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Corrigé Math 2 CCP 2012

Le document présente une série d'exercices de mathématiques avancées, principalement axés sur l'algèbre linéaire et les matrices. Il aborde des concepts tels que la linéarité des applications, les valeurs propres, la diagonalisabilité des matrices, et les propriétés des espaces vectoriels. Les démonstrations incluent des calculs et des théorèmes liés aux matrices et à leurs caractéristiques algébriques.

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Boukhabza Hicham
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Corrigé math 2 CCP 2012 ( SAADAOUI CPGE IBN TAYMIA )

Exercice 1 :
1. D’après Fermat , on a 310 1 mod (11) , donc p divise 10 par suite p 2 f1; 2; 5; 10g
D’autre part , on a 32 = 9 2 mod (11) donc 35 = 34 3 4 3 1 mod (11) , donc p = 5 .
2. On a 52 3 mod (11) et 32012 = 32 32010 32 mod (11) , donc 3n+2012 9 52n 0 mod (11)

Problème
1. Pour tout 2 R et (M; N ) 2 (M2 (R)) , on a ,
'A ( M + N ) = A ( M + N ) ( M + N ) A = (AM M A) + AN N A = 'A (M ) + 'A (N ),
donc 'A est linéaire . On a 'A (I2 ) = 0 = 'A (A) = 0 , donc I2 et A sont des éléments de Ker ('A )
.
0 b
2. On a 'A (E11 ) = c 0 = bE12 + cE21 , de même 'A (E22 ) = bE12 cE21
'A (E12 ) = cE11 + cE22 + (a d) E12 ,'A (E21 ) = bE11 bE22 + (d a) E21
0 0 0 c b 1
0 0 c b A
matB ('A ) = @ b b a d 0
c c 0 d a

3. A n’est pas scalaire , donc (I2 ; A) est une famille libre de Ker ('A ) par suite 0 est une racine au
moins double de 'A .
X 0 c b X 0 c b
0 X c b X X c b
On a 'A = b b a d X 0 = 0 b a d X 0
C1 C1 +C2
c c 0 d a X 0 c 0 d a X

1 0 c b 1 0 0 0
1 X c b C4 C4 +cC1 1 X 2c 2b
(a) = X 0 b a d X 0 = X 0 b a d X 0
C3 C3 bC1
0 c 0 d a X 0 c 0 d a X
X 2c 2b
= X b a d X 0 = X ( X 3 + (d2 + a2 2ad + 4bc) X)
c 0 d a X
q q
2 2
Donc 'A = X2 X2 2
(d a) + 4bc = X X (d a) + 4bc X + (d a)2 + 4bc
.

Si (d a)2 + 4bc = 0 , alors = X 4 et 'A 6= 0 , donc 'A n’est pas diagonalisable


'A
q q
2 2
Si (d a) + 4bc > 0 , alors 1 = (d a) + 4bc et 2 = (d a)2 + 4bc sont des valeurs
propres simples et 0 est une valeur propre double et dim (E0 ('A )) = 2 , donc

1
2
a+d (a d)2 + 4bc
4. = X2 (a + d) X + (ad bc) = X =
A
2 4
0q 12
a+d
2 (a d)2 + 4bc a+d 1 a+d+ 1
X @ A = X X
2 2 2 2

Si (d a)2 + 4bc = 0 ,alors A admet une seule valeur propre et comme A est non scalaire , donc
non diagonalisable .
Si (d a)2 + 4bc > 0 , alors A admet deux valeurs propres distinctes et par suite diagonalisable
D’où l’équivalence entre A diagonalisable et 'A diagonalisable .

