La peste des petits ruminants (La PPR)
Mme ZOUYED Ilhem (cours A5)
✓maladie très grave des petits ruminants domestiques
✓Évolution rapide
✓signes cliniques:
État d'abattement,
Hyperthermie,
Écoulements nasaux et oculaires,
Lésions buccales, difficultés respiratoires avec toux,
Diarrhée nauséabonde,
se termine dans bien des cas par la mort de l'animal
Morbidité= 50-90%
MORTALITE= 55-85% Chèvres /45-75% Moutons
1) Il existe 3 lignées du virus de la PPR dans le monde
2)La lignée dominante en Algérie est la IV
3)Le virus de la PPR appartient à la meme famille que
le virus de…………………………………
Et le virus de ……………………………….
4) Le 1er foyer de PPR en Algérie remonte à 2013
5) 2019 est l’année où le nombre de foyers a explosé
6)Le virus de la PPR est très résistant dans le milieu
Extérieur
7) La transmission se fait par voie aérienne
Localisation des différents épisodes de PPR ayant touché l’Algérie
2011 (7) Tindouf, Béchar, Naama, Adrar, Tamanrasset
2012 (3) foyers: Ghardaïa
2013 (4) foyers: Ghardaïa
2016 (1) Bayedh
(26)
2018 Tebessa,Laghouat, Bejaia,tlemcen, djelfa, setif
(80) Adrar, Blida- Batna,Bejaiai, Guelma,
2019 Ghardaia,Jijel,Khenchela, Skikda, Sétif, Médéa, Msila, El Oued,
Oran, Laghouat, Djelfa, Tlemcen Tizi ouzou, Annaba,
Mostaghanem, Tipaza, SoukahrasTindouf
2020 (1) (Oued Fragha) Guelma
2021 Tindouf
2022 Medea, Laghouat, El bayedh,Tebessa
Le virus
(PPRV)
famille des Paramyxoviridiae
groupe des morbillivirus,
Il est apparenté au virus de la peste bovine, de la rougeole chez l'homme, de
la maladie de Carré chez les chiens et chez les carnivores sauvages
4 Groupes ou lignées:(caractérisation génétique des souches) l'un en Asie et
les trois autres en Afrique.
Le génome du PPRV est constitué d’un ARN
codant pour:
6 protéines structurales: N, P, M, F, H, et L
2 Protéines non structurales: V et C
retrouvées uniquement dans les cellules
infectées
Le virus
(PPRV)
Destruction 50°/ 60 mn
Inactivation ph<4 ou >11
Sensible au phénol, hydroxyde de sodium
Période d’incubation 3- 6 j
ANIMAUX INFECTÉS
Cliniquement, la maladie touche
les moutons et les chèvres
décrite sur des petits ruminants
sauvages dans certains parcs
zoologiques (ex: des moutons
Laristan, des gazelles de type Dorcas,
des gemsbock et des ibex de Nubie)
D'autres espèces (les bovins, les
buffles, les dromadaires et les porcs,
peuvent être infectées (difficile de
détecter les symptômes de la
maladie.
TRANSMISSION ET DIFFUSION
le jetage, les larmes, la salive
+
toux et les éternuements
gouttelettes
les matières fécales.
l'eau, les aliments, les mangeoires, les abreuvoirs et les litières souillées par les matières
virulentes
Le virus ne survit pas longtemps en milieu extérieur
( très grande fragilité)
Pathogénécité
Entrée (voie respiratoire et digestive)
invasion des nœuds lymphatiques rétro pharyngiens
Affection des voies respiratoires et digestives
Prolifération
Inflammation
des voies digestives des voies respiratoires
Diarrhée, déshydratation pneumonie
dysfonctionnement respiratoire
Mort
APPARITION DE LA MALADIE DANS LE TROUPEAU
Lorsque la maladie apparaît pour la première fois dans une région:
le tableau clinique = forme hyperaiguë:
une très forte fièvre, un état d'abattement très profond suivi d'une
mort foudroyante, et ce avant même les premiers signes cliniques
caractéristiques.
Les bovins vaccinés ou non contre la peste bovine, qui sont en contact
avec les petits ruminants malades, ne développeront pas cette maladie.
