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Théorie du consommateur et utilité Cobb-Douglas

Le document traite de la théorie du consommateur, en se concentrant sur la fonction d'utilité de Cobb-Douglas, qui est continue, différentiable et strictement croissante. Il aborde également la concavité de cette fonction, les propriétés des courbes d'indifférence, et la détermination de la demande optimale sous contrainte budgétaire. Enfin, il présente des méthodes pour analyser la nature des points critiques et discute des fonctions d'utilité concaves et convexes.

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Hugues Ngassa
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Théorie du consommateur et utilité Cobb-Douglas

Le document traite de la théorie du consommateur, en se concentrant sur la fonction d'utilité de Cobb-Douglas, qui est continue, différentiable et strictement croissante. Il aborde également la concavité de cette fonction, les propriétés des courbes d'indifférence, et la détermination de la demande optimale sous contrainte budgétaire. Enfin, il présente des méthodes pour analyser la nature des points critiques et discute des fonctions d'utilité concaves et convexes.

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1

Thème 1 : Rappel sur la théorie du


consommateur

Soit u : R2+ −→ R
(x, y) 7−→ u(x, y) une f onction d0 utilite0

u représente les préférences d’un consommateur sur des paniers de biens.

1.1 Fonction d’utilité de Cobb-Douglas

uc (x, y) = xα y 1−α avec 0 < α < 1

– uc est continue et différentiable


– Montrer que uc est strictement croissante
ie ∀(x1 , y1 ), (x2 , y2 ) ∈ R2
(x1 , y2 ) < (x2 , y2 ) ⇒ uc (x1 , y1 ) < uc (x2 , y2 )
Soit (x1 , y1 ), (x2 , y2 )telque(x1 , y1 ) < (x2 , y2 )

Montrons que uc (x1 , y1 ) < uc (x2 , y2 )


uc (x1 , y1 ) = xα1 y11−α , uc (x2 , y2 ) = xα2 y21−α
uc (x1 , y1 ) − uc (x2 , y2 ) = xα1 y11−α − xα2 y21−α

x1 < x2 ⇒ xα1 < xα2 et y1 < y2 ⇒ y11−α < y21−α

xα1 < xα2 ⇒ xα1 y11−α < xα2 y21−α (1.1)

y11−α < y21−α ⇒ xα1 y11−α < xα2 y21−α (1.2)

1.1 et 1.2 ⇒ xα1 y11−α < xα2 y21−α


donc uc est strictement croissante.

1
1.1 Fonction d’utilité de Cobb-Douglas

– Montrer que uc est concave ; il suffit de montrer que lnuc est concave(car uc est à valeurs
positives)
Soit f : I −→ R, I∈R intervalle
x 7−→ f (x)
Supposons f est dérivable sur I.
Si ∀x ∈ I, f 0 (x) > 0 alors est strictement croissante.
Si ∀x ∈ I, f 0 (x) < 0 alors est strictement décroissante.

Question 1
Soit I, J de R et g :I × J −→ R dérivable. Peut-on déduire la monotonie de g à l’aide des
signes des dérivées partielles de g ? En d’autres termes, peut-on généraliser en dimension 2 le
résultat en dimension 1 ci-dessus

Question 2
Définir f quasi-concave. Relation entre une fonction concave et une fonction quasi-concave.
Idée : f concave implique que f quasi-concave

Rappel
Soit f C(I). f est concave si et seulement si ∀x ∈ I, f 00 (x) ≤ 0.f est convexe si et seulement
si ∀x ∈ I, f 00 (x) ≥ 0.

f : I−→ R, f concave si ∀x, y ∈ I ; ∀t ∈ [0, 1] ; f(tx + (1-t)y) ≥ tf(x) + (1-t)f(y)

Soit (x1 , y1 ), (x2 , y2 ) ∈ R2+ , t ∈ [0, 1] Montrons que f (t(x1 , y1 ) + (1 − t)(x2 , y2 )) ≥


tf (x1 , y1 ) + (1 − t)f (x2 , y2 )

