0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
18 vues22 pages

Exercices d'Électromagnétisme - TD 1 et 2

Le document présente des exercices sur l'électromagnétisme, abordant des concepts tels que la loi de Coulomb, le champ électrique, les dipôles et quadrupôles électriques, ainsi que des applications de la loi de Gauss. Il inclut des calculs sur les forces entre charges, les déviations d'électrons dans un champ électrique, et les champs créés par des distributions de charges. Des expériences, comme celle de Millikan, et des problèmes de géométrie des charges sont également discutés.

Transféré par

Ulrich NDJIKI
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
18 vues22 pages

Exercices d'Électromagnétisme - TD 1 et 2

Le document présente des exercices sur l'électromagnétisme, abordant des concepts tels que la loi de Coulomb, le champ électrique, les dipôles et quadrupôles électriques, ainsi que des applications de la loi de Gauss. Il inclut des calculs sur les forces entre charges, les déviations d'électrons dans un champ électrique, et les champs créés par des distributions de charges. Des expériences, comme celle de Millikan, et des problèmes de géométrie des charges sont également discutés.

Transféré par

Ulrich NDJIKI
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

UE 32 P - Èlectromagnètisme Aix - Marseille Universitè

Électricité et magnétisme - TD n◦ 1
Loi de Coulomb
1. Force électrique
Calculer le rapport entre force gravitationnelle et électrique entre le proton et l’électron
dans l’atome d’hydrogène. On considère que la distance entre le proton et l’électron est
a0 .
A.N. : a0 ' 0, 53 × 10−10 m, G ' 6.67 × 10−11 SI[Nkg−2 m2 ], mp ' 1, 672 × 10−27 kg,
me ' 0, 91 × 10−30 kg, 4π
1
0
= 9 × 109 SI, qe = 1, 6 × 10−19 C.
2. Deux charges ponctuelles q1 et q2 sont alignées le long de l’axe Oy du repère R(Oxy). La
charge q1 est située au point A(x=0, y=0.30m) et la charge q2 est située au point B(x=0,
y=-0.30m). Une troisième charge Q est située au point M(x=0.40m,y=0).
(a) Déterminer le vecteur force exercé par q1 et q2 sur la charge Q. Pour cela, vous ferez
un dessin et vous calculerez les composantes de la force dans le repère R(Oxy).
(b) Calculer l’angle θ que fait la force avec l’axe Ox.
(c) Calculer le module de la force.
A.N. : q1 = q2 = 2µC ; Q = 4µC.
3. Trois charges ponctuelles identiques q sont situées aux trois sommets d’un carré de coté
L. Trouver la direction et le module de la force exercée sur une charge ponctuelle -3q
située :
(a) au centre du carré.
(b) au sommet vacant du carré.
4. Deux boules de liège identiques de masse m=30g et charge q pendent d’un plafond par
des fils de longueur identique l=15cm. Soit θ=30◦ l’angle entre les fils et la verticale à
l’équilibre. Trouver la charge de chaque sphère. Qu’arrive-t-il si les charges ne sont pas
égales ?

5. Champ électrique
La différence de potentiel entre deux plaques parallèles est ∆V = 100V, leur séparation
d = 1cm, leur longueur L = 2cm. Un électron est projeté avec une vitesse v0 = 107 m s−1
entre les plaques au sens de leur longueur. On suppose que le champ électrique entre les
plaques est uniforme et dirigé vers le haut, et le champ à l’extérieur des plaques est nul.

Figure 1 – Déviation d’un électron par un champ électrostatique

(a) Trouver sa déviation transverse, ∆y, et sa vitesse transverse, vy , quand il émerge des
plaques.
(b) Un écran est placé a D = 0, 5 m du bord final des plaques et perpendiculairement à
la vitesse initiale. Trouver la position de l’impacte de l’électron sur l’écran.

1
UE 32 P - Èlectromagnètisme Aix - Marseille Universitè

6. Dipôle électrique
Un dipôle électrique est constitué de deux charges ponctuelles alignées le long de l’axe
Ox, q1 =-2.5nC située au point A(x=-10cm) et q2 =+2.5nC située au point B(x=+10cm).
Déterminer le champ électrique :
(a) au point (x=20cm,y=0).
(b) au point (x=0,y=10cm).
7. Quadrupôle électrique
Trois charges ponctuelles sont alignées le long de l’axe Oy : une charge q située à y = a,
une charge -2q située à l’origine et une charge q située à y = −a. Un tel arrangement
constitue un quadrupôle électrique.
(a) Calculer le champ électrique sur l’axe Ox.
(b) Que devient l’expression du champ électrique pour x >> a ? Comparer cette expres-
sion avec celle d’une charge ponctuelle et celle d’un dipôle électrique.

Exercices supplémentaires

1. Expérience de Millikan

Figure 2 – Expérience de Millikan

Des gouttelettes d’huile de rayon r sont pulvérisées dans un condensateur à l’intérieur




duquel le champ électrique E est constant. Une gouttelette se déplace par effet de la
gravité, du champ et de la friction visqueuse (voir figure 2). On supposera que la force de
frottement est donnée par la formule : Ff = −6πηrv, où η = 1, 8.10−5 Pa.s est la viscosité
de l’air. On néglige la poussée d’Archimède.
(a) Calculer la vitesse (en fonction du temps) de la goutte lorsque le champ électrique est
nul.
(b) Déduire l’existence d’une vitesse limite vl et calculer sa valeur.


