Énergies renouvelables : définition,
exemples, avantages et limites
Les énergies renouvelables, qu’est-ce que c’est ? Quelle est la liste des
EnR ? Quels sont les avantages et inconvénients ? Quel impact des
énergies renouvelables en termes d’emploi et de nouveaux métiers ?
Où en sont les EnR au niveau mondial ?
Définition des énergies renouvelables
Les énergies renouvelables (ou EnR) désignent un ensemble de moyens de
produire de l’énergie à partir de sources ou de ressources théoriquement
illimitées, disponibles sans limite de temps ou reconstituables plus
rapidement qu’elles ne sont consommées.
On parle généralement des énergies renouvelables par opposition
aux énergies fossiles dont les stocks sont limités et non renouvelables à
l’échelle du temps humain : charbon, pétrole, gaz naturel… Au contraire,
les énergies renouvelables sont produites à partir de sources comme les
rayons du soleil, ou le vent, qui sont théoriquement illimitées à l’échelle
humaine.
Les énergies renouvelables sont également parfois désignées par les
termes « énergies vertes » ou « énergies propres », par abus de langage. En
effet, si les énergies renouvelables ont bien souvent des avantages
écologiques, elles ne sont pas pour autant « vertes » ou « propres » dans le
sens où elles ont aussi des conséquences environnementales importantes.
Quelles sont les énergies renouvelables : classement
et liste des EnR
Il existe plusieurs types d’énergies renouvelables, produites à partir de
sources différentes.
Énergie solaire
Ce type d’énergie renouvelable est issu directement de la captation du
rayonnement solaire. On utilise des capteurs spécifiques afin d’absorber
l’énergie des rayons du solaire et de la rediffuser selon deux principaux
modes de fonctionnement :
• Solaire photovoltaïque (panneaux solaires photovoltaïques) :
l’énergie solaire est captée en vue de la production d’électricité.
• Solaire thermique (chauffe-eau solaire, chauffage, panneaux solaires
thermiques) : la chaleur des rayons solaire est captée est
rediffusée, et plus rarement sert à produire de l’électricité.
Énergie éolienne
Dans le cas de l’énergie éolienne, l’énergie cinétique du vent entraîne un
générateur qui produit de l’électricité. Il existe plusieurs types d’énergies
renouvelables éoliennes : les éoliennes terrestres, les éoliennes off-shore,
les éoliennes flottantes… Mais le principe reste globalement le même pour
tous ces types d’énergies renouvelables.
Énergie hydraulique
L’énergie cinétique de l’eau (fleuves et rivières, barrages, courants marins,
marées) actionne des turbines génératrices d’électricité.
Les énergies marines font partie des énergies hydrauliques.
Plus plus d’informations voir nos articles :
Biomasse
L’énergie est issue de la combustion de matériaux dont l’origine est
biologique (ressources naturelles, cultures ou déchets organiques). On en
distingue trois catégories principales :
• Le bois
• Le biogaz
• Les biocarburants
Géothermie
L’énergie est issue de la chaleur émise par la Terre et stockée dans le sous-
sol. Selon la ressource et la technologie mise en œuvre, les calories sont
exploitées directement ou converties en électricité.
Hydrogène renouvelable
L’hydrogène est un gaz qui peut être utilisé comme un vecteur
énergétique, notamment pour produire de l’énergie électrique grâce à des
piles à combustible. En soi, l’hydrogène n’est pas une ressource
renouvelable à proprement parler. Il s’agit d’un gaz que l’on ne trouve que
rarement « tel quel » dans la nature, et qui se renouvelle peu. (Voir à ce
sujet : Hydrogène naturel : futur pétrole vert, ou illusion de la transition
énergétique ?)
On doit donc le plus souvent produire l’hydrogène à partir de ressources
qui, elles, sont très abondantes ou se renouvellent, comme l’eau. Il faut
alors utiliser de l’énergie pour transformer l’eau en hydrogène, et lorsque
cette énergie est d’origine renouvelable (par exemple, de l’électricité issue
de productions renouvelables) on qualifie parfois (un peu abusivement) cet
hydrogène de « renouvelable » ou d’hydrogène vert.
Avantages et inconvénients des énergies
renouvelables
Les avantages des énergies renouvelables :
Les énergies renouvelables et les émissions de CO2
Outre le fait qu’elles ne soient théoriquement pas épuisables comme les
énergies fossiles, les énergies renouvelables ont d’autres avantages sur le
plan écologique. Par exemple, l’électricité produite à partir de sources de
production d’énergie renouvelable émet très peu de CO2 notamment
lorsqu’on la compare aux énergies fossiles comme le charbon. Pour cette
raison, les EnR sont notamment une des solutions au réchauffement
climatique, et un outil indispensable de la lutte contre le réchauffement
climatique. Elles sont aussi considérées comme un facteur de résilience car
elles permettent des productions décarbonnées et décentralisées.
Pour mesurer les émissions de CO2 des énergies renouvelables, on
utilise l’outil d’ACV (Analyse de Cycle de Vie) qui permet de connaître les
émissions de CO2 par kWh d’électricité produite, en intégrant les émissions
de CO2 issues de la fabrication des infrastructures, de l’extraction des
ressources et de la fin de vie. D’après le rapport du GIEC (Groupe
Intergouvernemental d’Étude du Climat), les énergies renouvelables
bénéficient d’ACV favorables par rapport à beaucoup d’énergies.
Voici la liste des principales sources de production d’électricité en fonction
de leurs émissions de CO2 d’après le rapport du GIEC, Annexe 3 (de la moins
polluante à la plus polluante, en valeurs médianes) :
• Éolien terrestre : 11 gCO2eq/kWh
• Nucléaire : 12 gCO2eq/kWh
• Hydroélectricité : 24 gCO2eq/kWh
• Solaire thermodynamique : 27 gCO2eq/kWh
• Géothermique 38 gCO2eq/kWh
• Solaire photovoltaïque : 41-48 gCO2eq/kWh
• Biomasse : 230 gCO2eq/kWh
• Gaz naturel : 490 gCO2eq/kWh
• Charbon : 820 gCO2eq/kWh
Toutefois, ces calculs n’intègrent pas les émissions de CO2 liées à l’infrastructure
électrique, notamment le stockage qui est nécessaire pour la production d’électricité
d’origine renouvelable.
Énergies renouvelables, indépendance énergétique et sécurité énergétique
En théorie, les énergies renouvelables peuvent aider à améliorer la sécurité
énergétique en réduisant la dépendance des pays aux importations de
combustibles fossiles. Les sources d’énergie renouvelable sont souvent
plus diversifiées géographiquement, réduisant ainsi le risque de
perturbation de l’approvisionnement.
Les énergies renouvelables, telles que l’énergie solaire, éolienne et
hydraulique, peuvent ainsi être produites localement. Cela signifie que les
pays peuvent utiliser des sources d’énergie locales plutôt que de dépendre
des importations de combustibles fossiles pour répondre à leurs besoins
énergétiques. Cela peut réduire la vulnérabilité aux fluctuations des prix
des combustibles fossiles sur les marchés mondiaux.
Les énergies renouvelables offrent aussi une alternative aux combustibles
fossiles, qui sont la source d’énergie la plus utilisée dans le monde. En
diversifiant la production d’énergie, les pays peuvent réduire leur
dépendance à l’égard d’une seule source d’énergie, ce qui les rend plus
résilients face à d’éventuelles perturbations de l’approvisionnement.
Les pays qui dépendent fortement des importations d’énergie peuvent se
retrouver confrontés à des problèmes de sécurité énergétique, tels que
des pénuries d’approvisionnement ou des prix élevés. Les énergies
renouvelables offrent une alternative à l’importation d’énergie, ce qui peut
contribuer à renforcer la sécurité énergétique des pays.
Le développement des énergies renouvelables peut aussi stimuler
l’économie locale et créer des emplois locaux dans les secteurs de la
fabrication, de l’installation et de la maintenance. Cela peut renforcer
l’indépendance économique des communautés locales.
Mais tout dépend de la manière dont sont produites les infrastructures de
production d’énergies renouvelables. Dans les faits, une grande partie de
ces infrastructures sont aujourd’hui concentrées dans un petit nombre de
pays, notamment en Asie.
Les inconvénients des énergies renouvelables
Énergies renouvelables, efficacité énergétique, intermittence et stockage
Les énergies renouvelables sont par ailleurs parfois critiquées pour leur
plus faible rendement énergétique par rapport aux énergies fossiles. Les
coûts de production sont également souvent considérés comme plus
élevés à court terme. Mais surtout, elles sont caractérisées par une
disponibilité plus aléatoire : par exemple, le solaire et l’éolien ne
produisent pas en permanence de l’électricité. On appelle ce phénomène
l’intermittence.
L’intermittence des énergies renouvelables se réfère à la nature variable et
imprévisible de la production d’énergie à partir de sources renouvelables
telles que l’énergie solaire et éolienne. Contrairement aux combustibles
fossiles qui peuvent être brûlés en continu pour produire de l’électricité,
les énergies renouvelables dépendent des conditions météorologiques
pour produire de l’énergie. Par exemple, la production d’énergie solaire
dépend de la quantité de lumière solaire qui atteint les panneaux solaires,
qui varie en fonction de la couverture nuageuse, de la saison et de l’heure
de la journée. De même, la production d’énergie éolienne dépend de la
force et de la direction du vent, qui peuvent varier de manière imprévisible.
Cette intermittence pose un défi pour les réseaux électriques qui doivent
répondre à la demande en temps réel, car l’électricité ne peut pas être
stockée de manière efficace et économique à grande échelle. Lorsque la
production d’énergie renouvelable est élevée, elle peut dépasser la
demande, ce qui peut entraîner des contraintes sur le réseau électrique et
même des surcharges. À l’inverse, lorsque la production est faible, elle peut
ne pas répondre à la demande, ce qui peut également entraîner des
problèmes sur le réseau électrique.
Pour répondre à ce défi, des solutions de stockage d’énergie ont été
développées, telles que des batteries à haute capacité, des systèmes de
stockage d’hydrogène et des technologies de stockage thermique. De plus,
des systèmes de gestion de l’énergie avancés ont été mis en place pour
intégrer de manière efficace et sûre la production d’énergie renouvelable
dans les réseaux électriques. Ces solutions permettent d’assurer un
approvisionnement en énergie stable et fiable à partir de sources d’énergie
renouvelable intermittentes.
Énergies renouvelables, métaux et terres rares
Les énergies renouvelables, même si elle évitent les pollutions liées au CO2
ou aux particules fines, sont caractérisées par un certain nombre de coûts
environnementaux plus ou moins cachés ou indirects. Ainsi, les éoliennes
ou les panneaux solaires dépendent de grandes quantités de ressources
finies pour être construites. C’est notamment le cas de certains métaux ou
matériaux rares, dont les réserves ne sont pas infinies.
Le journaliste Guillaume Pitron a ainsi publié en 2018 un livre dénonçant
« la face cachée de la transition énergétique », en enquêtant notamment
sur les impacts environnementaux de la production d’infrastructures de
production d’EnR ( La guerre des métaux rares – La face cachée de la Transition
énergétique aux éditions des Liens qui Libèrent).
Pour plus d’informations, voir notre article : Énergies renouvelables :
avantages, inconvénients, enjeux
Énergies renouvelables : les technologies et
innovations récentes
Les technologies et innovations liées aux énergies renouvelables évoluent
constamment au fur et à mesure qu’elles se déploient et que de nouveaux
enjeux émergent. Ces dernières années, les technologies EnR ont par
exemple porté sur :
• Le stockage d’énergie : des solutions de stockage de l’énergie solaire
et éolienne ont été développées pour permettre la fourniture
d’électricité de manière plus continue. Ces solutions comprennent
des batteries à haute capacité et des systèmes de stockage via les
technologies hydrogène.
• L’énergie éolienne offshore : les éoliennes en mer ont atteint des
hauteurs et des dimensions jamais vues auparavant, offrant des
rendements plus élevés et des coûts plus bas.
• L’énergie solaire thermique : cette technologie utilise des miroirs
pour concentrer la lumière solaire et produire de la chaleur, qui
peut ensuite être utilisée pour produire de l’électricité ou pour
chauffer de l’eau. C’est en réalité une technologie ancienne, mais
qui a souvent été ignorée au profit des panneaux phovoltaïques, et
qui commencent à nouveau à se développer.
• Les biocarburants avancés : ces biocarburants sont fabriqués à partir
de matières premières non alimentaires, telles que les déchets
agricoles et forestiers, plutôt que de cultures alimentaires, ce qui
permet d’éviter la concurrence avec la production alimentaire.
• L’énergie géothermique : les technologies de production d’énergie
géothermique ont été améliorées, permettant de produire de
l’électricité à partir de sources de chaleur de plus en plus faibles.
Le développement des EnR : emploi et métiers
La progression inéluctable des EnR, favorisée par les enjeux climatiques et
l’évolution des réglementations, offre des opportunités majeures et
durables en termes de création d’emploi et de nouveaux métiers
(recherche, ingénierie, fabrication, installation, entretien, exploitation…).
Il y a ainsi une grande variété d’emplois et de métiers liés aux énergies
renouvelables, et qui devraient continuer à se développer dans les
prochaines années :
• Ingénieur(e) en énergie renouvelable : ils conçoivent, développent et
mettent en œuvre des systèmes et des technologies d’énergie
renouvelable.
• Installateur(trice) de panneaux solaires : ils installent et
entretiennent les panneaux solaires sur les toits des maisons, des
bâtiments commerciaux et industriels.
• Technicien(ne) en éolien : ils effectuent des opérations de
maintenance et de réparation sur les éoliennes pour assurer leur
bon fonctionnement.
• Analyste en énergie renouvelable : ils effectuent des analyses et des
études de faisabilité pour déterminer si des projets d’énergie
renouvelable sont viables.
• Planificateur(trice) de réseau électrique : ils conçoivent des réseaux
électriques capables d’intégrer des sources d’énergie renouvelable
telles que l’énergie solaire et éolienne.