On a t(x1 , y1 ) + (1 − t)(x2 , y2 ) = (tx1 + (1 − t)x2 , ty1 + (1 − t)y2 )


⇒ f (t(x1 , y1 ) + (1 − t)(x2 , y2 )) = f ((tx1 + (1 − t)x2 , ty1 + (1 − t)y2 ))
= αln(tx1 + (1 − t)x2 ) + (1 − α)ln(ty1 + (1 − t)y2 ) or lnt est co
≥ α[tlnx1 + (1 − t)lnx2 ] + (1 − α)[tlny1 + (1 − t)lny2 ]
≥ t[αlnx1 + (1 − α)lnx2 ] + (1 − t)[αlny1 + (1 − α)lny2 ]
(1−α) (1−α)
≥ t[lnxα1 + lnx2 ] + (1 − t)[lny1α + lny2 ]
(1−α) (1−α)
≥ tlnxα1 x2 + (1 − t)y1α + lny2
f (t(x1 , y1 ) + (1 − t)(x2 , y2 )) ≥ tf (x1 , y1 ) + (1 − t)f (x2 , y2 )

2
1.1 Fonction d’utilité de Cobb-Douglas

D’où f=lnuc est concave, donc uc est concave et donc quasi-concave.

Définition 1.1. f : I −→ R, o I ⊆ R2+ . f est quasi-concave si ∀(x1 , y1 ), (x2 , y2 ) ∈


R2+ , , ,∀ t ∈ [0, 1]; f (t(x1 , y1 ) + (1 − t)(x2 , y2 )) ≥ min(f (x1 , y1 ), f (x2 , y2 ))

Question 3
Interprétation sur le plan économique d’une fonction d’utilité convexe et d’une fonction
d’utilité concave

Représentation des courbes d’indifférence

Soit Γ l’ensemble des courbes d’indifférence de uc .

Γ = (x, y) ∈ R2+ /uc (x, y) = k; k ∈ R+


Soit (x, y) ∈ R2+
uc (x, y) = k ⇒ xα y 1−α = k (∗)
1 1 α
⇒ y 1−α = xkα avec x 6= 0 donc y = ( xkα ) 1−α = k 1−α x 1−α car α 6= 1
α 1
y = k 0 x 1−α avec k 0 = k 1−α
α α
Posons h : x7→ k 0 x 1−α , h est continue et dérivable sur R∗+ et ∀ x>0, h’(x)=k 0 1−α
α
x 1−α

Si α = 1 (*) devient x=k ;∀k ∈ R+ les courbes d’indifférence sont des droites verticales.

3
1.1 Fonction d’utilité de Cobb-Douglas

Trouvons la demande (x*,y*) ∈ R+ solution du système suivant


(
M ax(uc (x, y)),
(1.3)
Px x + Py y = w.
(
M ax(xα , y 1−α ),
1.3 ⇔
Px x + Py y = w.

L(x, y, λ) = uc (x, y) + λ(w − Px x − Py y) = xα , y 1−α + λ(w − Px x − Py y)


α−1 1−α
 αx y
 − λPx = 0, 1
∇L ⇔ α −α
(1 − α)x y − λPy = 0, 2

w − Px x − Py y = 0, 3

α α−1 1−α 1
1∧2 ⇒ λ= (x y ) = ((1 − α)xα y −α )
Px Py
α −1 1−α
⇒ (x y) =
Px Py
1−α
⇒ Py y = Px x 4
α
1−α 1−α
4 dans 3 ⇒ w − Px x − Px x = 0 ⇒ Px x(1 + )=w
α α
1 αw
⇒ Px x( ) = w ⇒ x( ) 5
α Px
1 − α Px αw (1 − α)w
5 Dans 4 ⇒ y = ( )⇒ y=
α P y Px Py
αw (1 − α)w
Ainsi le point critique est le point ( , ) = (x∗, y∗)
Px Py

Vérifions que HL(x∗,y∗,λ) est définie négative


∂u
∂x dy
* T M Sy→x = ∂u
=−
∂y
dx

f : R2 −→ R
(x, y) 7−→ f (x, y)

