Discours pour un point de presse des volontaires du Service Civique National
Mesdames et Messieurs,
Chers collègues, journalistes.
Nous, volontaires du Service Civique National, nous nous retrouvons aujourd’hui pour attirer
l’attention sur une situation qui nous touche profondément et qui ne peut plus durer. Nous
faisons face à des conditions de vie et de travail intolérables :
Un retard de neuf mois dans le paiement de nos indemnités, une
situation qui devient de plus en plus insoutenable pour nombre
d’entre nous.
Une absence totale d'informations claires concernant nos droits et
nos obligations.
Des conditions de vie difficiles, sans prise en charge adéquate,
notamment en matière de soins médicaux pour les volontaires, qui,
pourtant, jouent un rôle fondamental dans le développement de nos
communautés.
Nous ne pouvons ignorer qu’il y a quelques mois, un de nos camarades a tragiquement perdu
la vie alors qu’il se rendait à son lieu de travail. Plus récemment, un autre volontaire de la
localité de Velingran a été victime d'un grave accident, se retrouvant avec un bras et une
jambe cassés en raison des conditions de travail précaires. Ces événements, tragiques et
inacceptables, mettent en lumière les dangers auxquels nous faisons face au quotidien.
Aujourd’hui, nous interpellons les autorités compétentes : il est impératif que nos
réclamations soient entendues et que nos droits soient respectés. Nous exigeons le paiement
immédiat de nos indemnités, et une prise en charge médicale digne de ce nom pour tous les
volontaires.
Nous appelons, par conséquent, tous les volontaires du Service Civique National à se mettre
en grève et à cesser le travail jusqu’à ce que ces conditions inacceptables soient améliorées.
Nous ne pouvons plus continuer dans ces conditions. Nous rappelons ici le rôle crucial des
volontaires dans nos communautés locales. Nous sommes là pour contribuer au
développement de notre pays, pour servir avec dévouement, mais nous ne pouvons le faire
dans de telles conditions de précarité.
Nous sommes des acteurs de changement, des bâtisseurs d’avenir, et il est grand temps que
nos efforts soient reconnus et soutenus par l'État. Nous demandons un traitement respectueux,
à la hauteur de l'engagement que nous avons pris pour notre nation.
Nous remercions sincèrement les journalistes présents aujourd'hui pour leur attention à notre
cause et nous comptons sur eux pour relayer notre message. Nous remercions également nos
collègues et camarades volontaires pour leur solidarité et leur engagement continu. Ensemble,
nous sommes plus forts et nous ferons entendre notre voix.
Merci à tous.