Introduction à la logique booléenne
Introduction à la logique booléenne
Chhaappiittrree 22
La logique Booléenne
Beaucoup de systèmes automatisés fonctionnent en utilisant des organes et des fonctions bi-
naires. Ces organes et fonctions binaires ne peuvent être que dans deux états possibles. Par
exemple, un détecteur de niveau peut être immergé ou submergé. Un voyant peut être allumé
ou éteint.
Par convention, on représente par la valeur logique « 0 » l’un de ces états et par la valeur lo-
gique « 1 » l’autre état. La valeur logique « 0 » correspond à un organe binaire (ou une fonc-
tion binaire) dans un état dit « non-activé », « non-actionné » ou « inactif » (exemple : un
voyant inactif est éteint). La valeur logique « 1 » correspond à un organe binaire (ou une fonc-
tion binaire) dans un état dit « activé », « actionné » ou « actif » (exemple : un voyant actif
est allumé). Dans le chapitre précédent la notion de présence (niveau logique = 1) ou
d’absence (niveau logique = 0) d’une grandeur physique était envisagée sous une formé logi-
que.
La mathématique des fonctions binaires est appelée l’algèbre booléenne et elle fut inventée
par Georges Boole en 1847. Dans un écrit nommé « The Mathematical Analysis of Logic », il
définit trois opérateurs de base ainsi qu’une foule de règles et de postulats. Ainsi, toutes les
fonctions binaires (dites aussi logiques) sont des relations entre des entrées et des sorties lo-
giques composées d’opérateurs de base et sur lesquelles on peut appliquer diverses règles
d’algèbre.
Les fonctions logiques (ou binaires) peuvent être représentées de diverses façons. La plus
élémentaire consiste à dresser une table répertoriant toutes les combinaisons de valeurs logi-
ques des variables soumises à des opérateurs. Ces tables sont nommées « tables de vérité »
Une autre représentation possible est d’écrire les fonctions logiques sous forme d’équations.
Ces « équations logiques » facilitent la simplification des fonctions logiques grâces aux règles
de l’algèbre booléenne.
Le chapitre qui suit à pour but de vous introduire à tous ces aspects et de vous permettre de
comprendre les mécanismes mis en œuvre pour solutionner les systèmes logiques.
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2.1 Les trois opérateurs de base
Les fonctions logiques reposent sur trois opérateurs de base. Ce sont les fonctions logiques :
« NON » (en anglais « NOT »), « ET » (en anglais « AND ») et « OU » (en anglais « OR »). Nous
les présenterons en montrant leur équation et leur table de vérité.
Ces trois fonctions de bases sont le fondement de l’algèbre booléenne. Toutes autres
fonctions logiques peuvent s’exprimer à partir de ces trois fonctions élémentaires
(exemple : F = ( A • B ) + C ).
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2.2 Les autres opérateurs logiques
En plus des opérateurs de base, il existe d’autres opérateurs de deux variables et nous présen-
terons ici les plus importants.
Ces deux fonctions (NON-ET et NON-OU) sont très utilisées en électronique1, car elles repré-
sentent des éléments de connections universels. Toute fonction logique peut en effet être
écrite exclusivement à partir de l’une ou l’autre de ces fonctions.
1
Ce sera vu en GPA-325 – Introduction à l’électronique
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2.2.3 La fonction logique « OU-EXCLUSIF »
Soit deux variables booléennes nommées A et B. Le résultat de
la fonction logique A OU-EXCLUSIF B sera également une varia- Fonction "OU-EXCL"
ble booléenne. La table de vérité de droite montre le compor-
A B F
tement de cette fonction. Comme vous pouvez le constater, la
sortie de la fonction logique OU-EXCLUSIF (en anglais EXOR) ne 0 0 0
donne un niveau logique 1 que si l’une des entrées est à un ni-
veau logique 1. 0 1 1
Au niveau algébrique, l’équation correspondant à cette table 1 0 1
de vérité est F = A ⊕ B . Cette expression peut aussi être
écrite sous une autre forme : F = A ⊕ B = AB + A B . 1 1 0
Les fonctions vues jusqu’à présent sont les plus courantes de l’algèbre booléenne. Toutefois,
il est bon de savoir que d’autres opérations sont définies, nommées et utilisées en technique
numérique. Il y a, en effet, seize fonctions possibles pour deux variables booléennes. Deux va-
riables permettent quatre combinaisons (22) d’entrées et ces quatre combinaisons donnent
seize (24) combinaisons différentes pour la fonction. Pour retrouver ces seize fonctions, il suf-
fit d’écrire tous les nombres entiers de 0 à 15 dans l’ordre binaire naturel. La table 2-1 mon-
trée en page suivante montre ces 16 fonctions identifiées de F0 à F15.