∂f ∂f
df = dx + dy
∂x ∂y
∂f
∂f ∂f ∂x dy
df = 0 ⇒ dx = − dy ⇒ ∂f
=−
∂x ∂y ∂y
dx

On a u(x,y)=xα y 1−α

4
1.1 Fonction d’utilité de Cobb-Douglas

(
∂u
∂x
= α(xα−1 y 1−α ),
Ce qui donne ∂u
∂y
= (1 − α)(xα y −α ),
∂u
∂x α(xα−1 y 1−α ) (x−1 y) αy
∂u
= α −α
= =
∂y
(1 − α)(x y ) (1 − α) (1 − α)x
α y
T M Sy→x =
(1 − α) x
Px
T M Sy→x =
Py

Remarque : Si Px = Py , alors T M Sy→x = 1

T M Sy→x =Taux marginal se substitution du bien y en bien x

1.1.1 Détermination de la nature d’un point critique


[Link] Méthode des mineurs

f : R2 −→ R
On détermine la matrice Hessienne en ce point
– Si ∆1 > 0 et ∆2 > 0, alors la matrice est définie positive et on a un maximum local.
– Si ∆1 < 0 ! et ∆2 > 0, alors la matrice est définie négative et on a un minimum local.
a1,1 a1,2
H= ∆1 = a1,1 ∆2 = detH
a2,1 a2,2

[Link] Méthode de Sylvester

f : R3 −→ R
– Si ∆i ≥ 0 i=1,2,3 alors on a un maximum local.
– Si ∆1 ≤ 0, ∆2 ≤ 0 et ∆3 ≥ 0, alors on a un minimum local.
– Sinon
 on ne peut conclure

a1,1 a1,2 a1,3
a1,1 a1,2
H = a2,1 a2,2 a2,3  ∆1 = a1,1 ∆2 = ∆3 = detH
 
a2,1 a2,2
a3,1 a3,2 a3,3

SUITE DU TD
u(x,y)=min(x,y)
x + y− | x − y |
Remarque : min(x, y) =
2
– u est continué sur R2+ comme somme et composéé de telles fonctions
– u n’est pas différentiable sur R2+ car x 7→| x | n’est pas différentiable en 0.

5
1.1 Fonction d’utilité de Cobb-Douglas

– u est concave
En effet, soit (x, y), (x0 , y 0 ) ∈ R2+ ∀t ∈ [0, 1] montrons que u(t(x, y) + (1 − t)(x0 , y 0 ) ≥
tu(x, y) + (1 − t)u(x0 , y 0 )

Remarque :∀a, b, c, d ∈ R
min(a + b, c + d) ≥ +min(b, d)

(
min(a, c) ≤ a,
En ef f et ⇒ min(a+, c) + min(b, d) ≤ a + b 1
min(b, d) ≤ b,
(
min(a, c) ≤ c,
De meme ⇒ min(a, c) + min(b, d) ≤ c + d 2
min(b, d) ≤ d,
1∧ 2min(a, c) + min(b, d) ≤ min(a + b, c + d) donc(∗) vrai D’après (*), on a : u(t(x, y) +
(1 − t)(x0 , y 0 ) = min(tx + (1 − t)x0 , ty + (1 − t)y 0
u(t(x, y) + (1 − t)(x0 , y 0 ) ≥ min(tx, ty) + min((1 − t)x0 , (1 − t)y 0 ) ≥ tmin(x, y) + (1 −
t)min(x0 , y 0 ) ≥ tu(x, y) + (1 − t)u(x0 , y 0 ) d’où u est concave.

