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Électricité : Régimes transitoires et sinusoïdaux

Le document présente un corrigé d'un devoir de physique sur les régimes transitoires et sinusoïdaux forcés dans un circuit électrique. Il aborde la détermination des caractéristiques d'un circuit, la modélisation électrique d'une isolation thermique, et inclut des équations différentielles et des analyses de régime stationnaire. Les résultats incluent des expressions pour le courant, la pseudo-période, et des considérations sur les filtres passe-bas.

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Électricité : Régimes transitoires et sinusoïdaux

Le document présente un corrigé d'un devoir de physique sur les régimes transitoires et sinusoïdaux forcés dans un circuit électrique. Il aborde la détermination des caractéristiques d'un circuit, la modélisation électrique d'une isolation thermique, et inclut des équations différentielles et des analyses de régime stationnaire. Les résultats incluent des expressions pour le courant, la pseudo-période, et des considérations sur les filtres passe-bas.

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PCSI 1 - Stanislas DS de PHYSIQUE N◦ 3 - 19/11/16 - CORRIGÉ A. MARTIN PCSI 1 - Stanislas DS de PHYSIQUE N◦ 3 - 19/11/16 - CORRIGÉ A.

MARTIN

8.
ÉLECTRICITÉ : Régimes transitoires et sinusoïdal forcé
L’oscilloscope mesure les différences de potentiel par rap-
port à la terre. Il faut donc brancher la terre entre la
I. Détermination des caractéristiques d’un circuit bobine et la résistance r comme indiqué ci-contre par
le symbole de masse, puis observer les signaux en mode
1. En t = 0− et en t → +∞, le régime est stationnaire donc le condensateur est assimilable à un interrupteur XY après avoir appliqué une inversion sur la voie CH1
ouvert et la bobine à un fil. Donc le courant i circule aussi dans la résistance R. La loi des mailles impose pour voir ur et non −ur .
ur − uR = (r + R)i = 0. Donc i(0− ) = lim i = 0 . Toutefois cela n’est possible que si la source E est flot-
t→∞ tante (par exemple une pile ou une alimentation stabili-
Par ailleurs la bobine impose la continuité de i donc i(0+ ) = 0 . sée). Si c’est un GBF, l’une de ses bornes est déjà reliée
à la terre donc certains dipôles seraient court-circuités.
2. Il y a deux mailles indépendantes. L’application de la loi des noeuds suivie des deux lois de maille conduit
à
duc uR d 1 d2 i di L di r Dans ce second cas la solution consisterait à isoler galvaniquement la source E du reste du circuit avec un
i=C − = C (E − uL − ur ) − (uL + ur ) = −CL 2 − rC − − i=0 transformateur d’isolement ou utiliser une sonde différentielle (sonde de tension avec un transformateur
dt R dt R dt dt R dt R
On en déduit intégré).
√ 9. Les 3 derniers portraits correspondent à des régimes pseudo-périodiques, le premier est apériodique donc
d2 i ω0 di
r r
2 1 r LC r ne convient pas. Compte tenu des conditions initiales, les portraits commencent sur l’axe des ordonnées.
+ + ω 0 i = 0 avec ω 0 = √ 1 + et Q = L
1+ .
dt2 Q dt LC R rC + R R Le 4ème ne tourne donc pas dans le sens horaire donc est impossible. Le seul portrait compatible
est le c) compte tenu du nombre plus important de passages par 0, de même que l’ordre de grandeur du
ω0 décrément logarithmique.
3. Le régime est pseudo-périodique si les racines de l’équation caractéristique x2 + Qx + ω02 = 0 sont
 
1 1
complexes conjuguées, donc si le discriminant ∆ = ω02 Q2
−4 < 0 ⇔ Q > 2, donc à la condition
√ r
LC r 1
L
1+ > .
rC + R R 2

t 2Q 2LC
4. La forme générale de la solution est i(t) = e− τ (A cos(Ωt) + B sin(Ωt)) avec τ = = L
et
ω0 rC + R
s
1
Ω = ω0 1− . L’application des conditions initiales conduit à :
4Q2
t
• i(0+ ) = 0 = A donc i(t) = B e− τ sin(Ωt).
di + uL (0+ ) 1 di + E
E − uc (0+ ) − ur (0+ ) donc

