Curriculum Éducatif Préscolaire 2023
Curriculum Éducatif Préscolaire 2023
INTRODUCTION..........................................................................................................................................6
Activité 1 : LANGAGE.........................................................................................................................15
Activité 2 : CONTE.............................................................................................................................19
Activité 3 : VOCABULAIRE..............................................................................................................22
Activité 1 : LECTURE...........................................................................................................................24
Activité 2 : GRAPHISME/ÈCRITURE..............................................................................................29
DOMAINE 2. MATHEMATIQUES..........................................................................................................33
Activité 1 : PSYCHOMOTRICITÉ....................................................................................................59
ANNEXES ......................................................................................................................................................66
L’ACCUEIL DU MATIN......................................................................................................................67
LES RITUELS........................................................................................................................................70
LE REGROUPEMENT.........................................................................................................................72
LA RÉCRÉATION................................................................................................................................76
AMÉNAGEMENT DE L’ESPACE......................................................................................................78
BIBLIOGRAPHIE................................................................................................................................100
II. LES INFORMATIONS DIDACTIQUES.....................................................................................101
INTRODUCTION...............................................................................................................................141
INTRODUCTION
La mission de l’école est de préparer les enfants à devenir des adultes responsables, en leur
faisant acquérir des savoirs, savoir-être et savoir-faire utiles et transférables dans la vie de tous les
jours. Elle garantit donc la formation et la participation au développement humain et économique,
du préscolaire à l’enseignement supérieur.
Au Sénégal, le mandat assigné au secteur du préscolaire, premier socle éducatif sur lequel
s’élabore une formation tout au long de la vie, est de favoriser le développement global des en-
fants de 3 à 5 ans. Il s’agit de leur offrir un milieu de vie et d’éducation sécurisant, bienveillant et
inclusif. En outre, l’objectif du programme est de cultiver en eux le plaisir d’explorer, de découvrir
et d’apprendre en mettant en place les bases de la scolarisation élémentaire à travers des activités
de développement de potentialités de base émergeantes, et le dépistage précoce ciblé des troubles
physiques, sociaux, émotionnels et d’apprentissage.
Dans les années 2000, le souci de promouvoir la qualité dans le sous- secteur a conduit à la
mise en place d’un nouveau curriculum adossé à une Approche par Compétence (APC). L’option
était d’accroître la pertinence, la fiabilité et l’intégration des apprentissages en donnant du sens à
l’éducation et en prenant en charge les valeurs auxquelles se réfère la société sénégalaise. Il s’agis-
sait aussi de placer le préscolaire sur la rampe de l’amélioration de la qualité par l’application de la
pédagogie de l’intégration qui permet à l’enfant de mobiliser ses acquis, de manière pertinente et
coordonnée, pour résoudre une situation complexe à l’image de ce qui se fait dans la vie courante.
Après une dizaine d’années de mise en œuvre, une évaluation sommaire de ce curriculum a
été menée en vue de cerner son impact sur les performances des enfants et du système éducatif.
Celle-ci a révélé des incohérences et insuffisances relatives aux normes internationales de per-
formances et aux nouvelles options du système éducatif sénégalais qu’il convient de rectifier. C’est
dans cette logique que la Direction de l’Education préscolaire a procédé à la révision du programme
du préscolaire. Les trois guides de ce curriculum rénové constituent le résultat du travail de l’équipe
technique qui a été mobilisée à cet effet.
Le présent curriculum rénové concerne tous les enfants, aussi bien ceux qui fréquentent les
écoles maternelles, les cases des tout-petits et les classes préparatoires à l’élémentaire que ceux du
secteur privé. Tout en confirmant l’option nationale de l’Approche par les compétences, il redéfinit
les compétences de base du curriculum actuel en vigueur depuis 2008 et détermine les stratégies
pédagogiques et les matériels didactiques indispensables à sa mise en œuvre. Il est composé de
trois volumes traitant des trois sections formelles du cycle préscolaire (petite, moyenne et grande
section) tout en restant ouvert à des cycles plus courts de deux ou un an. Il prend en compte les
situations d’apprentissage susceptibles d’installer les aptitudes et attitudes de base pouvant doter
les enfants de compétences répondant à leurs besoins de développement. Il se propose de leur offrir
des chances égales de réussite et d’apprentissage tout au long de la vie.
Il s’agit d’aider l’enfant à se développer dans tous les domaines en même temps (physique et
moteur, affectif, social, langagier, cognitif). Il est nécessaire de reconnaître l’importance de chacun
de ces domaines et de les traiter en synergie, car ils s’influencent et se renforcent mutuellement. Des
activités quotidiennes sont proposées à l’enfant dans le respect de sa capacité de compréhension,
de ses besoins, de ses intérêts et de sa culture. Il acquiert alors des habiletés dans le cadre des ap-
prentissages se situant dans sa zone proximale de développement, c’est-à-dire entre son niveau de
développement actuel (ce qu’il est capable de faire seul) et son niveau de développement potentiel
(ce qu’il est capable d’accomplir avec l’aide de pairs plus habiles que lui ou d’un adulte). Ainsi, on
prévient les difficultés possibles et on permet à l’enfant de connaître des succès.
L’enfant possède différentes stratégies qui lui permettent d’apprendre. Il apprend entre autres,
par l’imitation, l’observation, l’expérimentation ou le questionnement. Toutefois, le jeu constitue
sa manière privilégiée d’apprendre et un processus privilégié pour l’aider à développer son plein
potentiel. Un environnement riche où le jeu, notamment le jeu symbolique, est amorcé par l’enfant
et soutenu par l’adulte permet à l’enfant d’explorer, de créer, d’improviser, de jouer un rôle, de ma-
nipuler, etc. Par le jeu, l’enfant exerce sa mémoire sensorimotrice et affective, acquiert des connais-
sances et des concepts, structure sa pensée et élabore sa vision du monde pour s’approprier la réa-
lité. En jouant, il apprend notamment à développer son autonomie et ses relations avec les autres.
Il effectue des choix, prend des décisions, fait des découvertes, a des idées, imagine des scénarios et
apprend à se concentrer sur quelque chose sans se laisser distraire. Il se fait comprendre des autres,
joue parfois le rôle de conciliateur ou de médiateur et trouve des solutions. Le jeu est un outil de
communication, d’expression et d’action ; il favorise l’ouverture sur le monde. Chaque enfant doit
bénéficier de suffisamment d’espace et de temps pour s’engager dans son jeu. S’il sait qu’il aura
assez de temps pour se déployer, il s’y investira. Au contraire, le jeu restera superficiel si le temps
alloué est trop court. De ce fait, l’enfant devrait bénéficier chaque jour d’assez de périodes de jeu
libre, où il choisira avec qui et avec quoi il jouera. Sur une base quotidienne, l’enfant doit également
avoir accès à des jeux extérieurs de qualité et diversifiés qui conviennent à son âge. Le plaisir et la
satisfaction que le jeu procure à l’enfant deviennent des facteurs de motivation lui permettant de
s’engager et de persévérer. Le jeu contribue également au développement de la mathématique, du
langage oral et écrit, de l’autorégulation, de la concentration et des fonctions exécutives. Soutenu
par des interventions, l’enfant s’engage dans des situations d’apprentissage issues du monde du
jeu et de ses expériences de vie et commence à jouer son rôle d’élève actif. Le curriculum rénové
reconnaît donc l’importance et l’apport du jeu pour soutenir le développement global des enfants
d’âge préscolaire, quels que soient leurs besoins et leurs caractéristiques. C’est pour cette raison que
l’approche ludique a été renforcée dans le cadre cette révision du curriculum.
Observer le cheminement de l’enfant, c’est adopter une attitude d’écoute et porter un regard
attentif sur ce qui se passe et ce que révèlent ses gestes et ses paroles. L’observation permet de cerner
les habiletés, les connaissances, les apprentissages, les intérêts, les questionnements, les attitudes,
les comportements, les démarches, les stratégies et les besoins de l’enfant. Le jeu libre est propice à
l’observation de l’enfant et de ses interactions dans un contexte naturel. Les activités sont un autre
moment qui permet de savoir si l’enfant a besoin d’un soutien additionnel et de lui fournir des
outils favorisant son développement. Les observations sont effectuées lors d’activités qui amènent
l’enfant dans sa zone proximale de développement. Dans la perspective d’agir tôt, observer l’en-
fant est important et présente des occasions de mieux cibler les interventions à mettre en place.
L’interprétation des observations par l’enseignante ou l’enseignant s’appuie sur ses connaissances
de l’enfant et de son développement global, sur le programme et sur son jugement professionnel.
L’enseignante ou l’enseignant peut échanger avec d’autres intervenants et recueillir des éléments
complémentaires témoignant du cheminement de l’enfant dans un contexte différent de la classe.
L’analyse qui en découle permet de faire prendre conscience à l’enfant de ses apprentissages, de
l’aider à progresser et d’adapter les interventions aux forces et aux besoins décelés. De plus, les
parents doivent recevoir de l’information qui met en valeur le cheminement de leur enfant par une
communication qui témoigne, à la fois, du processus et du contenu. Cela permet aux parents de
mieux comprendre la manière d’apprendre de leur enfant.
La classe doit être physiquement adaptée aux besoins de tous les enfants de 3 à 5 ans, facile-
ment accessible et sécurisée. Elle est organisée de manière à favoriser la participation de chacun et
l’exploration de divers jeux (ex: moteurs, symboliques, de manipulation, de construction, de socié-
té). Le matériel et les outils technologiques mis à la disposition des enfants sont au service de leurs
apprentissages (ex. : marionnettes, livres, instruments de musique, jeux numériques). Le matériel
est riche, diversifié, évolutif et en quantité suffisante, et les enfants peuvent l’utiliser selon diffé-
rentes modalités relationnelles (seuls, en dyade, en sous-groupe ou en grand groupe). La classe, le
gymnase, la cour de l’école et l’environnement extérieur sont tous des lieux où les enfants peuvent
observer, explorer, manipuler, tâtonner, réfléchir, imaginer, exercer leur mémoire, élaborer un pro-
jet, mettre à l’épreuve leurs capacités et développer leurs habiletés motrices, affectives, sociales,
langagières et cognitives. Pour favoriser un climat de classe positif où les enfants se sentent en
confiance et en sécurité, les consignes seront claires, précises, constantes et cohérentes. Au présco-
laire, des différends surviennent fréquemment entre les enfants et représentent des occasions réelles
à saisir pour leur permettre de faire l’apprentissage du vivre ensemble. Ils ont besoin d’être guidés
et outillés dans la résolution de conflits, puis d’être amenés peu à peu à les régler de façon auto-
nome. Les enfants doivent sentir que le respect entre eux est encouragé et soutenu.
Ce schéma intègre les indicateurs d’évaluation ainsi que le rôle des parents dans le
développement des compétences à travers le suivi des enfants en famille.
LANGUE ET COMMUNICATION
COMPETENCE DE CYCLE :
Intégrer des outils linguistiques simples et des comportements non verbaux dans des situations de
communication orale et écrite
COMPÉTENCE DE BASE
Intégrer des outils linguistiques simples et des comportements non verbaux dans des situations de
compréhension et de production de messages oraux et écrits (images, dessins, affiches, lettres, son
prénom).
COMPÉTENCE
Intégrer le vocabulaire familier, des comportements non verbaux et des règles simples de fonction-
nement de la langue (ordre des mots, prononciation, articulation) dans des situations de production
de messages oraux
Activité 1 : LANGAGE
COMPETENCE DE BASE :
Intégrer le vocabulaire usuel, des comportements non verbaux et des règles simples de fonctionne-
ment de la langue (ordre des mots, prononciation, articulation) dans des situations de production
de messages oraux de type informatif, narratif, descriptif et injonctif.
DESCRIPTION DE LA COMPETENCE :
Dans cette compétence, l’enfant développe des capacités langagières (description, narration...) à
travers le respect de la syntaxe, de la prononciation et de l’articulation des mots et un esprit d’ima-
gination. L’enfant est capable de recueillir des informations et d’en fournir sur une destination, une
adresse, un lieu.
L’enfant
- produit des énoncés, avec des comportements non verbaux et des intonations appropriées.
THEMES :
- la maison, l’école....
RESSOURCES :
- aider l’enfant à se présenter, à présenter les membres de sa famille, ses camarades, à connaitre
son lieu d’habitation etc
Conseils :
- Jouez et discutez avec votre enfant pour échanger des informations portant sur un objet, une
destination, un lieu, une personne, un évènement et sur les règles d’un jeu.
- Racontez-lui des anecdotes sur vous, vos parents et d’autres membres de la famille.
- Demandez-lui de vous raconter ce qu’il a fait pendant la journée, par exemple les activités ou les
jeux auxquels il a participé.
Activité 2 : CONTE
COMPÉTENCE DE BASE:
Intégrer le vocabulaire usuel, des comportements non verbaux et des règles simples de fonctionne-
ment de la langue (ordre des mots, prononciation, articulation) dans des situations de production
de messages oraux de types informatif, et narratif /descriptif.
DESCRIPTION DE LA COMPÉTENCE :
A travers cette compétence, l’enfant développe des capacités langagières (narration et description),
l’attention, l’écoute, la mémorisation, l’imagination, la curiosité. En outre, elle permet l’installation
du sens logique (chronologie des faits) et l’acquisition des valeurs culturelles et morales.
Décrire les personnages - Décrire un personnage (animal) Nom de l’animal+verbe être ou tout
d’un conte à partir d’une image autre verbe d’état + adjectif
d’un conte
Exemple : Bouki est vilain,
Nom de l’animal+verbe avoir + subs-
tantif
Exemple : Le lièvre a de longues
oreilles.
NB : Voir les informations didactiques en annexe. OA du conte à exploiter en langage (liens entre le conte
et le langage). L’enrichissement du lexique de l’enfant se fera à travers l’ensemble des activités libres ou
dirigées. L’éducateur veillera à corriger et à fixer les mots nouveaux dans toutes les situations d’enseigne-
ment-apprentissage et les jeux variés.
INDICATEURS D’EVALUATION
- L’enfant
- restitue les grands moments d’un conte, d’une histoire ou d’un évènement vécu.
THEMES :
- les bonnes habitudes, l’école, la famille, le monde humain et animal..
RESSOURCES :
- Répertoire de contes du milieu local, chants.
Conseil :
- Raconter des contes, histoires aux enfants à la maison et les inviter à les restituer régulièrement ;
.ACTIVITE 3 : VOCABULAIRE
COMPÉTENCE DE BASE:
Intégrer le lexique et le vocabulaire usuel dans des situations de compréhension et de production
d’énoncés oraux. .
DESCRIPTION DE LA COMPÉTENCE :
A travers cette compétence, il s’agit de fait acquérir un corpus de mots soigneusement choisis (dans
toutes les catégories grammaticales) et donc de passer de la découverte incidente à des apprentis-
sages décontextualisés, explicites et structurés.
THEME :
L’école, la maison...
RESSOURCES :
- Vocabulaire usuel
Conseils !
- Le développement du langage passe beaucoup par l’écoute : histoires, comptines, contes, al-
bums… Être entouré de livres permet d’assouvir la curiosité naturelle de votre enfant.
- Il est important de décrire à voix haute certains gestes du quotidien qui impliquent votre enfant.
Par exemple, à l’heure du bain, vous pouvez dire « On se lave le corps », « On mousse les cheveux
», « On se rince », etc. L’enfant associe ainsi le verbe à l’action.
- Parfois, un enfant connait un mot mais a besoin de le chercher dans sa mémoire. Montrez-vous
patient et ne finissez jamais les phrases de votre enfant à sa place. Sinon, il n’aura jamais l’occa-
sion de s’entraîner à utiliser son lexique interne.
- Les réponses d’un petit sont toujours courtes et approximatives, parfois sans verbe et sans
déterminant. Au lieu de le corriger, répétez simplement ce qu’il vient de dire en formulant une
phrase complète. Par exemple, s’il dit « Gâteau », dites « D’accord, tu veux un gâteau. »
- Ayez des échanges de qualité avec lui sans avoir peur du détail ;
- Participez à ses jeux d’imitation pour enrichir son vocabulaire et lui permettre de le consolider;
COMPÉTENCE:
Intégrer des notions perceptives et des conduites motrices dans des situations de :
- familiarisation avec les sonorités de la langue, le monde de l’écrit et la lecture (lettres, mots simples).
Activité 1 : LECTURE
COMPÉTENCE DE BASE:
Intégrer des notions liées à la découverte de la fonction et du fonctionnement de l’écrit, ainsi que le
principe alphabétique, dans des situations de compréhension de textes écrits entendus et de pro-
duction d’un écrit simple.
DESCRIPTION DE LA COMPÉTENCE :
Cette compétence fait référence à la capacité à comprendre des textes écrits entendus sans autre
aide que le langage, à manifester de la curiosité par rapport à l’écrit, à participer verbalement à la
production d’un écrit (dictée à l’adulte), à reconnaître les lettres de l’alphabet et connaître les corres-
pondances entre les trois manières de les écrire.
Découvrir la fonction de - Feuilleter un livre ou une revue, Technique de feuilletage (un livre, une
sans l’abîmer revue)
l’écrit
- Identifier des cahiers les différents types de cahiers (album,
graphisme, bonhomme……)
Faire produire des écrits et - Dicter quelques mots, une phrase Dictée de mots, de phrases à l’adulte
à l’adulte
en découvrir le fonctionne-
ment
Découvrir le principe al- -Reconnaître le jour de la semaine Les jours de la semaine
phabétique - Reconnaître la première lettre des Identification de la lettre initiale de
prénoms son prénom
- Trier les prénoms à partir de la Tri d’étiquettes-prénoms à partir de la
première lettre première lettre
Découvrir la fonction de - Ranger les livres en retrouvant livres rangés en fonction de leurs cou-
leur place grâce aux couvertures vertures photocopiées
l’écrit
photocopiées Critères de rangement des livres
INDICATEURS D’EVALUATION
L’enfant
.THEMES :
- La maison, l’école
RESSOURCES :
- faire identifier des mots, des syllabes et des sons dans des énoncés oraux,
- demander à son enfant de lui apporter différents supports écrits en les nommant,
- restituer avec ses propres mots une courte histoire ou un conte lu.
Conseils !
- Lisez avec expression! Changez de voix pour distinguer les différents personnages de l’histoire.
Remplacez le nom d’un personnage par celui de votre enfant. Fabriquez des marionnettes et ra-
contez l’histoire avec celles-ci.
- Relisez les histoires préférées de votre enfant autant de fois qu’il vous le demande et choisissez
des livres et des auteurs que votre enfant aime.
- Lisez des histoires qui contiennent des répétitions et invitez votre enfant à les réciter avec vous.
- Faites glisser votre doigt sous les mots pendant que vous lisez. Cela aidera votre enfant à faire
le lien entre le mot entendu et le mot écrit.
- Lisez toutes sortes de textes : histoires, poèmes, livrets d’information, magazines, journaux,
bandes dessinées.
- Prévoyez tous les jours une période que vous pouvez entièrement consacrer à la lecture avec
votre enfant ;
- Variez la durée de lecture selon l’âge et les intérêts de votre enfant. Pour un jeune enfant, il est
sans doute préférable de lire au cours de plusieurs petites séances (d’une dizaine de minutes) au
lieu de lire pendant une longue séance (d’une trentaine de minutes).
- Lisez lentement pour que votre enfant ait le temps de se représenter mentalement ce qui se
passe dans l’histoire.
- Encouragez-le à poser des questions et à faire des commentaires sur les images et sur l’histoire,
tout autant avant la lecture que pendant et qu’après celle-ci.
- Examinez avec votre enfant la couverture et le titre du livre et demandez-lui ce qui, selon lui,
arrivera dans l’histoire.
- Encouragez votre enfant à développer son esprit critique. Est-il d’accord ou non avec l’auteur?
Pourquoi?
- Exprimez vos pensées sur l’histoire au cours de la lecture et encouragez votre enfant à faire de
même. Vous pourriez lui demander : cela est-il possible? pourquoi ou pourquoi pas?
- Laissez à votre enfant le temps de penser au livre et discutez-en de nouveau quelques jours plus
tard.
Activité 2 : GRAPHISME/ECRITURE
COMPÉTENCE DE BASE:
Intégrer des notions perceptives et des conduites motrices dans des situations de production de
signes graphiques, de lettres et de mots..
DESCRIPTION DE LA COMPÉTENCE :
L’enfant doit, de façon, autonome reproduire sur différents supports des tracés simples et écrire des
lettres, des mots dans des chemins en respectant le sens conventionnel de l’écriture.
- trace des lignes verticales, des lignes horizontales et des ronds ainsi que des combinaisons dans
des chemins ;
THEMES :
- L’école, la maison.
RESSOURCES :
- Environnement avec des écrits de différentes couleurs.
- Proposer un crayon assez épais. Plus la main de l’enfant est petite et le geste malhabile, plus
l’outil doit être gros. D’ailleurs, on propose souvent les pastels et les craies aux plus jeunes.
- Travailler sur page blanche de grand format. Comme pour l’outil, plus l’enfant débute, plus le
support doit être grand ! N’hésitez pas à le laisser dessiner à la craie sur un tableau ou au sol pour
s’entraîner à maîtriser le geste graphique.
- Proposer une feuille blanche sans ligne pour commencer. Maîtriser le mouvement cursif de-
mande du temps. Au départ, cela montera et descendra sur la feuille de façon incontrôlée. Peu à
peu, cela se stabilisera et des lignes commenceront à apparaître. Patience !
- Travailler avec des lettres et des chiffres rugueux. L’enfant ne sait pas spontanément quel est le
sens correct du tracé. Il faut donc lui montrer celui-ci directement. Faute de quoi, il prendra de
mauvais automatismes. Il sera, alors, beaucoup plus compliqué de rétablir le sens correct.