• Responsable de développement de projet : ils coordonnent les
efforts de différentes équipes pour développer des projets
d’énergie renouvelable, du financement à la construction.
• Consultant(e) en efficacité énergétique : ils conseillent les
entreprises et les particuliers sur les moyens de réduire leur
consommation d’énergie.
Ces emplois et métiers sont en forte croissance à mesure que la demande
pour les énergies renouvelables continue d’augmenter, offrant ainsi de
nombreuses opportunités pour les personnes intéressées par ce domaine.
Les énergies renouvelables dans le monde
En 2014, les EnR couvraient 19,2 % de la consommation d’énergie
mondiale. La part des énergies renouvelables en 2015 a marqué une forte
croissance pour la production d’électricité (23,7 %). Cet essor s’appuie
principalement sur l’éolien et le solaire photovoltaïque (75 % de la
progression globale).
Les énergies renouvelables en France
En France en 2020, les énergies renouvelables couvrent 13,1% de l’énergie
primaire consommée. Elle représente par ailleurs environ 25% de la
production d’électricité. La première source d’énergies renouvelables en
France reste l’hydroélectricité qui représente 13.1% de l’électricité
consommée, suivi par l’éolien (8.8%), le solaire (2.8%%) et la biomasse
(1.7%).
Selon la loi Énergie-Climat votée en 2019, la France doit porter la part des
énergies renouvelables à 40 % de la production électrique en 2030 et à 32
% de la consommation finale brute d’énergie en 2030.
Les énergies renouvelables : qu’est-ce que c’est ?
Les énergies renouvelables sont des énergies provenant de sources naturelles qui se
renouvellent à un rythme supérieur à celui de leur consommation. La lumière du soleil et le
vent, par exemple, constituent de telles sources qui se renouvellent constamment. Les
sources d’énergie renouvelables sont abondantes et sont présentes partout autour de
nous.
En revanche, les combustibles fossiles (charbon, pétrole et gaz) sont des ressources non
renouvelables qui mettent des centaines de millions d’années à se constituer. Les
combustibles fossiles, lorsqu’ils sont brûlés pour produire de l’énergie, provoquent des
émissions de gaz à effet de serre nocifs, tels que le dioxyde de carbone.
La production d’énergie renouvelable génère bien moins d’émissions que la combustion
de combustibles fossiles. Afin de faire face à la crise climatique, il est primordial de passer
des combustibles fossiles, qui sont actuellement à l’origine de la majeure partie des
émissions, aux sources d’énergie renouvelables.
Les énergies renouvelables sont désormais moins chères dans la plupart des pays et
permettent de créer trois fois plus d’emplois que les combustibles fossiles.
Voici quelques sources d’énergie renouvelables courantes :
ÉNERGIE SOLAIRE
L’énergie solaire est la plus abondante de toutes les ressources énergétiques et peut
même être exploitée par temps nuageux. La vitesse à laquelle l’énergie solaire est
interceptée par la Terre est environ 10 000 fois supérieure à la vitesse à laquelle l’humanité
consomme de l’énergie.
Les technologies de l’énergie solaire permettent de produire de la chaleur, du froid, de
l’éclairage naturel, de l’électricité et des carburants pour une multitude d’applications. Elles
consistent à convertir la lumière du soleil en énergie électrique, soit au moyen de panneaux
photovoltaïques, soit au moyen de miroirs qui concentrent le rayonnement solaire.
Même si tous les pays ne disposent pas de la même quantité d’énergie solaire, l’énergie
solaire directe peut contribuer de manière importante au bouquet énergétique de chaque
pays.
Les coûts de fabrication des panneaux solaires ont chuté de façon spectaculaire au cours
de ces dix dernières années : non seulement sont-ils devenus abordables, mais il s’agit
souvent de la forme d’électricité la moins chère. Les panneaux solaires ont une durée de
vie d’environ 30 ans et se déclinent en différentes teintes selon le type de matériau utilisé
pour leur fabrication.
ÉNERGIE ÉOLIENNE
Pour l’énergie éolienne, le principe consiste à exploiter l’énergie cinétique de l’air en
mouvement à l’aide de grandes éoliennes situées sur des zones terrestres (éoliennes
terrestres), ou bien en mer ou en eau douce (éoliennes en mer). Si l’énergie éolienne est
utilisée depuis des millénaires, les technologies terrestres et en mer ont évolué au cours
de ces quelques dernières années de manière à maximiser l’électricité produite, grâce à
des turbines plus hautes et à des rotors de plus grand diamètre.
Bien que la vitesse moyenne du vent varie considérablement d’un endroit à l’autre,
le potentiel technique de l’énergie éolienne dans le monde est supérieur à la production
mondiale d’électricité et, dans la plupart des régions, le potentiel est amplement suffisant
pour permettre un déploiement important de l’énergie éolienne.
De nombreuses régions du monde connaissent des vents forts, mais les meilleurs endroits
pour produire de l’énergie éolienne sont parfois éloignés. L’énergie éolienne en mer
présente un immense potentiel.
ÉNERGIE GÉOTHERMIQUE
L’énergie géothermique consiste à utiliser l’énergie thermique accessible provenant de
l’intérieur de la Terre. La chaleur est extraite de réservoirs géothermiques par
l’intermédiaire de puits ou par d’autres moyens.
Les réservoirs qui sont naturellement suffisamment chauds et perméables sont appelés
« réservoirs hydrothermaux », tandis que ceux qui sont suffisamment chauds, mais que
l’on améliore par stimulation hydraulique, sont appelés « systèmes géothermiques
améliorés ».
Une fois à la surface, des fluides à différentes températures peuvent être utilisés pour
produire de l’électricité. Les technologies de production d’électricité à partir de réservoirs
hydrothermaux sont matures et fiables : elles fonctionnent depuis plus d’une centaine
d’années.
HYDROÉLECTRICITÉ
Pour l’hydroélectricité, l’énergie exploitée est celle de l’eau qui se déplace des hauteurs vers
les basses altitudes. La production peut s’effectuer à partir de réservoirs et de rivières. Les
centrales hydroélectriques à réservoir utilisent l’eau stockée dans un réservoir, tandis que
les centrales hydroélectriques au fil de l’eau exploitent l’énergie du débit disponible de la
rivière.
Les réservoirs des centrales hydroélectriques ont souvent plusieurs usages : ils
fournissent de l’eau potable et de l’eau pour l’irrigation ; ils permettent de contrôler les
inondations et les sécheresses, ainsi que d’assurer des services de navigation et un
approvisionnement en énergie.
Actuellement, l’hydroélectricité constitue la plus grande source d’énergie
renouvelable dans le secteur de l’électricité. Elle dépend de régimes pluviométriques
généralement stables et peut pâtir des sécheresses dues à l’évolution du climat ou des
changements dans les écosystèmes qui influent sur les régimes pluviométriques.
Les infrastructures nécessaires à la production d’hydroélectricité peuvent également avoir
des effets néfastes sur les écosystèmes. De ce fait, nombreux sont ceux qui considèrent
que les centrales hydroélectriques de petite taille constituent une solution plus
respectueuse de l’environnement et particulièrement adaptée aux populations établies
dans des endroits reculés.
ÉNERGIE MARINE
L’énergie marine est issue de technologies qui utilisent l’énergie cinétique et thermique de
l’eau de mer (les vagues ou les courants, par exemple) pour produire de l’électricité ou de
la chaleur.
La mise au point des systèmes d’énergie marine n’en est encore qu’à ses débuts et un
certain nombre de prototypes de dispositifs pour la houle et les courants de marée sont à
l’étude. Le potentiel théorique de l’énergie marine est largement supérieur aux besoins
actuels en énergie de l’humanité.
BIOÉNERGIE
La bioénergie est produite à partir de diverses matières organiques qui constituent la
biomasse, telles que le bois, le charbon de bois, les déjections animales et autres effluents
d’élevage pour la production de chaleur et d’électricité, et les cultures agricoles pour les
biocarburants liquides. La biomasse est principalement utilisée en milieu rural pour la
cuisson, l’éclairage et le chauffage de locaux, et généralement par les populations pauvres
des pays en développement.
Les systèmes de biomasse modernes comprennent les cultures ou les arbres prévus à cet
effet, les résidus de l’agriculture et de la sylviculture, ainsi que divers flux de déchets
organiques.
La production d’énergie par la combustion de la biomasse génère des émissions de gaz à
effet de serre, mais à des niveaux inférieurs à ceux résultant de la combustion de
combustibles fossiles comme le charbon, le pétrole ou le gaz. Toutefois, il convient de
n’utiliser la bioénergie que dans certains cas, compte tenu des potentiels effets néfastes
sur l’environnement liés à l’augmentation à grande échelle des plantations forestières et
bioénergétiques, ainsi qu’à la déforestation et au changement d’affectation des sols qui en
résultent.
Quelles sont les 5 sources d’énergies
renouvelables (EnR) ?
L'énergie hydraulique, éolienne, solaire, biomasse et géothermique,
respectivement issues de l’eau, du vent, du soleil, de la biomasse ou encore de la
terre sont des énergies propres et inépuisables. En tant qu'énergies renouvelables,
elles jouent un rôle prédominant dans la transition énergétique. Il est donc
essentiel de promouvoir leur développement pour lutter contre le réchauffement
climatique.
Quelles sont les différentes sources d'énergies
renouvelables ?
Le terme énergie renouvelable est utilisé pour désigner les énergies inépuisables et
disponibles en quantité illimitée. Celles-ci proviennent principalement des cinq sources
d’énergie suivantes : l’eau, le vent, le soleil, la biomasse et la terre. Comme nous
pouvons le constater via le graphique ci-dessous, les énergies renouvelables ne sont pas
assez exploitées en France (source : Rapport "Chiffres clés des énergies renouvelables",
2021)
1. L'énergie hydraulique, première source d'énergie renouvelable en France
2. L'énergie éolienne, source d'énergie verte inépuisable
3. L'énergie solaire, énergie propre captée par les panneaux solaires
4. L'énergie biomasse, énergie renouvelable principalement utilisée pour le chauffage
5. L'énergie géothermique, ressource verte non intermittente
Connaître son empreinte carbone selon sa consommation d'énergie !
Consommez-vous du gaz naturel pour chauffer votre logement ? Découvrez votre
empreinte carbone liée à votre consommation d'énergie !
Le gaz naturel est une énergie fossile vouée à disparaître dans les années à venir. Le
coût des énergies renouvelables, en particulier de l'énergie solaire, n'a jamais été aussi
bas ces dernières années. Il est temps de commencer ! Il est temps de vous lancer !
L’énergie renouvelable hydraulique
L’énergie hydraulique s’obtient par l’exploitation de l’eau via les courants marins et les
barrages. Les mouvements de l’eau actionnent les turbines qui ainsi produisent de
l’énergie. Plus la pression de l’eau sera forte, plus la production d’énergie sera
importante. Elle dépend ainsi des précipitations et du débit des cours d’eau.
La France bénéficie d’un fort potentiel hydraulique et dispose ainsi de plus de 2 000
installations à travers tout le pays.
En France, l’énergie hydraulique représente 49 % de la production brute d’électricité
renouvelable en 2020. Au niveau européen, la France est l'un des principaux
producteurs, avec la Suède.
L'eau est-elle une énergie renouvelable ?Oui ! De par le processus d'évaporation et de
précipitation du cycle de l'eau, l'eau est une ressource renouvelable et constitue même
la plus importante source d'énergie renouvelable sur Terre !
L’énergie renouvelable éolienne
L’énergie éolienne exploite l’énergie cinétique du vent à l’aide d’éoliennes. Les
éoliennes peuvent être installées sur terre ou en mer, on parle ainsi respectivement
d’éoliennes onshore et offshore. Les premières sont techniquement plus simples à
installer mais les secondes sont plus efficaces en termes de production d’énergie.
L’énergie éolienne a connu une forte expansion ces vingt dernières années, cela
s’explique notamment par des conditions météorologiques favorables. C’est donc une
énergie intermittente. C’est-à-dire que les éoliennes ne produisent de l’énergie que
lorsqu’il y a du vent.
Selon les objectifs de la loi sur la transition énergétique de 2015, la filière éolienne devrait
représenter 40% de la production d'énergie renouvelable en France d’ici 2030.
L’énergie renouvelable solaire
L’énergie solaire, tout comme l’énergie éolienne, est une énergie intermittente qui
dépend de la lumière du soleil.
Il est important de distinguer deux types d’énergie solaire :
1. L’énergie solaire photovoltaïque, correspondant à l'électricité produite via
des installations solaires photovoltaïques ;
2. L’énergie solaire thermique, correspondant à la chaleur générée par les capteurs
thermiques.
L’énergie solaire photovoltaïque s’est considérablement développée en France depuis
2009 grâce à une légère baisse du prix des panneaux photovoltaïques et au
développement des aides de l'État pour promouvoir l'autoconsommation chez les
Français. Au contraire, la filière solaire thermique a connu une expansion en 2005 mais
sa croissance a considérablement ralenti depuis quelques années.
L’énergie renouvelable biomasse
L’énergie biomasse est issue de la combustion du bois ou la méthanisation de matières
organiques. Elle peut produire aussi bien de l’électricité que de la chaleur ou du
carburant.
En France, la biomasse solide est principalement destinée à produire de la chaleur. C'est
l’énergie renouvelable la plus répandue dans le secteur résidentiel (concernant les
cuisinières, les chaudières biomasse et les poêles) et est la deuxième source d’énergie
renouvelable derrière l’énergie hydraulique. En effet, elle représente les deux tiers de la
consommation primaire de bois-énergie.
La filière du biogaz est en plein essor depuis une dizaine d’années. La loi n°2015-992 du
17 août 2015 de Transition Énergétique pour la Croissance Verte (LTECV) fixe un objectif
de 10 % de gaz renouvelable dans les réseaux d’ici 2030. Ainsi, l’avenir de la filière du
biogaz est prometteur car le secteur constitue un levier majeur quant à la réduction des
émissions de gaz à effet de serre.
Les biocarburants représentent 8,4 % de la production primaire d’énergies renouvelables
et se rangent ainsi à la cinquième place des sources d’énergies renouvelables les plus
utilisées en France. 81 % de la consommation de biocarburants est attribuée au
biodiesel, contre 19 % pour la bioessence.