(c) On applique un champ électrique E (colinéaire à la gravité) jusqu’à ce que la gout-
telette se trouve à l’arrêt. Calculer la charge d’une gouttelette en fonction du champ
électrique et de la vitesse limite à champ nul, v0 .


A.N. : La masse volumique de l’huile est ρh = 1, 05.103 kg.m−3 , E = E =
482 kV.m−1 , r=1.8×10−6 m.
2. Rappel : Coordonnées cylindriques et sphériques
Soit (O, x, y, z) un repère en coordonnées cartésiennes, de vecteurs de base →

e x, →

e y, →

e z,

− →
− →

et (O, r, φ, z) un repère en coordonnées cylindriques de vecteurs de base e r , e φ et e z .
(a) Exprimer → −
e et →
x
−e en fonction de r et φ.
y
(b) Exprimer →

e r et →

e φ dans la base (→

e x, →

e y ).

2
UE 32 P - Èlectromagnètisme Aix - Marseille Universitè

(c) Donner l’expression du volume élémentaire dV en coordonnées cylindriques.


(d) Reprendre les questions (a) à (c) pour un repère (O, r, θ, φ) en coordonnées sphériques,
de vecteurs de base →
−e r, →

e θ, →

e φ.
3. Calotte sphérique chargée
Soit une calotte sphérique chargée, de centre O, et d’axe de symétrie (Oz). Le rayon de
la sphère est R, et le disque fermant la calotte est vu depuis O sous un angle θ0 (figure
3). Calculer la charge totale de la calotte dans le cas où :
(a) la charge est répartie uniformément en volume avec une densité ρ0 .
(b) la charge est répartie uniformément en surface, sur la partie sphérique et le disque
fermant la calotte, avec une densité σ0 .
(c) la charge est répartie en surface avec densité σ(θ) = σ0 cos(θ), sur la partie sphérique
et le disque fermant la calotte (θ est la colatitude, en coordonnées sphérique).

Figure 3 – Calotte sphérique chargée

3
UE 32 P - Èlectromagnètisme Aix - Marseille Universitè

Électricité et magnétisme - TD n◦ 2
Théorème de Gauss – Champ électrique créé par des distributions de charges
données
1. Loi de Gauss


(a) Dans une région de l’espace, le champ électrique E est uniforme. Utiliser la loi de
Gauss pour prouver que cette région doit être électriquement neutre. Est-ce que le
réciproque est valide, c’est-à-dire dans une région de l’espace où il n’y a pas de charge
le champ électrique doit-t-il être uniforme ?
(b) Dans une région de l’espace, la densité volumique de charge ρ est uniforme et positive.


E peut-il être uniforme dans cette région ?
2. Charge linéique
On considère un fil rectiligne infini portant une densité de charge uniforme λ.
(a) Quelle est la symétrie du problème ? Quelles sont les invariances ?


(b) Déterminer le champ E créé en un point M situé à une distance ρ de la ligne.
— A partir de l’expression intégrale du champ électrostatique de Coulomb.
— En utilisant le théorème de Gauss.
(c) En déduire le potentiel V (ρ) au point M .
(d) Un fil rectiligne infini aligné le long de l’axe Ox a une charge par unité de longueur
de 4.80µC/m. Un deuxième fil rectiligne, parallèle avec l’axe Ox et situé à y=+0.4m,
a une charge linéique de −2.40µC/m. Calculer le champ électrique en y=+0.2m et en
y=0.6m.
(e) Un cylindre long, de rayon R = 2cm, est chargé avec une densité de charge uniforme
λ=1.5nC/m.
— Quelles sont les surfaces équipotentielles pour ce cylindre ?
— En considérant que le potentiel est nul (référence) à la surface du cylindre, quelles
sont les rayons des surfaces équipotentielles correspondant à 10V, 20V et respec-
tivement 30V ? Sont-elle également espacées ?

3. Sphère chargée
Soit une sphère de rayon R portant une densité volumique de charge uniforme ρ.
(a) Quelle est la symétrie du problème ? Quelles sont les invariances ?

− −
(b) En utilisant le théorème de Gauss, calculer le champ électrostatique E (→
r ) à l’intérieur
et à l’extérieur de la sphère de rayon R. En déduire le potentiel V (r) en tout point
de l’espace.

− −
(c) Tracer les graphes k E (→ r )k et V (r).
(d) Reprendre les questions dans le cas d’une sphère chargée avec une densité surfacique
σ uniforme.

4. Charge surfacique portée par un plan


On considère un plan (P ) infini portant une densité surfacique de charges uniforme σ
(figure 1a).
(a) Quelle est la symétrie du problème ? Quelles sont les invariances ?


(b) En utilisant le théorème de Gauss, exprimer le champ électrostatique E à une distance
z = ±h de part et d’autre du plan (P ).
(c) Exprimer la discontinuité du champ à la traversée du plan en fonction de σ et 0 .
(d) Tracer le graphe Ez (z).

4
UE 32 P - Èlectromagnètisme Aix - Marseille Universitè

Figure 1 – a)Un plan chargé. b)Deux plans chargés

5. Deux plans chargés


Soient deux plans parallèles, situés à une distance h l’un de l’autre. Ils sont chargés avec
des densités surfaciques de charge σ pour l’un et −σ pour l’autre (figure 1 b).
(a) En exploitant la symétrie du problème et en utilisant l’équation de Laplace, calculer
le potentiel V , en tout point situé entre les deux plans, en fonction de h et de leurs
potentiels V1 et V2 .