Représentation des courbes d’indifférence

Soit k ∈ R+ u(x,y)=k ⇔ min(x, y) = k ⇔ x = k, y ≥ k ou y = k, x ≥ k


S
On a donc les réunions des démi-droites x = k, y ≥ k y = k, y ≥ k

Déterminons la demande

Il s’agit des solutions de


(
maximiser min(x, y)
Px x + Py y = w,

6
1.1 Fonction d’utilité de Cobb-Douglas

( 
x=y  x=y
Intuitivement ⇒ w
Px x + Py y = w,  x= ,
Px + Py
w w
∆q(x∗, y∗) = ( ; )
Px + Py P x + Py
S
(x*,y*) vérifie Px x + Py y = w et (x*,y*) maximise min(x,y) sur ∆ = [AC] = [AB] [BC]
Py y w
∀(x, y) ∈ [AB], on a min(x, y) = x = − +
Px Px
Py Py w Py w Py
Comme x ≤ y alors − x ≥ −y ⇒ − x ≥ − y ⇒ − x≥x⇒ ≥ (1 + )⇒
Px Px Px P x Px Px
w
≥ x ⇒ ul (x∗, y∗) ≥ ul (x, y)
Px + P y
w w
En faire de même ∀(x, y) ∈ [BC] D0 ou (x∗, y∗) = ( ; )
Px + Py Px + Py

Déterminons le T M Sy→x
∆U
T M Sy→x = x car U n’est pas différentiable
∆U
y
∆U ∆U
– Si x<y, alors min(x, y) = x ⇒ =1 = 0 ⇒ T M Sy→x = +∞
x y
∆U ∆U
– Si x>y, alors min(x, y) = y ⇒ =0 = 1 ⇒ T M Sy→x = 0
x y
∆U ∆U
– Si x=y, alors min(x, y) = y = x ⇒ = = 1 ⇒ T M Sy→x = 1
x y

Determiner les demandes en fonction de w


w
dx (P, w) = = dy (P, w) En fonction des dotations initiales e(ex , ey ). Dans ce cas w
Px + Py
devient : w = P.e = Px ex + Py ey

7
1.1 Fonction d’utilité de Cobb-Douglas

Px ex + Py ey
donc dx (P, e) = = dy (P, e)
P x + Py

uc est strictement croissante


soit (x, y), (x0 , y 0 ) ∈ R2+ tel que (x, y) < (x0 , y 0 ) montrons que uc (x, y) < uc (x0 , y 0 )

Supposons SNG ; min(x,y)=x



0
 x<x
(
x < x0

0
On a y < y , ⇒ 0
⇒ x < min(x0 , y 0 )
 y<y,
x≤y

d’ou min(x, y) < min(x0 , y 0 )

8
2
Thème 2

Exercise 1
Pour chacune des spécifications ei , ui (i = 1, 2) ci-dessous, vérifions si l’économie possède
un équilibreconcurentiel. Si oui, déterminons les prix et les allocations correspondantes et
représentons les différentes quantités dans une boite d’Edgeworth.
1. e1 = (3, 7), e2 = (7, 3)
u1 (x, y) = u2 (x, y) = min(x, y). Déterminons les demandes d1 du consommateur 1 et d2
du consommateur 2. D’après l’exercice 2 du Thème 1,
Px ex + Py ey Px ex + Py ey 3Px + 7Py 3Px + 7Py 7Px +
di (P, e) = ( , ) donc d1 (P ) = ( , ) donc d2 (P ) = (
Px + Py Px + P y Px + Py P x + Py Px +
( (
dx2 (P ) + dx1 (P ) = ex ex = e1x + e2x
V erif ions si (∗) Avec
dy2 (P ) + dy1 (P ) = ey ey = e1y + e2y

 dx (P ) + dx (P ) = 10(Px + Py ) = 10
 (
2 1 ex = 3 + 7 = 10
On a Px + Py D0 autrepart
 y
d2 (P ) + dy1 (P ) = 10 ey = 7 + 3 = 10

(*) est donc vérifiée. Il y’a donc équilibre ∀P ∈ (R+ )2 tel que P 6= (0, 0). Cet économie
admet un équilibre concurrentiel.