Plusieurs de ces fonctions sont très simples. Par exemple, F0 est égale à 0. Toutes ces fonc-
tions peuvent être exprimées au moyen des opérateurs élémentaires définis précédemment.
La table 2-2 (toujours en page suivante) montre les expressions des seize fonctions. On y re-
connaît le NON (F3 ou F5), le ET (F8), le OU (F14), le NON-ET (F7), le NON-OU (F1), le OU-
EXCLUSIF (F6) et le NON-OU-EXCLUSIF (F9).
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A B F0 F1 F2 F3 F4 F5 F6 F7
0 0 0 1 0 1 0 1 0 1
0 1 0 0 1 1 0 0 1 1
1 0 0 0 0 0 1 1 1 1
1 1 0 0 0 0 0 0 0 0
Table 2-1 - Les seize fonctions possibles associant deux variables d'entrées
F 0= 0 F 4 = AB F 8 = AB F 12 = A
F 1= AB = A + B F 5= B F 9 = AB + A B = A ⊕ B F 13 = A + B
F 2 = AB F 6 = A B + AB = A ⊕ B F 10 = B F 14 = A + B
F 3= A F 7 = A + B = AB F 11 = A + B F 15 = 1
Table 2-2 - Les seize expressions logiques de deux variables d'entrées
Avec trois variables d’entrées, il faudrait traiter 256 fonctions possibles. En effet, trois varia-
bles permettent huit combinaisons (23) d’entrées et ces huit combinaisons donnent 256 (28)
combinaisons différentes pour la fonction. Il est évident qu’il devient non rentable
d’énumérer la liste des expressions logiques possibles. D’autres approches seront donc néces-
saires et nous verrons plus loin comment déduire l’équation logique à partir d’une table de
vérité.
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Dans les paragraphes qui suivent, nous verrons comment, en utilisant les interrupteurs comme
entrées logiques et une ampoule comme sortie obtenir des fonctions logiques.
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G
24V
H LAMPE_5
Vert
0V
La fonction logique de ce montage est : Lampe _5 = G ⋅ H = G + H .
J K
24V
LAMPE_6
Vert
0V
L M
24V
L M
LAMPE_7
Vert
0V
La fonction logique de ce montage est : Lampe = L ⊕ M = L ⋅ M + L ⋅ M . Il est à noter que ce
montage est appelé un « Three-way » par les électriciens.
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N P
24V
N P LAMPE_8
Vert
0V
A B
24V
C F1
Vert
0V
sera représentée par le schéma suivant :
A et B sont représentés par deux interrupteurs placés en série à cause du ET. Comme ni A, ni
B sont inversés, ces deux interrupteurs sont normalement ouverts. C est un interrupteur nor-
malement fermé (à cause du NON) placé en parallèle avec l’ensemble, car la fonction OU est
faite avec le résultat de A ET B.
Exercices – série 1 :
Représentez le schéma avec des interrupteurs correspondant aux équations logiques suivan-
tes (sans simplifier) :
a) F 1 = ABC + A BC + ABC + ABC
(
b) F 2 = AB + A B BC + CD )( )
c) F 3 = ( A + B + C )( A + BC + C )
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2.4 Fonctions logiques matérialisées par des relais
Un relais (figure 2-1) est un organe binaire qui fut la base de
la plupart des systèmes automatisés depuis le milieu des an-
nées ’40. Il comporte une bobine qui servira à générer un
champ magnétique permettant de déplacement une lame
mobile ouvrant et fermant des contacts internes.
Donc, lorsqu’un courant électrique traverse la bobine, elle
émet un champ magnétique qui change la position d’un
contact mobile.
Si aucun courant électrique ne traverse la bobine, le relais
est dit « inactif » et il y a contact entre la borne commune E
et la borne A (figure 2.1). Le contact correspondant au cou-
ple de bornes A-E est fermé, et ce contact est nommé
« contact normalement fermé ». La borne B n’est pas
connecté, donc le contact des bornes B-E est ouvert, ce qui
nous amène à dire que le contact est B-E est un « contact
normalement ouvert ». Figure 2-1 – Relais d'automa-
tisme
Si un courant traverse la bobine, le relais est dit « actif » et le contact entre la borne com-
mune E et la borne B se ferme et celui entre la borne E et la borne A s’ouvre.
Pour simplifier la représentation, on dessine (sur les plans électriques) le relais de façon
schématique (voir figure 2-2).