− →
− −−−→
(b) Donner l’expression vectorielle du champ électrostatique E en utilisant E = −grad(V ).


(c) Trouver une autre expression du champ électrostatique E entre les 2 plans en utilisant
le théorème de superposition et les résultats de l’exercice 4.
(d) En déduire l’expression de la capacité du condensateur formé par les deux plans
chargés.
6. Une différence de potentiel de 480V est établie entre deux plaques métalliques parallèles.
On considère que le potentiel d’une plaque est 480V et le potentiel de l’autre est 0V. La
distance entre les deux plaques est de 1.70cm.
(a) Tracer les surfaces équipotentielles qui correspondent à 0V, 120V, 240V, 360V et
480V.
(b) Tracer les lignes de champ électrique. Commenter.
7. Une sphère de masse m=1.5g et charge q=8.9×µC pend d’un plafond par un fil entre
deux plaques parallèles verticales. Les deux plaques ont une densité de charge uniforme
sur leur surface de +σ et -σ et sont espacées de d=5cm. Quelle doit être la différence de
potentiel entre les plaques pour que le fil soit incliné d’un angle θ=30◦ par rapport à la
verticale ?
8. Câble coaxial
Un câble coaxial est formé de deux long cylindres conducteurs concentriques. Le cylindre
extérieur, creux, de rayon intérieur b, est chargé avec une charge −Q. Le cylindre intérieur,
plein, de rayon a < b, est chargé avec +Q.
— Calculer le champ électrique entre les deux conducteurs.
— Calculer le potentiel V (r) en considérant V = 0 à r = b.
— Déterminer la différence de potentiel Vab entre les deux conducteurs.

5
UE 32 P - Èlectromagnètisme Aix - Marseille Universitè

Exercices supplémentaires

1. Disque chargé
On considère un disque de rayon R0 , d’axe (Ox), chargé avec une densité de charge
uniforme σ.
(a) Calculez le potentiel V (M ) en tout point M de l’axe du disque. En déduire le champ


électrostatique E (x).


(b) On suppose que R0 devient grand devant x. Que devient alors E (x) ? Pouvait-on
prédire ce résultat d’une autre façon ?
(c) On considère maintenant un plan percé d’un disque de rayon R0 et uniformément
chargé avec une densité de charge σ. Calculez le champ électrostatique créé sur l’axe
du disque.
2. Considérer le champ électrique


— E (x, y, z) = (cx2 , 0, 0).


— E (x, y, z) = c(y, x, 0).
Calculer le flux à travers le cube de sommets (0,0,0), (a, 0, 0), (0, a, 0), (0, 0, a), (0, a, a),
(a, 0, a), (a, a, 0), (a, a, a). Calculer la charge à l’intérieur du cube. Calculer la densité de
charges dans les deux cas et l’intégrer sur le cube.

6
UE 32 P - Èlectromagnètisme Aix - Marseille Universitè

Électricité et magnétisme - TD n◦ 3

Champs électriques créés par des conducteurs à l’équilibre

1. Sphères conductrices chargées et effet de pointe


Une sphère S1 , parfaitement conductrice, de rayon R1 = 9cm, porte une charge Q1 ; elle
est placée dans le vide.
(a) Exprimer le champ à la surface de la sphère S1 en fonction de Q1 , R1 et 0 puis avec
σ, densité surfacique de charges, et 0 .
(b) Quelle est la distribution de charges ?
(c) Donner le champ créé dans tout l’espace par cette distribution de charges. En déduire
le potentiel dans tout l’espace.

Une deuxième sphère conductrice, S2 , de rayon R2 = 3cm, initialement neutre, est


maintenant reliée par un fil conducteur long et fin à la sphère S1 précédente (figure
1). On supposera que le fil ne porte aucune charge et que les effets d’influence d’une
sphère sur l’autre sont négligeables. Après connexion, les charges des deux sphères
sont notées respectivement Q01 et Q02 .

Figure 1 – Deux sphères conductrices reliées

(d) Exprimer Q01 et Q02 en fonction de R1 , R2 et de Q1 .



− →

(e) Calculer les champs E 1 et E 2 à la surface des deux sphères ; en déduire une relation

− →

entre le rapport || E 1 ||/|| E 2 || et le rapport R1 /R2 . Faire l’application numérique, que
conclure ?
2. Sphères concentriques
Une sphère conductrice pleine, de rayon a et charge q, est placée au centre d’une deuxième
sphère conductrice creuse, de rayon intérieur b et rayon extérieur c. La sphère creuse n’est
pas chargée.
(a) Déterminer le champ électrique dans tout l’espace.
(b) Tracer le graphe Er (r).
(c) Quelle est la charge sur la surface intérieure de la sphère creuse ? Quelle est la charge
sur la surface extérieure ?
(d) Tracer les lignes de champ du système en considérant la charge q positive.
(e) Calculer le potentiel à r=0, r=a, r=b, et r=c. On considère la référence du potentiel
à l’infini.
On considère maintenant que la charge de la sphère intérieure est +q et la charge de
la surface extérieure de la deuxième sphère est -q.
(f) Déterminer le champ électrique entre les deux sphères et à l’extérieur de la deuxième
sphère (r > c).
(g) Calculer le potentiel V (r).

