La TRH (Thyrotropin Releasing Hormone) est une hormone synthétisée dans l’hypothalamus.
Elle stimule la sécrétion hypophysaire de TSH. La TRH est utilisée en injection intraveineuse pour
dosage de la TSH de 3e génération, il n’y a plus d’intérêt à utiliser le test à la TRH pour établir le
diagnostic d'hyperthyroïdie patente [16,51, 63, 64]. Toutefois, dans quelques cas exceptionnels, seul
prolongée de la TSH. Il devient indispensable dans pratiquement tous les cas d’insuffisance
thyroïdienne d’origine centrale, qui s’accompagnent d’une baisse de la TSH circulante, lorsque le
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Profil immunobiologique des dysthyroïdies au CHU de Marrakech
d'identifier les causes évidentesen particulier iatrogènes, les situations à risque notamment
d'atteinte auto-immune. La palpation cervicale est effectuéeà la recherche d'un goitre ou, à
l'inverse, d'une thyroïde atrophique ou d'une loge thyroïdienne vide. Sur le plan biologique, la
thyroïdite auto-immune. C'est seulement lorsque larecherche des anticorps anti-TPO est
négative que se justifie la mesure des anticorps anti-thyroglobuline (présents isolément dans 3 à
l'hypothyroïdie congénitale : sa valeur estindétectable en cas d'athyréose, accrue dans les autres
cas de goitre cliniquement perçu ou de palpation cervicale difficile. Elle permet de décrire le
volume du goitre, ses caractéristiques (diffus ou nodulaire, suspect ou non), son échogénicité (le
Elle a moins d'intérêt pour confirmer le caractère atrophique d'une thyroïde (volume <7 mL) ou
la vacuité de la loge thyroïdienne. Le dosage de l'iodurie a de très rares indications pour détecter
une surcharge iodée. Il peut s'effectuer sur le recueil d'urines de 24 h ou sur un échantillon.
C'est seulement pour l'ensemble d'une population qu'il est un reflet de l'apport iodé, et sa
mesure n'a pas d'intérêt pour la détection d'une carence iodée chez un individu donné [34].
- 38 -
Profil immunobiologique des dysthyroïdies au CHU de Marrakech
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Figure 17 :Algorithme diagnostique devant une suspicion clinique d’hypothyroïdie[32]
Profil immunobiologique des dysthyroïdies au CHU de Marrakech
b. Hyperthyroïdie
L’examen clinique permet la recherche d’un goitre à la palpation, parfois visible à l’œil
nu. La thyroïde peut être globalement augmentée de volume ou, dans certains cas, seul un
0,01 mU/L. Elle constitue le test le plus sensible et le plus spécifique des dysfonctions
thyréotrope, résistance aux hormones thyroïdiennes), qui se caractérisent par un taux de TSH
normal ou légèrement augmenté, inapproprié à des taux accrus des hormones thyroïdiennes
circulantes. De plus, la baisse de la TSH est non spécifique, constatée lors des 1er et 2eme
hospitalisés, en mauvais état général, soumis aux corticoïdes, aux dopaminergiques, les taux de
TSH. Il existe une bonne corrélation entre l'élévation des taux hormonaux et la symptomatologie
de l'hyperthyroïdie en particulier chez les sujets jeunes, celle-ci est moins franche chez les
seulement par un abaissement du taux de TSH, alors que les taux d'hormones thyroïdiennes
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Profil immunobiologique des dysthyroïdies au CHU de Marrakech
Ils sont réalisés pour trouver la cause de la maladie et orienter le traitement, ou bien pour
thyroïde. Dans le cas d’un nodule, l’iode s’accumule en un point localisé. Dans le
thyroïde [35,36,37].
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Profil immunobiologique des dysthyroïdies au CHU de Marrakech
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Figure 18 :Algorithme diagnostiquedevant une suspicion clinique d’hyperthyroïdie[32]
Profil immunobiologique des dysthyroïdies au CHU de Marrakech
Les pathologies de la glande thyroïde représentent l'une des causes les plus fréquentes
à une atteinte auto-immune et cela avec une prévalence croissante. Il s'agit de la thyroïdite de
Hashimoto peut être protéiforme, peu spécifique avec ou sans goitre et avec un degré très
processus inflammatoire auto-immun. La maladie de Basedow induite par des anticorps (Ac)
goitre est généralement précédée ou accompagnée de troubles peu spécifiques. Les signes
classiques d'hypothyroïdie manquent le plus souvent. Le goitre est peu important, ferme mais à
surface grumeleuse. On trouve parfois un ganglion isthmique central typique. Le dosage des AC
anti-TPO permet de poser le diagnostic. Un taux élevé d'Ac anti-TPO confirme le diagnostic
même en l'absence de goitre. Le bilan se limite au dosage de la TSH et la T4 libre afin d'établir
s'il existe un état d'hypothyroïdie. En âge pédiatrique, les dosages de la T4 totale, T3 totale et T3
libre sont généralement non contributifs à ce stade. Bien que le taux sérique de TG puisse
augmenter lors du processus inflammatoire de la thyroïde, cette élévation est non spécifique,
peu fiable et ce dosage est inutile en première intention. L'échographie n'est pas déterminante.