L’énergie renouvelable géothermique
La géothermie est l’extraction de la chaleur contenue dans le sol. En fonction de la
profondeur à laquelle elle est puisée, l'énergie géothermique peut produire de la chaleur
comme de l’électricité. Cependant, en France, elle est principalement exploitée sous
forme de chaleur.
Il s’agit de l’une des seules énergies renouvelables, avec l’énergie biomasse, qui ne soit
pas intermittente et ne dépende ainsi donc pas des conditions météorologiques.
Énergie renouvelable : définition
Une énergie est dite renouvelable lorsque la source d’énergie dont elle est extraite se
renouvelle naturellement et en continu.
L’énergie renouvelable est généralement propre, c’est-à-dire qu’elle ne produit pas ou
très peu d’émissions polluantes et participe ainsi à la réduction des gaz à effet de
serre dans l’atmosphère. Une énergie propre et renouvelable est appelée énergie verte.
Cependant, toutes les énergies propres ne sont pas renouvelables, c’est le cas de
l’énergie nucléaire.
L'énergie nucléaire est-elle renouvelable ou non ?Le nucléaire est une énergie
décarbonée. Elle n’émet pas de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Cependant,
l’uranium, combustible utilisé dans les réacteurs nucléaires, est une ressource limitée.
L’énergie nucléaire est donc une énergie propre mais non renouvelable.
Tout comme les énergies non renouvelables, les énergies renouvelables permettent de
produire aussi bien de l'électricité, que de la chaleur, du gaz et du carburant (appelés
respectivement biogaz et biocarburant) sans émettre de gaz à effet de serre.
Énergie renouvelable et énergie non renouvelable : quelle différence ?
Une énergie non renouvelable, par opposition, est une énergie produite par
la combustion de sources fossiles en voie de raréfaction : comme le charbon, le
pétrole, le gaz naturel, etc. Bien que les réserves soient vastes, elles ne sont pas
inépuisables et leurs stocks tendent à disparaître petit à petit.
Le gaz est-il une énergie renouvelable ?Quelle que soit son origine, le gaz naturel est
un combustible fossile et est donc disponible en quantités limitées et non renouvelable.
Le biogaz, issu de la fermentation de matières organiques, est ainsi l'alternative
renouvelable du gaz naturel.
Au rythme de consommation mondiale actuelle, les ressources fossiles s’épuisent.
D'après EDF, elles seront épuisées d'ici :
• 54 ans pour le pétrole ;
• 63 ans pour le gaz naturel ;
• 100 ans pour l'uranium ;
• 112 ans pour le charbon.
Les énergies fossiles sont la principale cause des émissions de dioxyde de carbone
(CO2) en France. Il est en conséquence impératif de réduire notre dépendance aux
énergies fossiles, et ainsi limiter nos émissions de gaz à effet de serre. Soutenir le
développement des énergies renouvelables est donc indispensable pour lutter contre
le réchauffement climatique en France.
La part des énergies renouvelables en France
Les énergies renouvelables connaissent un essor considérable en France depuis
quelques années mais insuffisant face aux enjeux climatiques. La France ne
respecte pas ses engagements climatiques liés au développement des énergies
renouvelables. Selon le Ministère de la Transition écologique, une croissance rapide
devrait être portée par les biocarburants, les pompes à chaleur et la filière éolienne.
Part des énergies renouvelables en 2021
Énergie renouvelable Part
Bois énergie 35,1%
Hydraulique 16,3%
Éolien 10,3%
Biocarburants 10,0%
Pompes à chaleur 11,9%
Solaire photovoltaïque 4,2%
Déchets renouvelables 4,0%
Biogaz 4,4%
Autres (géothermie, résidus de l'agriculture, solaire thermique, énergies marines) 3,8%
Source : Chiffres clés des énergies renouvelables - Édition 2022
En France, l’énergie renouvelable représentait 19,3% de la consommation finale brute
d’énergie en 2021. Cependant l’objectif de 2020 était de 23%, des efforts de
développement sont donc encore à faire pour atteindre l’objectif de 33% en 2030 du plan
d'action national en faveur des énergies renouvelables, ainsi que celui de 70% en 2050.
La France doit ainsi fortement accélérer le développement des EnR s'il souhaite
respecter la SNBC-2.
Depuis l’ouverture du marché de l’énergie en 2007, les fournisseurs verts qui
proposent des offres d’énergie verte sont de plus en plus nombreux. Contrairement
aux idées reçues, ces offres ne proposent pas toujours des tarifs plus élevés que les
tarifs réglementés d’EDF ou d’Engie.
Les énergies renouvelables : tout ce
que vous devez savoir
• Comment se définit une énergie renouvelable ?
• Quelles sont les 7 sources d'énergie renouvelable ?
• Quelle est la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique
de la France ?
• Quels sont les avantages des énergies renouvelables ?
• Existe-t-il des inconvénients aux énergies renouvelables ?
• Quelles sont les perspectives de développement des énergies
renouvelables en France ?
Pour atteindre la neutralité carbone en 2050, la France doit développer
les énergies renouvelables. Inépuisables et réutilisables à l’infini, ces sources
d’énergie permettent de produire de l’électricité et de la chaleur. Energie
solaire, éolien, barrages hydrauliques, toutes ces technologies font l’objet de
nombreux articles de presse. Et il n’est pas toujours facile de savoir quelles
réalités elles recouvrent. Voici ce que vous devez savoir sur les énergies
vertes !
Comment se définit une énergie renouvelable ?
Les énergies renouvelables : des sources inépuisables et
réutilisables
Selon la définition de l’INSEE, les énergies renouvelables sont les « énergies
dérivées de processus naturels en perpétuel renouvellement, notamment
celles d’origine solaire, éolienne, hydraulique, géothermique ou végétale ».
Plus simplement, les énergies d’origine renouvelables sont issues des
éléments naturels : le soleil, le vent, les chutes d’eau, les marées, la chaleur
de la Terre, la croissance des végétaux… Souvent, on qualifie les énergies
renouvelables d’énergies “flux” par opposition aux énergies “stock”, elles-
mêmes constituées de gisements limités de combustibles fossiles (pétrole,
charbon, gaz, uranium). Contrairement à celle des énergies
fossiles, l’exploitation des énergies renouvelables n’engendre pas ou peu de
déchets et d’émissions polluantes.
Quelles sont les 7 sources d’énergie renouvelable ?
Les sources d’énergie verte sont diverses. Il existe 7 grandes familles
d’énergies renouvelables :
L’énergie hydraulique
L’énergie hydraulique est une forme d’énergie renouvelable produite à partir
du mouvement de l’eau, généralement des rivières et des chutes d’eau. Cette
énergie est convertie en électricité grâce à des barrages. L’eau va entrainer
une turbine qui à son tour entraine un alternateur. Ainsi, on peut produire du
courant.
Le solaire photovoltaïque
L’énergie solaire correspond à l’électricité produite à partir de la lumière du
soleil au moyen de panneaux solaires photovoltaïques. Celles-ci alimentent
des sites isolés ou le réseau de distribution général.
Pour fonctionner le panneau photovoltaïque est constitué de cellules de
silicium. Matériau semi-conducteur, il contient des électrons. Lorsque la
surface du panneau entre en contact avec la lumière du soleil, les électrons
se mettent en mouvement et forment un courant continu. Il passe ensuite
par un onduleur pour être transformé en courant alternatif.
Le solaire thermique
Le solaire thermique se base sur la chaleur du soleil. On utilise des capteurs
solaires qui vont produire de la chaleur ou de l’eau chaude sanitaire. Ce
procédé permet d’obtenir de la chaleur solaire. Cette dernière peut servir à
des fins de chauffage.
Elle peut aussi servir à produire de la vapeur pour entrainer une turbine et
un alternateur pour générer de l’électricité, dans le cadre des centrales
solaires thermiques. Il n’en existe qu’une en France, à Llo dans les Pyréenées
Orientales. Elle est exploitée par EDF.
L’éolien
L’énergie éolienne est une forme d’énergie renouvelable générée par le vent.
Une éolienne fonctionne à l’aide de grandes pales, qui tournent lorsqu’il y a
du vent. Ce mouvement fait tourner un générateur situé dans la nacelle de
l’aérogénérateur qui convertit l’énergie mécanique en électricité.
La biomasse
La biomasse correspond à l’ensemble des matériaux organiques que l’on peut
transformer en énergie. Elle regroupe le bois, la paille, les rafles de maïs, le
biogaz et les biocarburants. Le bois issu des déchets de la forêt ou des
industries du bois est brûlé pour produire de la chaleur. Il représente 14 % de
la consommation énergétique mondiale. Le biogaz est issu de la fermentation
des déchets organiques.
Sa combustion produit de la chaleur, mais également de l’électricité par
cogénération. Les biocarburants proviennent de plantes cultivées (tournesol,
betterave, colza…) : les plus courants sont le biodiesel (ou ester méthylique
d’huile végétale, EMHV), l’éthanol, et son dérivé, l’éthyl-tertio-butyl-ether, ou
encore l’ETBE.
La géothermie
Cette énergie exploite la chaleur du sous-sol et permet ainsi :
• de chauffer des locaux (avec une température moyenne ou faible),
• de produire de l’électricité en créant de la vapeur pour entrainer une
turbine et un alternateur.
En effet, la température sous la croute terrestre reste stable et est facile à
utiliser. Aujourd’hui, cette énergie se développe de plus en plus avec
l’installation de pompes à chaleur géothermiques dans nos foyers.
L’énergie marémotrice
L’énergie marémotrice est celle des forces des marées. Grâce aux courants
marins et à la force des vagues, il est possible de faire tourner des turbines
qui vont elles aussi entrainer des alternateurs. Cela va permettre de produire
de l’électricité.
Quelle est la part des énergies renouvelables dans
le mix énergétique de la France ?
Les énergies vertes sont des énergies d’avenir. Mais elles sont encore sous-
exploitées par rapport à leur potentiel puisque ces énergies propres ne
couvrent que 20 % de la consommation mondiale d’électricité et 20,7% de la
consommation finale brute d’énergie en France en 2022. Le développement
doit donc s’accélérer pour atteindre l’objectif 2030 de 33% comme le veut la
loi énergie climat du 8 novembre 2019.
Aujourd’hui, selon les données du bilan 2023 de RTE, elles représentent 28,7%
de notre production d’électricité dans les proportions suivantes :
• 11,9% pour l’hydroélectricité ;
• 10,3 % pour l’éolien terrestre et l’éolien en mer ;
• 4,4% pour le solaire ;
• 2,1% pour le thermique renouvelable.
Quels sont les avantages des énergies
renouvelables ?
Les énergies renouvelables offrent de nombreux avantages, tant pour
l’environnement que pour l’économie Elles permettent de lutter contre
l’effet de serre en réduisant les émissions de gaz carbonique dans
l’atmosphère. De plus, elles favorisent une gestion intelligente des ressources
locales et contribuent à la création d’emplois.
Des énergies peu chargées en carbone
Les énergies renouvelables émettent beaucoup moins de CO2 que les
énergies fossiles. En effet, produire 1 kWh d’électricité émet :
• 1060 grammes de CO2 avec du charbon ;
• 418 grammes de CO2 avec du gaz naturel ;
• 7 grammes de CO2 avec l’énergie éolienne ;
• 6 grammes de CO2 avec l’énergie hydraulique.
Le recours massif aux énergies vertes permet donc de décarboner le mix
énergétique de la France.
Une énergie produite localement
La production de chaleur renouvelable et d’électricité verte contribue à
l’indépendance énergétique de l’Europe. En utilisant des ressources locales,
les pays membres de l’Union européenne peuvent réduire leur dépendance
aux importations d’énergie et renforcer leur sécurité énergétique.
Cette résilience est particulièrement importante, on l’a vu dans le contexte
de guerre en Ukraine. La Russie qui fournissait une partie du gaz à l’Europe,
a limité ses importations, imposant à l’UE de se réorganiser. Face de telles
situations, développer les énergies renouvelables apparaît comme
primordial.
Une filière qui crée des emplois
Le secteur des énergies renouvelables joue un rôle croissant dans l’économie
française. Selon le Ministère de la Transition Écologique, en 2020, ce secteur
a généré 10,8 milliards d’euros d’investissements et créé 85 000 emplois en
équivalent temps plein.
Des énergies compétitives
Enfin, le prix des énergies renouvelables est très compétitif. Les coûts de
production des énergies vertes ont considérablement baissé au cours des
dernières années. Selon l’Agence internationale des énergies renouvelables
(IRENA), entre 2010 et 2022, les coûts de l’énergie solaire photovoltaïque ont
chuté de 89 %, atteignant 0,049 USD/kWh, tandis que ceux de l’éolien
terrestre ont diminué de 69 %, atteignant 0,033 USD/kWh. Selon l’IRENA, ces
coûts sont désormais compétitifs par rapport aux combustibles fossiles,
même sans soutien financier.
Existe-t-il des inconvénients aux énergies
renouvelables ?
Les énergies renouvelables présentent plutôt des limites technologiques que
de véritables inconvénients.
L’une des principales limites est l’intermittence, ce qui signifie que leur
production dépend des conditions météorologiques. Par exemple, l’énergie
solaire ne peut être produite que lorsque le soleil brille, l’énergie éolienne
nécessite du vent, et l’énergie hydraulique dépend des niveaux d’eau dans les
rivières et les barrages.
Cette dépendance aux conditions naturelles signifie que ces sources
d’énergie ne peuvent pas produire de l’électricité en continu. En
conséquence, il devient difficile de répondre en permanence à la demande
en électricité uniquement avec des énergies renouvelables. En effet,
l’électricité ne se stocke pas facilement à grande échelle. Il faut la
consommer au moment de la production.
Aujourd’hui, les batteries et autres technologies de stockage d’énergie sont
encore en développement et ne sont pas suffisamment avancées pour
permettre un stockage efficace et économique de grandes quantités
d’électricité. C’est pour cela qu’il n’est pas encore possible de passer à un
mix 100% électrique.
