Détaches-toi de l’idée selon laquelle tu peux tout comprendre tu te sentiras
mieux ! Tu as l’impression de rien comprendre, car le moment venu pour toi
d’apprendre quelque chose de nouveau. Si tu ne comprends rien, c’est que tout
ce qu’on t’a appris ne répond plus à tes questions.
Te voilà mûr pour accueillir des concepts neufs. Tu es mûr pour changer et
cela te prépare aux risques du changement. On ne change pas quand tout nous
sourit. On change quand quelque chose ne va pas ! Tu seras plongé dans
l’incertitude, et tu seras obligé de prendre des risques et d’envisager des
solutions qui ne te sont pas familières.
Tout développement nécessite un changement, et tout changement est
douloureux au début. L’apprentissage comporte souvent des souffrances.
Toute croissance est jonchée d’épreuve.
Le sentiment de désarroi est un signe au changement, sinon comment
changé si tout est évident à nos yeux ! L’égarement est un état positif, il
signifie que tu es un être humain et tu ne connais pas toutes les réponses.
Peu importe à quelle vitesse tu vas changer. Ce n’est pas un concours, tu
n’as pas de concurrent. Evite de tomber dans l’erreur qui consiste à te
reprocher d’avoir mis longtemps à changer. Tu n’es pas maître du calendrier.
Si tu te sens perdu, prends tous les risques. Essaies tout ce qui a une chance
de marcher. Autorises-toi à nager dans l’incertitude, réjouis-toi au fond de
l’abîme, l’abîme est le point de départ de tout changement. Dès que tu auras
fait ce pas, les choses commenceront à s’éclaircir et les réponses deviendront
évidentes à tes yeux.
Les échecs sont souvent une conséquence logique d’une mauvaise
exploitation des moyens. Au lieu de percer la brume, l’homme s’appesantit
sur l’échec et recommence le même acte sans se demander pourquoi il a
échoué et quel moyen employé pour éviter un éventuel échec. Les gens
recommencent leurs combats avec les mêmes armes et utilisent les mêmes
recettes sans chercher si ce moyen leur convient et sans examiner le problème
sous un angle exact. Ce qui est absurde, puisqu’ils échoueront encore une fois !
Si tu ne mets pas tes objectifs en place, ça ne restera qu’un rêve, et ça ne
restera que du fantasme. Un rêve, ça ne fait pas avancer les choses, un rêve
tu le vis entre 23h et 7h du matin. Si tu vises plus haut, ça te permettra de sortir
de ta zone de confort. La zone de confort est la zone où on est hors de tout
danger, or on ne progresse que si on s’expose au danger. Ton avenir ne se
trouve pas dans la zone de confort mais se trouve derrière cette zone. Rien ne
se passera dans ta vie si tu restes dans ta bulle !
Nous sommes responsables de ce qui nous arrive, car nous sommes
maîtres de notre destin. Si nous souffrons, il se peut que nous ayons fait
quelques erreurs.
Les choses ne se feront que d’après ce que nous sommes. C’est nous qui
sommes la base. Nous agirons à travers un état mental. Si notre état mental est
bon nos action seront bonnes, et inversement. La vision de certains sur la vie se
fait à travers un état mental encombré. Tes conceptions sur la vie dépendant de
ta vision que tu as sur la vie. Tu ne peux comprendre que d’une manière
déformée si tes conceptions sont erronées. Tu dois te libérer de tes fausses
conceptions sinon toute nouvelle connaissance s’édifie sur de fausses bases
Les illusions et les vaines espérances ça tue !
On fait appel à eux pour empêcher la réalité de la vie de nous toucher et pour
ne pas vivre l’instant présent. On est souvent tenté de faire appel à eux à titre
de bouclier pour esquiver l’instant présent et passer à côté de sa vie. Quand tu
fais appel à eux, tu les utilises comme des drogues. Tu cesses momentanément
d’être éveillé dans l’instant présent !
