tantrique, de metire au point ce qu'est le Tantrisiné et ce à quoi 1l correspond
(1). [| ya un Tantrisme populaire, vivant sur un fond d'expériences abarigènes,
pré-védique, extrémement ancien el se concentrant autour des cultes des
DéessesMères que l'on rencontre partout; 1l y a également un Tantrisme mystique.
intellectuel, métaphysique,ayant suivi l'évolution de la pensée de l'Inde, se
rattachant cependant à des rituels primitifs, à une Tradition M pré-védique, et
formant ainsi « l'ésotérisme hindou », Un proverbe hinduu dit que « les Taniras
existent dans les Védas comme le parfum existe dans la fleur ». La base de la
iradihon hindoue par excellence et dont la valeur métaphysique n'est jamais
discutée, même de nos Jours, est toujours contenue dans le corps des quatre Védas.
Mais une tradition plus secrète, un ésotérisme plus constant mentionnent une école
d'écrits mystiques que l'on appelle les Tantras. Les orientalistes sont divisés sur
l'ancienneté des textes tantriques et, en général, de cette tradition Des
indranistes, avec Winternitz (2}, ont placé l'arigine de ce courant vers le vu“
siècle de notre ère. Depuis, on s'est aperçu que l'existence d'un texte ne
correspondait pas toujours avec son élaboration ; la 1. En dehors de mes notes
partontelles et des malruetions que j'ai pu recueilhr aux Indes, je me suss
bastiéoup inspiré des travaux de Arthur Avalon qui sont classiques aux ce sujet el
qu'on ne saurait lrap consuller +. Winiernite, Geseluehte der indischen Lalieralur,
| (Lapaig, 100819). disciples qua ent le Guru dans les ashramas, transmis sevreent
et jamais divulyués. Ces textes finissent ben. jour ou l'autre, par entrer dans une
bibliothèque ar être reproduits, mais qui pourra préciser leur “cheminément
souterrain ? En fait, il serait arbitraire et artificiel de séparer lé tantriame
des autres formes traditionnelles astatis; les textes védiques contiennent du
tantrisme ét la description des méthodes des cénobites que l'on trouve dans de très
anciens textes (dans Varkhdnameméria sdira — par exemple) correspond aux thniques
tantriques médiévales et modernes (1). Ce nt les mêmes hommes qui « vivent coime
des pis, qui habitent sous des arbres, dans les cimelières »; pour eux, « il n'y à
point de bien ou de mal, de vérité ou de mensonge, de sainteté on de perversité ou
autre pareil dualisime. , » De très bonne heure, on distingue les techniques de
concentration corporelle dans les textes sanserits les plus anciens, les
méditations sur les chakras ainsi que l'existence des tantriques noirs ou Viswragas
« qui vont sur le mauvais chemin » ; ce sont les ascètes modernes L de la main
gauche » (vdmächäris), dévoyés de [a route spirituelle normale … Letantrismeexiste
en Chine depuis que Subhakara {mort en 735 ap, J.-C) se fut établi vers 716 et eut
L Vor Mirwn Ehade, Yoga (Bncavest, 1653), pp. 199 et 4. Barth, Religrons de l'Inde,
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