Cependant, en cas de nodule suspect, une biopsie à l'aiguille fine, faite dans un centre de
référence, sous contrôle échographique, peut être indiquée pour exclure une pathologie maligne
[67,68].
- 43 -
Profil immunobiologique des dysthyroïdies au CHU de Marrakech
d'hyperthyroïdie, son début est habituellement insidieux avec une symptomatologie qui prend
souvent plusieurs mois avant d'être évocatrice. Il n'est pas rare que cette symptomatologie
fréquents. La TSH est fortement abaissée. Chez l'enfant, le taux des hormones thyroïdiennes est
L'échographie peut être utile pour exclure un nodule toxique, surtout si le goitre est petit. Les Ac
anti-récepteurs de la TSH sont élevés en notant que les Ac anti-TPO ou anti-TG sont aussi
1.1. Age
Dans notre étude, la répartition des cas selon les tranches d’âges montrait un pic de
fréquence entre 30 et 49 ans avec une moyenne d’âge de 39,33 ± 15 ans. Cela concorde avec
Notre série comportait 5 enfants dont 3patients qui présentait une hypothyroïdie, un cas
d’hyperthyroïdie et un d’euthyroïdie.
Dans une étude épidémiologique menée au sud tunisien par Chabchoub et al. en 2006,
l’âge moyen global des patients était de 39,6 ± 15 ans, de 34,5 ans ± 13 anschez les
Basedowiens, de 46,9 ans ± 14,3 ans chez les myxœdémateux et de 39 ± 14,6 ans pour les cas
varient selon les séries, de 9 à 80 ans pour certains auteurs et de 30 à 60 ans pour d’autres [42],
- 44 -
Profil immunobiologique des dysthyroïdies au CHU de Marrakech
1.2. Sexe
pour un homme. Ceci concorde avec d’autres études où la prédominance féminine est
classique,variant entre 5 à 20 F/1 H [43]. Cette prédominance est encore plus nette chez les
Cette prédominance féminine pourrait s’expliquer par le rôle des hormones sexuelles en
particulier les œstrogènes dans l’immunité. De nombreuses études ont notamment constaté le
rôle aggravant des œstrogènes et bénéfique des androgènes sur les maladies auto-immunes
(MAI). Les œstrogènes favorisent la réponse immunitaire humorale par un effet régulateur sur la
lymphopoïèse T et B illustré par une prolifération des lymphocytes B et des lymphocytes T helper
(Th2), induisant ainsi une production de certaines lymphokines (IL-4, IL-5 et IL-6) et des
anticorps [44]. Enfin, les perturbations de la vie génitale féminine induisant une variation de
contraceptifs oraux, qui sont reconnues comme des facteurs déclenchant des MAI.
La fréquence des MAI chez la femme a fait évoquer le rôle de certains gènes portés par le
les hommes atteints de syndrome de Klinefelter (caryotype XXY) développent plus fréquemment
une maladie auto-immune que les hommes ayant un caryotype normale (XY) [45].
Les performances diagnostiques du dosage de la TSH (méthode IRMA, 2e génération) ont été
étudiées dans une population hospitalière répartie sur la base de critères cliniques en : euthyroïdie,
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Profil immunobiologique des dysthyroïdies au CHU de Marrakech
Une étude similaire décrite par Nuutila et coll. rapporte des estimations de la sensibilité
médecine interne (groupe A) et dans une population « tout venant » d'un centre de santé (groupe
le groupe B et les deux groupes réunis [46]. Les performances diagnostiques de la TSH étudiés
D’autre part, On note une grande hétérogénéité des valeurs « normales » données par les
biologistes. Les valeurs de référence de la littérature sont donc peu utilisables. En pratique,
l'intervalle de référence à considérer est celui qui est fourni par le laboratoire.