7
UE 32 P - Èlectromagnètisme Aix - Marseille Universitè

(h) Tracer les lignes de champ électrique et les surfaces équipotentielles entre les sphères.
(i) Calculer la capacité de ce système.
3. Une sphère conductrice creuse, de rayon intérieur a et rayon extérieur b, est située à
l’intérieur d’une autre sphère conductrice creuse de rayon intérieur c et rayon extérieur
d. Les deux sphères sont concentriques. La sphère intérieure a une charge totale +2q et
la sphère extérieure a une charge totale +4q.
(a) Quelle est la charge sur la surface intérieure de la sphère intérieure ? Quelle est la
charge sur la surface extérieure de la sphère intérieure ? Mêmes questions pour la
sphère extérieure.
(b) Déterminer le champ électrique dans l’espace.
(c) Tracer le graphe Er (r).
4. Capacité d’un câble coaxial
Un câble coaxial est formé de deux long cylindres conducteurs concentriques. Le cylindre
extérieur, creux, de rayon intérieur b, est chargé avec une charge linéique -λ. Le cylindre
intérieur, plein, de rayon a < b, est chargé avec +λ. Calculer la capacité de ce système
en considérant V = 0 à r=b.

Exercices supplémentaires

1. Une charge Q est placée à une distance a d’un plan conducteur infini tenu à un potentiel
nul (par une mise à la terre). On peut montrer que le champ électrique entre le conducteur
et la charge Q est le même que celui qu’on obtiendrait en enlevant le conducteur et en
plaçant une charge opposée −Q (“charge image”) à une distance 2a de Q.
— Montrer que le potentiel électrique est bien constant (= 0) sur le plan où se trouvait
le conducteur,
— Montrer que le champ électrique sur le plan est perpendiculaire au plan.
— Calculer la densité de charges sur le plan conducteur.
— Calculer la charge totale (induite par Q) sur le plan.

8
UE 32 P - Èlectromagnètisme Aix - Marseille Universitè

Électricité et magnétisme - TD n◦ 4

Énergie électrostatique

1. Charge traversant un potentiel


(a) Quelles sont l’énergie cinétique en Joules et la vitesse en m/s d’un noyau d’oxygène
16 O (8 protons, 8 neutrons) après une accélération par une différence de potentiel de

107 V ?
(b) Deux charges positives identiques (q = 3nC) sont fixées sur l’axe y en y = a et y = −a
(a = 10cm). Calculer leur potentiel sur l’axe x, en déduire le champ électrique sur
l’axe x. Une charge positive q 0 de masse m (m = 1g) est maintenant placée au repos
tout près de l’origine légèrement décalée vers les x positifs, puis lâchée.
(c) Quelle sera sa vitesse à l’infini ?
(d) Si la même charge est projetée selon l’axe x de −∞ vers l’origine avec une vitesse 2
fois plus petite que celle trouvée en i), à quelle distance de l’origine va-t-elle rebrousser
chemin ?
(e) Si une charge négative −q 0 est lâchée au repos sur l’axe x de −∞, quelle sera sa vitesse
quand elle passera l’origine ?
2. Énergie potentielle
(a) Trois charges ponctuelles identiques avec q=1.2µC sont situées aux trois sommets
d’un triangle équilatéral de coté 0.5m. Calculer l’énergie potentielle du système.
(b) Quatre électrons sont situés aux sommets d’un carré de coté 10nm et une particule α
(charge +2e) est située au centre du carré. Calculer le travail nécessaire pour déplacer
la particule α du centre du carré au milieu d’une côté.
3. Énergie d’un dipôle Un dipôle peut être modélisé par deux charges ponctuelles q et −q
séparées d’une distance a. La quantité p = qa est appelée moment dipolaire. Déterminer
l’énergie propre U0 du dipôle en supposant que, la position de la charge +q étant fixée,
on approche la charge −q depuis l’infini jusqu’à la distance a.
4. Energie d’un cristal Considérer un “cristal” formé d’une chaı̂ne infini de charges (ions)
(+q) et (−q) alternées, séparées par une distance a. (voir figure 4) Déterminer l’énergie
nécessaire afin de retirer un ion de ce “cristal”.

Figure 1 – “Cristal” linéaire m

5. Une “maille” d’un cristal ionique (de type NaCl) est formée de huit charges ponctuelles
situées aux sommets d’un cube de coté d. Les charges des ions sont +q et −q. Calculer
l’énergie potentielle de cette “maille”. Commenter le résultat.
6. Énergie emmagasinée dans un condensateur
Une sphère conductrice pleine, de rayon a et charge +q, est placée au centre d’une
deuxième sphère conductrice creuse, de rayon intérieur b et rayon extérieur c. La sphère
creuse a une charge −q. Calculer l’énergie potentielle emmagasinée dans ce condensateur :
— en utilisant la capacité du système.
— en intégrant la densité d’énergie électrique.

9
UE 32 P - Èlectromagnètisme Aix - Marseille Universitè

7. Calculer la force entre les plaques d’un condensateur plan branché à une batterie de 12V.
On négligera les effets de bord. On pourra distinguer les cas à charge constante et à
potentiel constant.
8. Dipôle dans un champ uniforme


Un dipôle est plongé dans un champ électrique E ext uniforme. Son moment dipolaire → −
p


fait un angle β avec E ext (voir figure 2).

Figure 2 – Dipôle dans un champ extérieur uniforme.

(a) Calculer la force totale exercée sur le dipôle.