Partie II
X
n X
n X
n X
n
(a) On a D = k Ekk , donc DEij Eij D = k Ekk Eij k Eij Ekk = k ki Ekj
k=1 k=1 k=1 k=1
X
n

k jk Eik
k=1
Donc DEij Eij D = ( i j ) Eij .
1 1
(b) On a P AP = D , donc AP = P D et P A = P D 1 . Par suite
1 1 1 1
'A (Bij ) = P DEij P P Eij DP = P (DEij Eij D) P =( i j ) P Eij P =( i j ) Bij

La matrice Bij est non nul , donc c’est bien un vecteur propre de 'A .
(c) L’application f : Mn (R) ! Mn (R) ,M 7! P M P 1 est un automorphisme et (Eij )1 i;j n est
une base de Mn (R) , donc (Bij )1 i;j n est une base de Mn (R) formée de vecteurs prores de
'A , donc 'A est diagonalisable .

(a) i. matB ('A ) 2 Mn (R) , donc 'A 2 R [X] et comme 'A est diagonalisable , donc 'A est
scindé sur R , donc les valeurs propres de 'A sont toutes réelles .
ii. On a A = det (A XIn ) = det t (A XIn ) = det (t A XIn ) = t A .
iii. On a 'A (X t Y ) = A (X t Y ) (X t Y ) A = (AX) t Y X t (A t Y ) = zX t Y zX t Y =
(z z) X t Y 0 . 1 0 1
x1 y1
Posons X = @ ... A et Y = @ ... A ;on a X 6= 0 et Y 6= 0 , donc il i; j 2 f1; 2; :::; ng
xn yn
tels que
xi 6= 0 et yj 6= 0 , donc X t Y = ( kl )1 k;l n , on a ij = xi yj 6= 0 , donc X t Y 6= 0:Ainsi
z z est une valeur propre de 'A .
(b) z z est une valeur propre de 'A , donc z z 2 R ( d’après la question 7 ) (ii) ) , or
z z = 2i Im (z) , donc Im (z) = 0 , c’est-à-dire que z est réelle .
(c) D’après la question précedente , il su¢ t , de montrer qu’il existe z 2 C tel que z et z soient
des valeurs On a propres de A et t A .
A 2 Mn (C) , donc admet au moins une valeur propre z dans C .z étant une racine de A qui
est à coe¢ cient dans R , donc z est aussi racine de A , par suite z est aussi valeur propre de
t
A.
D’après la question précedente , z est réelle .
(d) On a 'A (Pij ) = ij Pij , donc APij Pij A = ij Pij par suite APij X = Pij AX + ij Pij X =
( + ij ) Pij X
On pose ij = + ij , on a APij X = ij Pij X .

2
On veut montrer qu’il existe une base formée de vecteurs propres de A, il su¢ t alors de montrer
que la famille fPij X =1 i; j ng est génératrice de Mn (R) .
Soit 0: Mn1(R) ! Mn;1 (R) , M 7! M X , X étant non nul , supposons pour simpli…er que
x1
X = @ ... A . avec xi 6= 0, on a
xn
0 1 0 1 01
xi 0 0
B 0 C B xi C B 0 C
(E1i ) = E1i X = @ .. A ; (E2i ) = E11 X = @ .. A ; :::; (En1 ) = Eni X = @ .. A
. . .
0 0 xi
01 0 1
1 0
0
B C B 0 C
Donc Im contient @ .. A ; :::; @ .. A ( base canonique de Mn;1 (R) ) , donc est surjective
. .
0 1
fPij X =1 i; j ng est l’image par de la base (Pij )1 i;j n , de Mn (R) et est surjective
, donc fPij X =1 i; j ng est génératrice . On peut alors en extraire une base formée de
vecteurs propres de A , donc A est diagonalisable .
Partie III

X1
m
m m 1
5. Soit (a0 ; a1 ; :::; am 1 ) 2 R tels que a0 In + a1 A + ::: + am 1 A = 0 . Posons P = ai X i
i=0

On a P (A) = 0 , donc A divise P , or deg (P ) m 1 < deg ( A ), donc P = 0 , ce qui donne


que a0 = ::: = am 1 = 0 .
6. Si M 2 R [A] , il existe P 2 R [X] tel que : M = P (A) , on a 'A (M ) = AM M A = AP (A)
P (A) A = 0
Donc R [A] est inclu dans Ker ('A ) en particulier fIn ; A; :::; Am 1 g Ker ('A )
m 1
fIn ; A; :::; A g étant libre , donc dim Ker ('A ) m.