Dans notre étude, les intervalles de référence utilisés au laboratoire de biochimie étaient
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Profil immunobiologique des dysthyroïdies au CHU de Marrakech
Spencer et al. [24] ont évalué l’utilité diagnostique du dosage de la TSH dans le
diagnostic des dysthyroïdies chez des patients hospitalisés. Pour cela, 1 580 patients « entrants
», dont le sérum restant (après exécution du bilan d’admission demandé) avait un volume
suffisant pour le dosage des hormones thyroïdiennes, ont été inclus. Un sous-groupe de 329
patients (pris au hasard ?) a bénéficié d’un examen clinique et biologique approfondi (TSH, T4
libre, T3 libre, etc.) : 52 % (172 sujets) avaient une TSH anormale dont 67 % (115) avec une TSH
indétectable (< 0,1 mUI/L) ou basse (0,1-0,35 mUI/L). Ce sous-groupe de patients a été classé,
sans maladie thyroïdienne. À partir des données de cet article, la spécificité du dosage de la TSH
a été estimée à 93,6 % chez les sujets hyperthyroïdiens comparés aux sujets euthyroïdiens.
Dans notre étude, 94,74% des patients présentant des signes cliniques en faveur d’une
hypothyroïdie avaient une TSH élevée et 100% des patients chez lesquels on suspectait une
hyperthyroïdie avaient une TSH basse, ce qui rejoint les autres études (tableau-8).
première intention en matière de pathologie thyroïdienne. Il est reconnu entre autres par
etla National Academy of ClinicalBiochemistry (ACB) comme le test diagnostique idéal pour la
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Profil immunobiologique des dysthyroïdies au CHU de Marrakech
Selon la même étude menée par De Los Santos [26], La sensibilité et la spécificité du
hyperthyroïdiens comparés aux euthyroïdiens. Une étude similaire de Nuutila et al. [46] a évalué
consultants en médecine interne (groupe A, n =130) et dans une population « tout venant » d'un
de 95 % dans le groupe A, 96 % dans le groupe B et les deux groupes réunis. La sensibilité était
respectivement de 84 % dans le groupe A, 85% dans le groupe B et les deux groupes réunis.
Dans notre série, le dosage de T4L a été réalisé dans 67,8% des cas, ce qui est redondant
par rapport aux indications limitées du dosage de cette hormone notamment en 1e intention.
réside dans le diagnostic de certaines formes d'hyperthyroïdie à T3, surtout l'adénome toxique,
avec une sécrétion préférentielle voire isolée de T3. La T4 libre est alors normale, la T3 est
Dans notre série, 25 patients (27,7%) avaient bénéficié du dosage de la T3L, ce qui parait
certaines circonstances, une discordance entre ces taux peut être observée [4, 5, 39]. De plus,
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Profil immunobiologique des dysthyroïdies au CHU de Marrakech
certaines circonstances rares (présence d’anticorps anti-TSH, d’anticorps hétérophiles, etc.) sont
dialogue entre le clinicien et le biologiste est nécessaire afin d’évoquer les causes potentielles de
perturbation du dosage. Lorsque la T4 libre est élevée et que la TSH est élevée, anormalement «
normale » ou insuffisamment basse par rapport au taux de T4 libre, il faut suspecter une
hyperthyroïdie d’origine hypophysaire [48]. De même, lorsque la T4 libre est basse et que la TSH
est basse, anormalement «normale» ou insuffisamment élevée par rapport au taux de T4 libre, il
Il existe d’autres circonstances où les taux de TSH et de T4 libre ne sont pas corrélés:
• dysthyroïdie infra-clinique ;
T4L augmentée) ;
Bauer et al. [49] ont réalisé une étude rétrospective dont les buts étaient de :
TSH et de la T4 libre;
– déterminer les circonstances dans lesquelles un seul test (en l’occurrence la TSH)
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Profil immunobiologique des dysthyroïdies au CHU de Marrakech
Deux mille six cent vingt-neuf patients externes ayant bénéficié à la fois d’un dosage de
la TSH et de la T4 libre entre début juin 1993 et fin novembre 1993 ont été inclus. La
concordance entre les deux dosages pour évaluer le statut thyroïdien a été de 74,3 %. La plupart
des discordances sont le fait des dysthyroïdies infra-cliniques où la TSH est anormale alors que
la T4 libre est encore normale. Le retrait de l'analyse de ces formes infra-cliniques donne un
taux de concordance de 98 % pour les formes cliniques patentes et les états euthyroïdiens. Par
ailleurs, parmi les patients ayant une TSH normale, 98,1 % avaient aussi un dosage de T4 libre
normal. L’auteur conclut qu’il n’est pas nécessaire de prescrire à la fois un dosage de TSH et de
T4 libre pour évaluer la fonction thyroïdienne. Limiter le dosage de T4 libre aux sujets ayant une
TSH anormale réduirait substantiellement les coûts et réduirait le nombre de dosages répétés
Dans notre étude, 67,8% des patients ont bénéficié du dosage combiné de la TSH et de la
T4L avec un pourcentage de concordance de 57,4%, ce qui est plus bas que l’étude
précédemment décrite. Parmi les cas de discordance retrouvés dans notre étude, les
formes infra-cliniques nous laisse toujours un pourcentage assez important de discordance, qui
Les anticorps antithyroïdiens sont produits contre les principaux antigènes de la thyroïde,
d’autant d’auto-anticorps :
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Profil immunobiologique des dysthyroïdies au CHU de Marrakech
à des titres très élevés, mais aussi dans les autres présentations des thyropathies
Dans notre étude, 81,7% des patients chez qui on suspectait une thyroïdite de Hashimoto
Au moins trois sociétés savantes, à savoir l’ATA, la SFBC, la SFE (dont son émanation le
Chez notre population étudiée, les dosages des Ac anti-TPO et anti-TG étaient demandés
en même temps chez 46,7% des patients, les cas où la recommandation est respectée
représentaient 57%, dont seulement 7% des résultats de dosage des Acanti-TG positifs, ce qui
rejoint certaines études [29, 30] en démontrant l’intérêt minime du dosage des anticorps anti-
positivité des Ac anti-TPO. Ces cas représentaient 43%, ce qui met en question le respect des
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Profil immunobiologique des dysthyroïdies au CHU de Marrakech
TSH sont de nature IgG essentiellement. Ils se lient aux récepteurs de la TSH présents
et la production hormonale.