En Afrique, la PPR est plus fréquemment observée chez les caprins que
chez les ovins, alors que ces derniers semblent être les premières
victimes de la maladie en Asie.
N'oublions pas que
L'apparition clinique de la PPR pourrait être associée à:
•de récents mouvements ou rassemblements d'ovins et/ou de caprins de différents
âges
•des stress dépendant de modifications dans la conduite d'élevage (changement
alimentaire, habitat, intensification d'élevage) ou à des changements de climat
(début de la saison des pluies, …….
•introduction récente de nouveaux animaux ou retour au village des animaux qui
n'ont pas été vendus au marché
•contact avec des animaux étrangers (animaux en transit pour les foires, animaux
de nomades)
Dans les zones où la PPR est enzootique, ce sont les animaux âgés de 4 à 18-24 mois
qui paient les plus lourds tributs
Signes cliniques
• période d'incubation = 2 à 6j
• fièvre (40 à 41 °C)
• animaux très abattus, somnolents, (poils hérissés qui leur donnent un aspect
ébouriffé)
• Un à deux jours après: les muqueuses buccale et oculaire deviennent rouges (
écoulements mouillant la face de l'animal (jusqu'à la mâchoire) d’abord séreux puis
mucopurulents
Paupières collées et obstruction des voies nasales: respiration difficile.
PPR chez une chèvre: muqueuses de l'œil congestionnées (rougeâtres)
Aspect rougeâtre de la muqueuse de l'œil (conjonctivite) au début de
l'infection.
La paroi buccale change d'apparence et devient pâle et parsemée de cellules mortes qui,
parfois, forment une couche épaisse de matière crémeuse. Si on les enlève, on découvre des
lésions érosives superficielles.
De petites zones grises localisées, résultant de la nécrose épithéliale, apparaissent sur les
gencives, sur le coussinet dentaire, sur le palais, les lèvres, à l'intérieur des joues, et sur le
dessus de la langue. Ces zones grises se multiplient, augmentent de taille, puis fusionnent entre
elles.
PPR chez une chèvre: lésions récentes au niveau
de la bouche montrant des zones de cellules
mortes
PPR chez une chèvre: lésions buccales plus avancées
La paroi de la bouche est complètement recouverte
d'une couche épaisse de substance crémeuse. Des
érosions peu profondes sont trouvées sous la couche de
cellules mortes.
Les foyers de nécrose peuvent être présents au niveau des muqueuses nasales, de la
vulve et du vagin chez les femelles. Les lèvres sont généralement enflammées,
fissurées et couvertes de croûtes
PPR chez une chèvre: lèvres gonflées et érodées
Les lèvres sont gonflées, enflammées, œdémateuses et montrent des zones d'érosion.
À un stade avancé de la maladie, une haleine fétide se dégage de la bouche. Les animaux
malades gardent la bouche ouverte à cause de la forte douleur qu'ils ressentent.
Au cours des premiers stades de développement de la maladie, ou dans les cas un peu moins
graves, la diarrhée peut ne pas apparaître.
En général, elle survient deux à trois jours après le début de la fièvre
Les matières fécales sont molles au début, puis deviennent de plus en plus liquides, d'odeur
nauséabonde, striées de sang et elles renferment parfois des lambeaux de tissus nécrosés.
PPR chez une chèvre: signes de diarrhée
Le train arrière est souillé de matières fécales liquides.
➢ La respiration devient difficile (parois thoracique et abdominale qui dansent)
➢ Dans les cas graves, la respiration laborieuse, bruyante, extension de la tête et du cou,
dilatation des narines et protubérance de la langue.
➢ une toux grasse et douloureuse =Les signes de pneumonie
➢ Possible déshydratation (les yeux s'enfoncent dans les globes oculaires) et la mort dans
les sept à 10 jours qui suivent le début des signes cliniques,
même si certains animaux guérissent après une longue période de convalescence.
La formation de petites lésions nodulaires autour du museau (est une caractéristique de
la maladie observée dans les cas avancés)
➢les femelles gestantes peuvent avorter.