A A
A
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B
BOB_B
24V 24V
BOB_B
LAMPE_1
Vert
0V 0V
C BOB_C BOB_D
24V 24V
BOB_C
LAMPE_2
Vert
0V 0V
D
24V
BOB_D
0V
E BOB_E
24V 24V
BOB_E
BOB_F LAMPE_3
Vert
0V
F 0V
24V
BOB_F
0V
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2.4.4 Fonction logique « NON-ET »
La figure ci-dessous montre la fonction logique NON-ET. Pour obtenir cette fonction, il suffit
de brancher deux contacts de relais normalement fermés en parallèle. Pour que le courant
cesse de se rendre à l’ampoule et quelle s’éteigne, il faut actionner les deux relais simulta-
nément.
G
BOB_G
24V 24V
BOB_G
BOB_H LAMPE_4
Vert
0V
H 0V
24V
BOB_H
0V
Commande des Utilisation des contacts
bobines d'entrée du relais d'automatisme
J
BOB_J BOB_K
24V 24V
BOB_J
LAMPE_5
Vert
0V 0V
K
24V
BOB_K
0V
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L BOB_L BOB_M
24V 24V
BOB_L
BOB_L BOB_M LAMPE_6
Vert
0V
M 0V
24V
BOB_M
0V
N BOB_N BOB_P
24V 24V
BOB_N
BOB_N BOB_P LAMPE_7
Vert
0V
P 0V
24V
BOB_P
0V
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A CR1 CR2
24V 24V
CR1
CR3 F1
Vert
0V
B 0V
24V
CR2
0V
C
24V
CR3
0V
Exercices – série 2 :
Représentez le schéma avec des relais correspondant aux équations logiques suivantes (sans
simplifier) :
d) F 1 = ABC + A BC + ABC + ABC
(
e) F 2 = AB + A B BC + CD )( )
f) F 3 = ( A + B + C )( A + BC + C )
⎛ x2 + 2 x + 1 ⎞
y = ∫⎜ ⎟dx
⎝ ( x + 1) 2
⎠
La solution devient claire si l’équation est simplifiée, car le calcul revient à faire l’intégrale
de 1 et alors la solution est y = x + C. La même approche est privilégiée en logique booléenne,
mais pour y arriver, il est important de bien comprendre les règles de l’algèbre booléenne.
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Fermeture Si A et B sont des variables booléennes, alors A+B, AB
sont aussi des variables booléennes
Commutativité A+B = B + A
A•B = B • A
Associativité A + B + C ) = (A + B ) + C
(
A • (B • C ) = ( A • B ) • C
Distributivité ET / OU A( B + C ) = AB + AC
OU / ET A + ( BC ) = ( A + B )( A + C )
Idempotence A+ A= A
A• A = A
Complémentarité A+ A = 1
A• A = 0
Identités remarqua- 1+ A = 1
bles 1• A = A
0+ A = A
0• A = 0
Distributivité interne A + (B + C ) = ( A + B ) + ( A + C )
A • (B • C ) = ( A • B ) • ( A • C )
Voici enfin 22 théorèmes dont certains ont été définis par Boole :
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À partir de ces éléments, il est possible de procéder à la simplification des fonctions logiques.
Par exemple, voici l’équation suivante : F = ABC + ABC + ABC + A BC qui est à simplifier.
En appliquant le théorème #8 sur le dernier terme, on peut le décaler de deux positions et on
trouve : F = ABC + A BC + ABC + ABC . En appliquant ensuite le théorème #13 sur les deux
( )
premiers et les deux derniers termes, on trouve : F = BC A + A + AB C + C . Puis, en ap-( )
pliquant le théorème #12 sur les termes entre parenthèses, on trouve : F = BC (1) + AB (1) .
Enfin, en appliquant le théorème #3 sur chaque terme, on trouve : F = BC + AB . Donc
l’équation simplifiée de F est : F = BC + AB .
La simplification d’une fonction logique à un effet significatif sur le câblage, mais n’est mal-
heureusement pas toujours évidente à obtenir. D’autres méthodes, plus faciles, seront abor-
dées ultérieurement pour simplifier les fonctions logiques.
Exercices – série 3 :
Simplifier les équations logiques suivantes et les représenter avec relais :
g) F 1 = ABC + A BC + ABC + ABC
(
h) F 2 = AB + A B BC + CD )( )
i) F 3 = ( A + B + C )( A + BC + C )
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Les deux tableaux de la page précédente donnent des démonstrations éloquentes sur le théo-
rème de De Morgan.