Leur caractère pathogène est très bien illustré par les dysthyroïdies fœtales induites par
le passage transplacentaire des anticorps maternels [3]. Tous les anticorps antithyroïdiens
passent la barrière placentaire. Seuls les anticorps anti-RTSH ont un effet direct sur le
chez le fœtus et l’enfant nouveau-né. Cela nécessite une prise en charge spécialisée et un suivi
très attentif avec traitement substitutif in utero si né[Link] effet, la T4L et la T3L passent
très peu la barrière placentaire et le fonctionnement de la thyroïde fœtale devient autonome vers
Basedow [3]. En effet, 56,25% des patients de notre étude chez qui on suspectait une maladie de
Sous traitement par antithyroïdiens de synthèse (ATS), leur concentration diminue, ce qui
suggère la rémission. Toutefois, leur persistance en fin de traitement est prédictive d’un risque
élevé de récidive de la maladie. Dans de rares situations, les anti-RTSH sont des anticorps
5. Limites de l’étude
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Profil immunobiologique des dysthyroïdies au CHU de Marrakech
réalisés que chez un nombre restreint de patients, ce qui limitait leur exploitation.
6. Recommandations
L’utilité des anticorps antithyroïdiens est quelque fois controversée. Certains auteurs
recommandent leur utilisation à chaque fois qu’une thyroïdite auto-immune est suspectée [4, 7,
16, 39], alors que d’autres en réservent l’usage à des cas particuliers [11] :
risqueest d’autant plus élevé que le taux d’anticorps est élevé [4, 11, 39] ;
À l'heure actuelle, seul le dosage des anticorps anti-TPO devrait être utilisé devant la
suspicion d’hypothyroïdie car plus spécifique que les autres tests immunologiques [7, 39].
lebiologiste.
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Profil immunobiologique des dysthyroïdies au CHU de Marrakech
CONCLUSION
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Profil immunobiologique des dysthyroïdies au CHU de Marrakech
Leur diagnostic positif repose sur le dosage de la TSH dont les performances sont largement
Malgré que le dosage de la T4L soit de 2e intention à cause des différents facteurs qui
peuvent l’influencer, son analyse chez des patients de notre étude qui ont bénéficié du dosage
des deux hormones avaient permis de déceler un nombre important de discordances, estimé à
32,8%, en comparaison avec des taux faibles de discordance rapportés par d’autres séries, ce
L’intérêt du dosage des anticorps antithyroïdiens dès la suspicion d’une thyroïdite auto-
immune est certain, mais moyennant une démarche diagnostique rationnelle. Seul le dosage des
anticorps anti-TPO est doté d’une spécificité importante, le rendant l’anticorps de choix pour
Par ailleurs, la recherche des anticorps anti-TG n’est recommandée qu’en l’absence
d’anticorps anti-TPO ou carence iodée. Notre étude indique un excès de dosage des Acanti-TG
Les anticorps anti-RTSH sont des marqueurs d’une grande valeur diagnostique voire
Dans tous les cas, seule la confrontation du dosage hormonal et du bilan immunologique
avec les données cliniques des patients accompagnés d’un bon dialogue clinico-biologique sont
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Profil immunobiologique des dysthyroïdies au CHU de Marrakech
RÉSUMÉS
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Profil immunobiologique des dysthyroïdies au CHU de Marrakech
RESUME
encore suffisamment connus dans notre pays malgré la fréquence de ces pathologies en pratique
hospitalière.