MATHEMATIQUES
DOMAINE 2. MATHEMATIQUES
COMPÉTENCE DE CYCLE:
Intégrer des notions liées à la découverte et à l’utilisation des premiers nombres ainsi que l’explo-
ration des formes, des grandeurs et des suites organisées dans des situations de résolution de pro-
blèmes de mathématiques.
COMPÉTENCE DE SECTION:
Intégrer des notions de formes simples, de grandeurs, de suites organisées et de numération jusqu’à
5 dans des situations de résolution de problèmes mathématiques.
COMPÉTENCE DE BASE:
Intégrer la connaissance des petits nombres et la réalisation de collections dans des situations de
résolution de problèmes mathématiques.
DESCRIPTION DE LA COMPÉTENCE :
Cette compétence fait référence à la capacité à réaliser des collections en utilisant le dénombrement
jusqu’à 3, à lire et mémoriser la comptine numérique orale jusqu’à 5, à résoudre des problèmes de
quantités et de partage.
Utiliser les nombres - Comparer des collections d’ob- Notions: peu, beaucoup
jets en employant les notions: peu,
beaucoup
34 CURRICULUM DE L’EDUCATION PRÉSCOLAIRE
Etudier les nombres - Mémoriser la comptine numé- Comptine numérique orale jusqu’à 3
rique orale jusqu’à 3
- Lire les nombres jusqu’à 2 Identification et lecture des nombres
jusqu’à 2
- Lire les nombres jusqu’à 3 Identification et lecture des nombres
jusqu’à 3
INDICATEURS D’EVALUATION
L’enfant
- réalise des collections d’objets dont le cardinal est donné avec des procédures non numériques.
- effectue le dénombrement pour constituer une collection d’une taille donnée ou pour réaliser
une collection de quantité égale à la collection proposée.
- utilise le nombre pour exprimer la position d’un objet ou d’une personne dans un jeu, dans une
situation organisée.
.RESSOURCES/ THEME :
- A la maison, faire faire à l’enfant des activités de comparaison de collections d’objets, de comp-
tage, d’ajout, de retrait et de partage..
Conseils!
- Lorsque les enfants apprennent à compter, ils aiment toucher, montrer du doigt et déplacer les
objets tout en disant le nombre à haute voix – encouragez-les à le faire!
- Demandez à votre enfant de compter des jouets, des ustensiles de cuisine, des vêtements, des
collections (p. ex., d’autocollants, de boutons ou de pierres) et tout autre objet à compter qui in-
téresse votre enfant.
- Chantez des comptines et des chansons qui font compter de façon authentique dans des jeux
tels que le jeu de cache-cache. Les jeux, les comptines et les chansons qui font compter les enfants
existent dans toutes les cultures. Certaines comptines et chansons aident les enfants à compter
par ordre croissant et à rebours.
- Demandez à votre enfant de compter par intervalles (par deux, cinq ou dix) pour compter de
plus grands groupes d’objets rapidement. Utilisez des objets comme des cubes, des pâtes, des
cure-dents ou des boutons.
- En comptant, les enfants apprennent à établir des liens entre des quantités (p. ex., cinq boutons),
le mot correspondant au nombre (p. ex., le mot cinq) et les symboles (p. ex., 5). Sensibilisez votre
enfant aux symboles utilisés pour représenter des nombres en en faisant un jeu.
- Jouez à « Devine ce que je vois ». Par exemple : « Je vois un objet qui porte le nombre cinq. » ou
« Je vois dans cette pièce un ensemble de trois objets. »
- Demandez à votre enfant de vous aider à compter des objets dans la maison. « Je me demande
combien il y a de chaises autour de la table? Dans cette pièce? Dans la maison? » Comptez les
fenêtres, les interrupteurs, les lampes ou les lits.
COMPÉTENCE DE BASE:
Intégrer des notions liées à l’espace, à la reconnaissance, à l’assemblage et à la reproduction de
formes simples dans des situations de résolution de problèmes géométriques..
DESCRIPTION DE LA COMPÉTENCE :
Cette compétence fait référence à la capacité d’identification, de classement, de reproduction, d’as-
semblage, de rangement de formes planes (carré, rectangle, triangle, cercle ou disque, ...) et quelques
solides (cube, pyramide, boule, cylindre). L’enfant doit être en mesure d’identifier, reproduire, as-
sembler des formes planes (carré, triangle, cercle ou disque,) et quelques solides (cube, pyramide,
boule, cylindre).
- identifie et nomme les différentes formes planes simples (cercle, carré, triangle, rectangle).
- identifie et nomme les différentes formes solides simples (Cube, cylindre, pyramide, cylindre).
RESSOURCES/ THEME :
- Jeux traditionnels et modernes
- Jeux ELM
COMPÉTENCE DE BASE:
Intégrer des notions de mesurage dans des situations de résolution de problèmes mathématiques..
DESCRIPTION DE LA COMPÉTENCE :
Cette compétence fait référence à la capacité de comparer des grandeurs (longueurs, masses, capa-
cités, durée)..
- range des objets dans l’ordre indiqué selon un critère donné (taille, masse, capacité).
RESSOURCES/ THEME :
- des activités de comparaison d’objets selon la longueur, la masse, la capacité, en utilisant les équi-
pements disponibles (mobilier, ustensiles, …)
Conseils !
- Adoptez un vocabulaire précis lorsque vous parlez à votre enfant. Par exemple, au lieu de dire
simplement « Regarde les ballons! », vous pouvez dire « Regarde, il y a 2 ballons : un gros ballon
et un petit ballon. ».
- Utilisez des chiffres lorsque vous parlez avec votre tout-petit. Dites par exemple : « Regarde, il
y a 3 fleurs blanches dans le gazon : 1-2-3! » ou « Est-ce que tu vois les 2 oiseaux en haut dans le
ciel? »
- Donnez des indications précises à votre enfant pour l’aider à situer les objets dans l’espace. Par
exemple, au lieu de pointer un objet avec votre doigt, demandez-lui : « Peux-tu aller chercher le
bidon qui est à côté de la petite chaise? »
- Comptez les marches d’escalier quand vous les montez ou les descendez avec votre enfant.
- Faites la cuisine avec votre enfant pour l’initier aux quantités. Demandez-lui de mettre 2 cuil-
lères de sucre dans le lait pour l’initier à la mesure.
- Invitez votre enfant à classer les vêtements selon la couleur, la taille. Par exemple, demandez-lui
de trouver les chaussettes qui vont ensemble pour former des paires, d’ordonner les pantalons
du plus petit au plus grand.
- Lorsque les enfants apprennent à compter, ils aiment toucher, montrer du doigt et déplacer les
objets tout en disant le nombre à haute voix – encouragez-les à le faire!
- Chantez des comptines et des chansons qui font compter de façon authentique dans des jeux.
Certaines comptines et chansons aident les enfants à compter par ordre croissant et à rebours.
- Jouez à « Devine ce que je vois ». Par exemple : « Je vois un objet qui porte le nombre cinq. » ou
« Je vois dans cette pièce un ensemble de trois objets. »
DECOUVERTE DU MONDE
COMPÉTENCE DE CYCLE:
Intégrer des savoirs scientifiques et technologiques simples, des règles d’hygiène individuelle et col-
lective dans des situations de découverte du monde et de résolution de problèmes de vie courante.
COMPÉTENCE DE SECTION:
Intégrer des notions spatio-temporelles, des techniques d’observation et des techniques spécifiques
d’hygiène dans des situations d’exploration du monde et de préservation de sa santé et du bien- être
social.
COMPÉTENCE DE BASE:
Intégrer des notions d’espace, de temps, d’hygiène et des notions perceptives dans des situations
de découverte du milieu et de préservation de sa santé et du bien-être.
DESCRIPTION DE LA COMPÉTENCE :
Cette compétence fait référence à la capacité de situer des événements vécus, de les repérer et d’utili-
ser des marqueurs temporels et spatiaux, à identifier les caractéristiques et les étapes de développe-
ment l’être humain et de l’animal et à discriminer quelques propriétés d’objets. L’enfant apprendra
aussi à choisir, utiliser des outils et des matériaux adaptés à une situation, à des actions techniques
spécifiques, en tenant compte des objets et comportements dangereux.
Se repérer dans l’espace - Explorer l’espace de la classe. Coins, ateliers, bureau, espace de tra-
Situer les espaces de jeu de vail, tableau…
la classe (Coins…)
Utiliser, fabriquer, mani- - Enfiler de grosse perles Confection d’un collier à partir de
grosses perles
puler des objets
Se repérer dans le temps - Prévoir des événements à venir frise des événements à
dans l’année scolaire renseigner chronologie des évène-
ments Noel ;
Mardi gras ; Korité ;Tabaski ; fête de
fin d’année…)
Découvrir quelques pro- - Identifier un objet chaud ou froid La température : Chaud/ froid
par le toucher
priétés d’objets et matières
- Identifier différents objets Objets de formes diverses
par le toucher les yeux bandés Caractéristiques des objets
Explorer la matière - Observer des éléments solubles/ sel, sucre, sable, bois,.. dans l’eau
insolubles (sel, sucre,
sable dans l’eau)
Utiliser, fabriquer, mani- - utiliser des pinces à lignes - accrochage de travaux, de linges sur
une ligne, décoration, etc …
puler des objets
Utiliser des outils numé- - Se servir du logiciel de visionnage - Ateliers d’apprentissage avec des
riques photos (fonctions lecture, pause, ordinateurs
stop) d’un ordinateur Utilisation d’un logiciel de visionnage
de photos
INDICATEURS D’EVALUATION
L’enfant
- situe des évènements, des moments dans le temps (la journée, la semaine, le mois ou l’année).
- utilise différents outils (frises, calendrier, sablier, horloge) pour se repérer dans le temps.
- utilise différents outils (frises, calendrier, sablier, horloge) pour mesurer le temps.
- utilise des marqueurs temporels adaptés (puis, pendant, avant, après…) pour ordonner des
évènements.
- situe des objets par rapport à lui, entre eux, et par rapport à des objets repères.
- effectue un trajet, un parcours dans un environnement bien connu à partir de connecteurs spa-
tiaux.
- utilise des marqueurs spatiaux adaptés (devant, derrière, droite, gauche, dessus, dessous…)
pour décrire une organisation spatiale ou un trajet (réel ou représenté).
- choisit et utilise des outils, des matériaux adaptés à une situation dans des actions spécifiques
(plier, couper, coller, assembler, actionner…)
- applique des techniques simple de construction (par assemblage) à partir d’une fiche de mon-
tage.
RESSOURCES/THEME :
- Les propriétés des matières, techniques d’assemblage, de montage, démontage, techniques de
fabrication d’objets, utilisation d’outils numériques ;
- Calendrier, frises, cartes séquentielles, chronogramme, clepsydre, sablier pendule, montre, etc.
- Objets dans les coins et ateliers, dans la cour de récréation, jeux et jouets
- Encourager les enfants à situer et à structurer le temps, l’espace et à explorer toutes les matières
de son milieu : sable, argile, eau ; huile, glace, laine…
- Encourager les enfants à situer et à structurer le temps, l’espace et à explorer toutes les matières
de son milieu : sable, argile, eau ; huile, glace, laine…
COMPÉTENCE DE BASE:
Intégrer des règles d’hygiène corporelle, vestimentaire et alimentaire dans des situations de préser-
vation de la santé et du bien-être.
DESCRIPTION DE LA COMPÉTENCE :
Acquérir des notions d’hygiène corporelle, vestimentaire et alimentaire pour son bien-être et pour
celui des autres.
RESSOURCES/THEME :
- Hygiène du corps (lavage) - Hygiène vestimentaire ; Hygiène des aliments (heure du goûter, ...) ;
- Assiettes remplies d’aliments, meubles de rangement, eau de javel, bouteilles, gourdes, ser-
viettes, torchons, bicarbonate, gel hydro alcoolique, masque, boîtes de conserve gondolées, as-
siettes, thermos, congélateur, blattes etc.
DEVELOPPEMENT SOCIO-AFFECTIF
ET BIEN-ETRE GLOBAL
COMPÉTENCE DE CYCLE:
Intégrer des valeurs, des savoir-être, de bonnes habitudes, des règles de sécurité, des techniques
simples de gestion dans des situations de protection des biens collectifs et de l’environnement dans
la résolution de problèmes de vie courante..
COMPÉTENCE DE SECTION:
Intégrer des valeurs, des savoir-être, de bonnes habitudes en vue de manifester un comportement
conforme à la vie en société, adapté à son âge pour un meilleur vivre ensemble et vivre dans son
milieu.
COMPÉTENCE:
Intégrer des valeurs morales et civiques dans des situations relatives au bon voisinage et à la pro-
tection des biens collectifs.
COMPÉTENCE DE BASE:
Intégrer des valeurs morales et civiques dans des situations relatives au bon voisinage et à la pro-
tection des biens collectifs.
DESCRIPTION DE LA COMPÉTENCE :
Permettre à l’enfant d’acquérir de bonnes habitudes utile à la vie en communauté. Elle vise globale-
ment l’acquisition de capacités socio-émotionnelles destinées à permettre à l’enfant d’acquérir la ca-
pacité de communiquer clairement, d’écouter attentivement, de coopérer, de résister aux pressions
sociales nuisibles, de résoudre des conflits de façon constructive. Par ailleurs, elle permet d’établir et
de maintenir des relations saines et harmonieuses avec différentes personnes et différents groupes,
de faire preuve d’empathie, y compris envers des personnes provenant de divers milieux et cultures
et de respecter les symboles de la nation
Respecter les règles ci- - Adopter un bon comportement Les règles de politesse, de respect, de
vis-à-vis des membres de sa famille camaraderie ;
viques et morales de vie en
-La gestion des émotions
groupe
NB : Attitude à adopter devant la montée des couleurs nationales, l’exécution de l’hymne national
INDICATEURS D’EVALUATION
L’enfant
.RESSOURCES/THEME :
- Drapeaux, images, photos, règlement intérieur, dessins, matériel de classe, image des forces de
défense et de sécurité (policier, gendarme, paramilitaire), balais, poubelles, pelles, râteaux, pépi-
nières, arrosoirs, banderoles, etc.
- l’encourager/le féliciter ;
- Lui rappeler constamment par l’exemple les formules de politesse la solidarité, le respect de
l’autre ;
COMPÉTENCE:
Intégrer des règles de sécurité, des techniques simples de gestion dans des situations de protection
des biens collectifs et de l’environnement.
COMPÉTENCE DE BASE:
Intégrer des valeurs morales et civiques dans des situations de protection de soi, des autres, de l’en-
vironnement et des biens collectifs.
DESCRIPTION DE LA COMPÉTENCE :
Permettre à l’enfant de disposer des ressources en vue d’avoir un environnement sûr et sécurisé.
En éducation environnementale, l’acquisition de la compétence constitue le moyen qui permet à
l’enfant d’intérioriser la capacité de faire des choix constructifs concernant son comportement et
ses interactions sociales dans le respect de la sécurité et des normes éthiques et sociales. La capaci-
té d’effectuer une évaluation réaliste des conséquences de ses gestes sur son bien-être et sur celui
des autres. Elle permet le développement de bons réflexes permettant une reconnaissance des pro-
blèmes, une capacité d’analyse des situations, une aptitude à résoudre efficacement et de manière
durable les problèmes.
Appliquer les règles de sé- - Appliquer les règles de sécurité Exploitation d’images, de photos
curité pendant les jeux
. RESSOURCES/THEME :
- ampoule, prise électrique, bougie, lampe tempête, panneau solaire encensoir, cuisinières, bon-
bonne de gaz
- identifier avec lui les zones de sécurité et d’insécurité dans son environnement.
EDUCATION PSYCHOMOTRICE ET
ARTISTIQUE
COMPÉTENCE DE CYCLE:
Intégrer des conduites psychomotrices et des notions perceptives dans des situations de maîtrise
du corps, de création de chants, de poèmes, de comptines, d’expression corporelle et de production
d’œuvres artistiques.
COMPÉTENCE DE SECTION:
Intégrer des conduites psychomotrices et des notions perceptives dans des situations de maîtrise du
corps, de création de chants, poèmes, comptines, d’expression corporelle et de production d’œuvres
artistiques.
Activité 1 : PSYCHOMOTRICITE
COMPÉTENCE DE BASE:
Agir, s’exprimer et prendre conscience de ses habiletés corporelles :
DESCRIPTION DE LA COMPÉTENCE :
Permettre à l’enfant d’adopter des conduites psychomotrices et des notions perspectives dans des
situations de découverte de son corps.
Développer des habiletés - Bien se tenir sur une balançoire / Les techniques d’équilibre sur des sup-
hamac ports différents
d’équilibre
- Garder l’équilibre du corps Déplacement sur des supports réduits
en marchant sur un support (banc, mur etc.)
- Participe aux stratégies collectives de coopération ou d’opposition pour viser un effet commun
.RESSOURCES/THEME :
- jeux collectifs, individuels, jeux d’adresse, parcours d’obstacles. (jeux traditionnels, Kamb geej,
Njamala kaay wuyu sa yaay, begg na luma reere ngoon) .
COMPÉTENCE DE BASE:
Intégrer des sons et des rythmes dans des situations de création de poèmes, comptines et de chants;
d’exécution de danses et d’expression corporelle.
DESCRIPTION DE LA COMPÉTENCE :
Acquérir des sons et des rythmes à travers des chants, danses, poèmes et comptines.
Elle vise à favoriser l’expression des sentiments et émotions par la pratique de différentes formes
de langage artistiques et promouvoir la valorisation de l’individu dans l’acte de créer. Aussi, elle
contribue à développer par la prise d’initiative, une disposition à anticiper, à être indépendant et
novateur dans la vie privée et en société.
En tant que moyen d’expression, les arts permettent la rencontre de l’autre, de ses idées de ses senti-
ments et de ses expériences créatives en image, en musique, en gestes et en mouvements. Cette ren-
contre enrichit l’enfant et lui permet de questionner ses propres interprétations et représentations
du monde, de s’autoriser à sortir des cadres établis et de se construire des références culturelles et
esthétiques.
- Imiter des sons et des rythmes Types de sons (aigu, grave, continu)
-Présentation de divers cris (cheval,
chat, chèvre)
-Interprétation de sons et de
rythmes étudiés
Réaliser des prestations - Exécuter des pas de danse Variétés de danses du terroir
artistiques
Réaliser des prestations - Danser au son d’une musique, au Variétés de danses (wango, diam-
rythme d’un instrument badon, maagn, ndawrabine, zouk,
artistiques
salsa…)
Réaliser des prestations - Dramatiser, interpréter un Des scènes et des spectacles divers
rôle L’interprétation du rôle d’un artiste /
artistiques
star/ lutteur (comédien)
Rôles d’acteurs et de spectateurs
INDICATEURS D’EVALUATION
L’enfant
.RESSOURCES/THEME :
- Fêtes familiales et loisirs, sons, des rythmes, des textes de chants, poèmes et comptines adaptés ;
- personnes ressources ;
COMPÉTENCE DE BASE:
Intégrer des techniques, des savoir-faire et des notions simples de collage, de pliage, de coloriage et
de peinture... dans des situations de réalisation d’objets divers.
DESCRIPTION DE LA COMPÉTENCE :
Il s’agira d’amener l’enfant à acquérir des savoir-faire et des notions pratiques en utilisant des
matériaux et des techniques simples dans des situations d’expression artistique et de production
d’œuvres. De manière spécifique et cohérente, en arts plastiques les compétences se développent, se
mobilisent et s’enrichissent dans une pratique étroitement liée au vécu de l’enfant. Ainsi, au présco-
laire, dans une perspective d’installer les compétences surtout émotionnelles. Les arts plastiques
sont structurés autour de différentes capacités à installer chez les enfants pour leur permettre de
s’approprier des références artistiques qui construisent la culture commune mais aussi la sensibilité
individuelle. Ainsi, dès la petite section, l’enfant doit pouvoir exprimer sa sensibilité aux questions
de l’art avant de développer des capacités de créativité qui coexistent avec son développement qui
le conduira vers une vision plus analytique du monde.
Réaliser des activités artis- - Dessiner selon son imagination Dessin libre
tiques
- applique des techniques simple d’assemblage, de confection, pour réaliser des objets techniques
et technologiques.
- réalise des œuvres artistiques à travers des dessins, modelages, peintures
RESSOURCES/THEME :
- Activités manuelles (poterie, dessin, coloriage, découpage, pliage, sablage, ...)
ANNEXES
L’accueil du matin
Le temps d’accueil en maternelle marque d’abord le moment où l’enfant doit se séparer de la cellule
familiale pour intégrer le milieu scolaire et ses référents propres. Il fait le pont entre le monde ma-
ternant et le monde de la maternelle. Le temps d’accueil de ce point de vue marque le changement
de statut de l’enfant qui devient élève.
La séparation, si elle est structurante pour l’enfant puisqu’elle lui permet de construire le monde
et son identité, n’en est pas moins douloureuse. Une rupture mal accompagnée peut-être généra-
trice d’angoisse et d’un rejet de l’école. Le temps d’accueil doit donc fonctionner comme un rituel
de transition sécurisant. Il ne s’agit aucunement d’un temps pour occuper les élèves en attendant
les retardataires. Tout doit être mis en place par l’enseignant pour recevoir chaque enfant de façon
rassurante, personnalisée, évolutive et adaptée : accueil des parents dans la classe, gestion de l’objet
transitionnel, rituel de salutation, aménagement des espaces…
C’est dans ce climat sécurisant que l’élève fait la rencontre des autres enfants dans un espace collec-
tif autour d’activités repérées et partagées. L’accueil le plonge dans une communauté qui fonctionne
selon certaines règles et signe son appartenance à un groupe.
Commencer chaque journée en retrouvant des conditions d’accueil favorables, en répétant certaines
tâches permet à l’élève de mieux anticiper et d’appréhender en confiance les différents moments
plus ou moins connus qui vont suivre, d’accepter la prise de risque et de distance que nécessite
l’acte d’apprendre. Le temps d’accueil quotidien est un moment transitionnel régulier, intégré au
reste de la journée et évolutif qui conduit de façon progressive vers l’acquisition de nombreux sa-
voirs, savoirs faire et savoir être.