A B C Équation
0 0 0 A BC
0 0 1 A BC
0 1 0 A BC
0 1 1 A BC
1 0 0 ABC
1 0 1 ABC
1 1 0 ABC
1 1 1 ABC
Il est à remarquer l’ordre dans lequel son disposés les huit combinaisons possibles des trois en-
trées. En effet l’ordre est : 000, 001, 010, 011, 100, 101, 110 et 111. Or cette représentation
est appelée numérotation binaire et correspond à la numérotation décimale suivante : 0, 1, 2,
3, 4, 5, 6 et 7. Cet ordre de numérotation est intentionnellement choisi afin d'éviter d’oublier
une combinaison.
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Voici l’exemple2. Jean et Robert prévoient faire une partie de tennis le samedi après-midi ; s'il
fait beau, ils pourront utiliser le court en plein air qui est toujours disponible ; s'il pleut, ils
pourront jouer sur le tennis couvert à condition que le terrain soit libre ; s'ils ne peuvent pas
jouer, ils iront au cinéma ; toutefois Robert n'est pas certain de pouvoir disposer de son après-
midi ; si Robert n'est pas libre et suivant qu'il pleuvra ou non, Jean ira au cinéma ou fera de la
voile.
Il faut établir la table de vérité des activités possibles de Jean, tennis (T), voile (V), cinéma
(C) en fonction des variables suivantes b (b = 1, il fait beau), l (l = 1, le tennis couvert est li-
bre), d (d = 1, Robert est disponible).
Il y a donc trois entrées (b, l, d) et trois sorties (T, V, C), ce qui donne le tableau suivant :
b l d T V C
0 0 0 0 0 1
0 0 1 0 0 1
0 1 0 0 0 1
0 1 1 1 0 0
1 0 0 0 1 0
1 0 1 1 0 0
1 1 0 0 1 0
1 1 1 1 0 0
Exercices - série 4 :
Construire la table de vérité du système suivant :
2
Exemple tire du livre “Automatismes à Séquences” de Maurice Milsant, éditions Eyrolles
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j) Soit un local ayant trois portes identifiées a, b et c. À proximité de chacune de ces
portes nous trouvons un interrupteur à bascule que les gens manipuleront lorsqu’ils
entreront ou sortiront. Ces interrupteurs commandent une ampoule qui éclaire le
local. Ainsi, une personne qui entre par la porte « a » manipulera l’interrupteur
« a » pour allumer l’ampoule et cette même personne sortant par la porte « b »
manipulera l’interrupteur « b » pour éteindre l’ampoule. Lors de l’inauguration du
local, a = 0, b = 0, c = 0, et l’ampoule est éteinte (L = 0).
¾ F = ( AA + AB + AC + BA + BB + BC + CA + CB + CC )( A + B + C )(A + B + C )
¾ F = ( A + AB + AC + AB + B + BC + AC + BC + 0)( A + B + C )( A + B + C )
¾ F = ( A + B )( A + B + C )( A + B + C )
¾ F = ( AA + AB + AC + BA + BB + BC )( A + B + C )
¾ F = ( A + BC )( A + B + C )
¾ F = ( AA + AB + AC + BC A + BC B + BCC )
¾ F = ( AB + AC + BC ) = AB + BC
Donc un même système logique peut être représenté sous ces deux formes canoniques.
La troisième forme canonique est celle qui présente les équations logiques sous une forme
n’utilisant que des fonctions logiques NON-ET. Cette forme n’est utile que lorsque l’on utilise
des circuits électroniques. Cette forme canonique s’obtient directement de la première forme
canonique. Il suffit de faire une double négation de l’équation sous forme canonique 1. Par
exemple pour l’équation logique F = A BC + ABC + ABC + ABC le processus est :
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La quatrième forme canonique est celle qui présente les équations logiques sous une forme
n’utilisant que des fonctions logiques NON-OU. Cette forme non plus n’est utile que lorsque
l’on utilise des circuits électroniques. Cette forme canonique s’obtient directement de la se-
conde forme canonique. Il suffit de faire une double négation de l’équation sous forme cano-
nique 2. Par exemple, pour l’équation F = ( A + B + C ) A + B + C ( )(A + B + C )(A + B + C ) , le
processus est :
(
¾ 1) double négation : F = ( A + B + C ) A + B + C )(A + B + C )(A + B + C )
¾ 2) théorème de De Morgan :
F = ( A + B + C ) + (A + B + C ) + (A + B + C ) + (A + B + C )
Cette dernière équation est sous forme canonique 4.
Maintenant, si on désire savoir à quel moment Jean ira au cinéma (sortie C), on pourrait dire
qu’il ira au cinéma s’il ne fait pas beau et que le tennis intérieur n’est pas libre et que Robert
n’est pas disponible OU s’il ne fait pas beau et que le tennis intérieur n’est pas libre et que
Robert est disponible OU s’il ne fait pas beau et que le tennis intérieur est libre et que Robert
n’est pas disponible. Donc en considérant les cas ou la sortie est égale à 1 on obtient une
somme de produit, ce qui est la forme canonique 1.