Toutefois, les technologies se développent à vitesse grand V. Des
expérimentations comme le Vehicle-to-Grid (V2G) permettent d’ores et déjà
d’utiliser le surplus d’électricité stockée dans les batteries des voitures
électriques en stationnement pour le réinjecter dans le réseau afin de lui
offrir plus de flexibilité. La limite de l’intermittence devrait donc être
progressivement résolue.
Quelles sont les perspectives de développement
des énergies renouvelables en France ?
Le développement des énergies renouvelables continue (anciennement géré
par les DRIRE). A l’heure actuelle, il est surtout supporté par l’éolien et le
solaire. Comme l’explique RTE dans son bilan « L’année 2023 a été
caractérisée par des records de production à la fois pour la filière éolienne
(50,8 TWh) et pour la filière solaire (21,6 TWh). ». Ces deux énergies sont celles
qui semblent le plus
Le développement de l’éolien en mer
En 2024, la France compte seulement trois parcs d’éoliennes en mer
opérationnels, totalisant une puissance de 1500 MW. Pourtant, le potentiel de
l’Hexagone en la matière est particulièrement important. Avec 4 façades
maritimes et un littéral côtier parmi les plus grands d’Europe, elle se
positionne comme l’un des pays les plus prometteur en la matière.
Pour accélérer le développement de cette filière industrielle, déjà bien
implantée dans le pays, des efforts supplémentaires sont en cours.
Actuellement, une quinzaine d’autres parcs éoliens en mer sont prévus pour
être déployés d’ici 2035. A horizon 2050, les éoliennes en mer devraient
totaliser une puissance de 40 GW de production d’électricité.
L’essor de l’autoconsommation
Enfin, le solaire fait partie des énergies qui se développent le plus. En effet,
les panneaux solaires intègrent progressivement nos foyers par le biais
de l’autoconsommation. Cette pratique consiste à produire et consommer
son électricité depuis son logement. Elle se démocratise de plus en plus.
Alors qu’Enedis recensait 3500 sites en autoconsommation photovoltaïque à
la fin de l’année 2015, ils sont désormais 387 000 au troisième trimestre 2023.
Un phénomène qui prend donc de l’ampleur. Et la tendance devrait se
poursuivre ainsi pour atteindre 4 millions de foyers à l’horizon 2030.
Roger Cadiergues
LES ÉNERGIES
RENOUVELABLES
*
(Guide RefCad : nR09.a)
La loi du 11 mars 1957 n’autorisant, aux termes des alinéas 2 et 3 de l’article 41, d’une part que les «copies ou reproductions
strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective», et d’autre part que les analyses
et courtes citations dans un but d’exemple et d’illustration «toute reproduction intégrale, ou partielle, f
aite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite».
2
TABLE DES MATIÈRES DU GUIDE
Contenu page Contenu page
1. Panorama des énergies renouvelables 3 5. L’éolien 13
6.1. Le cadre de ce guide 3 5.1. La structure du vent 13
5.2. Les éoliennes de parcs terrestres 14
2. La biomasse énergie 4 5.3. Les éoliennes off-shore 14
2.1. Panorama de la biomasse énergie 4 5.4. Les performances éoliennes 15
2.2. L’avenir de la biomasse énergie 5
2.3. La biomasse primaire 6 6. Le solaire 16
2.4. Le problème général du bois 7 6.1. Le solaire : survol 16
2.5. Bois, plaquettes et granulés 7 6.2. Le solaire passif 17
2.6. La biomasse énergie secondaire 8
2.7. Le biogaz 8 7. Le solaire thermique actif 18
7.1. Le classement des systèmes actifs 18
3. L’hydraulique 10 7.2. Les capteurs solaires 18
7.3. La performance des capteurs solaires 19
4. La géothermie 11 7.4. La théorie du capteur plan 20
4.1. La température du sol et les géothermies 11
4.2. Le montage géothermique type 11 7. Les combustibles renouvelables 22
LE CADRE DE CE GUIDE
Ce guide regroupe les données de base relatives à ce qu’on appelle les «énergies renouvelables»: la
biomasse, l’hydraulique (applications locales), la géothermie, le solaire thermique passif ou actif.
Le solaire, comme la biomasse, sont les énergies renouvelables essentielles dans nos appli-
cations. Attention : il ne s’agit que d’une présentation générale, regroupant les données com-
munes que l’on réutilisées avec davantage de détails dans les guides spécialisés, par exemple
les services d’eau chaude.
Remarques complémantaires sur le contenu :
. nous avons ajouté un chapitre sur les «combustibles renouvelables» ;
. les données relatives au solaire photovoltaïque sont classées dans un autre guide :
nR13. La production d’électricité (voir chapitre 3)
3
Chapitre 1
1. PANORAMA DES
ÉNERGIES RENOUVELABLES
1.1. LE CADRE DE CE GUIDE
Le rôle actuel des soucis d’énergétiques
Il est régulièrement fait référence à la «crise de l’énergie», c’est-à-dire au manque à terme d’énergie en
quantité suffisante. En fait, à chaque crise l’analyse des énergies disponibles, en particulier des réserves
de combustibles en sous-sol, ont permis de montrer que ce risque était souvent surévalué, toutes les
ressources du sous-sol n’ayant pas jusque là été prises en compte.
En fait le risque principal est surtout dû au développement de l’effet de serre dans l’atmosphère (avec
risque de réchauffement climatique), effet lié à l’usage prédominant de combustibles dont la combus-
tion dégage du CO2, qui est l’un des principaux gaz de l’atmosphère à l’origine de l’effet de serre. De ce
fait c’est surtout sous ce deuxième angle (celui du risque lié au réchauffement climatique) que l’on parle
aujourd’hui des «économies d’énergie» alors qu’il s’agit plutôt de «mauvais choix énergétique». D’où l’im-
portance des analyses qui suivent.
Les deux classes d’énergies
Il est désormais classique de classer les énergies de la manière suivante :
. d’une part les énergies non renouvelables, un domaine correspondant essentiellement à celui des com-
bustibles extraits du sous-sol,
. et d’autre part les énergies renouvelables, dont le stock n’entre pas dans la catégorie précédente.
Cette définition est, en fait, souvent très simpliste, l’énergie nucléaire n’étant pas, par exemple, classée
comme «renouvelable» alors qu’elle ne participe pas au développement de l’effet de serre.
Pour plus de clarté dans le langage, nous classerons souvent les énergies en quatre catégories :
. celle des combustibles non renouvelables, issus du sous-sol,
. celle des combustibles renouvelables, examinés plus loin,
. celle des énergies nucléaires, normalement neutres quant à l’effet de serre,
. celle des énergies «naturelles» (soleil, vent, marrées, etc..).
Ici nous adoptons le premier classement distinguant énergies renouvelables et énergies non renouvelables.
La définition officielle des «énergies renouvelables»
Une loi de 2009, que nous prendrons pour base, précise les définitions adoptées dans les documents
publics (lois et arrêtés) de la manière suivante :
Article 19 (extraits) «Les sources d’énergies renouvelables sont les énergies éolienne, solaire, géo-
thermique, aérothermique, hydrothermique, marine et hydraulique, ainsi que l’énergie issue de la bio-
masse, du gaz de décharge, du gaz d’épuration d’eaux usées et du biogaz.
La biomasse est la fraction biodégradable des produits, déchets et résidus provenant de l’agriculture,
y compris les substances végétales et animales issues de la terre et de la mer, de la sylviculture et des
industries connexes, ainsi que la fraction biodégradable des déchets industriels et ménagers.»
L’importances des différentes énergies renouvelables
Les énergies renouvelables sont, actuellement et en France, classables par importance de la manière
suivante :
. 1. La biomasse (chapitre 2),
. 2. L’hydraulique (chapitre 3),
. 3. La géothermie (chapitre 4),
. 4. L’éolien (chapitre 5),
. 5. Le solaire (chapitre 6).
auxquels nous ajouterons les «combustibles renouvelables» (chapitre 7).
4
Chapitre 2
2. LA BIOMASSE ÉNERGIE
La biomasse, comme le solaire, sont les énergies renouvelables essentielles dans
nos applications : le chapitre qui suit concerne uniquement la biomasse-énergie.
Attention : il ne s’agit que d’une présentation générale, regroupant les données
communes que l’on retrouvera dans plusieurs applications.
2.1. PANORAMA DE LA BIOMASSE ÉNERGIE
L’utilisation de la biomasse-énergie : une ambition récurente
Ce qu’on appelle aujourd’hui la biomasse couvre en fait de multiples produits organiques, allant du plus
simple (le plus évident : le bois) au plus indirect et au plus complexe chimiquement, les produits issus
de la méthanisation par exemple. Le présent livret tente de faire la synthèse de cette multiplicité afin de
faciliter la présentation des multiples solutions que les outils AuxiCad auront à prévoir dans ce domaine.
S’agit t’il d’une énergie totalement renouvelable
La biomasse énergie est quasi-systématiquement considérée comme «énergie renouvelable», alors
que ce n’est pas toujours très évident. L’utilisation du bois-énergie suppose qu’on assure, par ailleurs,
une reforestation correcte, assez loin d’être neutre énergétiquement. D’une manière générale les pré-
sentations françaises courantes négligent les «énergies grises», celles correspondant aux activités
annexes : préparation et transport des combustibles, remises en état diverses (reforestation comprise),
etc. L’exemple le plus net est celui des déchets ménagers, dont la collecte et le transport représentent la
moitié (en ordre de grandeur) des valeurs sur le plan des bilans économiques et énergétiques.
La biomasse énergie et l’effet de serre
L’utilisation de la biomasse met en évidence l’insuffisance courante - hélas trop fréquente - qui consiste
à considérer que le seul gaz à effet de serre est le dioxyde de carbone (CO2). En oubliant le méthane
(CH4), qui est justement dégagé par de nombreux processus organiques. Un oubli d’autant plus regret-
table que le méthane a, schématiquement, quatre fois plus d’action que le CO2. Les réglementations les
plus courantes ne tiennent pourtant compte que du CO2. alors que la récupération (et la combustion) du
méthane, dégagé par exemple par les décharges, conduirait à des bilans économiques et énergétiques
très positifs en matière d’effet de serre.
L’avantage de la biomasse : le stockage
La plupart des énergies renouvelables (en particulier celles vues dans les chapitres qui suivent) ont
toutes le même défaut, celui de n’être pas stockables :
. l’énergie solaire est nulle à certaines heures ou insuffisante pour des raisons météorologiques,
. l’énergie éolienne l’est également pour des raisons météorologiques (vent trop faible ou trop fort).
Au contraire l’énergie issue de la biomasse, avec les biocombustibles en particulier, est ajustable aux
besoins instantanés à chaque moment.
La biomasse énergie face au poids des traditions
La tradition, et les «souvenirs d’antan» avec ses foyers ouverts (les fameuses «cheminées»), peut avoir
des effets psychologiques et commerciaux nocifs. Il serait souhaitable qu’on abandonne les nostalgies au
bénéfice de considérations plus ingrates, mais essentielles si l’on veut vraiment faire du développement
durable optimisé. La biomasse peut y jouer un rôle fondamental, mais pas forcément celui que, parfois,
on imagine.
5
2.2. L’AVENIR DE LA BIOMASSE ÉNERGIE
La biomasse énergie individuelle face à ses difficultés
La tradition, et bien des publications laissent croire que les systèmes individuels, qu’il s’agisse de foyers
ouverts ou de poêles, constituent des réponses simples et économiques aux exigences actuelles. En fait
le développement mal contrôlé des systèmes individuels tels que poêles ou analogues, utilisant le bois
sous différentes formes, et ce sans connaissance sérieuse (plus ou moins traditionnelle mais oubliée) des
problèmes que posent deux exigences fondamentales :
. d’abord une alimentation correcte et suffisante en air neuf, laquelle est très souvent plus ou moins in-
compatible avec la réduction drastique actuellement prévue pour la perméabilité à l’air des locaux habités ;
. ensuite l’oubli fréquent (il n’y a plus guère de «fumistes») que ces systèmes exigent des conduits
particuliers et spécifiques d’évacuation des gaz brûlés, des conduits de fumée qui ne peuvent pas être
confondus avec ceux désormais habituels pour le chauffage central individuel, au gaz en particulier.
Le problème fondamental de sécurité
L’insuffisance d’air neuf, sinon même l’absence de conduits de fumée adéquats, font qu’il y a émission
de CO2, et surtout de monoxyde carbone (CO) très toxique. Sans compter les impuretés solides diverses.
Ce qui a - surtout dans les habitats modestes très peu ventilés - deux conséquences très néfastes ou
désagréables : pollution dangereuse de l’air, salissure des parois.
Le risque le plus important est, bien sûr, le risque de dégagement de CO dans les ambiances habitées.
Ce risque est tel que, dans certains pays ou avec certains matériels, il y a présence obligatoire d’un dé-
tecteur d’oxyde de carbone (CO) suspendant la combustion en cas de dépassement des teneurs limites
(assez vite atteintes).
La biomasse énergie centralisée
L’un des obstacles les plus fréquents au développement de la biomasse énergie tient à la négligence
de solutions qui sont aujourd’hui plus que défendables - surtout en production d’électricité : le recours à
des installations centralisées utilisant la biomasse, en particulier les déchets. C’est là, sans aucun
doute, sous réserve de bien organiser le bilan CO2, et de maîtriser les effets du méthane (CH4), que
devrait se situer l’avenir le plus important de la biomasse énergie.
Les perspectives de la biomasse énergie
Le domaine de la biomasse énergie est, en fait, constitué de multiples secteurs qui n’ont pas tous la
même importance ainsi que le souligne la table suivante.