Le temps d’accueil s’organise selon certains principes fondamentaux :
Le tableau ci-après synthétise les différentes activités abordées de façon transversale lors
de l’accueil :
Vivre ensemble L’enseignant salue l’enfant en utilisant Respecter les autres et les
son prénom, l’invite à entrer dans une règles de la vie commune
conversation. Progressivement, l’enfant (règle de civilité, de politesse,
est invité à déposer son objet transition- coopération…) Éprouver de la
nel. Il matérialise sa présence. Il s’engage confiance en soi. Exécuter en
dans certaines activités différenciées se- autonomie des tâches. Identi-
lon son âge. fier les adultes et leur rôle.
Langage L’enseignant choisit un thème de conver- Comprendre un message et
sation et prolonge progressivement la du- agir ou répondre de façon per-
rée de l’échange. tinente. Formuler une descrip-
tion ou une question.
Lecture, graphisme, L’enfant identifie son prénom ; l’ensei- Identifier les principales fonc-
écriture gnant fait évoluer la situation (associa- tions de l’écrit.
tion photo/prénom, prénom seul, polices Mettre en relation des sons
d’écriture…). et des lettres, reconnaître et
En s’aidant de son étiquette prénom, écrire la plupart des lettres de
l’élève signe ses productions, il participe à l’alphabet. Écrire en cursive
différentes activités graphiques et d’écri- son prénom.
ture (atelier d’écriture spontanée…).
Activités numé- Les activités proposées peuvent être en Reconnaître, décrire, compa-
riques, Géométrie, lien avec les apprentissages en cours : rer, ranger et classer des ma-
mesure, IST jeux mathématiques, bricolage, construc- tières… Connaître des mani-
tion, manipulation (eau, sable, semoule, festations de la vie animale ou
pâte à modeler…), tri, … végétale. Utiliser des repères
Des responsabilités peuvent être données dans la journée. Situer les évè-
aux élèves : nourrir les animaux s’il y a un nements les uns par rapport
élevage, arroser les plantes… Petit à petit aux autres.
l’élève prend des repères dans le temps
pour anticiper le moment de rangement
et ne pas commencer une nouvelle acti-
vité.
Arts plastiques L’enseignant met en place des activités Utiliser le dessin comme
qui invitent à la création, l’expression moyen d’expression et de re-
(peinture, dessin...). présentation.
Le rôle de l’enseignant
• observer les enfants pour faire évoluer les dispositifs de l’accueil, pour évaluer certaines com-
pétences
• poser des repères (signal en fin du temps d’accueil), valoriser les productions des élèves
Pour les enfants de PS le passage collectif aux toilettes est inadéquat. Il est important d’organiser
un passage qui prenne en compte les besoins individuels en utilisant au mieux la configuration des
locaux et la disponibilité des personnels.
Pour les élèves de MS et de GS, le passage collectif aux toilettes n’est guère plus justifié : l’équipe
pédagogique et le personnel d’appoint doivent mettre en place un dispositif organisationnel qui
conduit à une autonomie physique et au respect de l’intimité de chaque enfant.
Tous les adultes de l’école sont pleinement concernés par ces moments intimes, les parents doivent
y être associés notamment au moment où ils accompagnent leur enfant.
L’accueil se fait dans la classe, commence obligatoirement 10 minutes avant l’horaire de début de
classe et ne doit pas se prolonger trop longtemps (15 minutes au-delà de l’heure officielle de début
de classe peut être une bonne limite en fonction de la situation de l’école et de l’âge des élèves).
L’accueil des PS peut être modulé selon le moment de l’année afin de s’adapter aux besoins spéci-
fiques des petits enfants (maximum 30 minutes) après l’heure officielle de début de classe.
Les rituels
Les activités reproduites quotidiennement en début de matinée dans l’espace de regroupement
collectif sont des activités ritualisées. Le terme « rituel » utilisé pour nommer certaines activités
au préscolaire met en évidence leurs fonctions symboliques et sociales pour l’individu et pour le
groupe classe.
Pour l’élève, le rituel d’accueil est un « rite de transition ». Pour le groupe, le rituel du début de ma-
tinée est un « rite collectif ».
Ce premier moment de regroupement de la journée doit permettre à l’élève de trouver sa place dans
le groupe. Il est essentiel que chacun soit reconnu par l’enseignant et par ses pairs à travers une «
parole adressée » lors de l’appel ou bien un bref échange oral (ex. : le « quoi de neuf ? » (le Quoi de
Neuf est un temps dédié à l’élève pour qu’il s’exprime et partage avec la classe un sujet qui lui tient
à cœur : une situation vécue, une passion, une question qu’il se pose, un fait d’actualité, un livre,
une découverte …)
Le rituel du regroupement en début de matinée comme à un autre moment de la journée doit favo-
riser l’écoute et le respect mutuel. Pour cela il est intéressant de privilégier les activités collectives
d’expression qui nécessitent l’écoute et l’intégration au groupe (comptines, poésies, chants et jeux
de doigts).
Le rituel n’est pas forcément un temps groupé en début de matinée. Il est possible et même perti-
nent de le fractionner sur la journée. La durée dépendra essentiellement du niveau de classe, de la
période de l’année, de l’objectif d’apprentissage, entre 5 et 15 minutes au maximum.
Les activités reproduites de manière rituelle ne sont pas des situations d’apprentissage et l’impré-
gnation qu’elles peuvent favoriser ne suffit pas pour que tous les élèves fassent les acquisitions
attendues concernant, par exemple, la reconnaissance des prénoms, la connaissance des jours de
la semaine ou la construction de la date. Cependant, ces activités ont une place dans le processus
d’apprentissage à condition d’être articulées à des situations d’apprentissage conduites en ateliers :
En amont de ces situations, les rituels permettent aux élèves, par répétition et imprégnation, de
s’approprier un vocabulaire, des outils et des repères nommés et verbalisés par l’enseignant ;
En aval de ces ateliers, les élèves peuvent réinvestir et consolider leurs apprentissages en les mettant
de nouveau en œuvre lors des rituels.
Les rituels contribuent ainsi à l’appropriation par les élèves de l’écrit, des supports écrits, du
lexique… et à condition que les activités soient renouvelées au cours de l’année pour les inscrire
dans une progressivité.
En fonction de la progression de la classe et pour limiter la longueur et la surcharge des rituels, l’en-
seignant doit choisir uniquement quelques objets d’apprentissage pour les rituels du matin.
Pour renouveler les activités et remobiliser les élèves au cours de l’année, pour enrichir la progres-
sion des apprentissages, il est important de faire évoluer les supports d’activité des rituels (nou-
veaux types de calendrier, évolution des étiquettes de présence…).
L’organisation spatiale : elle trouve toute son importance, car elle conditionne l’attention et la mobi-
lisation de chaque élève. Les élèves doivent être confortablement installés en prenant soin que cha-
cun voie les supports, les affichages, la bouche et l’expression de celui qui lit. Il est nécessaire que le
coin regroupement soit équipé d’un tableau permettant l’écriture. L’affichage est fait à hauteur des
enfants afin de faciliter la manipulation et est indépendant du tableau qui reste libre pour l’écriture
de l’adulte et de l’enfant.
Les supports : Il est préférable que ceux-ci soient réalisés avec les élèves pour qu’ils en comprennent
la finalité. Exemple de supports: tableau à double entrée, liste avec curseur déplaçable…
L’appel : avec les PS, des étiquettes sur lesquelles on trouvera la photo et l’écriture du prénom avec
identification de la première lettre pour le repérage. Avec les MS et les GS, des étiquettes avec le
prénom de l’enfant en variant les types d’écriture.
Le regroupement
Le regroupement est une des situations de classe les plus caractéristiques de l’école préscolaire. Il
s’agit d’un temps collectif où élèves et éducateurs sont rassemblés dans un lieu dédié, plusieurs fois
par jour autour d’objectifs différents : rituels, consignes, histoires, recherche collective, etc.
• de vivre ensemble, partager des moments de convivialité : chanter ensemble, écouter des his-
toires, etc.
• de se décentrer de l’action : parler de la vie de la classe, revenir sur les événements vécus en
commun, sur l’action passée, découvrir ce que font les autres, etc.
• de découvrir les règles de la conversation en groupe : écouter, savoir prendre la parole, parler
à son tour.
L’espace regroupement n’est pas toujours sécurisant pour les tout-petits, il peut être intimidant
notamment dans les classes multi-niveaux. Les enfants de cet âge préfèrent la relation duelle avec
l’éducateur (trice).
En début d’année scolaire, l’éducateur doit prendre son temps pour accueillir chaque enfant indivi-
duellement. Certains enfants qui peuvent avoir du mal à s’associer à ces moments de regroupement,
seront plus particulièrement accompagnés par l’éducateur. Le premier regroupement commence
sans injonction forte : l’enseignant peut chanter une chanson, dire une comptine, raconter une his-
toire pour attirer la curiosité des enfants et les faire venir dans cet espace.
De même, les buts de ce regroupement ne sont pas perceptibles pour eux. Ce regroupement ne doit
donc pas arriver trop tôt dans l’année pour permettre aux enfants de s’adapter.
Les premières semaines, il convient de regrouper les enfants sur un temps assez court avec un ob-
jectif bien défini (la qualité des propositions faites à ce moment-là, doit susciter l’intérêt des enfants
pour ce rassemblement). Ces moments de regroupement peuvent se reproduire dans la journée avec
des contenus et des gestes professionnels identiques.
Lorsque cet espace est utilisé pour le regroupement, il doit rester stable et l’éducateur doit éviter que
ce lieu ne devienne trop polyvalent.
Chaque enfant doit y trouver sa place en étant confortablement installé : banc ou petites chaises
entre autres.
Pour des raisons d’hygiène, il est important de privilégier les nattes et proscrire les tapis et mo-
quettes.
Les affichages doivent être introduits progressivement sans surcharge, de façon visible et à portée
des yeux des enfants. Préférer la substitution des affichages à l’accumulation.
Comment conduire la classe en regroupement ?
Ce temps de regroupement est souvent difficile à conduire pour les enseignants débutants au présco-
laire. Il faut être à la fois centré sur ses objectifs et attentif aux réactions des élèves. L’enseignant doit
à la fois :
• observer les capacités de l’enfant et du groupe qui peuvent varier en fonction de leur maîtrise
de l’attention, de leur utilisation du langage, de leur compréhension ;
• actionner différents leviers en situation : règles de prises de parole, etc.
• maintenir trois grands équilibres : entre élèves et enseignant, entre le groupe et l’élève, entre la
participation et la réflexion ;
• gérer le temps.
Observer les capacités des élèves et du groupe
L’élève
Lorsque qu’un élève participe plus ou moins au temps collectif et ne s’insère pas toujours dans les
règles de participation établies, l’enseignant doit se questionner sur les différents profils d’élèves :
celui qui est là sans être là, celui qui prend toute la place tout le temps, celui qui n’a pas l’habitude
de lever la main, etc.
Le groupe
Il existe comme une entité qui ne se résume pas à la somme des élèves. Le fonctionnement du
groupe varie selon les habitudes de fonctionnement, les connaissances des codes, le développement
des capacités collectives mais aussi par ses réactions dans le présent de la situation (attention collec-
tive, questionnement collectif, validation).
La participation des élèves peut être réglée de façon plus ou moins explicite (lever le doigt, en si-
lence…), elle peut être organisée ou informelle par ce que « c’est plus vivant ». L’enseignant joue
ainsi sur le degré de liberté accordée à l’élève pour sa participation.
L’enseignant utilise plusieurs moyens pour aider les élèves collectivement et individuellement dans
leur apprentissage sur le temps de regroupement :
• L’anticipation sur la réalisation d’une tâche en invitant les élèves à avoir une « position de ré-
flexion ».
L’accompagnement individuel d’un élève interrogé vers la réussite peut prendre plusieurs formes :
la répétition de la question, l’insistance, l’adaptation de la tâche aux difficultés de l’élève, l’accom-
pagnement physique.
Tout au long du regroupement, l’enseignant peut choisir d’intervenir ou de ne pas intervenir. Lors-
qu’il intervient, il peut utiliser :
• La communication verbale
• la communication non-verbale : gestes, mimiques qui appuient le discours, mais aussi des
gestes et des mimiques qui évitent un discours.
• Le para-verbal : variation de l’intensité de la voix, du débit, modification du ton, théâtralisation.
L’installation matérielle
Au cours du temps de regroupement, l’enseignant est amené à faire des choix concernant sa posi-
tion physique (debout, assis sur une chaise ou ailleurs), sa position relative aux élèves (devant ou en
retrait). La position des objets utilisés dans la situation est également importante, notamment leur
aspect central, leur visibilité.
L’enseignant n’est pas le seul acteur de ce temps de regroupement. Pour cela il laisse une certaine
place à l’élève, dans une alternance de participation.
La participation de l’élève permet d’abord de l’impliquer dans la tâche, de susciter une envie de
faire. Elle peut permettre aussi de vérifier la compréhension de la tâche et de renseigner l’enseignant
sur les capacités des élèves. Cependant, si la participation de l’élève est un impératif, l’enseignant
a le choix de lui laisser ou non la parole car il doit à certains moments « reprendre la main » pour
s’ajuster à l’évolution de la situation (le temps qui passe, l’attention qui baisse, etc.).
Lors du regroupement, l’enseignant ajuste cet équilibre en fonction d’indices visuels, auditifs : élèves
inactifs (direction de leur regard), parlant d’autre chose, faisant du bruit, etc.
En regroupement, on observe la coexistence de deux réalités : d’une part les élèves, dans leur indi-
vidualité, et d’autre part le groupe, dans son unité.
L’action de l’enseignant se portera d’abord sur le groupe afin de lui donner corps sans laisser à
l’élève individuellement prendre le dessus : « on ne perd pas l’attention du groupe pour récupérer
celle d’un élève ». Une fois le groupe mobilisé, l’enseignant va chercher l’attention de l’élève. La
relation entre le groupe et l’élève fait l’objet d’une gestion particulière par l’enseignant : pour que
le groupe progresse dans la compréhension de la tâche, l’enseignant fait appel à l’élève grâce à la
connaissance de ses capacités (erreur probable pour permettre d’approfondir, performance pour lui
permettre d’avancer), le groupe peut apporter à l’élève validation, étayage, refuge.
• voir un élève inattentif (principalement celui qu’il a repéré comme ayant des difficultés d’atten-
tion) l’incitera à infléchir sa conduite de classe vers l’individuel
• percevoir l’agitation du groupe lors de la participation individuelle d’un élève l’incitera à inflé-
chir sa conduite de classe vers le collectif.
Parce qu’il sait qu’une participation uniquement collective n’incite pas certains élèves à s’impliquer
dans la tâche, l’enseignant anticipe en interrogeant prioritairement ceux qui s’échappent, ou en met-
tant en scène des élèves pour donner aux autres l’envie d’entrer dans l’action.
Parce qu’il sait qu’une participation uniquement individuelle risque d’amener une démobilisation
collective, l’enseignant anticipe notamment en passant régulièrement de l’individuel au collectif.
Gérer le temps
La durée du regroupement est étroitement liée aux indices prélevés par l’enseignant dans la situa-
tion, notamment l’attention du groupe et de l’élève, indices en fonction desquels il va raccourcir ou
s’autoriser à prolonger le regroupement.
Le temps exerce une double contrainte : si d’un côté les capacités des élèves limitent la durée du re-
groupement, d’un autre côté la progression dans la compréhension de la tâche demande un certain
temps.
Les moments auxquels les enseignants consacrent du temps sont l’entrée dans la tâche, en visant sa
compréhension, et la réalisation d’une tâche par l’élève interrogé.
• par observation des élèves (moins de doigts levés, posture d’attente, agitation, dispersion)
• par analyse de son propre ressenti (une remédiation a pris du temps, la recherche était labo-
rieuse, répétitive)
La récréation
La récréation est un temps éducatif nécessaire qui permet aux élèves de se délasser et de se diver-
tir. Elle marque une rupture essentielle dans la succession des activités proposées dans les classes,
pensées pour des apprentissages structurants. Elle doit, dans cette perspective, être distinguée des
activités dites « d’extérieur » en lien avec les projets de la classe, durant lesquelles l’espace de la cour
de récréation est utilisé pour des apprentissages explicites.
L’organisation des récréations, leur durée, leurs horaires sont pensés par l’équipe pédagogique qui
définit les rôles de chaque adulte dans l’école.
Les enseignants assurent la surveillance des élèves et profitent, bien souvent, de ce temps pour les
guider tout au long de leurs découvertes d’un autre environnement, de nouvelles relations portées
par l’action, le jeu et les échanges. Il s’agit alors de rester vigilant et attentif à ceux pour qui il est
encore difficile de supporter la confrontation au grand groupe dans un espace différent.
Le service de surveillance pendant les récréations est organisé en conseil des maîtres. Chaque édu-
cateur est tenu à tour de rôle de surveiller les récréations. Il existe un service obligatoire de :
D’avant classe : en effet, il convient que, pendant un temps assez bref (en général ¼ d’heure) les
portes de l’école soient ouvertes et les enfants reçus dans la cour, afin de ne pas créer d’attroupe-
ment devant l’entrée de l’école et d’exposer les enfants aux dangers de la rue. Les parents ne doivent
pas les envoyer trop longtemps avant l’heure d’entrée en classe. Ce temps peut être assimilé aux
récréations et la surveillance ici, est obligatoire pour le maitre de service.
Sortie en groupe : la surveillance est obligatoire dans tous les cas même si les enfants sont confiés à
un maitre spécialisé (moniteur de collectivité éducative, maitre-nageur…).
Conduite des élèves : en dehors des locaux scolaires, il est recommandé aux maitres de prendre les
précautions utiles pour soustraire les enfants aux danger de la rue, à la sortie des classes.
Cas spéciaux : lorsque les familles viennent en personne ou demandent par écrit l’autorisation pour
leurs enfants de quitter l’école pour une raison spéciale, les enfants ne sont plus sous la responsa-
bilité de l’éducateur à partir du moment où ils ont quitté l’école et la responsabilité appartient à la
famille.
Le maitre de service : Doit arriver un quart d’heure avant l’heure, surveiller les récréations, les
sorties après les classes.
La sécurité doit être constamment assurée compte tenu de la configuration des lieux et de la nature,
de l’état et de la distribution des locaux scolaires.
La récréation qui vient s’insérer entre deux phases d’apprentissage est un moment de liberté accor-
dé aux élèves. Cette liberté ne peut néanmoins être possible sans la présence sécurisante et bienveil-
lante des maîtres dans la cour.
Ils sont présents pour prendre en charge ce que les enfants ne peuvent gérer seuls. Ils interviennent
en tant que médiateurs après une agression verbale, un litige, une bagarre. Ils engagent la discus-
sion avec les élèves et permettent par la parole de sortir du conflit. Ils interviennent également
quand une règle n’est pas respectée. Dans ce cas une démarche de réparation doit être entreprise par
l’élève qui a manqué à la règle.
Les enseignants ont également une mission d’intervention quand un enfant tombe ou se blesse. Ils
ont enfin une mission de prévention qui consiste à apprendre aux enfants à repérer les zones dan-
gereuses ou les situations à risque.
Encadrer, c’est préparer ce temps de récréation dans la classe. Les règles y sont précisées : les droits
et les devoirs de chacun sont mentionnés. Cela peut être aussi l’occasion de travailler sur l’environ-
nement de la cour pour permettre aux élèves de mieux s’approprier cet espace.
Encadrer, c’est proposer dans la cour un aménagement sécurisé permettant des jeux libres.
C’est pendant les temps libres, proposés aux élèves, que des amitiés se nouent, que les relations
entre eux se développent. Les enjeux sont importants, tant au niveau de la solidarité que du respect
de chacun et de la construction de l’identité.
C’est aussi un temps où l’enseignant partage des moments privilégiés avec ses élèves. Les relations
duelles sont plus nombreuses qu’en classe. Un élève qui vient se placer près d’un enseignant est le
signe d’une volonté de communication : raconter des événements heureux ou malheureux, inviter
les adultes à regarder une action, partager des moments dans un cadre différent de celui de la classe
(plaisanteries, histoires drôles, blagues...) sont des instants précieux d’échanges et de dialogues.
Aménagement de l’espace
L’espace au préscolaire, doit être vu comme un environnement écologique dans lequel se
jouent des interactions complexes entre trois composantes : les enfants (la taille du groupe et l’âge
des enfants), les adultes (nombre et positionnement), les ressources matérielles (et leur disposition).
Cette approche systémique permet de constater que toute modification d’une composante entraîne
des changements au niveau des deux autres. Les différents éléments constitutifs de l’aménagement
de l’espace devront donc être observés et analysés dans le cadre du fonctionnement de la classe et de
l’école et adaptés pour une bonne adéquation environnementale en ayant toujours comme objectif
la recherche de l’équilibre entre les trois composantes.
Les jeunes enfants sont sensibles à leur environnement et les modifications trop rapides peuvent les
déstabiliser. Aussi, les modifications devront être progressives et stables sur une durée significative.
Des espaces qui répondent aux besoins spécifiques des enfants
Les enfants de moins de PS ont besoin qu’on leur parle et qu’on mette en mots ce qui se passe, ce
qu’ils expérimentent et ce qu’ils éprouvent. La conquête du langage est étroitement liée à la richesse
des expériences proposées mais aussi aux interactions individuelles adultes-enfants, enfants-en-
fants.
• Satisfaire les besoins sensoriels
Les enfants du préscolaire sont des explorateurs qui découvrent les propriétés des objets et de la ma-
tière. Ils effectuent des actions qu’ils recommencent inlassablement pour en comprendre les effets.
Les espaces d’activités regroupent des objets « combinables » avec lesquels les enfants peuvent créer
de nouveaux jeux, de nouveaux univers.