Il s’agit d’une étude transversale à visée descriptive rétrospective, effectuée sur une
période de 4 ans allant du 1e Janvier 2012 au 1e Janvier 2016 et incluant 90 patients admis pour
La moyenne d’âge des patients était de 39,33 ±15 ans avec une prédominance féminine
(75,5%). La moitié de nos patients (51,1%) présentaient une hypothyroïdie, dont 94,74% de cas
Le profil immunologique était prédominé par la détection des Ac anti-TPO chez 44,4%
des patients, associés dans 29% des cas aux Acanti-TG. Les Ac anti-RTSH étaient retrouvés chez
élevée/Ac anti-TPO positifs dans 37,5% des cas, illustrant le profil immunobiologique de la
maladie de Hashimoto, puis TSH basse/Acanti-RTSH positifs, profil compatible avec la maladie
de Basedow.
littérature et ont permis de mettre le point sur l’intérêt de combiner le dosage de la TSH aux
anticorps antithyroïdiens pour le diagnostic étiologique des dysthyroïdies. Ainsi, des Ac anti-TPO
maladie de basedow. D’autre part, le recours aux anticorps anti-TG est d’un intérêt limité en
pratique clinique.
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Profil immunobiologique des dysthyroïdies au CHU de Marrakech
SUMMARY
in our country even though these pathologies are frequent in hospital practice.
The purpose of our study was to determine the immunobiologic profile of dysthyroidism
in an adult and pediatric population which was recruited in the university hospital of Marrakesh.
It’s a transversal study with a retrospective descriptive aim, effectuated over a 4 years
period of time starting from January the 1st, 2012 to January the 1st,2016. It included90
The average age was 39,33 ±15 years old with a female predominance (75,5%). Half of
our patients (51,1%) were diagnosed with hypothyroidism, whose TSH test results were matching
The immunologic profile was dominated with the detection of TPO antibodies in 44,4% of
the patients, associated in 29% of the times with TG antibodies. TSH receptor antibodies were
The main immune-biochemical profiles found show the association high TSH/positive
TPO antibodies in 37,5% of the cases, illustrating the immunobiologic profile of Hashimoto
disease, then low TSH/ positive TSH receptor antibodies which is a compatible profile with
Basedow disease.
In conclusion, the data of our study mostly matches with the scientific literature reviews.
They have highlighted the role of combining TSH tests with thyroid antibodies to be able to
etiologically diagnose dysthyroidism. So, positive TPO antibodies combined with hypothyroidism
confirm the diagnosis of Hashimoto disease and positive TSH receptor antibodies in a context of
hyperthyroidism are characteristic of Basedow disease. On the other hand, TG antibodies have
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Profil immunobiologique des dysthyroïdies au CHU de Marrakech
ﻣﻠﺧﺹ
ﺇﻥ ﺍﻟﺒﻴﺎﻧﺎﺕ ﺍﻟﻤﻨﺎﻋﻴﺔ ﻭ ﺍﻟﻮﺑﺎﺋﻴﺔ ﻻﺧﺘﻼﻻﺕ ﺇﻓﺮﺍﺯﺍﺕ ﺍﻟﻐﺪﺓ ﺍﻟﺪﺭﻗﻴﺔ ﻻ ﺗﺰﺍﻝ ﻏﻴﺮ ﻣﻌﺮﻭﻓﺔ ﺑﺸﻜﻞ ﻛﺎﻑ ﻓﻲ ﺑﻼﺩﻧﺎ
ﺭﻏﻢ ﻛﺜﺮﺓ ﻫﺬﻩ ﺍﻷﻣﺮﺍﺽ ﻓﻲ ﺍﻟﺘﻄﺒﻴﻖ ﺍﻻﺳﺘﺸﻔﺎﺋﻲ.
ﻳﻜﻤﻦ ﺍﻟﻬﺪﻑ ﻣﻦ ﻫﺬﻩ ﺍﻟﺪﺭﺍﺳﺔ ﻓﻲ ﺗﺤﺪﻳﺪ ﺍﻟﺒﻴﺎﻥ ﺍﻟﻤﻨﺎﻋﻲ ﻭ ﺍﻟﺒﻴﻮﻟﻮﺟﻲ ﻻﺧﺘﻼﻻﺕ ﺇﻓﺮﺍﺯﺍﺕ ﺍﻟﻐﺪﺓ ﺍﻟﺪﺭﻗﻴﺔ ﻋﻨﺪ
ﻓﺌﺔ ﻣﻦ ﺍﻟﻤﺮﺿﻰ ،ﺑﺎﻟﻐﻴﻦ ﻭ ﺃﻁﻔﺎﻝ ،ﺗﻢ ﺍﺧﺘﻴﺎﺭﻫﻢ ﻋﻠﻰ ﺻﻌﻴﺪ ﺍﻟﻤﺴﺘﺸﻔﻰ ﺍﻟﺠﺎﻣﻌﻲ ﺑﻤﺮﺍﻛﺶ.