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¾ C = b ld + b ld + b ld + b ld
¾ C = b ld + b ld + b ld + b ld
¾ C = b l (d + d ) + b d (l + l )
¾ C = b l (1) + b d (1)
Donc, l’équation simplifiée de C est C = b l + b d . Les équations tirées directement de la ta-
ble de vérité ne sont pas simplifiées.
Pour savoir à quel moment Jean aura le pied marin, i. e., qu’il ira faire de la voile (sortie V),
on doit analyser la table de vérité. Il ira faire de la voile dans les deux situations suivantes :
s’il fait beau et que le tennis intérieur n’est pas libre et que Robert n’est pas disponible OU
s’il fait beau et que le tennis intérieur est libre et que Robert n’est pas disponible. Donc, s’il
fait beau et que Robert n’est pas là.
¾ V = bd (l + l ) = bd (1) = bd
ce qui ressemble à ce que dit la dernière phrase du paragraphe précédent.
Enfin, Jean ira jouer au tennis avec Robert lorsque l’équation logique suivante sera égale à 1 :
T = b ld + bld + bld . L’équation simplifiée est : T = ld + bd .
En conclusion, si on désire obtenir les équations logiques sous la forme canonique 1 à par-
tir de la table de vérité :
1) il suffit d’identifier les lignes ou les sorties logiques sont égales à 1;
2) écrire chaque terme correspondant aux lignes identifiées en insérant un OU en-
tre chacun.
Exercices - série 5 :
À partir de la table de vérité obtenue en j :
k) Écrire l’équation logique de l’ampoule L.
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A B C (A • B ) F
0 0 0 0 1
0 0 1 0 0
0 1 0 0 1
0 1 1 0 0
1 0 0 0 1
1 0 1 0 0
1 1 0 1 1
1 1 1 1 1
La table de vérité finale sera donc la partie de la table ci-haut mise en gris car le système lo-
gique comporte trois entrées et une sortie.
Exercices – série 6 :
Faire les tables de vérité des équations logiques suivantes :
l) F 1 = ABC + A BC + ABC + ABC
(
m) F 2 = AB + A B BC + CD )( )
n) F 3 = ( A + B + C )( A + BC + C )
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Le principe est dès lors évident. Deux termes se simplifient toujours s'ils ne diffèrent que par
le fait qu’une variable est présente dans un terme et son inverse dans l’autre terme. Dans F0,
B et NON B. Dans F1, premier et second terme B et NON B ; premier et dernier terme C et
NON C.
Voyons maintenant ce qu’il en est avec les tables de vérité. Tout d’abord, celle de F0 :
A B F0
0 0 0
0 1 0
1 0 1
1 1 1
Les deux termes sont sur deux lignes successives de la table de vérité. La troisième ligne est
identifiée par A=1 et B=0, la dernière ligne par A=1 et B=1. Donc, comme seul B change de va-
leur et que A reste toujours égal à 1, cela implique que la solution est F 0 = A .
Passons maintenant à la table de vérité de F1 :
A B C F1
0 0 0 0
0 0 1 0
0 1 0 0
0 1 1 0
1 0 0 0
1 0 1 1
1 1 0 1
1 1 1 1
Les deux dernières lignes de la table de vérité correspondent successivement à A=1, B=1 et
C=0, puis à A=1, B=1 et C=1. Conclusion, C est la seule variable à changer et, comme A et B
restent au niveau logique 1, cela mène au terme AB . Donc, ces deux lignes adjacentes de la
table de vérité mènent à un terme simplifié.
Pourtant, les 6ième et 7ième lignes de la table de vérité sont adjacentes et ne font pas apparaî-
tre de terme simplifié. Cela vient du fait que deux variables changent d’état (B et C) entre la
6ième ligne et la 7ième ligne.
De plus, les 6ième et 8ième lignes ne différent que par la variable B explique le terme simplifié
AC .
Donc, la table de vérité ne met pas directement en évidence les simplifications possibles car,
deux lignes adjacentes ou non peuvent parfois générer un terme simplifié. Tout le génie de
Karnaugh est de changer la présentation de la table de vérité pour mettre en évidence les
simplifications.