(b) Calculer le moment Γ des forces exercées sur le dipôle. Quelle est la position d’équi-
libre dans le champ extérieur ?
(c) En déduire le travail qu’il faut fournir au dipôle pour le faire tourner d’un angle β
à partir de sa position d’équilibre. Exprimer alors l’énergie d’interaction U (énergie
potentielle) avec le champ environnant.
(d) Pour quelles valeurs de β cette énergie est-elle extrémale ?


(e) Expliquer quelle est l’action des forces si le champ E ext est central ?

Exercices supplémentaires
1. Moment dipôlaire
Soit un triangle équilatéral de coté l. On place sur ses sommets une charge positive 2q et
deux charges négatives −q.
(a) Calculer son moment dipolaire électrique.
(b) Déterminer l’énergie propre, U0 , de ce dipôle
(c) Quelle est la valeur absolue maximale de la force que ce dipôle exerce sur une charge
q placé à une distance de 1000l du dipôle ?
2. Deux charges ponctuelles fixes sont situées le long de l’axe Ox, une de charge q1 = 3nC
située à l’origine et une de charge q2 =-3nC située au point x=3cm. Une particule de masse
m=5µg et charge q0 =2nC se déplace le long de l’axe Ox à partir du point a (x=1cm), où
elle se trouve au repos, jusqu’au point b (x=2cm). Quelle est la vitesse de cette particule
au point b ?

10
UE 32 P - Èlectromagnètisme Aix - Marseille Universitè

Électricité et magnétisme - TD n◦ 5

Diélectriques et Conducteurs

1. Permittivité - Le permittivité du diamant vaut 5 10−11 F m−1 . Calculer sa constante


diélectrique et sa susceptibilité.

2. Milieux diélectrique - Considérer une boule conductrice de rayon R dans un milieu


diélectrique de permittivité m . La boule porte une charge Q. Calculer le champ électrique
partout dans l’espace R3 . Calculer le potentiel électrique partout en prenant un point de
référence à l’infini.

3. Densité de courant - vitesse des porteurs


Le cuivre, qui est un bon conducteur du courant électrique, possède 1 électron libre par
atome ; sa densité volumique de charge ρ vaut 1, 36.1010 C.m−3 . Un fil de cuivre de section
s = 1 mm2 est parcouru par un courant I = 10 A. Calculer la densité de courant j et la
vitesse moyenne des porteurs.

4. Résistance ohmique
Un conducteur filaire de longueur l, de section S, est soumis à une différence de potentiel
V1 − V2 entre ses extrémités.


(a) En appelant j le vecteur densité de courant, montrer que, en régime permanent, le


flux de j est conservateur.
(b) Calculer la résistance R de cette portion de fil de conductivité γ.

5. Résistance de fuite
L’âme de rayon R1 = 1 cm d’un câble coaxial et sa gaine extérieure de rayon R2 = 2 cm
sont séparés par un isolant imparfait de conductivité γ = 10−22 Ω−1 .m−1 .
(a) Calculer la résistance de fuite Rf de ce câble.
(b) En déduire le courant de déperdition latérale d’un kilomètre de câble soumis à une
différence de potentiel de 1000 volts.

11
UE 32 P - Èlectromagnètisme Aix - Marseille Universitè

Électricité et magnétisme - TD n◦ 6

Calcul de champs magnétiques

1. Champ créé par des fils rectilignes


(a) Deux fils parallèles rectilignes infinis sont situés à 40cm l’un de l’autre. Un fil est
parcouru par un courant de 25A et le deuxième par un courant de 75A. Trouver les
points où le champ magnétique créé par les deux fils s’annule. Considérer les deux
cas : les courants ont la même direction ou des directions opposées.
(b) Quatre fils parallèles rectilignes infinis sont parcourus par un courant de 100A chacun.
Les 4 fils sont situés aux sommets d’un carré de coté de 20cm (vue de la section droite).
Calculer le champ magnétique au centre du carré pour les 3 cas suivants :

Figure 1 – fils rectilignes et parallèles portant des courant I = 100A.

2. Spire parcourue par un courant

Figure 2 – Spire parcourue par un courant

On considère une spire circulaire de rayon R parcourue par un courant d’intensité I




(figure 2). Déterminer le vecteur champ magnétique B en un point M de son axe Oz,
d’abord en fonction de l’angle α sous lequel est vue la spire du point M , puis en fonction
de l’abscisse z du point M . Quelle est la valeur du champ au centre de la spire ? Tracer


les variations de B en fonction de z.
3. Déterminer le champ magnétique au point P :
— créé par le courant circulant dans la partie circulaire du fil (figure a).
— créé par les courants I1 et I2 (figure b).

Figure 3 – Fils de avec des segments semi-circulaires.

12
UE 32 P - Èlectromagnètisme Aix - Marseille Universitè

4. Conducteur cylindrique
Un conducteur cylindrique plein infini de rayon a est parcouru par un courant d’intensité
I.


(a) Établir l’expression du champ magnétique B créé par ce conducteur à une distance ρ


dans les deux cas suivants : ρ > a et ρ < a. Tracer les variations de || B|| en fonction
de ρ.
Le mème courant I circule dans un conducteur cylindrique creux de rayons intérieur b et
extérieur c.