ﺇﻧﻬﺎ ﺩﺭﺍﺳﺔ ﻣﺴﺘﻌﺮﺿﺔ ﺫﺍﺕ ﺑﻌﺪ ﻭﺻﻔﻲ ﻭ ﺭﺟﻌﻲ ،ﺃﻧﺠﺰﺕ ﺧﻼﻝ 4ﺳﻨﻮﺍﺕ ﻣﻦ ﻓﺎﺗﺢ ﻳﻨﺎﻳﺮ 2012ﺇﻟﻰ
ﻓﺎﺗﺢ ﻳﻨﺎﻳﺮ 2016ﻭ ﺿﻤﺖ 90ﻣﺮﻳﻀﺎ ﻣﻌﺎﻳﻨﺎ ﺑﺴﺒﺐ ﺧﻠﻞ ﻓﻲ ﺇﻓﺮﺍﺯﺍﺕ ﺍﻟﻐﺪﺓ ﺍﻟﺪﺭﻗﻴﺔ ﻗﺪ ﺃﺟﺮﻳﺖ ﻋﻠﻴﻬﻢ ﻓﺤﻮﺻﺎﺕ
ﺍﻟﺒﺤﺚ ﻋﻦ ﻣﻀﺎﺩﺍﺕ ﺃﺟﺴﺎﻡ ﺍﻟﻐﺪﺓ ﺍﻟﺪﺭﻗﻴﺔ.
ﻣﻀﺎﺩﺍﺕ ﺍﻟﺘﻴﺮﻭﺑﻴﺮﻭﻛﺴﻴﺪﺍﺯ ﻛﺎﻧﺖ ﻁﺎﻏﻴﺔ ﻋﻠﻰ ﺍﻟﺒﻴﺎﻥ ﺍﻟﻤﻨﺎﻋﻲ ﺑﻨﺴﺒﺔ ،%44,4ﻣﺮﺗﺒﻄﺔ ﻓﻲ %29ﻣﻦ
ﺍﻟﺤﺎﻻﺕ ﺑﻤﻀﺎﺩﺍﺕ ﺍﻟﺘﻴﺮﻭﺟﻠﻮﺑﻴﻠﻴﻦ .ﻓﻲ ﺣﻴﻦ ﺗﻢ ﺇﻳﺠﺎﺩ ﻣﻀﺎﺩﺍﺕ ﻣﺴﺘﻘﺒﻼﺕ ﻫﺮﻣﻮﻥ ﻣﻨﺒﻪ ﺍﻟﺪﺭﻗﻴﺔ ﻋﻨﺪ %13,3ﻣﻦ
ﺍﻟﻤﺮﺿﻰ.
ﺃﻫﻢ ﺍﻟﺒﻴﺎﻧﺎﺕ ﺍﻟﻤﻨﺎﻋﻴﺔ -ﺑﻴﻮﻛﻴﻤﻴﺎﺋﻴﺔ ﺍﻟﺘﻲ ﺗﻢ ﺍﻟﻌﺜﻮﺭ ﻋﻠﻴﻬﺎ ﺗﺒﻴﻦ ﺍﻟﻌﻼﻗﺔ ﺍﺭﺗﻔﺎﻉ ﻫﺮﻣﻮﻥ ﻣﻨﺒﻪ ﺍﻟﺪﺭﻗﻴﺔ ̸ ﻭﺟﻮﺩ
ﻣﻀﺎﺩﺍﺕ ﺍﻟﺘﻴﺮﻭﺑﻴﺮﻭﻛﺴﻴﺪﺍﺯ ﺑﻨﺴﺒﺔ ،%37,5ﻭ ﻫﻮ ﻣﺎ ﺗﻤﺜﻞ ﺍﻟﺒﻴﺎﻥ ﺍﻟﻤﻨﺎﻋﻲ ﻭ ﺍﻟﺒﻴﻮﻟﻮﺟﻲ ﻟﻤﺮﺽ ﻫﺎﺷﻴﻤﻮﺗﻮ ,ﺛﻢ
ﺍﻧﺨﻔﺎﺽ ﻫﺮﻣﻮﻥ ﻣﻨﺒﻪ ﺍﻟﺪﺭﻗﻴﺔ ̸ ﻭﺟﻮﺩ ﻣﻀﺎﺩﺍﺕ ﻣﺴﺘﻘﺒﻼﺕ ﻫﺮﻣﻮﻥ ﻣﻨﺒﻪ ﺍﻟﺪﺭﻗﻴﺔ ،ﻭ ﻫﻮ ﺍﻟﺒﻴﺎﻥ ﺍﻟﻤﻄﺎﺑﻖ ﻟﻤﺮﺽ
ﺑﺎﺳﺪﻭ.