Lorsque le système logique comporte deux variables d’entrées (par exemple A et B), la table
de Karnaugh sera une matrice 2x2 comme montrée à la page suivante :
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F0 A 0 1
B
0
Comme la table de Karnaugh est faite de deux lignes et de deux colonnes, les variables
d’entrées sont utilisées pour identifier dans quelle case la valeur de la sortie doit apparaître
pour chaque combinaison d’entrée. L’une des variables (par exemple A) sert à identifier la co-
lonne ou se situe la case à remplir. Si A=0, la case choisie est dans la colonne de gauche et si
A=1, la case choisie est dans la colonne de droite. L’autre variable (B) sert à identifier la ligne
ou se situe la case à remplir. Si B=0, la case choisie est dans la ligne du haut et si B=1, la case
choisie est dans la ligne du bas.
Donc, si F0=0 pour A=0 et B=0, il faut inscrire un 0 dans la case située sur la ligne du haut et la
colonne de gauche.
La figure qui suit montre la correspondance entre la table de vérité et la table de Karnaugh
pour un système logique ayant deux variables d’entrée.
A B F0 F0 A 0 1
0 0 B
0 1 0
1 0
1 1 1
Donc à chaque ligne de la table de vérité correspond une case de la table de Karnaugh. Il y a
des gens qui prennent l’habitude de numéroter les cases de la table de Karnaugh pour faciliter
le remplissage.
Pour un système logique ayant trois variables d’entrées (A, B et C), la table de Karnaugh sera
une matrice 2 (lignes) x 4 (colonnes).
F1 AB 00 01 11 10
C
0
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que si nous passons d’une colonne à la colonne adjacente, une seule variable à la fois varie.
Tout cela pour faire apparaître clairement les simplifications logiques. La colonne de gauche
et la colonne de droite varient que d’une seule variable (A) et sont par conséquent considé-
rées comme adjacentes (c’est comme si la table était un cylindre déroulé).
La figure suivante montre la correspondance entre la table de vérité et la table de Karnaugh
pour un système logique à trois entrées.
A B C F1
0 0 0
0 0 1 F1 AB 00 01 11 10
0 1 0 C
0 1 1 0
1 0 0
1 0 1 1
1 1 0
1 1 1
Pour un système logique ayant quatre variables d’entrées (A, B, C et D), la table de Karnaugh
sera une matrice 4x4, telle que montrée en bas.
Pour une combinaison logique donnée, correspondant à une case, les variables A et B servent
à identifier la colonne et les variables C et D la ligne de cette case. Noter que la première li-
gne et la dernière ligne sont considérées comme adjacentes car elles ne varient que par la va-
riable C.
Au-delà de quatre variables d’entrées, nous devons faire apparaître une troisième dimension.
Ainsi pour un système logique à cinq variables d’entrées (A, B, C, D et E), la table de Karnaugh
sera composée de deux tables 4 x 4 superposées.
F2 AB 00 01 11 10
CD
00
01
11
10
Il est plus commode de mettre des deux « étages » cote à cote. La table de Karnaugh est mon-
trée ci-dessous.
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A
0 1
F3 BC 00 01 11 10 F3 BC 00 01 11 10
DE DE
00 00
01 01
11 11
10 10
¾ F 0 = AC (B + B ) + AC (B + B ) = AC + AC
¾ F 0 = A(C + C ) = A
Donc, quatre termes peuvent être simplifiés en un seul terme. Nous pouvons visualiser cela
dans la figure montrée ci-bas ou un groupe de quatre termes est encerclé.
F0 AB 00 01 11 10
C
0 0 0 1 1
1 0 0 1 1
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¾ F 1 = AC (B + B ) + AB (C + C ) = AC + AB
Donc, trois termes ne peuvent être simplifiés en un seul terme. Mais, deux termes peuvent se
simplifier en un ex. : ABC + ABC ⇒ AC et ABC + ABC ⇒ AB .
On peut utiliser des termes qui sont déjà couverts par des associations pour en former
d’autres impliquant des termes non couverts. Par exemple le terme ABC de l’exemple à trois
termes a été utilisé à deux reprises. La figure suivante montre les deux groupes de deux de ce
second exemple.
F1 AB 00 01 11 10
C
0 0 0 1 0
1 0 0 1 1
Dans la recherche des 1 adjacents, on doit utiliser les tables comme si elles se refermaient sur
elles-mêmes, à la fois horizontalement et verticalement. Ainsi deux 1 situés en bordure du ta-
bleau sur une même ligne ou colonne peuvent être considérés comme adjacents. La figure sui-
vante montre un exemple d’un tel groupe.
F2 AB 00 01 11 10
C
0 0 0 0 0
1 1 0 0 1
Les groupes doivent être carrés ou rectangulaires. Ils ne peuvent pas être en diagona-
les. Voici un exemple de ce qu’il ne faut pas faire.