BIOMASSE ENERGIE : PERSPECTIVES
(1985 : AFME) :
Source Gisement Energie récupérable
[Mt matières sèches] [Mtep/an]
Agriculture :
Céréales (paille) 21 2,5
Maïs (rafles, tiges) 6,8 1,8
Autres déchets de culture 5,8 1,8
Vigne (sarments) 2,6 1,0
Elevage (fumiers, lisiers, fientes) 15,8 3,2
Forêt :
Déchets d’abattage 0,9 0,4
Industrie du bois 9,0 3,2
Ecorces 0,6 0,2
Potentiel non exploité 15,0 6,0
Autres :
Industries agro-alimentaires 0,9 0,3
Ordures ménagères 5,5 2,2
Boues de stations d’épuration 1,3 0,3
De nombreux efforts ont été consentis afin de développer le marché de la biomasse
énergie, et afin de promouvoir la qualité des produits amont. Nous noterons surtout ici :
. les actions «bois énergie» de l’ADEME,
. le soutien au biogaz agricole,
. les actions européennes en particulier pour les spécifications concernant les granulés.
6
2.3. LA BIOMASSE PRIMAIRE
Les deux aspects de la biomasse
La biomasse, constituée des matières «vivantes», peut être classée en deux catégories (classement
propre à ce guide) : la biomasse primaire et la biomasse secondaire.
1. Nous appelons ici biomasse primaire celle qui comprend le bois et les différents végétaux utilisés
comme combustibles, quel que soit leur état physique (solide, etc.). Cette biomasse est traitée dans la
présente fiche, le bois (sous forme de bûches ou de dérivés tels que les plaquettes) étant présenté plus
en détail à la suite.
2. Nous appelons ici biomasse secondaire celle qui est constituée de déchets issus de matières organi-
ques, végétales ou non.
Quelle que soit la catégorie la biomasse est classée «énergie renouvelable». La raison en est la sui-
vante.
Le cycle du carbone
Avant toute combustion la biomasse absorbe le CO2 de l’air au travers diverses réactions chimiques,
dites de photosynthèse. C’est ainsi que la réaction type en photosynthèse des végétaux peut se tra-
duire par la formule suivante, donnée ici à titre d’illustration :
CO2 + 4 H (CH2O) + H2O.
Lors de la combustion il y a, à l’inverse, dégagement de dioxyde de carbone (CO2) : c’est ce cycle (quasi-
neutre) du CO2 qui fait que la biomasse est classée «énergie renouvelable». En voici un exemple.
La quantité de carbone contenue dans une forêt étant directement proportionnelle au volume de bois
présent, bien que variant certes selon les essences et les peuplements, on a pu calculer que la photo-
synthèse se produisant au sein de la forêt française piégeait (chiffes 1006) 66 millions de tonnes de CO2
par an, soit entre 15 et 20 % des émissions annuelles françaises de CO2. Le phénomène, sur le plan du
développement durable, est donc assez fondamental.
Biocombustibles et biocarburants
La biomasse peut être utilisée énergétiquement sous deux formes :
. soit sous forme de combustible, dans les chaudières ou équipements de même type,
. soit sous forme de carburant, dans les moteurs.
Dans le premier cas on parle de biocombustible, dans le second cas de biocarburant.
Les biocombustibles se présentent sous des formes très diverses, et peuvent être :
. soit du bois (sous différentes formes),
. soit des végétaux spécifiques, ou des résidus solides de la biomasse,
. soit des déchets solides ou liquides,
. soit des gaz résultant de traitements divers.
Les biocarburants, assez nombreux; sont victimes de discussions multiples sur leur rôle dans le cycle
du carbone. Ils ne nous concernent qu’assez marginalement, et ne seront pas examinés ici.
Les combustibles dérivés
Il existe un certain nombre de gaz issus de la transformation de matières organiques qui peuvent, plus ou
moins, revendiquer le titre d’énergies renouvelables, et qui appartiennent aussi bien à la biomasse primaire
qu’à la secondaire (déchets). Ce sont en particulier, parmi ceux qui peuvent nous concerner, les combustibles
suivants :
. le méthane (le biogaz),
. l’hydrogène (le bio-hydrogène),
. le gaz naturel (le bio-SNG).
Le biogaz (pour l’essentiel du méthane) est traité page suivante. Les autres gaz (bio-hydrogène et bio-SNG)
sont des produits annexes qui ne sont pas présentés dans cette édition.
Le biogaz d’origine agricole fait, depuis 2011, l’objet d’une plus grande attention, avec la fixation de tarifs
assez élevés de vente de ce combustible aux producteurs d’électricité.
L’importance du bois
Sur le plan pratique, c’est le bois - sous des différentes formes - qui constitue l’apport actuel le plus impor-
tant de la biomasse énergie : les familles essentielles de ce combustible sont traitées à la page suivante.
7
2.4. LE PROBLÈME GÉNÉRAL DU BOIS
Les caractéristiques de base
Sur le plan de la combustion il est essentiel de bien distinguer :
. les bois «durs», souvent classés comme «feuillus» (chêne, châtaignier, charme, hêtre, ormeau, et
éventuellement pommier, etc.), d’une masse volumique brute de l’ordre de 560 [kg/m3], dont la flamme
est courte et le charbon incandescent durable,
. et les bois «tendres», souvent classés comme «résineux» (peuplier, pin, sapin, saule, tilleul, tremble,
etc.), d’une masse volumique brute de l’ordre de 420 [kg/m3], dont la flamme est longue, le charbon
brûlant rapidement.
La teneur en humidité
La teneur en humidité, paramètre essentiel, est variable selon le degré de séchage : le bois coupé à
la fin de l’automne ou en hiver contient en moyenne 70 à 80 % d’eau, cette teneur pouvant descendre
assez rapidement à 40 à 50 %. Après une exposition normale à l’air, sous protection contre la pluie, cette
teneur peut assez naturellement ne pas dépasser 15 à 20 %.
Cette teneur en humidité influe fortement sur le pouvoir calorifique apparent (voir schéma ci-dessous).
5
valeurs
types
4
résineux
pouvoir
calorifique feuillus
3
[kWh/kg]
2
0
0 20 40 60 80 100
humidité [%]
2.5. BOIS, PLAQUETTES ET GRANULÉS
Les différentes formes du bois combustible
Les différentes formes du bois combustible, ici prises en compte, sont les suivantes :
1a. le bois de feu (bûches),
1b. les plaquettes forestières,
1c. les granulés, ou pellets,
1d. les copeaux et les sciures,
1e. les pailles, citées ici pour mémoire.
Le bois de feu d’origine forestière
Le bois de feu d’origine forestière le plus fréquent se présente sous forme de bûches, résidus des
coupes mettant à part les produits marchand de la menuiserie. Ces bûches, de différentes longueurs (en
principe 25, 33, 50 ou 100 [cm]), sont utilisées dans les foyers ouverts, les poêles et les chaudières. Pour
que la combustion soit correcte les bûches doivent être suffisamment sèches, et ne pas contenir plus de
25 % d’eau environ. Ce qui peut être atteint après un stockage extérieur de l’ordre de 2 ans, 6 mois suf-
fisant si ce stockage est à l’abri des intempéries.
Les plaquettes forestières
Issues de l’exploitation des forêts les plaquettes sont fabriquées sur place par déchiquettage. Ces
plaquettes, de faible épaisseur (de l’ordre de 0,5 [cm]), sont faciles à manipuler par suite de leur petite
taille ( 4 à 5 cm en taille type, 10 cm maximum). Elles sont surtout utilisées sur place (lorsqu’il s’agit
d’applications énergétiques). Mais elles sont également, de plus en plus, ouvertes à des usages exté-
rieurs à l’industrie forestière (il est prévu une livraison de 400 000 [t/an] de plaquette dite «forestière»
vers 1010-2012).
8
Dans ce dernier cas les caractéristiques types sont les suivantes (vente à la tonne ou au mètre cube
apparent) :
. humidité un peu forte (raisons diverses) de 20 à 30 % ;
. masse volumique apparente, variable selon l’humidité, de 250 à 350 [kg/m3] ;
. pouvoir calorifique inférieur, fort variable selon l’humidité, de l’ordre de de 2,5 à 3 [kWh/kg], soit de l’ordre
de 10 [MJ/kg].
Adaptées aux chaudières automatiques les plaquettes sont aujourd’hui souvent remplacées (hors indus-
trie forestière) par les granulés, mieux contrôlés en qualité - ce qui est très important pour la maintenance
des générateurs. Les granulés (à fourniture identique de chaleur) coûtent néanmoins 2,5 à 3 fois ce que
coûtent les plaquettes.
Les granulés (ou pellets)
Les granulés, technique relativement récente venant d’Autriche, constituent l’un des modes d’utilisa-
tion des produits forestiers ayant le plus de succès actuellement. A base de sciure de bois compressée à
chaud (à 90 °C, avec fonte de la lignine qui agrège l’ensemble), ils sont normalement très peu humides,
et très facilement manipulables et utilisables en chaudières automatiques. Ils se présentent sous la forme
de petits cylindres aux dimensions suivantes, fonction du fournisseur :
. diamètres de 5 à 10 [mm],
. longueurs de 10 à 30 [mm].
Les caractéristiques types sont :
. une humidité de 7 à 12 %, parfois un peu moins,
. une teneur en cendres inférieure à 0,7 %, parfois même inférieure à 0,5 % (sur matières sèches),
. une masse volumique apparente de 650 à 700 [kg/m3],
. un pouvoir calorifique inférieur de 4,7 à 5,0 [kWh/kg] (5,1 pour les granulés bien secs = 19 [MJ/kg]).
Les copeaux et le sciures
Ces sous-produits du travail du bois ne sont plus normalement utilisés qu’aux travers de dérivés tels
que les granulés. Ils sont donc, essentiellement, cités ici pour mémoire.
2.6. LA BIOMASSE SECONDAIRE EN UTILISATION DIRECTE
Nous appelons ici «biomasse secondaire» tous les produits organiques, ou assimilables, autres que le
bois : il s’agit souvent de déchets - utilisés directement ou après transformation en applications énergétiques.
La caractéristique de base
Dans le secteur ici concerné la caractéristique la plus importante est le pouvoir calorifique, exprimé ici
en kilowattheure par kilogramme [kWh/kg], et non pas en unité S.I., laquelle est le joule par kilogramme,
ici le mégajoule par kilogramme [MJ/kg] pour mieux s’adapter aux ordres de grandeur. Si vous avez à
faire des conversions utilisez la relation suivante :
1 [kWh/kg] = 3,6 [MJ/kg]
Panorama des déchets
De façon très générale on peut classer les déchets de la manière suivante :
. les déchets courants (déchets des papiers sous toutes leurs formes, déchets de la voirie et des mar-
chés, etc.), dont le pouvoir calorifique est voisin de 5 [kWh/kg] ;
. les ordures ménagères, dont le pouvoir calorifique varie généralement selon les saisons entre 1,5 et
2,2 [kWh/kg] ;
. les déchets professionnels (déchets des activités professionnelles telles que la construction ou les
industries du bois, etc.), de pouvoirs calorifiques très variables, mais voisins des précédents ;
. les déchets verts, dont le pouvoir calorifique est voisin de 5,5 [kWh/kg] (5,2 à 5,8 en fait) ;
. les boues des stations d’épuration (STEP), qui ne sont normalement utilisées - au plan énergétique -
qu’à travers les procédures décrites au paragraphe suivant.
2.7. LE BIOGAZ
Le biogaz
La dégradation par fermentation (en l’absence d’oxygène) de la biomasse et de ses déchets conduit à la
production de biogaz, surtout constitué de méthane (CH4). De sorte qu’ici l’essentiel des procédés peut
être classé dans le cadre de la méthanisation, procédé purement chimique illustré page suivante.
9
L’ensemble des processus équivaut, pour l’essentiel,
à une fabrication de méthane, aboutissant au mélan- LA FABRICATION DU BIOGAZ
ge suivant dit «biogaz» :
. 55 à 65 % de méthane (CH4),
. 35 à 45 % d’acide carbonique (H2CO3), MATIERES ORGANIQUES
les impuretés (H2S pour l’essentiel) représentant EN FERMENTATION
moins de 1 %.
Le méthane, s’il est rejeté à l’atmosphère, étant un
gaz à très fort effet de serre, son utilisation comme
combustible est très important en développement du- hydrolyse
rable. L’utilisation des déchets par méthanisation est
donc un aspect essentiel, même si l’on ne classe pas
les déchets dans les énergies renouvelables. La tech-
ACIDES, SUCRES
nique s’applique aussi bien aux déchets agricoles (au
tarif de rachat réglementé) qu’aux déchets ménagers.
Les réacteurs de méthanisation
bactéries
Ces réacteurs - dits souvent «digesteurs» - sont
des cuves (en béton ou en acier) où séjourne la ma-
tière en fermentation pendant une vingtaine de jours.
Cette matière y est régulièrement brassée de façon à CH3COOH (acide acétique), CO2
limiter les effets de décantation et la formation éven-
tuelle d’une croûte en surface. Elle est, de plus et en
cas de nécessité, régulièrement chauffée. bactéries
La production de biogas dépend très fortement de
l’origine des déchets, qui peuvent correspondre aux
trois grandes catégories suivantes :
. les déchets ménagers, BIOGAZ
. les déchets agricoles, (CH4 + H2CO3 pour l’essentiel)
. les déchets industriels (agro-alimentaire).
10
Chapitre 3
3. L’HYDRAULIQUE
Les petits barrages
Une solution décentralisée intéressante consiste à développer les petits barrages (10 à 100 kW). Il en
existait environ 100 000 de ce type vers 1900, il en subsiste environ le tiers, qui peuvent être équipés de
turbines efficaces de production d’électricité. De telles installations viennent compléter les centrales élec-
triques hydrauliques collectives de moins de 5 MW mais souvent de plus de 5 MW, l’utilisation étant ré-
servée au réseau public. Il existe, toutefois, des cas où une chute d’eau locale peut être directement utilisée,
plus ou moins indépendamment du réseau extérieur. De telles installations, dites «micro-hydrauliques»,
ont des puissances de l’ordre de quelques dizaines de kilowatts.