• Le développement de l’autonomie
Les conditions d’installation des espaces permettent aux enfants d’acquérir une autonomie crois-
sante. Les enfants ont besoin d’avoir accès librement au matériel et aux jeux, ils aiment participer au
rangement. Pour cela, le matériel et les jeux sont accessibles, soigneusement présentés. Chaque objet
a une place et celle-ci est clairement identifiable par l’enfant.
• Des espaces extérieurs à la classe
L’espace de la classe peut s’agrandir avec le couloir, l’ombre d’un arbre… qui répondent pour un
moment de la journée à des nouvelles fonctions…Un environnement qui évolue
L’aménagement des espaces et les propositions de jouets, de matériel, sont des outils professionnels
puissants de régulation des activités et des interactions au sein d’un groupe d’enfants. L’aménage-
ment de la classe évolue au cours de l’année en fonction de l’intérêt et des acquis des enfants.
Observer les situations difficiles de la journée, adopter le point de vue des enfants permet de mettre
en œuvre les différents rééquilibrages qui leur seront bénéfiques. Si les espaces sont permanents, le
matériel et les jouets apparaîtront et disparaîtront au fil de l’année.
S’il est observé qu’une zone de jeu devient trop attractive, plutôt que d’en limiter l’accès, en aug-
menter la surface. Il est même possible de faire deux zones de jeux semblables.
Aménager les espaces de jeu pour favoriser les jeux durables et les interactions positives entre en-
fants et entre adultes et enfants
• La présence des adultes dans l’espace de jeu des enfants
La disposition du mobilier n’est pas statique. Elle varie en fonction des activités. Les tables peuvent
être disposées en U, en demi-cercle ou en rond, face à face pendant le travail en atelier… Il n’est pas
nécessaire d’avoir une chaise par enfant.
Le mobilier doit être à la taille des enfants. Il doit être solide mais suffisamment léger, lavable et
facile d’entretien.
Les Coins
• besoin d’imagination : il s’invente des histoires à partir de situations qu’il a créées lui-même,
qui peuvent être de l’ordre du verbal ou du non-verbal ;
Les coins jeux favorisent la socialisation (échanges enfant /enfant, enfant/adulte), l’éducation mo-
trice (manipulation d’objets, boutonnage, vissage), l’éducation esthétique (approche de l’œuvre
d’art dans le coin musé, la bibliothèque), l’éducation langagière (échanges verbaux enfant/enfant,
adulte /enfants)
L’affichage
• Le tableau de présences des enfants avec, selon la section, leurs photos, leurs signes, leurs pré-
noms.
Ce tableau peut être présenté sous formes de maison, de train… Chaque fenêtre correspond à un
enfant. Elle est ouverte ou fermée en fonction de son absence ou de sa présence.
• Des outils de représentation du temps : frise de la journée avec photos ou images évocatrices
des différentes activités quotidiennes, frise des jours de la semaine, calendrier, tableau des anni-
versaires.
• Des outils de référence : bande numérique (suite des nombres), lexique des couleurs…. Even-
tuellement, on pourra également trouver:
• Le tableau des responsabilités
• Un affichage sur le temps qu’il fait avec des images de la météo : photographies du ciel sous dif-
férents aspects, pictogrammes empruntés à des revues et journaux ou inventés par des enfants.
Sur les murs de la classe
En début d’année, les murs sont ornés de grandes images familières : animaux, personnages, scènes
de la vie quotidienne. Ce sont des photographies, des dessins images, des reproductions d’œuvres
d’art. Peu à peu l’affichage va évoluer en suivant l’intérêt des enfants, leur niveau de productions.
On y trouvera :
Des travaux d’enfants : dessins, recherches graphiques, découpages, collages de différents maté-
riaux (papier, laine, bois, carton…)
Ces travaux doivent être mis en valeur : les enfants savent que certaines de leurs œuvres seront
exposées. Chaque semaine, la classe en choisit de nouvelles avec l’aide de l’adulte, afin que tous les
enfants aient des œuvres exposées.
Des affiches pour sensibiliser les enfants à l’écrit. Cela peut être :
• Les noms des personnages, des objets, des lieux d’un conte ;
Des gravures, des documents autour du centre d’intérêt du moment afin d’éveiller la curiosité des
enfants et de développer leur sens esthétique. Cet affichage s’enrichit au fur et à mesure de l’évolu-
tion des thèmes.
Dans les coins peuvent être affichés des documents spécifiques : Exemples : recette dans les coins de
cuisine, règle de jeu dans le coin jeux-éducatifs, tableaux d’observation (mesure des plantes) dans
le coin du vivant ….
L’organisation pédagogique
La gestion du temps
L’emploi du temps sera conçu en respectant une alternance des activités, en combinant des formes,
des types et des lieux d’activités variés et organisés autour des grands moments de la journée.
- Les activités collectives en regroupement
Elles répondent aux moments d’accueil (activités rituelles), d’élaboration d’un projet, de mise en
place d’activités, de mise en commun après des travaux individuels ou en ateliers, de regroupement
pour le chant, la poésie, les activités d’écoute, de conte, de musique.
Elles se déroulent sur une natte près du tableau et près des affichages de référence de la classe. Elles
sont menées par l’enseignant. Les activités collectives alterneront avec des activités individuelles et
des activités semi collectives par groupes.
- D’autres types d’activités.
Au préscolaire, seront ménagés des temps d’activités libres ou suggérées (dans les coins jeux par
exemple). Les activités de manipulation et de jeux alterneront avec des activités de concentration.
L’alternance portera aussi sur les lieux, à l’intérieur comme à l’extérieur de la classe.
- Les ateliers
Le concept d’ateliers est issu de la pédagogie coopérative qui est une pédagogie active centrée sur
l’enfant. Ils permettent les progrès individuels à travers les échanges et la communication.
L’école maternelle n’est pas astreinte à l’usage figé et systématique d’une forme d’organisation en
ateliers car trop souvent, la forme de travail domine le fond.
L’atelier n’étant pas une finalité en soi, mais une organisation des activités en fonction d’objectifs
précis, c’est un moyen au service des apprentissages, un espace évolutif. Le but étant que les enfants
parviennent à acquérir les mêmes compétences, sans emprunter forcément le même chemin.
Il doit tenir compte des besoins spécifiques de l’enfant, du domaine d’enseignement et permettre
l’adéquation entre les objectifs définis et les attendus de la fin de l’école maternelle.
Il doit être croisé avec le déroulement et le contenu d’une séquence : situation de recherche, situation
d’apprentissage, situation d’entraînement.
Il doit être le lieu, le moment, le dispositif idéal pour mettre en place la différenciation en jouant sur
les variables : (matériel, consigne, temps, présence de l’enseignant, outils, types d’aide).
Il doit permettre de proposer de manière simultanée des activités qui répondent à un niveau diffé-
rent d’autonomie des élèves et des besoins identifiés. Il doit favoriser la découverte, l’exploration
active, le tâtonnement, les échanges, la coopération et l’entraide.
Il peut prendre des formes variées : dirigée, accompagnée, libre, en autonomie selon les objectifs
poursuivis, le type de tâche, les outils et supports utilisés, la modalité de fonctionnement souhaitée.
- L’atelier dirigé
Il est mené par l’enseignant qui vise l’acquisition d’une nouvelle compétence. C’est un atelier d’ap-
prentissage. Il s’appuie sur la présentation d’une situation nouvelle, la découverte d’un nouveau
moyen d’expression, de nouveaux outils ou de nouvelles techniques dans le cadre par exemple d’un
projet à mettre en place.
Cet atelier doit être un moment dense et exigeant qui favorise les échanges verbaux, la manipula-
tion, l’expérimentation, la verbalisation de l’action, les interactions, l’explicitation des stratégies….
Il se termine par un moment d’analyse réflexive « ce qu’on va retenir », « dans quelle situation on
va réinvestir ce que l’on a appris » et la mise en place d’outils pour l’élève. L’atelier dirigé demande
une préparation rigoureuse.
- L’atelier autonome
C’est un atelier dans lequel l’élève est en capacité de réaliser une tâche, définie par une consigne
précise, sans accompagnement. Cette tâche est spécifique, elle vise à entraîner, automatiser ou réin-
vestir un savoir, un savoir-faire pour lesquels un apprentissage a déjà été mené en ateliers dirigés
ou collectivement.
L’élève doit pouvoir dire ce qu’il doit faire, pourquoi il doit le faire. Il a les ressources pour le faire.
Pour cela, il doit avoir accès aux outils et aux aides, gages de son autonomie.
L’explicitation du contrat didactique avec l’enfant conditionne son engagement dans la tâche.
Ce sont des tâches de manipulation, des productions concrètes à réaliser nécessitant une suite d’opé-
rations pour atteindre le but. L’important est de prévoir une tâche suffisamment longue, exigeante,
ambitieuse et porteuse d’enjeux.
Dans la mesure du possible, il conviendra d’éviter les fiches photocopiées qui souvent sont des ac-
tivités courtes, abstraites, hors contexte.
-L’atelier semi-autonome (ou régulé)
C’est un atelier conçu comme un atelier autonome (dans la conception et l’organisation), accompa-
gné ou régulé par un autre adulte, souvent la mère assistante. Il apporte une aide matérielle (ex :
ajouter de la peinture, refaire le nœud au fil du collier…), il aide à la réalisation d’un geste « tech-
nique » (ex : tenue des ciseaux…), il assure la sécurité des élèves (surveillance de l’atelier de décou-
page…) et il régule le déroulement d’un jeu (à règle…) …
- Les ateliers libres
C’est un atelier qui permet à l’enfant de s’investir dans une tâche qu’il a choisie, qui correspond à
un besoin ou un désir de production personnelle. Cela suppose une organisation particulière de la
classe qui propose des coins dédiés à ce type d’ateliers (coins jeux avec du matériel mis à la dispo-
sition de l’enfant) avec une possibilité d’inscription préalable… L’enseignant(e) permet à l’enfant
d’organiser son activité, de produire ce qu’il veut jouer à sa manière (dessin, peinture, enfilage de
perles, jeu au coin cuisine, etc.)
FICHES PRATIQUES
Boutique (épicerie) Développer des interactions entre Mobilier étagères, étalage, comp-
les élèves (coopérer) Favoriser les toir ( table) Matériel : Emballages
échanges verbaux (tenir un rôle) vides de toutes les familles d’ali-
Identifier des objets et leur fonc- ments Fruits et légumes ( imita-
tion Reconnaître les différents pro- tion) Balance, caisse enregistreuse
duits alimentaires Caddies, paniers Porte-monnaie
avec pièces Étiquettes avec prix et
nom des aliments
Espace peinture Découvrir et savoir utiliser les Mobilier Plan vertical et/ou
qualités de la matière oblique, plan horizontal (table,
Ajuster le geste aux supports, aux sol) Sol lavable ou protégé Cha-
outils riots pour les outils et les usten-
Acquérir des savoir-faire s’expri- siles
Matériel
mer
Pinceaux (en tout genre) ;
Éponges, traceurs, cotons-tige… et
des outils plus ou moins courants
Pots ;
Palettes diverses pour les mé-
langes ;
Bidons de peinture et toutes
consistances permettant l’expéri-
mentation ;
Des supports variés (papier blanc,
de couleurs, de tailles et de formes
différentes...)
Tabliers et nappes de protection.
Espace graphisme Créer des formes, des traces Uti- Mobilier : il doit permettre de tra-
liser des outils scripteurs et des vailler sur plan vertical et horizon-
supports très variés tal - grand tableau blanc effaçable,
Savoir repérer des signes gra- tableau d’ardoise, à hauteur des
phiques dans l’environnement, enfants - panneau de plexiglas sur
dans les documents proposés pied - bacs spacieux et peu pro-
Affiner le contrôle du geste fonds - tables
Apprendre à regarder pour repé- Matériel : - objets laissant des
rer des signes graphiques (envi- traces : éponges, rouleaux de car-
ton, petites voitures, billes… -
ronnement, documents…)
outils scripteurs variés et en bon
état : feutres de taille différentes,
crayons papiers, stylos-bille,
porte-plumes, coton-tige, stylets…
- supports variés (forme, taille
et matériaux) - peintures plus ou
moins fluides, encres…
Espace livres S’initier au monde de l’écrit S’ap- Mobilier : coussins, tapis, sièges
proprier l’objet livre Développer confortables présentoirs, des bacs
un comportement de lecteur de couleurs différentes, bacs à
Se construire une culture littéraire album sur pied murs aménagés
d’étagères
Matériel : albums, imagiers, docu-
mentaires… - albums de la classe
: comptines, chansons, album
des prénoms, cahiers de vie de la
classe… - imagiers fabriqués…
Espace de découverte du monde Découvrir les matériaux et leurs Mobilier : tables protégées par
propriétés des toiles cirées, plaques de bois…
de la matière
Expérimenter des outils - éviers, vasques, lavabos, bassins
Construire et organiser ses - bacs sur pied
connaissances Matériel : - des matériaux variés :
sable, terre, liquides, bois, cartons,
tissus, plastiques, fils de fer… pâte
à modeler, à sel, plâtre… - des ou-
tils pour : transvaser, pulvériser,
tailler, découper, coller, rouler,
modeler, malaxer, faire des em-
preintes, assembler, gratter, re-
pousser…
Espace de découverte du monde Observer, décrire, organiser ses Mobilier : grandes tables ou éta-
connaissances gères, bord de fenêtres, panneaux
vivant
Favoriser le contact avec le monde d’affichage
vivant Matériel : Aquariums, cages, viva-
riums - jardinière, casiers à semis,
petites serres -outils spécifiques
au jardinage, à l’élevage
Espace de découvertes senso- Développer les aptitudes senso- Mobilier : tables, étagères, cloi-
rielles, les perceptions sonnements, casiers…
rielles
Faire des expérimentations va- Matériel : le matériel est différent
riées, construire des connaissances suivant que l’enfant s’exerce à tou-
cher, voir, sentir…
Construire son autonomie en tant qu’élève, c’est pouvoir, entre autres, donner du sens à ses appren-
tissages, en percevoir les finalités et les enjeux. Mais l’acquisition de l’autonomie est aussi un moyen
au service des apprentissages pour organiser un travail individualisé ou différencié, pour organiser
un travail de groupe efficace, pour libérer l’enseignant et lui permettre la prise en charge d’élèves
ou de groupes identifiés.
Le préscolaire doit permettre aux élèves de faire le plus de choses possibles sans intervention
de l’adulte au niveau de la démarche mentale et de la gestion matérielle et ainsi garantir qu’ils
convoquent des connaissances ou compétences et automatisent certaines procédures leur assurant
de chercher par eux-mêmes les réponses, les outils sans que l’enseignant ne soit le point de passage
obligé vers la mise en œuvre du travail.
Les pratiques favorisant cet apprentissage sont véritablement efficaces lorsqu’elles sont construites
et réfléchies au-delà d’une année scolaire sur l’ensemble du parcours de l’élève. Cela justifie que les
membres de l’équipe, enseignants et autres adultes intervenant dans la classe et l’école, s’engagent
dans la conception et la mise en œuvre du projet garantissant pour chaque élève la construction de
l’autonomie.
« Entre 3 et 5 ans, le jeune être humain traverse une période de développement rapide de ses fonctions exécu-
tives. Il veut alors tout faire par lui-même - mettre ses chaussures, se verser à boire, se laver les dents, s’ha-
biller, boutonner sa chemise, etc. En effet, lorsqu’il fait seul, il exerce et développe ses fonctions exécutives : il
garde en mémoire les différentes étapes et les organise pour atteindre un objectif ; il contrôle ses gestes ou les
émotions inappropriées, et apprend à rester flexible, c’est à dire, à revoir sa stratégie en cas d’erreur.
‘’Mémoire de travail. Contrôle inhibiteur. Flexibilité cognitive». Ces trois compétences sont fondamentales et
souvent plus prédictives que le QI. Elles permettent à l’être humain de fonctionner, d’atteindre les objectifs
qu’il se fixe. Elles sont par ailleurs considérées comme les fondations biologiques de l’apprentissage. Et, bonne
nouvelle, pour aider l’enfant à développer ces compétences-socles, qui sont en plein développement de 3 à 5
ans, il suffit de lui permettre de faire par lui-même, en restant à ses côtés, puis en s’effaçant progressivement.
Rien de plus.
C’est la posture que nous avons adoptée au sein de la classe de Gennevilliers : tout l’environnement (les
adultes y compris) favorisait l’autonomie progressive des enfants, et ce, toute la journée. Dès leur entrée dans
la classe le matin, et jusqu’au soir, ils étaient invités à choisir des activités parmi celles qui leur avaient été
présentées individuellement au préalable, et à les réaliser librement, autant qu’ils le souhaitaient.
Etre autonome au sein de ce cadre structuré et structurant, a permis aux enfants d’épanouir pleinement leurs
fonctions exécutives, et notamment, de façon spectaculaire, leur mémoire de travail. Et, nous l’avons vu, avoir
de bonnes fonctions exécutives permet d’entrer plus facilement dans les apprentissages et de développer des
relations sociales harmonieuses. C’est ainsi que les enfants de Gennevilliers sont entrés avec facilité dans les
apprentissages fondamentaux et ont développé de grandes qualités sociales.
Pour commencer, nous avons montré aux petits à peine âgés de 2 ans ½, les gestes qui leur permettaient
d’avancer par eux-mêmes et en confiance dans ce nouvel environnement : comment dérouler et rouler un tapis,
comment marcher sans déranger les camarades, s’asseoir délicatement, porter et ranger une chaise, mettre seul
ses chaussures et les ranger, parler bas, ouvrir et fermer une porte, se moucher, etc. Nous présentions ces gestes
de façon exacte et ordonnée afin que les gestes s’engramment de manière optimale dans le cerveau des enfants.
Activités pratiques.
Nous vous conseillons de présenter toutes ces activités avant l’âge de 4 ans 1/2. Elles peuvent être présentées
dès l’entrée en Petite section, et dans l’idéal, jusqu’au milieu de Moyenne section, néanmoins, des enfants
plus âgés seraient bien moins intéressés que des petits par des activités invitant à ouvrir et fermer des pinces
à linge, à balayer, à boutonner et déboutonner un vêtement, etc. La difficulté des activités pratiques listées
ci-dessus n’est plus assez “challengeante” pour la plupart des enfants âgés de plus de 5 ans. Pour des enfants
plus âgés, il serait très intéressant de proposer d’autres activités, avec une difficulté plus intéressante comme
tresser, tricoter, s’occuper d’un potager, construire des cabanes ou de petits meubles en bois, préparer un repas
– une salade de fruits ou de légumes par exemple, ou encore confectionner de petits vêtements, etc.
Nous avons vu avec la plasticité cérébrale que les neurones de l’enfant se connectent et créent des réseaux spé-
cialisés à partir de ses expériences répétées. Ainsi, simplement en vivant à nos côtés, il incarne nos habitudes
dans les fibres de son cerveau, sans aucun effort. Puis, spontanément, il exprime à l’extérieur ce qui s’est pré-
alablement encodé à l’intérieur : un beau matin, nous rions de voir notre enfant faire comme nous, de vouloir
balayer comme nous, de parler comme nous, de bouger comme nous ou de réagir comme nous : il reproduit les
habitudes de son milieu qui ont directement structuré son cerveau. Et, en les rejouant, il renforce les circuits
neuronaux déjà existants et poursuit sa spécialisation à son milieu. C’est ainsi que l’être humain construit
la longue chaîne de l’histoire de l’Humanité. L’être humain est donc fondamentalement un être d’adaptation,
qui très jeune, affiche une grande satisfaction ainsi qu’une grande joie à reproduire ce qu’il observe dans son
environnement direct.
Et, surprise - la nature serait-elle bien faite ? - lorsque le jeune enfant reproduit le quotidien avec lequel son
cerveau s’est structuré ; lorsqu’il mange seul, lave son assiette, met ses chaussures, coupe des fruits, aide son
petit frère à s’habiller, il challenge ses compétences exécutives en pleine formation : il doit focaliser son atten-
tion en inhibant toute distraction (contrôle inhibiteur), il doit garder en mémoire les différentes étapes et les
planifier (mémoire de travail), corriger les gestes et les stratégies inadaptées (flexibilité cognitive). Même chose
lorsqu’il essaie de boutonner sa chemise, de se moucher ou de s’occuper d’une plante, de râper des carottes, de
balayer ou simplement de ranger ses affaires. Autrement dit, en lui laissant la possibilité d’être actif dans son
quotidien, nous permettons au jeune être humain non seulement de poursuivre sa spécialisation culturelle,
mais également de construire les compétences-socles de son intelligence qui sont, à cette période, en plein dé-
veloppement.
Soyons vigilants. N’attendons pas de substituts de réalité - telles que les dînettes en plastique - qu’ils aident
nos enfants à développer leur intelligence exécutive. Donnons aux enfants des motifs d’imitation réels. Tout
d’abord parce qu’ils sont intéressés par les objets que nous utilisons (spécialisation au milieu) ; ensuite parce
que de faux objets ne permettent pas à l’enfant d’exercer ses compétences exécutives : ils n’offrent ni but réel,
ni contrôle de l’erreur. Sans but réel, l’enfant n’a pas à planifier les étapes et à les garder en mémoire pour
atteindre un objectif (mémoire de travail), et n’a, par conséquent pas besoin d’ajuster les étapes et ses straté-
gies (flexibilité cognitive). Une assiette en plastique utilisée brusquement ne casse pas, elle n’offre donc aucun
feedback immédiat et ne permet pas à l’enfant d’ajuster ses gestes, ni de canaliser son attention (contrôle inhi-
biteur). Dînette en plastique, aliments en plastique, faux objets, fausse cuisine, faux instruments de musique,
et autres substituts de notre réalité seront bientôt cassés, égarés ou oubliés. Nos enfants s’en lasseront vite
et il en faudra d’autres, plus colorés, plus ceci ou plus cela, et la spirale infernale s’enclenche : cela ne sera
jamais assez. Et c’est bien normal, leur intelligence ne peut s’exercer avec de tels objets : ils simulent la réalité
sans jamais atteindre l’intérêt d’un objet réel utilisé par l’adulte, et frustrent l’intelligence exécutive en plein
développement.