ﺧﻼﺻﺔ ،ﻣﻌﻄﻴﺎﺕ ﺑﺤﺜﻨﺎ ﺗﻄﺎﺑﻖ ﻋﻤﻮﻣﺎ ﺍﻟﺪﺭﺍﺳﺎﺕ ﺍﻟﻌﻠﻤﻴﺔ ﻭ ﺗﻤﻜﻨﻨﺎ ﻣﻦ ﺗﺮﺳﻴﺦ ﻓﺎﺋﺪﺓ ﺍﻟﻌﻼﻗﺔ ﺑﻴﻦ ﻗﻴﺎﺱ ﻫﺮﻣﻮﻥ
ﻣﻨﺒﻪ ﺍﻟﺪﺭﻗﻴﺔ ﻭ ﻣﻀﺎﺩﺍﺕ ﺍﻟﻐﺪﺓ ﺍﻟﺪﺭﻗﻴﺔ ﻓﻲ ﺗﺸﺨﻴﺺ ﺍﻟﻤﺴﺒﺐ ﻟﻼﺧﺘﻼﻻﺕ ﺇﻓﺮﺍﺯﺍﺕ ﺍﻟﻐﺪﺓ ﺍﻟﺪﺭﻗﻴﺔ ،ﻭ ﺑﺬﻟﻚ ﺍﺭﺗﺒﺎﻁ
ﻣﻀﺎﺩﺍﺕ ﺍﻟﺘﻴﺮﻭﺑﻴﺮﻭﻛﺴﻴﺪﺍﺯ ﻭ ﺍﻧﺨﻔﺎﺽ ﺇﻓﺮﺍﺯﺍﺕ ﺍﻟﻐﺪﺓ ﺍﻟﺪﺭﻗﻴﺔ ﻳﻤﻜﻦ ﻣﻦ ﺗﺄﻛﻴﺪ ﺗﺸﺨﻴﺺ ﻣﺮﺽ ﻫﺎﺷﻴﻤﻮﺗﻮ ،ﺑﻴﻨﻤﺎ
ﺍﺭﺗﺒﺎﻁ ﻣﻀﺎﺩﺍﺕ ﻣﺴﺘﻘﺒﻼﺕ ﻫﺮﻣﻮﻥ ﻣﻨﺒﻪ ﺍﻟﺪﺭﻗﻴﺔ ﻭ ﺍﺗﻔﺎﻉ ﺇﻓﺮﺍﺯﺍﺕ ﺍﻟﻐﺪﺓ ﺍﻟﺪﺭﻗﻴﺔ ﻳﺪﻝ ﻋﻠﻰ ﻣﺮﺽ ﺑﺎﺳﺪﻭ .ﻓﻲ ﺣﻴﻦ ﺃﻥ
ﺍﻟﻠﺠﻮء ﺇﻟﻰ ﻗﻴﺎﺱ ﻣﻀﺎﺩﺍﺕ ﺍﻟﺘﻴﺮﻭﺟﻠﻮﺑﻴﻠﻴﻦ ﻳﻌﺪ ﺫﺍ ﻓﺎﺋﺪﺓ ﻣﺤﺪﻭﺩﺓ ﻓﻲ ﺍﻟﺘﻄﺒﻴﻖ ﺍﻟﺴﺮﻳﺮﻱ.
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Profil immunobiologique des dysthyroïdies au CHU de Marrakech
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U.S. Preventive services task [Link] for subclinical thyroid dysfunction in non-
pregnantadults :A summary of the evidence for the [Link] services task force.
Ann Intern Med 2004;140:128-41.
59. Becker DV, Bigos ST, Gaitan E, Morris JC,Rallison ML, Spencer CA.
Optimal use of bloodtests for assessment of thyroid function.
JAMA1993; 269:(21) 2736-7
63. Spencer CA, Schwarzbein D, Guttler RB, LoPresti JS, Nicoloff JT.
Thyrotropin (THS) releasing hormone stimulation test responses employing third and
fourth generation (TSH) assays.
J Clin EndocrinolMetab 1993; 76:(2) 494-8.
- 67 -
Profil immunobiologique des dysthyroïdies au CHU de Marrakech
66. Rallison ML, Dobyns BM, Keating FR, Rall JE, Tyler FH.
Occurrence and natural history of chronic lymphocytic thyroiditis in childhood.
J Pediatr 1975;86: 675-82.