Cas particulier

Px = Py = 21 d1 = (5, 5) et d2 = (5, 5)
3. u1 (x, y) = ax + y; 0 < a < 1. Déterminons les demandes d pour la fonction d’utilité
u(x,y)=ax + by ; a, b ∈ R∗+
(
u(x, y) = max(ax + by), 1
Px x + Py y = w, 2
w Px
2⇒ y = Py
− Py
x 3;

9
x ∈ [0, Pwx ]

3 dans 1 donne une nouvelle fonction


w bPx bPx w
v(x) = ax + − x = x(a − )+
Py Py Py Py

Maximisons v sur [0, Pwx ]

a Px w
v(x) = bx( − ) +
b Py Py
a Px
– > alors v est croissante donc maximisée en 0 ; donc (x∗ , y ∗ ) = ( Pwx , 0)
b Py
a Px
– < alors v est décroissante donc minimisée en 0 ; donc (x∗ , y ∗ ) = (0, Pwx )
b Py
a Px
– = alors v est constante ; on parle de continuum d’équilibre.
b Py

Cas pratique

Les demandes d1 et d2 ; a∈]0, 1[ et b=1


Px P x + Py
1. Si a > alors d1 (P ) = ( , 0)
Py Px
Px P x + Py
2. Si a < alors d1 (P ) = (0, )
Py Py
1 Px P x + Py
3. Si > alors d2 (P ) = ( , 0)
a Py Px
Px Px + P y
4. Si d a1 < alors d2 (P ) = (0, )
Py Py
1
Combinons 1. et 2. avec 3. et 4. Remarquons que 1. ⇒ 3. car a∈]0, 1[⇒ a
>a

10
Px Px + P y
i. Si a > alors d1 (P ) = d2 (P ) = ( , 0)
Py Px
Px 1 Px Px 1 Px + P y
ii. Si a < et > ie a < < alors d1 (P ) = (0, ) et d2 (P ) =
Py a Py Py a Py
Px + Py
( , 0)
Px
Px Px + Py
iii. Si max(a, a1 ) = a1 < alors d1 (P ) = d2 (P ) = (0, )
Py Py
Vérifions si (*) est vérifiée.
– Dans le cas i.,
(
dy2 (P ) + dy1 (P ) = 0
On a et 2 6= 0, donc pas d0 equilibre pour ce cas.
ey2 + ey1 = 1 + 1 = 2

– Dans le cas iii.,


(
dx2 (P ) + dx1 (P ) = 0
On a P as d0 equilibre
ex2 + ex1 = 1 + 1 = 2

– Dans le cas ii.,


P x + Py

=2
( (
dx2 (P ) + dx1 (P ) ex2 ex1

= + 
P x
Px + Py = 2Px
On a ⇒ P + P ⇒ ⇒ Px = P y
dy2 + dy1 = ey2 + ey1 
 x y
=2 Px + Py = 2Py
Py
Il n’y a d’équilibre concurentiel que dans le cas ii. en supposant que Px = Py . Dans
ce cas, d1 = (0, 2) et d2 = (2, 0)
−2 1 1
4. u (x, y) = ( x 8 + y −2 )− 2 u2 (x, y) = (x−2 + 18 y −2 )− 2 ; e1 = (1, 0); e2 = (0, 1)
1

Px = P, Py = 1 Déterminons les demandes de 1 et 2.


( −2 1
maximiser ( x 8 + y −2 )− 2
Px x + Py y = w,

x−2 1
L(x, y, λ) = ( + y −2 )− 2 + λ(−w + Px x + Py y)
8
 −3 −2
x x −2 − 3
 8 ( 8 + y ) 2 + λPx = 0 1

−2
~
∇L(x, y, λ) = ~0 ⇒
3
y −3 ( x 8 + y −2 )− 2 + λPy = 0 2

Px x + Py y = w, 3

1 1 1
Après résolution x∗ = wPy3 (Py3 Px + 2Py Px3 )−1 y∗ = 2w
1
(Py Px2 ) 3 +2Py
1
Py3 Px 2Px
d1 (P ) = ( 1 1 , 1 )
Py Px + 2Py Px
3 3 (Py Px2 ) 3 + 2Py
1 1
L(x, y, λ) = (x−2 + y −2 )− 2 + λ(−w + Px x + Py y)
8

11
1 −2 − 3

−3 −2
 x (x + 8 y ) 2 + λPx = 0 1

~
∇L(x, y, λ) = ~0 ⇒
3
y (x + 18 y −2 )− 2 + λPy = 0 2
1 −3 −2
 8
Px x + Py y = w, 3