PPR chez une chèvre: lésions nodulaires autour de la bouche
Dans un foyer de PPR, jusqu'à 100 pour cent des animaux du troupeau
peuvent être touchés, et les taux de mortalité peuvent aller de 20 à 90
pour cent. Ces proportions sont généralement plus faibles dans les
zones endémiques car la plupart des animaux les plus âgés ont survécu
à des infections précédentes et sont protégés à vie.
En résumé, il faut penser à la PPR lorsqu'on observe une association
des signes suivants:
•le début rapide d'une maladie fébrile touchant les ovins et/ou les
caprins;
•des écoulements nasaux et oculaires, de la salivation, des lésions
buccales avec ou sans croûtes et/ou des nodules autour de la bouche;
•une pneumonie;
•de la diarrhée;
•un taux de mortalité élevé.
Toute apparition de l'un ou de plusieurs de ces signes doit être
considérée comme un cas de suspicion de la PPR.
Aspects cliniques au moment
de l'autopsie
La carcasse est souvent émaciée. Le train arrière est souillé de matières fécales molles ou
liquides. Les globes oculaires sont enfoncés dans les orbites.
croûtes sèches autour des yeux et des narines.
Bouche
Présence de fausses membranes de couleur blanc-sale (tissus nécrosés), lésions érosives
au niveau des gencives, du palais, de la langue, des joues et de l'œsophage.
Lèvres
Enflammées avec des érosions et il est possible de voir dans les cas avancés des croûtes
ou des nodules.
Cavité nasale
Paroi congestionnée (rougeâtre), exsudat séreux ou muqueux (jaunâtre), lésions érosives.
Paroi congestionnée (rougeâtre), exsudat
séreux ou muqueux (jaunâtre), lésions
érosives.
PPR chez une chèvre: lésions précoces
de pneumonie
petites zones rouges et dures du tissu
pulmonaire causées par le virus de la
PPR.
Poumons
Zones de couleur rouge foncé ou rose, fermes au toucher, notamment
au niveau des lobes antérieurs et cardiaques (pneumonie typique)
Ganglions lymphatiques (drainant les poumons et les intestins): Mous et enflammés.
Abomasum Paroi congestionnée (rougeâtre) avec hémorragies.
Intestin grêle Paroi congestionnée (rougeâtre) avec hémorragies et quelques érosions.
Gros intestin - caecum, côlon et rectum: Petites hémorragies tout au long des plis de la
paroi et qui, au stade avancé de la maladie, peuvent confluer et prendre une couleur
foncée, vert-noirâtre sur certaines carcasses
PPR chez une chèvre: stries zébrées dans le gros intestin
lésions hémorragiques tout au long des plis de la paroi du caecum et du côlon. Les
hémorragies circonscrites au départ vont confluer par la suite et leur couleur va virer au noir
après la mort de l'animal.
Diagnostic différentiel
La PPR est souvent confondue avec d'autres maladies causant de la
fièvre et ayant des signes cliniques comparables. Cette confusion est
d'autant plus facile à faire que la maladie apparaît pour la première fois
dans une région. Pour les enquêtes, la façon dont la maladie évolue au
sein du troupeau est aussi importante que les signes cliniques observés
sur un seul animal (chèvre ou mouton). Les principales sources de
confusion dans le diagnostic de la PPR sont:
Lésions buccales
Peste bovine, fièvre aphteuse, fièvre catarrhale du mouton (bluetongue)
et ecthyma contagieux.
Difficultés respiratoires
Pasteurellose, pleuropneumonie contagieuse caprine (PPCC).
Diarrhée
Coccidiose, infestations par des vers gastro-intestinaux.
La pasteurellose est une maladie purement respiratoire des ovins et des caprins causée par la
bactérie Pasteurella haemolytica. Des zones rouge pourpre, rouge foncé, fermes au toucher,
sont observées au niveau des lobes antérieurs et cardiaques des poumons Il n'y a ni lésions
buccales ni diarrhée. La mortalité est généralement plus faible que dans le cas de la PPR,
exception faite de certains cas observés dans des conditions spéciales de stress telles que lors
d'une forte concentration d'animaux, par exemple le rassemblement d'animaux pour le
commerce.
