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Anesthésie en Urologie: Pratiques et Risques

Le document aborde les spécificités de l'anesthésie en urologie, en mettant l'accent sur les différentes interventions chirurgicales et leurs implications anesthésiques. Il traite également des particularités des patients, notamment ceux avec des infections urinaires, une insuffisance rénale ou des lésions neurologiques médullaires. Enfin, il souligne l'importance de la prévention des complications postopératoires, telles que les thromboses veineuses, et les techniques anesthésiques adaptées aux diverses positions chirurgicales.

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Anesthésie en Urologie: Pratiques et Risques

Le document aborde les spécificités de l'anesthésie en urologie, en mettant l'accent sur les différentes interventions chirurgicales et leurs implications anesthésiques. Il traite également des particularités des patients, notamment ceux avec des infections urinaires, une insuffisance rénale ou des lésions neurologiques médullaires. Enfin, il souligne l'importance de la prévention des complications postopératoires, telles que les thromboses veineuses, et les techniques anesthésiques adaptées aux diverses positions chirurgicales.

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ANESTHÉSIE EN UROLOGIE

Dr Stéphanie Roullet
UF Uro-Vasculaire et Transplantations
Service Anesthésie Réanimation I
OBJECTIFS ([Link])
 CONNAITRE :
 Les spécificités chirurgicales (techniques,
positions, etc.) des principales interventions
urologiques
 Savoir reconnaître et prendre en charge un
syndrome de levée d'obstacle
 Savoir reconnaître et prendre en charge un TURP
syndrome
 Les principes de l'antibioprophylaxie et de
l'antibiothérapie en urologie
RAPPELS ANATOMIQUES
PARTICULARITÉS DU TERRAIN
I NFECTIONS DES VOIES URINAIRES

 Geste chirurgical quand urines stériles


 ECBU préopératoire systématique

 Infection (>105 germes et réaction cellulaire)


augmente la morbidité. Reporter
l’intervention d’au moins 48h après avoir
stérilisé les urines par antibiothérapie
 Germes les plus fréquents: Escherichia coli,
Proteus, Klebsiella, Enterobacter, Serratia,
Pseudomonas, Enterococcus, Staphylococcus
 Chirurgie sous antibioprophylaxie (cf infra)

 Sondage urinaire le plus bref possible


I NSUFFISANCE RÉNALE (1)
 Longtemps asymptomatique et méconnue
 IRC connue, dialysée ou non, ou découverte
lors du bilan préopératoire, chronique ou
aiguë
 Signes cardiovasculaires prédominants: HTA,
HVG, coronaropathie, favorisée par diabète
et dyslipidémies
 Troubles neurologiques: altération de la
conduction nerveuse, fonctions supérieures
 Hyperkaliémie chronique bien tolérée

 Acidose métabolique, hypocalcémie,


hyperphosphorémie
I NSUFFISANCE RÉNALE (2)
 Acidité gastrique
 Anémie multifactorielle, thrombopathie,
hypercoagulabilité, réponse immunitaire
altérée
 Troubles endocriniens
 Préserver le capital veineux

 IRC dialysée: complications cardiovasculaires


 Abords de dialyse (anse, FAV, cathéter)
précieux+++
 Modifications de la pharmacologie,
adaptation des posologies; éviter ou adapter
les néphrotoxiques
LÉSIONS NEUROLOGIQUES MÉDULLAIRES (1)
 La moitié des interventions relève de
l’urologie
 Lésions médullaires traumatiques

 Spina bifida

 Maladies dégénératives du SNC


 Sclérose en plaques
LÉSIONS NEUROLOGIQUES MÉDULLAIRES (2)
 Lésions médullaires traumatiques
 Interventions urologiques très fréquentes

 Après le traumatisme phase de « choc spinal »:


 hypotension, bradycardie, vasoplégie diffuse, aréflexie
ostéotendineuse, paralysie du territoire sous-lésionnel
 Stimulation: décharge parasympathique

 A 2 mois, phase dysautonomique:


 perte du contrôle inhibiteur descendant, néoconnexions
synaptiques anarchiques sous-lésionnelles restaurant un
tonus sympathique
 Stimulation: réponse sympathique intense: HTA,
céphalées, bradycardie, sudation, érythème sus-
lésionnels; pâleur, pilo-érection, contractures sous-
lésionnelles
CONDUITE ANESTHÉSIQUE CHEZ LES PATIENTS TRAUMATISÉS
MÉDULLAIRES