1 1 1
Après résolution y ∗ = wPy3 (Px3 Py + 2Px Py3 )−1 x∗ = 2w
1
(Px Py2 ) 3 +2Px
∗ ∗
d1 (P ) = (x , y ) avec w = Py Il y’a équilibre si et seulement si
(
dx2 + dx1 = 1
(2.1)
dy2 + dy1 = 1

2.2  1 1 1
2Py

 1 + Py Py3 (Py3 Px + 2Py Px3 )−1 = 1
(Px Py2 ) 3 +2Px
1 1 1 (2.2)
2Py
 Py Py (Px Py + 2Px Py3 )−1 +
 3 3
1 =1
(Py Px2 ) 3 +2Py

Exercice 2
Les dotations initiales des agents sont e1 = e2 = (1, 1) et les fonctions d’utilité respectives
sont ( 1 3
x 4 y 4 six ≤ y 1 1
u1 (x, y) = 3 1 et u2 (x, y) = x 2 y 2
x 4 y 4 six > y
1. Représentation de quelques courbes d’indifférence du consommateur 1
( 1 3 ( 4
1 x 4 y 4 = k six ≤ y x = ky3 six ≤ y
u (x, y) = k ⇒ 3 1 ⇒ 4 (∆) = (C1 ∪ C2 )
x 4 y 4 = k six > y y = xk3 six > y
4 4
Etude de f : x 7→ xk3 . f est continue et derivable sur R∗+ f 0 (x) = − 3k
x4
< 0 donc f est
strictement décroissante lim f (x) = +∞, lim f (x) = 0
x→0> x→+∞

12
Déterminons la demande de (1)
 ( 1 3
( 
 maximiser x 4 y 4 = k six ≤ y
maximiser u1 3 1 1
⇒ x 4 y 4 = k six > y
Px x + Py y = w, 
Px x + Py y = w, 2

w Px
2⇒y= Py
− Py
x donc maximisons
1 3
(
x 4 ( Pwy − Px
Py
x) 4 = k six ≤ w
Py
− Px
Py
x
3 1
x 4 ( Pwy − Px
Py
x) 4 = k six > w
Py
− Px
Py
x,

Remarque :
1 3 1 1 1 3 1 1
1. x 4 y 4 = (xy) 4 y 2 etx 4 y 4 = (xy) 4 x 2
3 3 1 3 3 3 1 3
2. Si x ≤ y alors x 4 y 4 ≤ x 4 y 4 Si x < y alors x 4 y 4 < x 4 y 4
La solution de 1. s’obtient comme suit :
1 3
Pour x ≤ y on a 1. devient M ax x 4 y 4 S/C Px x + Py y = w 2.
3 1
et pour x > y on a : 1. ( devient M axx y S/C Px x + Py y = w
4 4 3.
∗ w
x = 4Px
La solution de 2. est et comme x∗ ≤ y ∗ ⇔ Py ≤ 3Px alors la solution de 2. est
y ∗ = 4P
3w
y
,
(
x∗ = 4Pwx
et Py > 3Px
y ∗ = 4P
3w
y
,
(
x∗ = 4P3w
De même, la solution de 3. donne x
et Px > 3Py
y ∗ = 4Pwy ,

– Si Py ≤ 3Px ie T M Sy→x ≥ 31 ; alors d1 (w, P ) = ( 4Pwx , 4P


3w
y
)

13
3w
– Si Px > 3Py ie T M Sy→x < 3 alors d1 (w, P ) = ( 4P , w )
x 4Py

– Si Py ∈] 31 Px ; 3Px ] ie T M Sy→x ∈ [ 31 ; 3[, pas de demande pour le consommateur 1


Montrons que l’économie n’a pas d’équilibre concurrentiel. Demande du consommateur 2
d (w, P ) = ( 2Pwx , 2Pwy ) Supposons que cet économie admet un équilibre concurrentiel ; alors on
2

a:
d1x + d2x = e1x + e2x (2.3)

– Si T M Sy→x ∈ [ 31 ; 3[ d1x n’existe pas, donc la relation 2.3 est impossible.