(b) Établir l’expression du champ magnétique B créé par ce conducteur dans les trois cas


suivants : ρ < b, b < ρ < c et ρ > c. Tracer les variations de || B|| en fonction de ρ.
(c) Un càble coaxial est formé de deux long cylindres conducteurs concentriques. Le cy-
lindre extérieur, creux, a un rayon intérieur b et un rayon extérieur c. Le cylindre
intérieur, plein, a un rayon a < b. Les deux conducteurs sont parcourus par des cou-
rants égaux (uniformes) I mais des directions opposées. Calculer le champ magnétique
de ce système.
5. Solénoı̈de
Un solénoı̈de est un circuit constitué de spires jointives (mais isolées) faites d’un conduc-
teur de section très faible, enroulées sur un cylindre. Soit l la longueur du cylindre, R
le rayon de sa section circulaire et N le nombre total de spires parcourues par un cou-
rant constant I. L’axe du solénoı̈de est orienté dans le sens du courant (règle de la tire
bouchon). On adoptera l’approximation d’une spire infinie (c.-à.-d. R  l)


(a) Expliquer pourquoi le champ B est parallèle à l’axe du solénoı̈de partout (symétrie).
(b) A partir de a) et le théorème d’Ampère, argumenter que le champ magnétique à


l’intérieur du solénoı̈de, B int , soit constant.

− →

(c) Montrer que B ext à l’extérieur du solénoı̈de soit constant et argumenter que B ext =


0.
(d) Utiliser le théorème d’Ampère afin d’en déduire la valeur du champ magnétique à


l’intérieur du solénoı̈de B int .
6. Bobine torique
Une bobine torique est constituée par N spires régulièrement enroulées sur un tore à
section circulaire (figure 4). On s’intéresse à la valeur du champ dans le plan (Oxy).

Figure 4 – Bobine torique

(a) Quelle est la valeur du champ en un point situé à la distance r du centre de la bobine ?
(b) Montrer que supposer que le rayon de la bobine est beaucoup plus grand que le rayon
de la section du tore revient à dire qu’on peut assimiler la bobine à un solénoı̈de infini.

13
UE 32 P - Èlectromagnètisme Aix - Marseille Universitè

7. Bobines d’Helmholtz
On considère deux bobines circulaires de rayon a, chacune constituée par N spires par-
courues par un courant constant I et situées à une distance a l’une de l’autre. Le courant
circule dans le mème sens dans les deux bobines, produisant un champ magnétique très
uniforme dans la région entre eux.

(a) Calculer le champ magnétique sur l’axe (Oz) des bobines.


(b) Tracer l’allure du graphe du B(z) et comparer avec celui du champ magnétique produit
par une seule bobine.
(c) Déterminer le champ magnétique au point P (milieu de la distance entre les 2 bobines).
(d) Calculer dB/dz et d2 B/dz 2 au point P. Expliquer pourquoi le champ est uniforme
près du point P .
A.N. : N = 300 tours, I=6A, a=8cm.

Exercices supplémentaires

1. Aspects mathématiques
−→ −−→ →

(a) Montrer que rot grad f = 0 pour un champ scalaire f arbitraire.
(b) Calculer la divergence du champ vecteur suivant (coordonnées cartésiennes) :
 

− y x
B(M ) = C − 2 , , 0
(x + y 2 ) (x2 + y 2 )



(c) Écrire le champ B de b) en coordonnées cylindriques.

(d) Calculer sa divergence en coordonnées cylindriques en utilisant la formule (coordon-


nées cylindriques)

− 1 ∂ (ρAρ ) 1 ∂Aφ ∂Az
div A = + +
ρ ∂ρ ρ ∂φ ∂z


(e) Quelle conclusions en tirez-vous sur le champ B ?

14
UE 32 P - Èlectromagnètisme Aix - Marseille Universitè

Électricité et magnétisme - TD n◦ 7

− →
− − → −
Force de Lorentz : F = q E + →
v ∧B

1. Force de Lorentz : Fréquence de cyclotron


Des électrons avec vitesse de 106 m/s entrent dans une région avec un champ magnétique
uniforme. Ils suivent une trajectoire circulaire de rayon 10 cm.
(a) Quel est la vitesse angulaire de l’électron ?
(b) Quel est le champ magnétique ?
2. Un proton se déplace dans un champ magnétique uniforme B=0.5T appliqué le long de
l’axe Ox. A t = 0, le proton a une vitesse vx =1.5×105 m/s, vy =0, vz =2×105 m/s.
(a) Calculer la force de Lorentz qui agit sur le proton et son accélération à t = 0s.
(b) Déterminer le rayon du mouvement hélicoı̈dal et le pas de l’hélicoı̈de (la distance
parcourue le long de l’axe de l’hélicoı̈de dans une période).
3. Spectromètre de masse

Un ion de Selenium (Se ) entre dans une région où règne un champ électrique E=1.12×105 V/m
et un champ magnétique B=0.54T uniformes, perpendiculaires à la vitesse de l’ion et l’un
à l’autre.
(a) Calculer la vitesse de la particule si elle passe non déviée dans cette région.
(b) A la sortie de cette région, l’ion traverse un zone où règne un champ magnétique
B=0.54T uniforme perpendiculaires à sa vitesse. En sachant que l’ion suit une tra-
jectoire circulaire de rayon r=31cm, déterminer la masse de l’ion de Selenium et le
nombre de masse (A) de l’isotope.
4. Force de Lorentz : Séparation d’isotopes
Une façon de séparer les isotopes 235 U et 238 U d’uranium (92 protons) était basée sur la
différence de rayons de leurs trajectoires dans un champ magnétique. On suppose que les
atomes, une fois ionisés, partent d’une source commune et bougent perpendiculairement
au champ. Trouver la séparation spatiale maximale des faisceaux avec un rayon de 0,5 m
pour le 235 U dans un champ de 1,5 Tesla si :
(a) les isotopes ont la même vitesse

(b) les isotopes ont la même énergie.