Préopératoire: infections urinaires fréquentes, hypovolémie


Complications postopératoires: respiratoires, thromboemboliques,
infectieuses
LÉSIONS NEUROLOGIQUES MÉDULLAIRES (3)
 Spina bifida avec myéloméningocèle: la plus
fréquente des myélodystrophies
 Paralysie flasque avec abolition des ROTs
 Chirurgie orthopédique puis urologique
 Enfants ou adolescents
 Allergie au latex plus fréquente (sensibilisation
précoce)
 Maladies dégénératives du SNC
 SEP: atteinte démyélinisante du SNC
 Risque de poussée en périopératoire
 Controverse AG/ALR
 Maintenir la température corporelle
POSITIONS
POSITION CIRCONFLEXE

 Tête déclive et membres inférieurs proclives


 Abord de la loge prostatique lors des
prostatectomies radicales par voie
abdominale
 Séquestration volémique dans les MI

 Etirement des dernières racines


rachidiennes, source de douleurs
postopératoires
POSITION TÊTE BASSE, DE TRENDELENBURG
 Utilisée en cœliochirurgie et chirurgie
robotique
 Pression s’élève dans le système cave
supérieur, favorisant le retour veineux
 Course diaphragmatique réduite en raison de
la pression exercée par les viscères
abdominaux
POSITION DE LITHOTOMIE

 Equivalent de position gynécologique


 Cuisses fléchies à 80° sur l’abdomen, jambes
à 90° par rapport aux cuisses
 Toutes les endoscopies du bas appareil
urinaire et des uretères
 Favorise le retour veineux mais remise à plat
doit être progressive
 Mouvements diaphragmatiques atténués,
diminuant Vt et compliance pulmonaire,
surtout si obésité
POSITION DE LITHOTOMIE HYPERFLÉCHIE

 Hanches fléchies à 100°


 Abord périnéal de la chirurgie prostatique

 Compression abdominale avec répercussions


respiratoires plus marquées
 Etirement important des nerfs rachidiens

 1,5% de neuropathies des membres


inférieurs, favorisées par la durée
d’intervention
 N. obturateur, sciatique, fibulaire
DÉCUBITUS LATÉRAL,
POSITION DE LOMBOTOMIE

 Voie d’abord de référence de la chirurgie du


rein
 Ouvre espaces intercostaux et espace
dernière côte-crête iliaque; MI abaissés par
angulation table
 Hémodynamique modifiée par le billot placé
sous le patient, par compressions des gros
vaisseaux; retour veineux diminué
 Appuis iliaques et thoraciques
 CRF diminuée
 En VC poumon supérieur mieux ventilé que
poumon inférieur; risque d’atélectasies
DÉCUBITUS VENTRAL

 Abord de la région lombaire par voie


postérieure (chirurgie bilatérale, NLPC…)
 Compression abdominale, VCI et aorte, avec
diminution du retour veineux et du VES, très
marquée lors du passage en DV
 Coussin sous les crêtes iliaques impératif

 Pression veineuse cérébrale et du LCR sont


augmentées
 Amplitude de la course diaphragmatique et
volume pulmonaire réduits
PRÉVENTIONDE LA MALADIE
THROMBOEMBOLIQUE VEINEUSE
RPC SFAR 2005
RISQUE THROMBOEMBOLIQUE

 Chirurgie ouverte
 Facteurs de risque (âge, cancer, chirurgie
pelvienne) comparables à la chirurgie digestive
 En l’absence de prophylaxie, le risque de TVP est
évalué entre 10 et 30 %, le risque d’EP entre 1
et 10 %

 Après chirurgie endoscopique du bas


appareil, risque faible (fréquence des TVP
symptomatiques 0,1-0,75%, des EP cliniques
0,1%-0,84%)
CLASSIFICATION
DU RISQUE D’ÉVÈNEMENTS
THROMBOEMBOLIQUES SYMPTOMATIQUES
THROMBOPROPHYLAXIE (1)
THROMBOPROPHYLAXIE (2)