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Profil immunobiologique des dysthyroïdies au CHU de Marrakech
ANNEXE
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Profil immunobiologique des dysthyroïdies au CHU de Marrakech
Fiche d’exploitation
N° de dossier :
I. Identité
- Nom et prénom :
- Sexe : H F
- Age (date de naissance) :
II. Antécédents
1) Personnels :
-Médicaux :
Maladie auto-immune : Non Oui, préciser :
Goitre : Oui Non
Néoplasie endocrinienne : Non Oui, préciser :
Prise médicamenteuse : Non Oui, préciser :
Autres :
- Chirurgicaux :
2) familiaux :
o Maladies de système : Non Oui, préciser :
o Cas similaires dans la famille : Non Oui, préciser :
Hypothyroïdie Hyperthyroïdie
Myxœdème Thermophobie
Eclat du regard
Polydipsie
Hyperphagie
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Profil immunobiologique des dysthyroïdies au CHU de Marrakech
Hypotension Palpitations
Dyspnée
Alopécie
Ongles cassants
V. Biologie
1. Bilan hormonal :
BILAN RESULTAT INTERPRETATION
TSH us Basse
Normale
Elevée
T4L Basse
Normale
Elevée
T3L Basse
Normale
Elevée
1. Bilan immunologique :
BILAN RESULTAT INTERPRETATION
Ac anti TPO Négatif
Douteux
Positif
Ac anti TG Négatif
Douteux
Positif
Ac anti R-TSH Négatif
Douteux
Positif
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ﻗﺴﻢ اﻟﻄﺒﻴﺐ
� ﻓﻲ ِﻣﻬﻧَﺗِﻲ.
ﺃﺭﺍﻗﺏ ّ
َ ﺃﻥ
ﺽ ﻭﺍﻷﻟَﻡ ﻭﺍﻟﻘَﻠﻖ.
ﻭﺍﻟﻣﺭ ِ
َ ﻼﻙ ﺑَﺎ ِﺫﻻً ﻭ ْ
ﺳ ِﻌﻲ ﻓﻲ ﺍﺳﺗﻧﻘﺎﺫﻫﺎ ِﻣﻥ ﺍﻟ َﻬ ِ
ﺳ ﱠﺭ ُﻫ ْﻡ.
ﺳﺗﺭ ﻋ َْﻭ َﺭﺗ ُﻬﻡ ،ﻭﺃﻛﺗ َﻡ ِ
ﻛﺭﺍ َﻣﺗ ُﻬﻡ ،ﻭﺃ ْ ﻭﺃﻥ ﺃَﺣﻔَﻅ ِﻟﻠﻧّ ِ
ﺎﺱ َ
ﺍﻟﺑﺭ ﻭﺍﻟﺗﻘﻭﻯ.
ﻳﻥ ﻋَﻠﻰ ِ ّ ﺍﻟﻣﻬﻧَ ِﺔ ﺍﻟ ُ
ﻁﺑّﻳّﺔ ُﻣﺗ َﻌﺎﻭ ِﻧ َ ِ
ﺍﻟﻣﺅﻣﻧﻳﻥ.
ِ ﻧَﻘﻳّﺔً ِﻣ ّﻣﺎ ﻳﺷﻳﻧ َﻬﺎ ﺗ َﺟﺎ َﻩ ﷲ َﻭ َﺭ ُ
ﺳﻭ ِﻟ ِﻪ َﻭ
ﺍﻟﻠﺠﻨﺔ
ﺍﻟﺮﺋﻴﺲ ﻡ .ﺻﺒﻴﺤﻲ ﺍﻟﺴﻴﺪ
ﺃﺳﺘﺎﺫ ﻓﻲ ﻁﺐ ﺍﻷﻁﻔﺎﻝ
ﺍﻟﻤﺸﺮﻑ ﺏ .ﺃﺩﻣﻮ ﺍﻟﺴﻴﺪ
ﺃﺳﺘﺎﺫﻣﺒﺮﺯ ﻓﻲ ﺃﻣﺮﺍﺽ ﺍﻟﻤﻨﺎﻋﺔ
ﻝ .ﺷﺎﺑﻌﻰ ﺍﻟﺴﻴﺪﺓ
ﺃﺳﺘﺎﺫﺓ ﻓﻲ ﺍﻟﻜﻴﻤﻴﺎء ﺍﻟﺤﻴﻮﻳﺔ
ﺍﻟﺤﻜﺎﻡ ﻉ .ﺑﻮﺧﻴﺮﺓ ﺍﻟﺴﻴﺪ
ﺃﺳﺘﺎﺫ ﻣﺒﺮﺯﻓﻲ ﺍﻟﻜﻴﻤﻴﺎء ﺍﻟﺤﻴﻮﻳﺔ
ﻩ .ﺑﻴﺰﺭﻱ ﺍﻟﺴﻴﺪ
ﺃﺳﺘﺎﺫ ﻣﺒﺮﺯﻓﻲ ﺃﻣﺮﺍﺽ ﺍﻟﻐﺪﺩ ﻭﺍﻟﺴﻜﺮﻱ