Donnons-leur de vrais objets, faisons-leur couper de vrais légumes et des fruits pour préparer le repas, lais-
sons-les s’occuper d’enfants plus petits (vous verrez qu’ils auront moins besoin de poupées), montrons-leur
comment mettre la table, etc. Donnons-leur accès à la réalité quotidienne de leur culture. Fiers de l’indépen-
dance qu’ils conquièrent avec dignité, et portés par des capacités exécutives solidement ancrées, les enfants
développent rapidement confiance en eux, autodiscipline, autonomie, et persévérance. Recentrons-nous sur
l’essentiel, avant d’avoir besoin de jouets, nos enfants ont besoin de partager nos vies.
Présenter ces gestes et ces activités d’une manière à exercer de façon optimale les compétences exé-
cutives.
Lorsque l’adulte montre les gestes à l’enfant, celui-ci doit attendre la fin de la démonstration pour les repro-
duire. Il doit ainsi inhiber son désir de faire jusqu’à la fin de la présentation, tout en gardant en mémoire la
succession de gestes à exécuter et le but à atteindre. Il entraîne alors de façon extrêmement efficace son contrôle
inhibiteur et sa mémoire de travail.
L’adulte annonce clairement le but à l’enfant. “Je vais te montrer comment bien tenir une cuillère”. C’est un
point capital. Sans objectif, il n’y a besoin ni de garder en mémoire des informations, ni de les planifier, ni de
rester flexible dans ses stratégies, puisque de toutes façons, il n’y a aucun but défini.
L‘exactitude de la démonstration génère un immense plaisir chez l’enfant car elle “challenge” ses fonctions
exécutives en plein développement. Pour rester exact, il va devoir mémoriser davantage l’ordre et la précision
des gestes ; il va devoir davantage contrôler ses gestes, et enfin il devra davantage revoir ses stratégies pour at-
teindre l’exactitude proposée. Répétons-le, ces conditions d’exactitude et de contrôle provoquent chez l’enfant
de 3 ans une grande concentration et une satisfaction joyeuse.
Pour que la transmission des gestes soit optimale, nous vous invitons à faire une démonstration silencieuse.
En effet, parler lors de la démonstration parasiterait l’absorption des gestes. Si l’on souhaite apporter aux en-
fants des notions de vocabulaire, faisons-le avant ou après avoir fait la démonstration.
Lorsque nous disons à l’enfant que nous allons lui montrer comment marcher dans la classe, nous attirons
son attention sur le fait que nous évitons les tapis. Et, s’il marche sur un tapis, cela lui offre un retour d’in-
formation immédiat : il doit contrôler davantage ses gestes. Même chose pour les autres présentations : si le
tapis ne tient pas debout, c’est qu’il est mal roulé ; si ranger la chaise fait du bruit, c’est que les gestes sont
trop brusques, etc.
“Je vais te montrer comment rouler un tapis. (...) Regarde, s’il est bien roulé, il tient debout !”
“Je vais te montrer comment marcher dans la classe (...) Tu as vu ? J’évite les tapis.”
“Je vais te montrer comment ranger une chaise (...) Tu as entendu ? Je n’ai fait aucun bruit.”
“Je vais te montrer comment ouvrir et fermer des cadenas (...) Tu as entendu le “clic” ? Il est bien fermé !
L’enfant peut alors se perfectionner tout seul en répétant autant qu’il le souhaite, et sans avoir besoin du
retour de l’adulte puisqu’il peut lui-même percevoir son erreur. A Gennevilliers, certains enfants roulaient
une dizaine de fois de suite leur tapis, jusqu’à ce qu’il tienne parfaitement debout. Dès lors, la seule tâche qui
incombe à l’adulte est ne pas interrompre et de protéger cette répétition constructrice.
Pourquoi ? Parce qu’à 3 ans, son contrôle inhibiteur et sa mémoire de travail sont faibles. Ainsi, si la présenta-
tion avait lieu avec 2 ou 3 camarades, l’enfant oublierait les gestes montrés par l’adulte, le temps que les autres
réalisent les gestes chacun leur tour ; il n’aurait par ailleurs pas la capacité de patienter pendant que 2 ou 3
autres de ses camarades s’exercent. La démonstration individuelle, elle, offre une difficulté intéressante mais
pas décourageante : l’enfant peut mémoriser et apprendre à se contrôler le temps de la présentation. Enfin, la
présentation individuelle permet d’apporter une aide adaptée pour que l’enfant progresse, sans jamais faire à
sa place.
Par ailleurs, l’individualisation permet d’identifier rapidement les enfants qui ont des difficultés à se contrô-
ler, à mémoriser sur des périodes courtes ou à modifier leur stratégie lorsqu’elle ne fonctionne pas. Avec ces
enfants-là, il faut être davantage patient, confiant, les encourager plus que les autres, et les inviter tous les
jours à faire ce type d’exercices pour leur permettre d’entraîner, de développer, et de maîtriser progressivement
ces compétences exécutives. Et le jeu en vaut la chandelle, car vous le verrez, un beau jour, ces enfants seront
transformés.
Lorsqu’une de ces activités est proposée à l’enfant, l’objectif à atteindre est toujours formulé : “Je vais te
montrer comment laver une table”, ”Je vais te montrer comment visser, “Je vais te montrer comment plier du
papier”, etc. Mais ne nous y trompons pas. Dans un premier temps, l’objectif principal de ces activités n’est
pas que l’enfant lave, visse ou plie parfaitement ; mais que l’enfant développe ses compétences exécutives en
essayant de laver, visser, ou plier parfaitement. L’essentiel, c’est tout ce que l’enfant construit en lui en cher-
chant à atteindre le but que nous lui avons formulé. Par conséquent, nous vous invitons vivement à ne pas
interrompre l’enfant qui lave - pour la troisième fois de suite - une table déjà parfaitement propre, ou boutonne
et déboutonne pour la dixième fois le même bouton, car, ce qui le mobilise entièrement ce n’est pas la finalité,
mais tout le processus qui lui permet d’exercer son intelligence exécutive en pleine formation.
Cela change totalement notre posture : l’attente de l’adulte ne doit pas être que l’enfant atteigne immédiate-
ment l’objectif formulé, mais qu’il puisse satisfaire son besoin d’exercer ses compétences exécutives au moment
où elles se développent.
Attention. Vous connaissez sans doute ces activités pratiques que l’on nomme “Montessori” mais qui n’offrent
aucun but réel : l’enfant est invité à faire passer des lentilles d’une coupelle à l’autre avec une pince à épiler,
ou à mettre des marrons dans une boite à oeufs avec une pince à cornichons, à mettre des billes dans un bac à
glaçons, ou pire, tisser des rubans sur une grille de four. Ce genre d’activités aplatit le propos de ces activités
en le didactisant : elles sont alors réduites à des activités visant à exercer le contrôle visuo-moteur, sans lien
intelligent avec la culture du milieu et sans respecter la dignité et la sensibilité de l’intelligence humaine. Il est
important que l’objectif proposé fasse sens culturellement. Point de didactique bête et méchante. Nous voulons
du sens, de la vie, de la dimension, de la profondeur. Si l’on exerce l’intelligence de l’enfant dans un sens qui
n’en fait pas, il ne faut pas s’étonner de le voir faire ensuite n’importe quoi.
Par ailleurs, pour que ces activités fassent sens culturellement, il est important de les adapter en fonction de
la culture du milieu. »
L’organisation du temps au préscolaire respecte les besoins et le rythmes biologiques des enfants
tout en permettant le bon déroulement des activités et en facilitant leur articulation ; plus souple
avec les plus petits, la gestion du temps devient plus rigoureuse quand les enfants grandissent.
Les moments favorables d’apprentissage dans la journée ont été l’objet d’études concordantes :
l’enfant arrive à l’école fatigué à 8h quelle que soit la durée de son sommeil la nuit précédente puis
il va augmenter progressivement ses capacités d’attention et d’apprentissage dans la matinée avec
un pic vers 10-11 heures celles-ci vont ensuite diminuer en début d’après-midi et être à nouveau
performantes vers 15-16 heures… Malheureusement, du fait de l’absence du service de cantine et
l’aménagement de salles de repos, les cours s’arrêtent à 13 h.
• des contraintes locales liées à la vie de l’école (occupation des salles, intervenants)
• des choix opérés dans le projet d’école (échanges de service, décloisonnement, intervenants.)
• des choix pédagogiques du maître et de l’équipe de cycle (globalisation des heures selon les projets…)
• pour assurer une bonne répartition des domaines d’activités ou champs disciplinaires
Il est l’instrument de la gestion du temps de l’élève (nécessité d’avoir une horloge en classe) : savoir
gérer son temps fait partie des compétences que doit pouvoir mettre en œuvre le futur adulte. Par
l’installation d’une structure régulière au sein de la classe, l’enseignant va permettre à l’élève de
construire des repères temporels.
L’emploi du temps n’est pas étranger à l’élève. L’affichage de l’emploi du temps est explicitement à
sa disposition (visible, lisible et compréhensible)
Construire un emploi du temps est une activité délicate dont le résultat n’est jamais totalement sa-
tisfaisant. Mais le meilleur emploi du temps est, à n’en pas douter, celui que l’enseignant imaginera
pour sa classe et saura ajuster au regard des constats opérés lors de sa mise en œuvre.
• Ponctuer le temps de classe par des rituels pour sécuriser les élèves, garantir de la permanence
dans le cadre sans systématiser, ni fossiliser la vie de classe
• Encadrer concrètement par un début et une clôture, une séance, une demi-journée, une journée,
une période, une année.
Bibliographie :
Sophie Briquet-Duhazé, 2007. Les rituels à l’école maternelle. Bordas, Recto-Verso n°47
(2007), publication de l’Inspection Académique de la Sarthe
Sitographie : [Link]
htm [Link]
[Link]
[Link]
[Link]
DELALANDE (J.), Des enfants entre eux des jeux, des règles, des secrets Autrement Avril 2000
LALOUX, 2014, Mission départementale pour l’école maternelle, Réseau des référents mater-
nelle de circonscription, Réseau des personnes ressources maternelle, Réseau des formateurs
[Link]
[Link]
geometriques_a_l_ecole_maternelle.pdf
[Link]
pères-de-progressivité.pdf
[Link]
collectives-des- [Link]
[Link]
La pédagogie du jeu
Le développement de l’enfant est réalisé par le jeu et les relations qu’il vit au préscolaire. Le jeu sol-
licite donc toutes les composantes de son développement. C’est pourquoi l’apprentissage par le jeu
ou la pédagogie du jeu est l’approche privilégiée au préscolaire.
C’est par le jeu dans un contexte signifiant, actif et authentique que l’enfant construit sa compréhen-
sion du monde qui l’entoure. L’enfant apprend à résoudre des problèmes, à faire des liens, à déve-
lopper son langage et son vocabulaire, à développer ses habiletés sociales, physiques, cognitives et
affectives par le jeu.
C’est en jouant dans des espaces aménagés avec du matériel qui favorise l’exploration, la décou-
verte, la manipulation et la participation active qu’un enfant apprend. La quantité, la qualité et la
sélection des éléments de jeu ont une incidence sur les interactions entre les enfants.
Le jeu est une activité très complexe et créative qui joue un rôle essentiel dans le développement du
jeune enfant. Toutes les formes de jeu contribuent au développement optimal et intégral : l’affectivi-
té, la motricité, la cognition, la socialisation, la créativité, le langage et l’autonomie.
Le jeu libre, sans contrainte, favorise l’imagination, la créativité, le développement social, émotion-
nel et cognitif de l’enfant. Il lui permet de devenir un adulte équilibré, détendu, capable de s’adap-
ter à son environnement. Reconnaissant son importance pour l’enfant, une durée maximale de 20
minutes tous les jours, lui est aménagée dans toutes les sections, de préférence durant la matinée.
Cette période de jeux libres permet à l’enfant de suivre une démarche personnelle et autonome à
partir de ses intérêts et agit directement sur sa motivation intrinsèque. Elle permet aussi à l’enfant
de se questionner, d’observer, d’expérimenter, d’échanger et d’exprimer ses idées avec les autres
enfants.
Il faut considérer les jeux libres comme des moments privilégiés d’observation et d’évaluation des
enfants, des moments très utiles pour la construction des apprentissages.
Le jeu libre développe un savoir-faire et un savoir-être qui sont des habiletés essentielles pour la ré-
solution de problèmes, le raisonnement, l’autonomie, l’émergence de la littératie et de la numératie,
les habiletés sociales, la régulation de l’apprentissage, la coopération et le partage. Nous observons
donc que les enfants construisent leurs savoirs grâce aux différentes expériences qu’ils vivent par
l’intermédiaire de leurs jeux libres.
L’intervention de l’enseignant à l’intérieur des jeux libres est essentielle afin que l’enfant en profite
au maximum. Cette intervention se fait toujours à partir de l’observation du jeu de l’enfant. La pé-
riode de jeux libres ne constitue jamais une période de repos pour l’enseignant, encore moins une
période de préparation.
Le rôle essentiel de l’enseignant dans les jeux libres est d’organiser l’environnement de façon à faci-
liter la démarche autonome de l’enfant. L’enseignant est là pour aménager un milieu riche afin que
les enfants fassent le plus d’expériences possible en s’appuyant sur les résultats d’apprentissage des
programmes d’études. Il doit aussi savoir quand et comment intervenir dans le jeu de l’enfant. À
la fin de la période de jeux libres, l’enseignant peut animer une causerie permettant aux enfants de
parler de ce qu’ils ont fait. Soulignons ici que l’objectivation joue un rôle important au préscolaire.
On ne saurait trop insister sur l’importance du jeu symbolique sur le développement de l’enfant.
Le jeu symbolique est un moyen pour l’enfant d’exprimer ses émotions, de maîtriser des expé-
riences difficiles et de développer son sens de l’initiative et de l’autonomie. Il lui permet de mieux
se connaître, de s’affirmer, de donner libre cours à son imagination, à sa fantaisie et à son expression
personnelle et de développer les possibilités de son corps.
Il est donc important d’offrir une période de jeux libres afin que l’enfant puisse explorer les centres
qui font appel aux jeux symboliques ou aux jeux qui permettent à l’enfant de « faire semblant ».
Tableau 3
Divers types de jeux au préscolaire
Jeu de règles, jeu de société, jeu • autorégulation - maitrise de • centre de jeux de table des casse-têtes, jeux de cartes,
de table soi • centres de littératie et de nu- jeux de loto, jeux de mémoire,
(L’enfant joue des jeux impli- • langage complexe mératie jeux d’association, jeux de clas-
quant des règles et une struc- • création, invention sement, divers objets, jeux de
• centre de sciences et tout société, jeux de séquences…
ture. Il est important de laisser • développement de la littéra- autre centre jugé pertinent
les enfants créer et inventer tie et de la numératie• résolu-
leur propre matériel). tion de problèmes • capacité
d’attendre son tour
• association, classement, la
sériation
• coopération
• autonomie
• reconnaissance des formes
• construire, enfiler
Jeu constructif ou jeu de • autorégulation - maitrise de • centre des casse-têtes des objets tels que : coquillage,
construction soi • centre du bricolage et pâte à pierres, pailles, roches, pâtes
• planification sèches, petits et grands blocs,
(L’enfant utilise du matériel modeler des livres sur l’architecture,
pour construire ou créer un • développement du vocabu- • centre des petites et grandes des livres mathématiques, des
objet, un projet, une œuvre laire constructions boîtes de carton diverses, du
d’art…) • capacité à faire semblant • papier, des crayons, des cuil-
développement de la motricité • centre des blocs lères à mesurer en plastique,
Il est important de laisser les
enfants créer et inventer leur fine et globale • bacs à eau et à sable contenants en plastique de
• développement de la capaci- • centre de manipulation diverses grandeurs pâte à mo-
propre matériel. deler, ciseaux, des tuyaux, des
té de rapprocher des symboles
et des formes avec des lettres et • centre de bricolage entonnoirs, des galons à me-
nombres imprimés • centre de peinture surer, des règles, des abaques,
des pinceaux, de la peinture,
• mesure, classement, compa- • centre de sciences et tout de la gouache, une tasse à me-
raison, relations autre centre jugé pertinent surer, une loupe, du sel, du
• coopération sucre, du colorant, une balance
• résolution de problèmes, à plateau, différents types de
créativité, vérification d’hypo- bouchon, des éponges, boîtes
thèse de conserve, colorant alimen-
taire…
Par ailleurs, si nous mettons la pédagogie sous la loupe des découvertes des neurosciences nous
pouvons retenir qu’un cerveau passif n’apprend pas, alors que le jeu incite à l’action.
En conséquence, le guidage cognitif doit être au cœur de l’activité de l’enseignant qui devient un ex-
pert de l’apprentissage des enfants. Les activités dans lesquelles sont plongées ces derniers doivent
être corrélées aux restructurations et transformations mentales qu’elles entrainent.
Le nouveau curriculum renforce l’apprentissage par le jeu en prévoyant pour celui-ci des plages de
temps les plus longues possible, afin que les enfants puissent vraiment explorer et approfondir ce
qui les intéresse.
L’apprentissage par le jeu devient systématique. C’est pourquoi deux recueils de jeux en lecture et
en mathématiques sont mis à disposition pour accompagner l’enseignant. Cependant, il faut noter
que ces jeux sont à titre indicatif ; l’enseignant peut les enrichir ou les modifier ou en créer d’autres
en relation avec les réalités du milieu.
Les connaissances acquises par les élèves leurs servent à comprendre le monde dans lequel ils évo-
luent et les guident dans leurs actions. C’est pour cette raison que le nouveau curriculum reste ancré
dans l’approche par les compétences et la pédagogie de l’intégration. Toutefois, les seules compé-
tences disciplinaires ne couvrent que partiellement l’ensemble des habiletés requises pour l’atteinte
de cet objectif. C’est pour cette raison que les compétences définies sont transversales. Elles sont
transversales en raison du fait qu’elles se déploient à travers les divers domaines d’apprentissage.
Les compétences transversales correspondent à des savoir-agir fondés sur la mobilisation et l’utili-
sation efficaces d’un ensemble de ressources. Elles dépassent les frontières des savoirs disciplinaires
tout en accentuant leur consolidation et leur réinvestissement dans les situations concrètes de la
vie. Elles sont complémentaires les unes par rapport aux autres et toute situation complexe fait né-
cessairement appel à plusieurs d’entre elles à la fois. Par exemple, en jouant, l’enfant fait appel à «
un ensemble intégré de capacités qui permet d’appréhender une situation et d’y répondre plus ou
moins pertinemment » (Roegeirs, 1993).
C’est pourquoi il n’est pas tout le temps nécessaire de passer par des situations cibles ou les SSI
classiques pour intégrer ; les jeux proposés faisant largement appel à des situations d’intégration. En
effet, « La compétence est la possibilité, pour un individu, de mobiliser de manière intériorisée un
ensemble intégré de ressources en vue de résoudre une famille de situations-problèmes ». (Roegeirs,
2004).
L’enseignement explicite (direct instruction dans la littérature anglo-saxonne) est issu de la recherche
en éducation basée sur l’éducation fondée sur les faits (evidence-based education), comme on peut
le trouver en médecine et en sciences plus largement.
• Il faut alléger la charge cognitive pour permettre aux élèves de mieux apprendre :
Demander aux enfants de découvrir par eux-mêmes les notions à acquérir et les démarches pour
le faire conduit pour beaucoup à mener deux courses de front et à en sacrifier une : soit ils repèrent
les notions à acquérir mais oublient la démarche (et l’apprentissage ne sera pas transférable dans
un autre contexte), soit ils retiennent la démarche mais oublient les contenus (et la démarche seule
aboutit à un formalisme vide de sens et d’apprentissages « durs »).
• Tout nouvel apprentissage, pour être réel et durable, doit s’intégrer dans un réseau
sémantique et un schéma de pensée. Un apprentissage doit venir s’incorporer à celui qui l’a précédé
pour y trouver sa place : l’enseignant est là pour montrer aux élèves comment relier ces savoirs, on
ne repart pas de zéro à chaque leçon. Ces schémas préexistants peuvent venir de l’école, mais aussi
des savoirs propres à l’élève, de son expérience de vie, de la famille…
Des objectifs d’apprentissage annoncés très rapidement, une démarche modélisée par l’enseignant
peuvent donner l’impression que ce type d’enseignement vient en opposition à d’autres types de
propositions didactiques ou pédagogiques : démarche d’investigation ou expérimentale, tâches «
habillées », tâches complexes, démarche inductive… Toutes ces propositions sont plus ou moins
directement issues du constructivisme (Piaget) ou du socioconstructivisme (Vygotsky) dans
lesquelles l’enseignant est un « facilitateur » des apprentissages : il prévoit les situations d’appren-
tissage, construit une progression logique à l’intérieur de ceux-ci, organise le travail (individuel,
collectif…) et ses étapes, mais la démarche est essentiellement laissée aux soins de l’élève.
Dans l’enseignement explicite, l’enseignant est un « activateur » : il n’est pas plus magistral mais
il est plus « guidant » et ce guidage permet à un grand nombre d’élèves de suivre pas à pas l’appren-
tissage non pas sans erreur mais sans perdre de vue le but et le moyen de l’atteindre.
La différence essentielle entre ces différentes approches est donc le degré de guidage. Il est tout
à fait possible de réaliser une démarche d’investigation ou une tâche complexe avec une guidance
minimale: les mettre en œuvre après la phase de modelage par l’enseignant, les concevoir comme
des tâches de réinvestissement plutôt que des tâches de découverte par exemple permettent de leur
conserver leur rôle stimulant, attractif, leur richesse en termes de contextualisation des apprentis-
GUIDE DE LA PETITE SECTION - ANNÉE 2023
106 CURRICULUM DE L’EDUCATION PRÉSCOLAIRE
sages sans perdre en cours de route un certain nombre d’élèves. Le degré de guidage est aussi une
variable à utiliser dans la différenciation.