Dire qu’on ne changera pas son caractère est un aveu d’échec. Ceux qui le
déclarent sont des faibles qui se sont construit une façade de protection
empêchant les problèmes de la vie de les toucher Ils craignent les nouvelles
circonstances que leur faiblesse ne supporterait pas. Ils n’ont donc à leur
disposition qu’une seule attitude : fuir
Il est inutile de maudire la vie. Il faut parvenir à s’adapter aux circonstances,
et essayer de trouver la réponse qui s’impose à chaque situation confrontée. La
vie n’a pas de yeux pour voir si d’oreilles pour entendre, mais l’homme se
heurtera aux circonstances et se cassera le nez s’il est plus moins aveugle et
stupide. Crier contre la vie ne sert à rien. La vie est parfois logique, le tout est
de savoir comment l’exploiter et essayer d’utiliser nos efforts et moyens au
mieux.
Cesse de regarder les autres sans les juger et les considérer comme source
de tous les maux. Cesse de faire des reproches sur l’éducation inadaptée que
tu as reçue, et accepte de te voir tel que tu es dans l’instant présent. Observe de
manière objective les choses que tu désires conserver et celles que tu souhaites
te débarrasser.
L’homme est souvent plongé dans une série de contradictions intérieures.
Sa personnalité est composée de multiples tiroirs mentaux qui s’ouvrent et se
referment simultanément : un tiroir de faiblesse, de peur d’agressivité, etc.
Très souvent, chaque tiroir travaille pour son propre compte et chacun est
convaincu d’avoir raison. Ainsi, beaucoup possède plusieurs personnalités, et
dans ce cas l’unification devient importante.
Un philosophe affirmait que le bon professeur enseignait à ses étudiants
non pas de penser comme lui, mais sans lui. Dans le même esprit, le bon
leader ne pense pas pour ceux qui le suivent, il pense avec eux. Ainsi se
forment les esprits indépendants et critiques.
De nombreuses personnes auraient pu évoluer mais sont restés bloquées.
Les peurs et les conflits intérieurs produisent un arrêt dans l’évolution
humaine. Les gens changeraient s’ils étaient dégagés de leurs freins intérieurs,
de leurs peurs, et de leurs replis sous soi. Si tes possibilités mentales et
physiques sont grandes et que tu n’en utilises qu’une partie, là c’est anormal.
Si tu as des possibilités de conscience en soi mais tu demeures en grande partie
inconscient, là c’est anormal aussi.
Personne ne peut t’apporter sur un plateau la réponse. Aborde cette
question en essayant de la personnaliser en disant quel est le sens de ma vie. La
question perdra son caractère abstrait et deviendra concrète. La réponse sera
donc à ta portée. Tu peux donner le sens à ta propre vie et non pas à la vie en
général. Tu peux dès lors faire un choix pour déterminer ce qui compte le plus
à tes yeux et identifier tes priorités fondamentales. Le sens de la vie pour
chaque individu est une notion profondément subjective. À chacun de la
définir !
Tu ne feras preuve d’aucun courage si tu fais quelque chose sans sentir la
moindre peur.
Le vrai courage consiste à avoir peur tout en continuant d’agir. Il faut vraiment
du cran pour continuer à vivre lorsqu’on a peur des douleurs de l’existence.
On n’évite pas la souffrance, nous y sommes confrontés quoique que nous
fassions. Il serait stupide de se servir de la souffrance comme prétexte pour ne
pas essayer de nouvelles solutions. Il faut vivre ta vie en dépit de ta peur de
souffrir. En peu de temps ce nouveau comportement deviendra pour toi une
seconde nature et tu n’auras plus peur des souffrances qui t’attendent.
La souffrance est un professeur de talent. Elle nous apprend la patience,
l’humilité et l’écoute des autres. La souffrance n’a aucune raison de perduré.
Elle commence souvent à diminuer quand elle culmine au point de devenir
insupportable. Tu dois apprendre à minimiser la souffrance en te comportant
de manière objective. Si tu prêtes attention aux moments sans souffrance, tu
vas constater que ces moments sont chaque jour plus nombreux.