5. Effet Hall
L’effet Hall, découvert en 1880, est lié à l’apparition d’une différence de potentiel (i.e.


d’un champ électrique) quand un champ magnétique B est appliqué perpendiculairement


à un conducteur parcouru par un courant j (figure 1).
(a) Calculer le champ de Hall à partir de la condition d’équilibre d’un électron du conduc-
teur.
(b) Déterminer la constante de Hall AH en fonction du nombre de porteurs (n densité

− − →
→ −
volumiques des porteurs) ; par définition on écrit E = AH B ∧ j .La relation entre la
densité des porteurs n et la densité volumique de courant j est : j = nqv.
(c) Application numérique (figure 1) : sur une sonde à arséniure d’indium InAs on applique
un champ magnétique de B = 37 mT, et on mesure un courant I = 150 mA, pour une
différence de potentiel de V = 4, 7 mV (épaisseur b = 0, 12 mm), calculer la constante
de Hall et le nombre de porteurs par unité de volume.

15
UE 32 P - Èlectromagnètisme Aix - Marseille Universitè

Figure 1 – Effet Hall

Exercices supplémentaires

1. Rappels : Produit vectoriel



− − → −
On considère les vecteurs →−a, b , →
c , d , dont les coordonnées cartésiennes sont : →

a =

− →
− →

(−u, 0, u), b = (u, 0, 0), c = (2u, −u, u), d = (−u, 0, 0).

− − → →
− − → − → −
(a) Calculer les produits vectoriels : →

a ∧ b, →
a ∧−
c, b ∧→
c, b ∧ d.

− →

(b) Calculer l’angle entre les vecteurs →

a et d . Même chose pour les vecteurs b et →

c.


(c) Calculer l’aire du parallélogramme formé par les vecteurs →

a et b . Même chose pour
celui formé par les vecteurs →
−a et →

c.

− − →

(d) Est-ce que →

a ∧(b ∧→ c ) est égale à (→

a ∧ b)∧→

c ? Calculer également les produits

− →
− →
− →
− →
− →

mixtes : a · ( b ∧ c ) et ( a ∧ b ) · c .

16
UE 32 P - Èlectromagnètisme Aix - Marseille Universitè

Électricité et magnétisme - TD n◦ 8

Force de Laplace

1. Force de Laplace entre deux fils


(a) On considère deux fils conducteurs infinis parallèles et séparés par une distance d
(figure 1). Les fils sont parcourus par un courant uniforme d’intensité I1 pour le
premier et I2 pour le second. Calculer la force de Laplace exercée par le premier fil
sur le second. Quelle est la force exercée par le second fil sur le premier ?
(b) Deux longs fils rectilignes sont suspendus par des ficelles de longueur 4 cm d’un axe
commun. Les fils ont une densité de masse de 5.10−2 kg/m et portent le mı̈¿ 12 me
courant mais dans des directions opposées. Quel est ce courant si les ficelles font un
angle de 6 degrés avec la verticale ?

Figure 1 – Deux fils parcourus par un courant

2. Trois fils conducteurs infinis parallèles et séparés par une distance d sont parcourus par
un courant uniforme d’intensité I dans le sens indiqué sur la figure suivante. Calculer la
force magnétique sur chaque fil.

Figure 2 – Trois fils parcourus par un courant

17
UE 32 P - Èlectromagnètisme Aix - Marseille Universitè

3. Flux du champ magnétostatique et force de Laplace


Un fil conducteur rectiligne de longueur infinie parcouru par un courant I est placé dans
le plan d’une spire carrée de coté a parcouru par un courant i. Les deux conducteurs sont
placés à une distance b l’un de l’autre (voir dessin).

Figure 3 – Cadre carré près d’un fil électrique

18
UE 32 P - Èlectromagnètisme Aix - Marseille Universitè

Électricité et magnétisme - TD n◦ 9

Induction

1. Force électromotrice
Une tige métallique le longueur l = 1, 5m se trouve dans un champ magnétique uniforme,


constant B = 0, 5T. La tige est perpendiculaire à B. Elle bouge avec une vitesse constante


v = 4m/s dans une direction perpendiculaire à B et à la tige. Calculer la différence du
potentiel électrique entre les extrémités de la tige.
2. Une bobine de rayon r=4cm et constituée de N =500 spires est placée dans un champ
magnétique uniforme qui varie dans le temps selon la loi B(t)=at + bt4 . La bobine est
perpendiculaire au champ magnétique et elle est reliée à une résistance R=600Ω. On
néglige la résistance de la bobine.
(a) Déterminer la tension électromotrice induite dans la bobine.
(b) Quel est le courant traversant la résistance à t=5s ?
A.N. : a=0.012T/s, b=3×10−5 T·s−4
3. Force électromotrice Le plan d’un cadre conducteur carrée de coté a contient un fil
de courant constant I rectiligne infini qui ne touche pas le cadre. Le cadre s’éloigne du
fil avec une vitesse constante v, orthogonale au courant et dans le plan du cadre.