Souvent également, comme en mathématiques, on peut laisser aux élèves une phase de recherche
avant que l’enseignant ne montre, en mettant « un haut-parleur sur sa pensée », comment résoudre
le problème. La phase de modelage est donc différée.
L’enseignement explicite, contrairement à l’enseignement magistral qui vise avant tout la trans-
mission des contenus, porte d’abord sur la compréhension des enjeux d’apprentissage et leur mé-
morisation. Il permet de mobiliser l’attention des élèves au-delà des activités faites en classe sur ce
qu’il faut en retenir, aussi bien en termes de contenu que de démarche.
Présentation de l’approche
Dans son principe, chaque leçon suit strictement et de façon chronologique 5 étapes recommandées
lors d’une démarche d’enseignement explicite :
1. la mise en situation
2. la présentation de la notion
3. la pratique guidée
4. la pratique autonome
5. l’objectivation
Pendant la phase de mise en situation, l’enseignant oriente d’emblée l’attention des élèves sur l’ob-
jectif d’apprentissage visé et le lien – autant que faire se peut – avec la vie quotidienne des élèves
2. La présentation de la notion
•Au cours de la pratique autonome, un exercice sur support (exemple: un fichier) sera présenté.
• différenciation en terme de temps (certains élèves auront besoin de poursuivre plus longtemps
l’activité de la pratique guidée, avec l’enseignant ou en ateliers, en autonomie)
5. L’objectivation
Déterminer à voix haute, avec mes propres mots d’élève, les éléments compris et à retenir de la
notion présentée – se révèlera la pierre d’angle de ce processus d’explicitation des connaissances :
• explicitation des attentes et objectifs didactiques dans la mise en situation ;
• explicitation par l’enseignant des éléments qui constituent la notion par l’entremise de la pré-
sentation de la notion ;
• explicitation par l’élève de sa propre compréhension de la notion et mise en application accom-
pagnée de vérifications et d’explications supplémentaires de l’éducateur si nécessaires lors de la
pratique guidée et de la pratique autonome ;
• explicitation des savoirs résumés, compris et retenu lors de l’objectivation, ultime étape qui
permet de verbaliser et décrire les savoirs qui ont été compris.
Activité 1 : LANGAGE
CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
Au préscolaire, le langage fait référence aux habiletés de communication que l’enfant développera
à l’oral et qui lui permettront notamment d’affirmer sa personnalité, d’entrer en relation avec les
autres et de construire sa compréhension du monde. En raison de son caractère transversal, le lan-
gage revêt une importance notable dans le développement de l’enfant.
L’observation effectuée par l’enseignant au cours des activités quotidiennes de la classe est un moyen
privilégié d’évaluation et permet de suivre le cheminement de l’enfant dans le développement de
ses compétences langagières orales. Les différentes situations d’apprentissage vécues en classe four-
nissent de nombreuses occasions de recueillir des indices du niveau de développement du langage
de l’enfant. C’est pourquoi, toutes les occasions doivent être saisies par l’enseignant pour amener le
jeune enfant à s’exprimer spontanément avec lui ou avec ses pairs (coins jeux, moment de l’accueil,
heure du goûter…).
En petite section, on mettra l’accent sur la dimension expressive tout en misant sur la spontanéité
de l’enfant. A cet âge, l’égocentrisme gêne toute véritable discussion. A travers des situations variées
(cf. les types de langage) mais aussi aux multiples situations qu’offre le cadre formalisé, l’enseignant
veillera à enrichir le bagage linguistique des enfants.
En moyenne section, la structuration sera le centre de gravité et les productions langagières devront
commencer à respecter les normes de la langue.
En grande section, on insistera sur la communication, ce qui suppose une bonne socialisation, à sa-
voir : savoir écouter, pouvoir écouter, vivre des moments de relation orale.
Au préscolaire, les activités de langage se mènent en français et en langue nationale. Une situation
qu’il faut bien gérer.
OBJECTIFS
L’activité de langage vise à :
PRINCIPES MÉTHODOLOGIQUES
L’activité de langage repose sur les principes suivants :
NB : en Grande Section :
• Utilisation du français comme médium et objet d’apprentissage ;
Les dominantes selon les sections
• En petite section, la dominante constitue l’expression spontanée ;
• En moyenne section, elle demeure la structuration de la langue ;
DÉMARCHE
• Préalables ;
• Révision ;
• Exploitation des productions ou analyse : échanges entre les enfants et entre le maître et les
enfants en situation ;
En grande Section
Il est souhaitable de procéder à la phonétique préventive après la révision pour éviter les difficultés
de prononciation. En outre il faudra favoriser la phonétique corrective systématique durant toute
la séance.
Activité 2 : LE CONTE
CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
Le conte est une histoire racontée de génération en génération en vue d’éduquer, de divertir et de
moraliser un peuple. Contrairement à la légende, il ne repose pas généralement sur un fond his-
torique ou prétendu tel. Il jouit d’un caractère cosmopolite (universel) en ce sens qu’il existe dans
toutes les cultures à travers le monde. Par ailleurs, la part d’irréel, de merveilleux, qui y tient une
grande place, constitue une marque distinctive du genre.
Loin d’être traité en parent pauvre comme c’est souvent le cas dans les autres niveaux d’enseigne-
ment, le conte doit occuper une place de choix dans les structures préscolaires, compte tenu de
toutes les capacités qu’il peut développer chez le jeune enfant.
OBJECTIFS
Le conte peut être d’une grande utilité au préscolaire. Il est utilisé à la fois dans les activités lan-
gagières et en éducation aux valeurs morales et civiques et en éducation sanitaire. Par conséquent il
joue un rôle important dans le cas de l’interdisciplinarité.
Objectifs cognitifs
Le conte améliore le développement de la mémoire auditive et visuelle. Pour cette dernière, il existe
des supports pédagogiques tels que des illustrations ou des marionnettes que l’enseignant(e), au
préscolaire, peut pratiquer, en vue de rendre plus visibles les différents aspects du conte.
Il est aussi un outil d’une portée inestimable pour l’éveil intellectuel et l’élargissement du champ de
l’imagination des tout-petits. Aussi, le conte aide l’enfant de cet âge à mieux connaître son environ-
nement et développe du reste, la fonction langagière, d’écoute et d’attention.
Objectifs psychomoteurs
La restitution d’un conte est accompagnée de gestes (mimes, dramatisation). Des actions coordon-
nées, avec des objectifs pédagogiques bien précis, donnent à l’enfant les moyens nécessaires à une
bonne maîtrise du corps.
Objectifs socioaffectifs
Le conte aide l’enfant à mieux s’enraciner dans les valeurs socioculturelles de son terroir. Aussi, il
permet de dénoncer les contre-valeurs si l’on sait que l’essentiel des contes condamnent le mal tout
en exaltant le bien. Le conte cultive l’esprit de solidarité, de tolérance ; toutes valeurs qui ont une
place de choix dans nos milieux socioculturels.
PRINCIPES MÉTHODOLOGIQUES
• Le choix d’un conte adapté au contexte socioculturel de l’enfant ;
• La Création d’une ambiance favorable à un moment de conte (images, dessins, éclairage, etc.
pour favoriser l’attention, le fantastique et l’imagination) ;
• L’utilisation du conte comme instrument d’éducation et comme moyen pédagogique pour ins-
taller d’autres compétences dans les différentes disciplines (interdisciplinarité).
DÉMARCHE
• Préalables
• Présentation du conte.
• Formule magique.
• Présentation du Récit (déroulement).
• Exploitation : questions sur les faits, les personnages, le contexte, l’évolution des événements,
l’évolution des faits (comparaison de la situation initiale et la situation finale).
• Evaluation : elle se fera en fonction de l’objectif (restitution - description d’images représentant
les personnages – énoncé d’une règle morale ou civique).
Il va donc falloir apprendre aux élèves à lire des images: observation globale, observation guidée et
repérage de certains éléments.
Lecture de l’enseignant(e). L’histoire est écoutée en entier pour satisfaire la curiosité des élèves. Elle
est ensuite réécoutée par épisodes selon le découpage proposé par l’enseignant(e), à propos des-
quels seront menées des activités d’exploitation.
Pour chaque épisode, l’écoute sera continue dans un premier temps. Puis l’enseignant(e) pourra
reprendre la lecture en faisant des arrêts, si nécessaire.
Lorsque sont repérés des éléments qui peuvent faire obstacle à la compréhension, expliquer un mot,
raconter l’action avec une autre formulation. Il est également envisageable de demander leur avis
aux élèves : Que va-t-il se passer ensuite ? Est-ce que vous vous rappelez… ? Que pensez-vous de
ce que fait tel personnage ?
De façon générale, il faut rendre l’écoute active et stimuler le désir de compréhension : bien mettre
le ton et varier les intonations, montrer l’image ou des éléments de celle-ci à des moments-clés (dési-
gner, sur le poster, le personnage dont on parle ou qui s’exprime), mimer certains passages, solliciter
les élèves pour qu’ils fassent des gestes en relation avec l’action qui est évoquée dans l’histoire, etc.
Lors des relectures, tous ces moyens seront à nouveau mis en œuvre avec des variations : antici-
pation par les élèves sur certains passages, arrêts pour des commentaires ou de courts moments
d’analyse, activités de reformulation, etc.
• Faire découvrir la notion de personnage. Les enfants et les adultes que l’on voit sur l’image sont
imaginaires, même si les aventures que l’on raconte à leur propos sont plausibles ;
• Aider les élèves à comprendre l’histoire. Les difficultés portent le plus souvent sur la non-com-
préhension de certains mots, la complexité de la syntaxe, l’interprétation du texte (comprendre
qui parle, qui fait quoi, l’enchaînement des actions, etc.). Progresser dans la maîtrise de la langue
française et s’approprier le langage dans toutes ses dimensions, orales et écrites, sont des objectifs
majeurs poursuivis à travers la lecture d’histoires.
Prévoir des échanges autour de l’histoire : restituer les événements importants de l’histoire (refor-
mulation avec ses propres mots), progressivement, être capable de raconter l’histoire, donner son
avis et exprimer son ressenti, écouter les autres, dire à quelle autre histoire fait penser celle qui est
vient d’être lue, mener une recherche documentaire sur le thème de l’album (les couleurs, les fruits
et les légumes, les animaux…).
ACTIVITE 3 : LE VOCABULAIRE
INTRODUCTION
Au niveau de l’activité de langage, la nouveauté introduite dans ce guide révisé est l’apprentissage
systématique du vocabulaire à travers un objectif d’apprentissage dénommé « enrichir le vocabu-
laire ». Cela se justifie par un souci d’acquisition précoce d’un vocabulaire riche et varié condition
indispensable pour l’apprentissage de la lecture en référence à la liaison langage/lecture.
Parmi les inflexions introduites dans le guide révisé, la systématisation de l’apprentissage précoce
du vocabulaire devient une option.
• Développer le capital lexical des élèves, en réception et en production, dans le langage en situa-
tion et dans le langage hors contexte d’activité.
• Développer la mémoire lexicale (celle des mots) et la mémoire sémantique (celle du sens des
mots).
• Les jeux ;
• Les activités de rappel de vécu, de rappel de récit (langage d’évocation) à partir de supports
variés ;
• La littérature de jeunesse ;
• Les documentaires.
LE LEXIQUE
• Vocabulaire de proximité avec des noms, des verbes, des adjectifs pour : désigner les objets et
les lieux, décrire leurs propriétés, caractériser des actions ;
• Vocabulaire lié à la découverte du monde en lien avec des thèmes d’études ou des projets de
classe ou d’école (lien avec l’expérimentation) ;
• Vocabulaire lié à des actions particulières : motricité, règles de jeu, consignes scolaires…
DÉMARCHE
Acquisition des mots (Compréhension en réception)
• Situation d’observation ;
• Situation de découverte ;
• Mobilisation en contexte ;
• Réutilisation et remise en jeu d u vocabulaire dans des contextes, des situations diversifiées de
production langagière ;
2. Archivage des mots appris, mise en place d’outils dans la classe et dans le cahier de l’élève
(continuité des outils) ;
Activité 1 : LA LECTURE
INTRODUCTION
Dès le préscolaire, l’enfant doit développer des habiletés langagières et cognitives pour entrer ef-
ficacement dans l’apprentissage de la lecture et de l’écriture à l’élémentaire. Une solide conscience
phonologique, la connaissance des lettres et la connaissance du principe alphabétique sont des pré-
dicteurs de la réussite ultérieure en lecture-écriture.
Le curriculum rénové accorde donc une place centrale à ces sujets ainsi qu’aux essais d’écriture.
Pour se préparer à apprendre à lire et à écrire, l’élève doit prendre conscience que le langage qu’il
entend est composé d’éléments (mots, syllabes, phonèmes) qui peuvent être isolés. Il découvre que
ces éléments sont représentés à l’écrit par des lettres qui lui permettent de percevoir l’importance
des marques morphologiques.
Dans le guide, les composantes de la lecture (la conscience phonologique, le principe alphabétique,
le vocabulaire, la compréhension et la fluidité) sont prises en charge à travers des Objectifs d’Ap-
prentissage (OA).
La prise de conscience des unités de la langue n’est pas spontanée. Il est nécessaire de mettre en
place un enseignement spécifique, continu, structuré, progressif pour que l’élève, tout au long du
préscolaire, puisse développer les différentes compétences dans le domaine de la phonologie : écou-
GUIDE DE LA PETITE SECTION - ANNÉE 2023
CURRICULUM DE L’EDUCATION PRÉSCOLAIRE 115
ter, discriminer et manipuler les unités de langue. Ce travail régulier et systématique se fera par la
manipulation de syllabes, de mots, de rimes et des premières correspondances lettre-son.
En préparant les enfants aux premières utilisations maîtrisées de l’écrit, le préscolaire occupe une
place privilégiée pour leur offrir une fréquentation de l’écrit, très différent de l’oral. L’enjeu est de
les habituer à la réception de langage écrit afin d’en comprendre le contenu. L’enseignant prend
en charge la lecture, oriente et anime les échanges qui suivent l’écoute. La progressivité réside es-
sentiellement dans le choix de textes de plus en plus longs et éloignés de l’oral ; si la littérature de
jeunesse y a une grande place, les textes documentaires ne sont pas à négliger.
En se familiarisant avec la littérature et les documentaires, les enfants découvrent également que
l’écrit est un outil culturel qui permet de communiquer efficacement et durablement avec autrui, de
générer des mondes, de produire du savoir consultable, de provoquer des émotions : la fréquenta-
tion des documentaires et des albums de littérature de jeunesse à laquelle il faut laisser une grande
place, les amène à des activités de lecteurs : comprendre, interpréter, saisir l’essentiel et l’implicite
d’un texte, traiter et hiérarchiser les informations.
L’option du nouveau curriculum est donc de faire cohabiter le français et la langue maternelle dans
des proportions qui permettent le développement harmonieux du français. L’arabe trouvera égale-
ment sa place dans cette diversité linguistique dans les structures préscolaires franco-arabes ou les
daara préscolaires.
Les enfants n’ont pas tous l’occasion d’observer, de vivre des utilisations variées et nombreuses de
l’écrit dans leur milieu familial, celles qui permettent d’établir des liens culturels, sociaux, cognitifs,
psychologiques et affectifs avec le monde de l’écrit. Le préscolaire doit construire la familiarisation
avec cet univers. Pour construire donc une acculturation relative au fonctionnement du système,
l’enseignant passera par l’écriture. Quand il écrit un mot dans un but fonctionnel devant des en-
fants, il commente ce qu’il fait : en décomposant le mot en syllabes, en isolant la syllabe qu’il écrit,
en énonçant le nom de la lettre et sa valeur sonore, en commentant la forme des tracés. Il n’attend
pas de mémorisation mais vise à construire une familiarité avec ce qu’est le système d’écriture, une
première compréhension de son fonctionnement alphabétique.
Au préscolaire, l’enfant le découvre la fonction de l’écrit en utilisant divers supports (livres variés,
affiches, lettres, messages électroniques ou téléphoniques, étiquettes, etc.) en relation avec des situa-
tions ou des projets qui les rendent nécessaires ; il en fait une expérience plus précise encore quand
il est spectateur d’une écriture adressée et quand il constate lui-même les effets que produisent les
écrits sur ceux qui les reçoivent.
Avant d’aboutir, toute production d’écrits nécessite différentes étapes. La phase d’élaboration orale
préalable du message est fondamentale, notamment parce qu’elle permet la prise de conscience des
transformations nécessaires d’un propos oral en phrases à écrire. La technique de dictée à l’adulte
concerne l’une de ces étapes qui est la rédaction proprement dite. Ces expériences précoces de pro-
ductions génèrent une prise de conscience du pouvoir que donne la maîtrise de l’écrit.
Cet OA permet à l’enfant de participer verbalement à la production d’un écrit et de découvrir qu’on
n’écrit pas comme on parle.
L’une des conditions pour apprendre à lire et à écrire est d’avoir découvert le principe alphabétique
selon lequel l’écrit code en grande partie l’oral (la sonorité). La connaissance des lettres est un pré-
dicteur précoce de la réussite en lecture-écriture. La connaissance des lettres avant l’enseignement
formel du code, contribue à faciliter l’accès au principe alphabétique. Cependant, avant l’enseigne-
ment formel du principe alphabétique et de la lecture, la connaissance du nom des lettres contribue
d’une part, à l’accès au code graphophonologique et facilite d’autre part, l’accès aux représentations
phonémiques. En effet, la connaissance du nom des lettres permet de constituer les premiers liens
entre l’oral et l’écrit.
En début de petite section, le plus souvent, dessins, écritures, graphismes, pictogrammes, symboles,
signes ne sont pas différenciés. Peu à peu, la différence entre dessin et écriture se construit, lorsque
les enfants comprennent que certaines traces se distinguent des autres et portent un sens, toujours
identique. Le prénom, par exemple, écrit en accompagnement de la photo, participe à cette différen-
ciation. Les enfants identifient, avec l’enseignant, que cet écrit a toujours recours aux mêmes signes,
limités, permanents, alignés et normés bien avant de reconnaître la valeur conventionnelle du code
alphabétique. L’enseignant doit verbaliser clairement ces caractéristiques de manière à les rendre
observables et lever les implicites.
Ce qui est visé ici est la découverte de ce principe et non l’apprentissage systématique des relations
entre formes orales et écrites.
PRINCIPES MÉTHODOLOGIQUES
Compte tenu de la nature de l’intelligence enfantine (intelligence concrète), il faut toujours utiliser
le concret pendant l’activité de lecture.
La liaison langage / lecture-écriture est nécessaire pour permettre l’acquisition d’un vocabulaire
riche et varié, condition indispensable pour l’apprentissage de la lecture.
La démarche de l’enseignement explicite sera en vigueur. Cependant le jeu, en tant que ressource,
peut être utilisé comme situation d’entrée, de consolidation ou d’évaluation.
Le jeu aussi, dans certains cas, peut constituer entièrement une séance d’enseignement-apprentis-
sage.
DEMARCHE
- Préalables
Ils constituent un moment de prise en main pour mettre l’enfant dans de bonnes conditions d’ap-
prentissage. Pour ce faire, une bonne disposition des enfants de manière à pouvoir les contrôler
correctement et de façon individuelle est indispensable ; à cela s’ajoute la disponibilité du matériel
didactique gage d’un apprentissage réussi.
- Révision
C’est une étape au cours de laquelle l’enseignant fait le contrôle des acquis antérieurs. Elle peut
aussi servir de moments de consolidation et de point d’ancrage à la leçon du jour.
Son importance réside dans le fait que le non usage des connaissances antérieures favorise l’oubli.
- la présentation de la notion
C’est l’étape de découverte d’une notion ou de son approfondissement. L’enseignant ne doit pas
être long dans ses explications et doit adapter son vocabulaire au niveau de langue des enfants.
- la pratique guidée
C’est l’étape qui permet à l’enseignant de s’assurer de la juste compréhension et de la maîtrise de la
notion présentée. Pour ce faire, quelques enfants sont sollicités pour simuler l’activité présentée par
l’enseignant.
- la pratique autonome
C’est le moment où les enfants accomplissent sans assistance et de façon individuelle les tâches
identiques à la pratique guidée.
C’est au cours de cette étape qu’un exercice sous forme de jeu sera présenté.
- L’objectivation
Un moment privilégié pour l’enfant d’identifier, de systématiser et de formuler à voix haute, à partir
des manipulations et constats avec ses propres mots, les éléments compris et à retenir de la notion
présentée.
Activité 2 : GRAPHISME-ECRITURE
GRAPHISME
Le graphisme est la combinaison du geste et d’un instrument scripteur laissant des traces sur un
support. Les premiers exercices graphiques visent à donner aux enfants la force musculaire et la
souplesse articulaire nécessaires aux différents mouvements de l’écriture. Les supports (sol, ta-
bleau, feuille, ardoise, cahier…) comme les outils scripteurs (craie, charbon, bouts de bois, pinceaux,
crayons, stylos…) peuvent être variés.
Comme toute activité, le graphisme s’enseigne : il occupe une place dans les emplois du temps, il
fait l’objet d’un projet d’enseignement, il suit une programmation et une progression spécifiques
adaptées au public de chaque section. Il faudra notamment veiller à la tenue des outils dont le choix
doit évoluer dans le temps en fonction de leur nature, leur usage et leurs caractéristiques.