Attention à l’insuffisance rénale préopératoire ou après


néphrectomie
Place du fondaparinux à déterminer
Favoriser le lever précoce
Prophylaxie prolongée en cas de cancer
CHIRURGIE DU HAUT APPAREIL
URINAIRE
CHIRURGIE À CIEL OUVERT (1)
 Reins: organes rétropéritonéaux, protégés
par les dernières côtes
 Innervation sensitive: T8 à L5

 Néphrectomies et cure de JPU à ciel ouvert


par lombotomie: incision intercostale basse
et dans le flanc
 DL, billot sous le flanc opposé ou DD et voie
transpéritonéale
 Risque hémorragique faible sauf si
néphrectomie partielle ou cancer
 Cancer du rein: 3% des tumeurs malignes de
l’adulte, 3ème cancer urologique
CHIRURGIE À CIEL OUVERT (2)
 Complication: effraction pleurale,
pneumothorax; RP systématique en SSPI
 Quand thrombus veine cave risque
hémorragique plus important. Parfois
thrombus remonte dans l’OD: chirurgie sous
CEC
 Embolisation préopératoire
 Cas particulier de la polykystose rénale

 Interventions sous AG avec VC. Risque


d’insuffisance rénale postopératoire
 Chirurgie très douloureuse jusqu’à J3; APD
ou ALR pariétale (TAP bloc)
 Prophylaxie anti-thrombotique indispensable
CHIRURGIE CŒLIOSCOPIQUE ET
RÉTROPÉRITONÉOSCOPIQUE
 DL, insufflation de CO2
 Résorption de CO2 plus importante par voie
rétropéritonéale
 Emphysème sous-cutané fréquent

 Diminution des douleurs et de la durée


d’hospitalisation
CHIRURGIE ENDOSCOPIQUE

 Néphrolithotomie per cutanée


 Extraction des lithiases rénales
 Abord du rein et du bassinet par néphrostomie
 DD pour sonde urétérale puis DV
 Endoscopie et irrigation par glycocolle

 AG, IOT, VC
 Fragmentation des lithiases avec risque de
bactériémie
 Risque de TURP syndrome, de saignement

 Sonde de néphrostomie laissée en place

 Peu douloureux en postopératoire


LITHOTRITIE EXTRA-CORPORELLE

 Fragmentation des lithiases par voie


percutanée via des ultra-sons
 Ambulatoire, analgésie

 Lithiases rénales en DL, lithiases de l’uretère


pelvien et vésicales en DV
 Douleurs post-opératoires à type de colique
néphrétique
 Syndrome de levée d’obstacle possible
CHIRURGIE DU BAS APPAREIL
URINAIRE
GÉNÉRALITÉS
 Prostate et vessie sont sous-péritonéaux
 Innervation de la vessie:
 Racines sacrées S1 à S5
 Nerfs hypogastriques: T10 à L2
 Fibres parasympathiques: S1 à S3
 Nerfs obturateurs (S3 à S5) passent de part
et d’autre de la vessie
 Prostate et col vésical innervés par racines
sacrées (S1 à S5)
 Innervation somatique pénienne par
branches des nerfs pudendaux et innervation
sympathique par nerfs caverneux issus des
plexus pelviens, qui comportent des nerfs
sympathiques (T10-L2) et para (S2-S4)
ADÉNOMECTOMIE PROSTATIQUE

 HBP symptomatique de la prostate


(incidence 750 pour 100 000 hommes)
 Exérèse des lobes prostatiques, laissant en
place la coque externe
 Abord chirurgical sus-pubien, position
circonflexe
 AG ou ALR

 Hématurie postopératoire constante,


drainage vésical efficace et maintien d’une
diurèse abondante pour éviter le caillotage
 Antibioprophylaxie et thromboprophylaxie
PROSTATECTOMIE RADICALE

 Adénocarcinome in situ sans envahissement


locorégional ni métastatique
 1er cancer chez l’homme de plus de 50 ans
 Exérèse des lobes et de la coque externe
 Voie sus-pubienne, périnéale ou
cœlioscopique (robot)+++
 Saignement modéré mais peut être brutal et
peu prévisible
 Saignement important par voie transvésicale
 Hématurie postopératoire constante
 Douleur modérée à sévère; APD, bloc
paravertébral bilatéral, TAP bloc bilatéral
 Thromboprophylaxie
CYSTECTOMIES ET DÉRIVATIONS URINAIRES