Faite-toi aider, peut être que tu as besoin d’une assistance. Certaines personnes
ont vécu la même expérience que toi et peuvent donc comprendre ta douleur,
même si les causes te semblent différentes. Profite de ta douleur pour remettre
en place tes priorités. Admet que cette expérience te rendra plus fort et plus
attentionné.
Il ne peut y avoir de vie telle que nous la connaissons sans douleur ou
souffrance. Il est dans la nature même de la vie de créer la douleur. Les gens
naissent, vivent et meurent dans la souffrance.
Nulle époque n’est épargnée. La souffrance fait partie de la vie. Mais tout en
l’éprouvant, tu dois faire de ton mieux pour continuer à vivre et cultiver
l’estime de soi. Nous sommes responsables de ce qui nous arrive, car nous
sommes maîtres de notre destin. Si nous souffrons, il se peut que nous ayons
fait quelques erreurs.
Prends conscience que ce n’est pas toi qui a écrit ce scénario. Tu n’es donc
pas tenu de t’y conformer. Accepte le fait que tu es victime, que tu n'as pas à
te pardonner quelque chose qui n’était pas de ta faute. Tu n’es pas responsable
des violences que tu as subies. Ce n’est pas de ta faute si tu as été éduqué de la
sorte. Ce que tu as subis échappe à ta maitrise. Tu es donc totalement innocent.
Tu comprendras plus tard que ton tortionnaire était lui-même prisonnier d’un
cercle vicieux destructeur. Reconnais que ta nature dénote de la bonté, peu
importe ce que tu as pu faire ou ce que l’on t’a fait, à moins que tu persistes à
la nier et à la contredire par une attitude erroné !
Il faut apprendre pour avancer. Si tu n’avances pas tu recules. Il faut
apprendre de ses expériences et de ses erreurs. Si tu gagnes tout le temps tu ne
vas rien apprendre. Tu n’apprends qu’à partir de tes échecs. Il faut crois en son
talent et ses capacités. Il faut développer la confiance en soi. Les gens pensent
que les autres sont meilleurs qu’eux mais oublient que les autres pensent la
même chose d’eux.
Il faut avoir un objectif relativement grand pour mieux avancer. Si tu
joues au foot tu ne seras pas peut être comme Maradona, mais si tu vises haut,
tu pourras mieux avancer.
Fait le tri de tes bagages.
Accepte ton passé avec tout ce qu’il a apporté, débarrasses-toi de son influence
et apprends à l’utiliser à ton profit. Honore-le pour tout ce qu’il t’a enseigné et
pour t’avoir appris ce qui ne fonctionne pas. Dans le passé de tout individu, il y
a des éléments positifs et des instants nobles. Tri l contenu de ton passé avec
soin, accorde attention aux choses qui le méritent vraiment, retiens ce dont tu
as besoin, ne gardes ce qui peut te servie et détaches-toi du reste. Le passé une
énorme poubelle emplie de bon et de mauvais. Le trimbaler sur tes épaules ne
fait que t’alourdir et gêner tes mouvements présents.
Se détacher de son passé ne signifie pas l’oublier. Il est même impossible de se
détacher de son passé, sinon comment se défaire d’une chose qui fait partie de
nous ! Mais ce n’est que dans le présent qu’on peut faire des choix et que l’on
peut être ce que l’on deviendra. Assume ta responsabilité si tu autorises
consciemment ton passé à écrire le scénario de ta vie présente !
Nul n’a un passé parfait L’importance du passé est celle que nous voulons
bien lui accorder. Nous avons tous d’une façon ou d’une autre connu une
famille à problèmes, une amitié corrompus, une éducation inadaptée, une
mauvaise fréquentation, etc. tu perdras une quantité d’énergie significative à te
préoccuper de ton passé, énergie qui pourrait être utilisées de manière plus
productive. Si tu passes une partie de ta vie à revivre ton passé, tu passeras à
côté de ta vie présente. Tu feras de ton passé un ennemi en te laissant voler un
temps précieux de ta vie présente.