La refonte des moulins
La plupart des réalisations microhydrauliques récupèrent les installations d’anciens moulins : il existe
encore un peu moins de 2000 centrales électriques de ce type qui sont en activité. Il existait environ 100
000 barrages de ce type vers 1900, 1/3 environ pouvant manifestement être équipés de turbines effica-
ces, avec des puissances comprises entre 10 et 100 kW. Encore faut-il vaincre les difficultés qui résultent
de la loi sur l’eau de 2006, mais un tel système peut être prévu dans le cadre d’un projet de déve-
loppement durable si la situation est favorable, même si c’est relativement rare.
Il existe une procédure très spécifique d’autorisation administrative, autorisation indispensable pour
utiliser l’énergie des cours d’eau. Il existe également une organisation dédiée à cette application : le
Groupement des producteurs autonomes d’électricité ([Link]) qui fédère les propriétaires de cen-
trales et peut servir de centre de renseignement.
Les techniques à utiliser
Les roues à aubes, qui équipaient les anciennes chutes, peuvent être utilisées dans les cas les plus
modestes. Sinon il faut recourir à des turbines standards (de 20 à 750 kW en ordre de grandeur) qui
sont faciles à mettre en oeuvre pour des chutes d’eau de 1 à 5 [m]. Pour des chutes plus importantes on
peut utiliser des turbines Kaplan, certaines étant également utilisables aujourd’hui pour des chutes plus
faibles. Pour les pentes importantes (en montagne ou moyenne montagne) il faut recourir à un canal de
dérivation solide (en béton) et à des turbines de type Pelton.
Dans tous les cas, hors rendement, la puissance est schématiquement fournie par la formule :
<puissance> = <débit> x <hauteur de chute>.
11
Chapitre 4
4. LA GÉOTHERMIE
4.1. LA TEMPÉRATURE DU SOL ET LES GÉOTHERMIES
La géothermie
La géothermie consiste à utiliser les températures plus ou moins élevées du sous-sol en profondeur.
Voici les phénomènes qui sont en cause.
L’équilibre géothermique
Le sol reçoit des profondeurs un flux dit flux géothermique, en moyenne de l’ordre de de 1,5 µW/m².
Ce flux s’oppose à celui reçu, à la surface, de l’atmosphère, ce qui entraîne un certain équilibre qui se
traduit, dans les terrains sédimentaires, par un gradient géothermique (augmentation de température
avec la profondeur) de l’ordre de 3,3 °C pour 100 m en moyenne, les valeurs réelles (selon les terrains)
variant entre 3 à 5 °C pour cent mètres.
Les nappes profondes
De ce fait, les nappes aquifères profondes sont à des températures pouvant être assez élevées, mais
variant avec la situation géologiques. Ce qui se conduit à des capacités géothermiques variables, se tra-
duisant par des températures plus ou moins élevées de réchauffement des fluides en contact thermique
avec les eaux du sous-sol. Ce qui conduit au classement suivant.
Les «géothermies»
On distingue généralement - selon la température du fluide réchauffé - quatre classes de géothermie :
ce sont les suivantes.
1. Géothermie très basse énergie : chauffage du fluide à 20-60 °C (ex. chauffage de serres) ;
2. Géothermie basse énergie : chauffage du fluide à 60-80 °C (ex. chauffage urbain de Melun) ;
3. Géothermie moyenne énergie : chauffage du fluide à 70-150 °C (ex. vapeur d’eau pour petite
centrale de production d’électricité en Alsace) ;
4. Géothermie haute énergie : chauffage du fluide à 140-400 °C, uniquement en sites sismiques (ex.
installation de Bouillante en Guadeloupe).
Les capacités géothermiques métropolitaines
Voici, schématiquement les particularités régionales françaises :
. pour de l’eau à 30 °C une partie de l’Ile de France et une partie de l’Alsace,
. pour de l’eau à 50 °C d’autres parties de l’Ile de France et de l’Alsace voisines des précédentes, ainsi
qu’une partie du Sud-Ouest, de l’Ile de France, de l’Orléanais, du Berry, ou une petite zone autour de
Nîmes, Valence ou Clermont-Ferrand,
. pour de l’eau à 100 °C une zone très étroite de l’Alsace.
4.2. LE MONTAGE GÉOTHERMIQUE TYPE
En France l’essentiel des opérations géothermiques types sont basées sur l’utilisation - pour du chauf-
fage urbain en général - de nappes phréatiques permettant de porter l’eau utilisée en chauffagez :
- soit sous forme d’eau chaude (ex. 80 °C),
- soit sous forme d’eau surchauffée (plus de 110 °C).
Le schéma de la page suivante illustre le premier domaine d’application.
12
Montage géothermique type
échangeur
réseau géothermique
réseau de chauffage urbain
V
V
nappe phréatique (ex. 85 °C)
13
Chapitre 5
5. L’ÉOLIEN
5.1. LA STRUCTURE DU VENT
La référence météorologique
La vitesse du vent, exprimée en mètre par seconde [m/s], est mesurée traditionnellement dans les ob-
servatoires météorologiques, en espace dégagé, à 10 [m] au-dessus du sol. C’est la valeur prise souvent
comme référence, qu’il s’agisse de valeur climatique moyenne (mensuelle, annuelle) ou de valeur météo-
rologique à un heure donnée de chaque jour.
Le gradient vertical de vitesse du vent
D’une manière générale la vitesse du vent croit au fur et à mesure qu’on s’éloigne du sol, mais le profil
des vitesses en résultant dépend du relief et de la structure des obstacles et constructions au sol. Et ce
non seulement dans la zone construite elle-même, mais même assez loin au voisinage. La figure ci-des-
sous illustre les principes de ces phénomènes, les profils indiqués étant surtout des exemples.
200
A : centre urbain
B : zone suburbaine ou forestière
C : zone très dégagée
altitude [m]
100
altitude [m]
vitesse du vent
Le rôle de la vitesse du vent
L’importance cruciale de la vitesse du vent apparaît dès qu’on formule la puissance maximale que peut
fournir un éolienne, cette puissance maximale P [W] étant fournie par la formule suivante :
P = (ρ/2) A w3
. r [kg/m3] étant la masse volumique de l’air,
. A [m²] la surface du rotor face au vent,
. w [m/s] la vitesse du vent,
l’intervention de la puissance 3 avec la vitesse traduisant bien l’importance de ce paramètre, cependant
que la présence de la surface A du rotor souligne l’importance de la taille de l’éolienne.
14
Le rôle de la structure
Bien entendu les données précédentes ne concernent que la puissance maximale que peut fournir une
éolienne. Il faut, en plus, faire intervenir les paramètres structuraux faisant appel au un rendement de
transformation de la puissance théorique à la puissance réelle, ce qui souligne l’importance de la qualité
de conception de l’éolienne, et en particulier de son rotor. De plus la surface A est la surface face au vent,
d’où l’intérêt d’un rotor qui s’oriente automatiquement avec la direction du vent.
Tous ces éléments font que les éoliennes performantes sont celles présentées au paragraphe suivant.
5.2. LES ÉOLIENNES DE PARCS TERRESTRES
Les différents types d’éoliennes
Le succès psychologique des éoliennes a favorisé le
développement de nombreux produits. En fait, ce sont les
éoliennes que nous dirons ici «de parcs» qui constituent
l’essentiel, les autres types d’éoliennes étant examinés
à la page suivante (page nR53.3). y compris celles qui
sont intégrées au bâti et qui - de ce fait - séduisent cer-
tains réalisateurs malgré leur rendement médiocre.
Les éoliennes de parcs
Les parcs éoliens utilisent essentiellement (dans notre
pays) des unités possédant les caractéristiques types
suivantes (illustration ci-contre) :
- une capacité unitaire de 2 MW (puissance nominale),
- avec une nacelle, placée entre 90 et 105 mètres de
hauteur, qui contient les pièces essentielles,
. des pales de 45 mètres de long,
. le tout aboutissant à un encombrement horizontal de
90 mètres (souvent plus de 150 m de haut).
Chaque unité pèse 250 tonnes , dont 72 tonnes pour la
nacelle placée entre 90 et 105 mètres de hauteur au bout
du mât.
D’autres éoliennes peuvent avoir des caractéristiques
plus lourdes, mais sont encore rares : la plus grosse éo-
lienne (allemande, de 6 MW), possède un rotor de 126 m de
diamètre, fixé à 131 m de hauteur.
5.3. LES ÉOLIENNES OFFSHORE
L’implantation maritime (offshore)
L’implantation des éoliennes terrestres peut se heurter à de multiples obstacles. Ce qui a conduit à
envisager - et réaliser - des installations en mer. Cette solution, à priori très intéressante par suite des
caractéristiques du vent en mer, se heurte à trois obstacles :
. le coût de la solution offshore par rapport à l’implantation terrestre (de l’ordre de presque le double),
. le rôle du fond d’océan sur lequel sont fixés les mats éoliens, ce qui exclut certains fonds ne permettant
pas un rigidité suffisante ;
. la limitation raisonnable de la profondeur d’eau acceptable, au maximum de l’ordre de 50 mètres.
Les éoliennes flottantes
Avec les éoliennes «flottantes» il s’agit d’éviter les contraintes en matière de qualité du sol et en ma-
tière de profondeur. L’exemple type est celui d’éoliennes flottantes de grande puissance (ex. 3 MW), avec
un moyeu situé à 80 mètres au-dessus de l’eau et des pales de plus de 110 mètres de diamètre. Au lieu
d’être fixées au fond les éoliennes flottantes reposent sur une plate-forme métallique semi-submersible,
lestée et ballastée. Plusieurs fermes éoliennes de ce type sont actuellement prévues pour ces prochaines
années.
15
5.4. LES PERFORMANCES ÉOLIENNES
L’importance de la taille
Une éolienne de parc (de type désormais classique) possède les caractéristiques suivantes :
. un rotor de 70 [m] de diamètre sur un mat de 80 [m],
. une puissance crête de l’ordre de 2 [MW].
Pour éviter les inconvénients liés parfois à ces dimensions importantes on a tenté de développer des
«éoliennes locales» possédant des caractéristiques plus modestes mais néanmoins avec des dimen-
sions encore un peu encombrantes :
. par exemple un rotor de 10 [m] de diamètre sur un mat de 15 [m],
. pour une puissance de crête de 15 [kW].
Les miniéoliennes
D’où l’idée de réaliser, en revenant sur des exemples anciens, des mini-éoliennes, généralement plus
ou moins intégrées au bâtiment. Possédant par exemple les caractéristiques suivantes :
. un rotor de 1,75 [m],
. pour une puissance de crête de moins de 70 [W].
En fait la puissance de crête de ces mini-éoliennes ne dépasse généralement pas 30 à 70 [W], ce qui
leur enlève beaucoup d’intérêt, surtout compte-tenu de l’action défavorable du bâtiment et du site (plus
ou moins urbain) sur les caractéristiques du vent. C’est dire le faible intérêt des éoliennes qui se veulent
intégrées au bâti.
Retour sur les productions
Les indications précédentes concernent les puissances de crête. En fait ce qui compte c’est la produc-
tion annuelle qui - elle - dépend du site. Très schématiquement, et à titre d’illustration, pour une zone
suffisamment ventée et pour les éoliennnes décrites plus haut, on peut s’attendre aux productions
annuelles :
. de plus de 5 000 000 [kWh/an] pour l’éolienne de parc,
. de l’ordre de 40 000 [kWh/an] pour l’éolienne locale (15 m de hauteur maximum),
. et de l’ordre de 100 [kWh/an] pour la mini-éolienne.
Bien qu’il ne s’agisse que d’exemples, ceux-ci indiquent très nettement :
. qu’il y a de très grandes différences entre les divers systèmes éoliens,
. que les mini-éoliennes ont de faibles productions (ce qui est confirmé par l’expérience sur le terrain),
. et que la solution des parcs avec des hauteurs de mats de 80 à 100 [m] au moins, est celle qui se
justifie sur le plan des performances.
16
Chapitre 6
6. LE SOLAIRE
6.1. LE SOLAIRE : SURVOL
L’utilisation du rayonnement solaire : une ambition déjà ancienne
En bâtiment la prise en compte du rayonnement solaire est une exigence assez fondamentale, qui peut
se traduire par trois catégories de dispositions.
1. Le solaire joue, normalement, un rôle fondamental dans la conception même des bâtiments, les choix
architecturaux classiques le prenant en compte au plan de l’orientation des bâtiments et des vitrages.
2. Cette prise en compte peut également donner lieu à des dispositions archi-tecturales particulières, ce
qu’il est convenu d’appeler le solaire passif, le «mur Trombe» en étant l’illustration principale.
3. Il est également possible de faire appel à des systèmes spécifiquement conçus pour utiliser l’énergie
solaire, basés sur l’emploi de dispositifs captant directement le rayonnement : les capteurs. Dans ce cas,
où l’on fait appel à des dispositifs très spécifiques, nous disons qu’il s’agit de solaire actif.
Le solaire passif et la conception des bâtiments
Les points essentiels de la conception «solaire» des bâtiments, y compris les dispositifs spécifiques de
solaire passif, son traités plus loin, dans les fiches auxquelles il vous faudra vous reporter, qui renvoient
elles-mêmes à d’autres livrets.
Le solaire actif
Les systèmes actifs utilisent des capteurs chargés de recueillir le rayonnement solaire direct et diffus.
Les différents systèmes que nous retenons sont les suivants :
. ceux qui utilisent des capteurs thermiques, utilisés pour le chauffage des piscines, la production
d’eau chaude, le chauffage d’ambiance (voir chapitre 7) ;
. les fours solaires, destinés à des usages «haute température» (voir ci-dessous) ;
. les capteurs destinés à la production directe d’électricité par panneaux photovoltaïques (chapitre 8).
Les systèmes solaires actifs à base de capteurs thermiques peuvent être utilisés : soit pour produire de
l’eau chaude dans les services classiques d’eau chaude, soit pour réchauffer l’eau des piscines, . soit
pour chauffer des locaux, soit pour produire de la chaleur à usage professionnel, soit pour produire
(indirectement) du froid - pour la climatisation en particulier.