(a) dim E = n , il su¢ t alors de montrer que la famille est libre . Soit (a1 ; a2 ; :::; an ) 2 Rn tels que
an e1 + an 1 e2 + ::: + a1 en = 0 , alors a1 y + a2 u (y) + ::: + an un 1 (y) = 0
Supposons qu’il existe i tel que ai 6= 0 , soit k le plus petit tel que ak 6= 0 ,on a alors
a1 = ::: = ak 1 = 0 et ak 6= 0 , par suite ak uk 1 (y) + ::: + an un 1 (y) = 0 , en composant
par un k ;on a alors ak un 1 (y) = 0 , ce qui donne que ak = 0 absudre . Donc pour tout
i 2 f1; 2; :::; ng , ai = 0 .
Xn
n i
(b) Posons w = iu , On veut montrer que w = v pour cela , il su¢ t de montrer qu’il
i=1
coincident sur la base (e1 ; e2 ; :::; en ) . w et v commutent avec u . On a et on a w (y) = v (y) et
w (ei ) = w (un i (y)) = un i (w (y)) = un i (v (y)) = v (un i (y)) = v (ei ) pour tout i 2
f1; 2; :::; ng
donc w = v .
X
n
n n i
(c) Si B 2 Ker ('A ) , alors il existe ( 1 ; 2 ; :::; n ) 2 R tel que B = iA donc Ker ('A )
i=1
V ect fIn ; A; :::; An 1 g . D’autre part V ect fIn ; A; :::; An 1 g Ker ('A ) .
Donc Ker ('A ) = V ect fIn ; A; :::; An 1 g .

3
(a) Supposons que B 2 Ker ('A ) alors AB = BA par suite uv = vu , donc les sous-espaces
propres de u sont stables par v .
Réciproquement : Supposons que les sous-espaces de u sont stables par v . u étant diagonal-
isable , donc E = Eu ( 1 ) Eu ( 2 ) ::: Eu ( p ) . Soit x 2 E , x = x1 + x2 + ::: + xp avec
xi 2 Eu ( i ) . On a xi 2 Eu ( i ), donc v (xi ) 2 Eu ( i ) , Par suite u (v (xi )) = i v (xi ).Ainsi
!
X
n Xn Xn
u (v (x)) = u (v (xi )) = i v (xi ) = v u (xi ) = v (u (x))
i=1 i=1 i=1

(b) Soit B une base adaptée à la décomposition E = Eu ( 1 ) Eu ( 2 ) ::: Eu ( p ) , on a


B 2 Ker ('A ) si et seulement si les sous-espaces propres Eu ( i ) sont stables par u ce qui esr
équivalent à matB (v) est diagonale par blocs , c’est-à-dire de la forme :
0 1
A1 0 0
B 0 A2 . . . ... C
matB (v) = B@ .. . . ..
C où Ak 2 Mm (R)
A k
. . . 0
0 0 Ap

(c) Soit l’application dé…nie par :