F3 BC 00 01 11 10
DE
00 1 1 0 0
01 0 1 0 0
N
O
N
11 0 1 1 0
10 0 0 0 1
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Il est inutile de former des associations n’ayant que des termes qui sont déjà couverts. Ceux-
ci ne faussent pas les résultats, mais augmentent inutilement la complexité du circuit
(l’expression algébrique). La figure suivante montre un tel exemple.
F4 AB 00 01 11 10
C
0 0 0 1 1 Groupe pas utile
1 1 0 0 1
Dans certains cas, ce groupe, qui à première vue n’est pas utile, peut être essentiel pour assu-
rer un bon fonctionnement (en électronique)
Maintenant comment trouver l’équation correspondant à un groupe. Il suffit de repérer quel-
les variables restent constantes au sein du groupe. Par exemple, dans la table de Karnaugh ci-
bas, les variables A et C restent constantes (respectivement 1 et 0) dans le groupe et la varia-
ble B n’est pas constante.
F5 AB 00 01 11 10
C
0 0 0 1 1
1 0 0 0 0
Donc, le groupe est indépendant de B, mais dépendant de A et de C. Donc, sachant que A=1 et
C=0 dans ce groupe, l’équation du groupe est AC . C’est aussi l’équation de F5, puisqu’il n’y
a qu’un seul groupe.
Autre exemple, soit la table suivante :
Groupe #1
F6 AB 00 01 11 10
CD
00 0 1 0 0
01 0 1 0 0 Groupe #2
11 0 1 1 0 Groupe #3
10 1 1 1 1
Le groupe #1 est dépendant des variables A et B (A=0 et B=1), mais indépendant des variables
C et D. Donc l’équation du groupe #1 est : A B . Le groupe #2 est dépendant des variables B et
C (B=1 et C=1), mais indépendant des variables A et D. Donc l’équation du groupe #2 est :
BC . Le groupe #3 est dépendant des variables C et D (C=1 et D=0), mais indépendant des va-
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riables A et B. Donc l’équation du groupe #3 est : CD . Donc l’équation finale pour F6 est :
F 6 = A B + BC + CD .
A B F0 F0 A A
0 0
B
0 1
1 0
B
1 1
Pour un système logique ayant trois variables d’entrées (A, B et C), la table de Mahoney sera
une matrice 2 (lignes) x 4 (colonnes). Elle s’obtient en prenant une table de Mahoney 2x2 et
son image miroir.
Charnière
F1 A A A A
Cette image miroir de la table de Mahoney est une réplique de la table 2x2 pivotée autour
d’une charnière. Remarquez la disposition des variables A et NON-A. Donc la table résultante
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est une table 2x4. La variable C servira à identifier si une case est à droite ou à gauche de la
charnière. Donc la table de Mahoney 2x4 ressemblera à :
F1 A A A A
C C
Pour un système logique ayant quatre variables d’entrées (A, B, C et D), la table de Mahoney
sera une matrice 4 x 4 obtenue de la matrice 2x4.
F2 A A A A
B
D
B
B
D
B
C C
La moitié du bas est l’image miroir de la moitié du haut, et la variable D servira à identifier si
la case est au-dessus ou au-dessous de la charnière.
Pour un système logique ayant cinq variables d’entrées (A, B, C, D et E), la table de Mahoney
sera une matrice 4x8 obtenue de la matrice 4x4.
E E
F3 A A A A A A A A
B
D
B
B
D
B
C C C C
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La moitié de droite est l’image miroir de la moitié de gauche, et la variable E servira à identi-
fier si la case est à gauche ou à droite de la charnière du centre.
Pour un système logique ayant six variables d’entrées (A, B, C, D, E et F), la table de Mahoney
sera une matrice 8x8 obtenue de la matrice 4x8.
E E
F4 A A A A A A A A
B
D
B
F
B
D
B
B
D
B
F
B
D
B
C C C C
Avec plus de six variables d’entrée, le processus d’image miroir se poursuit, mais la résolution
devient de plus en plus difficile.
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Groupe #4a
Groupe #3b Groupe #4b
E E
F4 A A A A A A A A
B 0 0 1 0 0 1 0 1 Groupe #3a
D
Groupe #2
B
0 0 1 0 0 1 0 1
B 1 1 1 0 0 1 1 1
D
B
1 1 1 1 1 1 1 1
C C C C
Groupe #1
Ensuite, l’équation du groupe #3a est : CDE et celle du groupe #3b est : CDE . Or ces deux
équations peuvent se simplifier, car : CDE + CDE = CD . Ainsi, ces deux groupes de taille 4
sont en fait un seul groupe de taille 8. Cela s’explique par le fait que ces deux groupes iden-
tiques sont placés de façon symétrique par rapport à la charnière centrale.