En annexe : le solaire actif haute température
On a, depuis longtemps, cherché à utiliser l’énergie solaire pour des températures voisines de 100 °C
ou plus. Dans ces systèmes (les «fours solaires») on concentre optiquement le rayonnement, la figure
ci-dessous illustrant l’une des tentatives d’A. Mouchot à l‘Exposition Universelle de 1878. Entre 1864 et
1878 diverses installations solaires réalisées par A. Mouchot ont permis de fournir de la vapeur basse
pression pour la production d’électricité. Les résultats obtenus sur une installation réelle ont été malheu-
reusement de rentabilité insuffisante. Depuis lors d’autres tentatives ont eu lieu, en particulier en France
(Odeiho), mais sans succès significatif. Il est, néanmoins, régulièrement question de reprendre le sujet.
17
6.2. LE SOLAIRE PASSIF
Le classement des systèmes solaires adopté
En laissant de côté les fours solaires, nous retenons trois catégories de systèmes :
. le solaire thermique passif, examiné plus en détail à la suite,
. le solaire actif thermique, présenté au chapitre 7,
. et le solaire actif photovoltaïque. présenté au chapitre 8.
Le solaire passif
Nous appelons «solaire passif» toute technique qui permet de réduire les besoins de chauffage grâce
à une conception adéquate du bâti, sans recourir - sauf pour l’appoint - à des installations spécifiques
telles que celles que nous examinerons dans le cadre du solaire actif.
Nous retenons ici deux procédés passifs :
. la récupération par les vitrages, utilisant une intégration naturelle et forte au bâti, présentée plus en
détail au livret ME20. Les vitrages ;
. l’utilisation de murs extérieurs sous la forme que nous appelons héliodynamique, dits souvent «murs
Trombe» (du nom de leur «inventeur» français), système dont les principes sont illustrés au schéma ci-
dessous;
registre R1
air chaud
local chauffé
mur Trombe
rayonnement
solaire En été les registres
incident R1 et R2 sont ouverts
afin d’aérer la lame d’air
vitrage
Principes du mur Trombe
air repris
registre R2
En dehors de la solution qui consiste à utiliser - pour le chauffage d’ambiance - les apports gratuits
à travers les vitrages normaux, le solaire thermique passif est essentiellement représenté par le «mur
Trombe» (du nom de son auteur), illustré ci-dessus. L’air ascendant, contenu dans la lame d’air derrière
le vitrage, s’échauffe sous l’action du soleil, et se répartit alors dans le local arrière (dit «local chauffé»
dans le schéma).
Ce système n’a connu que très peu d’applications. De plus son efficacité est, malheureusement, insuffi-
sante dans le cadre des développements actuels.
18
Chapitre 7
7. LE SOLAIRE THERMIQUE ACTIF
7.1. LE CLASSEMENT DES SYSTÈMES THERMIQUES ACTIFS
Le classement courant
Il est commode de distinguer cinq systèmes :
1. Les services d’eau chaude de piscine,
2. Les chauffe-eau solaires individuels, dits souvent «CESI», le système le plus courant,
3. Les services solaires d’eau chaude, en habitat collectif ou bâtiment tertiaires,
4. Les systèmes solaires combinés (eau chaude + chauffage), dits souvent «SSC».
5. Les systèmes solaires de chauffage seul (systèmes actifs simples, soit à eau, soit à air).
D’une manière générale ce sont surtout des systèmes utilisés dans les productions d’eau chaude, en com-
plément de productions de chaleur à combustion ou électriques.
Le cas particulier des piscines
Alors que dans les autres systèmes l’eau chaude doit être produite à une température de 45 à 60 [°C],
l’eau chaude fournie aux piscines doit l’être à une température de 30 [°C]. Comme nous le verrons par la
suite cette distinction a beaucoup d’importance quant au choix de l’équipement de captation de l’énergie
solaire (les capteurs).
Le cas particulier du chauffage
Bien que la publicité et les actions officielles considèrent la fonction «chauffage» comme essentielle,
en particulier à travers les systèmes SSC, il faut reconnaître que le chauffage solaire actif est mal adapté
aux bâtiments modernes bien isolés. En effet, dans ce dernier cas, les besoins essentiels se situent à des
périodes non, ou très mal ensoleillées.
7.2. LES CAPTEURS SOLAIRES
Les capteurs de base
Le solaire thermique utilise des capteurs chargés de recueillir, localement, le rayonnement solaire. Ces
capteurs (thermiques) appartiennent à l’une des quatre catégories suivantes :
. ou bien il s’agit d’absorbeurs, de simples tubes méplats en général, permettant de réchauffer l’eau
des piscines intérieures ou extérieures de quelques degrés (3 à 4 K en général),
. ou bien il s’agit de capteurs plans à eau les plus courants en France, utilisés surtout dans les services
d’eau chaude, plus rarement en chauffage à eau chaude ;
. ou bien il s’agit de capteurs plans à air, rares en France, servant à réchauffer l’air dans les systèmes
de chauffage à air chaud ;
. ou bien il s’agit de capteurs à tubes sous vide, fournissant un fluide (frigorigène en général) à d’as-
sez hautes températures, capteurs surtout destinés à des installations spécifiques, assez rares en France.
Les absorbeurs simples
Les absorbeurs sont les capteurs les plus simples, ne comportant pas de vitrage Ils sont utilisés pour
le réchauffage d’eau de piscine (jusqu’à 30 °C selon certaines conventions). Ce sont, aujourd’hui, des
nattes flexibles ou des ensemble de tubes en matériaux de synthèse de couleur noire, peu coûteux. Ils
sont couramment dénommés «moquettes solaires». Ils se raccordent tout simplement sur le circuit de
filtration d’eau de piscine, sous réserve que la puissance de la pompe de filtration le permette.
Les capteurs à air
Peu utilisés actuellement les capteurs à air, normalement utilisables en chauffage à air chaud, et
surtout pour le préchauffage de l’air de ventilation, fonctionnent schématiquement comme indiqué page
suivante.
19
La structure type des capteurs à air est indiquée ci-dessous avec les significations suivantes :
1 et 2 : vitrages; 3 : plaque absorbante (métallique noire) ; 5: isolant.
rayonnement solaire
2
AIR
3
AIR
Le principe des capteurs à eau
Les capteurs les plus courants sont conçus comme indiqué ci-dessous. Ils utilisent l’eau (chauffée par
le soleil) comme fluide caloporteur grâce aux disposition suivantes :
1 et 2 sont les vitrages laissant passer le rayonnement solaire mais isolant thermiquement la partie sui-
vante du capteur ;
3 est la plaque (métallique noire) absorbant le rayonnement solaire ;
4 représente un tube (à eau) évacuant la chaleur reçue par la plaque ;
5 représente l’isolant évitant les transferts thermiques vers le bas.
rayonnement solaire
4
5
.
Le principe des capteurs sous vide
Pour améliorer le rendement des capteurs, et pour pouvoir atteindre des températures suffisamment
élevées, ont été mis au point des capteurs à base de tubes sous vide. Plusieurs configurations ont été
envisagées, la solution la plus simple figurant ci-dessous, les tubes étant alors regroupés sous la forme
de panneaux plans.
tube
absorbeur
fluide caloporteur espace
sous vide
faisceau de tubes coupe des tubes
7.3. LA PERFORMANCE DES CAPTEURS SOLAIRES
Le rendement normalisé des capteurs thermiques
Les capteurs thermiques sont caractérisés par leur courbe de rendement, établie pour un flux solaire
incident donné. Vous trouverez au schéma de la page suivante trois courbes types, correspondant aux
catégories de base que nous venons de décrire (capteurs à air exclus). Ces courbes sont fournies pour un
flux solaire incident de 1000 [W/m²], l’abscisse étant l’écart de température entre le fluide chauffé et l’air
environnant le capteur. De tels résultats doivent être fournis pour chaque modèle de capteur commercia-
lisé, avec référence à la norme d’essai (EN 12975, 12976, 12977).
20
100
A. capteur à tube sous vide
90 B. capteur plan
rendement [%] 80 C. absorbeur
70
60
A
50
B
40
30
C
20
10
0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
écart de température «fuide chauffé-ambiance» [K]
Présentation normalisée
La présentation précédente - normalisée - repose sur les conventions suivantes, le flux surfacique inci-
dent étant fixé conventionnellement à 1000 [W/m²] :
. figure en abscisse l’écart de température (Tf - Te), Tf étant la température de sortie du fluide chauffé et
Te [°C] la température extérieure,
. figure en ordonnée le rendement, c’est à dire la rapport entre l’énergie thermique récupérée et le flux
incident.
7.4. LA THÉORIE DU CAPTEUR PLAN
La théorie du capteur plan a fait l’objet, depuis les années 1940, d’un grand nombre de publications
tournant autour des mêmes concepts, en particulier :
. le rendement optique ηo égal au flux absorbé par rapport au flux reçu,
. le rendement du capteur η égal au flux récupéré (sur l’eau pour les capteurs à eau) par rapport au
flux reçu.
Le rendement optique
Grâce aux études précitées tous les constructeurs de capteurs solaires utilisent sensiblement les mê-
mes structures transparentes et absorbantes. De ce fait les rendements optiques se situent tous dans
une plage relativement limité (ηo = 0,6 à 0,8).
L’isolation du capteur
Les pertes thermiques sont gouvernées par le coefficient des transmission K [W/m² K] du capteur vers
l’ambiance. Les capteurs courants du commerce possèdent généralement les valeurs suivantes.
. Capteurs plans courants : K = 4 ± 0,2 [W/m² K] ;
. Capteurs avec tubes sous vide : K = 1,5 ± 0,4 [W/m² K] ;
. Capteurs de type «moquette» : K = 22 ± 4 [W/m² K].
Le rendement global
Le rendement du capteur (η) dépend du rendement optique et de l’isolation précédente, les calculs
thermiques élémentaires conduisant à l’expression suivante :
η = ηo - K {(θm - θa) / φ}
. θm [°C] étant la température moyenne du fluide (entrée plus sorties divisé par deux),
. θa [°C] étant la température d’ambiance,
. φ étant le flux surfacique solaire [W/m²] reçu par le capteur.
21
L’affichage du rendement global
Le mode de calcul précédent conduit à une présentation du rendement des capteurs autre que celle
prévue pour les essais normalisés. C’est ainsi que sur le diagramme du paragraphe 7.3 l’abscisse fait
intervenir la température de sortie du fluide, les rendements étant alors représentés par des courbes,
tandis que si l’on fait intervenir la température moyenne de fluide (moyenne entre températures d’entrée
et de sortie) les valeurs du rendement sont représentées par des droites. C’est ce que démontre la figure
suivante, θm [°C] étant la température moyenne du fluide chauffé, θa [°C] la température d’ambiance, et φ
[W/m²] le flux surfacique solaire incident
100
90
80
capteur sous vide
70
60
rendement [%]
capteur plan courant
50
40
30
20 moquette
10
0
0,01 0,02 0,03 0,04 0,05 0,06 0,07 0,08 0,09 1,0
x = {(θm - θa) / φ [m² K/W]
22
Chapitre 8
8. LES «COMBUSTIBLES
RENOUVELABLES»
De quoi s’agit t’il ?
Les énergies renouvelables sont finalement, et par définition technique :
. en dehors de celles qui ne rejettent aucun carbone à l’atmosphère,
. celles qui rejettent un quantité de carbone égale à celle qui a été puisée précédemment dans
l’atmosphère.
Ce sont ce que nous appelons les «combustibles renouvelables», qui ne sont encore qu’au stade du
développement.
En voici un exemple.
1. En utilisant l’énergie du vent on produit de l’électricité, mais celle-ci n’est pas renvoyée au réseau
public, étant directement utilisée pour fournir de l’hydrogène, lequel sert de médium intermédiaire.
2. En absorbant du carbone de l’atmosphère qu’on combine avec l’hydrogène précédent on obtient du
méthane (CH4), qui sert de médium de stockage pour lutter contre les incertitudes du vent.
3. Ce méthane sert finalement de combustible gazeux traditionnel dans les installations de production
de chaleur à combustion.
Le point important est le suivant : la combustion du méthane rejette du carbone à l’atmosphère, mais ce
n’est pas autre chose que le carbone absorbé dans l’atmosphère au début du cycle.
FICHE DÉCOUVERTE
LYCÉE
Les énergies renouvelables
Source d’eau chaude du Grand Prismatic Spring dans le parc naturel de Yellowstone aux Etats-Unis © Yann Arthus-Bertrand
Depuis une vingtaine d’années, les énergies renouvelables connaissent
une croissance exceptionnelle. Sources d’énergie inépuisables, elles n’
émettent pas de gaz à effet de serre. Malgré ces énormes atouts, leur part
dans la production mondiale d’énergie reste minime par rapport à celle des
énergies fossiles.
Les énergies renouvelables, qu’est-ce que c’est ?
Les énergies renouvelables se répartissent en cinq catégories : l’éolien, le solaire,
l’hydraulique, la géothermie et la biomasse. Dans chacune coexistent différentes
technologies. L’énergie solaire par exemple se divise en plusieurs filières : les panneaux
photovoltaïques, les chauffe-eaux solaires, les centrales thermodynamiques… Côté
avantages, elles sont toutes inépuisables, n’émettent pas ou peu de gaz à effet de serre et
ne polluent pas l’environnement. Toutefois, chacune a ses inconvénients et aucune ne
pourra remplacer à elle seule les énergies fossiles, dont la combustion est responsable à
70% du changement climatique : il faudra compter sur un assortiment d’énergies et de
technologies, propre à chaque région du monde.
1
FICHE DÉCOUVERTE
LYCÉE
Au début des années 1970, les pays industrialisés sortent de 30 ans d’une croissance
exceptionnelle, les « Trente Glorieuses ». Ils sont alors largement dépendants du pétrole :
que ce soit pour les transports, l’industrie ou la production d’électricité, “l’or noir” est
partout. Et l’Europe en importe une bonne partie. Profitant de leur position de force, les
pays pétroliers réduisent alors leur production : les prix se mettent à flamber. En 1973, le
prix du baril est multiplié par quatre en quelques semaines : la croissance s’effondre et le
chômage explose. Le choc se reproduit six ans plus tard, en 1979. Ces événements
poussent les pays industrialisés à promouvoir les économies d’énergie, réduire leur
dépendance au pétrole et développer les énergies renouvelables.