Figure 1 – Induction dans un cadre carré

(a) Calculer la tension électromotrice induite (force électromotrice) dans le cadre par le
champ magnétique du courant en fonction de la distance b entre le fil et le cadre.
(b) La spire carrée possède une résistance R. Calculer le courant i(t) induite dans la spire
carrée.
(c) Calculer la puissance dissipée par l’effet joule.
(d) Calculer la force de Laplace sur la spire carrée.
(e) Reprendre les questions (a)-(d), en considérant la distance b fixe et le courant dans le
fil de type I(t) = I0 cos ωt.
4. Disque de Faraday
Parmi les nombreuses expériences effectuées par Faraday pour étudier le phénomène d’in-
duction, une fut dédiée à montrer qu’un courant apparaı̂t dans un conducteur en mou-
vement dans un champ magnétique. Pour cela, il considéra un disque conducteur mobile
autour de son axe et placé dans un champ magnétique uniforme colinéaire à l’axe du
disque. Un circuit contenant un galvanomètre reliait le centre du disque au bord du

19
UE 32 P - Èlectromagnètisme Aix - Marseille Universitè

Figure 2 – Disque de Faraday

disque par un contact glissant (figure 2). Faraday observa que quand le disque tournait,
l’aiguille du galvanomètre subissait une déflexion.
On considère un disque d’axe (Oz), de rayon R et d’épaisseur a, en rotation à la vitesse


ω et placé dans un champ magnétique B = B zb uniforme.
(a) Expliquez l’origine du courant induit. Calculez la force électromotrice. Application
numérique : B = 0, 2 T, R = 0, 1 m, ω = 50 rad s−1 .
5. Auto-inductance d’une bobine torique
On considère une bobine torique de section carrée et parcourue par un courant I (côté
h, rayon intérieur a, rayon extérieur b, N spires).

Figure 3 – Bobine torique de section carré

(a) Calculer, à l’aide du théorème d’Ampère, le champ magnétique et son flux.


(b) A partir de l’expression du flux magnétique, déduire l’inductance propre du tore L.
(c) Calculer l’énergie totale magnétique emmagasinée dans la bobine torique.
6. Soit U (t) = U0 cos(ωt). Pour quelles valeurs de I0 et φ, I(t) = I0 cos(ωt+φ) est-il solution
2
de l’équation L ddt2I + R dI I dU
dt + C = dt ?
7. En t = 0, un condensateur de capacité C portant une charge Q0 est connecté a une bobine
de self L. Calculer, pour tout temps, la charge du condensateur, l’énergie de son champ
électrique et l’énergie du champ magnétique dans la bobine.
8. Un circuit RLC avec R = 2Ω, L = 10−3 H, C = 10−3 F (en série) est branché sur une
tension alternante avec valeur maximale U0 = 100V. Trouver sans calculette le courant
maximal pour les fréquences angulaires (pulsation : ω) de la tension : 0 Hz, 10 Hz, 102
Hz, 103 Hz 104 Hz, 105 Hz. Faire un plot du courant maximal versus le logarithme de la
fréquence.

20
UE 32 P - Èlectromagnètisme Aix - Marseille Universitè

Électricité et magnétisme - TD n◦ 10
Induction
1. Champ électrique induit par le champ magnétique variable
Un solénoı̈de de section circulaire, de rayon R, de longueur l, constitué de N spires, est
parcouru par un courant alternatif I = I0 cos ωt.
(a) Déterminer le champ électrique induit à l’extérieur du solénoı̈de.
(b) Calculer le champ électrique induit à l’intérieur du solénoı̈de.

2. Inductance mutuelle - transformateur


On considère un solénoı̈de de section circulaire, de rayon R1 , de longueur l1 , est constitué
de N1 spires. A l’intérieur de celui-ci, on place un deuxième solénoı̈de de rayon R2 , de
longueur l2 , et constitué de N2 spires.

Figure 1 – Inductance mutuelle de deux solénoı̈des.

(a) Calculer l’inductance mutuelle, M , entre les deux solénoides en utilisant l’approxima-
tion de solénoı̈des infinis.
(b) Exprimer M dans le cas où l2 → l1 et R2 → R1 , mais avec N1 6= N2 .
(c) On se rappelle que dans la mesure où les résistances des fils sont négligeables, les
tensions aux bornes des solénoı̈des s’expriment (dans la convention récepteur) :
dI1 (t) dI2 (t)
U1 (t) = L1 +M
dt dt
dI2 (t) dI1 (t)
U2 (t) = L2 +M
dt dt
En prenant le cas étudié en b), calculer le rapport U2 (t)/U1 (t) en fonction de N1 et
N2 . Voyez-vous une application intéressante ?


3. Considérer un champ magnétique B uniforme et constant (dans le temps). Trouver un

− →
− −→ →−
potentiel vecteur A dont le champ magnétique dérive, B = rot A. Votre solution, est-elle
unique ?

4. Générateur - Cadre tournant


Une bobine plate, rectangulaire, et indéformable, de côtés a = 20 cm, b = 10 cm, est
constituée d’un conducteur cylindrique de diamètre d = 1 mm, et de résistivité ρ =
1, 6.10−8 Ω.m. Elle tourne avec une fréquence de 600 tours par minute autour d’un axe
vertical situé dans le plan de la bobine. La bobine est placée dans un champ magnétique
d’intensité B = 1 T, perpendiculaire à l’axe de rotation (figure 2).
(a) Quelle est l’expression du courant circulant dans la bobine ? On calculera sa valeur
efficace.


(b) Décrivez l’action mécanique de B sur la spire.

21
UE 32 P - Èlectromagnètisme Aix - Marseille Universitè

Figure 2 – Bobine rectangulaire dans un champ magnétique

22

Vous aimerez peut-être aussi