La pleuropneumonie contagieuse caprine (PPCC) maladie des chèvres (elle ne touche pas les
moutons) causée par Mycoplasma capricolum subs. species capripneumoniae. Comme la PPR,
elle est caractérisée par de la fièvre, des difficultés respiratoires et de la toux, mais elle n'est
accompagnée ni de lésions buccales ni de diarrhée. À l'examen post-mortem, les lésions
pulmonaires sont plus diffuses et un liquide fibrineux est trouvé dans la cavité thoracique. Des
dépôts de fibrine couvrent les poumons et sont souvent attachés à la plèvre . En cas de
suspicion de PPCC dans les zones considérées à haut risque d'apparition de la PPR, il faut
écarter la présence de cette dernière maladie par l'analyse de sérums des animaux présents
dans les troupeaux
Lésions typiques de pleuropneumonie contagieuse
caprine (PPCC) chez la chèvre
les dépôts fibrineux jaunâtres à la surface des
poumons et leurs attachements à l'intérieur de la
cage thoracique.
Diagnostic de la PPR
CONFIRMATION DE LABORATOIRE
Détection des antigènes du virus par le test d'immunodiffusion en gélose:
simple à effectuer, rapide, peu coûteux et extrêmement utile comme test
préliminaire, mais il ne permet pas de faire une distinction entre les virus de la PPR et
de la peste bovine, et il faut alors effectuer d'autres tests. L'histopathologie est très
utile car elle est réalisée sur du matériel fixé au formol et peut permettre la
différenciation entre la PPR et la peste bovine si elle est associée aux techniques
immuno-histochimiques (par exemple l'immunopéroxidase) utilisant des anticorps
monoclonaux spécifiques. Les antigènes viraux peuvent aussi être détectés par la
technique d'immunocapture ELISA (ICE) qui est rapide, sensible et qui permet de faire
la distinction entre la PPR et la peste bovine. Des kits sont disponibles dans le
commerce pour les tests IDG et ICE.
DIAGNOSTIC
PPR
➢ La meilleure règle est de toujours prélever 6 échantillons
principaux:
rate, intestin grêle, rein, foie, poumon et cerveau, et de placer la
moitié de chacun dans un sac en plastique propre étiqueté et
l'autre moitié dans du formol
➢ Écouvillons de la conjonctive ou de la muqueuse
nasale/buccale
➢ Sang total, non coagulé (EDTA)
➢ RT-PCR
Détection du matériel génétique du virus. Cette détection est possible avec la technique de
réaction d'amplification en chaîne après copie de l'ARN viral en ADN (dite ADNc) par la réverse
transcriptase (technique de RT-PCR). Cette technique demande des équipements spécialisés et
un certain savoir-faire. Malgré son coût élevé, elle est fréquemment utilisée dans les centres de
référence, associée à la technique ELISA en raison de sa rapidité, de sa précision, de sa grande
sensibilité et de la possibilité qu'elle offre de faire la distinction entre la PPR et la peste bovine.
En associant les résultats de ce test à ceux de la réaction de séquençage de l'ADN, on obtient
des informations sur la diversité génétique du virus qui sont très utiles dans les études
épidémiologiques.
La détection du virus est réalisée par l'isolement du virus de la PPR sur les cellules en culture in
vitro. Cette méhode est très utile car elle permet d'obtenir le virus qui pourra être soumis à
d'autres tests d'identification. Si les conditions le permettent, l'isolement de virus est la
technique de diagnostic qu'il faut choisir, car elle permet de constituer une banque de souches
qui pourra se révéler utile par la suite.
La détection des anticorps requiert deux prélèvements sanguins du même animal à deux à trois
semaines d'intervalle. Cela n'est pas toujours facile à réaliser dans les conditions de terrain.
Exceptionnellement, dans un pays dont on est sûr du statut, la PPR n'y ayant pas encore été
diagnostiquée, il est possible d'effectuer le test sur un sérum prélevé à la fin de la maladie (une
semaine au moins après l'apparition des signes cliniques). Les enquêtes sérologiques pour la
recherche d'anticorps spécifiques sont très utiles pour évaluer l'absence, ou la présence, de
l'infection et son étendue pour une population donnée. La technique ELISA de compétition a
maintenant supplanté le test de neutralisation du virus.