Par certains aspects, observer un modèle pour le reproduire à l’aide d’un outil scripteur, la situation
graphique s’apparente à celle de l’écriture. Mais si les formes proposées en graphisme sont proches
de celles de l’écriture (cercles, boucles, arceaux, coupes, lignes verticales, horizontales…), elles en
sont néanmoins distinctes par le contexte qui leur donne un sens. L’enseignant aura donc à conduire
les élèves à établir des liens entre les formes exercées au cours des exercices graphiques et celles de
l’écriture. Du point de vue gestuel, le graphisme permet de proposer des procédures diverses (tracer
vers le haut ou le bas, vers la droite ou la gauche). Ainsi, suggérer de tracer des cercles dans les deux
sens de rotation ne va pas à l’encontre des règles de l’écriture. Les règles spécifiques de l’écriture
seront introduites au moment voulu, et d’autant plus facilement acquises que la motricité aura été
suffisamment développée. Ce développement relève d’un apprentissage spécifique.
OBJECTIFS
L’activité de graphisme systématique vise à :
PRINCIPES
• Le travail par groupes restreints ;
• La variation des supports et outils scripteurs ;
• Le respect du sens de l’écriture de gauche à droite, de haut en bas ;
• Le respect de la phase de vécu corporel ;
• Le suivi du travail individuel des enfants en vue de déceler les difficultés et d’aider à remédier.
DÉMARCHE
• Vécu corporel (global, partiel) ;
présentation et exploitation de la situation.
• Représentation graphique ;
représentation et verbalisation du tracé sur différents supports : au tableau, sur ardoise, sur feuille.
• Évaluation ;
exercices dans les cahiers d’activités.
ECRITURE
L’apprentissage de l’écriture
Pour l’enfant, l’apprentissage de l’écriture relève souvent d’un exercice graphomoteur qui consiste
à reproduire fidèlement une lettre, une syllabe ou un mot en respectant la trajectoire gauche-droite
des tracés ainsi que la forme, l’ordre et la direction selon lesquels on trace les traits qui composent
une lettre. Cependant, si cet apprentissage nécessite l’appropriation de techniques, la maîtrise des
règles et des conventions, on ne peut le réduire à de simples entraînements graphomoteurs. En effet,
il nécessite pour l’enfant un travail cognitif supplémentaire.
Ainsi, enseigner l’écriture nécessite pour l’enseignant l’élaboration d’un dispositif d’enseignement
qui tienne compte à la fois de la nature de l’objet « langue écrite » ainsi que de la connaissance du
développement de l’enfant, aussi bien dans ses aspects sensoriel, cognitif et psychologique. Il va de
soi que, pour l’enfant, l’apprentissage de l’écriture ne fait que débuter au préscolaire, c’est tout au
long de sa scolarité que se poursuivra l’acquisition, la maîtrise, le perfectionnement de l’écriture.
Grande section : apprentissage de la cursive
En fin de grande section, l’élève doit être capable d’écrire en cursive son prénom et de copier, sous la
conduite de l’enseignant, de petits mots simples. Il doit en outre pouvoir établir les correspondances
de certains sons en lettres.
L’apprentissage de l’écriture cursive est de loin celui qui se révèle le plus difficile. Il ne fait que
débuter au préscolaire, il doit se poursuivre à l’école élémentaire avec autant d’attention. Avant de
systématiser l’enseignement de l’écriture cursive, il est conseillé de vérifier les acquis des élèves,
aussi bien pour la reconnaissance du prénom (majuscules, cursive, script) que pour son écriture
en majuscules (compétence qui devrait être acquise en fin de moyenne section). Cependant, l’hé-
térogénéité est souvent grande dans ce domaine : l’enseignant de grande section aura à vérifier et
à consolider les connaissances antérieures et parfois à reprendre pour certains enfants des séances
consacrées à l’écriture en majuscules.
Il faut proposer l’écriture cursive avec prudence et rigueur, en veillant à ce que les enfants n’écrivent
pas sans surveillance avant d’avoir progressé suffisamment dans la maîtrise de cette graphie.
OBJECTIFS
Pour maîtriser le code graphique, l’élève doit être capable de :
PRINCIPES MÉTHODOLOGIQUES
Qu’il soit droitier ou gaucher, l’enfant doit apprendre à tenir ses instruments sans crisper la main (en
utilisant la pince du pouce et de l’index et le support du majeur), à disposer la surface qu’il utilise
dans le prolongement de l’avant-bras (correctement placé) tout en adoptant une posture adéquate.
Pour amener les élèves à avoir une écriture belle et correcte, il convient de veiller à un certain
nombre de principes :
DÉMARCHE POSSIBLE
- Préalables
• Installer les élèves dans une posture idéale pour écrire ;
• Présenter l’objectif de la séance ;
• Assouplir les articulations ;
- Révision ou rappel
DOMAINE 2 : MATHEMATIQUES
- le principe d’activité
C’est par sa propre exploration et non par référence à l’expérience d’autrui que l’enfant construira
la connaissance.
- le principe de constructivité
L’analyse et la pensée intuitive, précédant toujours l’analyse et la pensée réflexive, il faut laisser
l’enfant se heurter à la difficulté, procéder par essais, erreurs et rectifications.
- le principe de progression
Aller du concret à l’abstrait en passant par le semi concret.
Les principes de variabilité (perceptuelle et mathématique)
Il faut par exemple varier le matériel (variabilité perceptuelle) mais aussi varier les paramètres (va-
riabilité mathématique).
DÉMARCHE EN MATHÉMATIQUES
- Préalables
Ils constituent un moment de prise en main pour mettre l’enfant dans de bonnes conditions d’ap-
prentissage. Pour ce faire, une bonne disposition des enfants de manière à pouvoir les contrôler
correctement et de façon individuelle est indispensable ; à cela s’ajoute la disponibilité du matériel
didactique gage d’un apprentissage réussi.
- Révision
C’est une étape au cours de laquelle l’enseignant (e) fait le contrôle des acquis antérieurs. Elle peut
aussi servir de moments de consolidation et de point d’ancrage à la leçon du jour.
Son importance réside dans le fait que le non usage des acquisitions antérieures favorise l’oubli.
- la mise en situation
Prélude à la présentation de la notion, l’enseignant oriente d’emblée l’attention des élèves sur l’ob-
jectif d’apprentissage visé et le lien – autant que faire se peut – avec la vie quotidienne des élèves.
- la présentation de la notion
C’est l’étape de découverte d’une notion ou de son approfondissement. L’enseignant ne doit pas
être long dans ses explications et doit adapter son vocabulaire au niveau de langue des enfants.
C’est le lieu pour l’enseignant de modéliser ou de démontrer.
- la pratique guidée
- la pratique autonome
C’est le moment où les enfants accomplissent sans assistance et de façon individuelle les tâches
identiques à la pratique guidée.
C’est au cours de cette étape qu’un exercice sous forme de jeu sera présenté.
- L’objectivation
Un moment privilégié pour l’enfant d’identifier, de systématiser et de formuler à voix haute, à partir
des manipulations et constats avec ses propres mots, les éléments compris et à retenir de la notion
présentée.
CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
Dès la naissance, le cerveau humain est programmé pour traiter les quantités (notion de cardinal),
le nombre qualitativement (notion d’ordre, de rang…), etc. D’où la nécessité d’aborder l’étude du
nombre de manière précoce.
Un nombre est un concept (création de l’esprit), une notion fondamentale permettant d’évaluer et
de comparer des quantités ou des mesures, mais aussi d’ordonner ou de nommer des éléments par
une numérotation.
Savoir la comptine des nombres est un exercice de mémorisation, cela ne veut pas dire que l’enfant
sait représenter le nombre. Ainsi, le nombre ne s’apprend pas, il se construit.
OBJECTIFS
L’enfant doit être en mesure de :
• Savoir que le cardinal ne change pas si on modifie la disposition spatiale ou la nature des élé-
ments ;
• Savoir que tout nombre s’obtient en ajoutant un au nombre précédent et que cela correspond à
l’ajout d’une unité à la quantité précédente ;
• Savoir quantifier des collections jusqu’à dix au plus ; les composer et les décomposer par mani-
pulations effectives puis mentales ;
• Pouvoir dire combien faut-il ajouter ou enlever pour obtenir une quantité.
• Savoir parler des nombres à l’aide de leur décomposition ;
• Pouvoir dire la suite des nombres en fonction de la progression en numération ;
• Savoir dénombrer ;
• Savoir évaluer et comparer des collections d’objets avec des procédures numériques ou non
numériques ;
CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
A l’école, il y a trois temps d’apprentissage des activités géométriques :
• d’abord, la géométrie perceptive où l’élève reconnaît globalement une figure par le biais de ses
sens (la vue, le toucher) ;
• ensuite, la géométrie instrumentée où l’élève prouve la nature de la figure en utilisant des ins-
truments appropriés ;
• enfin, la géométrie mathématisée où l’élève énonce certaines propriétés d’une figure en fonc-
tion d’informations données initialement ou déduites.
Au préscolaire, on se situe dans le temps de la géométrie perceptive, l’élève reconnaît une figure par
la vue ou le toucher (manipulation).
L’élève est familiarisé avec un vocabulaire qui lui permettra, à terme, de caractériser les propriétés
d’objets qu’il a à décrire, reconnaître, reproduire et construire dans la suite de sa scolarité. On peut
donc parler d’introduction à la géométrie plus que de géométrie proprement dite.
Ainsi, le vocabulaire de «cube, pyramide, boule, cylindre» doit être abordé pour les solides et le
vocabulaire de «carré, rond, triangle» pour la géométrie plane.
La géométrie entre non seulement dans le domaine des apprentissages mathématiques appelé
«construction des premiers outils pour structurer la pensée» mais également dans le domaine de la
découverte du monde sous l’angle d’une prise de conscience de la notion d’espace. L’espace de la
feuille ne représente pas un espace évident pour l’enfant du préscolaire. Sa découverte et sa prise en
compte font d’ailleurs l’objet d’un apprentissage à part entière.
Utilité de la manipulation
La manipulation a un effet bénéfique sur les enfants. Elle a dans un premier temps un intérêt en
termes de perception. En confrontant les enfants à leur sens du toucher, on diversifie les angles d’ap-
proche de la géométrie dans l’espace, la posant comme une activité concrète, proche des enfants.
En effet, la manipulation permet de rendre la géométrie concrète. Elle engendre l’utilisation de plu-
sieurs sens en même temps et ainsi ancre plus durablement les apprentissages chez les enfants. Ain-
si, la manipulation sous ses différentes formes (catégorisation et reproduction), permet aux enfants
d’exercer leur sens de l’observation et de créer une relation plus forte avec la géométrie à travers les
expériences concrètes vécues.
OBJECTIFS
• Identifier quelques solides ;
PRINCIPES MÉTHODOLOGIQUES:
En plus des principes généraux énoncés ci-haut, on peut retenir :
• l’approche des formes planes, des objets de l’espace se fait par la manipulation et la coordina-
tion d’actions sur des objets ;
• L’approche est soutenue par le langage : il permet de décrire ces objets et ces actions et favorise
l’identification de premières caractéristiques descriptives ;
• Ces connaissances qui resteront limitées constituent une première approche de la géométrie
• La manipulation des objets en vue de les identifier, de les caractériser, de les comparer ; c’est
d’ailleurs cette manipulation qui fait naître chez l’enfant une activité mentale permettant de mo-
difier ses représentations ;
• La diversification du matériel et des matériaux pour favoriser les découvertes et les transferts
de connaissance et d’expériences ;
• L’interdisciplinarité est une approche nécessaire pour l’installation de prérequis dans d’autres
activités mathématiques.
CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
Au préscolaire, les activités de mesure mettent l’accent sur :
• l’utilisation d’unités non conventionnelles pour mener des activités de mesurage afin de com-
parer des grandeurs.
Exemples :
• Pour les longueurs, utiliser le pas ou la coudée pour comparer.
• Pour les capacités, utiliser un pot pour remplir deux bouteilles et comparer les capacités.
Les recherches démontrent que tous les enfants peuvent développer ce sens de la mesure par l’en-
tremise d’activités qui intègrent la manipulation de matériel concret et l’utilisation d’unités de me-
sure non conventionnelles.
Au préscolaire, l’enfant doit commencer l’apprentissage des concepts associés à la mesure dans le
cadre de situations concrètes et ludiques. Des activités de manipulation portant essentiellement sur
des comparaisons permettront d’explorer les notions en lien avec les grandeurs ( longueur, masse,
etc.). Il importe d’observer les stratégies utilisées par l’enfant (aligner, superposer, soupeser, etc.)
pour l’aider à rendre les situations de comparaison plus pertinentes et efficaces.
Par exemple : les stratégies appropriées de comparaison des longueurs consistent à aligner une des
extrémités de chaque objet pour déterminer lequel est le plus long ou le plus court et à superposer
deux objets pour déterminer lequel est le plus long ou le plus court.
Les enfants peuvent aussi mener des activités de comparaison de capacités en utilisant des bacs à
eau et à sable, etc.
S’agissant de la mesure du temps, il importe de mettre à profit des situations naturelles pour aider
l’enfant à s’approprier le vocabulaire ciblé. De plus, certains moments de la journée peuvent servir
à utiliser concrètement les repères temporels (le calendrier du matin, le plan de la journée, la pla-
nification d’un évènement spécial, etc.). L’horaire type du préscolaire comporte d’autres occasions
concrètes qui permettent d’associer quotidiennement des évènements à des repères temporels. Par
exemple, l’enfant peut créer des liens avec les activités journalières : moment du goûter, de la psy-
chomotricité, heure d’arrivée à l’école, etc.
OBJECTIFS
Comparer des grandeurs :
• longueurs ;
• masses ;
• capacités ;
• durée.
PRINCIPES MÉTHODOLOGIQUES:
En plus des principes généraux énoncés ci-haut, on peut retenir qu’au préscolaire, les activités de
mesure mettent l’accent sur :
• l’utilisation d’unités non conventionnelles pour mener des activités de mesurage afin de com-
parer des grandeurs.
• l’approche des formes planes, des objets de l’espace se fait par la manipulation et la coordina-
tion d’actions sur des objets ;
• L’approche est soutenue par le langage : il permet de décrire ces objets et ces actions et favorise
l’identification de premières caractéristiques descriptives ;
• Ces connaissances qui resteront limitées constituent une première approche de la mesure.
CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
C’est à partir des premières conceptions que l’enfant se forge une idée du monde et construit pro-
gressivement son système de pensée et ses apprentissages. Par conséquent, il est important de sus-
citer très tôt différents modes de raisonnements, de formes de pensées qui, s’ils ne sont pas installés
dès la petite enfance, constitueront des freins à un apprentissage nouveau.
C’est pourquoi, dès le préscolaire, l’enseignant doit aider l’enfant à développer progressivement
des aptitudes d’objectivité par des questionnements, des expérimentations, des observations, des
manipulations, etc.
Le contenu de l’initiation scientifique et technologique est essentiellement basé sur l’étude des êtres
vivants (animaux, végétaux), des phénomènes physiques (sons, lumière, matière, eau, électricité)
des relations que l’homme entretient avec son environnement mais aussi sur le fonctionnement de
quelques objets technologiques courants.
Le but de l’initiation scientifique et technologique est de développer chez l’enfant d’âge préscolaire
l’esprit scientifique et des prédispositions à la technologie en vue de participer positivement à la
transformation de son environnement.
OBJECTIFS
L’initiation scientifique a pour objectifs de :
PRINCIPES MÉTHODOLOGIQUES
Pour réussir une séance d’initiation scientifique, il faut :
• une expérimentation en vue de vérifier les propositions de solutions faites par les enfants et
constater eux-mêmes la vérité par tâtonnement et erreur ;
• une activité de l’enfant : implication effective de l’enfant dans les tâches qui doivent être réali-
sées en groupes : comparer, examiner, reproduire une expérience ;
• une adaptation des situations : elles doivent être adaptées à l’âge des enfants et ne doivent pas
présenter des risques.
DÉMARCHES POSSIBLES
Initiation scientifique
1ère possibilité
Phase 1 : Préalables
Phase 7 : Évaluation
2ème possibilité
Phase 1 : Préalables
Phase 7 : Évaluation
Initiation technologique
Phase 1: Préalables
Observation libre puis dirigée (Constats, analyse et hypothèses, Vérification des hypothèses)
Manipulation
CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
Le développement et le bien-être corporel relèvent des règles d’hygiène, des soins permanents de
santé et d’une nourriture équilibrée. L’enfant d’âge préscolaire est exposé à toutes sortes d’affections
dues souvent au manque de respect des règles d’hygiène de vie collective, individuelle, corporelle
et vestimentaire. Le souci de tout enseignant doit être de veiller à une bonne éducation sanitaire de
l’enfant afin de lui permettre de préserver sa santé et son environnement.
L’hygiène individuelle est une marque de respect de soi et des autres dans la vie en société et doit
être intégrée aux principes de base de l’éducation. Elle doit être appliquée au quotidien, par les en-
fants et tous les adultes intervenant à l’école, dans tous les locaux et espaces recevant des enfants.
Les mesures d’hygiène sont d’autant plus importantes que l’école accueille de jeunes enfants, popu-
lation plus exposée au risque infectieux.
OBJECTIF
L’hygiène et le bien-être visent à préserver la santé et le bien-être de l’enfant en s’appropriant les
règles d’hygiène corporelle, vestimentaire et alimentaire.
PRINCIPES
• Proposer des activités pratiques permettant aux enfants de réinvestir ce qu’ils ont appris;
• Suivre les comportements de l’enfant en classe et dans la cour pour vérifier si les bonnes habi-
tudes sont bien installées ;
• Exploiter des situations vécues en classe, dans la cour, pendant les sorties et visites : atelier de
peinture, modelage, goûter, fêtes, jeux de plein air….
DÉMARCHE POSSIBLE
Phase 1. Préalables
• Proposition de solutions
Phase 5. Validation :
Phase 6. Evaluation :
Formalisation de la règle d’hygiène à partir des résultats de la comparaison état initial état final.
Suivi des comportements des enfants en classe et dans la cour pour vérifier si les bonnes habitudes
sont bien installées.
ET BIEN-ETRE GLOBAL
CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
L’enfant vit dans une société qui s’organise autour de valeurs auxquelles il doit se conformer pour
mieux s’adapter. L’éducation aux valeurs morales et civiques est importante au préscolaire si l’on
sait que l’enfant de cet âge est le citoyen de demain. Dès lors, l’éducation aux valeurs morales et
civiques doit occuper une place de choix dans les activités du préscolaire. Pour qu’il soit un citoyen
capable de participer activement à la transformation positive de sa société, la préoccupation ma-
jeure de tout enseignant doit être d’installer chez lui un certain nombre de comportements positifs.
L’éducation aux valeurs morales et civiques comporte quatre dimensions, étroitement articulées
entre elles : une dimension sensible (culture de la sensibilité) ; une dimension normative (culture
de la règle et du droit) ; une dimension cognitive (culture du jugement) et une dimension pratique
(culture de l’engagement).
Culture de la sensibilité
La sensibilité est une composante essentielle de la vie morale et civique. Elle permet à l’enfant d’être
capable de/d’:
La culture de la règle et du droit vise à faire acquérir aux enfants le sens des règles au sein de la
classe, de l’école ou de la communauté.
Elle permet aux enfants de savoir participer à la définition de règles communes, d’être capable de
conformer sa tenue, son langage et son attitude aux différents contextes de vie. Elle permet aussi
aux enfants de comprendre :
• les raisons de l’obéissance aux règles et à la loi dans une société démocratique ;
• qu’il existe une gradation des sanctions et que la sanction est éducative (accompagnement,
réparation…).
Culture du jugement
Le développement du jugement moral, modulé selon les âges, fait appel de manière privilégiée
aux capacités d’analyse, de discussion, d’échange, de confrontation des points de vue dans des
situations problèmes. Il demande une attention particulière au travail du langage, dans toutes ses
expressions écrites ou orales. Le développement du jugement moral permet à l’enfant d’être capable
de/d’ :
Culture de l’engagement
L’école doit permettre aux enfants de devenir acteurs de leurs choix et de participer à la vie sociale
de la classe, de l’école et de la communauté dont ils sont membres. Par conséquent, l’enfant doit :
• être capable de respecter les engagements pris envers soi-même et envers les autres ;
• être capable de prendre en charge des aspects de la vie collective et de l’environnement et dé-
velopper une conscience citoyenne et écologique ;
• être capable de travailler en autonomie et de coopérer ;
OBJECTIFS
• éduquer au respect du bien collectif ;
PRINCIPES
• proposition d’activités pratiques permettant aux enfants de réinvestir ce qu’ils ont appris;
• rappel des leçons de morale ou de civisme, des règles de sécurité dans toutes les occasions ;
• exploitation de situations vécues en classe, dans la cour, pendant les sorties et visites … ;
• utilisation de supports ;
• suivi des comportements de l’enfant en classe et dans la cour pour vérifier si les bonnes habitu-
des sont bien installées ; au cas contraire profiter de certaines situations pour donner des leçons
de morale.
DÉMARCHE POSSIBLE
• Préalables
• Révision ou rappel
• Mise en situation
• Exploitation de la situation
CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
L’éducation environnementale permet au jeune enfant d’agir en connaissance de cause dans un sens
favorable à tout le monde. Elle contribue à la compréhension des aspects scientifiques mais aussi au
développement de nombreux savoir-être. C’est une activité qui doit faire l’objet d’une sensibilisa-
tion constante de la part de chaque enseignant.
Le respect de l’environnement est une notion essentielle qui commence par des gestes au quotidien.
Pour que les générations futures participent au développement durable, il est essentiel qu’elles
acquièrent les réflexes nécessaires. L’enseignant doit aujourd’hui savoir transmettre les gestes du
quotidien pour préserver les ressources et garder l’intégrité de l’environnement immédiat. Il s’agit
aussi pour l’enseignant de prêter attention à la sécurité de l’enfant pour tout ce qui constituent pour
lui des sources de danger dans son environnement immédiat (maison, école, classe, environs de
l’école, etc.)