Donc les groupes #4a et #4b étant symétriques par rapport à la charnière centrale forment un
seul groupe de taille 8 donc l’équation est : AC .
L’équation de cet exemple est donc F 4 = BD + CD + AC + A C E .
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b h s Description
0 0 0 Réservoir vide, faire fonctionner les deux pompes.
0 0 1 Réservoir vide, faire fonctionner les deux pompes.
0 1 0 b indique réservoir vide, mais h indique réservoir plein.
Cas impossible.
0 1 1 b indique réservoir vide, mais h indique réservoir plein.
Cas impossible.
1 0 0 Réservoir ni vide ni plein, faire fonctionner pompe P1.
1 0 1 Réservoir ni vide ni plein, faire fonctionner pompe P2.
1 1 0 Réservoir plein, donc aucune pompe en fonction.
1 1 1 Réservoir plein, donc aucune pompe en fonction.
Comme le tableau ci-dessus l'indique, deux des huit cas ne sont pas physiquement possibles
car, un réservoir ne peut être à la fois plein et vide. Puisqu’il est impossible que ce cas se
produise, l’état des sorties P1 et P2 est indifférent. Dans cette situation, que les pompes
soient en marche ou non importe peu car elle est impossible.
Pour montrer que l’état des sorties importe peu, on place la valeur X dans la table de vérité.
La table de vérité du système de réservoir est montrée ci bas et on constate les X correspon-
dants aux états indifférents car les combinaisons correspondantes des variables d’entrées sont
physiquement impossibles.
b h s P1 P2
0 0 0 1 1
0 0 1 1 1
0 1 0 X X
0 1 1 X X
1 0 0 1 0
1 0 1 0 1
1 1 0 0 0
1 1 1 0 0
Ces états indifférents se retrouvent aussi dans les tables de Karnaugh et de Mahoney tirées
des tables de vérité. Par exemple, si nous construisons la table de Karnaugh de la pompe P1,
nous aurons :
P1 bh 00 01 11 10
s
0 1 X 0 1
1 1 X 0 0
Pour trouver les équations logiques, on forme des groupes de 1. Mais comme les X sont des
états indifférents, ils peuvent être considérés soit comme des 0 ou soit comme des 1. Comme
il est profitable de faire les plus gros groupes que possible, il y a donc certains avantages à in-
clure des X pour grossir un groupe. Ainsi, dans la table de Karnaugh, nous aurions un groupe de
taille 4 (incluant les deux X) et un groupe de taille 2.
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P1 bh 00 01 11 10
s
0 1 X 0 1
1 1 X 0 0
Ainsi, la pompe P1 aura comme équation logique de fonctionnement : P1 = b + sh . De même,
pour la pompe P2, la table de Karnaugh mène à P 2 = b + sh .
P2 bh 00 01 11 10
s
0 1 X 0 0
1 1 X 0 1
Les équations pour les pompes P1 et P2 sont donc plus simple grâce aux états indifférents. En
contre partie, il faut quand même s’assurer que le système logique résultant reste sécuritaire.
Si c’est le cas on conserve les équations que l’on vient de trouver, sinon il faut refaire
l’analyse en forçant les états indifférents en cause à avoir la valeur logique 0.
Par exemple, avec le système de pompage, on se rend compte que si le détecteur b reste à 0
parce qu’un fil est coupé, une pompe se mettra en marche, mais cela n’est pas causé par
l’utilisation des états indifférents, mais par un mauvais choix de détecteur pour le niveau bas.
Si le détecteur h reste à 0 parce qu’un fil est coupé, une pompe se mettra en marche encore à
cause d’un mauvais choix de détecteur.
Donc, le système est non sécuritaire et il est préférable de considérer les X comme des 0 et de
refaire les équations pour P1 et P2. Toutefois, l’analyse du système indique qu’il serait très
préférable de changer les niveaux logiques générés par b et h pour améliorer la sécurité.
Les états indifférents utilisés en entrée permettent de simplifier les tables de vérité. Par
exemple, dans le système de réservoir, l’état de « s » ne nous importe que lorsque le réservoir
est ni vide et ni plein. Dans les autres cas, l’état de « s » ne nous importe peu. Ainsi, la table
de vérité du système de pompage aurait pu être faite comme suit :
b h s P1 P2
0 0 X 1 1
0 1 X X X
1 0 0 1 0
1 0 1 0 1
1 1 X 0 0
Cette table plus compacte couvre quand même les huit cas possibles car la première ligne cor-
respond aux deux cas suivants : b=0, h=0, s=0 et : b=0, h=0, s=1.
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