 Cancer infiltrant de vessie: 2ème cancer


urologique. CT ou CPT
 Laparotomie, DD

 Intervention longue, risque hémorragique,


suites opératoires comme chirurgie digestive
 Drainage urinaire de remplacement
 Urétérostomie cutanée directe
 Anse iléale réalisant une dérivation continente
(entérocystoplastie) ou incontinente (Bricker)
 Proposé aussi dans vessies
« neurologiques »
 Iléus postopératoire

 AG ± APD thoracique basse (T9-T11)


COMPLICATIONS MÉTABOLIQUES

 Modifications transferts eau et électrolytes


 Réabsorption H+, Na+, Cl-, sécrétion
bicarbonates. K+ échangé pour garder
l’électroneutralité. Eau suit Na+ et Cl-.
 Acidose métabolique hyperchlorémique

 TTT: apports d’ions et drainage des urines

 Troubles moindres avec réservoirs iléaux et


gastriques que sigmoïdiens
 Disparition en moins de 1 an par
modification de la muqueuse digestive de
l’entérocystoplastie
CURES D’INCONTINENCE URINAIRE

 Interventions brèves
 Laparotomie ou cœliochirurgie

 Insertion de dispositifs périnéaux


CHIRURGIE ENDOSCOPIQUE
PROSTATIQUE (1)

 REP: résection des lobes à partir des


voies urinaires. Poids maximum 80g
 HBP ou cancer avec envahissement
 Distension de la vessie avec liquide ne
conduisant pas l’électricité, isotonique,
transparent, peu toxique, n’entraînant pas
d’hémolyse et vite excrété si résorption
 Position de lithotomie, résection de la pièce
opératoire par copeaux avec anse de
résection diathermique
 Patients âgés, nombreuses comorbidités,
gestion des AAP et anticoagulants, anti-HTA
et -bloquants
CHIRURGIE ENDOSCOPIQUE PROSTATIQUE(2)

 Intervention urines stériles


 Complications: saignement, perforation
vésicale (douleur irradiant vers les épaules),
résorption massive du liquide d’irrigation
(TURP sd), infections, chute d’escarre avec
hématurie (J10), troubles de la continence
vésicale, sténose col prostatique ou urètre
 IdM première cause de mortalité après REP
 Douleurs sur sonde vésicale
 AG ou rachianesthésie avec niveau T9-T10
 Estimation du saignement difficile
 Fibrinolyse réactionnelle au caillotage intra-
vésical
CHIRURGIE ENDOSCOPIQUE DE LA VESSIE

 Complications chirurgicales et conséquences


anesthésiques identiques à la RTUP
 Bloquer le nerf obturateur en cas de
localisation latérale de la tumeur
HIFU (ABLATHERM™)
 US focalisés de haute intensité
 DL

 Sonde d’échographie endorectale

 US sur la prostate

 Nécessité d’une immobilisation parfaite


(curarisation)
 Risque de perforation rectale
RÉSORPTIONS DU LIQUIDE
D’IRRIGATION VÉSICALE OU
TURP SYNDROME
DÉFINITION
 Ensemble des signes cliniques et biologiques
liés au passage du liquide d’irrigation à base
de glycocolle 1,5% dans la circulation
systémique

 Fréquence: entre 2 et 8% selon les études,


mortalité 0,2-0,8%

 Circonstances
 Résection endoscopique de prostate et de vessie
 Gynécologie
 Chirurgie rénale per cutanée
MÉCANISME
 Sang veineux prostatique drainé par larges
sinus veineux ouverts lors de la résection
 Passage intravasculaire du liquide induit un
syndrome de résorption
 Forme aiguë lors des effractions des sinus
 Forme retardée due à l’effraction de la capsule
vésicale
 Si gradient de pression entre vessie et sang
veineux>15 cmH20 passage du liquide dans
la circulation systémique
 Liquide hypo-osmotique sans électrolyte:
glycocolle 1,5%
 Glycine: aa non essentiel
SIGNES CLINIQUES ET BIOLOGIQUES

ALR permet la détection précoce


Troubles visuels caractéristiques et évocateurs
PHYSIOPATHOLOGIE

Glycine stimule la synthèse d’ADH


TRAITEMENT
 Urgence thérapeutique
 Arrêter l’intervention dès que possible

 Traiter poussée hypertensive, OAP, état de


choc…
 Dosages biologiques: électrolytes,
hématocrite, Hb, protidémie
 Traitement de l’hyponatrémie: arrêt des
solutés hypotoniques, apport de sodium ±
diurétique de l’anse secondairement
 Correction prudente de l’hyponatrémie

