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Approximations EDP en dimension 2

Le document traite de l'approximation des équations aux dérivées partielles (EDP) par la méthode des différences finies, en se concentrant sur les erreurs de consistance et de convergence. Il présente un théorème établissant que si la solution est de classe C(4), la méthode converge avec un ordre de 2. En outre, il aborde un problème de Dirichlet homogène en dimension 2, en introduisant un schéma numérique basé sur des approximations de dérivées secondes.

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Le document traite de l'approximation des équations aux dérivées partielles (EDP) par la méthode des différences finies, en se concentrant sur les erreurs de consistance et de convergence. Il présente un théorème établissant que si la solution est de classe C(4), la méthode converge avec un ordre de 2. En outre, il aborde un problème de Dirichlet homogène en dimension 2, en introduisant un schéma numérique basé sur des approximations de dérivées secondes.

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Chapitre 1 (la suite)

Approximation des EDP par la méthode des différences


finies
Remarque. Si la dérivée quatrième e u est nulle (u(4) = 0), alors l’erreur de consis-
tance εh (u) = 0, c’est-à-dire A(uh − πh (u)) = 0. La matrice A est inversible et on en
déduit que uh − πh (u), c’est-à-dire ∀i ∈ {0, . . . , N }, ui = u(xi ). La solution discrète
coı̈ncide donc avec la solution exacte en chacun des sommets (intérieur ou non ) du
maillage.
Définition. L’erreur de convergence de la méthode des différences finies appliqué
au problème (2) peut être quantifier par exemple par la quantité kuh − πh (u)k∞ .
Rappelons que
Ah uh = bh , et Ah πh (u) = bh + εh (u)
Par différence
Ah (uh − πh (u)) = −εh (u)
En d’autre terme
uh − πh (u) = −(Ah )−1 εh (u)
On a le résultat suivant
Théorème. Supposons que C ≥ 0. Si la solution u de problème (2) est de classe
C (4) sur [0, 1], alors le schéma numérique (2)0 est convergent d’ordre 2 pour la norme
k.k∞ . Plus précisément on a

h2
kuh − πh (u)k∞ ≤ sup |u(4) (x)|
96 [0,1]

Démonstration. Nous allons utiliser l’estimation suivante


1
kA−1
h k∞ ≤
8
On a
1
kuh − πh (u)k∞ = k(Ah )−1 εh (u)k∞ ≤ k(Ah )−1 k∞ .kεh (u)k∞ ≤ kεh (u)k∞
8
Ce qui donne
h2
kuh − πh (u)k∞ ≤ sup |u(4) |
96 [0,1]
h2
(car nous avons déjà montré que kεh (u)k∞ ≤ sup[0,1] |u(4) (x)|)
12

1
II. Cas de la dimension 2
Considérons le problème de Dirichlet homogène suivant

 − 4 u(x) = f (x, y), si (x, y) ∈ Ω =]0, 1[×]0, 1[, (3)

u(x, y) = 0, si (x, y) ∈ Γ.

où f est une fonction donnée, continue sur [0, 1]. Ce problème admet une solution
dont nous nous proposons de calculer une valeur approchée à l’aide de la méthode
des différences finies :

On recouvre Ω par des rectangles élémentaires de taille hx = 1/Nx dans la


direction x et hy = 1/Ny dans la direction y. On cherche pour tout i ∈ {0, 1, . . . Nx }
et j ∈ {0, 1, . . . Ny } une approximation de u(ihx , jhy ), qu’on la note uji . Pour cela,
on approche les dérivées secondes par le schéma à trois points :

∂ 2u u(x + hx , .) − 2u(x, .) + u(x − hx , .)


2
=
∂x h2x
(la variable y ne joue aucun rôle dans cette approximation )

∂ 2u u(., y + hy ) − 2u(., y) + u(., y − hy )


2
=
∂y h2y

(la variable x ne joue aucun rôle dans cette approximation )

Cela donne le schéma numérique suivant


uji+1 − 2uji + uji−1 uj+1 − 2uji + uj−1

i i
− − = f (ihx , jhy )



 h 2 h2

 x y


 i ∈ 1, . . . , Nx − 1 et j ∈ 1, . . . , Ny − 1 (3.1)




uji = 0, pour i ∈ {0, Nx } ou pour j ∈ {0, Ny }

Ce schéma s’appelle schéma à cinq points du laplacien. Il s’agit d’un schéma


centré où pour évaluer u au point (ihx , jhy ), on utilise les valeurs de u en cinq points
centrés autour de (ihx , jhy ) : le point (ihx , jhy ) lui-même et les points (ihx , (j−1)hy ),
(ihx , (j + 1)hy ) ((i − 1)hx , jhy ) et ((i + 1)hx , jhy )
Si on note par h = max(hx , hy ). L’écriture matricielle de (3.1) est Ch uh = bh où
Ch est une matrice par blocs. Si on numérote les inconnues de la manière suivante
N −1 N −1 N −1
u11 , . . . , u1 y , u12 , . . . , u1 y , u13 , . . . , uNyx −1 , c’est-à-dire en balayant le maillage ligne
par ligne. La matrice Ch est formée de (Ny − 1)2 blocs et chaque bloc est de taille
(Nx − 1) × (Nx − 1).

2
 
A D 0 0 0... 0
 D A D 0 0... 0 
 
 0 D A D 0... 0 
Ch =  .. .. . . . . . .
 

. . . . . 
 
0.. 0 ..0 D A D
0.. 0 .. 0 D A
où A et D sont les matrices suivantes :
   
a −b1 0 0 0... 0 −b2 0 0 0 0... 0
−b1 a −b1 0 0... 0   0 −b2 0 0 0... 0 
   
 0 −b1 a −b1 0... 0   0 0 b 2 0 0... 0 
A =  ..  , D =  ..
   
.. . . . . . . .. . . . . . . 
 . . . . .   . . . . . 
   
 0.. 0 ..0 −b1 a −b1   0.. 0 ..0 0 −b2 0 
0.. 0 .. 0 −b1 a 0.. 0 .. 0 0 −b2

où
1 1
b1 = 2
, b2 = 2 , et a = 2(b1 + b2 ).
hx hy

La matrice Ch est symétrique définie positive, monotone et il existe une constante


C > 0 indépendante de h telle que kCh k∞ ≤ C. La méthode est convergente d’ordre
deux pour u de classe C 4 .

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