LE SAVIEZ-VOUS ?
L’énergie primaire et l’énergie finale, deux notions différentes
L’énergie primaire est l’énergie “potentielle” contenue dans les ressources
naturelles (comme le bois, le gaz, le pétrole…) avant toute transformation. L’
énergie finale est l’énergie consommée et facturée. Autrement dit, c’est l’
énergie primaire moins les pertes - environ un tiers - intervenues sur le réseau
ou dans le processus de production électrique. Par exemple, l’essence
consommée dans une voiture est une énergie finale. Le charbon utilisé dans
les centrales électriques est une énergie primaire, mais l’électricité qui sort de
la centrale à charbon est une énergie finale.
Alors qu’il y a cinquante ans, ces énergies restaient une fantaisie écologiste, elles sont
devenues une réalité industrielle. Depuis le début des années 2000, leur production a
explosé et leur prix a chuté. L’écart financier se réduit d’autant plus que certains pays
abandonnent les subventions qu’ils allouaient jusqu’ici aux énergies fossiles. Alors que les
barrages hydroélectriques ont constitué le grand chantier du 20e siècle, l’éolien a été la star
des 20 dernières années. Désormais, c’est l’énergie solaire qui croît le plus chaque année.
Quelle place tiennent les énergies renouvelables aujourd’hui ?
En 2018, les énergies renouvelables ont représenté 11% de la consommation mondiale d’
énergie primaire dans le monde, contre 85% pour les énergies fossiles ! Les énergies
fossiles ont encore plusieurs dizaines d’années de réserve devant elles : elles ne vont pas s’
épuiser subitement, il y aura un étalement dans le temps. Mais peu à peu, leur prix va
grimper, ce qui sera une nouvelle incitation à développer les énergies renouvelables.
Si elles sont encore peu utilisées dans les transports ou l’industrie, les renouvelables
occupent une part de plus en plus importante dans la production d’électricité. Cette part,
de 26% aujourd’hui, pourrait atteindre 40% en 2040.
2
FICHE DÉCOUVERTE
LYCÉE
La Chine est devenue le leader des énergies renouvelables. Derrière elle, se rangent l’Union
européenne et les Etats-Unis. Mais les Etats ne sont pas seuls à se mobiliser pour les
renouvelables : les villes sont à l’avant-garde. Ainsi, plus de 100 grandes villes dans le
monde utilisent au moins 70% d’électricité issue des renouvelables.
Il ne faut toutefois pas se réjouir trop vite : on pourrait croire que cet essor des
renouvelables s’accompagne du recul des énergies fossiles. Malheureusement non. Car
chaque année, les êtres humains sont plus nombreux sur la planète et consomment plus d’
énergie, que ce soit pour surfer sur Internet ou faire rouler des voitures de plus en plus
nombreuses.
Entre 2014 et 2016, pour la première fois, les émissions mondiales de dioxyde de carbone
liées à l’énergie ont diminué, laissant croire que le monde était enfin sur la bonne voie.
Malheureusement en 2017, l’illusion s’est dissipée et les émissions sont reparties à la
hausse pour atteindre 33 milliards de tonnes de CO2. Une hausse qui s’est aggravée en
2018. Alors que l’Union européenne commence doucement à réduire ses émissions, l’Inde
et les Etats-Unis continuent eux à brûler pétrole, gaz et charbon. Présenté - à tort - comme
une énergie propre, la consommation de gaz notamment ne cesse d’augmenter.
3
FICHE DÉCOUVERTE
LYCÉE
Quel avenir pour chaque source d’énergie renouvelable ?
● L’énergie solaire ne couvrait en 2018 que 2% de la production électrique mondiale.
Mais ce chiffre est appelé à augmenter. A l’heure actuelle, c’est la technologie qui
attire le plus d’investissements au monde : le marché des panneaux
photovoltaïques affiche une croissance extraordinaire de plus de 30% par an.
● L’éolien est la source d’énergie qui a le plus progressé ces vingt dernières années :
partie de quasiment zéro, elle représente aujourd’hui 5% de la production mondiale
d’électricité. La production électrique éolienne croît de 25% par an.
● L’énergie hydraulique représente plus de deux tiers des énergies renouvelables.
C’est la seule à être utilisée à grande échelle pour produire de l’électricité, et ceci
dans le monde entier. En 2018, quelque 10 000 grands barrages ont assuré 16% de
la production électrique mondiale. Les plus puissants délivrent plus d’énergie que
plusieurs centrales nucléaires. Alors qu’en Europe, les cours d’eau sont quasiment
saturés, en Afrique, seuls 7% du potentiel hydraulique sont exploités, en Asie c’est
22% et en Amérique du Sud 30%. La progression s’annonce donc importante dans
les prochaines années. Les capacités de production pourraient tripler d’ici 2100.
Centrale hydroélectrique en Nouvelle-Zélande
● La géothermie, qui exploite la chaleur du sous-sol, reste très marginale. Elle
couvre moins de 1% de la production électrique. Mais dans les pays volcaniques,
comme l’Islande, c’est une excellente source d’énergie. Par ailleurs, elle permet à
des particuliers partout dans le monde de chauffer leur maison ou leur eau.
● Les biocarburants, ou agro-carburants, issus des plantes, sont très utilisés aux
Etats-Unis ou au Brésil. Ils se développent aussi en Europe, mais ils suscitent de
nombreuses critiques car tous ne sont pas si verts : certains, produits par exemple
à partir d’huile de palme, émettent autant de gaz à effet de serre que les
combustibles fossiles. L’avenir est aux biocarburants avancés, de 2e ou de 3e
génération, qui utiliseront des algues ou les parties non comestibles des plantes.
Le biogaz enfin, qui est issu de la méthanisation de déchets organiques, peut être
transformé en chaleur, en électricité ou en carburant pour véhicules. Il progresse
de 10% chaque année.
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FICHE DÉCOUVERTE
LYCÉE
Et en France ?
En France en 2017, les énergies renouvelables couvraient 16,3% de la consommation d’
énergie finale, soit un quasi-doublement en dix ans. Si en France, le bois et l’hydraulique
prédominent, cette augmentation des renouvelables s’explique notamment par l’essor des
biocarburants, des pompes à chaleur et des éoliennes. Toutefois ces 16,3% sont encore loin
des 23% promis pour 2020 par la France afin de répondre aux objectifs fixés par l’Union
européenne. Paris s’est engagée à atteindre 32% de renouvelables d’ici 2030.
Voici comment se répartissent ces énergies renouvelables en France :
● Bois-énergie : 39,6% ● Biogaz : 3,5%
● Hydraulique : 16,7% ● Solaire photovoltaïque : 3,2%
● Biocarburants : 10,2% ● Autres (géothermie, solaire
● Pompes à chaleur : 8,9% thermique, énergies marines,
● Eolien : 8,2% résidus de l’agriculture) : 4,4%
● Déchets renouvelables : 5,4%
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FICHE DÉCOUVERTE
LYCÉE
LA QUESTION DE SUNNY
Pourquoi la France n’est pas
la championne de l’éolien ?
Il est vrai que la France a un gros potentiel : elle dispose du 2e gisement éolien
d’Europe. Pourtant, elle n’a que peu développé cette source d’énergie. La faute
aux résistances de la population d’une part, mais aussi de sa dépendance au
nucléaire depuis 50 ans. Le nucléaire absorbe de nombreux financements
publics et freine l’émergence des énergies renouvelables. Le gouvernement
français s’est engagé à faire passer de 72 à 50% la part de l’électricité tirée du
nucléaire d’ici 2035.
Il n’y a pas de d’énergie parfaite, même renouvelable
Si le développement des énergies renouvelables est indispensable pour réduire les
émissions mondiales de gaz à effet de serre et limiter le changement climatique, il ne
faudrait pas croire qu’elles sont miraculeuses. Toute énergie, quelle qu’elle soit, a un impact
sur l’environnement. Elles ont beau émettre des quantités de gaz à effet de serre
négligeables comparé au charbon, au gaz ou au pétrole, les renouvelables ne sont pas
complètement neutres en carbone. Car il faut de l’énergie pour fabriquer les éoliennes, les
panneaux solaires ou produire les millions de tonnes de ciment nécessaires à la
construction d’un barrage géant. En outre, chacune de ces technologies a ses
inconvénients. Ainsi, on reproche souvent à l’éolien de dénaturer les paysages, au
photovoltaïque d’utiliser des matériaux polluants, aux barrages de perturber les milieux
naturels…
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FICHE DÉCOUVERTE
LYCÉE
Mais une chose est sûre, toutes ces énergies sont moins polluantes que les énergies
fossiles et moins dangereuses que l’énergie nucléaire avec ses risques d’accident et ses
déchets impossibles à stocker. Si l’on veut maintenir le réchauffement climatique à moins
de 1,5°C à la fin du siècle, la part des énergies renouvelables dans la consommation
mondiale d’énergie primaire devra être multipliée par 4 ou 5 d’ici 2050. Ces chiffres ne
seront atteignables que si les États affichent une vraie volonté politique et si l’on diminue
notre consommation d’énergie. Car la meilleure énergie reste celle que l’on ne consomme
pas.
Intermittence et difficultés de stockage
Contrairement aux énergies fossiles, les énergies éolienne et solaire ne peuvent être
stockées. S’il y a du vent ou du soleil, la production d’électricité est élevée. Dans le cas
contraire, la production cesse. Pour que l’électricité ne soit pas soudainement coupée dans
un pays faute de vent ou de soleil, ces baisses soudaines de production doivent être
compensées par d’autres moyens de production, prêts à démarrer à tout moment : centrale
hydroélectrique, nucléaire, au gaz… Plus polluantes, les centrales à charbon ou au gaz sont
aussi plus souples : il suffit de stocker le charbon ou le gaz, et on peut produire de l’
électricité de manière continue, sans jamais s’interrompre.
A ce jour, on ne sait pas stocker l’électricité à grande échelle et à bas coût, mais des
recherches sont menées un peu partout dans le monde pour y remédier. Si cet obstacle est
levé, la progression des renouvelables sera assurée.
Un festival en Inde sur les bords du Gange (Uttar Pradesh)
La population mondiale augmente chaque année et en même temps la consommation d’énergie
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FICHE DÉCOUVERTE
LYCÉE
L’hydrogène est une piste intéressante. Ce n’est pas véritablement une source d’énergie
mais plutôt un intermédiaire qui peut stocker l’énergie. L’hydrogène, nom de code « H », est
l’élément le plus abondant sur notre planète. Le problème est qu’aujourd’hui, la manière la
plus simple et la moins coûteuse pour produire de l’hydrogène est de l’extraire… du pétrole,
du gaz ou du charbon ! Ce qui entraîne l’émission de gaz à effet de serre. La solution idéale
serait de l’extraire de l’eau, H20 : on sait déjà le faire, grâce à une réaction chimique qui
s’appelle l’électrolyse. Mais ces techniques doivent encore être améliorées et leur coût
réduit.
Les piles à hydrogène sont de petits moteurs qui utilisent de l’hydrogène pour produire de l’
électricité : à terme, elles pourraient permettre de stocker dans chaque logement de l’
électricité produite de manière irrégulière par les renouvelables. Il faudra encore du temps,
mais tout cela n’est pas de la fiction ! Depuis dix ans, une centrale électrique, qui couple l’
éolien et l’hydrogène, existe déjà en Allemagne. Et en Norvège, par exemple, la petite île
d’Utsira a réussi grâce à l’hydrogène à devenir indépendante en énergie : à côté de l’
éolienne, un électrolyseur transforme l’eau de mer, dessalée, en hydrogène. Cet hydrogène
est stocké dans une cuve. Quand les habitants ont besoin d’électricité, une pile à
combustible produit de l’électricité grâce à cet hydrogène. Il existe plusieurs dizaines de
projets de ce type dans le monde.
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FICHE DÉCOUVERTE
LYCÉE
LE DOCUMENT POUR ALLER PLUS LOIN
La part des énergies renouvelables
dans le monde
Part des énergies renouvelables dans la consommation primaire d’énergie dans le monde en 2016
© Chiffres-clés des énergies renouvelables 2019, CGDD, Ministère de la Transition écologique
Ce diagramme montre quelle part ont occupé les énergies renouvelables dans la
consommation primaire d’énergie en 2016 dans le monde. Le continent africain
est en tête de classement avec une part de renouvelables proche de 50%. Il y a
deux raisons à cela : les Africains utilisent énormément de bois-énergie pour
cuisiner et se chauffer. En outre, la grande part des renouvelables s’explique par le
fait que les pays africains consomment beaucoup moins d’énergie que les autres
continents, la part des renouvelables, en proportion, est donc plus élevée. A
l’inverse, dans un certain nombre de pays qui disposent de ressources abondantes
en énergies fossiles, tels la Russie et les pays du Moyen-Orient, les énergies
renouvelables sont peu représentées dans le bouquet énergétique.
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FICHE DÉCOUVERTE
LYCÉE
SUR CE SUJET, VOIR AUSSI LES FICHES :
■ La biomasse
■ Les énergies hydrauliques
■ L’éolien
■ Le solaire
■ La géothermie
QUELQUES SOURCES INTÉRESSANTES
Les Énergies renouvelables, État des lieux et perspectives, Claude Acket et Jacques Vaillant,
Editions Technip, 2016
Les chiffres-clés des énergies renouvelables - Édition 2019, Ministère de la Transition
écologique et solidaire
Le Baromètre des énergies renouvelables électriques en France, Observ’Er
Les énergies renouvelables, une opportunité pour la France, ADEME
Après Fukushima, quelles énergies pour demain – Un tour d’horizon en 85 dessins, 2012,
Fondation GoodPlanet et Courrier International, Editions La Martinière.
Bilan électrique 2018, RTE
Panorama des énergies renouvelables 2018
World Energy Outlook 2018, résumé en français, AIE
BP Statistical Review 2019
L’hydrogène, une énergie d’avenir, MtaTerre, ADEME
L’hydrogène expliqué en 4 minutes par les YouTubers de Tatou
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