TP 6 : Les scénarios d'évolution climatique et leurs conséquences
Les simulations permettent d'envisager les conséquences des différents scénarios d'évolution du climat : entre la
poursuite d'un comportement irresponsable et l'arrêt total des rejets.
À la tribune de l'ONU (Organisation des Nations unies), vous devez expliquer les conséquences des activités
anthropiques sur le climat et convaincre votre auditoire de faire des choix pour limiter le réchauffement climatique.
Problématique : À quoi pourrait ressembler notre planète dans les années à venir ?
Capacités évaluées : Pratiquer des démarches scientifiques – Exploiter un logiciel de simulations.
Objectif : Mettre en évidence le rôle des différents paramètres de l’évolution climatique.
Consignes : Créer un diaporama que vous présenterez (oral de 5 min).
Aide pour exploiter les documents :
- Je définis les différents scénarios du GIEC. J’utilise mes connaissances sur les modèles climatiques pour
expliquer brièvement (en une ou deux lignes) comment ces scénarios sont obtenus.
- J’utilise mes connaissances sur l’origine des gaz à effet de serre.
- J’illustre les conséquences d’une augmentation des T°C.
- Je décris les différentes conséquences sur la biosphère, je donne des exemples concrets.
- Je détermine dans quelles zones du monde ces conséquences risquent d'entraîner des déplacements de
populations.
- Je prédis les devenirs possibles des êtres vivants sur Terre.
- J’utilises des exemples concrets d’évènements climatiques extrêmes récents.
- Rechercher sur internet les conséquences sur la santé humaine. Sur l’agriculture ?
- À l'aide d'une recherche documentée, identifier des pistes de solutions pour lutter contre le
changement climatique.
Ensemble documentaire 1 : Rapports et scénarios du GIEC
Le GIEC a été mis en place en 1988 par l'Organisation météorologique mondiale et par le Programme des Nations
unies pour l'environnement. Ses auteurs proviennent de 195 États et rédigent des rapports synthétisant les travaux
de milliers de chercheurs issus d'universités et d'institutions différentes (par exemple le CNRS et l'IRD en France). Le
rapport de 2013 cite plus de 9200 publications de 259 auteurs. Chaque rapport est relu et corrigé plusieurs fois.
À l'aide de modélisations climatiques, les scientifiques du GIEC ont établi quatre scénarios possibles nommés RCP
(Representative Concentration Pathways = scénarios de concentration représentative) en fonction de l'évolution de
la concentration en gaz à effet de serre (GES). Chaque numéro correspond au forçage radiatif estimé (ex. : RCP 2.6 =
forçage de 2,6 W⋅m-2).
Mener une investigation :
Pour visualiser le climat futur de sa région et évaluer les risques :
Se rendre sur le site Drias-Climat, choisir l’espace » Découverte ». Sélectionner un thème (atmosphère, sécheresses,
incendie…), les scénarios disponibles en métropole.
Choisir le mode « multi scénarios », l’indice souhaité pour une année complète, puis sélectionner tous les horizons
temporels, les scénarios RCP et les modèles disponibles. Explorer les fonctions proposées pour rechercher
l’évolution de l’indice choisi dans sa région.
Les conséquences sur le territoire :
Document 2 : L'élévation du niveau de la mer dans le département de la Manche
Document 3 : Événements climatiques et météorologiques extrêmes et autres impacts sur le territoire français
En France, les impacts du changement climatique s'observent d'ores et déjà à travers des phénomènes nombreux et
variés qui touchent tous les écosystèmes. Ces risques sont amenés à s'amplifier dans le futur.
Les conséquences au niveau des mers et des océans :
Document 4 : Réactions chimiques et acidification des océans
Le pH suit une échelle logarithmique : une solution à pH = 4 est dix fois plus acide qu'une solution à pH = 5. Une
variation de pH est donc en réalité plus importante qu'il n'y paraît.
Travaux pratiques.
Document 5 : Effets de l'augmentation de l'acidité sur quelques espèces et écosystèmes marins.
Document 6 : Impact de l'acidification des océans sur les êtres vivants
Pour modéliser l'impact de l'acidité sur les êtres vivants, des
scientifiques ont réalisé deux expériences de suivi. Ils ont placé des
mollusques (Thecosomata) composés d'une coquille calcaire dans
une eau à pH = 7,8 (correspondant au scénario RCP 8.5) pendant
45 jours. Ils ont ensuite placé des œufs de bar dans des eaux à
différents pH. Les larves de bar qui ont évolué dans des eaux plus
acides ont une matrice extracellulaire osseuse plus importante aux
dépens de la matrice extracellulaire cartilagineuse. Leur vitesse de
nage et leur taille diminuent également. Le comportement est
aussi modifié : ils sont très regroupés à pH = 8,1, alors qu'ils sont
plus espacés à un pH plus acide.
Les conséquences sur la biodiversité et les écosystèmes :
Document 7 : Un rapport alarmant de l'IPBES
En 2019, l'IPBES (Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services
écosystémiques), composée de 150 experts, a publié un rapport qui explique que 75 % des milieux terrestres sont
sévèrement altérés par les activités humaines et qu'un million d'espèces sont menacées.
Document 8 : Espèces menacées et extinctions
L'exemple de la tortue luth illustre comment le
réchauffement climatique peut menacer de disparition
une espèce. Il engendre en effet des problèmes de
reproduction chez cet animal. La température du sable
où les tortues pondent leurs œufs détermine le sexe
des individus. Les mâles éclosent plus en profondeur à
des températures plus fraîches. Une augmentation de
la température du sable peut ainsi entraîner une
éclosion de femelles uniquement, voire une absence
totale d'éclosion.
Document 9 : Développement des espèces envahissantes : l'exemple du moustique tigre en France
La présence du moustique tigre originaire d'Asie a été détectée en France métropolitaine dès 2004. Cette espèce
envahissante (ou invasive) s'adapte parfaitement aux villes et est un vecteur de maladies virales comme le
chikungunya ou la dengue. La hausse de la température provoque un raccourcissement de son cycle de
développement (de 10 à 6 jours) et une augmentation de la vitesse de multiplication des virus au sein même de
l'insecte. Les coûts de la lutte contre ce moustique s'élèvent déjà à 4,5 millions d'euros en France.
Document 10 : exemples sur les peuplements de végétaux en France.
Document 11 : La vigne face au changement climatique
Face au défi que représente le changement climatique (élévation des températures, modification du régime des pluies)
pour la filière vigne et vin en France, de nombreux travaux sont conduits en Aquitaine, au sein de l’Institut des sciences
de la vigne et du vin (ISVV) par l’Inra, l’université de Bordeaux et Bordeaux Sciences Agro.
Les scientifiques sont ainsi mobilisés pour mieux évaluer les impacts possibles de ces changements et envisager des
solutions d’adaptation. Actuellement, l’inquiétude porte sur la plus grande variabilité interannuelle du climat qui
entraîne une hétérogénéité entre millésimes, une baisse des rendements et des risques phytosanitaires accrus. Le
changement climatique pourrait accentuer ces problèmes.
Les travaux entrepris à Bordeaux concernent l’impact des paramètres du climat, notamment celui de la température
qui joue un rôle prépondérant sur la composition des raisins. Les scientifiques travaillent ainsi à la modélisation de ses
effets à l’échelle de la plante pour pouvoir simuler ses impacts sur le long terme (Ecophysiologie et génomique
fonctionnelle de la vigne - EGFV). Ils en étudient aussi ses effets sur les précurseurs d’arômes, composés phénoliques
et autres composantes de la qualité (Unité de recherche Œnologie).
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