: Mm1 (R) Mm2 (R) ::: Mmp (R) ! 0 Ker ('A ) 1
A1
0 0
B 0 A2 . . . ... C
(A1 ; A2 ; ::::; Ap ) 7! B
@ .. . . ..
C
A
. . . 0
0 0 Ap
est un isomorphisme d’espaces vectoriels , donc
p p
X X
dimR Ker ('A ) = dim Mm1 (R) Mm2 (R) ::: Mmp (R) = dim Mmk (R) = m2k
k=1 k=1

p
X
(d) Lorsque n = 7 . u étant diagonalisable , donc mk = 7 . mk 1 , donc p 7.
k=1
i. Si p = 1 ; u est une homothétie , Ker ('A ) = M7 (R) , dim Ker ('A ) = 49 .
ii. Si p = 2 , m1 + m2 = 7 .Supposns que m1 m2 , les possibilités dans ce cas , sont
(1; 6) , dim Ker ('A ) = 1 + 36 = 37
(2; 5) ,dim Ker ('A ) = 4 + 25 = 29
(3; 4) ,dim Ker ('A ) = 9 + 16 = 25
iii. Si p = 3 , m1 + m2 + m3 = 7 ( supposons m1 m2 m3 ) ,les possibilités des mi sont :
m1 = 1
m2 = 1 et m3 = 5 , dim (Ker ('A )) = 27 .
m2 = 2 et m3 = 4 , dim (Ker ('A )) = 21 .
m2 = 3 et m3 = 4 , dim (Ker ('A )) = 26 .
m1 = 2
m2 = 2 et m3 = 3 , dim (Ker ('A )) = 17 .
iv. Si p = 4, m1 + m2 + m3 + m4 = 7 , supposons que m1 m2 m3 m4 .
On a m1 + m2 + m3 3, donc m4 4 .
Si m4 = 4 , alors m1 = m2 = m3 = 1 , donc dim (Ker ('A )) = 19 .
Si m4 = 3 , alors m1 +m2 +m2 = 4 , donne (m1 ; m2 ; m3 ; m4 ) = (1; 1; 2; 3) ,dim (Ker ('A )) =
15 .
v. Si p = 5 , m1 + m2 + m3 + m4 + m5 = 7 , supposons que m1 m2 m3 m4 m5 .
Donc m5 3 .
Si m5 = 3 , alors (m1 ; m2 ; m3 ; m4 ; m5 ) = (1; 1; 1; 1; 3) , dim Ker ('A ) = 13
Si m5 = 2 , alors (m1 ; m2 ; m3 ; m4 ; m5 ) = (1; 1; 1; 2; 2) , dim Ker ('A ) = 11

4
vi. Si p = 6 , par une méthode analogue , la possibilité est : (1; 1; 1; 1; 1; 2) ,dim Ker ('A ) = 9
vii. Si p = 7 , dim (Ker ('A )) = 7 .
Partie IV

7. On a 'A (B) = B , donc AB BA = B .


Suppons que 'A B k = kB k , alors

'A B k+1 = AB k+1 B k+1 A = AB k B k A B+B k (AB BA) = kB k+1 + B k+1 = (k + 1) B k+1

X
m X
m X
m X
m
i i i
8. Si P = ai X , P (B) = ai B alors 'A (P (B)) = ai 'A (B ) = ai B i ( 'A (B 0 ) = 0)
i=0 i=0 i=0 i=1
!
X
m X
m
'A (P (B)) = ai B i = B ai B i 1
= BP 0 (B)
i=1 i=1

9. On a B (B) = 0, donc 0 = 'A ( B (B)) = B 0B (B) = 0 .


Le polynôme X 0B est un polynôme annulateur de B , donc B divise X 0
B .
0 0
D’autre part deg (X B) = deg ( B) , donc il existe 2 R tel que : X B = B
d d 1
= X + ad 1 X ::: + a0 , en égalisant le coe¢ cient dominant , on a
B =d.
Donc X 0B = d B .
10. On a X 0B = d B , donc 0 est une racine de B . Posons B = X k Q (X) avec Q (0) 6= [Link] (Q) =
d k
alors X kX k 1 Q + X k Q0 = dX k Q (X) , ce qui donne que kQ (X) + XQ0 (X) = dQ (X)
Pour x = 0 , on a (k d) Q (0) = 0, donc k = d et Q est constant . B étant unitaire , donc
| {z }
6=0
d
B = X
Donc B d = 0 .

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