• d’amener les enfants à découvrir, s’émerveiller et observer l’environnement dans lequel ils évo-
luent (le monde vivant et le monde non vivant) ;
• de leur faire prendre conscience de l’impact de leurs gestes et comportements sur cet environ-
nement, car c’est celui sur lequel ils pourront agir quotidiennement ;
• de leur faire prendre conscience du danger auquel ils sont exposés et des mesures de sécurité
à adopter.
OBJECTIFS
• Respecter son environnement ;
PRINCIPES MÉTHODOLOGIQUES
• l’activité de l’enfant : proposition d’activités pratiques permettant aux enfants de réinvestir ce
qu’ils ont appris ;
• le suivi des comportements de l’enfant en classe et dans la cour pour vérifier si les notions de
sécurité et de danger sont bien installées ;
• l’exploitation des situations vécues en classe, dans la cour, pendant les sorties et visites;
• l’utilisation de supports ;
Démarche possible
ACTIVITE 1 : PSYCHOMOTRICITE
CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
Le développement physique et moteur influence le développement social et affectif, « car la
conscience de soi s’ancre en tout premier lieu dans la découverte que l’enfant fait de son corps.
L’autonomie physique que l’enfant acquiert graduellement pour se déplacer et faire des choses par
lui-même lui apporte de la fierté, soutient sa confiance et son estime de soi. De plus, les habiletés
motrices développées par l’enfant lui permettent de s’approcher de ses pairs pour entrer en contact,
d’imiter leurs gestes et ceux des adultes qui l’entourent, d’interagir et de coordonner ses gestes avec
les leurs. Ses capacités d’ajuster ses actions et ses mouvements aux personnes avec lesquelles il se
trouve l’aident à instaurer des relations harmonieuses avec les autres.
La psychomotricité vise à répondre aux besoins immédiats de mouvements chez l’apprenant (cou-
rir, sauter, lancer, jouer) en tenant compte de son niveau de développement physique et mental pour
lui permettre de réaliser les conditions favorables à sa croissance et à sa santé.
Elle favorise son esprit de recherche, de créativité et son initiative qui doivent toujours s’exprimer
dans un climat serein, sécurisant et dans une atmosphère de joie et de plaisir. L’apprenant, tout en
préservant sa disponibilité naturelle d’enfant est préparé aux tâches de sa future vie professionnelle.
Il s’adapte à l’effort, à la résistance, à la fatigue, au travail musculaire et organique, à la coordination
et à la disponibilité motrice.
A travers les activités psychomotrices, l’enseignant prépare l’enfant au monde des loisirs contem-
porains en lui proposant diverses pratiques ludiques qui favorisent sa socialisation. Les activités
motrices chez l’apprenant répondent à une nécessité pédagogique et apparaissent comme un des
moyens d’actions pour réaliser les objectifs de l’apprentissage. L’enfant a un besoin naturel de cou-
rir, de sauter, de jongler, de jouer avec les objets et avec les autres enfants.
Les activités motrices répondent à un véritable besoin de mouvement chez l’enfant. Elles permettent
d’/de :
• discrimination perceptive ;
Il convient de retenir que le mouvement est un besoin nécessaire chez l’enfant. Il n’a pas encore une
bonne connaissance de son corps et s’oriente difficilement dans l’espace et dans le temps. C’est par
des exercices appropriés que l’enseignant va faciliter son évolution. Pour un bon déroulement des
enseignements-apprentissages, il importe à l’enseignant de disposer des conditions matérielles ap-
propriées et de tenir compte des réalités physiologiques de l’enfant.
OBJECTIFS
Les objectifs poursuivis sont de:
• répondre au besoin de mouvements de l’enfant, besoin qui se manifeste par son incapacité pour
une période donnée ;
• aider l’enfant à épanouir et à équilibrer son affectivité par l’échange avec son environnement ;
PRINCIPES MÉTHODOLOGIQUES
• principe d’interdisciplinarité : la psychomotricité permet d’intégrer facilement les autres acti-
vités comme les mathématiques, les activités graphiques à travers le vécu, les manipulations… ;
• adaptation des exercices au degré de maturation physiologique de l’enfant (la fatigabilité) dans
le choix des exercices ;
• utilisation rationnelle du temps : éviter les pertes de temps, et l’inactivité des enfants pour l’es-
sentiel du temps consacré à la séance ;
• implication des enfants dans le choix des exercices et l’installation du matériel : ils doivent être
au centre des apprentissages ;
DÉMARCHE POSSIBLE
Phase 1 : Préalables
Phase 5 : Relaxation
CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
En tant que moyen d’expression, les arts musicaux et scéniques permettent la rencontre de l’autre,
de ses idées, de ses sentiments et de ses expériences créatives en image, en musique, en gestes et en
mouvements. Cette rencontre enrichit l’enfant et lui permet de questionner ses propres interpréta-
tions et représentations du monde, de s’autoriser à sortir des cadres établis et de se construire des
références culturelles et esthétiques.
ART MUSICAL
L’éducation musicale au préscolaire regroupe toutes les activités de rythmes sonores. Il s’agit du
chant, de la comptine, de l’expression corporelle, des séances d’audition de sons et des exercices
vocaux. Elle développe chez le jeune enfant les perceptions auditives, les capacités psychomotrices,
socio-affectives et intellectuelles.
OBJECTIFS
L’Éducation musicale, à travers le chant, la pratique instrumentale et les exercices vocaux permet de :
PRINCIPES MÉTHODOLOGIQUES
• tenir compte du milieu de l’enfant : les comptines, poésies et chants seront tirés surtout du pa-
trimoine culturel de l’enfant ;
• choisir des chants adaptés aux possibilités vocales et respiratoires des enfants ;
• diversifier les activités : exercices vocaux, exercices d’écoute, pratique instrumentale, expres-
sion corporelle ;
DÉMARCHE POSSIBLE
Préalables : (position debout)
•vocalises (dérouiller la voix, dégager les voies respiratoires, imiter des cris d’animaux ou autres
sons, faire prononcer/articuler certains mots difficiles du chant).
L’enseignant chante (séance de Chant) ou récite (séances de Comptine et de Poésie) le texte 2 à 3 fois ;
• fait apprendre, le chant, la comptine ou le poème par phrase musicale (1ère phrase, 2e phrase,
3e phrase…), paroles seulement puis paroles avec mélodie ;
• fait la liaison progressive des phrases musicales, à chaque fois avec la partie maîtrisée.
Évaluation
Animation
• fait chanter collectivement une à deux chansons déjà apprises (rythmer pour favoriser l’expres-
sion corporelle avec l’utilisation possible d’instruments de musique).
ART SCENIQUE
La scène est un espace particulier, un espace de « jeu » certes, mais également un espace de com-
munion où la classe est amenée à partager ce qu’elle a appris avec respect, joie et amour. Même si la
présentation est parfois teintée d’humour, l’acquisition d’attitudes et d’aptitudes y est diffuse. L’art
scénique permet le développement d’une sensibilité et la construction d’un regard sur soi et sur le
monde. Le déroulement des activités peut relever de compétences variées : enseignants, personnes
ressources (artistes, professionnels de la culture,…). Il nécessite un espace de jeu appelé scène, no-
tamment pour les activités de représentations scéniques (danses, musiques, récital, théâtre, etc.).
LE MATÉRIEL À PRÉVOIR
Pour les activités théâtralisées (théâtre, conte, récital), il faut :
Le décor : il s’agit de prévoir les objets représentant l’espace dramatique. Pour le marché, on peut
utiliser une table ou une natte pour servir d’étal.
Les accessoires : ils sont des objets manipulables, représentatifs d’un personnage et ne se réfèrent
pas à l’espace. On peut utiliser une canne pour représenter un vieillard, un sac pour représenter
l’écolier.
ORGANISATION PÉDAGOGIQUE
L’organisation pédagogique dépend de chaque discipline.
•Pour les activités théâtralisées (théâtre, conte, récital)
Ces activités font appel à des volontaires pour les essais et peuvent se constituer en petits groupes
pour les répétitions. La mise en scène se référera au texte dramatique, sans pour autant représenter
textuellement ce qui y est prévu. Le génie des apprenants permettra une représentation scénique du
texte, à partir des choix faits. Pendant le jeu, il importe que les autres apprenants qui ne jouent pas,
observent les acteurs pour les remplacer de telle sorte à ce que chaque apprenant puisse avoir un
rôle à jouer (acteur, figurant, organisateur, musicien, metteur en scène, …).
DÉMARCHE POSSIBLE
la mise en train : elle se fait à travers l’échauffement et les exercices vocaux ;
la découverte des jeux de rôles
Elle se fait à travers :
• la connaissance du texte ;
• la répartition des rôles ;
• l’apprentissage du texte et du dialogue.
Les répétitions
Elles concernent :
• les répétitions individuelles ou groupées. Leur nombre dépend du niveau d’appropriation des
apprenants ;
• la répétition générale.
La représentation
Il s’agit de la situation de jeux qui retrace toute l’histoire de la pièce. Elle peut se faire devant un
public plus large.
En ce qui concerne les autres activités (musique, danses, poésies, art culinaire), laisser libre court
aux enfants de se mettre en situation de jeu. L’enseignant peut faire appel à des personnes res-
sources pour aider les enfants dans la maitrise de certains éléments (musique, pas de danses, etc.).
CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
Les activités d’art plastique regroupent le dessin, la peinture et les techniques manuelles. Elles déve-
loppent les capacités intellectuelles, psychomotrices et socioaffectives. De manière spécifique et co-
hérente, en arts plastiques les compétences se développent, se mobilisent et s’enrichissent dans une
pratique étroitement liée au vécu de l’enfant. Ainsi, au préscolaire, dans une perspective d’installer
les compétences surtout émotionnelles, les arts plastiques sont structurés autour de différentes ca-
pacités à installer chez les enfants pour leur permettre de s’approprier des références artistiques
qui construisent la culture commune mais aussi la sensibilité individuelle. De ce fait, dès la petite
section, l’enfant doit pouvoir exprimer sa sensibilité aux questions de l’art avant de développer des
capacités de créativité qui coexistent avec son développement qui le conduira vers une vision plus
analytique du monde.
OBJECTIFS
Au plan psychomoteur : les activités manuelles développent et affinent l’adresse, l’habileté ma-
nuelle et la coordination du mouvement, la maîtrise du geste. Elles suscitent le besoin d’activité, le
plaisir d’avoir un pouvoir sur la matière.
• développent la persévérance ;
• permettent d’observer le caractère de l’enfant et son rythme de travail, et de déceler les enfants
à problèmes.
Principes méthodologiques
Implication de l’enfant dans les tâches qui doivent être réalisées en petits groupes ;
Aspect utilitaire : les objets fabriqués doivent présenter un intérêt pour la classe (utilisation pé-
Adaptabilité : les matériaux et le matériel doivent répondre aux exigences techniques de l’objet
à fabriquer, présenter des possibilités de manipulation ;
Sécurité : éviter de donner aux enfants des objets dangereux : lames ou matériaux toxiques ;
Hygiène : éviter de salir les habits des enfants et nettoyer après l’activité.
DÉMARCHE POSSIBLE
Phase 1. Motivation (découvrir la nécessité de fabriquer un objet utile);
Phase 3. Réalisation;
Phase 4. Évaluation : elle porte sur le processus de réalisation (technique de fabrication, ordre de
succession des étapes) et sur la fonctionnalité de l’objet réalisé
INTRODUCTION
On définit l’évaluation des apprentissages comme une démarche qui permet de porter un jugement
sur les compétences développées et les connaissances acquises par l’élève en vue de prendre des
décisions et d’agir. Ce jugement doit s’appuyer sur des informations pertinentes et suffisantes qui
donnent un sens à la décision.
L’évaluation des compétences se fait à partir de situations signifiantes, c’est-à-dire de situations qui
font appel au vécu de l’élève et qui stimulent sa motivation. Dans la mesure où elles offrent la possi-
bilité à l’enseignant de recueillir des informations qui lui permettent de rendre son intervention pé-
dagogique plus efficace, les situations d’évaluation favorisent le développement des compétences.
Au préscolaire, les fonctions principales de l’évaluation sont celles d’aide à l’apprentissage et de re-
connaissance des compétences. Ces deux fonctions sont présentées séparément, mais les démarches
qui y correspondent ne sont pas forcément indépendantes et successives. En effet, l’enseignant qui
recueille régulièrement des renseignements pour aider l’enfant dans ses apprentissages se trouve
par le fait même à situer le développement des compétences de ce
dernier.
La fonction d’aide à l’apprentissage est présente chaque fois que l’évaluation a pour but d’intervenir
afin de soutenir l’élève dans l’acquisition de connaissances et le développement de ses compétences.
Pour remplir cette fonction, l’évaluation doit être intégrée au processus d’enseignement et d’ap-
prentissage et jouer un rôle de régulation. Par régulation, on entend l’ajustement de l’apprentissage
ainsi que l’ajustement des actions pédagogiques.
La fonction de reconnaissance des compétences est présente lorsque l’évaluation vise à rendre
compte du niveau de développement des compétences, ce qui est notamment le cas en fin de sec-
tion ou du cycle.
Pour rendre compte du développement des compétences de l’enfant, les enseignants réalisent le
bilan de ses apprentissages en considérant l’ensemble des informations pertinentes. Ils interprètent
ces dernières à la lumière des attentes de fin de section ou de cycle.
• Ajuster ses pratiques : ciblage des objectifs, guidance de la poursuite des objectifs.
• Dépasser une approche globale, souvent juste mais aussi souvent trop imprécise pour per-
mettre d’identifier les décalages, les « zones de besoin », les points de fragilité qui appellent des
aides ou des remédiations (aides personnalisées par exemple).
• Aux élèves : les aider à identifier ce qu’ils savent, ce qu’ils savent faire, ce qu’ils doivent ap-
prendre ; les aider à prendre la mesure de leurs réussites et des progrès possibles ;
• Aux parents d’élèves : les assurer que l’école se soucie d’apporter à leur enfant ce qui lui est dû
; leur donner les informations utiles sur des acquis, des progrès, l’absence de progrès, des obsta-
cles, etc.
• On évalue ce qui est déterminant: tout n’est pas au même niveau, il faut faire des choix, des
choix cohérents avec nos objectifs,
QUAND EVALUER ?
L’évaluation de ces compétences se fera dès la petite section et périodiquement (Chaque trimestre),
en fin de section et en fin de cycle préscolaire en relation avec les compétences de base, de section
et de cycle.
COMMENT EVALUER ?
Pour évaluer, l’enseignant doit recueillir et interpréter des informations utiles et suffisantes pour
appuyer les jugements qu’il doit porter tant en cours d’apprentissage qu’à la fin du préscolaire.
L’évaluation du développement des compétences exige quant à elle, le recours à des outils particu-
liers. L’utilisation d’outils tels que la grille d’observation ou l’entrevue individuelle amène l’ensei-
gnant à planifier des périodes au cours desquelles il procédera à la prise d’information. En fixant
des moments dans l’horaire, il se donne la possibilité d’accorder du temps à chaque élève. Les situa-
tions d’évaluation doivent être significative sans pour autant verser dans le formalisme.
Les tableaux de compétences ci-dessous servent de référentiel pour l’évaluation des compétences
au préscolaire. En cours d’année, chaque enseignant les renseigne en cochant les compétences suf-
fisamment travaillées dans sa classe. A la fin de l’année scolaire, le tableau est transmis au collègue
suivant qui hérite de la section. Ce dernier peut ainsi mieux caler son action pédagogique. En fin de
GS, les tableaux peuvent être transmis au collègue de l’élémentaire. C’est un outil de liaison présco-
laire-élémentaire intéressant.
Tableau 1
Activités langagières orales
A la fin du préscolaire, l’élève est capable de : PS MS GS
1 Communiquer avec les autres en se faisant comprendre X X X
2 Pratiquer divers usages du langage oral : raconter, décrire, évoquer, expliquer, X X X
questionner…
3 Repérer des régularités dans la langue à l’oral (exemple : les mots qui riment) X X X
4 Manipuler des syllabes X X
5 Discriminer des sons (conscience phonémique) X X
Tableau 2
Activités langagières écrites
A la fin du préscolaire, l’élève est capable de : PS MS GS
1 Comprendre des textes écrits sans autre aide que le langage entendu X X X
2 Identifier les principales fonctions de l’écrit et découvrir le principe alphabétique : X X X
reconnaître et écrire la plupart des lettres de l’alphabet
3 Commencer à écrire tout seul X X
4 Ecrire son prénom en écriture cursive, sans modèle X
Tableau 3
Activités numériques
A la fin du préscolaire, l’élève est capable de : PS MS GS
1 Dire la suite orale des nombres jusqu’à 20 X X X
2 Lire les nombres écrits en chiffres jusqu’à 20 X X X
3 Réaliser une collection dont le cardinal est donné X X X
4 Utiliser le dénombrement pour comparer deux quantités X X X
5 Utiliser le dénombrement pour constituer une collection d’une taille donnée ou pour X X
réaliser une collection de quantité égale à la collection proposée (équipotente)
6 Quantifier des collections jusqu’à 10 X X X
7 Dire combien il faut ajouter ou enlever pour obtenir des quantités ne dépassant pas 10 X X X
8 Utiliser le nombre pour exprimer la position
9 Identifier le principe d’organisation d’un algorithme et poursuivre son application X X X
(suites organisées)
Tableau 4
Activités de géométrie
A la fin du préscolaire, l’élève est capable de : PS MS GS
1 Classer des objets en fonction de caractéristiques liées à leur forme X X X
2 Nommer quelques formes planes (carré, triangle, cercle, disque, rectangle) X X X
3 Reconnaître quelques solides (cube, pyramide, boule, cylindre) X X X
4 Reproduire, dessiner des formes planes X X X
Tableau 5
Activité de Mesure
A la fin du préscolaire, l’élève est capable de : PS MS GS
1 Comparer, classer ou ranger des objets selon un critère de longueur, de masse ou X X X
de capacité
2 Explorer des durées: comparer des évènements selon la durée X X X
Tableau 6
Initiation scientifique et technologique
A la fin du préscolaire, l’élève est capable de : PS MS GS
1 Reconnaître les principales étapes du développement d’un animal ou d’un végétal, X X X
dans une situation d’observation du réel ou sur une image
2 Connaître les besoins essentiels de quelques animaux et végétaux X X X
3 Se repérer dans le temps X X X
4 Se situer dans un espace par rapport à un repère X X X
5 Situer un objet dans l’espace et par rapport à un autre objet X X X
6 Utiliser des repères dans la journée X X X
7 Situer les évènements les uns par rapport aux autres X X X
8 Choisir, utiliser et savoir désigner des outils et des matériaux adaptés à une situation, à X X X
des actions techniques spécifiques (plier, couper, coller, assembler, actionner...).
9 Réaliser des constructions ; construire des maquettes simples en fonction de mo- X X X
dèles ou d’instructions de montage
10 Utiliser des objets numériques : appareil photo, tablette, ordinateur X X X
Tableau 7
Hygiène et bien-être
A la fin du préscolaire, l’élève est capable de : PS MS GS
1 Identifier et appliquer les règles de propreté du corps X X X
2 Identifier et appliquer les règles d’hygiène vestimentaire X X X
3 Identifier et appliquer les règles d’hygiène alimentaire X X X
Tableau 8
Education aux valeurs morales et civiques
A la fin du préscolaire, l’élève est capable de : PS MS GS
1 S’approprier les règles de fonctionnement de la vie en groupe (école et communau- X X X
té)
2 Se conformer aux règles de vie du groupe X X X
3 Respecter les règles de la vie commune (règle de civilité, de politesse, coopéra- X X X
tion…)
4 Accepter et respecter les autres X X X
5 Adopter un comportement citoyen (identifier le drapeau national, respecter les X X X
symboles de la nation
Tableau 9
Education Environnementale
A la fin du préscolaire, l’élève est capable de : PS MS GS
1 Identifier les sources de danger à l’école, à la maison et dans les environs X X X
2 Appliquer les règles de sécurité dans la manipulation des produits et des objets X X X
3 Appliquer les règles de sécurité pendant les jeux X X X
4 Appliquer les règles de sécurité routière X X X
5 Rendre propre son environnement immédiat (classe, cour, maison) X X X
6 Identifier et appliquer les règles d’utilisation de l’eau et de l’énergie X X X
7 Participer à la sauvegarde de l’environnement X X X
Tableau 10
Education psychomotrice (ou motricité)
A la fin du préscolaire, l’élève est capable de : PS MS GS
1 Développer les habilités de locomotion : marcher, courir, sauter, grimper de diffé- X X X
rentes manières
2 Développer des habiletés de manipulation : lancer, attraper, shooter… X X X
3 Développer des habiletés d’équilibre : balancer, se balancer, chuter, rouler, se cour- X X X
ber, pivoter, s’élancer…
4 Coordonner ses gestes et ses déplacements avec ceux des autres, collaborer, coopé- X X X
rer, s’opposer
Tableau 11
Arts musicaux et arts scéniques (chant/poésie/comptine, chorégraphie, jeux de rôle…)
A la fin du préscolaire, l’élève est capable de : PS MS GS
1 Jouer avec sa voix pour produire des sons et des rythmes X X X
2 Avoir mémorisé un répertoire varié de comptines et de chansons et être en mesure X X X
de les interpréter de manière expressive
3 Repérer et reproduire corporellement ou avec des instruments des formules ryth- X X X
miques simples
4 Dramatiser ou interpréter un rôle X X X
Tableau 12
Arts plastiques (dessin, modelage, peinture, coloriage, collage, sablage…)
A la fin du préscolaire, l’élève est capable de : PS MS GS
1 Pratiquer le dessin pour représenter ou illustrer, en étant fidèle au réel ou à un mo- X X X
dèle, ou en inventant
2 Réaliser des compositions plastiques en combinant des matériaux, et en réinvestis- X X X
sant des techniques et des procédés
3 Réaliser une composition personnelle en reproduisant ou en créant des graphismes X X X