ÉCHANTILLONS NÉCESSAIRES POUR LE DIAGNOSTIC DE LABORATOIRE
1. accompagner les échantillons des commémoratifs (données épidémiologiques et cliniques);
2. faire toujours des prélèvements sur un grand nombre d'animaux dans le foyer;
3. garder les échantillons au frais pendant le transport jusqu'au laboratoire (de préférence dans de la
glace) et réduire au minimum le temps de transport;
4. marquer clairement les flacons contenant les prélèvements à l'aide d'un marqueur indélébile et bien
indiquer leur origine dans les détails avant de les envoyer au laboratoire.
Les échantillons requis sont les suivants:
Larmes
Frotter la muqueuse conjonctivale avec un coton pour prélever les larmes. Mettre le bout de coton tige dans
un tube contenant environ 150µl de tampon phosphate stérile (PBS pH 7,2 à 7,6) lorsque ce dernier est
disponible.
Débris au niveau de la gencive
avec une spatule ou un doigt, recouvert de caoutchouc, et en curetant Le produit de prélèvement doit être
mis dans un tube contenant environ 150µl de PBS, lorsque ce dernier est disponible.
Organes
•ganglions lymphatiques (médiastinaux) et du tractus digestif (mésentériques);
•portions de la rate et des poumons.
il est conseillé d'effectuer deux prélèvements, dont l'un sera mis dans une glacière sans pour autant être
congelé, et l'autre dans une solution à 10 pour cent de formaldéhyde. Si la conservation au froid n'est pas
possible, conservé dans du formol.
Sang prélevé sur anticoagulant
(héparine ou EDTA) pour la récolte des cellules blanches en vue de l'isolement du virus
Sang pris sur tube sec pour la récolte du sérum et la détection des anticorps.
Méthodes de lutte contre la PPR
Méthodes de lutte contre la PPR
Les mesures de prophylaxie sanitaire (contrôle des déplacements des animaux,
quarantaine) et le contrôle médical (vaccination autour des foyers et dans les zones à
risque) constituent la base de la lutte contre la PPR.
Il n'y a pas si longtemps, la vaccination contre la PPR était faite avec un vaccin
antipeste bovine qui était préparé sur des cultures cellulaires. Un vaccin homologue
PPR vient d'être conçu
Ce vaccin, actuellement disponible dans le commerce, est celui qu'il faut utiliser dans la
lutte contre la PPR puisqu'il peut protéger les petits ruminants pendant trois ans.
L'utilisation du vaccin antipeste bovine pour protéger les petits ruminants contre
la PPR est maintenant contre-indiquée car il produit des anticorps antipeste
bovine qui peuvent compromettre les résultats de la sérosurveillance, et donc le
Programme mondial d'éradication de la peste bovine (GREP).
Le vaccin PPR
Jusqu’au milieu des années 1990, on utilisait le vaccin contre la peste bovine pour
vacciner les petits ruminants contre la PPR. Actuellement, on utilise un vaccin
homologue produit à partir de la souche de virus nigériane 75/1. Il s’agit d’un
vaccin vivant atténué; il est lyophilisé et conditionné en flacon pénicilline sous
forme de pastille. Ce vaccin est sensible aux chocs thermiques et à la lumière; il se
conserve très bien à +4°C pendant des mois voire quelques années sans problème;
le stockage à -20°C permet une conservation sur des dizaines d’années. Il est
transporté sur glace, et à l’abri de la lumière pour qu’il maintienne un titre
minimum de 10 2,5 DICT50 /ml de suspension virale après reconstitution. Chaque
pastille contient 50 ou100 doses à reconstituer dans 50 ou100 ml de sérum
physiologique; la posologie est d’1 millilitre du vaccin reconstitué par tête.
Administré par voie sous-cutanée à la dose indiquée, le vaccin ne produit aucun
effet secondaire et induit la présence d’anticorps protecteurs sous 7–14 jours. La
durée de l’immunité conférée par le vaccin est d’au moins trois ans, ce qui
correspond à la durée moyenne de vie d’un PR. Limitation du vaccin: la
différenciation entre un animal vacciné et un animal infecté n’est pas possible
pour l’instant. Un autre point faible du vaccin: sa grande sensibilité à la chaleur,
nécessitant sa conservation au froid, de sa production à son utilisation.
Enrofloxacine
Flunixine
Vit B12