– Si T M Sy→x ≥ 3 2.3 devient :T M Sy→x = 53 (impossible car T M Sy→x < 13 )
– Si T M Sy→x < 31 , 2.3 devient 3(P4P x +Py )
x
+ 3(P2P
x +Py )
x
=2
4. L’économie comporte 4 agents 1, 2, 3 et 4. On suppose que 1 et 2 ont les mêmes préfé-
rences et dotation que 1 entrent et 3 et 4 ont les mêmes préférences et dotation que 2 entrent.
Montrons que cette économie comporte des équilibre préférentiels ei =(1,1) ∀i ∈ 1,2,3,4

– Si T M Sy→x ≥ 1
3
d1 = d2 = ( 3(P4P
x +Py ) (Px +Py )
x
, 4Px ); d3 = d4 = ( Px2P+P
x
y Px +Py
, 2Px )

– Si T M Sy→x ≥ 3 x +Py ) (Px +Py )


d1 = d2 = ( 3(P4P x
, 4Px ); d3 = d4 = ( Px2P+P
x
y Px +Py
, 2Px )
( P
4 x
P4 x
i=1 di = e
Condition d’équilibre concurentiel P4 y P4i=1 yi
( i=1 di = i=1 ei ,
2 Px +Py Px +Py
+ 2Px = 4
– Si T M Sy→x < 31 on a 3 2Px
P +P Réfère à la question précédente, on en
1 x
2 2Px
y
+ Px2P+P
x
y
= 4,
ddq il n’y a pas d’équilibre de même si T M Sy→x ≥ 3

14
3
Optimum de paréto et théorème du
bien-être dans une économie d’échange

Exercice
1er cas
1 3 3 1
u1c (x1 , y1 ) = x14 y14 , u2c (x2 , y2 ) = x24 y24 , e1 = e2 = (1, 1), z = [(1, 95 ), (1, 15 )]

a. Déterminons la courbe de contrat


1 2
 T M Sy→x = T M Sy→x

dx2 + dx1 = ex2 + ex1
 y
d2 + dy1 = ey2 + ey1

1 −3 3
3 −1 1
∂x u1 x 4y4 ∂x u2 x 4y4
1
T M Sy→x = 1 1 = 4 11 −11 = 1 y1
3 x1
2
T M Sy→x = 2 2 = 4 23 −21 = 3 xy11
∂y1 u 3 4
x y 4 ∂y2 u 1 4
x y 4
4 1 1 4 2 1

Problème
1 y1
Déterminer y1 = f (x1 ) et y2 = f (x2 ). On a T M Sy→x 1
= 3 x1
2
T M Sy→x = 3 xy11
On obtient le système  y
1 1 y1
 3 x1 = 3 x1
 1
x1 + x2 = 2; 2

y1 + y2 = 2; 3

(
x2 = 2 − x1 ;
2 et 3 ⇒ 4
y2 = 2 − y1 ;
4 dans 1 ⇒ 31 xy11 = 3 2−x
2−y1
1
9x1
⇒ y1 = 1+4x 1

La courbe de contrat est donnée est donc

f : R+ −→ R+
9x
x 7−→
1 + 4x
f donne la relation entre la quantité de consommation du bien x et celle du bien y pour 1.

15
2e cas
√ √
u1 (x, y) = u2 (x, y) = 2 x + 2 y; e1 = ( 12 , 1); e2 = ( 23 , 1); w = ((1, 1), (1, 1))

1 2
 T M Sy→x = T M Sy→x
 1
x1 + x2 = 2; 2

y1 + y2 = 2; 3

√1 √1 r r
1 2 x1 x2 y1 y2
T M Sy→x = T M Sy→x ⇔ 1 = 1 ⇔ =

y1

y2
x1 x2
(
x2 = 2 − x1 ;
2 et 3 ⇒ 4
y2 = 2 − y1 ;
2−y1
4 dans 1 ⇒ xy11 = 2−x 1
⇒ y 1 = x1
La courbe de contrat est donnée est donc la droite (∆) d’équation y=x