De toute manière, il n’y a pas de retour en arrière. Tu ne pourras jamais
retourner en arrière pour le changer. C’est pourquoi il est important de t’en
détacher pour aller de l’avant Il n’y a rien qui puisse modifier ton passé. Il est
donc stupide que tu passes ton instant présent à t’occuper du passé. Mais il faut
bien du courage pour se concentrer sur l’instant présent et cesser de revenir en
arrière !
Les gens recherchent une recette miracle en espérant que les livres du
développement personnel vont leur donné les réponses qu’ils assimileront au
fur et à mesure de leur lecture.
Ces livres proposent des outils, & indiquent la manière dont le lecteur doit s’y
prendre pour changer. Une simple lecture ne suffit pas pour effectuer un
changement. Bien sûr, ces livres apportent des réponses sous une forme ou
sous une autre. Mais le changement est une expérience, cela se vit et se
pratique. On ne saurait l’apprendre à partir d’une simple lecture. Le
changement positif ne s’acquiert pas de façon passive, mais de manière active
et concrète. Seule la pratique permet de l’atteindre.
Les mauvais comportements ne nous définissent pas comme des gens
mauvais, à moins que tu persévères dans une conduite nuisible sans jamais te
remettre en question. Là tu risques de devenir une personne vraiment
mauvaise. Il nous arrive tous de commettre des choses mauvaises. Nous
sommes des humains et la nature humaine est loin d’être parfaite.
On ne doit pas confondre entre le mal et l’auteur du mal, ou comme disent
les mystiques : Il faut haïr le péché et non pas le pécheur !
La folie c’est ce que l’on n’accepte pas ou ce qu’on ne comprend pas, un
manque de connaissance et de compréhension de l’autre.
C’est pourquoi en tant que psychiatre, je n’ai jamais rencontré de fous, je n’ai
vu et je continue de voir que des êtres humains qui souffrent et qui sont
perturbés dans leurs esprits ou leurs comportements par des maladies que
j’essaye de soulager ou de soigner.
Pour l’autre folie, la folie de notre vocabulaire, désigne nos déraisons
quotidiennes et non pas la perte de la raison « il est complétement fou ce
type »
Les vraies questions d’injustice ne seront jamais expliquées de manière
rationnelle.
Quand une personne que tu aimes meurt, il te sera impossible de trouver un
pourquoi satisfaisant. Se demander pourquoi n’a pas de fin et c’est stérile. Il
faut accepter tôt ou tard de faire son deuil et recommencer à vivre.
L’une des réalités les plus faciles à admettre est que la vie est injuste.
L’importance ne réside pas dans l’explication de ce concept mais dans la
manière dont on l’accepte.
Refuser cette vérité te rendra malheureux et provoquera des souffrances
inutiles qui t’empêcheront de te développer. Insister inutilement sur ce
pourquoi peut créer des troubles comportementaux. Tu peux poser et reposer
cette question tant de fois, tu trouveras toujours des raisons selon lesquelles la
vie devrait bel et bien être juste. Tu peux passer des heures à argumenter et à
nier l’évidence, mais tu finiras par t’incliner car l’injustice a de nouveau
frapper.
Accepter que la vie est injuste conduit souvent à des comportements plus
objectifs et réalistes. Ceux qui admettent que la vie est injuste sont perçus plus
juste que ceux qui s’acharnent à forcer le monde à devenir juste.
La plupart d’entre nous ne comprendrons jamais toutes les complexités de la
vie, comme les guerres, la famine, les souffrances, etc. D’ailleurs ne
comprendrons jamais toutes les raisons pour lesquels l’être humain est si
complexe !
Les questions d’injustice impliquent un jugement subjectif. Le verdict du
jugement change en fonction des circonstances et dépend de l’état mental de la
personne qui évalue la situation au moment où elle le fait. Ce qui te semble
maintenant juste te semblera injuste dans d’autres circonstances. Tu conçois
aujourd’hui que telle chose n’est pas juste et une heure après tu justifieras son
bien fonde !