 Traitement chirurgical de l’effraction


PRÉVENTION
 Limiter le temps de résection à 90 min (45g)
 Résecteur à double courant

 Contrôle per opératoire des pressions


vésicales
 Poches à moins de 60 cm au-dessus de la
vessie
 Bilan entrées-sorties permanent

 Nouvelles approches de traitement de l’HBP:


laser, vaporisation en cours d’évaluation
SYNDROME DE LEVÉE D’OBSTACLE
PHYSIOPATHOLOGIE
 Libération de la voie excrétrice après
obstruction des voies urinaires de quelques
heures à quelques jours
 Diabète insipide néphrogénique
 Perte du pouvoir de concentration des urines par lésion
de la portion distale du néphron
 Augmentation modérée de la diurèse (4 l/j), altération
modérée de la fonction rénale
 Hypodensité urinaire non corrigée par vasopressine

 Peut persister plusieurs mois

 Ou polyurie osmotique
 Levée brutale d’une obstruction aiguë
 Elimination de grandes quantités d’urines
hypertoniques (20 l/j)
 Densité normale ou élevée, excrétion de K+
TRAITEMENT
 Compenser les pertes hydriques sans
entretenir la polyurie osmotique
 Remplacer les pertes potassiques

 Ionogramme sanguin

 Solutés cristalloïdes avec électrolytes


ANTIBIOPROPHYLAXIE EN
UROLOGIE
ANTIBIOPROPHYLAXIE
 Chirurgie des voies urinaires sous couvert
d’une antibioprophylaxie débutée avant le
geste
 Si infection urinaire en cours antibiothérapie
pendant 48h avant le geste sauf urgence
 Recommandations SFAR 1999 révisées en
2010
 Recommandations du CIAFU 2009, retenues
au CHU de Bordeaux
SFAR 2010
Acte Produit Dose initiale Ré-injecti on et durée
Chirurgie de la prostate.
Céfazoline
2 g IV lente Dose unique
Résect ion endos copique de l a
prostate
5 mg/kg
Allergie : gentami cine Dose unique
Prostatectomie radicale Pas d’ABP Divers
Ofloxacine per os Dose unique Chirurgie scrotale (sauf prothèse)
200 mg (1 Explorations urodynamiques
heure avant
Biopsie t ransrectale de la prostate
la bi opsi e) Incontinence urinaire Pas d’ABP
Chirurgie de la verge (sauf
Allergie : ceftriaxone 1g Dose unique
prothèse)
Chirurgie rénale
Uréthrotomie, uréthroplastie,
Pas d’ABP
Céfazoline 2 g IV lente Dose unique (si durée > 4 h
réinjecter 1 g)
cystoscopie, fibroscopie urétrale
2 g IV lente Dose unique (si durée > 2h,
Traitement endoscopique des
Céfamandole ou
1,5 g préop 1 réinjection de 0,75g Prothèse pénienne ou testiculaire, Céfazoline
lithiases rénales et urétéral es,
céfuroxime
+0,75g au toutes l es 2h en per- réinjecter 1 g)
néphroli thotomie percutanée, primi ng opératoire sphincter artificiel de l’urètre.
néphrost omi e. 15mg/kg/60
Allergie : vancomycine *
Dose unique
min Dose unique
Allergie : gentami cine 5 mg/kg

Néphrectomie pas d'ABP


Li thotri psi e ext ra-corporelle pas d’AB P
Chirurgie de la vessie
Cystectomie (Bricker, poche de Céfoxitine 2 g IV lente Dose unique
Koch…) (si durée >2h réinjecter 1g)

Allergie: gentami cine 5 mg/kg Dose unique


+ métronidazol e 1g en Dose unique
perfusion

Résect ion t rans-urétrale de la Céfazoline 2g IV lente Dose unique


vessie
Céfamandole 1,5g
Ou
In cision cervico-
Céfuroxime 1,5g
prostatique
Allergie :
Gentamicine 3 mg/kg