3e cas
1 3
u1 (x1 , y1 ) = x14 y14 , u2 (x2 , y2 ) = x2 + 2y2 e1 = (2, 1); e2 = (1, 2)
1
T M Sy→x (x1 , y1 ) = 31 y1 x−1
1
2
T M Sy→x (x2 , y2 ) = 12
On a donc

1 −1 1
 3 y 1 x1 = 2
 1
x1 + x2 = 2; 2

y1 + y2 = 2; 3

1⇒ y1 = 23(x1
x1 = 3 − x2 ;
2 et 3 ⇒ Alors 3 − y2 = 32 (3 − x2 ) ⇒ y2 = 32 (x2 − 1)
y1 = 3 − y2 ;

1 2
Explication de T M Sy→x = T M Sy→x
(
x1 + x2 = ex2 + ex1
Déterminons les optima de paréto pour les agents dans cette économie d’échange S/C
y1 + y2 = ey2 + ey1
On a ∀α ∈]0, 1[, αu1 (x1 , y1 ) + (1 − α)u2 (x2 , y2 ) est max ⇒ u1 (x1 , y1 ) est max ; u2 (x2 , y2 ) est
max.

L(x1 , x2 , y 1 , y 2 , λ1 , λ2 ) = u1 (x1 , y1 )+(1−α)u2 (x2 , y2 )−λ1 (x1 +x2 −ex2 −ex1 )−λ2 (y1 +y2 −ey2 −ey1 )

1
T M Sy→x 2
= T M Sy→x ~ = ~0. Cette égalité provient du système
provient de ∇L

16

∂L


 ∂x1
=0
∂L


∂x2
=0
∂L
(3.1)


 ∂y1
=0
 ∂L

∂x2
=0
Déterminons les équilibres concurrentiels puis vérifions s’ils sont des optima de paréto (s’ils
appartiennent à la courbe de contrat)

1er cas
1 3 3 1
u1 (x1 , y1 ) = x14 y14 , u2 (x2 , y2 ) = x24 y24 , e1 = e2 = (1, 1),
d1 (P ) = ( 14 PxP+P
x
y 3 Px +Py
, 4 Py ) d2 (P ) = ( 34 PxP+P
x
y 1 Px +Py
, 4 Py )
(
Px +Py
=2
Il y’a équilibre concurrentiel si : Px
Px +Py ⇔ Px = Py ⇔ d1 = ( 21 , 32 ) et d2 = ( 32 , 21 )
Px
= 4,

Vérifions si d1 est sur la droite de contrat.


9( 12 ) y 9dx1
On a 23 = ie d1 == donc d1 et d2 sont des optima de paréto.
1 + 4( 12 ) 1 + 4dx1

2e cas
√ √
u1 (x, y) = u2 (x, y) = 2 x + 2 y; e1 = ( 12 , 1); e2 = ( 23 , 1)

Demande √
( √
maximiser 2 x + 2 y
Px x + Py y = w,
√ √
L(x, y, λ) = 2 x + 2 y + λ(−w + Px x + Py y)


√1 + λPx = 0 1

 x
~
∇L(x, y, λ) = ~0 ⇒ √1 + λPy = 0 2
 y
Px x + Py y = w,

3

Après résolution y ∗ = wPx


Py (Px +Py )
x∗ = Px (PwP y
x +Py )

d1 = d2 = (x∗ , y ∗ ) = ( Px (PwP y
, wPx )
x +Py ) Py (Px +Py )
( 1 Px +Py )Py ( 21 Px +Py )Px
d1 = ( P2x (P x +Py )
, Py (Px +Py ) )
3
( Px +Py )Py ( 23 Px +Py )Px
d2 = ( P2x (P x +Py )
, Py (Px +Py ) )

Équilibre concurrentiel

17
dx2 + dx1 = ex2 + ex1 ⇒ (2P x +Py )Py
Px (Px +Py )
= 2 ⇒ Px = Py
Les équilibres concurrentiels sont : d1 = ( 34 , 43 ); d2 = ( 54 , 54 ) De plus, d2 ∈ (∆) : y = x donc d1
et d2 sont des optima de paréto.

18

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