• dt (0 ) = L = L (0 ) = .
h dt
i L
t
Or di
dt = − τ1 sin(Ωt) + Ω cos(Ωt) B e− τ , donc B = LΩ
E
.
E −t
Finalement i(t) = e τ sin(Ωt) .
LΩ
5. On mesure la pseudo-période sur les zéros montant du signal : 6T = 6, 0 ms donc T = 1, 0 ms.
Le signal ur = ri est un régime transitoire. Le décrément logarithmique peut être défini par δ = ln uru(tr (tm)
m +T )
où tm représente un maximum (ou un minimum) du signal. En prenant les 2 premiers maxima, on obtient
δ = ln 0,42
0,21 = ln 2, 0 donc δ = 0, 69.
tm +T T tm T
6. On a ur (tm + T ) = rE
LΩ e− τ sin(Ω(tm + T )) = e− τ rE
LΩ e− τ sin(Ωtm ) = e− τ ur (tm ) car ΩT = 2π, donc
− 1
T 2πω0 π 1

2
δ= = = 1− .
τ Ω2Q Q 4Q2
s
1 π2
On inverse cette relation pour obtenir Q = + 2 ≈ 4, 6.
4 δ
− 1
2π 1

2
7. On en déduit ω0 = 1− ≈ 6, 3 × 103 rad.s−1 .
T 4Q2

1 2
PCSI 1 - Stanislas DS de PHYSIQUE N◦ 3 - 19/11/16 - CORRIGÉ A. MARTIN

II. Modélisation électrique d’une isolation thermique (d’après CCP MP 2016)

1.

En régime stationnaire, un condensateur est équivalent à


un interrupteur ouvert. Le circuit se limite donc aux deux
résistances R1 et R2 .
On a donc : u2 ∞ (t) = R2 i(t) .

−1 −1 −1
 !

1
2. On utilise des associations dérivation et série : Z = jωC1 + R1 + jωC2 + R2 , d’où en
développant :
−1
jωC2 R2 + 1 R1 + R2 + jω C2 R2 R1

Z = jωC1 + donc Z= .
jω C2 R2 R1 + R1 + R2 1 + jω ((R1 + R2 )C1 + R2 C2 ) + (jω)2 C1 C2 R1 R2

3. a) On a U 1 (jω) = Z I0 et U 1 (0) = (R1 + R2 ) I0 donc

C2 R 2 R 1
1 + jω R1 +R2
H(jω) = .
1 + jω ((R1 + R2 )C1 + R2 C2 ) + (jω)2 C1 C2 R1 R2

b) On a lim H = 1 et lim H = 0 . Il s’agit donc d’un filtre passe-bas.


ω→0 ω→∞

c) En notant le gain G(ω) = |H(jω)|, on a par définition G(ωc ) = G√max


2
. En échelles logarithmiques cela

s’écrit GdB (ωc ) = GdB max − 20 log 2 = GdB max − 3, 0 dB. Graphiquement, on a GdB max ≈ 0 et donc
GdB (ωc ) ≈ −3dB. On obtient ωc ≈ 8 × 10−5 rad.s−1 .
4. a) On a en régime sinusoïdal forcé u1 = Z i donc d’après 2. :
 
1 + jω ((R1 + R2 )C1 + R2 C2 ) + (jω)2 C1 C2 R1 R2 u1 = (R1 + R2 + jω C2 R2 R1 ) i ,

ce qui conduit d’un point-de-vue temporel à l’équation différentielle linéaire à coefficients


constants :
1 d2 u1 1 du1 di
+ + u1 = (R1 + R2 ) i + C2 R2 R1
ω02 dt2 ω0 Q dt dt

1 R1 R2 C1 C2
avec ω0 = √ et Q= .
R1 R2 C1 C2 (R1 + R2 )C1 + R2 C2

2Q 2R1 R2 C1 C2
b) Pour un régime pseudopériodique, le temps caractéristique est τ = ω0 donc ici τ = .
(R1 + R2 )C1 + R2 C2
2C1 C2
c) On peut ré-écrire τ = C1 C +C . Ainsi, en augmentant R2 on augmente τ . Donc l’isolation par
R2
+ 1R 2
1
l’extérieur rallonge la durée de vie des régimes transitoires, donc rend le système plus lent à
atteindre un régime permanent recherché donné.

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