CIAFU 2009 APPAREIL GENITAL


MASCULIN
Chirurgie de la verg e
0

Chirug ie d es b ourses 0
INTERVENTIONS CIAFU 2008
Amoxicilline + acide
Néphrectomie et autre 0 clavulanique 2g ou céfotétan
REIN Proth èse p én ienne ou ou céfoxitine
chirurgie du haut appareil
testiculaire Allergie :
Lithotripsie ext ra- corporelle 0 Flagyl 1g + gentamycine 3
CALCULS
(LEC) mg/kg

Traitement endoscopique Céfamandole 1,5g ENDOSCOPIES Prévention de l’endocardite


des calculs urinaires : Ou DIAGNOSTIQUES chez les sujets à risque
Uétéroscopie, Céfurox ime 1,5g
néphrolithotomie All ergie :
percutanée (NLPC), montée Gentamici ne 3 mg/kg Amoxicilline + acide
de JJ, néphrostomie clavulanique 2g ou céfotétan
INCONTINENCE ou céfoxitine
SURRENALES Surrénalectomie 0 TOT-T VT
URINAIRE Allergie :
Flagyl 1g + gentamycine 3
Réimplantat ion, 0 mg/kg
URETERE urétérolyse, résection-
anastomose
Céfotétan ou céfoxitine
Amoxici lli ne + aci de APPAREIL GENITAL Cu re de prolapsu s Allergie :
clavul anique 2g ou c éfotétan F EMININ tou te voie d’abord Flagyl 1g + gentamycine 3
VE SSIE Cystectomie ou c éfoxi ti ne mg/kg
All ergie :
Flagyl 1g + gentamyci ne 3
mg/kg Amoxicilline + acide
clavulanique 2g ou céfotétan
Céfamandole 1,5g ou céfoxitine
URETHRE Sph incter artificiel
Ou Allergie :
RTUV Céfurox ime 1,5g Flagyl 1g + gentamycine 3
All ergie : mg/kg
Gentamici ne 3 mg/kg
Céfamandole 1,5g
PROSTATE Prost atectomie totale 0
Ou
Uréthrotomie
Fluoroqui nolones per os 1 Céfuroxime 1,5g
end oscopiqu e
heure avant ( ofloxaci ne 400 Allergie :
mg ou ciprofloxac ine 500 Gentamicine 3 mg/kg
Biopsies de prostate
mg)
All ergie :
Ceftri axone 1g
Céfamandole 1,5g
RTUP Céfamandole 1,5g Ou
Adénomectomie Ou Céfuroxime 1,5g
Uréthroplastie
Allergie :
Gentamicine 3 mg/kg
TRANSPLANTATION RÉNALE
TRANSPLANTATION RÉNALE
 2011: 2976 greffes (302 donneur vivant),
3884 nouveaux inscrits
 Survie du greffon: 63% à 10 ans
 IRC dialysée ou non
 Compatibilité ABO et HLA
 Progrès des immunosuppresseurs
 Evaluation des co-morbidités (cardio-vasc);
abords veineux et de dialyse
 Si VVC privilégier voie jugulaire interne
 Intervention extra-péritonéale, non
hémorragique. Greffon en fosse iliaque
 Optimisation hémodynamique
 Sd de levée d’obstacle
 AG+ TAP bloc
RÉFÉRENCES
 Lepage JY, Rivault O, Malinovsky JM, Le Goedec G,
Pinaud M. Anesthésie et chirurgie de la prostate. In:
SFAR, editor. Conférences d'actualisation 46e Congrès
national d'anesthésie et de réanimation. Paris:
Elsevier SAS; 2004. p. 197-224.
 Malinovsky JM, Renaud G. Anesthésie pour chirurgie
urologique. In: Dalens B, editor. Traité d'anesthésie
générale à mises à jour périodiques: Arnette; 2004.
 Margerit A, Becq M, Boucebci KJ, Jacob L. Anesthésie
en chirurgie urologique de l'adulte. Encyclopédie
Médico-Chirurgicale: Elsevier SAS; 2004. p. 36-592-A-
10.
 Tauzin-Fin P, Adam N, Sztark F. Le TURP syndrome en
chirurgie urologique. In: SFAR, editor. 51e Congrès
national d'anesthésie et de réanimation Infirmiers
Infirmier(e)s anesthésistes diplômé(e)s d’état (IADE).
Paris: Elsevier Masson SAS; 2009.
 Roullet S, Ottolenghi L, Sztark F. Anesthésie selon la
spécialité. Urologie. Samii, in press.

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